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	<title>melehi &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>melehi &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>VIDÉO. LE TESTAMENT ESTHÉTIQUE DE MOHAMED MELEHI: « JE REVENDIQUE L’EFFET DÉCORATIF DE MON TRAVAIL ! »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/33807</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azdine Hachimi Idrissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Nov 2020 11:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
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					<description><![CDATA[DEUXIÈME PARTIE ** PAS DE DÉSENGAGEMENT&#8230; MELEHI A TOUJOURS ÉTÉ DANS L’ACTION Certains se sont interrogés si cette déclaration de Melehi de 2017 sur la revendication de l' »effet décoratif de l’art »&#8230; pouvait être interprétée comme un repli idéologique ou un « désengagement » consacré par la formule « l’art pour l’art ». Tout cela, parce que le souvenir de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>DEUXIÈME PARTIE</strong></p>
<p><strong>** PAS DE DÉSENGAGEMENT&#8230; MELEHI A TOUJOURS ÉTÉ DANS L’ACTION</strong></p>
<p>Certains se sont interrogés si cette déclaration de Melehi de 2017 sur la revendication de l' »effet décoratif de l’art »&#8230; pouvait être interprétée comme un repli idéologique ou un « désengagement » consacré par la formule « l’art pour l’art ».</p>
<p>Tout cela, parce que le souvenir de Melehi engagé politiquement &#8211; pris dans d’autres combats au-delà des questions esthétiques &#8211; est resté vivace.</p>
<p>Il n’a jamais été dans le reniement ni dans les ruptures. Ceux qui ont perçu un éventuel « désengagement » n’ont pas compris son parcours et son mode réflexif. La loyauté aux principes n’empêche pas une interaction avec l’environnement socioculturel.</p>
<p>Melehi était porteur d’idées de transformation sociale. Il était d&rsquo;un abord facile. Il est resté toujours engagé au côté des artisans, des gens simples et modestes. Sa déclaration sur « l’effet décoratif » de son art reste militante. Elle fait partie d’un combat. Elle est étroitement connectée à sa volonté de « magnifier » les arts traditionnels portés par les artisans, qu’il cite et valorise constamment.</p>
<p>&nbsp;</p>
[c5ab_video c5_helper_title= » » c5_title= » » url= »https://youtu.be/pjjcy9HzO9A » width= »800&Prime; height= »450&Prime; ]
<p>&nbsp;</p>
<p>Il était également fidèle à cette vision militante de l’artiste du « tiers-monde » qui valorise, dans la sérénité, son héritage culturel « menacé » par l’hégémonie de l’Autre !</p>
<p>Son engagement, c&rsquo;était aussi sa contribution pour que son pays comble les retards par rapport au Monde… mais sans perdre son âme. Il a exercé une mission importante au Ministère de la Culture où il a beaucoup agi en faveur des Arts.</p>
<p>Mais, le malentendu l’a souvent poursuivi concernant ses engagements. On lui a même reproché son mode de créativité (la peinture) c’est-à-dire ce choix quasi-existentiel… de « transmettre ses idées à travers le visuel ». Il fut affecté d’entendre, dans des années de crispation, que la peinture, les Beaux-Arts relevaient de la sphère bourgeoise et n’apportaient rien à la lutte des classes. C’était dans l’air du temps !</p>
<p>Il a poursuivi son chemin en répondant à sa manière. Sa démarche était tout autant progressiste qu’humaniste en défendant les cultures face aux hégémonies et en réhabilitant les travailleurs des arts populaires. Ça valait tout autant l’engagement auprès du mouvement ouvrier chez certains.</p>
<p>A ce niveau, il fut pertinent. Il rapprocha (en une forte démarche pratique et pas seulement symbolique) l’artiste-artisan de l’ouvrier. Il établit à travers ses techniques, des « passerelles » entre « création artistique » et certains process de peinture utilisés dans « l’industrie ». Il utilisa dans ses oeuvres la « laque cellulosique », en usage dans l’industrie automobile, diffusée par pistolet à pression.</p>
<p>La main de l’ouvrier couvrant de laque cellulosique une carrosserie et la main de l’artiste couvrant de la même matière les panneaux de bois étaient, selon lui, en écho et pouvait dialoguer.</p>
<p>Il était aussi opposé à l’idée élitiste de l’artiste, indifférent au monde, isolé et obnubilé exclusivement par sa recherche. Il a tenu aussi à « démystifier » (il emploie beaucoup ce mot) la notion même de « chef-d’œuvre » qui pour lui ne voulait rien dire.</p>
<p>La création du festival d’Asilah en 1978 a aussi été une forte réponse: transformer l’homme et la société par la culture et les arts. <strong>« L&rsquo;ÉDUCATION SOCIALE ET LA CITOYENNETÉ ACTIVE »</strong>, répétait-il souvent.</p>
<p>Faire de la culture un facteur de développement socio-économique, une source de prospérité pour les habitants et les territoires.</p>
<p>L’enseignement, la formation, le partage, la transmission aussi bien au Maroc qu’à l’étranger relevaient aussi de son engagement.</p>
<p>Lors du 50ème anniversaire de la création de la revue « Souffles » le 15 février 2016 à Rabat, Mohamed Melehi a préféré revenir sur la réaffirmation de la place de la culture marocaine dans le monde:</p>
<p><strong>« AVEC LA CRÉATION DE LA REVUE SOUFFLES, LE MAROC A JOUÉ UN RÔLE AU NIVEAU DE LA CULTURE MONDIALE. IL A OBTENU LE DROIT À LA PAROLE DANS LE TISSU CULTUREL ET POLITIQUE DU TIERS MONDE ». </strong></p>
<p><strong>**LA QUESTION DU GROUPE ET DE L’INDIVIDU</strong></p>
<p>Melehi a toujours été dans une configuration mentale où l’équation collective primait sur l’équation individuelle !</p>
<p>Il avait une terminologie usant souvent de termes comme « collectivité, groupe, collectif, vie sociale, patrimoine collectif, éducation, citoyenneté, réalité sociale… ».</p>
<p>La question des « individualités et des égos » étaient, chez lui, secondaire.</p>
<p>Le souci du groupe s’exprimait également à travers son militantisme de « citoyen du tiers-monde » qui ne voulait pas d’une prétendue « hiérarchie » ou « classification » entre les cultures. Ces antagonismes allaient par la suite être dissous dans une dynamique de dialogue entre les cultures et civilisations à laquelle Melehi a adhéré.</p>
<p>Sur le plan purement artistique ou esthétique, c’est cette priorité qu’il accordait au « groupe » à la « collectivité » qui, probablement, l’a amené à cette « réserve » ou « distance » pour le courant « expressionniste », dans ses diverses déclinaisons.</p>
<p>Un courant qui privilégie l’individualité, la subjectivité, l’émotion forte… ou parfois l’angoisse émotionnelle du créateur. Avec des couleurs très vives, des formes dissolues parfois chaotiques, l’expressionnisme ne tient pas spécialement à « agréer » l’œil… La représentation du « beau », dans son acception classique, n’étant pas son souci principal.</p>
<p>L’expressionnisme a produit des chefs d’œuvre, comme « Le Cri » du norvégien Edvard Munch… mais c’est un autre type de sens, en lien avec une émotion intense ressentie par l’artiste.</p>
<p>Avec les règles précises et ordonnées de son art, Melehi ne pouvait être trop « attiré »… par une démarche esthétique basée sur le visuel parfois chaotique de « l’émotion ».</p>
<p>Il cherchait dans ses œuvres, la beauté géométrique, la symétrie, l’harmonie, les équilibres, les assortiments, les correspondances chromatiques… Un langage des formes et des couleurs, accessible à tous sans trop de décryptage.</p>
<p>Une grammaire esthétique, liée à un héritage partagé, immédiatement repérable par les récepteurs</p>
<p><strong>** MÉLEHI MODERNE ET CONTEMPORAIN</strong></p>
<p>Ces déclarations de 2017 où il revendique sereinement « l’effet décoratif », est la consécration d’une paix intérieure, d&rsquo;un cheminement paisible.</p>
<p>Une conviction esthétique, presque une philosophie, issue de l’expérience et la vision d’un artiste mature et serein qui prône l’exploration du patrimoine culturel.</p>
<p>Mais il est aussi lucide et distant lorsqu&rsquo;on lui demandait si la machine pouvait faire mieux que l’artiste en matière de « décoration »… Il répond que l’artiste et l’artisan ont leurs « mains ». Et il souligne que par rapport au « big data », il préfère « se retirer de ce bruit, et se concentrer sur son travail artistique ».</p>
<p>Bien évidemment, la vision de Melehi cohabite avec celles, nombreuses, qui ont enrichi la scène plastique et l’histoire de l’art au Maroc. Cette vision se complète avec celles de ces grands noms dont il était proche comme Chebaa… Belkahia&#8230; Gherbaoui…Cherkaoui…</p>
<p>Mais sa personnalité, sa vaste culture, son parcours de vie et ses conceptions ont une place très particulière. Un fondateur et pionnier, dont la réflexion a englobé tous les aspects de la dynamique socio-culturelle de son pays.</p>
<p>C’est pour cela que ses déclarations de 2017 n’ont pas encore fini de livrer leur sens profond.</p>
<p>Il a parlé du « futur » de son travail et si la Providence lui avait accordé plus de « temps », il aurait plus encore affiné ses conceptions.</p>
<p><strong>NOUS AVONS UN ART QUI EST TRÈS FORT. C&rsquo;EST L&rsquo;ART DÉCORATIF. LA DÉCORATION C&rsquo;EST LE FUTUR DE MON TRAVAIL&#8230; IL VISE À TROUVER LA BEAUTÉ DANS LES CHOSES SIMPLES « </strong>, disait-il.</p>
<p>Selon lui, les arts plastiques marocains… auraient donc tout à gagner, en matière de notoriété et visibilité internationales, en libérant cet immense potentiel rattaché au patrimoine et il le souligne:</p>
<p><strong>« JE REVIENS TOUJOURS SUR CE THÈME. L&rsquo;ART ACADÉMIQUE A TOUJOURS NÉGLIGÉ LA DÉCORATION. C&rsquo;EST POUR CELA QUE LE MAROC N&rsquo;A PAS ENCORE SA RAISON DE CONSIDÉRATION DANS LE MONDE COMME UN PAYS QUI PRODUIT AUSSI SON ART ».</strong></p>
<p>Négliger ou exclure cette référence liée au patrimoine en matière de « décoration » serait, selon lui , une bride, une « auto-entrave ».</p>
<p>Dans son « testament esthétique », il a rendu hommage à la richesse de ce patrimoine culturel qu’il a « sublimé » à travers une créativité contemporaine fascinante.</p>
<p>L’accueil national et international pour son oeuvre… a prouvé la validité et la pertinence des choix de Mohamed Melehi.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>VIDÉO. LE TESTAMENT ESTHÉTIQUE DE MOHAMED MELEHI: « JE REVENDIQUE L’EFFET DÉCORATIF DE MON TRAVAIL ! »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/33781</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azdine Hachimi Idrissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Nov 2020 18:37:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[melehi]]></category>
		<category><![CDATA[TESTAMENT ESTHÉTIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[PREMIÈRE PARTIE Les trois dernières années ont connu une intense activité de Mohamed Melehi. Expositions, entretiens, déclarations… Il a été exceptionnellement communicatif et s’est longuement exprimé sur son parcours et son art… Probablement, une hyperactivité prémonitoire d’un grand artiste cherchant à affiner son message et expliquer sa vision. ** UNE DIMENSION DÉCORATIVE ISSUE DU PATRIMOINE &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>PREMIÈRE PARTIE</strong></p>
<p>Les trois dernières années ont connu une intense activité de Mohamed Melehi. Expositions, entretiens, déclarations… Il a été exceptionnellement communicatif et s’est longuement exprimé sur son parcours et son art… Probablement, une hyperactivité prémonitoire d’un grand artiste cherchant à affiner son message et expliquer sa vision.</p>
<p><strong>** UNE DIMENSION DÉCORATIVE ISSUE DU PATRIMOINE CULTUREL</strong></p>
<p>Les déclarations faites lors de l’exposition « Similitudes » à la galerie Loft (décembre 2017 et Janvier 2018) m’ont le plus interpelé. Une a particulièrement retenu mon attention. Melehi a adopté un ton direct sur le sens à donner à cette exposition majeure pour lui (voir vidéo ci-contre):</p>
<p>&nbsp;</p>
[c5ab_video c5_helper_title= » » c5_title= » » url= »https://youtu.be/pjjcy9HzO9A » width= »800&Prime; height= »450&Prime; ]
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>« COMME VOUS POUVEZ L’OBSERVER DANS CETTE EXPOSITION, IL Y A, JE DIRAI MÊME, UN EXCÈS DE COULEURS. MON TRAVAIL COMMENCE À S’ORIENTER BEAUCOUP PLUS VERS LA DÉCORATION. JE REVENDIQUE L’EFFET DÉCORATIF. C’EST LA BASE DE NOTRE ART AU MAROC. QUE CE SOIT DANS LES MILIEUX RURAUX OU LES MILIEUX CITADINS »</strong> ( TV Al Oula)</p>
<p>Il a tenu à être didactique et bref sur cette forte conviction esthétique. La « revendication » d’une fonction « décoratoire » de son art… affirmée par un peintre pionnier, est loin d’être anodine.</p>
<p>« Décorer » c’est faire du « Tazyine ». Agrémenter et embellir…</p>
<p>Le message fondamental, ici, est incontestablement lié à la notion de « beauté ». Ce qui agrée ou plaît à l’œil. Ce qui provoque un plaisir esthétique qui émeut et fait vibrer les sens.</p>
<p>Mélehi est également dans la « revendication ».</p>
<p>« Revendiquer », c&rsquo;est assumer un choix, une responsabilité… Une demande à être reconnu par rapport à un acte…</p>
<p>La conclusion est ici « ferme ». Le but est « l’effet décoratif »… mais lié à une « tradition esthétique marocaine ancestrale ».</p>
<p>Le travail de Melehi est certainement rattaché à des références internationales importantes: l’école américaine du « Déco-Art », la peinture Hard Edge, les expérimentations de Frank Stella, le mouvement Bauhaus… Tout cela a nourri son expérience.</p>
<p>Mais son imaginaire a toujours cherché à concilier entre modernité et ouverture sur le monde avec des marqueurs culturels identitaires qu’il a « revisités »… sans que cela soit du « folklorisme ».</p>
<p>Quand il dit « …Mon travail commence à s’orienter vers … »… c’est aussi la volonté d’aller  encore plus loin dans l’exploration.</p>
<p>Lorsqu&rsquo;il établit le lien avec le patrimoine,&#8230;l’ »effet décoratif » et « les couleurs » ne deviennent plus « exclusivement » des options personnelles.</p>
<p>Ce sont des particularités esthétiques de la « collectivité » qui, selon lui, pourraient interpeler tous les créateurs.</p>
<p>** »SENSIBILISATION », « APPEL » OU « MANIFESTE »</p>
<p>Trois ans avant son départ, Melehi a donc déclaré qu’il allait s’inspirer encore plus de l&rsquo; « IMPRÉGNATION CULTURELLE INITIALE »&#8230; « quasi identitaire ».</p>
<p>Même s’il arrive à certains créateurs de s’en éloigner, en fonction de leur propre recherche « individualo- personnelle »&#8230; quelquefois aussi « nombriliste »… ils ne peuvent l’évacuer entièrement. Cette imprégnation initiale est toujours là, enfouie dans la mémoire, prête à ressurgir.</p>
<p>L’artiste peut la croiser ou la faire émerger de nouveau… au moins partiellement ! Les propos de Melehi semblent résonner comme un « appel » ou « un manifeste ».</p>
<p>Toujours à l’occasion de l’exposition « Similitudes », il a déclaré:</p>
<p><strong>« IL NE FAUT PLUS REGARDER NOTRE ART COMME ART MINEUR PARCE QU’IL EST DÉCORATIF. AU CONTRAIRE IL FAUT LE SUBLIMER. C’EST CE QUE J’AI FAIT DANS CETTE EXPOSITION BASÉE SUR LA COULEUR ET AUSSI L’EFFET DÉCORATIF. IL Y A TOUJOURS LE MÊME ALPHABET DES ONDULATIONS ET DES FORMES SENSUELLES. MAIS J’AI SUBLIMÉ CETTE BASE D’EXPRESSION.</strong></p>
<p><strong>J’INSISTE BEAUCOUP SUR LE FAIT DE SENSIBILISER LE PUBLIC QUE L’ART DÉCORATIF EST UN ART MAJEUR. C’EST COMME CELA QU’ON POURRA REVENDIQUER NOTRE ART MAROCAIN. QUI EST À SA BASE UN ART DÉCORATIF ».</strong></p>
<p>Pour Melehi, le rayonnement international de l’art marocain est lié à cette dimension. Une vision cohérente rattachée à la tradition esthétique marocaine, aux arts populaires et à la vivacité créative de l’artisanat dont « la production » reflète une identité et un regard éblouissant sur le monde.</p>
<p><strong>** L’ARTISTE ET L’ARTISAN</strong></p>
<p>Pour Melehi, qui se présente souvent comme « artiste-artisan », la réappropriation du patrimoine artistique traditionnel est à l’ordre du jour. Y compris la réhabilitation de l’image de l’artiste-artisan !</p>
<p>C’est pour cela que dans sa déclaration, il a tenu à évacuer la dichotomie « urbain/rural ». Pour lui, le génie décoratif imprègne la matrice créative dans son ensemble. Au-delà de la ville… de la campagne… au-delà des profils… des parcours… des outils ou des supports utilisés… c’est un même soubassement civilisationnel qui nourrit l’imaginaire.</p>
<p>Remettant en cause la coupure esthétique kantienne entre l’artiste et l’artisan (qui n’est plus autant valide qu’au 18ème siècle), il a depuis longtemps mis sur un même plan « l’artisan » et « l’artiste »…</p>
<p>Ce qui n’est pas éloigné des principes de l’Ecole du Bauhaus (1919) dans lesquelles Melehi se reconnaissait. Cette École cherchait une synthèse, de l’artisanat, l’industrie, et des arts plastiques … adaptée à la civilisation industrielle. Elle a invité les artistes à retrouver l’esprit des corporations de métiers. L’École du Bauhaus ne voulait plus ce « mur d&rsquo;orgueil entre les artisans et les artistes ».</p>
<p>Deux mois avant son départ et dans un entretien « quasi testamentaire », Melehi est revenu en septembre 2020, sur cette question du Bauhaus.</p>
<p><strong>« FINALEMENT, LE RECOURS AU BAUHAUS A ÉTÉ CRUCIAL POUR COMPRENDRE NOS PROPRES RACINES VISUELLES, QUI ONT ÉTÉ DÉCOUVERTES PRINCIPALEMENT DANS NOTRE ENVIRONNEMENT QUOTIDIEN.</strong></p>
<p><strong>LES VÉRITABLES SOURCES DE L&rsquo;ARTISANAT LOCAL, MÊME LORSQU&rsquo;ELLES SONT OUBLIÉES OU ÉCLIPSÉES, PEUVENT REFAIRE SURFACE À TRAVERS UN DISCOURS OU UNE PERFORMANCE CULTURELLE AUTHENTIQUE.</strong></p>
<p><strong>LA RENCONTRE DU BAUHAUS A REPRÉSENTÉ UNE CONFIRMATION PARADOXALE QUE CHAQUE GROUPE CULTUREL OU SOCIÉTÉ A UN MOYEN DE S&rsquo;EXPRIMER VÉRITABLEMENT &#8211; MÊME EN TERMES MODERNES »</strong></p>
<p>( in « identity.ae », site du magazine des arts du design et de l’architecture « identity »)</p>
<p>Melehi a été fortement intrigué par cette élite culturelle occidentale qui a décidé de regarder vers son artisanat, vers ses traditions pour en nourrir les valeurs de modernité… Une approche qui a gommé des frontières au sein même de la culture et des arts en Occident… et qui a encouragé l’ouverture des artistes sur d’autres cultures.</p>
<p>C’est pour lui la confirmation que chaque société peut s’exprimer en termes de modernité même sur la base d’un référentiel culturel local. Il a exposé en 1965 côte à côte un « tableau hard edge » et un « tapis rural »… Intéraction fusionnelle… l’artiste travaille comme l’artisan et réciproquement.</p>
<p>Il a développé dans son enseignement à l’école des Beaux-Arts de Casablanca, la connaissance minutieuse de l’artisanat marocain: tapis, bijoux amazighs, textiles, céramiques… Il dirigeait des recherches graphiques sur les bijoux traditionnels marocains</p>
<p>Il était aussi fasciné par les « figures onduleuses », ces « vagues » dessinées et peintes aux plafonds de certaines mosquées dans des localités de la région de Taroudant comme la mosquée de Tamsoult. (Voir à ce sujet, l’excellent film « MELEHI: A SCREENING AND A REUNION » de Shalom Gorewitz. 1984)</p>
<p>On y voit, des figures et motifs onduleux qu’il ne lisait pas selon la coupure « art/artisanat ». <strong>« DES EXPRESSIONS DE CULTURE ANCESTRALE OU RURALE AVEC UNE MODERNITÉ À COUPER LE SOUFFLE »</strong>, disait-il.</p>
<p>Sa vision est évidemment confortée par la dynamique actuelle de l’artisanat marocain devenu un terreau d’inspiration pour « l’art contemporain » et le « design » de haute facture tant par des créateurs nationaux qu&rsquo;étrangers.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FUNÉRAILLES ÉMOUVANTES DE MOHAMED MELIHI À ASILAH</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/31076</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Oct 2020 21:57:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[funérailles]]></category>
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					<description><![CDATA[Mohamed Melihi a été inhumé aujourd&#8217;hui dans sa ville natale Asilah. Selon sa volonté, il a été enterré au cimetière de la Zaouia Sidi Ahmed El Ghazouani au côté de la tombe de sa Mère. Sa dépouille a été rapatriée hier par avion spécial venant de Paris. S&#8217;il n&#8217;y avait pas ce contexte lié à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Mohamed Melihi a été inhumé aujourd&rsquo;hui dans sa ville natale Asilah. Selon sa volonté, il a été enterré au cimetière de la Zaouia Sidi Ahmed El Ghazouani au côté de la tombe de sa Mère. Sa dépouille a été rapatriée hier par avion spécial venant de Paris.</p>
<p>S&rsquo;il n&rsquo;y avait pas ce contexte lié à l&rsquo;épidémie, ses amis et admirateurs, seraient venus en masse à Asilah, de toutes les régions du pays, pour un dernier adieu. Un nombre réduit de membres de sa famille et quelques proches ont été présents lors de l&rsquo;inhumation.</p>
<p>Paix à l&rsquo; Âme de ce grand artiste, chercheur et intellectuel de marque, qui a marqué de sa forte empreinte l&rsquo;art marocain.</p>
<p>Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les condoléances du Roi à la famille de l&#8217;artiste-peintre feu Mohamed Melehi</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/30865</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2020 19:01:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Condoléances du Roi]]></category>
		<category><![CDATA[melehi]]></category>
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					<description><![CDATA[Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances et de compassion à la famille de l&#8217;artiste-peintre feu Mohamed Melehi. Dans ce message, le Souverain affirme avoir appris avec une grande émotion et une profonde affliction le décès de l&#8217;artiste-peintre Mohamed Melehi, dont le départ douloureux fait perdre à l&#8217;art plastique marocain &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances et de compassion à la famille de l&rsquo;artiste-peintre feu Mohamed Melehi.</p>
<p>Dans ce message, le Souverain affirme avoir appris avec une grande émotion et une profonde affliction le décès de l&rsquo;artiste-peintre Mohamed Melehi, dont le départ douloureux fait perdre à l&rsquo;art plastique marocain contemporain un de ses pionniers, connu pour sa créativité et sa distinction aux niveau national et international.</p>
<p>En cette triste circonstance, SM le Roi exprime aux membres de la famille du défunt et à travers eux, à leurs proches, à ses amis, à ses fans et à sa grande famille artistique et culturelle, Ses vives condoléances et Sa sincère compassion suite à cette perte douloureuse, la volonté divine étant imparable, implorant le Très-Haut de leur accorder patience et réconfort.</p>
<p>Le Souverain dit partager leurs sentiments suite à cette pénible séparation se remémorant avec estime les grandes qualités humaines du défunt, son goût esthétique soucieux du renouvellement du patrimoine artistique national et de son enrichissement.</p>
<p>SM le Roi implore le Tout-Puissant de rétribuer amplement le défunt pour sa grande contribution à son art et à son pays et de l&rsquo;accueillir dans Son paradis parmi les vertueux.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>VICTIME DE LA COVID 19, L’ARTISTE PIONNIER MOHAMED MELEHI EST HOSPITALISÉ.</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/30328</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azdine Hachimi Idrissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Oct 2020 19:25:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[melehi]]></category>
		<category><![CDATA[positif]]></category>
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					<description><![CDATA[La famille de l’art est attristée et sous le choc par la nouvelle de l’hospitalisation de l’artiste Mohamed Melehi (84 ans). Atteint d’une forme sévère du coronavirus, il est en service de réanimation à l’hôpital parisien Ambroise Paré. Selon notre confrère Atlas info.fr, il aurait contracté le virus dans une clinique parisienne. La rédaction de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La famille de l’art est attristée et sous le choc par la nouvelle de l’hospitalisation de l’artiste Mohamed Melehi (84 ans).</p>
<p>Atteint d’une forme sévère du coronavirus, il est en service de réanimation à l’hôpital parisien Ambroise Paré.</p>
<p>Selon notre confrère Atlas info.fr, il aurait contracté le virus dans une clinique parisienne.</p>
<p>La rédaction de lecollimateur.ma souhaite un prompt rétablissement à Mohamed Melihi, artiste majeur, qui a levé très haut l’étendard de la peinture moderne marocaine.</p>
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		<title>SOUPÇONS DE PLAGIAT SUR LE NOUVEAU LOGO DE LA VILLE D’AGADIR. MOHAMED MELEHI  ET HICHAM DAOUDI AU CŒUR D&#8217;UNE VIVE POLÉMIQUE</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/26907</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azzeddine Karim]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2020 10:11:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Daoudi]]></category>
		<category><![CDATA[Logo d'Agadir]]></category>
		<category><![CDATA[melehi]]></category>
		<category><![CDATA[polémique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le nouveau logo de la ville d’Agadir suscite une vive polémique. Le projet a été confié à la CMOOA (Compagnie Marocaine  des Œuvres et Objets d’Art) de Hicham Daoudi. Il a été réalisé par le grand artiste peintre Mohamed Melehi&#8230; dont le nom n’a pas empêché une avalanche de critiques. Les commentaires ont pointé une &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le nouveau logo de la ville d’Agadir suscite une vive polémique. Le projet a été confié à la CMOOA (Compagnie Marocaine  des Œuvres et Objets d’Art) de Hicham Daoudi. Il a été réalisé par le grand artiste peintre Mohamed Melehi&#8230; dont le nom n’a pas empêché une avalanche de critiques.</p>
<p>Les commentaires ont pointé une  similitude, coïncidence, voire « plagiat »&#8230; notamment cette forme pyramidale du logo de la ville du Caire « Capitale de la Photo Arabe » en 2016. Ce logo a été créé par l’artiste syrien Jalal Shekho.</p>
<p>Ils ont considéré que le référentiel régional avec ses  puissants marqueurs culturels (objets, signes  et symboles…) a été négligé.</p>
<p>En plus de considérer l’enfermement des lettres dans une « forme géométrique » comme une  démarche assez désuète et classique… ils n’ont pas compris l’emploi des lettres arabes pour le nom Agadir. Et au cas où… il aurait été plus judicieux de faire une combinaison entre lettres arabes et lettres tifinagh !!</p>
<p>L’hypothèse que l’ « arabisation » du logo de la capitale du Souss serait voulue par le Conseil municipal islamiste (PJD) de la ville a été avancée ( !?)</p>
<p>Certains ont aussi relevé une confusion. Ils  ont  lu « ADGAYR »… au lieu d’AGADIR. Le « D » précédant le « G ». Le principe même du  concept, basé sur des  lettres a abouti à la surcharge. Le logo jouant sur la redondance du nom de la ville n’offre pas de valeur ajoutée ! Le minimalisme étant le secret des logos qui ont réussi.</p>
<p>La polémique a également porté sur la traduction.  « Ville d’Agadir » est traduite en tamazight par « Tamdint Agadir ». Or plusieurs  commentaires ont signalé  que « Tamdint » signifie « cimetière »… ayant aussi comme synonyme « assemdel ».</p>
<p>D’autres commentaires plus sévères ont demandé l’abandon de ce logo pour un autre, sans écriture, reflétant l’identité culturelle, économique et touristique de la ville… et surtout pas une pyramide d’Égypte.</p>
<p>Ceux qui défendent  le logo  avancent  qu’il représente  une rencontre entre la montagne et la mer et que son inspiration vient du « motif triangulaire » de la fibule.</p>
<p>Il rendrait aussi hommage aux architectes qui ont reconstruit Agadir. Il rappelle les  édifices  des années 60, les pôles universitaires, l’usine de dessalement d’eau de mer, la maîtrise de l’eau pour l’agriculture, etc.</p>
<p>Pour de nombreux observateurs, cette polémique montre bien que la conception d’un logo en lien avec  les territoires, l’identité territoriale, le marketing territorial…  est une question très complexe.</p>
<p>Dans ce type de créativité, la « sous-analyse » n’est pas permise.  Les  concepteurs doivent prendre tout leur temps  et consulter au maximum  pour que la population, la société civile et les différents acteurs socio-culturels adhèrent à leur proposition.</p>
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		<title>Vente record à l&#8217;étranger d&#8217;oeuvres de Melehi et Belkahya : le retard d&#8217;adoption de la nouvelle loi sur les droits d&#8217;auteurs prive les artistes de droits et le pays de rentrée de devises</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/7323</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azdine Hachimi Idrissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2020 19:19:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
		<category><![CDATA[melehi]]></category>
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					<description><![CDATA[La vente aux enchères (en ligne) organisée par Sotheby&#8217;s Londres d&#8217; une oeuvre de Melehi (5 millions de dh) et une de Belkahya (2,5 millions de dh) consacre internationalement la place des arts plastiques marocains. Au-delà d&#8217;une légitime satisfaction, il est regrettable de constater que ni Mohammed Melehi, ni les ayants droits de Farid Belkahya&#8230; &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La vente aux enchères (en ligne) organisée par Sotheby&rsquo;s Londres d&rsquo; une oeuvre de Melehi (5 millions de dh) et une de Belkahya (2,5 millions de dh) consacre internationalement la place des arts plastiques marocains.</p>
<p>Au-delà d&rsquo;une légitime satisfaction, il est regrettable de constater que ni Mohammed Melehi, ni les ayants droits de Farid Belkahya&#8230; et ni les Finances du pays ne toucheront un « centime » ou « kopeck » sur ces ventes records.</p>
<p>Cette situation est due à un vide juridique sur le  » DROIT DE SUITE  » ( حق التتبع)&#8230; même si un projet de loi a bien intégré cette notion&#8230; mais il est toujours pendant au Parlement.</p>
<p><strong>S/t. L&rsquo;intégration du « droit de suite » dans la législation marocaine</strong></p>
<p>Le « droit de suite » figure bien dans le « projet » de loi N° 66 19 modifiant et complétant la loi 2.00 relative aux droits d&rsquo;auteurs. Il a été adopté par le Conseil de gouvernement&#8230; il y a près de cinq mois le 14 novembre 2019&#8230; mais il est toujours « en souffrance » au Parlement.</p>
<p>Le même Conseil du gouvernement a également adopté le projet de loi N° 25 19 qui réorganise et redéfinit les missions du Bureau Marocain des Droits d&rsquo; Auteurs ( B.M.D.A) pour lui permettre de mieux agir pour la protection de la propriété intellectuelle.</p>
<p>Le « droit de suite » reconnait à l&rsquo; auteur d&rsquo;une oeuvre &#8230; ici l&rsquo;artiste plasticien&#8230; un droit de suivi&#8230;par le prélèvement d&rsquo;un pourcentage&#8230; autant de fois que l&rsquo;oeuvre est « revendue ». C&rsquo;est une « rémunération » dont bénéficient l&rsquo;auteur lors des reventes&#8230; menées par un professionnel du marché de l&rsquo;art.</p>
<p>Le projet de loi N°66 19 apporte beaucoup de nouveautés. Il définit d&rsquo;abord le sens de « droit de suite »&#8230; précise les disciplines concernées par les arts plastiques et visuels&#8230; et précise les catégories des bénéficiaires.</p>
<p>Il définit à 5% le pourcentage à verser à l&rsquo;artiste lors de la « revente » : vente aux enchères&#8230; vente dans une galerie d&rsquo;exposition&#8230; ou vente par un marchand d&rsquo;art autorisé&#8230; qu&rsquo;elle soit faite au MAROC ou à l&rsquo;ETRANGER.</p>
<p>Ce droit est transmis aux héritiers&#8230; aux ayants droits pendant 70 années après le décès de l&rsquo;auteur. La loi a confié au B.M.D.A la mise en oeuvre du « droit de suite ».</p>
<p><strong>S/t L&rsquo; expérience internationale du  » droit de suite »</strong></p>
<p>Par exemple en France, la Société des Auteurs dans les Arts Graphiques et Plastiques ( A.D.A.G.P) créée en 1920 est chargée de la perception et de la répartition des droits d&rsquo;auteurs. Elle représente plus de 180 000 artistes français et étrangers dans plus de 40 disciplines.</p>
<p>L&rsquo; A.D.A.G.P. veille à ce que le marchand d&rsquo;art informe sur la vente et la déclare&#8230; puis verse le  » droit de suite » lorsqu&rsquo;il est saisi par l&rsquo;auteur, l&rsquo;héritier ou une société d&rsquo;auteurs.</p>
<p>Elle peut également intervenir au niveau international en faveur d&rsquo;artistes étrangers &#8230; à condition que la législation de leur pays reconnaît le droit de suite aux auteurs de l&rsquo;Union Européenne&#8230; selon<br />
le principe de réciprocité.</p>
<p>Il existe aussi une Directive de 2001 de l&rsquo;Union Européenne relative au droit de suite au profit de l&rsquo;auteur d&rsquo;une œuvre d&rsquo;art originale.</p>
<p>Il est fort probable que lorsque la loi 66 19 sera votée au Parlement le B.M.D.A. sera amené à travailler en coopération avec l&rsquo; A.D.A.G.P ( qui a l&rsquo;expertise nécessaire! ) pour la mise en oeuvre du « droit de suite » en faveur des artistes marocains en cas de revente de leurs oeuvres hors du territoire national.</p>
<p><strong>S/t. Le « droit de suite » fruit d&rsquo;une réflexion collective</strong></p>
<p>Le Syndicat Marocain des Artistes Plasticiens Professionnels S.M.A.P.P. ( présidé par Mohamed Mansouri Idrissi) et l&rsquo; Association Marocaine des Arts Plastiques A.M.A.P (présidée par Mohamed Melehi) ont contribué à l&rsquo;élaboration de ce projet de loi en coordination étroite avec le Département de la Culture&#8230; et le Bureau Marocain des Droits d&rsquo;Auteurs B.M.D.A. Le colloque sur « La situation des arts plastiques au Maroc » tenue en décembre 2018 à Rabat a contribué à nourrir la réflexion à ce sujet.</p>
<p>Le Département de la Culture et le Gouvernement ont fait leur travail. C&rsquo;est au législateur de faire aboutir la loi.</p>
<p>La communauté des artistes plasticiens et visuels souhaite que lorsque le pays sortira de cette crise sanitaire, le Parlement puisse voter ce texte qui constitue un tournant majeur pour la protection de la propriété intellectuelle.</p>
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		<title>Enchères. Malgré le Covid-19, une oeuvre de Melehi bat tous les records à Londres</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/7206</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2020 20:32:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[enchères]]></category>
		<category><![CDATA[melehi]]></category>
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					<description><![CDATA[En pleine pandémie, une peinture de l&#8217;artiste marocain Mohamed Melehi a été adjugée à plus de 5 millions de dirhams, battant tous les records aux enchères de Sotheby&#8217;s de Londres consacrée à l&#8217;art moderne contemporain en Afrique et au Moyen-Orient. C’est dans un contexte difficile marqué par la crise mondiale due à la pandémie de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En pleine pandémie, une peinture de l&rsquo;artiste marocain Mohamed Melehi a été adjugée à plus de 5 millions de dirhams, battant tous les records aux enchères de Sotheby&rsquo;s de Londres consacrée à l&rsquo;art moderne contemporain en Afrique et au Moyen-Orient.</p>
<p>C’est dans un contexte difficile marqué par la crise mondiale due à la pandémie de coronavirus que la traditionnelle vente aux enchères de Sotheby’s a été organisée du 27 au 31 mars à Londres, en ligne par mesure de prévention, précise Sotheby&rsquo;s London dans un communiqué.</p>
<p>Sur un total de 71 œuvres de 48 artistes mises aux enchères, une œuvre de Mohamed Melehi s&rsquo;est démarquée en remportant les plus grosses enchères de cette vente.</p>
<p>Intitulée : «The Blacks», cette oeuvre à été réalisée en 1963 à New York pendant la période où l’artiste marocain résidait aux Etats Unis.</p>
<p>Estimée entre 55.000 et 65.000 £ (entre 692.625 et 818.557 dirhams), l&rsquo;œuvre a été acquise en ligne pour la somme de 399.000 £ (5.024.683 dirhams) soit 7 fois de plus que sa valeur initiale, selon Sotheby’s london, ce qui en fait la plus grosse enchère de cette vente, mais aussi le plus gros record, compte tenu de l&rsquo;estimation initiale qui lui était attribuée.</p>
<p>L&rsquo;oeuvre de Melihi a été inspirée du paysage urbain emblématique de New York mais imprégnée de la richesse culturelle du Maroc, souligne le communiqué.</p>
<p>Largement dominée par Mohamed Melehi, cette vente aux enchères consacre également l’artiste irakien Mahmoud Sabri, avec « A family of farmers », la 2ème plus grosse enchère avec une vente de 300.000 £, et en 3ème position, un artiste marocain Farid Belkahia.</p>
<p>Outre les Marocains Mohamed Melehi et Farid Belkahia, parmi les artistes décrits par Sotheby’s comme étant « les plus rares et les plus recherchés de l&rsquo;ère moderne à la période contemporaine », figurent également Antoine Malliarakis Mayo, Kamrooz Aram, Hamed Nada, Farhad Moshiri, Youssef Nabil, Fahrelnissa Zeid, Gazbia Sirry, Marwan et Mahmoud Sabri.</p>
<p>Sotheby&rsquo;s est une multinationale américaine fondée en Grande-Bretagne, mais dont le siège est à basée à New York. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;un des plus grands courtiers au monde en beaux-arts, objets décoratifs, bijoux et objets de collection. Les services de l&rsquo;entreprise vont de l&rsquo;art aux ventes privées. Elle doit son nom à l&rsquo;un de ses cofondateurs, John Sotheby.</p>
<p>Le Collimateur-MAP</p>
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