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	<title>Mohammed El Qandil &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Mohammed El Qandil &#8211; Le collimateur</title>
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	<item>
		<title>Poésie: Au seuil !</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/197025</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 10:54:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed El Qandil]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohammed El Qandil * Au seuil ! Tout se situe au seuil… Le visage de ma mère où je ne grandis pas Ton visage où, paré de mes blessures, Je vieillis vite ; L’enfance derrière moi criant sa revanche La mémoire que je courtise, hantée par l’ombre qui passe Le livre posé sur la table, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohammed El Qandil </strong>*</p>
<p><strong>Au seuil !</strong></p>
<p><strong>Tout se situe au seuil…</strong><br />
<strong>Le visage de ma mère où je ne grandis pas</strong><br />
<strong>Ton visage où, paré de mes blessures,</strong><br />
<strong>Je vieillis vite ;</strong><br />
<strong>L’enfance derrière moi criant sa revanche</strong><br />
<strong>La mémoire que je courtise, hantée par l’ombre qui passe</strong><br />
<strong>Le livre posé sur la table, attendant l’œil voisin du songe.</strong></p>
<p><strong>Tout se situe au seuil…</strong><br />
<strong>Comme au centre de l’amour</strong><br />
<strong>Je porte sur mon front la brève lumière de l’été</strong><br />
<strong>Le silence des yeux qui goûtent à l’exil</strong><br />
<strong>Les pas de Virgile visitant l’enfer</strong><br />
<strong>La montagne dont j’ai rêvé hier</strong><br />
<strong>A la faveur des voyages inédits</strong><br />
<strong>Sur le bout de mes doigts lassés d’écrire.</strong></p>
<p><strong>Tout se situe au seuil…</strong><br />
<strong>Cette image accrochée au mur me regardant</strong><br />
<strong>Ce coucher de jour où je ne suis que rarement</strong><br />
<strong>Cette descente dans la rivière de l’oubli</strong><br />
<strong>Ce ciel qui s’abstient de courir les étoiles</strong><br />
<strong>Cette parole humide au bout des lèvres</strong><br />
<strong>Ce sourire qui dure dans le reflet de l’herbe</strong><br />
<strong>Cette voix qui hèle tes cheveux dansants</strong><br />
<strong>De trop de mémoire partielle.</strong></p>
<p><strong>Tout se situe au seuil…</strong><br />
<strong>Seul sait parler </strong><br />
<strong>Celui qui ne gagne qu’en perdant</strong><br />
<strong>Qui écrit ses ratures </strong><br />
<strong>Par-dessus l’épaule du souvenir.</strong></p>
<p><strong>*Poète, chercheur en littérature et arts plastiques/</strong><br />
<strong>Inspecteur pédagogique</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les jeudis de Mohammed El Qandil. Fernando le multiple</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/180847</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 11:03:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Fernando Pessoa]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed El Qandil]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohammed El Qandil * Fernando Pessoa m’enchante outre mesure ! Cet homme au regard perçant, au visage allongé, à la mine un peu maigre et nonchalante, élégant toujours, éclectique dans ses mots et ses gestes, ne s’arrête pas à l’écorce des êtres et des choses. C’est un chasseur d’ombres, de silences qui ne trouvent refuge &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohammed El Qandil </strong>*</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-176939" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/02/qandilus--300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/02/qandilus--300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/02/qandilus--150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/02/qandilus--125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Fernando Pessoa m’enchante outre mesure !</p>
<p>Cet homme au regard perçant, au visage allongé, à la mine un peu maigre et nonchalante, élégant toujours, éclectique dans ses mots et ses gestes, ne s’arrête pas à l’écorce des êtres et des choses.</p>
<p>C’est un chasseur d’ombres, de silences qui ne trouvent refuge que dans un bruit criard, de vies injustifiables parce que méconnues jusqu’au fond de la terre.</p>
<p>C’est un briseur de miroirs imparable !</p>
<p>Je l’ai rencontré, une première fois, comme on rencontre un désir inaccoutumé, une part de soi longtemps absente, qu’on voudrait récupérer à tout prix, au bord de ce Gardeur de troupeaux qui déroute et dépayse en même temps. C’était un soir de solitude. Quelle a été ma surprise quand je l’ai trouvé s’habillant, tel un émir d’antan, de plusieurs noms (Alberto CAEIRO, Alvaro de CAMPOS, Ricardo REIS), les mettant tour à tour en jeu, comme un prestidigitateur farci de rêves mille fois avortés !</p>
<p>Voulait-il emprunter des identités qui ouvraient la voie à la découverte du sens et aux retrouvailles inconcevables ? Désirait-il se cacher pour mieux parler, conter des yeux ce qu’on ne peut que ressentir dans le secret de l’âme et le silence de la perte ? Avait-il envie de nous convier au festin de l’Homme qui ne peut vivre que démultiplié, partagés que nous sommes entre les masques du dehors trompeur et le dedans couvé dans une intimité tue à longueur d’années ?&#8230;</p>
<p>Que sais-je ? L’essentiel, pour un poète de cette trempe, est toujours ailleurs !</p>
<p>Les rencontres avec Pessoa, au fil des années, se sont succédé depuis. Belles, heureuses, fulgurantes, mais surtout profondes et humaines. Tel Virgile pour Dante dans la Divine Comédie, j’ai traversé à maintes reprises, en sa compagnie, la rue qu’il adulait par-dessus tout Los Doradorès, là où les bruits, les chants, les pas des gamins qui jouent…regorgent d’un paradis dont seul le poète sait tirer toute la succulence, la contemplant pareille à une femme qu’on adore revenue d’un long voyage, parfois la considérant d’en-haut, là où sa fenêtre donnait sur le Tage majestueux et serein, sur Le Bureau de Tabac d’en face, sur les visages amis qui rendent familiers les pays les plus apatrides…</p>
<p>Avec le sérieux d’un enfant qui joue – salut à toi Laâbi en passant ! – Pessoa m’a présenté à Jésus Christ qui jouait dans un champ, mangeant du chocolat et dénonçant le par trop sérieux des gens, celui-là même qui finit par assassiner en nous toute chose belle et vivifiante. J’ai traversé avec lui, par la suite, des villages endormis la nuit, se livrant au temps qui contemple soi sous la douceur des étoiles et les aboiements des chiens paresseux. J’ai parcouru des champs où des hommes se défendaient de penser, de réfléchir à autre chose, à part l’effarement devant une présence imposante des arbres, dialoguant avec un fleuve qui charrie l’oubli et réveille la mémoire des pierres.</p>
<p>Les vers étalaient la vie, à l’instar d’une légende qu’on voudrait apprendre à admirer !</p>
<p>Avec le livre de l’intranquillité, Pessoa est devenu soudain pensif, par trop réflexif devant les êtres et les choses. Un regard on ne plus profond mais insupportable – à force d’être juste, désabusé, mûr&#8230; &#8211; se fait sentir, allant par-delà l’écorce des sens pour en tirer le jus, l’essentiel de l’humain, de la poésie, de la littérature, de la vie qui devance la vie et ne laisse derrière elle que les débris, les ruines, les larmes ou les multiples déceptions.</p>
<p>Avec ce livre, sorte de testament précoce, Pessoa est allé chercher la Beauté même au sein de la souffrance. Ses contours dont je me suis parés lors de cette lecture orpheline et heureuse, résonnent encore en moi, tel un écho persistant et hautain.</p>
<p>Quelque fois, le soir, mélangé avec le souffle des miens, cet écho vient me rappeler que « La valeur des choses n’est pas dans la durée, mais dans l’intensité où elles arrivent. C’est pour cela qu’il existe des moments inoubliables, des choses inexplicables et des personnes incomparables. » (L.I).</p>
<p><strong>*Poète, chercheur en littérature et arts plastiques /Inspecteur pédagogique </strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les jeudis de Mohammed El Qandil. Jubilations féminines</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/178799</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 13:29:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Jubilations féminines]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed El Qandil]]></category>
		<category><![CDATA[Souad Sahel]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohammed El Qandil ☆ &#160; Je n’ai rencontré les œuvres de Souad Sahel que sur le tard. Mais le temps a-t-il de la valeur quand il s’agit d’œuvres d’art ? La rencontre était pour moi une découverte. Belle. Euphorique, dirais-je, tant son sujet de prédilection est les femmes, ces géantes selon l’heureuse expression de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohammed El Qandil ☆</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-176939" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/02/qandilus--300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/02/qandilus--300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/02/qandilus--150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/02/qandilus--125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je n’ai rencontré les œuvres de <strong><em>Souad</em></strong> <strong><em>Sahel</em> </strong>que sur le tard. Mais le temps a-t-il de la valeur quand il s’agit d’œuvres d’art ? La rencontre était pour moi une découverte. Belle. Euphorique, dirais-je, tant son sujet de prédilection est les femmes, ces géantes selon l’heureuse expression de <strong><em>Bobin</em></strong>.</p>
<p>Peintre douée, habitant à Casablanca, cette femme, très discrète par ailleurs, intrigue le récepteur à plus d’égards. Non seulement elle ne commente jamais son œuvre, mais ne déploie aucun texte introduisant son approche plastique, sa vision des choses, sa démarche créatrice, sa conception de l’œuvre d’art en tant que produit esthétique, sociologique… faisant partie d’un courant ou d’une tendance picturale.</p>
<p>&nbsp;</p>

<a href='https://lecollimateur.ma/178799/femme-2'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme--150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme--150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme--300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme--125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/178799/femme-6'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-4-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-4-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-4-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-4-125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/178799/femme-7'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-5-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-5-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-5-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-5-125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/178799/femme-8'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-6-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-6-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-6-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-6-125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/178799/femme-9'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-7-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-7-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-7-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/femme-1-7-125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>

<p>&nbsp;</p>
<p>Silencieuse, de ce silence qui instruit plus qu’il n’occulte les signes, voici que cette artiste- peintre fait montre d’une conviction sans faille envers son geste créateur : le portrait dans toute sa splendeur. Pour son récepteur, en effet, il s’agit d’un travail assidu sur des portraits de femmes, dans des positions très calculées, des postures qui appellent, des fois la compassion, des fois l’admiration, et des fois la surprise et l’étonnement, tant le geste est osé, la vision renouvelée ou provocatrice.</p>
<p>Des femmes donc, de tous les âges, habillées différemment, nous regardant souvent de face, rarement de profil, riantes, pleurantes, jubilantes, fières, gesticulantes, tenues à l’écart ou dedans une scène de danse… comme si par ces face à face avec le récepteur elles ne cessaient de l’interpeller, de lui poser la question, de vérifier son adhésion ou au contraire son éloignement vis-à-vis de leur <strong><em>Etre</em></strong> et de leur <strong><em>Paraître</em></strong>&#8230; Comme si elles lui demandaient de se définir par rapport à elles, à leurs actes et croyances.</p>
<p>C’est que les femmes de <strong><em>Souad</em></strong> <strong><em>Sahel</em></strong>, contrairement à ce qu’on peut penser, ne sollicitent aucunement une quelconque aubaine de la part des hommes, ne cherchent non plus à leur plaire ou les satisfaire. Loin s’en faut, leurs attitudes démontrent sans coup férir qu’elles les défient, les mettent à l’épreuve, les arrachent, via une rébellion pétillante, à leur éternelle virilité.</p>
<p>Tantôt teintées de blanc, de rose,  de jaune, de noir, de bleu… tantôt produites sur un fond monochrome ou polychrome, supports variés, techniques diverses, voici que les femmes de <strong><em>Sahel</em> – </strong>par-delà ses états d’âme- illustrent un engagement persistant et fort respectable de son féminisme, de son combat acharné, me semble-t-il, pour la condition de la femme au Maroc et partout dans le monde. Engagement on ne plus remarquable et salutaire car il est jubilant et plein d’espoir, confiant dans l’avenir des femmes, de leurs rôles cruciaux dans la construction d’une société heureuse et égalitaire, fécondée par le rêve, baignée dans le vent de la liberté.</p>
<p>Pas de surprise donc si vous trouvez que les femmes de <strong><em>Sahel</em></strong> sont radieuses même dans leur tristesse. Alléchantes dans leur brisure. Têtes dressées dans leur déception. Pas d’étonnement aussi si leurs traits ne sont pas précisés et marqués – trop- culturellement : l’engagement du peintre, loin d’être grinçant et étriqué, s’inscrit dans une perspective hautement poétisée, humaine et universelle.</p>
<p>A l’instar des artistes- peintres de talent, <strong><em>Souad Sahel</em></strong> peut affirmer – grâce à sa démarche plastique – que la Femme est l’avenir de l’homme, que féminiser le monde revient à l’habiter poétiquement.</p>
<p><strong><em>☆ </em></strong><strong><em>Poète, chercheur en littérature et arts plastiques/ inspecteur pédagogique</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les jeudis de Mohammed El Qandil.  La Mer&#8230;</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/176933</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 09:19:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[chronique littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed El Qandil]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohammed El Qandil*   « Homme libre, toujours tu chériras la mer ! » Charles Baudelaire. C’est pour la mer que je veux déployer mon songe. Point d’excuses à prendre des sables ou du souvenir. Juste un mot fiable et un verbe à la hauteur de nos destins. Ulysse, sûrement, viendra à mon secours. Saura me prêter &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohammed El Qandil*</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-175097" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1-125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>« Homme libre, toujours tu chériras la mer !</em></strong> » <strong><em>Charles</em></strong> <strong><em>Baudelaire</em></strong>.</p>
<p>C’est pour la mer que je veux déployer mon songe.</p>
<p>Point d’excuses à prendre des sables ou du souvenir. Juste un mot fiable et un verbe à la hauteur de nos destins.</p>
<p><strong><em>Ulysse</em></strong>, sûrement, viendra à mon secours. Saura me prêter l’image nécessaire. Lui, au moins, a su dompter le chant séducteur des sirènes. Priver la nostalgie de ce bleu qui voyageait avec les yeux des marins. Lui, au moins, a su être au côté de l’amour qui rimait ses yeux.</p>
<p>Il se tiendra au seuil des mots, au bout du silence qui ne prendra rien du chemin parcouru. Aura-t-il l’audace de me dicter les pas sur le lit glissant de l’oubli ? Prendra-t-il sa passion à deux mains pour y puiser l’essentiel cuisant de ce désir déloyal ? Détournera-t-il le visage, comme <strong><em>Béatrice</em></strong>, au sein du paradis rêvé par <strong><em>Dante</em></strong> rien que pour elle ?</p>
<p>Voici que mes pieds me rappellent la douceur de l’eau. Me rivent à leur dialogue avec le sable. Voici qu’ils mènent la dance de ceux qui ne demandent rien à la vie à part la paix. A part la solitude heureuse des poètes ou le regard profond des gens qui ouvrent les portails gais de la connaissance.</p>
<p>Voici que la vague ramène une bouteille vide de papier. Exige un aveu délaissé au bout du chemin qui n’en finira jamais. Elle appelle la contrainte du sens, ou celle de l’amour vivant dans les nuits sans doute trop étoilées de regrets. <strong><em>Heathcliff</em></strong> dans <strong><em>les Hauts de</em></strong> <strong><em>Hurlevent</em></strong> ne saura plus comment s’arrêter de crier sous la fenêtre de sa bien-aimée. Comment se débarrasser du loup qui louvoyait dans son cœur.</p>
<p>Avec la mer, la perte paraît toujours infinie !</p>
<p>Me revient, maintenant, la chute de la vague. Doucement, encore, elle berce ce qui reste de tristesse inédite, d’histoires qui ne peuvent se dire qu’au fond d’une retraite inconnue ou un bruit trop sourd pour y accorder les fibres. M’est présent ce cercle d’eau qui roule sur lui-même comme un tapis délicieux et fragile : les amours sont à caresser dans l’oubli de soi ou à écrire sur les murs des cités qui ne sombrent que pour mêler nos légendes aux leurs.</p>
<p>Les Amours vivent mieux dans les tombes !</p>
<p>Me revient, encore une autre fois, cette barque qui est passée à côté de moi. Ce marin qui m’a souri comme s’il se moquait de ma naïveté primitive, de ma spontanéité par trop loquace et faillible. Il vient de finir son combat à l’instar du <strong><em>Vieil homme et la mer.</em></strong> Il m’a souri en levant la main, s’illuminant le visage d’ une affabilité libératrice, un mot tu et rare, une bonté qui bat le sel de la mer et le revoie pleurer ailleurs.</p>
<p>La barque est vide. Le retour est blanc. Les mains si généreuses avec les fils qu’il aura à disposer tout à l’heure. La mer ne demande rien. Lui non plus.</p>
<p>Il a compris qu’au bout du compte la mer n’est que miroir où on ne retrouve que soi-même.</p>
<p>Tanguer est peut-être ce qui nous reste à vivre dans l’intimité la plus souveraine !</p>
<p><strong>*Poète, chercheur en littérature et arts plastiques /Inspecteur pédagogique </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les jeudis de Mohammed El Qandil. Borges, celui qui nous enseigna à voir</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/176304</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Reda JAALI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 08:34:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Borges]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed El Qandil]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohammed El Qandil * Une fenêtre qui donne sur le sable. Un homme est assis à sa hauteur. Il regarde vaguement ce qui se déroule devant ses yeux. Ou disons ce qu’il en reste de ses yeux. Car il est céciteux, cet homme qui ne voit qu’avec le cœur. Et on ne voit mieux qu’avec &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohammed El Qandil *</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-175097" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1-125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Une fenêtre qui donne sur le sable. Un homme est assis à sa hauteur. Il regarde vaguement ce qui se déroule devant ses yeux. Ou disons ce qu’il en reste de ses yeux. Car il est céciteux, cet homme qui ne voit qu’avec le cœur.</p>
<p>Et on ne voit mieux qu’avec les fibres du cœur.</p>
<p>Voici que le sable commence à bouger. A s’effriter davantage devant une attention particulière. Un être qui va au-delà de son être pour y puiser l’essentiel. Et l’essentiel n’est pas toujours visible. Des images font irruption, des mots prennent de l’attente cette passion qui pousse à crier et à créer. Des mots courent derrière les choses pour leur donner une coloration toute belle, toute humaine, toute fragile.</p>
<p>C’est que le poète ne peut rester inactif. Ne désire vivre que pour donner un sens à ce sable qui nous submerge et nous allie aux êtres éphémères et lointains. Ne dit-il pas dans <strong><em>La quête d’Averroès</em></strong> qu’«<strong><em>un grand poète est moins un inventeur qu’un éclaireur</em></strong>» ?</p>
<p>Il est, a toujours été cet aveugle de Buenos Aires, celui qui réveilla un jour le monde de son sommeil, de ses dérives, de sa démission. Celui qui, grâce à ses lectures, est parvenu à nous enseigner le véritable sens du dialogue, de l’amour, du pardon généreux et altier.</p>
<p>Il est <strong><em>Jorge Luis Borges</em></strong>. Le voyageur des nuits sans fin.</p>
<p>Suis-je tenté d’évoquer son amour pour les livres, pour les odeurs qu’ils laissent échapper à mesure qu’ils deviennent anciens, pour le toucher presque charnel qu’il entretenait avec eux, à tel point qu’il rêvait d’une immense bibliothèque qui serait un labyrinthe, où se perdre et ne plus retrouver son chemin, est un plaisir extrême pour ceux qui vivent à l’intérieur des mots et à travers eux ?</p>
<p>Dois-je dire qu’il lisait partout &#8211;<strong><em>La comédie divine</em></strong> a été lue dans le bus, sous la dictature, alors qu’il retournait du travail à la maison-, sans relâche, et dans plusieurs langues, comme s’il était à la recherche des nuances qui pouvaient s’éclipser d’une traduction à l’autre, comme s’il hélait les arcanes des cultures qui avaient ce courage de re-semer l’humain et l’inscrire partout où les parcours de traverse se dressaient ?</p>
<p>Ai-je besoin d’affirmer cette flamme qui l’animait de l’intérieur, celle avec laquelle il illuminait – avec tout l’amour possible &#8211; ses lecteurs, qui continue à nous entourer dans l’obscurité du quotidien le plus plat, qui passait subrepticement à travers ses écrits sur ses auteurs préférés &#8211;<strong><em>Emerson</em></strong>, <strong><em>Joyce</em></strong>, <strong><em>Dante</em></strong> <strong><em>Alighieri</em></strong> …- sur les amours qui ont lié sa vie à celle des autres nations tel <strong><em>Les Mille et une Nuit</em></strong>, <strong><em>les sagas islandais</em></strong>, <strong><em>Les légendes Gréco-romaines</em></strong>… ?</p>
<p>Aucune nécessité, me semble-t-il, ne se fait sentir ! Borges est au-delà des rappels !</p>
<p>Dans ses études sur la divine comédie de Dante -neuf essais au total- <strong><em>ce troubadour aveugle</em></strong> – l’appellation est de <strong><em>Tahar Ben Jelloun</em></strong> dans<strong><em> L’enfant de sable</em></strong> – s’est arrêté presque sur deux images d’amour d’une beauté magnifique :</p>
<p>La première est celle de <strong><em>Paolo</em></strong> et <strong><em>Francesca</em></strong> qui lisent dans les cercles concentriques de l’enfer. Ils lisent au milieu des flammes, côte à côte, absorbés par ce qu’ils lisent, inattentifs à la chaleur qui montait, au châtiment divin qui les a frappés suite à l’adultère. Seul compte le plaisir d’aimer les livres, de se noyer dans d’autres mots que ceux dont nous nous parons. Seul compte ce partage humain payé cher à la fois par la solitude et par la condamnation, car nous affirme-t-il : «<strong><em>Être amoureux, c’est se créer une religion dont le dieu est faillible</em></strong>».</p>
<p>Pour les deux amants, lire est un acte d’amour inouï. L’enfer est ailleurs, durent-ils penser !</p>
<p>La deuxième image, et peut-être la plus tragique, est celle de Béatrice refusant d’accorder un dernier regard à son amoureux, lors de la rencontre au Paradis. L’amante, quoique la puissance de l’amour dont elle se savait entourée &#8211; au point que Borges avait soupçonné Dante d’écrire <strong><em>Le</em></strong> <strong><em>Paradis</em></strong> juste pour aménager une rencontre avec sa bien-aimée-, malgré les regards plus que pitoyables de son amant, «<strong><em>détourna</em></strong> <strong><em>le</em></strong> <strong><em>visage</em></strong>».</p>
<p>Le paradis ne ressemblait pas à lui-même. Plus qu’une dénégation, il était déchirement.</p>
<p>Pour ne pas conclure:</p>
<p>Sommes-nous appelés à croire que «<strong><em>L’ambiguïté est une richesse</em></strong>» comme le stipule Borges dans <strong><em>Fictions</em></strong> ? Que la poésie soit avant tout cet amalgame qui nous pousse à vivre et dans l’oubli des choses et dans leur mémoire souveraine ?</p>
<p>Peut-être sommes-nous invités à célébrer la vie telle une incompréhension heureuse qui nous met face à la fenêtre ouverte sur le sable !</p>
<p><strong>*Poète, chercheur en littérature et arts plastiques /Inspecteur pédagogique </strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>« LES FENÊTRES » DE MOHAMMED EL QANDIL</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/175095</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 14:02:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Les Fenêtres]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed El Qandil]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohammed EL QANDIL *  &#160; J’ai, de tout temps, une sensibilité extraordinaire envers les fenêtres. Cet espace ambigu, à mi-chemin entre le dehors et le dedans, très mystérieux, me retient à la fois et me libère. M’invite à voir et à rêver le vu. Me voue à des lieux que je ne peux ni &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Par: <strong>Mohammed EL QANDIL <em>* </em></strong></b></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-175097" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/qandilus-300x300-1-125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai, de tout temps, une sensibilité extraordinaire envers les fenêtres.</p>
<p>Cet espace ambigu, à mi-chemin entre le dehors et le dedans, très mystérieux, me retient à la fois et me libère. M’invite à voir et à rêver le vu. Me voue à des lieux que je ne peux ni nommer ni habiter à ma guise.</p>
<p>Chaque fois que je suis les méandres d’un livre, contemple la composition d’une toile ou entends les notes culmunantes d’un morceau de musique, une fenêtre vient à ma rencontre, élégante dans son silence, fière dans sa retenue, souriante de ce demi-sourire qui signifie beaucoup et ne pointe rien du doigt.</p>
<p>Veut-elle m’ouvrir à un espace particulier, une zone franche où le commerce des êtres et des choses est léger, trop léger pour en mémoriser les sons, les couleurs, les notes qui voyagent et déshéritent ? Désire-t-elle couvrir une aire d’ « <strong><em>entre</em></strong>&#8211;<strong><em>deux</em></strong> » dont parlait <strong><em>Heidegger</em></strong> à propos de <strong><em>Hölderlin</em></strong> ? Souhaite-elle me susurrer des aveux que d’autres fenêtres ont déposés chez elle comme secret à méditer ou à cacher ?</p>
<p>Je ne sais pas !</p>
<p>Ce que je sais en revanche, c’est que cette fenêtre qui m’éclaire à la fois et m’assombrit, m’achemine vers une patrie où seuls entrent ce qui vivent de passion inouïe, un peu à la manière de <strong><em>la Fenêtre</em></strong> de <strong><em>Baudelaire</em></strong>, celle à travers laquelle il contemplait la silhouette d’une femme inconnue et pour laquelle il inventait des histoires pour enfin dormir fier d’avoir «<strong><em> vécu et souffert dans d’autres </em></strong>» que soi-même.</p>
<p>Oui, cette fenêtre égalait son humanité, vérifiait son appartenance à une certaine beauté que ne goûtent que ceux qui ont déjà quitté l’étable de la doxa régnante.</p>
<p>Me viennent à l’esprit, aussi, les fenêtres de <strong><em>Johannes Vermeer</em></strong>, cet homme qui – selon l’admirable mot de <strong><em>Malraux</em></strong> &#8211; a prouvé que «<strong><em> La peinture d’un monde sans valeur fondamentale peut être sauvé par un solitaire qui lui donne pour valeur fondamentale la peinture elle-même</em></strong>. ». Cette lumière diaphane qui s’en dégageait inondait les espaces intérieurs, illuminait des visages souvent atteints de tristesses lointaines, de pertes profondes, de brisures intenses, à l’instar de cette jeune fille qui lisait- probablement- une lettre d’amour et qui ne savait comment y répondre, ni comment déployer ce réservoir de patience dont seules les amoureuses d’antan ont  le charme et la clef. Ce courage d’aimer et de ne plus retrouver sa liberté -devenant esclave de ce qu’on aime-, ces yeux de perles, ces regards qui transpercent, ces maisons pleines et pourtant désertes d’anges, ces papiers griffonnés sur la table, ces personnages qui réfléchissent sans trop savoir sur quel vent danser, le peintre les a immortalisés avec des rais de lumière esseulés qui nommaient un espace invisible dans un autre beaucoup plus perceptible. Ce qu’il en ressortait, c’est cette « <strong><em>Part manquante</em></strong> » dont parlait <strong><em>Bobin</em></strong>, celle qui fait de nous un couloir de traverse incommensurable.</p>
<p>Les fenêtres, aussi, peuvent donner sur un paradis silencieux !</p>
<p>Je garde toujours cette sensibilité envers les fenêtres. Et c’est mieux ainsi.</p>
<p>La fenêtre qui exclut ou celle qui distingue les chasses gardées ne me parlent pas.</p>
<p>Je ne veux ni perdre la distance qui me sépare de mes semblables ni la proximité qui me lie à eux.</p>
<p><strong><em>* </em>Poète, chercheur en littérature et arts plastiques/ Inspecteur pédagogique</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
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<p><strong><em>                                                                       </em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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