<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Marocains expulsés d&rsquo;Algérie &#8211; Le collimateur</title>
	<atom:link href="https://lecollimateur.ma/tag/marocains-expulses-dalgerie/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lecollimateur.ma</link>
	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
	<lastBuildDate>Sun, 31 May 2026 19:16:08 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/11/cropped-logo-32x32.png</url>
	<title>Marocains expulsés d&rsquo;Algérie &#8211; Le collimateur</title>
	<link>https://lecollimateur.ma</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>51è anniversaire de l&#8217;expulsion des Marocains d&#8217;Algérie. Témoignage glaçant sur une tragédie sans fin</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212972</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2026 19:16:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Marocains expulsés d'Algérie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=212972</guid>

					<description><![CDATA[Par: Allal KHEIREDDINE Il existe des dates qui demeurent indélébiles. Le 6 novembre 1975, trois cent cinquante mille Marocains marchaient vers le Sahara occidental marocain sous le soleil et les drapeaux, c&#8217;était la Marche verte, le geste triomphal, l&#8217;image retenue par les livres d&#8217;histoire. Quarante-deux jours plus tard, dans le froid de décembre et loin &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Allal KHEIREDDINE</strong></p>
<p><strong><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212973" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/kher-780x470-2.jpeg" alt="" width="780" height="470" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/kher-780x470-2.jpeg 780w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/kher-780x470-2-300x181.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/kher-780x470-2-768x463.jpeg 768w" sizes="(max-width: 780px) 100vw, 780px" /></strong></p>
<p><strong>Il existe des dates qui demeurent indélébiles. Le 6 novembre 1975, trois cent cinquante mille Marocains marchaient vers le Sahara occidental marocain sous le soleil et les drapeaux, c&rsquo;était la Marche verte, le geste triomphal, l&rsquo;image retenue par les livres d&rsquo;histoire. Quarante-deux jours plus tard, dans le froid de décembre et loin des appareils photo, et pas loin de chez moi Oujda une autre marche commençait. Inverse. Forcée. Silencieuse. Celle-là n&rsquo;a pas de monument. Elle s&rsquo;appelle la Marche noire.</strong></p>
<p><strong>J&rsquo;avais l&rsquo;âge où l&rsquo;on ne comprend pas encore les raisons des grandes cruautés. J’avais l’innocence de croire que le voisin est un frère. L&rsquo;âge où le monde des adultes arrive par fragments : une image, un bruit, une odeur, et se dépose en vous sans explication, sans vocabulaire, mais avec une précision que le temps n&rsquo;efface pas.</strong></p>
<p><strong>J&rsquo;ai vu les camions.</strong></p>
<p><strong>Ils traversaient Oujda comme des cortèges funèbres privés de toute dignité. À l&rsquo;arrière, des familles entières entassées avec ce qu&rsquo;elles avaient pu arracher à la brutalité de l&rsquo;instant : un baluchon mal fermé, une couverture, quelques objets devenus toute une vie. Des hommes qui regardaient sans voir. Des femmes qui serraient leurs enfants comme si le monde pouvait encore les leur reprendre. Des vieillards que le voyage avait déjà vaincus avant même l&rsquo;arrivée.</strong></p>
<p><strong>Certains, disait-on, avaient été cueillis à l&rsquo;aube. En pyjama. Dans leur propre maison. D’autres dont le bêlement de leur mouton résonnent toujours dans les oreilles. C’était en Algérie.</strong></p>
<p><strong>Le jour de l&rsquo;Aïd.</strong></p>
<p><strong>Ce matin-là, le 8 décembre 1975, Houari Boumédiène de son vrai nom Mohamed Boukarrouba, signait l&rsquo;ordre d&rsquo;expulsion de quarante-cinq mille familles marocaines installées légalement sur le sol algérien. Trois cent cinquante mille personnes. Certaines depuis plusieurs générations. Des maîtres-artisans, des ouvriers, des commerçants, des couples mixtes dont les maris algériens avaient combattu aux côtés du FLN contre le colonisateur français. Des familles dont les enfants étaient nés à Oran, à Tlemcen, à Aïn Témouchent, et qui n&rsquo;avaient jamais connu d&rsquo;autre patrie.</strong></p>
<p><strong>Arrachées à leurs foyers et à leurs lieux de travail, elles furent regroupées dans des centres improvisés, dépouillées de leurs biens, puis conduites vers la frontière maroco-algérienne dans le froid hivernal. Parmi elles, des couples mixtes maroco-algériens séparés dans des conditions humiliantes et inhumaines.</strong></p>
<p><strong>Non content d&rsquo;expulser les Marocains, le gouvernement algérien eut recours à leur encontre à la loi dite sur les biens vacants, qui autorisait l&rsquo;État à réquisitionner les biens des étrangers absents. Ce texte, d&rsquo;une précision juridique glaçante, transformait le dépossédé en absent volontaire. La violence administrative venait ainsi parachever la violence physique et mentale.</strong></p>
<p><strong>Malika Zaoui avait quatorze ans. Elle vivait à Aïn Témouchent lorsqu&rsquo;elle fut expulsée avec sa famille en décembre 1975. Miloud Chaouch, lui, fut tiré de sa classe de primaire pour être emmené avec ses parents dans un poste de police, puis reconduit à la frontière. « Une enfance que j&rsquo;ai perdue, même si elle était heureuse, à cause des considérations politiques de l&rsquo;époque » , dira-t-il plus tard, devenu l&rsquo;un des défenseurs les plus tenaces de la mémoire des expulsés. « À la sortie de l&rsquo;école, mon père m&rsquo;a dit qu&rsquo;on partait au Maroc. On n&rsquo;a même pas eu le temps de dire au revoir à notre grand-mère, se souviendra une autre victime, en pleurs, lors d&rsquo;une conférence filmée des décennies plus tard.</strong></p>
<p><strong>Aucun préavis. Aucune procédure. Quarante-huit heures pour liquider une vie.</strong></p>
<p><strong>Puis il y eut les tentes.</strong></p>
<p><strong>Elles poussèrent aux abords d&rsquo;Oujda et de Nador comme des cicatrices dans le paysage hivernal. Des familles marocaines et des couples mixtes mirent des mois, parfois des années à se réunir. Et il y eut ces cas désespérés où l&rsquo;on se résigna à la disparition de l&rsquo;être aimé après dix ou douze ans passés à l&rsquo;attendre, sous la tente.</strong></p>
<p><strong>À l&rsquo;époque, ce n&rsquo;était pas un chiffre. C&rsquo;était une présence.</strong></p>
<p><strong>C&rsquo;était une mère cherchant de l&rsquo;eau chaude pour un nourrisson qui pleurait. C&rsquo;était un homme tournant en rond, comme pour retrouver un espace disparu. C&rsquo;était un vieillard assis sur une valise, le regard fixé vers un ailleurs qui venait de se fermer.</strong></p>
<p><strong>Un matin, ils entrèrent dans mon école.</strong></p>
<p><strong>Des enfants de mon âge. Silencieux d&rsquo;un silence dense, opaque, celui non pas de la timidité, mais de l&rsquo;expérience. Ils s&rsquo;appelaient comme nous, parlaient comme nous, rêvaient comme nous. Une décision prise dans un bureau d&rsquo;Alger avait suffi à faire d&rsquo;eux des étrangers dans leur propre histoire. À leur apprendre, trop tôt, que l&rsquo;appartenance pouvait se défaire en une nuit.</strong></p>
<p><strong>Ils étaient nous.</strong></p>
<p><strong>Ce que la chronologie ne dit pas, c&rsquo;est le calcul du calendrier. Le 6 novembre, la Marche verte. Le 14 novembre, l&rsquo;accord tripartite entre le Maroc, l&rsquo;Espagne et la Mauritanie sur le Sahara. Le 8 décembre, la Marche noire — le jour de l&rsquo;Aïd el-Adha, fête du sacrifice, moment où l&rsquo;islam célèbre la grâce et le partage. Rien, dans ce choix, ne relevait du hasard. C&rsquo;était un geste politique inscrit dans un calendrier religieux. Une marque. Une manière de doubler la décision administrative d&rsquo;une humiliation symbolique.</strong></p>
<p><strong>La violence la plus profonde n&rsquo;est pas toujours celle qui frappe. C&rsquo;est celle qui choisit l&rsquo;heure. Le régime a sacrifié la fraternité, a séparé les familles et les proches qui s’apprêtaient à célébrer l’Aïd, préparer des barbecues…</strong></p>
<p><strong>Oujda s&rsquo;ouvrit. Les portes, les tables, les maisons. Personne n&rsquo;attendit d&rsquo;instruction. Personne ne demanda l&rsquo;autorisation d&rsquo;être humain. Dans cette ville de frontière , base arrière, il y quelques années de la révolution algérienne, abritait le clan des cinq dont Boukharouba, l’architecte de ce forfait.</strong></p>
<p><strong>Plus tard vinrent les mots officiels, les justifications, les textes invoqués pour donner une forme acceptable à ce qui, sur le moment, n&rsquo;avait été que brutalité. J&rsquo;ai entendu les arguments juridiques, les références administratives, la tentative de transformer une décision humaine en nécessité abstraite.</strong></p>
<p><strong>Mais aucun texte ne peut faire disparaître ces camions.</strong></p>
<p><strong>Aucune rhétorique n&rsquo;efface ces tentes.</strong></p>
<p><strong>Aucune explication n&rsquo;apaise le regard de ces enfants assis à côté de moi.</strong></p>
<p><strong>Un demi-siècle après les faits, les victimes n&rsquo;ont obtenu ni reconnaissance ni réparation. Aucun acte officiel n&rsquo;a été émis par l&rsquo;État algérien pour reconnaître les violations commises en 1975. Les biens confisqués n&rsquo;ont pas été restitués. Les familles séparées ne se sont pas toutes retrouvées. Et le silence d&rsquo;Alger, ce silence qui dure depuis cinquante ans, finit lui aussi par ressembler à une forme de violence.</strong></p>
<p><strong>Certaines mémoires résistent. Elles ne crient pas toujours. Elles demeurent dans une image persistante, dans une sensation qui revient sans prévenir. Elles rappellent que derrière les mots, expulsion, « mesure », « décision », il y a des existences interrompues, des enfances volées, des vieillesses brisées.</strong></p>
<p><strong>Je ne prétends pas écrire l&rsquo;histoire. J&rsquo;écris depuis un lieu plus incertain, mais peut-être plus tenace : celui du témoin.</strong></p>
<p><strong>Je me souviens des camions.</strong></p>
<p><strong>Je me souviens du froid sur les tentes.</strong></p>
<p><strong>Je me souviens de ces visages d&rsquo;enfants devenus graves trop tôt.</strong></p>
<p><strong>Et tant que ce souvenir restera vivant, quelque chose résistera à la seconde disparition , celle que l&rsquo;oubli consomme en silence, plus sûrement encore que l&rsquo;exil.</strong></p>
<p><strong>&#8211; Pour les quarante-cinq mille familles déplacées sans être entendues.</strong></p>
<p><strong>&#8211; Pour ceux qui ont perdu sans comprendre.</strong></p>
<p><strong>&#8211; Et contre le silence algérien , cette amnésie d&rsquo;État qui n&rsquo;a, à ce jour, jamais dit son nom.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=MDynJDFdXsg"><img decoding="async" src="https://img.youtube.com/vi/MDynJDFdXsg/2.jpg" alt="51è anniversaire de l&rsquo;expulsion des Marocains d&rsquo;Algérie. Témoignage glaçant sur une tragédie sans fin"></a></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=MDynJDFdXsg">Click here to view the video on YouTube</a>.</p>
</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>50ème anniversaire de l’expulsion des Marocains d’Algérie: la Fédération internationale des Sociétés de la Croix‑Rouge et du Croissant‑Rouge ouvre ses archives</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/195095</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 16:42:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[CIMEA75]]></category>
		<category><![CDATA[FICR]]></category>
		<category><![CDATA[Marocains expulsés d'Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[rapport]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=195095</guid>

					<description><![CDATA[ Il y a un demi‑siècle, le 8 décembre 1975, le régime algérien dirigé par Houari Boumédiène a procédé à une expulsion collective de dizaines de milliers de citoyens marocains, dont la plupart étaient installés en Algérie depuis plusieurs générations. Ces expulsions, collectives et arbitraires, ont visé des familles entières sans distinction, en violation du droit &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong>Il y a un demi‑siècle, le 8 décembre 1975, le régime algérien dirigé par Houari Boumédiène a procédé à une expulsion collective de dizaines de milliers de citoyens marocains, dont la plupart étaient installés en Algérie depuis plusieurs générations. Ces expulsions, collectives et arbitraires, ont visé des familles entières sans distinction, en violation du droit international, y compris des couples algériens‑marocains.</p>
<p>Dans ce contexte, les victimes furent séparées de leurs proches, regroupées dans des centres, dépouillées de leurs biens et expulsées d’Algérie dans des conditions misérables, notamment vers des camps situés dans les villes d’Oujda, de Nador et de Figuig. Le froid rigoureux de l’hiver, la pauvreté et l’absence de moyens de subsistance ont aggravé leur vulnérabilité. Cinquante ans après cette tragédie, ce drame humain reste largement absent de la recherche scientifique et des politiques mémorielles, et aucune reconnaissance officielle n’a encore été formulée par les autorités algériennes.</p>
<p><strong>Étude et enquête avec des archives inédites</strong></p>
<p>Dans le cadre de son travail de documentation de cette tragédie humaine et des atteintes aux droits fondamentaux qu’elle représente, le Collectif international de soutien aux familles marocaines expulsées d’Algérie en 1975 (Cimea 75) a publié un nouveau rapport fondé sur les archives de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix‑Rouge et du Croissant‑Rouge (FICR) à Genève. Cette archive exceptionnelle comprend des télégrammes, des rapports de missions, des tableaux logistiques et des correspondances diplomatiques couvrant la période de 1975 à 1977. Ces sources mettent en lumière de nouvelles dimensions de l’ampleur de la tragédie vécue par des dizaines de milliers de familles.</p>
<p>Pour restituer entièrement la portée historique et humaine de ce drame, ces archives ont été complétées par une revue de la presse marocaine et internationale (1975‑1978), par le film documentaire intitulé « La tragédie des quarante mille » réalisé par Ahmed Kacem, ainsi que par l’ouvrage de Mohamed Labijaoui (février 1976). Enfin, les récentes questions parlementaires au Maroc montrent la persistance de cette mémoire douloureuse et son actualité dans le débat public. Sur la base de ces sources croisées, le rapport met en évidence plusieurs conclusions majeures.</p>
<p><strong>8 décembre 1975, début de l’expulsion</strong></p>
<p>Parmi les conclusions établies à partir de données officielles et documentées, il ressort tout d’abord que le déclenchement violent de l’expulsion a eu lieu à partir du 8 décembre 1975, s’intensifiant et se poursuivant jusqu’à la fin du mois. En 1976, environ 45 000 personnes furent recensées, concentrées principalement à Oujda (64 %), Nador (16 %) et Figuig (4 %).</p>
<p>Ce rapport met également en évidence l’ampleur de la mobilisation internationale, avec la participation de plus de 20 sociétés nationales de la Croix-Rouge, parmi lesquelles celles de Suisse, des Pays-Bas, de la République Fédérale d’Allemagne, du Canada, de l’Égypte, de l’Espagne, de la Turquie et de la Thaïlande, ainsi que d’organisations humanitaires telles que Save the Children et la section néerlandaise de Caritas, qui ont apporté leur soutien aux victimes.</p>
<p>En plus des opérations logistiques, les archives révèlent des images poignantes de cette tragédie humaine collective montrant des familles entières surprises par cette décision arbitraire en plein hiver, des enfants arrachés à leurs bancs d’école, des couples brutalement séparés et laissés sans nouvelles les uns des autres.</p>
<p><strong>Une mobilisation internationale</strong></p>
<p>Des femmes enceintes ou en plein accouchement furent contraintes de franchir la frontière dans des conditions inhumaines, sans aucun suivi médical, exposées au froid et à l’insécurité. Ce fût le cas aussi pour les malades, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap, transportés dans des camions puis abandonnés à la frontière, privés de tous leurs droits et des soins les plus élémentaires. Parmi les expulsés se trouvaient également d’anciens résistants marocains qui, quelques années plus tôt, avaient participé à la libération de l’Algérie du colonialisme, un engagement qui ne les protégea pas de l’expulsion.</p>
<p>Les camps provisoires d’Oujda, Nador et Figuig accueillirent ces sinistrés sous des tentes fragiles, où ils durent affronter un froid glacial, la promiscuité et l’incertitude quant à leur avenir. Derrière les chiffres se dessinent des vies brisées, une dignité bafouée et un arrachement forcé qui laissa des blessures profondes à travers plusieurs générations. La douleur de la séparation et la perte soudaine d’une vie construite de l’autre côté de la frontière continuent, encore aujourd’hui, d’alimenter un vif sentiment d’injustice.</p>
<p>Ces événements révélèrent aussi la solidarité spontanée des habitants locaux qui se mobilisèrent pour aider les expulsés. Le rapport souligne enfin que la crise se prolongea dans le temps : plusieurs mois plus tard, à l’automne 1976, des centaines de personnes vivaient encore sous des tentes, témoignant de la persistance des besoins humanitaires.</p>
<p><strong>Une dignité bafouée</strong></p>
<p>Ce travail constitue une première base solide et précise pour comprendre l’expulsion qui a eu lieu le 8 décembre 1975 et œuvrer à sa reconnaissance. Il combine recherche historique, recueil de témoignages et plaidoyer citoyen, dans l’ambition d’ouvrir la voie vers la vérité, la justice et la transmission. Il s’inscrit également dans une analyse juridique, visant à qualifier les faits et à envisager les procédures appropriées.</p>
<p>En outre, dans le cadre de cette dynamique, le Cimea a élaboré une étude inédite, avec le soutien du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME), intitulée « Mémoire contre l’oubli : Pour la reconnaissance de l’expulsion des familles marocaines d’Algérie en 1975 ». Celle-ci s’attache particulièrement aux aspects juridiques de la situation des citoyens marocains victimes de l’expulsion collective et arbitraire de 1975, un acte considéré comme illicite au regard du droit international, et constituant également une violation du droit interne algérien ainsi que des accords bilatéraux conclus entre l’Algérie et le Maroc.</p>
<p><strong>Une expulsion forcée</strong></p>
<p>Cette étude, présentée à l’occasion du 50<sup>ème</sup> anniversaire de l’expulsion des Marocains d’Algérie, repose sur des informations et données vérifiées. Elle révèle pour la première fois, avec une analyse juridique, les dispositions pertinentes de la législation algérienne relative au statut des étrangers et les obligations issues des accords bilatéraux, tout en procédant à une qualification dans le cadre du droit international, de la responsabilité internationale et du caractère continu des violations.</p>
<p>Dans ce contexte, l’étude rappelle que l’ordonnance n° 66‑211 du 21 juillet 1966, relative au statut des étrangers en Algérie, réglementait à l’époque les <em>« conditions d’entrée, de circulation, de séjour et de sortie des étrangers »</em> en tenant compte des <em>« conventions internationales ou des accords de réciprocité »</em>. Or, l’analyse des faits – telle que relevée par l’étude – démontre que l’expulsion a été collective et massive, alors même que la législation algérienne imposait un traitement individuel de chaque cas. De plus, aucun des Marocains expulsés n’a été notifié, selon la forme légale, d’une décision motivée d’expulsion, ce qui confère à cette opération le caractère d’un abus matériel.</p>
<p>En outre, l’étude souligne que cette expulsion s’est déroulée de manière immédiate, rapide et collective, privant ainsi les expulsés de la possibilité d’invoquer <em>« l’impossibilité de quitter le territoire national »</em> afin de bénéficier de la disposition prévue à l’article 22 de ladite ordonnance.</p>
<p><strong>Une violation des accords bilatéraux</strong></p>
<p>Ainsi, l’opération d’expulsion, telle qu’exécutée par les autorités algériennes, a été menée en violation du droit interne algérien, lequel stipule que <em>« nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété »</em>, ce qui la rend entachée d’illégalité. Elle constitue également une violation flagrante des engagements découlant des accords bilatéraux, à savoir la convention d’établissement conclue entre le Maroc et l’Algérie le 15 mars 1963, ainsi que son protocole additionnel amendé et complété signé le 15 janvier 1969, deux textes en vigueur dans les deux pays au moment des expulsions, comme le souligne l’étude.</p>
<p>L’analyse de cette affaire au regard du droit international montre que le caractère collectif, non motivé et illégal des expulsions est établi tant sur le plan juridique que factuel, et nécessite la qualification de plusieurs violations à la lumière du droit international.</p>
<p>De même, la spoliation des biens des Marocains expulsés par l’état algérien constitue une mesure illicite au regard du droit international, pour plusieurs raisons : les citoyens marocains expulsés n’ayant eu, ni au moment de l’expulsion ni après, la possibilité de contester ces décisions ou de défendre leurs droits de propriété, ils se sont retrouvés définitivement privés de leurs biens en vertu d’un texte législatif émanant de l’état algérien.</p>
<p><strong>La responsabilité de l’état algérien</strong></p>
<p>Sur la base de ce qui précède, l’étude conclut que l’expulsion des citoyens marocains d’Algérie, en tant qu’acte illicite au regard du droit international, engage la responsabilité internationale de l’état algérien. L’expulsion et la spoliation des biens constituent en effet des actes internationalement illicites, car imputables à l’état algérien, représentant une violation de ses obligations internationales et des principes fondamentaux du droit international.</p>
<p>En ce qui concerne les voies de recours et les perspectives de réparation, l’étude souligne qu’étant donné la responsabilité avérée de l’état algérien dans l’expulsion des citoyens marocains et la confiscation de leurs biens – considérées comme des actes internationalement illicites – les Marocains expulsés, en tant que victimes, peuvent emprunter deux voies principales. La première concerne le dépôt des plaintes individuelles auprès du Comité des droits de l’Homme de l’ONU dans le cadre du premier Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la deuxième est relative à la présentation des communications individuelles dans le cadre de la procédure de plainte auprès du Conseil des droits de l’Homme, conformément à la résolution 5/1, afin d’examiner les violations graves des droits humains.</p>
<p><strong>Enrichir la mémoire</strong></p>
<p>En abordant les formes de réparation qui devraient être envisagées, conformément aux Principes fondamentaux et directives concernant le droit à un recours et à réparation pour les victimes de violations graves du droit international des droits de l’Homme (Résolution 60/147), l’étude souligne qu’elles doivent combiner (i)la restitution, à travers le rétablissement du droit au retour (ii) la restitution ou l’indemnisation des biens, la réparation symbolique, via la reconnaissance officielle et des mesures de mémoire ainsi que (iii) des garanties de non‑répétition.</p>
<p>D’une manière générale, à travers ce rapport et cette étude, le Cimea vise à enrichir la mémoire collective en rendant accessibles des documents restés secrets durant des décennies, à ouvrir un espace de transmission de ces vérités aux générations futures, à encourager de nouvelles recherches, enquêtes journalistiques et créations artistiques, et à fournir un instrument d’action politique et citoyenne en faveur de la vérité, de la justice et de la solidarité maghrébine.</p>
<p>Le Collectif international de soutien aux familles marocaines expulsées d’Algérie, organisation civile indépendante fondée le 27 février 2021, a remis en décembre 2023 près de 2 000 dossiers individuels de victimes aux Archives du Maroc, constituant ainsi le premier fonds commémoratif d’envergure consacré à la tragédie de l’expulsion de 1975.</p>
<p>Le Cimea s’appuie sur les instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme (Charte des Nations Unies, Déclaration universelle, les deux Pactes internationaux) afin d’œuvrer pour la reconnaissance officielle par l’Algérie des violations commises, la reconstitution de la mémoire de l’expulsion des Marocains d’Algérie en 1975 et la défense des intérêts des expulsés devant les instances nationales et internationales. Le Cimea revendique également la restitution des biens confisqués, la réparation morale et matérielle des victimes et le renforcement de la réunification des familles dispersées.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tragédie des Marocains expulsés d&#8217;Algérie: Un demi-siècle de souffrances et de combat pour la justice</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/189262</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 13:21:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Marocains expulsés d'Algérie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=189262</guid>

					<description><![CDATA[Les préparatifs en cours pour la commémoration du 50ème anniversaire de l’expulsion des familles d’origine marocaine d’Algérie, le 8 décembre 1975, ont constitué l’axe principal de la réunion tenue par le bureau exécutif du collectif, le lundi 14 juillet courant. Dans ce contexte, les membres du bureau exécutif du Collectif ont examiné les préparatifs en &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les préparatifs en cours pour la commémoration du 50ème anniversaire de l’expulsion des familles d’origine marocaine d’Algérie, le 8 décembre 1975, ont constitué l’axe principal de la réunion tenue par le bureau exécutif du collectif, le lundi 14 juillet courant.</p>
<p>Dans ce contexte, les membres du bureau exécutif du Collectif ont examiné les préparatifs en cours cette année, pour commémorer le 50e anniversaire de la tragédie de l’expulsion des Marocains d’Algérie. Parmi ces préparatifs, figure la mise en place d’une caravane civile parcourant les capitales et villes européennes, en particulier celles où se trouvent des institutions de défense des droits de l’homme et des organismes européens, dans le cadre de l’action internationale du Collectif pour défendre la cause des Marocains expulsés d’Algérie en 1975.</p>
<p>Cette initiative internationale, organisée en collaboration avec les partenaires du Collectif, notamment l’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH), concerne notamment le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, la capitale européenne Bruxelles et le Conseil de l’Europe à Strasbourg. Le programme de cette commémoration prévoit, en plus de la sensibilisation auprès de ces instances internationales, l’organisation d’un colloque à Bruxelles, siège de l’Union européenne.</p>
<p>Cette rencontre, à laquelle participeront plusieurs professeurs, experts, juristes et acteurs associatifs, vise à faire connaître cette cause et à restituer les résultats d’une étude scientifique réalisée avec le soutien du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), concernant ces familles marocaines expulsées d’Algérie en 1975. Dans le même cadre, le Collectif international organisera également au Maroc ses activités de sensibilisation autour de cette question.</p>
<p>Concernant la préservation de la mémoire des Marocains expulsés d’Algérie, le bureau exécutif a présenté plusieurs propositions, notamment la poursuite du programme d’archivage et de documentation de cette tragédie humanitaire et des droits, afin de la rendre accessible aux intéressés et à tous les chercheurs. Cela constitue une contribution du Collectif international, aux côtés d’autres acteurs, pour que cette cause reste présente et durable, en attendant une réponse aux revendications légitimes de ces Marocains et Marocaines expulsés, ainsi que de leurs familles et ayants droit.</p>
<p>À cette occasion, les membres du bureau exécutif du Collectif international ont insisté lors de cette réunion, qui s’inscrit dans le cadre des rencontres régulières, sur la nécessité de protéger et de redonner du crédit à la mémoire et à l’histoire des familles marocaines expulsées de force d’Algérie. Ils ont également appelé à intensifier la pression sur le gouvernement algérien pour qu’il reconnaisse officiellement les graves violations commises en 1975 contre ces citoyens, qui, avant leur expulsion, résidaient légalement et légitimement sur son territoire depuis des décennies. Ils ont exhorté l’Algérie à présenter des excuses officielles et à réparer les préjudices individuels et collectifs.</p>
<p>Par ailleurs, les membres du bureau ont convenu de mettre en œuvre une stratégie de communication et d’information afin d’accroître la sensibilisation et la connaissance de la tragédie des Marocains expulsés d’Algérie en 1975, tant au niveau national qu’international. Ils ont également prévu de renforcer la cellule de communication du Collectif, composée de professionnels compétents et expérimentés, ainsi que de renforcer la collaboration avec les organisations de la société civile et le milieu universitaire, en encourageant la recherche scientifique sur cette tragédie humanitaire et des droits.</p>
<p>Il est à noter que le Collectif international pour le soutien des familles marocaines expulsées d’Algérie, fondé le 27 février 2021 en tant qu’organisation non gouvernementale internationale, vise principalement à faire pression sur les autorités algériennes pour qu’elles reconnaissent les graves violations qu’elles ont commises contre ces citoyens, en leur rappelant leurs responsabilités dans cette tragédie et en leur demandant d’indemniser les victimes pour les préjudices subis. Le Collectif international tient également l’état Algérien comme totalement responsable de cette tragédie, qu’il cherche par tous les moyens à nier dans l’espoir qu’elle tombe dans l’oubli.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>49 ans après leur expulsion d&#8217;Algérie, la douleur des victimes marocaines est toujours aussi vive</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/169445</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Nov 2024 14:47:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Marocains expulsés d'Algérie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=169445</guid>

					<description><![CDATA[Le 18 décembre 1975, le président algérien de sinistre réputation, Houari Boumediene, de son vrai nom Mohamed Boukharrouba, donne 48 heures à la diaspora marocaine pour quitter l’Algérie. Cela fait maintenant 49 ans mais les esprits sont restés marqués au fer rouge par cette tragédie orchestrée par un régime algérien qui adore abhorrer les principes &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Le 18 décembre 1975, le président algérien de sinistre réputation, Houari Boumediene, de son vrai nom Mohamed Boukharrouba, donne 48 heures à la diaspora marocaine pour quitter l’Algérie. Cela fait maintenant 49 ans mais les esprits sont restés marqués au fer rouge par cette tragédie orchestrée par un régime algérien qui adore abhorrer les principes du droit international, piétiner les règles du bon voisinage, la communauté de sang, de religion, de langue et de culture, en tentant de se soustraire à sa responsabilité envers les 350.000 victimes de ce déplacement forcé, d’une cruauté et d’une lâcheté inédites.</strong></em></p>
<p><em><strong>Face à ce déni de vérité et justice, le Collectif International de Soutien aux Familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie – 1975 -CiMEA ne compte pas baisser les bras. Il annonce une action tout azimut pour obtenir réparation. Voici son communiqué. </strong></em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><u>Le bureau exécutif du Collectif international de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie en 1975 (CiMEA), a tenu le vendredi 15 novembre 2024 à Rabat, une réunion avec la participation de l’ensemble de ses membres. Cette réunion a été consacrée à l’examen de plusieurs points dont des aspects en lien avec la gestion organisationnelle et financière.</u></p>
<p><u>Les participants à cette réunion ont discuté les résultats préliminaires de l’étude intitulée «Mémoire des Marocains expulsés d’Algérie en 1975», supervisée par le CiMEA en coopération avec le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME). Cette étude est réalisée par un groupe d’étudiants en Master de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Meknès sous l’encadrement du Professeur Mimoun Aziza, enseignant-chercheur en histoire des migrations au sein de la même faculté. Les membres se sont penchés sur les différents aspects de cette recherche académique et ont formulé plusieurs remarques visant à enrichir et valoriser ce travail scientifique inédit, qui retrace les parcours multiples de cette question humanitaire et juridique.</u></p>
<p><u>Les membres du CiMEA ont également fait le point sur l’état d’avancement du programme de commémoration du 50ème anniversaire de la tragédie de l’expulsion des Marocains d’Algérie, tout en réaffirmant la nécessité de poursuivre les efforts pour préserver cette mémoire et de fournir les moyens nécessaires pour assurer le succès de cette initiative, qui prévoit l’organisation de plusieurs activités, notamment au niveau international, tout au long de l’année 2025.</u></p>
<p><u>À cet égard, les membres du bureau exécutif du CiMEA ont exprimé leur mobilisation continue et leur entière disposition à déployer tous les efforts pour assurer le succès de cette manifestation, en saluant dans ce sens les parties prenantes qui ont annoncé leur engagement et leur soutien de cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre du programme général du CiMEA. Ce programme vise particulièrement à plaider auprès des instances nationales et internationales pour défendre les intérêts des Marocains expulsés d’Algérie, ainsi qu’à faire pression sur les autorités algériennes pour une reconnaissance officielle des violations graves commises en 1975 à l’égard des Marocains résidant depuis des décennies sur le sol algérien, et aussi pour présenter des excuses officielles et réparer les préjudices individuels et collectifs.</u></p>
<p><u>Par ailleurs, les participants à cette réunion ont souligné la nécessité d’élaborer une stratégie médiatique et de communication pour sensibiliser à la tragédie des Marocains expulsés d’Algérie en 1975, tout en poursuivant l’ouverture vers le monde universitaire à travers l’encouragement de la recherche scientifique et la réalisation des études et des travaux autour de cette question.</u></p>
<p><u>Le Collectif international de soutien aux familles marocaines expulsées d’Algérie en 1975, fondé le 27 février 2021 en tant qu’ organisation non gouvernementale internationale, vise à plaider pour la restitution des biens confisqués de manière illégale par l’état algérien et pour une indemnisation financière et morale au profit des victimes et leurs ayants droit pour les préjudices subis en raison de l’expulsion collective abusive et aussi de faciliter le regroupement des familles marocaines avec celles qui sont encore établies en Algérie.</u></p>
<p><u>Le CiMEA a pour objectif également d’exercer des pressions sur les autorités algériennes pour qu’elles reconnaissent les violations subies par ces citoyens, en leur rappelant leurs responsabilités manifestes dans cette tragédie et en indemnisant les victimes pour les dommages subis.</u></p>
<p><u>Le Collectif international considère que le gouvernement algérien assume l’entière responsabilité de cette tragédie, et continue des compagnes de désinformation et de dissimulation de la réalité de ce drame. Il néglige délibérément le fait que ces citoyens marocains résidaient légalement en Algérie depuis des décennies et qu’un grand nombre d’entre eux avaient fondé des familles mixtes algéro-marocaines et avaient participés activement à l’indépendance de l’Algérie.</u></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Marocains expulsés d’Algérie: un demi-siècle de souffrances</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/146465</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Mar 2024 18:27:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Marocains expulsés d'Algérie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=146465</guid>

					<description><![CDATA[Le Collectif International de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie en 1975  (CiMEA 75) a tenu son assemblée générale ordinaire, hier samedi 2 mars 2024, au siège de l&#8217;Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH) à Rabat. L’Assemblée a été marquée par la présentation, la discussion et l’adoption à l&#8217;unanimité des rapports moral et financier. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Collectif International de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie en 1975  (CiMEA 75) a tenu son assemblée générale ordinaire, hier samedi 2 mars 2024, au siège de l&rsquo;Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH) à Rabat.</p>
<p>L’Assemblée a été marquée par la présentation, la discussion et l’adoption à l&rsquo;unanimité des rapports moral et financier. Ensuite, les membres présents ont procédé à l’élection du Conseil Administratif et le nouveau Bureau Exécutif. Ce dernier est composé de Mohammed Cherfaoui en qualité de Président, Abderrazzak El Hannouchi, vice-Président, Fatiha Saïdi, Secrétaire générale, El-Houssine Bouasria, Trésorier, et Jamal EL-Mohafide, en tant que Conseiller.</p>
<p>Les participants à l&rsquo;assemblée générale ont procédé, selon le communiqué, à l&rsquo;évaluation de l&rsquo;action du Collectif, fondé le 27 février 2021, au cours des trois dernières années, et à la mise à jour de sa stratégie d&rsquo;action pour les prochaines étapes.</p>
<p>Cette assemblée a été l&rsquo;occasion d’évaluer la performance des deux groupes de travail chargés de préserver la mémoire, l&rsquo;histoire et l&rsquo;adaptation juridique de la tragédie de l&rsquo;expulsion arbitraire des Marocains d&rsquo;Algérie.</p>
<p>Les membres ont examiné la possibilité de coopération et de partenariat au niveau national notamment avec les associations de victimes, les organisations des droits humains et l’ensemble des institutions internationales en charge de la protection des droits et des libertés, ainsi que la préparation de la commémoration du 50ème anniversaire de la tragédie ayant mené à l’expulsion arbitraire de milliers de familles marocaines d’Algérie le 8 décembre 2025, avec l&rsquo;organisation d&rsquo;une série de manifestations et d&rsquo;événements pour marquer son demi-siècle.</p>
<p>D’autres sujets ont été abordés par les participants qui ont également examiné le parcours des efforts de plaidoyers menés par le Collectif International auprès du gouvernement, du Parlement et des institutions constitutionnelles concernées par l&rsquo;expulsion des Marocains d&rsquo;Algérie.</p>
<p><strong>Focus sur le Collectif International de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie en 1975 </strong></p>
<p>Il convient de noter que le Collectif International de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie en 1975 est une organisation internationale non gouvernementale qui vise notamment à restaurer la mémoire des expulsions et à défendre les intérêts des individus expulsés devant les organes nationaux et internationaux, ainsi qu&rsquo;à obtenir une reconnaissance officielle des autorités algériennes des atrocités commises en 1975 à l&rsquo;encontre de la communauté marocaine résidant légalement en Algérie.</p>
<p>Il vise également à récupérer les biens confisqués par l&rsquo;État algérien de manière illégale et à obtenir une compensation matérielle et morale pour les victimes des dommages subis en raison de l&rsquo;expulsion collective et arbitraire, et à faciliter la réunification des familles marocaines avec celles qui sont toujours en Algérie ou par la réouverture des frontières terrestres entre l&rsquo;Algérie et le Maroc.</p>
<p>Le Collectif International, qui comprend des membres parmi les victimes de cette expulsion et d&rsquo;autres acteurs soutenant cette cause, s&rsquo;appuie, pour chacune de ses actions sur les principes contenus dans la Charte des Nations Unies, la Déclaration Universelle des Droits de l&rsquo;Homme et les conventions internationales relatives aux droits humains et des mécanismes connexes.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le 18 décembre 1975, 45.000 familles marocaines étaient expulsées d&#8217;Algérie. Chronique d&#8217;un combat.</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/66089</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Dec 2021 08:48:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[appel]]></category>
		<category><![CDATA[Marocains expulsés d'Algérie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=66089</guid>

					<description><![CDATA[Le 18 décembre 1975, un jour de l&#8217;Aid El Kebir, 45.000 familles marocaines ont été expulsées manu militari par le régime du sinistre colonel Houari Boumediene, de son vrai nom Mohamed Boukarrouba. 46 ans après, ce régime à la moralité défaillante ne veut toujours pas reconnaître sa responsabilité dans cet acte ignoble. Dans ce qui &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le 18 décembre 1975, un jour de l&rsquo;Aid El Kebir, <span class="s1">45.000 familles marocaines ont été expulsées manu militari par le régime du sinistre colonel Houari Boumediene, de son vrai nom Mohamed Boukarrouba. 46 ans après, ce régime à la moralité défaillante ne veut toujours pas reconnaître sa responsabilité dans cet acte ignoble. Dans ce qui suit, le Collimateur reproduit in extenso le communiqué du Collectif International de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie en 1975. </span></em></p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>Des faits et une question</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Inlassablement, 46 années après les faits, il y a lieu de les rappeler, comme un devoir de mémoire et non une stérile complainte.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le rappel est celui de l’expulsion de 45.000 familles marocaines, arbitrairement et sans sommation, expulsées d&rsquo;Algérie en décembre 1975, alors que le monde musulman fêtait l’Aid El Kebir. Une fête au caractère sacré, ancré dans la bienveillance et le pardon à l’égard d’autrui, dont la nature précitée n’en rendra les faits que plus inhumains encore. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1"> Les familles meurtries physiquement par le froid, psychologiquement par la violence de l’expulsion, se retrouvent soit chez des membres de leurs familles qui leur offrent le gîte de solidarité, soit sous les tentes dressées à la hâte par les autorités marocaines, hébétées elles aussi par la surprise. Les expulsé(e)s n’ont que leurs yeux pour pleurer car pour le reste tous leurs biens mobiliers, immobiliers, sont restés à l’extérieur des frontières marocaines, là, en face, en Algérie, dans ce pays auquel ils.elles ont donné beaucoup d’amour, de solidarité lors des combats pour l’indépendance…</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Au-delà de la détresse de reprendre une vie à zéro, il subsiste une question, lancinante, désespérante, à laquelle ne répond personne: POURQUOI ?</span></p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>Une question et des réponses</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Il y a lieu de répondre à ce POURQUOI et l’examiner sous ses multiples facettes, non par soif de vengeance ou de haine mais bien pour rendre hommage à ces milliers de personnes dépossédées, au-delà des biens matériels, de leur dignité humaine. Comme un devoir de mémoire, un désir de reconnaissance, une volonté de lecture historique des parcours d’immigration, des hommes et des femmes ont constitué des associations et ont porté ce pan d’histoire aux rangs national et international, la faisant ainsi sortir des ténèbres dans lesquelles il avait été plongé.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Un hommage soutenu est à rendre à ces associations qui se sont battues, sans compter, avec des moyens financiers et humains limités. Elles continuent ce travail sans férir, avec une approche sociale et humaine qui force le respect. En continuité à cet élan, le CiMEA-75 apporte son soutien total à ces actions et invite à couronner cet engagement par une mutualisation des efforts et une coordination avec l’ensemble des associations, sur la base d’une charte claire et partagée. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Par ailleurs, le Collectif CiMEA-75 qui s’est constitué en date du 28/02/2021, plaide quant à lui pour la recherche de pistes de travail par la voie juridique et le plaidoyer politique afin :</span></p>
<p class="p6"><span class="s2">&#8211; </span><span class="s1">Que le pouvoir algérien reconnaisse ce drame humain, </span></p>
<p class="p6"><span class="s2">&#8211; </span><span class="s1">De faire la lumière, de manière objective, sur les faits et de les reconstituer dans leur globalité afin de réhabiliter et de préserver la mémoire des victimes directes et indirectes,</span></p>
<p class="p6"><span class="s2">&#8211; </span><span class="s1">D’envisager la réparation morale et matérielle de cette injustice,</span></p>
<p class="p6"><span class="s2">&#8211; </span><span class="s1">D’ouvrir les frontières entre les deux pays concernés afin de permettre aux familles et proches de se reconstituer…</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le Collectif CiMEA-75 tient à saluer la collaboration active et solidaire qui s’est forgée entre lui et l’Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH) et qui sera concrétisée publiquement et officiellement dans les jours à venir.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le Collectif CiMEA-75 compte poursuivre ses travaux, guidé par la vérité historique, le rassemblement des peuples dans la paix et la solidarité humaine. Il invite toutes les associations et constituantes de la société civile à venir le rejoindre pour faire de cette mobilisation une réussite pour renforcer les droits humains.</span></p>
<p class="p8"><span class="s1"><b>Collectif International de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie en 1975.</b></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Marocains expulsés d&#8217;Algérie: Une nouvelle étape dans la bataille contre le déni de justice</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/61714</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Oct 2021 16:44:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Marocains expulsés d'Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[plan d'action]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=61714</guid>

					<description><![CDATA[Le Conseil d&#8217;administration du Collectif International de soutien aux familles d’origine  marocaine expulsées d’Algérie – 1975 -CiMEA75 a tenu, samedi 23 octobre 2021 à Casablanca, une réunion consacrée à l&#8217;examen et à l&#8217;adoption de plusieurs points à l&#8217;ordre du jour, notamment les axes de son programme d&#8217;action pour 2022-2023 aux niveaux national et international et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Le Conseil d&rsquo;administration du Collectif International de soutien aux familles d’origine  marocaine expulsées d’Algérie – 1975 -CiMEA75 a tenu, samedi 23 octobre 2021 à Casablanca, une réunion consacrée à l&rsquo;examen et à l&rsquo;adoption de plusieurs points à l&rsquo;ordre du jour, notamment les axes de son programme d&rsquo;action pour 2022-2023 aux niveaux national et international et le plan d&rsquo;action à la lumière de ses objectifs, sa stratégie et sa charte qui comporte la conception et les engagements de ses membres. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cette réunion, qui s&rsquo;est déroulée en présentiel et de façon virtuelle via la vidéo, constitue le point de départ effectif  du Collectif International de soutien aux familles d’origine  marocaine expulsées d’Algérie, fondé en février 2021, pour contribuer, aux côtés des autres associations des victimes, à garder en mémoire les opérations d&rsquo;expulsion, défendre les intérêts des Marocains victimes de l&rsquo;expulsion abusive d&rsquo;Algérie devant les instances nationales et internationales, conformément aux législations nationales et au droit international, obtenir la reconnaissance officielle des hautes autorités algériennes des crimes perpétrés en 1975 à l&rsquo;encontre de la communauté marocaine, obtenir réparation. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cette action vise également la restitution de tous les biens confisqués aux victimes par l&rsquo;État algérien de manière illégale, outre l&rsquo;indemnisation matérielle et morale au profit des victimes pour les préjudices subis à cause de l&rsquo;expulsion collective et arbitraire des victimes, tout en facilitant la réunification des familles maroco-algériennes mixtes à travers l&rsquo;appel à  la réouverture des frontières terrestres entre l&rsquo;Algérie et le Maroc.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Les participants ont été unanimes à considérer cette réunion comme  »historique » en ce sens qu&rsquo;elle tend à faire en sorte que ces drames ne soient pas tombés dans l&rsquo;oubli, 46 ans après que les autorités algériennes aient décidé en décembre 1975 d&rsquo;expulser des milliers de personnes d&rsquo;origine marocaine résidant en territoire algérien depuis des décades, de façon arbitraire et inhumaine puisque ces personnes ont été humiliées, dépouillées de leurs biens, séparées de leurs familles, particulièrement les personnes issues de familles mixtes.  </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Mohamed Cherkaoui, président du Collectif International de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie – 1975, a insisté sur la nécessité de passer à une nouvelle étape dans l&rsquo;action du Collectif, qui soit adaptée aux mutations actuelles, tout en mettant à profit les expériences cumulées au cours des étapes précédentes, et en s&#8217;employant davantage à faire connaître cette question et en cherchant les voix et moyens pour mieux la défendre devant les instances et organisations internationales, afin de permettre à l&rsquo;opinion publique nationale et internationale d&rsquo;être au fait de cette question, qui constitue une violation flagrante de la part des autorités algériennes de la déclaration universelle des droits de l&rsquo;homme et des règles du droit international. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il a invité les participants à cette réunion au cours de laquelle ont été présentés des témoignages vivants d&rsquo;expulsés et d&rsquo;Algérie et de leurs familles qui ont été chassés en 1975 de ce pays alors que la nation islamique célébrait la fête de l&rsquo;Aid Al Adha. Des milliers de Marocains, femmes, hommes, enfants, personnes âgées, handicapés, ont été alors conduits à la frontière marocaine.  </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ils ont également souligné, au cours de cette réunion, la nécessité de mettre à profit toutes les opportunités qui se présentent pour mieux mobiliser la société civile, préserver la mémoire, accéder aux archives officielles dans les deux pays portant sur les événements ayant accompagné cette époque noire dont sont victimes des milliers de familles marocaines expulsées d&rsquo;Algérie, faire la lumière sur ces événements sur la base de données et sources véridiques et précises. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">A cet égard, plusieurs initiatives ont été proposées pour assurer une meilleure défense de la question des Marocains expulsés d&rsquo;Algérie auprès des instances exécutives, législatives et civiles, et ce en mettant à profit les instruments constitutionnels nationaux et internationaux disponibles dans ce domaine.   </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il y a lieu de signaler que les structures du Collectif International de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie – 1975, qui est une organisation indépendante, se composent de l&rsquo;assemblée générale, du bureau exécutif, des commissions thématiques. Ce collectif qui est soumis à la loi sur les associations, est composé de divers acteurs et de compétences locaux, nationaux et du monde. </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Marocains expulsés d&#8217;Algérie: le CIEMA rappelle aux décideurs algériens le poids d’une responsabilité totale</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/34530</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Dec 2020 08:22:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Marocains expulsés d'Algérie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=34530</guid>

					<description><![CDATA[A l&#8217;occasion du triste « anniversaire » de l&#8217;expulsion en 1975 de milliers de Marocains par le gouvernement algérien, le Collectif international de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie (CIEMA) lance un appel en vue de rappeler aux décideurs algériens le poids d’une responsabilité « totale » qui demeure « lourde ». « A l’occasion de ce sinistre « anniversaire », nous lançons &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;occasion du triste « anniversaire » de l&rsquo;expulsion en 1975 de milliers de Marocains par le gouvernement algérien, le Collectif international de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie (CIEMA) lance un appel en vue de rappeler aux décideurs algériens le poids d’une responsabilité « totale » qui demeure « lourde ».</p>
<p>« A l’occasion de ce sinistre « anniversaire », nous lançons un appel à toutes les personnes animées par les principes de solidarité et du respect mutuel et non de haine et de rancœur de venir nous rejoindre afin de les porter, de les faire aboutir à la reconnaissance des préjudices subis et de rappeler aux décideurs algériens le poids d’une responsabilité totale qui demeure lourde », indique le CIEMA dans un communiqué parvenu lundi à la MAP.</p>
<p>Cet appel est aussi lancé dans le but « d&rsquo;établir la reconnaissance des préjudices subis par des milliers de citoyens Marocains victimes d&rsquo;expulsion en 1975 par le gouvernement algérien, et de réhabiliter leur dignité « afin que des épisodes aussi dramatiques que celui-ci (entre autres) ne se reproduisent plus dans notre histoire », précise le CIEMA.</p>
<p>En effet, le gouvernement algérien, rappelle le communiqué, avait pris, le 08 décembre 1975, la décision d’expulser des milliers de citoyens Marocains établis en toute légalité sur le territoire algérien, notant que ces personnes, qui se sont intégrées depuis des décennies en Algérie, ont fondé des familles (notamment algéro-marocaines), pris les armes durant la guerre contre l’occupant et se sont vues expulsées, arbitrairement et sans sommation, vers le Maroc.</p>
<p>« Le mot d’ordre est donné le jour de la fête de l’Aid El Kébir, fête qui se mue en drame humanitaire pour les expulsés et leur famille », déplore le CIEMA, ajoutant qu&rsquo;en ce 45ème douloureux « anniversaire », les personnes ayant vécu cette expulsion, ainsi que leurs ayants droit s’interrogent encore sur ces faits.</p>
<p>Revenant en détails sur cet épisode « lugubre », le CIEMA précise que la scène, qui se déroule pendant que les Musulmans célèbrent, à travers le monde, l’une des plus importantes fêtes de son culte : la fête du Sacrifice (Aïd El Adha), « donne à voir une cohorte de milliers de femmes, d’hommes, d’enfants, de vieillards, de personnes handicapées… en route vers la frontière marocaine ».</p>
<p>Il s&rsquo;agit, en effet, « de personnes d’origine marocaine, forcées de quitter l’Algérie, expulsées par ce pays qu’elles ont fait leur car elles y vivaient depuis des décennies et y sont majoritairement nées. Une douleur incommensurable d’autant plus vive que l’exaction fut commise par les responsables d’un pays voisin, un pays frère », se désole le Collectif.</p>
<p>Le CIEMA souligne également et à juste titre qu' »assommées par des sentiments diffus de honte et/ou de volonté d’oublier ce passé douloureux, les personnes expulsées d’Algérie ont gardé le silence, enfouissant le traumatisme au plus profond d’elles-mêmes avant qu’il ne soit inhumé avec elles ».</p>
<p>Leurs enfants et petits-enfants se sont emparés du sujet, devenus à leurs yeux, acte fondateur de leur mémoire et de leur passé, note le CIEMA, notant qu' »elles gardent aussi des traces de cette expulsion mais, au contraire de leurs ascendants, elles sont mues par une volonté forte de voir ces faits reconnus pour être réhabilités dans leur histoire, dans leur souffrance et, partant, celle des êtres chers disparus ».</p>
<p>Le communiqué souligne, de surcroît, que « tout en dépassant le discours victimaire et tout en mobilisant l’esprit d’ouverture et de réconciliation qui les animent, de façon durable, elles ont décidé de convertir leurs difficultés, leurs douleurs, leurs souffrances en une stratégie collective fondée sur l’intérêt du plus grand nombre ».</p>
<p>« Un bel exercice de résilience pour se réapproprier, sans nostalgie et sans haine, un moment de leur histoire : tenter de comprendre, analyser avec le recul, écouter les témoignages, recouper les faits…, en un mot, reconstituer les morceaux d’une histoire trop vite oubliée, d’une page de l’histoire tournée sans être lue », souligne-t-on.</p>
<p>Evoquant les ayant droits qui ont, aussi, vécu cette tragédie humanitaire, le CIEMA fait valoir qu&rsquo;ils ont mis à jour, au-travers d’associations ou d’actes individuels, la tragédie par leurs témoignages, par leurs écrits, par leurs plaidoyers divers.</p>
<p>« Les événements de décembre 1975 sont, aujourd’hui, connus du grand public et des instances internationales, qui se sont saisies du dossier, comme le Conseil des droits de l’homme de l’ONU et le Comité pour la protection des travailleurs migrants », assure sans ambages le communiqué.</p>
<p>Le communiqué indique, en outre, que les reconnaissances précitées sont « importantes » certes mais demeurent largement « insatisfaisantes », « insuffisantes » et « parcellaires ».</p>
<p>« Les faits ont même parfois été occultés et leur existence remise en question et devant ces affirmations de minimisation ou de déni total par les autorités algériennes, des expulsions de 1975, une seule consultation de documents collectés à Genève, a révélé des chiffres éclairants : la distribution de quantités énormes de vivres, de tentes, de couvertures distribuées à partir de décembre 1975 dans les camps au Maroc, suite aux expulsions massives », fait savoir la même source.</p>
<p>Le Collectif note, par ailleurs, qu&rsquo;il est « difficile d’imaginer que des milliers de tonnes de lait, des centaines de milliers de couvertures et de tentes soient destinés à un groupuscule de personnes », soulignant que « ces informations glanées à Genève ne sont que la partie visible de l’iceberg et sont illustratives de la partie immergée qui reste à mettre au jour pour répondre à toutes les questions restées pendantes ».</p>
<p>Cette lecture, ajoute-t-on, permettra aussi à toutes les personnes expulsées qui sont encore de ce monde, de se dire, de parler, de leur permettre de se libérer de leurs souffrances, non pas comme un exutoire mais bien comme une énergie positive au service de la construction de la mémoire et d’un avenir plus serein.</p>
<p>« Et dans ces témoignages, il y a lieu d’écouter (et d’entendre) des voix encore trop peu ou prou entendues : celle des femmes. Il est indispensable de leur laisser la parole car elles ont aussi vécu ces souffrances et elles ont, au quotidien, contribué à prendre en charge leur famille traumatisée », conclut le communiqué.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
