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	<title>marocophobie &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>marocophobie &#8211; Le collimateur</title>
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	<item>
		<title>Quand le stade trahit l’esprit : la guerre des absences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 13:24:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Mondial 2026. Dima Maghrib]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI La Coupe du Monde, promesse de communion universelle, se heurte au poison des rivalités politiques. Jamais cette contradiction n’est plus criante que dans le fossé qui se creuse entre l’Algérie et le Maroc, où le football est devenu le miroir grossissant d’une hostilité systématique. Le cas du quart de finale Maroc-France, ce &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>La Coupe du Monde, promesse de communion universelle, se heurte au poison des rivalités politiques. Jamais cette contradiction n’est plus criante que dans le fossé qui se creuse entre l’Algérie et le Maroc, où le football est devenu le miroir grossissant d’une hostilité systématique. Le cas du quart de finale Maroc-France, ce soir, en est l’illustration la plus édifiante.</strong></p>
<p><strong>Le silence assourdissant des médias algériens.</strong></p>
<p><strong>L’animosité a franchi un cap : les médias officiels algériens ont tout simplement décidé d’ignorer l’existence de ce choc. Aucune analyse, aucun commentaire, pas même une mention de la rencontre. Ce black-out n’est pas un oubli, mais une stratégie : refuser de reconnaître le succès du voisin. Selon une analyse de Twala, ce match est vécu en Algérie comme « une prise d’otage affective », et le silence est perçu comme un refuge : « on va éviter. Non par grandeur d’âme, mais pour ne pas finir la soirée à insulter une télé » .</strong></p>
<p><strong>Cette politique de l’autruche est symptomatique. La presse algérienne n’a jamais mâché ses mots contre les succès marocains, criant au « scandale » et à la « crédibilité de la CAF » après un titre des Lions de l’Atlas . Cette fois, l’arme choisie est le silence, une tentative de nier la réalité d’une nation voisine qui brille sur la scène mondiale.</strong></p>
<p><strong>Quand la haine sort du cadre.</strong></p>
<p><strong>Cette animosité ne reste pas confinée aux bureaux de rédaction. Elle éclate dans la rue, en France comme ailleurs, où des « individus d’origine algérienne » ont été filmés en train d’arracher, de brûler et de déchirer publiquement le drapeau marocain . L’ambassade du Maroc à Paris a porté plainte pour « outrage au drapeau et incitation à la haine », dénonçant également des agressions verbales contre des femmes et des enfants arborant le maillot marocain.</strong></p>
<p><strong>Ces actes, perpétrés au soir de la qualification du Maroc, ne sont pas des faits divers. Ils sont le prolongement d’une guerre symbolique où les Algériens « détestent la réussite de leur voisin marocain ». Le sport, qui devrait rassembler, devient le prétexte à la vindicte contre tout ce qui représente la souveraineté marocaine.</strong></p>
<p><strong>Un double reniement.</strong></p>
<p><strong>Cette animosité manifeste est un double reniement. Elle trahit l’esprit sportif, transformant le rival en ennemi à abattre, et elle contredit les préceptes de la foi musulmane, qui érige le bon voisinage en devoir sacré.</strong></p>
<p><strong>Le football ne crée pas la haine ; il la révèle. Et ce qu’il révèle aujourd’hui est une blessure profonde. Il est urgent de rappeler que derrière le tumulte des réseaux sociaux et le silence des médias, les peuples aspirent à la paix. Comme l’espérait le Roi Mohammed VI, il est temps d’ouvrir « une nouvelle page, fondée sur la confiance, la fraternité et le bon voisinage » .</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Choc Maroc &#8211; France ou quand « l’idiovisuel » algérien se voile la face </title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215507</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 11:41:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Mondial 2026. Dima Maghrib]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[marocophobie]]></category>
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					<description><![CDATA[La télé algérienne, vous ne le savez que trop, s’est fait une spécialité des intrigues risibles (à défaut d’être drôles). Sauf qu’elle a franchi un nouveau seuil critique dans le registre de l’absurde et du pathétique en zappant du tableau complet des quarts de finale, le choc Maroc &#8211; France, prévu ce jeudi soir au &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La télé algérienne, vous ne le savez que trop, s’est fait une spécialité des intrigues risibles (à défaut d’être drôles). Sauf qu’elle a franchi un nouveau seuil critique dans le registre de l’absurde et du pathétique en zappant du tableau complet des quarts de finale, le choc Maroc &#8211; France, prévu ce jeudi soir au Gillette Stadium de Boston. Par on ne sait quel enchantement, les équipes qualifiées pour les quarts sont réduites à six (Espagne &#8211; Belgique, Norvège &#8211; Angleterre, Argentine &#8211; Suisse). </strong></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="rtl" lang="ar">الإعلام الجزائري.. إلى الواقع ما عجبكش بدلو في المونطاج<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/203c.png" alt="‼" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p>يبدو أن القناة الجزائرية الثالثة اكتشفت أخيرا نظرية جديدة في الإعلام الرياضي: إذا لم يعجبك فريق احذفه من الرسم البياني!! بسيطة ولا تحتاج إلى مدرب ولا إلى محلل رياضي، فقط يكفي مصمم « غرافيك » يملك خيالا أوسع من قوانين الفيفا… <a href="https://t.co/rd0u4hAc2d">pic.twitter.com/rd0u4hAc2d</a></p>
<p>— <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4e2.png" alt="📢" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/270d-1f3fb.png" alt="✍🏻" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f9ea.png" alt="🧪" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f469-200d-2695-fe0f.png" alt="👩‍⚕️" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f9f9.png" alt="🧹" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> تِرياق السموم (@Lina_Jawhari) <a href="https://x.com/Lina_Jawhari/status/2075136741988499560?ref_src=twsrc%5Etfw">July 9, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong>A cette omission délibérée, vous en conviendrez, il n’y a aucun secret. A part cette peur obsessionnelle , cette jalousie maladive, incurable semble-t-il, que le régime des généraux en carton a développée envers le Maroc. Une maroc-ïte aiguë et peut-être irrémédiable.</strong></p>
<p><strong>Les médias à coloration vert-kaki passent toutefois tout leur temps à parler et « casser du Marocain », tant et si bien que leur haine du voisin a été subitement transformée en « sport national » en Algérie.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>On comprend dès lors mieux pourquoi la médiasphère algérienne passe à la trappe tout exploit venant du Maroc, il est souvent perçu comme une « menace », voire une « agression » à l&rsquo;autre bout de notre frontière Est. </strong></span></p>
<p><strong>Mais que le voisin (d&rsquo;en rire) se rassure! On ne peut cacher le soleil avec un tamis, pour reprendre une expression chère à mes compatriotes. Les combines ridicules ourdies dans les bureaux glauques et nauséabonds de ce régime failli n&#8217;empêcheront pas le Maroc de poursuivre sa marche résolue vers le progrès. </strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« On va les frapper, les gazer et les jeter dans le Vieux-Port »: les graves menaces d&#8217;un tiktokeur algérien à l&#8217;encontre des Marocains de Marseille</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215461</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 19:27:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Mondial 2026. Dima Maghrib]]></category>
		<category><![CDATA[Algériens de France]]></category>
		<category><![CDATA[marocophobie]]></category>
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					<description><![CDATA[« Marseille est à nous, on va les frapper, les gazer et les jeter dans le Vieux-Port ». C’est ce qu’a proféré un TikTokeur algérien (pseudo : yassinetayara94) en prévision du match France- Maroc, programmé ce jeudi 9 juillet, à 22 heures. نداء إلى جميع المغاربة المقيمين في فرنسا إخواني وأخواتي، تم تداول فيديو على &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« Marseille est à nous, <span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">on va les frapper, les gazer et les jeter dans le Vieux-Port ». C’est ce qu’a proféré un TikTokeur algérien (pseudo : yassinetayara94) en prévision du match </span><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3 r-b88u0q">France- Maroc, programmé ce jeudi 9 juillet, à 22 heures.</span></strong></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="rtl" lang="ar">نداء إلى جميع المغاربة المقيمين في فرنسا</p>
<p>إخواني وأخواتي،<br />
تم تداول فيديو على مواقع التواصل الاجتماعي يتضمن دعوات تحرض على الاعتداء على المغاربة خلال الاحتفالات. هناك أشخاص قد يتنكرون بارتداء قمصان المنتخب المغربي لإثارة الفوضى والاعتداء على المحتفلين.</p>
<p>لذلك ندعوكم إلى:<br />
&#8211; توخي… <a href="https://t.co/hNBdIKRaM4">pic.twitter.com/hNBdIKRaM4</a></p>
<p>— Mahdi Baladi (@MahdiBaladi) <a href="https://x.com/MahdiBaladi/status/2074646487162618111?ref_src=twsrc%5Etfw">July 8, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong>Ces menaces, si graves soient-elles, ne semblent toutefois pas être prises au sérieux par les autorités françaises puisque leur auteur court toujours et que des appels sont lancés simultanément à l&rsquo;intention d&rsquo;autres algériens pour s&rsquo;infiltrer dans d&rsquo;éventuelles manifestations de joie avec des maillots marocains pour semer la pagaille et créer la confusion, notamment à Paris et Marseille.  </strong></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr">Soyez prudents les Marocains de France,les <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1e9-1f1ff.png" alt="🇩🇿" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />vont acheter des Maillots et drapeaux du Maroc, ils vont se faire passer pour des Marocains après le match Maroc France pour commettre des actes de vandalisme et vol pour salir l&rsquo;image du Marocains<a href="https://x.com/AmbaMarocFrance?ref_src=twsrc%5Etfw">@AmbaMarocFrance</a> <a href="https://x.com/MarocDiplomatie?ref_src=twsrc%5Etfw">@MarocDiplomatie</a> <a href="https://t.co/m2TC4jsErY">pic.twitter.com/m2TC4jsErY</a></p>
<p>— Farah.La (@peace_3_6_5) <a href="https://x.com/peace_3_6_5/status/2074434910358561053?ref_src=twsrc%5Etfw">July 7, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong>Pour rappel, un <a href="https://lecollimateur.ma/215336">incident</a> grave a secoué les rues d’Aubervilliers, en région parisienne, dans la soirée du 4 juillet 2026, suite à la victoire du Maroc contre le Canada (3-0), en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Des individus algériens, par frustration et jalousie manifeste, ont déchiré et brûlé le drapeau national sous l’œil des caméras tout en prenant violemment à partie des femmes portant le maillot du Maroc, accompagnées d&rsquo;enfants en bas âge. “Donnez-lui des bananes, le Marocain est un animal”, ont-ils proféré. </strong></p>
<p><strong>Face à ces graves dérapages, l&rsquo;ambassade du Maroc en France a <a href="https://lecollimateur.ma/215340">saisi</a> les autorités compétentes et déposé une plainte afin que les auteurs de ces faits répondent de leurs actes, conformément à la loi. </strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Graves dérives algériennes à Aubervilliers: l&#8217;ambassade du Maroc en France saisit la justice (communiqué)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215340</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 16:54:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[marocophobie]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un communiqué publié ce lundi, l&#8217;ambassade du Royaume du Maroc en France a annoncé avoir déposé une plainte après qu&#8217;un drapeau marocain a été « arraché, brûlé et déchiré publiquement », dans la soirée du 4 juillet 2026 à Aubervilliers, en région parisienne, par « des individus d&#8217;origine algérienne ». #CDM2026 Outrage au drapeau et incitation &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un communiqué publié ce lundi, l&rsquo;ambassade du Royaume du Maroc en France a annoncé avoir déposé une plainte après qu&rsquo;un drapeau marocain a été « arraché, brûlé et déchiré publiquement », dans la soirée du 4 juillet 2026 à Aubervilliers, en région parisienne, par « des individus d&rsquo;origine algérienne ».</strong></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr"><a href="https://x.com/hashtag/CDM2026?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#CDM2026</a><br />
Outrage au drapeau et incitation à la haine:<br />
L&rsquo;Ambassade du Maroc porte plainte (Communiqué) et condamne avec la plus grande fermeté les incidents graves et indignes survenus dans la soirée du 4 juillet 2026 dans le quartier des Quatre-Chemins, à Aubervilliers -93-… <a href="https://t.co/kAUDLfRtX1">pic.twitter.com/kAUDLfRtX1</a></p>
<p>— Ambassade du Royaume du Maroc en France <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> (@AmbaMarocFrance) <a href="https://x.com/AmbaMarocFrance/status/2074150697294008686?ref_src=twsrc%5Etfw">July 6, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong>La représentation diplomatique marocaine a qualifié de « graves » et « indignes » ces incidents survenus dans le quartier des Quatre-Chemins (Seine-Saint-Denis). « <i>Plusieurs éléments, documentés et authentifiés, montrent le drapeau du Royaume du Maroc arraché, brûlé et déchiré publiquement par des individus scandant des slogans indiquant leur origine algérienne</i>», a-t-elle pointé. </strong></p>
<p><strong>Le communiqué fait également état d&rsquo;autres vidéos montrant que des femmes portant le maillot de l&rsquo;équipe nationale marocaine de football, accompagnées d&rsquo;enfants en bas âge, auraient été victimes d&rsquo;agressions verbales et de tentatives d&rsquo;intimidation.</strong></p>
<p><strong>Pour rappel, ce grave <a href="https://lecollimateur.ma/215336">dérapage</a> a été commis dans la foulée de la victoire du Maroc contre le Canada (3-0) en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. </strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Algérie, football et hostilité gratuite envers le Maroc. Gestion politique ou fuite du développement ?</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215093</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 13:28:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[marocophobie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=215093</guid>

					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Depuis l&#8217;indépendance de l&#8217;Algérie il y a plus de six décennies, la question centrale demeure : pourquoi le pays reste-t-il otage d&#8217;une gestion politique basée sur l&#8217;exploitation du football et l&#8217;alimentation de l&#8217;hostilité envers le Maroc, plutôt que sur l&#8217;essor économique et social attendu par le peuple ? Le football comme « opium » &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Depuis l&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie il y a plus de six décennies, la question centrale demeure : pourquoi le pays reste-t-il otage d&rsquo;une gestion politique basée sur l&rsquo;exploitation du football et l&rsquo;alimentation de l&rsquo;hostilité envers le Maroc, plutôt que sur l&rsquo;essor économique et social attendu par le peuple ?</strong></p>
<p><strong>Le football comme « opium » du peuple.</strong></p>
<p><strong>On ne peut nier qu&rsquo;en Algérie, le football a dépassé le simple cadre sportif pour devenir un outil politique par excellence. Les propos épiques tenus par les médias officiels, décrivant les joueurs de l&rsquo;équipe nationale comme des « héros », transforment les stades en arènes pour anesthésier les crises internes. Dans une économie rentière dépendante des hydrocarbures, le pays manque de bases démocratiques et de développement réel ; les victoires sportives surviennent alors comme des analgésiques temporaires pour masquer les échecs structurels tels que le chômage et l&rsquo;inflation. Des études confirment que de nombreux régimes politiques en Afrique, quelles que soient leurs orientations, maîtrisent l&rsquo;art d&rsquo;utiliser le football à leurs fins, que ce soit pour accroître leur popularité ou pour faire passer des messages politiques.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;hostilité envers le Maroc : complexe culturel et reliquat de guerre froide.</strong></p>
<p><strong>Ce qui est plus profond qu&rsquo;un simple différend frontalier, c&rsquo;est que l&rsquo;hostilité algérienne envers le Maroc semble enracinée dans une crise d&rsquo;identité culturelle. L&rsquo;Algérie, qui a perdu une partie de sa mémoire culturelle en raison de décennies, voire de siècles, de colonisation ottomane puis française, regarde le Maroc, qui a préservé son patrimoine, dans un mélange d&rsquo;admiration et de rancœur. Ce sentiment s&rsquo;est manifesté par une imitation continue de tout ce qui est marocain, de l&rsquo;architecture aux enseignements religieux.</strong></p>
<p><strong>Sur le plan politique, l&rsquo;origine du conflit remonte à la guerre des Sables de 1963, autour des frontières héritées de la colonisation, une guerre qui a laissé des blessures profondes dans les relations. Elle a ensuite évolué pour se concentrer sur le dossier du Sahara marocain, où l&rsquo;Algérie soutient le « polisario » face au Maroc. Cette hostilité, que le régime algérien considère comme partie intégrante de sa doctrine politique et militaire, est utilisée pour justifier des dépenses militaires colossales et reporter les réformes internes.</strong></p>
<p><strong>Le coût de la rupture : des pertes économiques considérables.</strong></p>
<p><strong>En contrepartie, la fermeture des frontières terrestres depuis 1994 et la rupture des relations diplomatiques à partir de 2021 sont des politiques extrêmement coûteuses. Les pertes pour les économies des deux pays ont été estimées à des dizaines de milliards d&rsquo;euros par an. Au lieu d&rsquo;une intégration régionale qui aurait pu permettre un développement commun, l&rsquo;Algérie a privilégié l&rsquo;isolement et l&rsquo;hostilité, privant ainsi les deux peuples des fruits d&rsquo;une coopération dans les domaines de l&rsquo;énergie, du commerce et de la libre circulation des personnes. Alors que les relations se tendaient au niveau officiel, les événements récents, comme les matchs de football entre supporters, ont montré une volonté populaire de rapprochement qui contraste vivement avec les politiques officielles.</strong></p>
<p><strong>Conclusion.</strong></p>
<p><strong>Le pari sur le football et l&rsquo;hostilité envers le Maroc reste deux cartes utilisées par les autorités algériennes, qui tirent profit des revenus des hydrocarbures pour les consacrer à des fins propagandistes et reporter les échéances du développement du pays. Mais la prise de conscience populaire grandissante, les transformations économiques mondiales et la pression croissante pour le développement rendent ces outils de plus en plus obsolètes. L&rsquo;avenir de l&rsquo;Algérie passe inévitablement par la construction d&rsquo;un État de droit et d&rsquo;institutions, par l&rsquo;investissement réel dans l&rsquo;humain, et par l&rsquo;ouverture d&rsquo;une nouvelle page avec son voisin marocain, fondée sur la coopération plutôt que sur les joutes contreproductives.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La marocophobie d&#8217;Alger : du Sahara au contrat de Roubaix, généalogie d&#8217;une obsession</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212636</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2026 12:28:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Allal KHEIREDDINE Quatre jeunes hommes écroués à Paris ce week-end, un tireur recruté pour la modique somme de dix mille euros, une messagerie cryptée, une « adresse » et une « consigne de tuer » : ce n&#8217;est pas le scénario d&#8217;un thriller transposé dans nos banlieues du Nord, mais la chronique judiciaire d&#8217;un &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Allal KHEIREDDINE</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212544" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/kher-780x470-1-768x463-1.jpeg" alt="" width="768" height="463" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/kher-780x470-1-768x463-1.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/kher-780x470-1-768x463-1-300x181.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></p>
<p>Quatre jeunes hommes écroués à Paris ce week-end, un tireur recruté pour la modique somme de dix mille euros, une messagerie cryptée, une « adresse » et une « consigne de tuer » : ce n&rsquo;est pas le scénario d&rsquo;un thriller transposé dans nos banlieues du Nord, mais la <a href="https://www.france24.com/fr/france/20260524-quatre-hommes-mis-en-examen-pour-tentative-de-meurtre-contre-l-opposant-alg%C3%A9rien-hichem-aboud">chronique judiciaire</a> d&rsquo;un échec, celui, en février 2025, d&rsquo;une opération commanditée à mille kilomètres de Roubaix, dans les antichambres d&rsquo;un pouvoir qui croit encore que l&rsquo;on peut, en Europe, faire taire un homme comme on bâillonne un journal.</p>
<p>Hichem Aboud, ancien membre des services de renseignement algériens, est un journaliste et opposant au gouvernement algérien. Réfugié en France, il devait mourir parce qu&rsquo;il parlait. Il n&rsquo;est pas mort parce que les exécutants, pâles épigones des méthodes russes, étaient amateurs, et qu&rsquo;à l&rsquo;amateurisme des bras se devine, presque toujours, l&rsquo;amateurisme des neurones.</p>
<p>Il faut prendre la mesure de ce que ce dérisoire dit du pouvoir qui l&rsquo;a ordonné. Lorsque Moscou frappe (Litvinenko à Londres, Skripal à Salisbury, Khangochvili au Tiergarten) la signature est froide, technique, presque chirurgicale : un polonium rare, un agent novitchok, un tireur du GRU rapatrié dans l&rsquo;heure. La sophistication abjecte n&rsquo;innocente rien, mais elle traduit la confiance d&rsquo;un appareil convaincu, à tort ou à raison, de sa propre maîtrise. Roubaix raconte un fiasco. Roubaix raconte un État qui sous-traite la mort à des bras cassés pommés à peine sortis de l’adolescence, payés au prix d&rsquo;un scooter d&rsquo;occasion, par messagerie cryptée, sans même s&rsquo;assurer que la cible se trouve à l&rsquo;adresse indiquée.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas la cruauté impériale qui parle ici ; c&rsquo;est la panique d&rsquo;une cour qui a perdu confiance dans ses propres relais, et qui confond encore la peur qu&rsquo;elle inspire chez ses sujets avec celle qu&rsquo;elle pourrait inspirer ailleurs. Le tueur à dix mille euros n&rsquo;est pas l&rsquo;envoyé d&rsquo;un État sûr de lui : c&rsquo;est la confession, dans la langue maladroite des intermédiaires, d&rsquo;un appareil qui n&rsquo;a plus les moyens de ses ambitions, ni l&rsquo;intelligence de ses peurs.</p>
<p>Pour Arendt, le totalitarisme se caractérise bien par l&rsquo;anéantissement de l&rsquo;espace public et l&rsquo;interdiction absolue de la moindre spontanéité ou parole libre, perçue comme un danger mortel pour la fiction idéologique du régime. À mesure que leur légitimité s&rsquo;effrite, ils étendent le cercle de leurs ennemis intimes, jusqu&rsquo;à ce que l&rsquo;opposant le plus lointain devienne aussi insupportable que le voisin de palier. C&rsquo;est exactement ce que dit le contrat sur la tête d&rsquo;Aboud : non pas que cet homme menace réellement le régime, un éditorialiste exilé à Roubaix ne renverse aucun appareil sécuritaire, mais qu&rsquo;il existe, et que cette existence en soi est devenue une source permanente d’inconfort intolérable. Là est le glissement proprement narcissique : le pouvoir paranoïaque ne supporte plus son double critique, parce qu&rsquo;il sait, obscurément, que ce double parle vrai.</p>
<p>Kohut nommait rage narcissique cette réaction disproportionnée du sujet blessé dans l&rsquo;image idéalisée qu&rsquo;il se faisait de lui-même. Le régime algérien, héritier d&rsquo;une légitimité révolutionnaire qu&rsquo;il a méthodiquement consumée, ressemble à cette figure clinique : tout ce qui lui renvoie l&rsquo;image d&rsquo;un pouvoir vieillissant, corrompu, déconnecté, devient persécuteur. L&rsquo;opposant cesse d&rsquo;être un adversaire politique avec lequel on négocie ou que l&rsquo;on combat dans le champ des idées ; il devient le miroir qu&rsquo;il faut briser, parce qu&rsquo;on ne supporte plus ce qu&rsquo;il reflète. Et lorsqu&rsquo;on brise le miroir, on ne brise pas seulement le verre, on confesse, dans le même geste, que l&rsquo;image était insoutenable.</p>
<p>C&rsquo;est la grammaire du tyran fébrile : il ne tue pas pour vaincre, il tue pour ne plus voir. Encore faut-il, pour comprendre la singularité de ce contrat, mesurer ce qui transforme un opposant ordinaire en cible existentielle.</p>
<p>Le régime algérien a, depuis des décennies, suspendu son honneur politique et moral à une cause qu&rsquo;il a élevée au rang de dogme : la question du Sahara occidental marocain de plein droit, qu&rsquo;il continue d&rsquo;instrumentaliser comme on agite un drapeau pour ne pas voir le vide qui s&rsquo;étend derrière. Cette obsession-là n&rsquo;est plus une politique étrangère : c&rsquo;est devenue une théologie d&rsquo;État, l&rsquo;unique récit qui maintienne encore l&rsquo;illusion d&rsquo;une légitimité révolutionnaire après que tout le reste se fut effrité, l&rsquo;économie, la promesse sociale, l&rsquo;horizon d&rsquo;une jeunesse, la parole publique.</p>
<p>Or Hichem Aboud, en reconnaissant publiquement la marocanité du Sahara, n&rsquo;a pas seulement contredit la ligne officielle ; il a commis ce que la grammaire psychique du régime tient pour l&rsquo;irréparable, la trahison suprême — celle qui ne se discute pas, ne se débat pas, ne se pardonne pas. Il a signé, par cette parole-là, son arrêt de mort. Car le Maroc, dans l&rsquo;inconscient politique d&rsquo;Alger, n&rsquo;est pas un voisin parmi d&rsquo;autres ; il est le miroir intolérable, l&rsquo;incarnation accumulée de tout ce que le régime n&rsquo;a jamais su être ni avoir : treize siècles d&rsquo;État continu et d&rsquo;institutions transmises, une monarchie enracinée dans l&rsquo;histoire longue de la nation, un développement économique visible jusque dans les ports, les lignes à grande vitesse et les façades reconfigurées de Casablanca, une diplomatie patiente qui collectionne les reconnaissances et les retournements d&rsquo;alliances là où Alger n&rsquo;amasse plus que des ruptures et des ambassadeurs rappelés.</p>
<p>Soutenir la marocanité du Sahara, c&rsquo;est, pour ce régime, infiniment plus qu&rsquo;une dissidence politique : c&rsquo;est ratifier, par la parole publique, l&rsquo;existence même du miroir, et entériner la défaite ontologique qu&rsquo;il refuse d&rsquo;admettre depuis 1975. Aboud n&rsquo;a pas été condamné parce qu&rsquo;il pensait mal ; il a été condamné parce qu&rsquo;il a nommé, depuis l&rsquo;exil, ce que tout le monde voit, et ce que ses commanditaires, précisément, ne supportent plus de voir nommé.</p>
<p>Il y a, dans cette tentation d&rsquo;extension extraterritoriale de la répression, quelque chose qui passe les frontières du politique pour rejoindre celles de la psychopathologie collective. Spinoza, dans le Traité théologico-politique, observait que la pire des servitudes est celle qui se nourrit de la peur des gouvernants, plus encore que de celle des gouvernés. Un pouvoir qui craint à ce point un homme désarmé, à mille kilomètres de ses capitales, est un pouvoir qui a déjà perdu la confiance dans ce qu&rsquo;il est. Et ce que l&rsquo;on cherche à faire taire dans Aboud, ce n&rsquo;est pas Aboud lui-même. Non ! C&rsquo;est la possibilité, intolérable, qu&rsquo;il ait raison. Cette obsession chevauche l’absurde. Une loi a été promulgué : toute personne partageant ou juste « likant » un post de ces opposants, dont Aboud, serait poursuivie pour apologie du terrorisme !</p>
<p>Reste le calcul stratégique, dont l&rsquo;absence laisse pantois. Un opposant tué sur le sol français place mécaniquement le commanditaire dans la position du suspect unique : la grammaire diplomatique des États reconnaît ses propres signatures, et Paris n&rsquo;aurait eu besoin d&rsquo;aucune confession pour nommer la main qui aurait tenu l&rsquo;arme.</p>
<p>Un assassinat réussi à Roubaix aurait été, pour Alger, un désastre politique sans précédent : la confirmation, devant la communauté internationale, du caractère terroriste d&rsquo;un appareil d&rsquo;État qui revendique encore le langage des nations souveraines. Que cette évidence n&rsquo;ait pas pesé dans la décision, qu&rsquo;elle ait été balayée par l&rsquo;urgence de faire taire un homme, dit assez la nature de la fébrilité qui règne en haut lieu : non plus le calcul cynique du tyran lucide, mais la précipitation aveugle du courtisan qui veut plaire au prince et lui ramener une tête. C&rsquo;est ainsi que les régimes finissent par produire eux-mêmes les preuves de leur propre nature, croyant les enterrer dans une cave de Roubaix.</p>
<p>Il faut, par contraste, mesurer ce que cet épisode nous apprend de la santé d&rsquo;une République. C&rsquo;est la justice française, et elle seule, qui a remonté la chaîne, identifié les commanditaires présumés, mis en examen les exécutants. La sophistication ici n&rsquo;est pas celle du tueur, c&rsquo;est celle de l&rsquo;État de droit, qui transforme méthodiquement le crime en procédure, le contrat en dossier, le silence en parole publique. Voilà la véritable asymétrie : d&rsquo;un côté, un régime qui croit pouvoir importer ses méthodes en oubliant qu&rsquo;il entre sur un territoire où la loi commande encore au pouvoir ; de l&rsquo;autre, un État qui, malgré ses fragilités, oppose à la mort commanditée l&rsquo;archive judiciaire et le huis clos du juge. Il y a là une leçon que les commanditaires de Roubaix n&rsquo;ont visiblement pas méditée.</p>
<p>Et nous, Marocains, qui regardons ces nouvelles avec l&rsquo;attention qu&rsquo;on devine, n&rsquo;en tirons aucun triomphalisme. Le voisin malade nous concerne, parce que sa fièvre est aussi celle d&rsquo;un Maghreb que nous voudrions guéri. Mais nous sommes en droit de nommer ce que nous voyons : un régime qui, ne pouvant plus convaincre, choisit d&rsquo;éliminer ; ne pouvant plus dominer par la légitimité, tente de le faire par la peur ; et qui, ce faisant, exporte au-delà de ses frontières les pathologies qu&rsquo;il croyait pouvoir contenir chez lui. Le contrat sur la tête d&rsquo;Hichem Aboud n&rsquo;est pas un acte de force : c&rsquo;est la signature, en lettres tremblées, d&rsquo;un pouvoir qui ne sait plus comment exister autrement que dans la haine de ses miroirs. Une fièvre élevée ne se soigne pas en brisant le thermomètre.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Allergie des voisins aux couleurs rouge et vert : chronique d’une “marocophobie chromatique aiguë”</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/209221</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:48:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Il y a des allergies saisonnières, bénignes, que l’on traite à coups d’antihistaminiques. Et puis, il y a des allergies chroniques, profondes, presque existentielles. Celles qui ne relèvent ni de la médecine ni de la biologie… mais d’un imaginaire politique en crise. Bienvenue dans ce que l’on pourrait appeler, avec un brin &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-207603" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1.jpeg" alt="" width="768" height="432" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1-300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1-390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></p>
<p>Il y a des allergies saisonnières, bénignes, que l’on traite à coups d’antihistaminiques. Et puis, il y a des allergies chroniques, profondes, presque existentielles. Celles qui ne relèvent ni de la médecine ni de la biologie… mais d’un imaginaire politique en crise. Bienvenue dans ce que l’on pourrait appeler, avec un brin d’ironie, la “<em>marocophobie chromatique aiguë”</em>.</p>
<p>Car oui, selon certains épisodes récents survenus dans des enceintes sportives, il semblerait que le drapeau marocain ne soit plus simplement un symbole national. Non. Il est devenu — tenez-vous bien — un objet hautement inflammable, une sorte de projectile psychologique, capable de déclencher des réactions de panique à la seule vue de ses couleurs.</p>
<p>Au fond, que reproche-t-on vraiment à ce rectangle rouge orné d’une étoile verte ? D’être trop visible ? Trop assumé ? Ou pire encore… trop associé à un pays qui avance ?</p>
<p>Quand un drapeau devient un “acteur politique”.</p>
<p>Dans certaines sphères officielles, le drapeau marocain semble avoir acquis un statut inédit : celui d’« acteur politique non déclaré ». Il ne flotte plus, il dérange. Il ne représente plus, il provoque. On ne le hisse plus… on l’évite soigneusement, comme on contourne un sujet qui fâche.</p>
<p>Lors d’un récent événement sportif en Algérie, des précautions presque chirurgicales auraient été prises pour éviter toute “contamination visuelle”. Une scène surréaliste où l’on se demande si l’on assiste à un match de football… ou à une opération de confinement symbolique.</p>
<p>Car enfin, depuis quand un drapeau constitue-t-il une menace sécuritaire ?</p>
<p>Soyons sérieux deux minutes — ou presque. Si un simple morceau de tissu provoque autant de crispation, c’est qu’il ne s’agit plus vraiment de tissu. C’est autre chose. Une projection. Un miroir, peut-être, dans lequel certains refusent de se regarder.</p>
<p>Le drapeau marocain, dans ce contexte, devient un révélateur. Il ne fait rien, mais il dit tout. Il ne parle pas, mais il dérange. Et surtout, il rappelle — de manière silencieuse mais insistante — qu’un pays peut exister autrement que dans la crispation permanente.</p>
<p>Une bataille perdue d’avance.</p>
<p>Interdire un drapeau, c’est un peu comme vouloir interdire une idée : cela fonctionne… jusqu’au moment où cela ne fonctionne plus du tout.</p>
<p>Car le problème avec les symboles, c’est qu’ils ne vivent pas uniquement sur les mâts. Ils vivent dans les esprits. Et là, aucune réglementation, aucune consigne protocolaire ne peut les atteindre.</p>
<p>À force de vouloir cacher le drapeau marocain, on finit par lui donner une visibilité qu’il n’avait même pas demandée. Une sorte de marketing involontaire, version géopolitique.</p>
<p>Le paradoxe de la peur.</p>
<p>Les États sûrs d’eux ne redoutent pas les symboles des autres. Ils les ignorent, au pire. Ils les respectent, au mieux. Mais ils ne les traquent pas comme des objets subversifs.</p>
<p>Lorsqu’un drapeau devient un problème, ce n’est jamais à cause de lui. C’est parce qu’il renvoie à quelque chose de plus profond : un déficit de confiance, une difficulté à convaincre, une incapacité à rivaliser autrement que par le déni.</p>
<p>En somme, le drapeau marocain ne fait pas peur pour ce qu’il est… mais pour ce qu’il représente.</p>
<p>Rouge comme une évidence, vert comme une persistance.</p>
<p>Le rouge n’est pas qu’une couleur. C’est une continuité. Une mémoire. Une présence historique qui ne s’efface pas sur simple décision administrative.</p>
<p>Quant à l’étoile verte, elle semble avoir un talent particulier : celui de réapparaître là où on ne l’attend pas. Un peu comme une idée tenace, difficile à contenir, encore plus difficile à effacer.</p>
<p>Conclusion : une allergie sans remède ?</p>
<p>La vérité, aussi ironique soit-elle, est simple : on ne guérit pas d’une allergie en supprimant l’objet… mais en traitant la cause.</p>
<p>Et dans ce cas précis, la cause n’est ni rouge, ni verte.</p>
<p>Elle est ailleurs. Profondément ailleurs.</p>
<p>En attendant, le drapeau marocain continue de flotter — parfois dans le vent, parfois dans les esprits — avec une insolente sérénité.</p>
<p>Et c’est peut-être cela, au fond, qui dérange le plus.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LA COALITION DE L&#8217;ENVIE. Quand discréditer le Maroc devient une cause transnationale</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/207745</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 13:52:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[marocophobie]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Allal KHEIREDDINE &#160; L&#8217;affaire de la CAN 2025 n&#8217;est pas un simple litige sportif. C&#8217;est le révélateur d&#8217;un front objectif — hétérogène dans ses motifs, cohérent dans ses effets — dont la mission inavouée est de contenir l&#8217;ascension d&#8217;une puissance footballistique que l&#8217;Afrique n&#8217;a pas encore appris à accepter : le Maroc. — I. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Allal KHEIREDDINE</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-206439" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/allalus-.jpeg" alt="" width="254" height="303" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/allalus-.jpeg 254w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/allalus--251x300.jpeg 251w" sizes="auto, (max-width: 254px) 100vw, 254px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;affaire de la CAN 2025 n&rsquo;est pas un simple litige sportif. C&rsquo;est le révélateur d&rsquo;un front objectif — hétérogène dans ses motifs, cohérent dans ses effets — dont la mission inavouée est de contenir l&rsquo;ascension d&rsquo;une puissance footballistique que l&rsquo;Afrique n&rsquo;a pas encore appris à accepter : le Maroc.</p>
<p>— I. Le scénario était écrit avant le coup d&rsquo;envoi</p>
<p>Il est une règle d&rsquo;or en sociologie politique : lorsqu&rsquo;une mobilisation adverse présente une cohérence de discours sans concertation apparente, c&rsquo;est qu&rsquo;elle répond à une logique structurelle plus profonde que la simple spontanéité émotionnelle. La fureur post-décisionnelle contre la CAF, orchestrée depuis Dakar, relayée depuis Paris, amplifiée depuis Alger, n&rsquo;a pas émergé du néant. Elle a trouvé des canaux déjà frayés, des narratifs déjà disponibles, des acteurs déjà positionnés.</p>
<p>Avant même que le jury d&rsquo;appel de la CAF ne rende sa décision le 17 mars 2026, le monde du football africain bruissait d&rsquo;une certitude partagée : quelle que fût l&rsquo;issue, le Maroc serait dans le mauvais rôle. Si les Lions de l&rsquo;Atlas l&#8217;emportaient sur le terrain, on parlerait d&rsquo;arbitrage complaisant. S&rsquo;ils obtenaient gain de cause par voie réglementaire, on crierait au scandale institutionnel. Le piège était parfait, précisément parce qu&rsquo;il ne reposait pas sur les faits mais sur un présupposé : la réussite marocaine est suspecte par définition.</p>
<p>— II. Le front sénégalais : la victime récidiviste refuse le règlement</p>
<p>Commençons par le plus visible. La réaction sénégalaise, dans sa véhémence, aurait pu sembler légitime si elle s&rsquo;était cantonnée à l&rsquo;expression d&rsquo;une déception sportive. Mais elle a rapidement franchi ce seuil pour embrasser une posture de résistance institutionnelle dont la logique est profondément politique.</p>
<p>Les joueurs sénégalais ont transformé Instagram en tribune anti-CAF. On dénombre des milliers de posts concomitants d&rsquo;une virulence inouïe.</p>
<p>Moussa Niakhaté défia la décision depuis son téléphone. El Hadj Malick Diouf annonça souverainement que le trophée « ne bougerait pas ». Le gouvernement sénégalais, avec une célérité inhabituelle pour des affaires footballistiques, réclama une enquête internationale. Ce n&rsquo;est plus du sport : c&rsquo;est de la diplomatie de crise enveloppée dans un maillot de football.</p>
<p>« La fédération annonça que la décision de la CAF n&rsquo;y changerait rien — sous-entendu : nous reconnaissons le droit quand il nous convient. »</p>
<p>— Chronique d&rsquo;une insoumission calculée</p>
<p>Or le droit, en l&rsquo;espèce, était limpide. Le Sénégal avait contrevenu aux articles 82-84 du code disciplinaire de la CAF par l&rsquo;action délibérée de quitter le terrain. Refuser de s&rsquo;y soumettre, c&rsquo;est ne pas reconnaître le règlement qui vous a permis de participer à la compétition. Cette sélectivité du droit — on l&rsquo;invoque quand il profite, on l&rsquo;ignore quand il dérange — est précisément ce que la CAF, avec un courage institutionnel rare, a refusé de cautionner.</p>
<p>— III. La caisse de résonance française : la solidarité diasporique comme levier éditorial</p>
<p>La réaction française mérite une lecture sociologique distincte. Elle est structurée autour de deux pôles qui, bien que distincts, convergent vers le même effet : délégitimer la décision et, par extension, le Maroc.</p>
<p>Le premier pôle est diasporique et émotionnel. Patrice Evra, icône des banlieues et figure tutélaire du foot africain en France, a pris position avec une brutalité qui contraste singulièrement avec le soin qu&rsquo;il prend habituellement à ses mots : « Mes frères marocains, je vous aime bien, mais à un moment faut pas abuser. » La formule est révélatrice : elle prétend à la nuance tout en formulant un jugement péremptoire, sans référence au règlement, sans analyse de l&rsquo;incident. Patrice Evra ne parle pas en juriste ; il parle en ambassadeur affectif d&rsquo;une communauté.</p>
<p>Le second pôle est médiatique et systémique. RFI, France 24, L&rsquo;Équipe ont massivement cadré l&rsquo;événement comme un « scandale CAF » plutôt que comme l&rsquo;application d&rsquo;une règle préexistante. Ce cadrage n&rsquo;est pas neutre. Il perpétue une vieille tradition du regard français sur l&rsquo;Afrique : les institutions africaines ne sont crédibles que lorsqu&rsquo;elles valident les attentes de leurs publics habituels. Dès qu&rsquo;elles décident autrement, le mot «corruption» s&rsquo;impose comme explication réflexe.</p>
<p>« Le Paris Basketball posta sur les réseaux une parodie de la décision CAF — un grand club français se permettant de railler une institution continentale africaine dont il n&rsquo;a ni la compétence ni la légitimité pour juger. »</p>
<p>— Symptôme d&rsquo;un paternalisme structurel</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas de l&rsquo;humour ; c&rsquo;est du mépris institutionnel banalisé. Et il n&rsquo;a provoqué aucune indignation dans les colonnes de ceux qui tonnaient contre la CAF.</p>
<p>— IV. Le front algérien : la haine du rival comme boussole géopolitique</p>
<p>Le cas algérien est le plus édifiant sur le plan analytique, précisément parce qu&rsquo;il est le plus pur dans sa motivation. L&rsquo;Algérie n&rsquo;était pas partie prenante de cette finale. Elle n&rsquo;avait aucun intérêt sportif direct. Et pourtant, sa mobilisation numérique a été l&rsquo;une des plus intenses.</p>
<p>Lors de la victoire sénégalaise sur le terrain, Alger avait célébré — klaxons, rassemblements spontanés — comme si c&rsquo;était l&rsquo;Algérie qui avait remporté la coupe. Ce n&rsquo;est pas de l&rsquo;amour pour le Sénégal ; c&rsquo;est de la haine pour le Maroc sublimée en jubilation footballistique. Le ministre algérien de la Communication a qualifié la décision de la CAF de « scandale sans précédent ». Des vidéos censées montrer des manifestations anti-Maroc à Alger circulaient massivement — avant qu&rsquo;on découvre qu&rsquo;elles avaient été tournées&#8230; à Tanger.</p>
<p>Cette instrumentalisation totale du football africain au service de la rivalité bilatérale algéro-marocaine révèle quelque chose d&rsquo;essentiel : pour une partie du monde arabe et africain, le Maroc n&rsquo;a pas le droit de gagner. Ni sur le terrain, ni dans les prétoires, ni dans les urnes diplomatiques. Sa réussite est, structurellement, une offense.</p>
<p>— V. La véritable cible : le projet footballistique marocain</p>
<p>Il faut nommer ce qui se joue réellement. Depuis le quart de finale du Mondial 2022, où les Lions de l&rsquo;Atlas ont éliminé successivement l&rsquo;Espagne, le Portugal et fait trembler la France, le football marocain a changé de dimension. Il n&rsquo;est plus une curiosité africaine : il est un concurrent crédible à l&rsquo;échelle mondiale.</p>
<p>Cette ascension s&rsquo;appuie sur des investissements infrastructurels massifs, une politique de détection à l&rsquo;international, une organisation fédérale modernisée, et l&rsquo;organisation à venir du Mondial 2030. Le Maroc construit un écosystème. Et cet écosystème dérange, parce qu&rsquo;il redistribue les rapports de force — en Afrique, dans le monde arabe, et jusqu&rsquo;en Europe.</p>
<p>La CAN 2025 n&rsquo;est pas une affaire isolée. C&rsquo;est un test : jusqu&rsquo;où peut-on tolérer que le Maroc réussisse ? La réponse de la coalition implicite qui s&rsquo;est formée est sans équivoque : pas jusqu&rsquo;ici. Pas au prix d&rsquo;une décision réglementaire correcte. Pas sans que cela coûte quelque chose en termes d&rsquo;image, de narrative, de réputation internationale.</p>
<p>— VI. La mécanique de la culpabilisation inversée</p>
<p>Ce qui est peut-être le plus sophistiqué dans cette coalition objective, c&rsquo;est sa capacité à inverser les rôles moraux. Le Sénégal, dont l&rsquo;entraîneur et les joueurs ont délibérément perturbé le jeu — fait documenté, filmé, incontesté — est présenté comme la victime. Le Maroc, dont le titre repose sur l&rsquo;application scrupuleuse d&rsquo;un règlement ratifié par toutes les fédérations membres, est présenté comme le fraudeur.</p>
<p>Cette inversion n&rsquo;est pas accidentelle. Elle obéit à une logique narrative que la sociologie des médias connaît bien : celui qui pleure en premier obtient la sympathie, quelle que soit la réalité des faits. Le Sénégal a pleuré fort, tôt, et simultanément à tous les étages — joueurs, fédération, gouvernement, presse. Le Maroc, avec la retenue caractéristique de sa diplomatie sportive, a laissé le droit parler à sa place. Cette sobriété a été lue, à tort, comme de la froideur. Elle était, en réalité, de la confiance.</p>
<p>« L&rsquo;ambassade du Maroc au Sénégal appelait ses ressortissants à « la retenue et à la vigilance ». Pendant ce temps, les réseaux sociaux sénégalais continuaient de diffuser des images du trophée retenu comme si la CAF n&rsquo;existait pas. »</p>
<p>— Le paradoxe de la retenue face à l&rsquo;agitation</p>
<p>— VII. L&rsquo;ambivalence marocaine : une victoire qui soulève des questions</p>
<p>Il serait malhonnête de ne pas mentionner la réaction interne marocaine, qui révèle une maturité intellectuelle remarquable. Nombreux sont les Marocains qui, sur les réseaux, ont exprimé un malaise authentique face à un titre obtenu « sans jouer ». Cette honnêteté est une force, non une faiblesse : elle indique que la société marocaine refuse de se laisser réduire au tribalisme footballistique.</p>
<p>Mais ce malaise ne doit pas être confondu avec une concession sur le fond. Le règlement a été appliqué. La décision est légitime. Et la légitimité n&rsquo;est pas conditionnelle à l&rsquo;enthousiasme du perdant. Les grandes démocraties sportives l&rsquo;ont appris à leurs dépens : le droit ne se négocie pas à l&rsquo;applaudimètre.</p>
<p>— Conclusion : Nommer le phénomène pour le désarmer</p>
<p>La coalition objective qui s&rsquo;est liguée contre le Maroc à l&rsquo;occasion de la CAN 2025 n&rsquo;est pas une conspiration au sens classique du terme. Personne ne s&rsquo;est réuni dans une arrière-salle pour coordonner une campagne. Mais elle est réelle, documentée, sociologiquement identifiable : des acteurs aux motivations distinctes — jalousie sportive sénégalaise, rivalité géopolitique algérienne, paternalisme médiatique français — ont convergé spontanément vers le même objectif fonctionnel : empêcher que la victoire marocaine soit perçue comme légitime.</p>
<p>Ils ont échoué juridiquement. La CAF a tenu. Mais ils ont partiellement réussi narrativement : dans certains imaginaires collectifs, le doute est installé. C&rsquo;est précisément pourquoi il faut nommer ce mécanisme avec précision, le documenter avec rigueur, et refuser avec constance l&rsquo;assignation à l&rsquo;humilité que l&rsquo;on exige du Maroc seul, jamais de ses détracteurs.</p>
<p>Car la vraie question, celle que personne ne pose, est la suivante : pourquoi la réussite marocaine suscite-t-elle autant de résistances ? La réponse, inconfortable mais inévitable, est que le Maroc dérange précisément parce qu&rsquo;il réussit. Et qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas de sanction plus lourde, pour ceux qui progressent, que l&rsquo;hostilité de ceux qui stagnent.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Quand la propagande recycle le colonial et bascule dans le complot : réponse à un discours qui fracture l’Afrique</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/203397</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 17:44:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[marocophobie]]></category>
		<category><![CDATA[RÉSEAUX SOCIAUX]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Il arrive un moment où le débat cesse d’être contradictoire pour devenir révélateur. Lorsque certains éditoriaux de la presse algérienne officielle, relayés et radicalisés sur les réseaux sociaux, en viennent à expliquer les succès sportifs du Maroc par la sorcellerie, la corruption des arbitres ou une mainmise occulte sur les instances dirigeantes, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-200576" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>Il arrive un moment où le débat cesse d’être contradictoire pour devenir révélateur. Lorsque certains éditoriaux de la presse algérienne officielle, relayés et radicalisés sur les réseaux sociaux, en viennent à expliquer les succès sportifs du Maroc par la sorcellerie, la corruption des arbitres ou une mainmise occulte sur les instances dirigeantes, il ne s’agit plus d’opinion. Il s’agit d’un effondrement discursif.</p>
<p>Ce glissement n’est pas anodin. Il dit beaucoup moins sur le Maroc que sur l’état d’un récit politique incapable d’assumer l’échec sans fabriquer de coupables.</p>
<p>Le retour assumé de l’imaginaire colonial</p>
<p>Accuser un pays africain de recourir à la sorcellerie n’est pas une métaphore maladroite. C’est une catégorie coloniale. C’est le vieux lexique de l’Empire, celui qui disqualifiait l’Africain par l’irrationnel dès lors que la réalité résistait aux explications commodes.</p>
<p>Que ce registre soit aujourd’hui repris par des médias se revendiquant “nationaux” est en soi une faillite intellectuelle.</p>
<p>Que cette rhétorique soit dirigée contre un autre pays africain est une faute politique majeure.</p>
<p>Car ce discours ne fracture pas seulement les relations maghrébines : il empoisonne l’espace africain, en réintroduisant une hiérarchie raciale implicite entre Africains “rationnels” et Africains supposément “magiques”.</p>
<p>Du soupçon à la calomnie : quand le journalisme abdique</p>
<p>L’accusation de corruption arbitrale ou de manipulation des instances sportives est grave. Elle suppose des faits, des enquêtes, des sanctions, des décisions officielles. Or, à ce jour, aucune instance internationale — ni la CAF, ni la FIFA — n’a sanctionné le Maroc pour corruption, manipulation ou fraude sportive.<br />
● Aucun titre retiré.<br />
● Aucun match invalidé.<br />
● Aucune procédure disciplinaire établie.</p>
<p>À défaut de preuves, l’accusation devient un récit de compensation, destiné à transformer l’échec en injustice et la défaite en complot.</p>
<p>La question est alors simple, presque brutale : si le système est truqué, pourquoi ne l’est-il que lorsque le Maroc gagne ? L’influence n’est pas un crime, l’impuissance n’est pas une vertu.</p>
<p>Le Maroc investit dans ses infrastructures sportives, forme ses cadres, organise des compétitions internationales et développe une diplomatie sportive assumée. Cela s’appelle une stratégie, pas une conjuration.</p>
<p>Criminaliser cette influence revient à dire qu’en Afrique, la réussite est suspecte par nature et que seule l’immobilité serait moralement acceptable. C’est une vision profondément régressive, qui condamne le continent à s’excuser dès qu’il performe.</p>
<p>Le non-dit central : la fuite hors de la responsabilité.</p>
<p>Ce discours médiatique algérien révèle surtout un refus obstiné de poser les vraies questions :<br />
● gouvernance sportive défaillante,<br />
● instrumentalisation politique du football,<br />
● pression sur les joueurs,<br />
● climat délétère autour des compétitions.</p>
<p>Parler de sorcellerie permet d’éviter de parler de responsabilité. Parler de complot évite de parler de réformes.</p>
<p>Les réseaux sociaux : de la propagande à la haine</p>
<p>Le plus inquiétant n’est pas l’éditorial en lui-même, mais sa prolongation numérique. Les réseaux sociaux, laissés sans garde-fous, transforment ces insinuations en discours racialisants, parfois ouvertement haineux, où le Maroc devient corrupteur universel et l’Africain subsaharien un sauvage par procuration.</p>
<p>Ceux qui allument l’étincelle ne peuvent ensuite se laver les mains de l’incendie.</p>
<p>Conclusion : refuser la dérive, protéger l’Afrique</p>
<p>Ce débat n’oppose pas le Maroc à l’Algérie. Il oppose la raison au ressentiment, l’Afrique qui avance à l’Afrique qui se replie, la critique fondée aux récits de diversion.</p>
<p>Le sport africain mérite des institutions fortes, des arbitres protégés, des compétitions crédibles. Il ne mérite ni la superstition recyclée, ni le complotisme d’État, ni la résurrection des catégories coloniales sous couvert de patriotisme.</p>
<p>Quand un discours médiatique en vient à expliquer le présent par la magie et la corruption sans preuves, ce n’est pas le Maroc qu’il affaiblit. C’est sa propre crédibilité, et avec elle, un peu de l’avenir du débat public africain.</p>
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		<title>Marocophobie. La provocation stupide et grotesque d&#8217;un petit « Caudillo » de l&#8217;ultradroite espagnole</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/191537</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 19:43:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Alvise Pérez]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite espagnole]]></category>
		<category><![CDATA[marocophobie]]></category>
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					<description><![CDATA[Les fortes chaleurs qui s&#8217;abattent sur la région ont, semble-t-il, augmenté le risque d&#8217;irritabilité à l&#8217;autre bout de la frontière nord du Maroc, notamment chez les nostalgiques de la tristement célèbre époque franquiste. C&#8217;est du moins ce que laisse entendre et surtout voir cette virée à bord d&#8217;un jet-ski que s&#8217;est offerte ce petit « Caudillo » &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Les fortes chaleurs qui s&rsquo;abattent sur la région ont, semble-t-il, augmenté le risque d&rsquo;irritabilité à l&rsquo;autre bout de la frontière nord du Maroc, notamment chez les nostalgiques de la tristement célèbre époque franquiste. C&rsquo;est du moins ce que laisse entendre et surtout voir cette virée à bord d&rsquo;un jet-ski que s&rsquo;est offerte ce petit « Caudillo » Alvis Perez, chefaillon d&rsquo;un groupuscule populiste d&rsquo;extrême droite nommé « Se Cabo la Fiesta » (en fr: La fête est finie!). Une provocation anti-marocaine gratuite, de surcroît grotesque, sur les rochers occupés de notre si chère ville Al Hoceïma. Une démonstration de fArce à laquelle Lahcen HADDAD a répondu avec sa zénitude désarmante et son humour dévastateur. Voici la traduction de l&rsquo;entrefilet réservé par notre éminent expert à la tartarinade du « conquistador » d&rsquo;en rire. </strong></em></p>
<p><strong>L&rsquo;homme qui a conquis&#8230; un caillou! </strong></p>
<p><strong>Par: Lahcen HADDAD</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-190860" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/haddadus-780x470-1.jpg" alt="" width="780" height="470" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/haddadus-780x470-1.jpg 780w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/haddadus-780x470-1-300x181.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/haddadus-780x470-1-768x463.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 780px) 100vw, 780px" /></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Dans un exploit qui résonnera sûrement dans les annales de nulle part, Alvise Pérez </span><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">a héroïquement planté un drapeau espagnol de 4 mètres sur quelques rochers de la baie d&rsquo;Al Hoceïma — un territoire si petit et si stratégiquement sans importance que même les mouettes ont du mal à trouver sur Google Maps. </span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Armé de son petit ego, d&rsquo;un mât et d&rsquo;un besoin désespéré d&rsquo;attention, Pérez a bravé les terribles dangers de… se rendre sur place et d&rsquo;agiter un morceau de tissu. Les autorités marocaines, visiblement profondément touchées par son acte audacieux, ont réagi par la mesure la plus dévastatrice possible : perturber légèrement ses projets de voyage. </span><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Quelque part au loin, l&rsquo;histoire s&rsquo;est effondrée.</span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> Alors que les gens normaux passent leurs week-ends à traîner avec leurs amis ou à faire littéralement n&rsquo;importe quoi d&rsquo;utile, Pérez a décidé de se déguiser en explorateur colonial du XIXe siècle, sauf qu&rsquo;au lieu de « découvrir » de nouvelles terres, il a escaladé un rocher et a déclaré la victoire. Et tandis que les caméras tournaient, il a déclaré la fin de la « fête », comme si planter un drapeau sur un caillou était le coup de grâce porté à tout un ordre géopolitique.</span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> Félicitations, Alvis : la marée finira probablement par te conquérir avant demain midi.</span></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="es">Hemos izado una bandera española de 4 metros en las islas de la bahía de Alhucemas, frente a Marruecos.</p>
<p>Estas posesiones, bajo soberanía española y custodiadas por fuerzas militares, se encuentran frente a la costa marroquí y, según diversas fuentes, han visto restringida en… <a href="https://t.co/e3XH28sWAC">pic.twitter.com/e3XH28sWAC</a></p>
<p>— Alvise Pérez (@Alvise_oficial_) <a href="https://twitter.com/Alvise_oficial_/status/1955001816896213242?ref_src=twsrc%5Etfw">August 11, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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