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	<title>Mohamed Choukri &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Mohamed Choukri &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Mohamed Choukri… De l’enfer de la rue à l’immortalité littéraire</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/198899</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 15:36:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[HOMMAGE]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI &#160; &#160; Vingt-deux ans après sa disparition, Mohamed Choukri demeure l’une des voix les plus marquantes de la littérature marocaine et universelle. Présent par ses livres, par sa sincérité brutale, par sa liberté, par sa capacité unique à transformer la misère et les blessures de l’enfance en œuvre immortelle. Choukri n’était pas &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-197870" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-390x220.jpg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vingt-deux ans après sa disparition, Mohamed Choukri demeure l’une des voix les plus marquantes de la littérature marocaine et universelle. Présent par ses livres, par sa sincérité brutale, par sa liberté, par sa capacité unique à transformer la misère et les blessures de l’enfance en œuvre immortelle.</strong></p>
<p><strong>Choukri n’était pas seulement un auteur. Il était une révolte vivante : révolte contre la pauvreté, l’ignorance, la violence de la rue et le destin qui voulait l’enfermer dans la marge.</strong></p>
<p><strong>L’enfant des rues qui a vaincu la nuit</strong></p>
<p><strong>Enfant pauvre, errant, sans école, sans soutien familial, arpentant les ruelles de Tanger pieds nus, affamé… Voilà le début de Mohamed Choukri. Il n’a appris à lire et à écrire qu’à l’âge adulte, après avoir affronté les plus dures réalités de la vie. Mais une fois la langue découverte, il comprit qu’il venait de trouver son salut.</strong></p>
<p><strong>Il écrivait : </strong><strong>« Je n’ai pas écrit pour devenir célèbre… J’ai écrit pour fuir l’enfer. »</strong></p>
<p><strong>Il a raconté sa vie comme il l’a vécue : sans fard, sans mensonge, sans peur. C’est pourquoi on l’a aimé, craint, ou critiqué… mais jamais ignoré.</strong></p>
<p><strong>La rébellion : son trait le plus précieux</strong></p>
<p><strong>Ce n’est pas seulement sa sincérité ou son audace qui ont forgé sa singularité, mais surtout sa rébellion intérieure.</strong></p>
<p><strong>« Celui qui naît dans la marge n’est pas condamné à y mourir. »</strong></p>
<p><strong>Choukri a brisé l’image que la société voulait lui imposer. Il a inventé sa propre trajectoire, par son courage et par un talent brut qui a fini par lui ouvrir les portes du monde. Ses ouvrages, traduits dans de nombreuses langues, font aujourd’hui partie des lectures incontournables de la littérature moderne.</strong></p>
<p><strong>Tanger… la ville qui l’a façonné.</strong></p>
<p><strong>Tanger l’a connu enfant errant… puis écrivain mondialement reconnu. </strong><strong>C’est dans cette ville qu’il a rencontré Paul Bowles, Jean Genet, Tennessee Williams, fascinés par sa vérité et sa singularité. Mais Choukri n’était l’élève de personne : il était d’abord le fils de Tanger, le fils de la rue, et le fils d’une littérature qu’il a façonnée de sa propre vie.</strong></p>
<p><strong>Aujourd’hui, en commémorant sa mémoire, la ville célèbre non seulement un auteur, mais un symbole humain : celui qui a su renaître à partir de rien.</strong></p>
<p><strong>Mohamed Choukri est toujours parmi nous, non parce que son histoire choque, mais parce qu’elle prouve que l’être humain peut toujours reconstruire son destin.</strong></p>
<p><strong>Paix à son âme…</strong><br />
<strong>Paix à l’auteur du « Pain nu »…</strong><br />
<strong>Paix à l’enfant de Tanger qui a offert au monde un témoignage intemporel.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CHOUKRI, CE PAIN RANCE (PAR: MOHAMMED EL QANDIL)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/174514</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jan 2025 09:17:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Choukri]]></category>
		<category><![CDATA[Pain rance]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohammed EL QANDIL *  J’ai toujours tenu Choukri en estime… Cet homme qui se donnait à lire comme un être marginal, asocial, presque un paria de la société, est parvenu à s’élever au-delà de cette image pour nous imposer une autre beaucoup plus grave, beaucoup plus sérieuse : celle d’un écrivain. Mais qu’est-ce qu’un écrivain ? &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohammed EL QANDIL <em>* </em></strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-171808" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/qandilus--300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/qandilus--300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/qandilus--150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/qandilus--125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>J’ai toujours tenu Choukri en estime…</p>
<p>Cet homme qui se donnait à lire comme un être marginal, asocial, presque un paria de la société, est parvenu à s’élever au-delà de cette image pour nous imposer une autre beaucoup plus grave, beaucoup plus sérieuse : celle d’un écrivain.</p>
<p>Mais qu’est-ce qu’un écrivain ?</p>
<p>La question est vite posée quand il s’agit de parler de quelqu’un qui entretient un commerce assidu avec les mots. Qui en fait son linceul et sa demeure. Pourtant, rien n’est plus difficile que de s’approcher de ce qui se trame à l’ombre, à l’abri de la lumière commune, par delà la main qui écrit et le corps qui gesticule. «<strong><em> Je n’ai jamais vu ma main écrire </em></strong>» nous avoue Pasqual Quignard.</p>
<p>Oui la question nous échappe presque. A force de candeur peut-être. De méconnaissance !</p>
<p>Car dans le cas de Choukri, la figure de l’écrivain est élevée au rang d’un sacerdoce &#8211; un peu à la manière d’Emily Brönte &#8211; rare et exigeant, loyal, ferme envers les êtres et les choses, nu, de cette nudité qui renonce à tout, se joue de tout, mais ouvre la porte au vent qui passe et rafraîchit la mémoire de l’écriture. Les ruelles de Tanger, cette ville à laquelle il a marié son nom et sa posture, les portes des maisons engouffrées dans un coin, les pots de rose ou de plantes au seuil des entrées, l’architecture andalouse dont il admirait les lignes et les arcades, les terrasses des cafés…constituent pour lui un objet de contemplation esthétique, une aventure dont les méandres demeurent à portée des mains qui fouinent partout et ne récusent rien.</p>
<p>Dans son <strong><em>Pain</em></strong> <strong><em>Nu</em></strong>, celui-là même qui se mange-démange difficilement, Choukri crie au toit du texte, dans ses abords et au centre. Sa voix, forte et tranchante, dénonce et accuse, coule doucereuse et séduisante, hèle et attend. Sa voix, celle d’un maquisard des combats perdus, &#8211; suivant en cela ses pairs et amis Genet, Bowles, William Burroughs…-,  se dresse fière et noble : ce que Mohammed a vu, entendu, désiré, couvé au milieu du jour ou de la nuit, ne cessera jamais de nous hanter, nous ses lecteurs, dont la compassion, la révolte face à ce qu’il décrit, remonte dans notre gorge, comme un feu inatteignable.</p>
<p>Cette voix, désormais, nous habite comme un souvenir cuisant. Elle est celle du père ignare, du petit frère qui pleure, de la mère qui implore pitié. Celle des passants contrebandiers, des enfants de la rue, des espagnoles-filles de trottoir, des déceptions qui marquent le retard de la vie sur la vie… de l’avenir, enfin, dans un pays, figé dans la main d’un enfant.</p>
<p>Ce texte, faut-il le rappeler ?, n’est ni moral ni amoral. Il est esthétique. Au sens où l’esthétique, quelque part miroitement d’une beauté, dépasse les catégories existantes, normées et classées, pour ouvrir la voie au surgissement nouveau. Au sens où les mots, récusant les artifices du langage, les métaphores de circonstances, les images lénifiantes,  ont su présenter un monde vierge, inaccoutumé, rebelle et choquant à plus d’égards.</p>
<p>Ce texte atypique, inclassable, voguant dans un espace où l’intime rejoint l’extime, faisant fi d’une écriture en mal de muse, a fini par marquer l’Histoire.</p>
<p>Pour une fois, la littérature marocaine d’expression arabe a doublé elle-même !</p>
<p>J’ai toujours tenu Choukri en estime…</p>
<p>Cet homme qui est parti de rien, ne possédant rien, sans prétention aucune, n’est-il pas arrivé à affirmer que  « <strong><em>Rien n’est plus réel que le Rien</em></strong> » selon l’admirable mot de Heidegger ?</p>
<p><strong><em>* </em>Poète, chercheur en littérature et arts plastiques/ Inspecteur pédagogique</strong></p>
<h1 class="gb-headline gb-headline-da33cbe9 gb-headline-text"></h1>
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<p><strong><em>                                                 </em></strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Qui veut salir la mémoire de Mohamed Choukri ?</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/159313</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jul 2024 21:16:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Choukri]]></category>
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					<description><![CDATA[«Twiza», Festival méditerranéen de la Culture Amazighe de Tanger, rendra hommage à Mohamed Choukri ce vendredi 26 juillet au Théâtre Riad Soltane. Une initiative aussi louable qu’elle émane de la ville d’adoption de l’auteur du «Pain Nu» et de « Le Temps des erreurs ». Or, cet hommage n’en est vraiment pas un. Les préposés à l’organisation &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«Twiza», Festival méditerranéen de la Culture Amazighe de Tanger, rendra hommage à Mohamed Choukri ce vendredi 26 juillet au Théâtre Riad Soltane. Une initiative aussi louable qu’elle émane de la ville d’adoption de l’auteur du «Pain Nu» et de « Le Temps des erreurs ».</p>
<p>Or, cet hommage n’en est vraiment pas un. Les préposés à l’organisation ont fait le pari de la provocation. C’est en tout cas ce qui ressort du thème de cette rencontre: <a href="https://www.festivaltwiza.ma/wp/">Choukri «L’IMMORALISTE» !!!</a></p>
<p>Le choix du terme «IMMORALISTE» est incroyablement déplacé, même si ses auteurs ont pris le soin de le mettre entre guillemets. L’œuvre de Choukri est inclassable, insaisissable… autant que sa vie qui n’a pas été un long fleuve tranquille.</p>
<p>Par ailleurs, ce choix appelle une autre remarque. Il porte un «jugement» &#8211; sans appel &#8211; sur un auteur dont l&rsquo;œuvre se prête à lire sous l&rsquo;angle de la littérature et non sous le prisme de la morale. Mohamed Choukri n’avait surtout pas besoin d’un «certificat de bonne conduite» pour se lancer dans la littérature. Penser l&rsquo;inverse revient à dresser des échafauds à la littérature.</p>
<p>Choukri a écrit ce qu’il pensait être la vérité sans rien cacher. «Je ne sais pas écrire sur le lait des oiseaux, la délicate étreinte de la beauté angélique, les grappes de rosée, la cascade des lions, les lourdes mamelles des femelles. Je ne sais pas écrire avec un pinceau de cristal. Pour moi, l’écriture est <strong>une protestation, pas une parade»</strong>, écrit-il.</p>
<p>Une réponse par l&rsquo;auteur lui-même aux avocats autoproclamés de « l&rsquo;éthiquement correct ».</p>
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