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	<title>modèle de gestion de crise &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>modèle de gestion de crise &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Relance économique: la recette du docteur Tamsamani</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/20336</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 10:52:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ÉCONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[modèle de gestion de crise]]></category>
		<category><![CDATA[plan de relance]]></category>
		<category><![CDATA[RELANCE DE L'ÉCONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[L’urgence de la relance économique et l’impératif de construire un « État social » requièrent la mobilisation d’une quantité importante de fonds, ce qui plaide pour le recours à de nouveaux circuits de financement de l’économie, estime l’économiste Yasser Tamsamani. Pour qu’ils soient crédibles, ces nouveaux circuits doivent être politiquement responsables et socialement acceptables de par leurs &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’urgence de la relance économique et l’impératif de construire un « État social » requièrent la mobilisation d’une quantité importante de fonds, ce qui plaide pour le recours à de nouveaux circuits de financement de l’économie, estime l’économiste Yasser Tamsamani.</p>
<p>Pour qu’ils soient crédibles, ces nouveaux circuits doivent être politiquement responsables et socialement acceptables de par leurs potentiels effets redistributifs et ils doivent aussi échapper aux lois du marché financier et en même temps permettre de discipliner (indirectement) le système bancaire en l’incitant à s’engager davantage dans le développement du pays, explique M. Tamsamani, enseignant à la faculté des sciences juridiques, économiques sociales de l’Université Hassan II de Casablanca, dans une interview à la MAP.</p>
<p>En réponse à cette problématique, M. Tamsamani, docteur en économie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, avance trois propositions pour financer la relance et le développement économique au Maroc.</p>
<p>« Outre les mesures que peut prendre le gouvernement à très court terme sans que cela ne demande une révision de fond en comble du cadre actuel de financement de l’économie, trois nouvelles pistes de financement des besoins de la société et de l’économie semblent être prometteuses », a-t-il dit.</p>
<p>Il s’agit de la création d’une banque publique d’investissement dédiée au financement de « l’investissement utile », a-t-il indiqué, expliquant que cela se justifie par le simple fait que le financement de l’économie et de son développement relève de l’intérêt général.</p>
<p>Son fonctionnement doit être alors soumis à une logique différente de celle des banques commerciales qui se comportent comme des entreprises privées financiarisées en quête permanente d’une hausse des dividendes à remonter aux actionnaires, a-t-il précisé.</p>
<p>Selon lui, l&rsquo;État doit donc prendre en charge une partie du financement de l’économie en créant sa propre banque d’investissement pour financer des projets satisfaisants à un double critère de viabilité économique et d’utilité sociale.</p>
<p>Et de noter que, sur le plan organisationnel, cette nouvelle banque devra respecter les pratiques internationales de gouvernance en la matière et se doter notamment d’organes de contrôle et de conseil à la hauteur de sa mission.</p>
<p>L’économiste tient également à souligner que cette banque ne viendra pas concurrencer d’une manière frontale les banques commerciales en place car sa cible sera composée de projets délaissés à la base par le système bancaire.</p>
<p>En effet, sa mission sera de financer des projets dont la viabilité économique, au sens d’amélioration du bien-être social, est reconnue et l’utilité sociale avérée, mais dont le rendement financier à court terme est moins attractif pour les banques.</p>
<p>En revanche, cette institution va concurrencer les banques au niveau de la collecte des dépôts, mais également en finançant une partie de l’endettement public, celle qui répond à ses propres critères de choix d’investissements à accompagner.</p>
<p>La deuxième piste phare avancée par M. Tamsamani est l’impôt sur les successions et les transferts de propriété en vue de financer la cohésion sociale et d’institutionnaliser la solidarité.</p>
<p>Selon lui, une solidarité qui préserve la dignité est celle qui passe par l’instauration des droits sociaux dont l’État veille au respect. Au lieu de parier sur la bonne conscience des gagnants du marché, la solidarité peut se financer à partir d’un nouvel impôt sur les successions et le transfert des propriétés dépassant un certain seuil et qui aboutissent à un enrichissement facile des personnes bénéficiaires.</p>
<p>Ces dernières reçoivent une richesse sans qu’elles soient, elles mêmes, à son origine sachant qu’au moment de sa création et durant toute la période de sa fortification, la collectivité y a contribué, à travers plusieurs canaux, sans qu’elle soit complètement rétribuée.</p>
<p>En toute logique, au moment de son transfert entre vivants ou à l’issue d’un décès, une partie de cette richesse devrait revenir à la collectivité. Par exemple, quand le prix d’un actif immobilier ou foncier augmente à cause d’un investissement public à proximité, c’est bien à la collectivité que le propriétaire de l’actif en question doit l’augmentation de sa richesse.</p>
<p>Par ailleurs, cet impôt permet de corriger aussi bien les inégalités des chances que celles des résultats et comprime l’appétit pour la captation de la rente.</p>
<p>La dernière proposition porte sur l’émission de bons de trésor de long terme pour un financement soutenable des services publics.</p>
<p>Les dépenses d’éducation et de santé relèvent des investissements dont les bienfaits ne se font sentir qu’au bout d’une génération, rappelle-t-il, notant que l’alternative consiste en une mobilisation de l’épargne nationale (privée et institutionnelle) à un coût faible et dont le remboursement du capital sera programmé pour la fin de la période, c’est-à-dire une fois que ces dépenses auraient générées de la croissance et donc suffisamment de ressources pour leur remboursement.</p>
<p>Il s’agit d’un financement indirect de la dette publique mais il est temporaire et ne comporte aucun risque d&rsquo;entraîner une crise de change, car la production des secteurs bénéficiaires des fonds empruntés est relativement peu intensive en importations, a-t-il expliqué.</p>
<p>Cette garantie pourrait inciter même les détenteurs des comptes de dépôt à vue et des autres formes de monnaie les plus liquides à acheter ces bons de Trésor, ce qui permettrait de mobiliser une épargne existante mais qui a été mal allouée au sein de l’économie.</p>
<p>En outre, le fait que les recettes sont affectées au financement des services publics d’éducation et de santé, représente un argument solide de mobilisation de l’épargne nationale, un argument sur lequel le Trésor peut s’appuyer pour une campagne nationale de « séduction ».</p>
<p>En guise de conclusion, M. Tamsamani a noté que « si on accepte de placer l’État social au cœur de la politique de relance et du développement économiques, il va sans dire que la politique budgétaire doit retrouver son rôle central qui lui assure d’agir à la fois sur le conjoncturel (le cycle) et le structurel (la tendance).</p>
<p>Dans ce scénario, la politique budgétaire se retrouve au front soutenue en arrière par la politique monétaire et les trois pistes avancées devraient exercer un effet incitatif sur les banques commerciales en les poussant à s’impliquer davantage dans l’économie et à parier sur la prospérité de son avenir.</p>
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		<title>Covid-19: l&#8217;approche adoptée par le Maroc en a fait un modèle de gestion de crise</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/14480</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2020 17:24:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[laftit]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[modèle de gestion de crise]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;approche adoptée par le Maroc pour lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus l&#8217;a érigé en modèle de gestion de la crise, notamment pour ce qui est des efforts déployés pour préserver la santé des citoyens et en faire une priorité absolue, a affirmé, mardi à Rabat, le ministre de l&#8217;Intérieur, Abdelouafi Laftit. Le ministre, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;approche adoptée par le Maroc pour lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus l&rsquo;a érigé en modèle de gestion de la crise, notamment pour ce qui est des efforts déployés pour préserver la santé des citoyens et en faire une priorité absolue, a affirmé, mardi à Rabat, le ministre de l&rsquo;Intérieur, Abdelouafi Laftit.</p>
<p>Le ministre, qui s&rsquo;exprimait devant la chambre des Conseillers lors de la séance des questions orales sur les mesures et dispositions prises par son département pour faire face à cette situation exceptionnelle, a exposé le bilan de plus de deux mois de mise en œuvre de l&rsquo;état d&rsquo;urgence sanitaire au Maroc.</p>
<p>Au niveau des mesures relatives à la restriction des déplacements des citoyens, le ministère de l&rsquo;Intérieur, en coordination avec le ministère de la Santé et les départements concernés, a adopté, dès l&rsquo;enregistrement du premier cas de Covid-19 au Royaume, des mesures d&rsquo;isolement sanitaire suivies d&rsquo;autres mesures préventives qui ont pris de l&rsquo;ampleur suivant l&rsquo;évolution de la situation épidémique, comme l&rsquo;interdiction des rassemblements publics de plus de 1.000 personnes, puis de 50 personnes avant l&rsquo;annulation de toutes les manifestations sportives, culturelles et artistiques, la fermeture de tous les espaces ouverts au public et l&rsquo;arrêt de toutes les activités qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;incidence sur les revenus des citoyens, outre les mesures organisationnelles qui ont concerné la gestion des transports publics avant la déclaration de l&rsquo;état d&rsquo;urgence sanitaire.</p>
<p>Parmi les principales mesures exceptionnelles, a poursuivi M. Laftit, a cité l&rsquo;interdiction des déplacements des citoyens en dehors de leur domicile sauf dans les cas d&rsquo;extrême nécessité au moyen d&rsquo;une autorisation de déplacement spéciale délivrée par l&rsquo;autorité locale, les responsables des administrations et les employeurs, ainsi que l&rsquo;interdiction des déplacements nocturnes durant le mois de Ramadan de 19h00 à 05h00.</p>
<p>Dans ce sens, il est important de souligner les efforts considérables déployés par les autorités locales pour imprimer et distribuer les autorisations de déplacement exceptionnel en un temps record, a relevé M. Laftit, notant que le nombre d&rsquo;autorisations délivrées a dépassé les huit millions et demi de documents.</p>
<p>Il a également été décidé d&rsquo;imposer le port des masques à l&rsquo;ensemble des citoyens et d&rsquo;interdire les déplacements inter-villes, sauf pour les cas nécessaires pour des raisons économiques et professionnelles pour lesquelles près de 215.000 autorisations ont été délivrées, a ajouté le ministre de l&rsquo;Intérieur, notant que 149.000 autorisations ont également été délivrées pour des raisons humaines et en prenant en compte la situation sociale et sanitaire de certains citoyens.</p>
<p>Pour mettre en œuvre ces mesures, le ministère de l&rsquo;Intérieur a adopté une approche de communication basée sur le principe de proximité avec les citoyens à travers la sensibilisation aux dangers du coronavirus via des campagnes dans les rues, quartiers et douars, ainsi que la publication de toutes les mesures prises et la présentation d&rsquo;éclaircissements via les chaines de radio et de télévision, a-t-il dit.</p>
<p>La plateforme téléphonique (Allo 300) a également été lancée, en coordination entre le ministère de l&rsquo;Intérieur et les Force Armées Royales (FAR), pour participer au pré-diagnostic des cas suspects, offrir des consultations et réduire la pression sur les autres services, a expliqué M. Laftit.</p>
<p>À cette occasion, le ministre de l&rsquo;Intérieur a rendu hommage à l&rsquo;ensemble des cadres médicaux et para-médicaux, aux membres des FAR, aux agents et auxiliaires d&rsquo;autorités locales, aux services de sûreté de la Gendarmerie Royale, des Forces Auxiliaires et des éléments de la protection civile, ainsi qu&rsquo;aux cadres des départements gouvernementaux concernés pour leur travail exceptionnel, leur abnégation et l&rsquo;esprit de responsabilité dont ils ont fait preuve dans la gestion de cette crise.</p>
<p>M. Laftit a également salué le niveau de conscience, de discipline, de patriotisme et de conformité avec les dispositions de l&rsquo;isolement sanitaire et les directives des autorités publiques chez les citoyens, d&rsquo;autant que cette période a coïncidé avec des fêtes religieuses hautement symboliques, avec des traditions sociales et familiales comme le mois de Ramadan et l&rsquo;Aid Al Fitr.</p>
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