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	<title>meknès &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>meknès &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Meknès sans autobus : un mois de paralysie, le révélateur d&#8217;une crise de gouvernance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jul 2026 10:08:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Par : Mohamed KHOUKHCHANI * Voilà bientôt un mois que les autobus ont disparu des rues de Meknès. Derrière cette interruption prolongée du transport urbain se cache une réalité plus profonde qu&#8217;un simple conflit social : c&#8217;est toute la chaîne de gouvernance locale qui est aujourd&#8217;hui mise à l&#8217;épreuve. Chaque jour, des milliers de citoyens &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par : Mohamed KHOUKHCHANI *</strong></p>
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<p><strong>Voilà bientôt un mois que les autobus ont disparu des rues de Meknès. Derrière cette interruption prolongée du transport urbain se cache une réalité plus profonde qu&rsquo;un simple conflit social : c&rsquo;est toute la chaîne de gouvernance locale qui est aujourd&rsquo;hui mise à l&rsquo;épreuve.</strong></p>
<p><strong>Chaque jour, des milliers de citoyens – travailleurs, fonctionnaires, employés du secteur privé, patients, personnes âgées, visiteurs et habitants des quartiers périphériques – affrontent les mêmes difficultés. Certains parcourent plusieurs kilomètres à pied, d&rsquo;autres consacrent une part croissante de leurs revenus aux taxis ou à des moyens de transport informels. Les retards s&rsquo;accumulent, les rendez-vous sont manqués et la vie quotidienne devient un véritable parcours du combattant.</strong></p>
<p><strong>Le transport public n&rsquo;est pas un luxe. C&rsquo;est un service public essentiel. Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;interrompt pendant plusieurs semaines, ce n&rsquo;est pas seulement la mobilité qui est affectée : c&rsquo;est l&rsquo;accès au travail, aux soins, aux services administratifs, aux activités économiques et à la vie sociale qui est compromis.</strong></p>
<p><strong>Une crise qui n&rsquo;est pas un cas isolé.</strong></p>
<p><strong>Ce qui se déroule aujourd&rsquo;hui à Meknès rappelle fortement un précédent récent survenu à Fès. Début 2025, le groupe City Bus Transport, délégataire du transport urbain dans plusieurs villes marocaines, avait été confronté à une grave crise sociale. Les salariés dénonçaient notamment des retards dans le paiement des salaires ainsi que des manquements relatifs aux déclarations à la Caisse nationale de sécurité sociale. À cette crise sociale se sont ajoutés plusieurs incidents, dont un grave accident et des incendies d&rsquo;autobus, conduisant finalement à la résiliation anticipée du contrat de gestion déléguée par les autorités locales.</strong></p>
<p><strong>Ce précédent démontre que la situation observée aujourd&rsquo;hui à Meknès ne constitue pas un incident isolé. Elle peut être interprétée comme le symptôme de fragilités structurelles affectant le modèle d&rsquo;exploitation du groupe dans plusieurs de ses concessions au Maroc.</strong></p>
<p><strong>Pourquoi la situation devient-elle préoccupante ?</strong></p>
<p><strong>Plusieurs éléments appellent une vigilance particulière.</strong></p>
<p><strong>D&rsquo;abord, le fait que le contrat de gestion déléguée soit théoriquement valable jusqu&rsquo;en 2027 ne constitue nullement une garantie de stabilité. L&rsquo;expérience de Fès montre qu&rsquo;un contrat peut être résilié avant son terme lorsque le délégataire n&rsquo;est plus en mesure d&rsquo;assurer la continuité normale du service public.</strong></p>
<p><strong>Ensuite, les informations faisant état de plusieurs mois d&rsquo;arriérés de salaires constituent un signal d&rsquo;alarme majeur. Plus une crise sociale se prolonge, plus le climat de confiance entre les salariés et la direction se dégrade, rendant toute reprise du service plus difficile.</strong></p>
<p><strong>Enfin, cette crise dépasse désormais le cadre des relations entre l&rsquo;entreprise et ses employés. Elle engage pleinement la responsabilité de l&rsquo;autorité délégante, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la commune ou du groupement de collectivités signataire du contrat. C&rsquo;est à cette autorité qu&rsquo;il appartient de contrôler l&rsquo;exécution des obligations contractuelles, d&rsquo;engager les procédures prévues en cas de manquement, de favoriser une médiation efficace et, si nécessaire, d&rsquo;envisager des mesures exceptionnelles afin de préserver la continuité du service public.</strong></p>
<p><strong>Une gouvernance mise à l&rsquo;épreuve.</strong></p>
<p><strong>Cette crise soulève plusieurs interrogations fondamentales.</strong></p>
<p><strong>Comment une ville de l&rsquo;importance de Meknès peut-elle rester si longtemps privée de son principal moyen de transport collectif ? Pourquoi les mécanismes de prévention, de médiation et de règlement des conflits n&rsquo;ont-ils pas permis d&rsquo;éviter cette situation ? Qui assume aujourd&rsquo;hui la responsabilité politique, administrative et contractuelle de cette paralysie ?</strong></p>
<p><strong>Dans un contrat de gestion déléguée, les responsabilités sont certes partagées entre l&rsquo;entreprise exploitante, l&rsquo;autorité délégante et les services de contrôle de l&rsquo;État. Mais, pour le citoyen, une seule réalité prévaut : le service public ne fonctionne plus.</strong></p>
<p><strong>Les travailleurs ont le droit de défendre leurs revendications légitimes. L&rsquo;entreprise est tenue de respecter ses engagements envers ses salariés comme envers l&rsquo;autorité délégante. Les pouvoirs publics ont, quant à eux, l&rsquo;obligation de garantir la continuité d&rsquo;un service public essentiel. Aucun de ces impératifs ne peut être sacrifié.</strong></p>
<p><strong>Une réforme devenue indispensable.</strong></p>
<p><strong>Au-delà de l&rsquo;urgence, cette crise révèle les limites d&rsquo;un modèle de gestion qui peine à concilier viabilité économique, qualité du service, respect des droits des travailleurs et protection des usagers.</strong></p>
<p><strong>Elle invite à une réflexion nationale sur les conditions d&rsquo;attribution, de suivi et de contrôle des contrats de gestion déléguée du transport urbain. Les collectivités territoriales doivent disposer de mécanismes d&rsquo;alerte précoce, de contrôle plus rigoureux et de solutions de substitution capables d&rsquo;assurer la continuité du service en cas de défaillance du délégataire.</strong></p>
<p><strong>Les habitants de Meknès n&rsquo;attendent ni un échange d&rsquo;accusations ni un renvoi des responsabilités. Ils attendent des réponses claires sur les causes de cette crise, un calendrier crédible de reprise du service et des garanties concrètes pour que cette situation ne se reproduise plus.</strong></p>
<p><strong>Car une ville qui ne parvient plus à assurer la mobilité de ses habitants voit progressivement s&rsquo;affaiblir son attractivité économique, sa cohésion sociale et la confiance de ses citoyens envers les institutions.</strong></p>
<p><strong>Il est temps que Meknès retrouve ses autobus. Mais il est surtout temps que cette crise serve de déclencheur pour une réforme profonde de la gouvernance des services publics locaux. Une ville moderne ne se mesure pas uniquement à ses infrastructures ; elle se juge aussi à sa capacité à garantir, en toutes circonstances, la continuité, la qualité et la fiabilité des services essentiels qu&rsquo;elle doit à ses citoyens.</strong><br />
<strong>◇◇◇◇◇◇◇</strong></p>
<p><strong>* Observateur des politiques publiques et des dynamiques de gouvernance territoriale au Maroc.</strong></p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-216096" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/meknes-1-2.jpeg" alt="" width="1078" height="1350" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/meknes-1-2.jpeg 1078w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/meknes-1-2-240x300.jpeg 240w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/meknes-1-2-818x1024.jpeg 818w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/meknes-1-2-768x962.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1078px) 100vw, 1078px" /></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fès et Meknès : la complémentarité comme horizon, la rivalité comme impasse</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/209797</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 10:16:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[FÈS]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Elles ont traversé les siècles en rivales, Fès la spirituelle et Meknès la martiale, chacune fière de ses palais, de ses dynasties, de son génie propre. Pourtant, ce temps-là est révolu. Aujourd’hui, sous l’égide d’une région unifiée, les deux cités ont rendez-vous avec l’histoire autrement : non plus pour s’opposer, mais pour &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
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<p>Elles ont traversé les siècles en rivales, Fès la spirituelle et Meknès la martiale, chacune fière de ses palais, de ses dynasties, de son génie propre. Pourtant, ce temps-là est révolu. Aujourd’hui, sous l’égide d’une région unifiée, les deux cités ont rendez-vous avec l’histoire autrement : non plus pour s’opposer, mais pour s’assembler. L’exemple offert par leur agenda culturel et agricole est un signal qu’il ne faut plus ignorer. Du 20 au 29 avril, Meknès devient la capitale planétaire de l’agriculture – le corps nourri par la terre. Du 4 au 7 juin, Fès s’impose comme le théâtre des musiques du monde – l’esprit nourri par l’art. Neuf jours contre quatre. Terrestre contre céleste. Loin d’une concurrence stérile, c’est une partition harmonieuse qui s’écrit. Et si cette logique prévalait enfin dans tous les domaines ?</p>
<p>Car le salut de la Région Fès-Meknès ne réside pas dans une guerre d’attractivité – zones industrielles, universités, salons – mais dans une spécialisation intelligente décidée en commun. Imaginez : Meknès, pôle agro-logistique de référence pour le Maroc, forte de son SIAM, de ses barrages, de son bassin céréalier. Fès, pôle de l’économie de la connaissance, de l’artisanat d’art et du tourisme patrimonial, adossée à la plus ancienne université du monde. Entre elles, non pas un mur, mais un technopôle partagé sur l’axe de Saïs, dédié aux énergies renouvelables et à l’économie circulaire. Une gouvernance conjointe, un comité Fès-Meknès, répartirait les grands événements, mutualiserait les infrastructures logistiques, et ferait de la mobilité ferroviaire rapide (30 minutes chrono) le ciment d’un bassin de vie unique.</p>
<p>Cette stratégie ne relève pas du vœu pieux. Elle s’inscrit dans les orientations du Nouveau Modèle de Développement, qui appelle à une régionalisation avancée et à la fin des doublons stériles. L’État, garant de l’équilibre territorial, doit non pas trancher entre Fès et Meknès, mais les contraindre à coopérer par des contrats de performance, des incitations fiscales croisées et un principe clair : tout projet structurant devra justifier sa complémentarité avec l’autre pôle.</p>
<p>Les populations, elles, n’attendent que cela. Les jeunes de Fès n’ont pas à envier les emplois agricoles de Meknès, ni les commerçants meknassis à jalouser les touristes de Fès. Leur bien-être commun passe par une offre élargie : étudier à Fès, travailler à Meknès, se cultiver dans l’une, se ressourcer dans l’autre. La complémentarité, c’est aussi la fin du gaspillage des deniers publics – deux aéroports sous-utilisés, deux zones industrielles en concurrence, deux universités qui s’ignorent – au profit d’un vrai projet métropolitain binoculaire.</p>
<p>Alors, oui : l’exemple du SIAM et du Festival des musiques du monde est vertueux. Mais il doit devenir la matrice de tous les autres secteurs – santé, sport, artisanat, recherche. Fès et Meknès ont tout à gagner à cesser de se regarder dans le rétroviseur de l’histoire. Leur avenir est devant, et il est commun. Aux décideurs régionaux et nationaux de saisir cette évidence : ensemble, elles pèseront ; séparées, elles s’affaibliront. Le Maroc a besoin de ce bipôle uni. Faisons de la complémentarité non plus une exception, mais une règle.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vallée de Boufekrane à Meknès : Enfin, la capitale ismaélienne commence à panser ses plaies et se tourne vers l&#8217;avenir</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/206511</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 13:30:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[meknès]]></category>
		<category><![CDATA[Vallée de Boufekrane]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI C’est une nouvelle qui a fait l’effet d’une onde de choc salvatrice dans les ruelles de la médina et les artères de la nouvelle ville. La Commune de Meknès vient de lancer un appel d’offres international pour l’aménagement de la première tranche de la vallée de Boufekrane. Ce n’est pas qu’un simple &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204693" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>C’est une nouvelle qui a fait l’effet d’une onde de choc salvatrice dans les ruelles de la médina et les artères de la nouvelle ville. La Commune de Meknès vient de lancer un appel d’offres international pour l’aménagement de la première tranche de la vallée de Boufekrane. Ce n’est pas qu’un simple projet de plus ; c’est un acte de réparation, une renaissance attendue pour ce poumon vert qui sépare et unit à la fois les deux rives de la capitale ismaélienne.</p>
<p>Pendant trop longtemps, le constat était celui d’une déliquescence inacceptable. Ceux qui ont connu la Meknès florissante d’avant les années soixante-dix ne peuvent que serrer le poing en repensant à ce qu’était devenue la vallée. Là où rayonnait jadis la célèbre piscine municipale, où les familles se pressaient au parc Lahboul pour admirer les jardins fleuris et le zoo, où la pépinière Slaouia et le club CODEM de natation rythmaient la vie des habitants, il ne restait que l&rsquo;amertume et la nostalgie.</p>
<p>La « Vallée heureuse » sur l&rsquo;oued Abou Ishaq a eu droit jadis à ses lettres de noblesse pendant que celle de Ouislane porte encore les stigmates de son ancien et glorieux dynamisme grâce à son abritation d&rsquo;une multitude de carrières de sables devenues des grottes artificielles et d&rsquo;un beau domaine agricole dont il reste quelques vestiges. Mais la vallée de Boufekrane, l’ossature même sur laquelle la ville s’est greffée, a été la grande sacrifiée de l’urbanisme. Laissée à l’abandon par des décennies de gestion municipale aux abonnés absents, elle a subi l’affront de voir ses berges transformées en dépotoirs et ses versants défigurés par des remblais sauvages. Pire encore, des édifices, non conformes à l’architecture sublime de la cité impériale, ont poussé comme des verrues, dévorant cet espace sans considération pour son héritage ou son potentiel.</p>
<p>Alors oui, il est temps de dénoncer cette longue léthargie. Où étaient les élus ? Où étaient les responsables nommés pendant que ce joyau se mourait ? Comment a-t-on pu laisser la capitale de Moulay Ismail, cette ville aux cent minarets, subir un tel outrage sans broncher ? L’abandon n’était plus seulement physique, il était symbolique : c’était une ville que l’on laissait s’effacer de la carte touristique et du cœur de ses citoyens.</p>
<p>Mais aujourd’hui, tournons la page. Le projet annoncé est à la hauteur de l’histoire. Sur cent vingt hectares pour cette première phase, la mue sera radicale. On ne se contente pas de « nettoyer », on va « cicatriser ». L’ambition affichée de recréer les versants de la vallée pour gommer les stigmates des années de laisser-aller est un signal fort : on veut redonner à Meknès sa fierté et son prestige perdus.</p>
<p>Le cahier des charges, digne des plus grandes métropoles, promet de faire rimer écologie et modernité. La dépollution de l’oued est une urgence vitale, tout comme la création de belvédères offrant des panoramas à couper le souffle sur la ville. On y injectera des équipements sportifs et de loisirs, des chemins piétonniers repensés, du mobilier urbain design et des aires de jeux pour enfants. L’accessibilité, enfin pensée pour tous, avec des passerelles et des rampes, permettra de relier dignement la médina et la ville nouvelle.</p>
<p>Surtout, ce projet audacieux intègre l’idée de valoriser les monuments historiques environnants. En dotant le site de supports pédagogiques, on ne fait pas que du paysagisme : on raconte Meknès aux visiteurs et on la réapprend à ses propres habitants.</p>
<p>Ce lancement d’appel d’offres international est le signe que la résurrection de Meknès est en marche. Gageons que les responsables actuels, cette fois, sauront mener la barque avec la transparence et l’ambition nécessaires. La ville impériale a trop souffert de l&rsquo;indifférence pour accepter désormais la médiocrité. Le réaménagement de la vallée de Boufekrane n’est pas une fin en soi, c’est le premier pas d’une longue convalescence. Bienvenue au chevet de la capitale ismaélienne.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Meknès : chronique d’un déclassement annoncé</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/205812</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 15:32:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[déclassement]]></category>
		<category><![CDATA[meknès]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Meknès n’est pas une ville ordinaire. Elle est une mémoire. Une capitale impériale. Un patrimoine classé par l’UNESCO. Et pourtant, elle donne aujourd’hui le sentiment d’une cité en suspens, d’un espace livré à l’usure, aux retards, aux promesses inabouties. Le constat est douloureux, mais il est chiffrable. Une capitale régionale en perte &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204693" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /><br />
Meknès n’est pas une ville ordinaire. Elle est une mémoire. Une capitale impériale. Un patrimoine classé par l’UNESCO. Et pourtant, elle donne aujourd’hui le sentiment d’une cité en suspens, d’un espace livré à l’usure, aux retards, aux promesses inabouties.</p>
<p>Le constat est douloureux, mais il est chiffrable.</p>
<p>Une capitale régionale en perte de vitesse.</p>
<p>Avec près de 600 000 habitants dans l’aire urbaine, Meknès est la troisième grande ville de l’intérieur du pays. Pourtant, son budget communal reste structurellement limité comparé à des villes de poids démographique similaire.</p>
<p>Une part importante des recettes est absorbée par les charges fixes (salaires, fonctionnement), laissant une marge d’investissement réduite.</p>
<p>Dans plusieurs exercices budgétaires récents, plus de 60 % des dépenses ont été consacrées au fonctionnement, contre moins de 40 % pour l’investissement. Résultat : voirie dégradée, éclairage public irrégulier, espaces verts insuffisamment entretenus.</p>
<p>Urbanisme : l’anarchie coûte cher.</p>
<p>Les enquêtes successives diligentées par le Ministère de l’Intérieur et les observations du Conseil supérieur des comptes ont pointé :<br />
● Des autorisations de construire contestées.<br />
● Des dépassements de hauteur et modifications illégales.<br />
● Des retards dans l’exécution de projets structurants.</p>
<p>Chaque projet bloqué ou révisé représente des millions de dirhams immobilisés, des emplois retardés, et une perte d’attractivité.</p>
<p>La médina : patrimoine en péril.</p>
<p>Classée patrimoine mondial depuis 1996, la médina de Meknès devait être un moteur touristique. Or :<br />
● Plusieurs bâtisses menacent ruine.<br />
● Les circuits touristiques restent sous-valorisés.<br />
● Le flux de visiteurs demeure inférieur à celui d’autres villes impériales.</p>
<p>À titre comparatif, certaines villes marocaines dépassent 2 à 3 millions de nuitées annuelles, quand Meknès peine à consolider sa position sur la carte touristique nationale.</p>
<p>Chômage et déclassement économique.</p>
<p>Dans la région Fès-Meknès, le taux de chômage des jeunes dépasse régulièrement les moyennes nationales urbaines.</p>
<p>L’absence de grands projets industriels ou technologiques structurants accentue l’exode des compétences. Chaque départ de jeune diplômé est un capital humain perdu. Chaque commerce qui ferme dans le centre-ville est un signal d’alerte supplémentaire.</p>
<p>Une gouvernance fragmentée.</p>
<p>Les tensions politiques locales, les rivalités partisanes et les soupçons de malversations ont produit un effet délétère :<br />
● Décisions retardées.<br />
● Projets gelés.<br />
● Méfiance généralisée.</p>
<p>L’exemple ancien de l’affaire impliquant l’ex-président du conseil communal, le défunt Aboubakr Belkora, a durablement marqué la mémoire collective. Même lorsque la justice suit son cours, l’impact politique demeure.</p>
<p>Meknès mérite mieux.</p>
<p>Une ville impériale ne peut vivre dans la nostalgie. Elle doit investir, planifier, anticiper.</p>
<p>Meknès a besoin :<br />
● D’un audit financier public et transparent.<br />
● D’un plan pluriannuel d’investissement priorisant voirie, propreté et patrimoine.<br />
● D’une gouvernance stable, au-dessus des calculs partisans.<br />
● D’un pacte local associant élus, société civile et opérateurs économiques.</p>
<p>L’histoire nous a légué des remparts. Mais les remparts ne suffisent plus à protéger une ville contre l’immobilisme.</p>
<p>Meknès ne souffre pas d’un manque d’atouts.</p>
<p>Elle souffre d’un manque de cap.</p>
<p>Il est temps que les élus comprennent que gérer une ville impériale n’est pas administrer un budget, mais porter une vision.</p>
<p>Meknès mérite un sursaut.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Meknès… une ville riche en histoire, pauvre en visiteurs</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/202471</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 09:00:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[meknès]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Meknès n’est ni une ville pauvre en mémoire, ni avare en témoignages architecturaux, ni marginale dans l’histoire de l’État marocain. Ville impériale par excellence, elle est née du pouvoir et de la souveraineté, entourée de remparts majestueux, ornée de Bab Mansour, de greniers monumentaux, de palais, et située à proximité immédiate de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-200576" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>Meknès n’est ni une ville pauvre en mémoire, ni avare en témoignages architecturaux, ni marginale dans l’histoire de l’État marocain. Ville impériale par excellence, elle est née du pouvoir et de la souveraineté, entourée de remparts majestueux, ornée de Bab Mansour, de greniers monumentaux, de palais, et située à proximité immédiate de Volubilis et de Moulay Idriss Zerhoun.</p>
<p>Et pourtant, une question s’impose avec insistance : pourquoi Meknès demeure-t-elle faiblement fréquentée et structurellement fragile sur le plan du séjour touristique ?</p>
<p>Le paradoxe est saisissant : un patrimoine exceptionnel, mais un flux touristique limité.</p>
<p>Ce dysfonctionnement ne saurait être réduit à une cause unique. Il résulte d’un enchevêtrement de déséquilibres structurels dans la conception même du tourisme et dans la manière de gérer la ville comme destination et non comme simple lieu de passage.</p>
<p>Quand les chiffres parlent… par leur silence.</p>
<p>En l’absence de données officielles récentes et détaillées propres à la ville de Meknès, plusieurs indicateurs disponibles suggèrent que le taux moyen d’occupation des établissements hôteliers ne dépasse guère 30 à 35 % sur l’ensemble de l’année, avec une légère hausse au printemps et une forte contraction hors saison.</p>
<p>Plus préoccupant encore, la majorité des visiteurs de Meknès sont :</p>
<p>● soit des touristes de passage, en provenance de Fès ou en route vers Volubilis ;</p>
<p>● soit des visiteurs à la journée, sans nuitée, privant ainsi la ville de la véritable valeur ajoutée économique du tourisme.</p>
<p>À l’inverse, d’autres villes historiques enregistrent des durées moyennes de séjour comprises entre deux et quatre nuitées, un écart décisif entre une ville touristique vivante et une ville-musée silencieuse.</p>
<p>Où se situe le dysfonctionnement ?</p>
<p>Le problème ne réside pas dans le patrimoine. Meknès ne manque pas d’histoire ; elle souffre plutôt de l’incapacité à transformer cette histoire en expérience touristique intégrée.</p>
<p>Une offre hôtelière qualitative insuffisante</p>
<p>La ville pâtit d’un déficit en hôtels de catégorie intermédiaire et supérieure, ainsi que d’un manque de riads correctement structurés. Résultat : le visiteur, notamment étranger, préfère séjourner à Fès et effectuer une excursion à Meknès.</p>
<p>Une expérience touristique fragmentée</p>
<p>Absence de parcours clairement définis, manque de narration unifiée, quasi-inexistence d’animations nocturnes ou culturelles capables de retenir le visiteur une nuit supplémentaire.</p>
<p>Un déficit chronique de promotion</p>
<p>Meknès est faiblement visible dans les campagnes internationales, discrète sur les plateformes numériques, comme si elle n’avait pas encore trouvé sa voix dans un marché touristique hautement concurrentiel.</p>
<p>L’absence d’événements structurants</p>
<p>Une ville sans festival de référence, sans saison touristique clairement identifiée, est une ville condamnée à l’atonie en dehors de périodes ponctuelles.</p>
<p>De ville de passage à destination de séjour</p>
<p>L’enjeu n’est pas tant d’augmenter le nombre de visiteurs que de prolonger leur durée de séjour. Cela passe nécessairement par :</p>
<p>● le renforcement de l’offre d’hébergement de qualité ;</p>
<p>● la création de parcours thématiques (Meknès ismaélienne, Meknès spirituelle, Meknès agricole) ;</p>
<p>● l’intégration de Volubilis et de Zerhoun dans une offre territoriale cohérente ;</p>
<p>● le développement d’animations nocturnes et d’événements culturels réguliers ;</p>
<p>● l’amélioration globale de l’accueil, des services et de la médiation culturelle.</p>
<p>Conclusion</p>
<p>Meknès n’a pas besoin d’une nouvelle découverte, mais d’une nouvelle volonté politique et stratégique. Une volonté capable de transformer son patrimoine en levier économique durable, et non en simple capital symbolique.</p>
<p>Car une ville qui ne retient pas ses visiteurs se condamne elle-même à rester en marge de la carte touristique, aussi prestigieuse que soit son histoire.</p>
<p>Meknès possède tout… sauf la décision ferme d’être une véritable destination touristique. Et c’est là que réside le véritable défi.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les lundis de Mohamed KHOUKHCHANI. Meknès et les politiques sociales oubliées : chronique d’un territoire relégué</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/202202</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 07:03:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[meknès]]></category>
		<category><![CDATA[une ville impériale reléguée]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Meknès, la grande absente des priorités sociales Meknès ne manque ni d’histoire, ni de symboles, ni de capital humain. Ce qui lui fait défaut, depuis des décennies, c’est une place claire dans les politiques sociales nationales. Coincée entre Fès, Rabat et les grands pôles touristiques et économiques du Royaume, la cité ismaïlienne &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-200576" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>Meknès, la grande absente des priorités sociales</p>
<p>Meknès ne manque ni d’histoire, ni de symboles, ni de capital humain. Ce qui lui fait défaut, depuis des décennies, c’est une place claire dans les politiques sociales nationales. Coincée entre Fès, Rabat et les grands pôles touristiques et économiques du Royaume, la cité ismaïlienne semble condamnée à une forme de marginalité silencieuse, où les besoins sociaux s’accumulent plus vite que les réponses publiques.</p>
<p>La protection de l’enfance, la lutte contre la précarité urbaine, l’accompagnement des femmes vulnérables ou encore la prise en charge des personnes sans abri y ont longtemps reposé sur des initiatives locales, souvent isolées, parfois héroïques, mais rarement soutenues à la hauteur des enjeux.</p>
<p>Avant l’État, la société civile : quand Meknès se débrouillait seule</p>
<p>Avant l’arrivée des dispositifs publics structurés, Meknès a vécu une réalité sociale brutale : enfants en situation de rue, abandon scolaire massif, pauvreté féminine, familles éclatées, quartiers périphériques laissés à eux-mêmes.</p>
<p>Face à cette situation, la réponse ne vint pas d’abord de l’État, mais de la société civile, et plus précisément de femmes engagées, conscientes que l’inaction institutionnelle produisait des drames humains quotidiens.</p>
<p>La Fondation Rita Maria Zniber s’impose ici comme une référence majeure. En investissant durablement dans la protection de l’enfance et l’accompagnement social, elle a posé les bases d’un travail de fond : hébergement, suivi éducatif, soutien psychosocial, insertion progressive. Une action discrète, mais constante, là où les politiques publiques tardaient à se matérialiser.</p>
<p>Autour de cette fondation, d’autres associations locales ont œuvré dans l’ombre, avec peu de moyens mais une connaissance fine du terrain. Meknès est ainsi devenue, malgré elle, un laboratoire social non reconnu, où l’innovation naissait de la nécessité.</p>
<p>Protection de l’enfance : une urgence structurelle longtemps ignorée</p>
<p>La question de l’enfance vulnérable à Meknès n’a jamais été marginale. Elle a simplement été invisibilisée. Enfants livrés à la rue, mineurs en conflit avec la loi, filles exposées à la violence domestique, enfants privés de scolarité : les signaux d’alerte étaient là, constants.</p>
<p>Pourtant, jusqu’aux années 2000, aucune politique publique locale cohérente ne permettait une prise en charge globale. L’absence de coordination entre acteurs, le manque de centres spécialisés et la faiblesse de l’accompagnement post-prise en charge ont longtemps aggravé les situations au lieu de les résoudre.</p>
<p>Cette carence rappelle une vérité dérangeante : la pauvreté sociale de Meknès n’est pas naturelle, elle est produite par des choix politiques.</p>
<p>Le tournant Skali : reconnaissance tardive, structuration incomplète</p>
<p>L’arrivée de Nezha Skali au ministère du Développement social marque un tournant. Pour la première fois, l’État reconnaît officiellement la nécessité de dispositifs territorialisés de protection sociale, notamment pour les enfants et les femmes en situation de vulnérabilité.</p>
<p>La création du Complexe de Protection Sociale Ibtissama à Meknès s’inscrit dans cette logique. Elle constitue une avancée indéniable : centralisation des services, prise en charge multidimensionnelle (sociale, psychologique, juridique), reconnaissance du travail associatif.</p>
<p>Mais cette structuration arrive tard et reste fragile. À Meknès, les besoins dépassent largement les capacités du complexe. Les ressources humaines sont limitées, les moyens financiers contraints et la coordination avec les associations demeure inégale.</p>
<p>L’État est présent, certes, mais souvent en gestion de l’urgence, rarement dans une logique de prévention et d’anticipation.</p>
<p>Territoire relégué, politiques fragmentées</p>
<p>Le cas de Meknès illustre un problème plus large : l’absence d’une vision territoriale équitable des politiques sociales. Les grandes métropoles concentrent investissements, expérimentations et visibilité médiatique, tandis que des villes intermédiaires comme Meknès accumulent les retards.</p>
<p>Cette marginalisation a un coût humain :<br />
● décrochage scolaire chronique,<br />
reproduction intergénérationnelle de la précarité,<br />
● fragilisation du lien social,<br />
● perte de confiance dans les institutions.</p>
<p>Les politiques sociales, lorsqu’elles existent, sont souvent fragmentées, sectorielles, déconnectées des réalités locales.</p>
<p>Meknès peut-elle redevenir un territoire pilote ?</p>
<p>La question n’est pas de savoir si Meknès mérite mieux, mais si le pays peut se permettre de continuer à l’ignorer. La ville dispose d’atouts réels : tissu associatif expérimenté, cadres compétents, connaissance accumulée des problématiques sociales.</p>
<p>Ce qu’il manque, c’est :<br />
● une volonté politique territorialisée,<br />
● un financement stable et pluriannuel,<br />
● une vraie politique de prévention sociale,<br />
● et une reconnaissance du rôle central de la société civile comme partenaire, non comme simple exécutant.</p>
<p>Conclusion : réparer l’oubli</p>
<p>Meknès n’a pas besoin de discours compassionnels. Elle a besoin de politiques publiques justes, cohérentes et durables. La protection de l’enfance, la lutte contre la précarité et l’accompagnement social ne doivent plus dépendre uniquement de la bonne volonté associative.</p>
<p>Comme l’a montré l’histoire de Mary Ellen Wilson, à Meknès les sociétés sont jugées à la manière dont elles protègent leurs plus vulnérables.</p>
<p>À force d’oublier Meknès, c’est une partie de notre responsabilité collective que nous ajournons.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Meknès marginalisée : qui relègue la ville impériale hors de la carte du développement ?</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/202013</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 09:59:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[meknès]]></category>
		<category><![CDATA[ville impériale]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed Khoukhchani Meknès ne se contente plus de se plaindre en silence. Elle pose désormais une question politique et territoriale directe : qui marginalise Meknès ? Ville impériale au riche héritage historique, dotée d’un emplacement stratégique et d’un capital symbolique indéniable, elle semble pourtant aujourd’hui exclue des grandes dynamiques de développement dont ont bénéficié &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed Khoukhchani</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-200576" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>Meknès ne se contente plus de se plaindre en silence. Elle pose désormais une question politique et territoriale directe : qui marginalise Meknès ?</p>
<p>Ville impériale au riche héritage historique, dotée d’un emplacement stratégique et d’un capital symbolique indéniable, elle semble pourtant aujourd’hui exclue des grandes dynamiques de développement dont ont bénéficié d’autres villes, telles que Fès, Tanger ou Marrakech.</p>
<p>La comparaison est sans appel. Infrastructures sportives d’envergure, équipements touristiques structurants, palais des congrès, pôles d’exposition : autant de réalisations qui ont transformé ces villes en locomotives régionales, alors que Meknès demeure en marge de ces investissements structurants. En dehors de la construction de la prison de Toulal, répondant à des normes modernes en matière de droits humains, et du nouveau tribunal de première instance à Hamria, il est difficile d’identifier des projets majeurs capables d’impulser une véritable dynamique de développement local.</p>
<p>Une marginalisation sans décret</p>
<p>La mise à l’écart de Meknès ne résulte ni d’une décision officielle, ni d’un discours politique assumé. Elle procède d’un cumul d’exclusions silencieuses : absence d’infrastructures sportives aptes à accueillir des compétitions nationales ou internationales, insuffisance criante de l’offre hôtelière, au point que la ville ne dispose pas d’établissements capables d’héberger dignement les participants officiels au Salon international de l’agriculture, fragilité chronique des infrastructures dédiées aux foires et expositions, malgré le rayonnement international de l’événement.</p>
<p>D’où une interrogation centrale : comment expliquer que le Maroc organise son principal salon agricole international dans une ville dépourvue d’un véritable parc d’expositions aux standards internationaux ?</p>
<p>Le paradoxe du Salon international de l’agriculture</p>
<p>Le Salon international de l’agriculture de Meknès constitue une vitrine internationale du Royaume, rassemblant des exposants venus de plusieurs continents et mobilisant des budgets conséquents. Pourtant, son organisation repose chaque année sur des installations provisoires, fondées sur la location récurrente de chapiteaux et autre matériel. Une situation qui soulève de lourdes interrogations : pourquoi aucun parc d’expositions permanent n’a-t-il été construit à ce jour ? qui tire réellement profit de la reconduction annuelle de ces contrats de location ?<br />
pour quelle raison les fonds publics sont-ils consacrés à des solutions temporaires, plutôt qu’à un investissement durable générateur de valeur ajoutée pour la ville et la région ?</p>
<p>Ce choix récurrent ne peut être réduit à un simple manque de moyens. Il pose clairement la question de la gouvernance, de la hiérarchisation des priorités et, potentiellement, de conflits d’intérêts.</p>
<p>Absence de vision ou faiblesse du plaidoyer local ?</p>
<p>Les responsabilités sont ici multiples et imbriquées : une responsabilité centrale, liée à l’exclusion de Meknès des grandes cartes nationales de l’investissement public, une responsabilité régionale et locale, marquée par la faiblesse du plaidoyer politique et l’absence de pression institutionnelle efficace, et une responsabilité des élites locales, trop souvent cantonnées à la gestion du quotidien, au détriment de la défense stratégique de la place de la ville dans l’équation nationale du développement.</p>
<p>Meknès n’a jamais été une ville sans atouts. Elle est progressivement devenue une ville sans priorité.</p>
<p>Meknès n’est pas périphérique, elle est marginalisée. La nuance est essentielle. Meknès ne souffre ni d’un déficit historique, ni d’un manque de ressources humaines, ni d’une faiblesse géographique. Elle souffre d’un déficit de décision politique, d’un traitement secondaire durablement installé.</p>
<p>La persistance de cette situation ne nuit pas seulement à Meknès. Elle fragilise la crédibilité même des politiques territoriales et vide de leur substance les discours sur l’équité spatiale et la justice territoriale.</p>
<p>Conclusion</p>
<p>La question n’est donc plus de savoir si Meknès est marginalisée, mais jusqu’à quand cette marginalisation va perdurer, et qui aura le courage politique d’y mettre un terme. Car une ville qui accueille un salon international majeur sans disposer d’un parc d’expositions permanent, qui reçoit des délégations étrangères sans capacité hôtelière adéquate, n’est pas une ville pauvre en ressources, mais une ville victime d’un déficit de vision et de volonté.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Meknès respire théâtre&#8230;</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/170604</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Siham Naciri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2024 15:47:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[meknès]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=170604</guid>

					<description><![CDATA[Du 11 au 15 décembre courant, la ville de Meknès se transformera en scène géante pour accueillir « les théâtres du monde », annonce « Masrah Chamate », à l’origine de ce festival. Prendront part à cet événement, des artistes du Maroc, du Burkina Faso, de France, d’Espagne, de Tunisie, de Syrie et d’Irak. Trois professionnels de la scène &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Du 11 au 15 décembre courant, la ville de Meknès se transformera en scène géante pour accueillir « les théâtres du monde », annonce « Masrah Chamate », à l’origine de ce festival.</p>
<p>Prendront part à cet événement, des artistes du Maroc, du Burkina Faso, de France, d’Espagne, de Tunisie, de Syrie et d’Irak.</p>
<p>Trois professionnels de la scène nationale seront mis à l’honneur lors de cette édition, il s’agit de Driss Rokh, Wassila Sobhi, et Abdelhak Belmjahad.</p>
<p>Outre les représentations théâtrales prévues dans les salles du Centre culturel Mohamed Mannouni et l’Institut français de Meknès, la programmation compte des ateliers de formation aux arts de la scène et des rencontres ouvertes notamment avec le romancier et dramaturge Rachid Benzine, le metteur en scène irakien Kadem Nassar et l’actrice et écrivaine burkinabé Olivia Ouedraogo.</p>
<p>La cérémonie d’ouverture de cette grand-messe artistique, prévue le mercredi 11 décembre à 18 heures au Centre culturel Mohamed Mannouni, sera haute en couleurs et en rythmes et sera clôturée par une représentation de la pièce «Jidar» (Mur) de la troupe  « (أرض الشاون للتقافات) » (Chaouen terre de cultures), sur une mise en scène de l’artiste Yassine Ahajjam.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Agropolis de Meknès: un marché de gros régional dans le pipe</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/127113</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 09:48:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[ÉCONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[fruits et légumes]]></category>
		<category><![CDATA[marché de gros]]></category>
		<category><![CDATA[meknès]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=127113</guid>

					<description><![CDATA[Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Mohammed Sadiki et le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour ont présidé, mercredi à Meknès, la cérémonie de signature d’une convention cadre relative à la construction d’un marché de gros régional des fruits et légumes de nouvelle &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="item_article" class="content_sigle_article">
<div class="box-taxo skin6">
<div class="body single_act" data-actitle="Bientôt un nouveau marché de gros des fruits et légumes à Meknès" data-acdossier="Société et Régions">
<p>Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Mohammed Sadiki et le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour ont présidé, mercredi à Meknès, la cérémonie de signature d’une convention cadre relative à la construction d’un marché de gros régional des fruits et légumes de nouvelle génération à l’Agropolis de Meknès.</p>
<p>&nbsp;</p>

<a href='https://lecollimateur.ma/127113/agropolis-2-2'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/08/agropolis-2-150x150.jpeg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/08/agropolis-2-150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/08/agropolis-2-300x300.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/08/agropolis-2-125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/127113/agropolis-2'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/08/agropolis--150x150.jpeg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/08/agropolis--150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/08/agropolis--300x300.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/08/agropolis--125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>

</div>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="item_article" class="content_sigle_article">
<div class="box-taxo skin6">
<div class="body single_act" data-actitle="Bientôt un nouveau marché de gros des fruits et légumes à Meknès" data-acdossier="Société et Régions">
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette initiative vise à renforcer les infrastructures et les capacités de distribution des produits agricoles dans la région. La convention a été signée par les deux ministres, le Wali de la région Fès-Meknès, le Président du Conseil régional de Fès-Meknès, le Gouverneur de la Préfecture de Meknès et le Gouverneur de la Province d’El Hajeb.</p>
<p><strong>Mise à niveau de l&rsquo;abattoir communal de Meknès</strong></p>
<p>Cette cérémonie a également été marquée par la signature d&rsquo;une convention concernant la mise à niveau de l’abattoir communal de Meknès. Elle vise à améliorer les conditions de production, de stockage, de contrôle et de distribution des viandes rouges, tout en respectant les normes d’hygiène et d’environnement. La signature de cette convention a également été présidée par le Ministre, en présence du Gouverneur de la Préfecture de Meknès, du Président du Conseil régional de Fès-Meknès et du Président du Conseil communal de Meknès.</p>
<p>Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la stratégie Génération Green et de sa déclinaison territoriale pour la restructuration et la modernisation des circuits de commercialisation des produits agricoles. Ils visent à renforcer la position de Meknès en tant que pôle agricole d’excellence dans la région.</p>
<p>La stratégie Génération Green prévoit la mise en place de 120 abattoirs modernes et la création de 12 marchés de gros pour les fruits et légumes de nouvelle génération d’ici 2030. Ces initiatives répondront aux normes sanitaires en vigueur et aux attentes des consommateurs en matière de qualité des produits agricoles.</p>
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		<title>Après trois ans d&#8217;absence, le SIAM fait son grand retour</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Dec 2022 11:36:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Salon International de l&#8217;Agriculture au Maroc (SIAM) se tiendra du 02 au 07 mai prochain à Meknès sous le thème « Génération Green: Pour une souveraineté alimentaire durable », a annoncé le ministère de l&#8217;Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts. Organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Salon International de l&rsquo;Agriculture au Maroc (SIAM) se tiendra du 02 au 07 mai prochain à Meknès sous le thème « Génération Green: Pour une souveraineté alimentaire durable », a annoncé le ministère de l&rsquo;Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts. Organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, après une absence de trois années pour les considérations sanitaires liées au Covid-19, la prochaine édition du SIAM accueillera le Royaume-Uni comme pays à l’honneur, indique le ministère dans un communiqué.</p>
<p>Déployé sur une superficie de 18 ha dont 11 ha couverts, le SIAM, qui compte parmi les plus grands événements de l’Afrique dédiés à l’agriculture et aux acteurs du secteur agricole, devrait accueillir 900.000 visiteurs, 1400 exposants et 65 pays participants, note le ministère.</p>
<p>Le Salon sera organisé autour de 10 pôles différents (Régions, institutionnels et sponsors, international, produits du terroir, machinisme, produits, agrofourniture, élevage, provendiers, nature et vie) et va abriter près de 40 conférences sur différentes thématiques en relation avec le thème de l’édition et avec les actualités agricoles.</p>
<p>Le choix du Royaume-Uni reflète l’excellence des relations ancestrales qui lient les deux pays et offre aux participants une belle opportunité pour découvrir et explorer la richesse et la diversité de l’agriculture britannique.</p>
<p>Et de relever que l’Association du Salon International de l’Agriculture du Maroc (SIAM) a tenu, mardi à Rabat, son Conseil d’administration sous la présidence du ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, Mohammed Sadiki, en présence du Président de l’Association, Noureddine Boutayeb et des membres du Conseil d’administration. Le Conseil a fait le point sur la dernière édition du SIAM tenue en 2019, qui avait attiré 850.000 visiteurs et 595 journalistes représentant les médias nationaux et internationaux. Elle avait accueilli la Suisse comme pays à l’honneur et connu l’organisation de 35 conférences et la signature de 42 conventions, rappelle-t-on.</p>
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