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	<title>Marco Baratto &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Marco Baratto &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>«Fils d’Abraham, bâtisseurs de paix» : du Maroc à Al-Andalus, une mémoire de coexistence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 12:14:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Marco BARATTO Lorsque Ramadan, Pessa’h et Pâques se rencontrent dans le temps, ils révèlent un message profond inscrit au cœur des traditions abrahamiques : celui du passage, de la libération et de la vie. Pourtant, cette harmonie spirituelle contraste avec les divisions qui marquent encore notre monde. La guerre, en effet, est la négation &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Marco BARATTO</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-205855" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/barattt-768x432-1.jpg" alt="" width="768" height="432" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/barattt-768x432-1.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/barattt-768x432-1-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/barattt-768x432-1-390x220.jpg 390w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></p>
<p>Lorsque Ramadan, Pessa’h et Pâques se rencontrent dans le temps, ils révèlent un message profond inscrit au cœur des traditions abrahamiques : celui du passage, de la libération et de la vie. Pourtant, cette harmonie spirituelle contraste avec les divisions qui marquent encore notre monde.</p>
<p>La guerre, en effet, est la négation même de ce que ces fêtes annoncent. Elle oppose là où la foi unit, elle détruit là où la religion appelle à construire. Et pourtant, l’histoire offre des exemples lumineux d’une autre voie possible.</p>
<p>Le Maroc, depuis des siècles, est porteur de cette mémoire. Héritier de l’esprit d’Al-Andalus, il a su incarner une coexistence entre musulmans, juifs et chrétiens. Dans cette Andalousie médiévale, malgré les limites de toute époque, une culture du dialogue et de la rencontre a permis l’épanouissement des sciences, de la philosophie et de la spiritualité.</p>
<p>Lorsque cette expérience a pris fin en Espagne, une partie de cet héritage a trouvé refuge au Maroc. Le pays a accueilli des communautés juives expulsées, leur offrant protection et dignité. Cette continuité historique a façonné une identité où la diversité religieuse n’est pas perçue comme une menace, mais comme une richesse.</p>
<p>Aujourd’hui encore, cette mémoire reste vivante. Elle rappelle que les « fils d’Abraham » ne sont pas destinés à s’opposer, mais à se reconnaître. Elle montre que la foi peut être un pont et non un mur.</p>
<p>Dans ce contexte, les paroles du Pape prennent un relief particulier : « Dieu ne peut être enrôlé par les ténèbres. »</p>
<p>Elles résonnent comme un appel à revenir à l’essentiel. Dieu ne divise pas, il rassemble. Il ne justifie pas la violence, il appelle à la paix. Toute tentative d’utiliser son nom pour semer la mort est une trahison de sa nature même.</p>
<p>La convergence des grandes fêtes religieuses devient alors un signe. Elle invite à relire l’histoire, à redécouvrir les moments où la coexistence a été possible, et à s’en inspirer pour le présent.</p>
<p>Le Maroc, dans sa continuité avec l’héritage d’Al-Andalus, rappelle que la paix entre les religions n’est pas une illusion. Elle est fragile, exigeante, mais réelle. Elle demande courage, respect et volonté.</p>
<p>Dans un monde où les tensions semblent s’intensifier, cette mémoire devient une responsabilité. Elle oblige à refuser les logiques de division et à promouvoir une culture de la rencontre.</p>
<p>Car la véritable fidélité à Dieu ne se mesure pas dans la confrontation, mais dans la capacité à reconnaître l’autre comme un frère. Et si les fêtes de Ramadan, de Pessa’h et de Pâques nous enseignent quelque chose, c’est bien ceci : la vraie victoire n’est pas sur l’autre, mais sur la haine.</p>
<p>Ainsi, de l’Andalousie au Maroc, une même leçon traverse les siècles : la paix est possible lorsque l’on refuse d’enrôler Dieu dans les ténèbres et que l’on choisit, au contraire, de marcher ensemble dans sa lumière.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Parution. « Les enfants soldats, un drame oublié », le livre de Marco BARATTO contre l&#8217;infamie</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/199365</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 10:43:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[afrique]]></category>
		<category><![CDATA[enfants-soldats]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Marco Baratto]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: la Rédaction « Les enfants soldats, un drame oublié » de Marco Baratto, préfacé par Mario Mauro, est un ouvrage remarquable qui parvient à combiner une documentation solide avec une véritable profondeur humaine. Grâce à un style clair et accessible, Baratto permet au lecteur d’affronter un sujet difficile sans se perdre dans le désespoir, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: la Rédaction</strong></p>
<p>« Les enfants soldats, un drame oublié » de Marco Baratto, préfacé par Mario Mauro, est un ouvrage remarquable qui parvient à combiner une documentation solide avec une véritable profondeur humaine. Grâce à un style clair et accessible, Baratto permet au lecteur d’affronter un sujet difficile sans se perdre dans le désespoir, mais en gardant la capacité d’analyse et de compréhension.</p>
<p>Le livre examine diverses régions du monde — l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie — révélant une réalité cruelle: l’enfance transformée en instrument de violence et de domination.</p>
<p>L’étude consacrée à la Sierra Leone constitue un exemple particulièrement frappant. Le Front révolutionnaire uni y a enlevé et conditionné des centaines d’enfants entre 1991 et 2002, leur imposant des entraînements brutaux et une dérive psychologique visant à briser leur identité.</p>
<p>L’auteur aborde également la dimension religieuse, avec l’usage d’enfants au sein de milices chrétiennes et musulmanes au Nigéria, ainsi que la manipulation politique dans les camps de Tindouf.</p>
<p>La présence de la préface de Mario Mauro (ancien ministre de la défense) confère à l’ouvrage une autorité morale et institutionnelle, issue d’une longue expérience politique au niveau européen et national. Ce livre n’est pas seulement un témoignage bouleversant: c’est un appel urgent à reconnaître la dignité violée de milliers d’enfants et à agir contre ce scandale silencieux.</p>
<figure id="attachment_199366" aria-describedby="caption-attachment-199366" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-199366" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/bambini.jpg" alt="" width="300" height="450" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/bambini.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/bambini-200x300.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-199366" class="wp-caption-text">Bambini soldati, un dramma dimenticato</figcaption></figure>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-199368" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-199372" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/mario.jpg" alt="" width="920" height="613" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/mario.jpg 920w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/mario-300x200.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/mario-768x512.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 920px) 100vw, 920px" /></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lettre ouverte en réponse à Zakia LAAROUSSI – Le temps de l’Afrique dans l’Église est venu Chère Madame (Par: Marco BARATTO)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/182660</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 09:48:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Marco Baratto]]></category>
		<category><![CDATA[Pape africain]]></category>
		<category><![CDATA[Vatican]]></category>
		<category><![CDATA[Zakia Laaroussi]]></category>
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					<description><![CDATA[Marco BARATTO, essayiste italien, auteur du livre « Le Défi de l&#8217;Islam en Italie », a voulu interagir avec le plaidoyer de Mme Zakia LAAROUSSI, Correspondante de lecollimateur.ma à Paris, pour la nomination d&#8217;un Pape issu de l&#8217;Afrique, après le décès du Pape François. Il a eu l&#8217;amabilité de nous gratifier d&#8217;une excellente réponse où il exprime &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Marco BARATTO, essayiste italien, auteur du livre « Le Défi de l&rsquo;Islam en Italie », a voulu interagir avec le plaidoyer de Mme Zakia LAAROUSSI, Correspondante de lecollimateur.ma à Paris, pour la nomination d&rsquo;un Pape issu de l&rsquo;Afrique, après le décès du Pape François. Il a eu l&rsquo;amabilité de nous gratifier d&rsquo;une excellente réponse où il exprime son accord total avec notre consœur. Voici in extenso son texte. </strong></em></p>
<p><strong>Par: Marco BARATTO*</strong></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Permettez-moi, en tant que catholique, de vous adresser cette réponse ouverte pour exprimer non seulement mon plein accord avec vos propos, mais aussi pour approfondir la réflexion à laquelle vous nous invitez. Votre analyse sur le rôle croissant de l’Afrique dans l’Église catholique résonne puissamment avec mes propres convictions. J’ose même affirmer qu’il est grand temps que l’Église universelle reconnaisse, à travers des signes concrets, que l’avenir de la foi catholique passe désormais, en grande partie, par les terres africaines.</span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">L’Afrique a reçu l’Évangile, souvent dans un contexte de mission, parfois de manière imparfaite, mais toujours dans une dynamique spirituelle qui a profondément marqué les cœurs. Aujourd’hui, il me semble évident que le continent africain ne se contente plus de recevoir : il est prêt à donner, à porter à son tour la Bonne Nouvelle aux terres qui, comme l’Europe, se sont peu à peu sécularisées, désertées spirituellement, et parfois même vidées de clercs. Pourquoi ne pas permettre aux nombreux séminaristes et prêtres africains d’aller en mission en Europe ? Cette dynamique inverse ne serait pas un renversement de l’ordre ancien, mais bien une expression authentique de la catholicité de l’Église : un corps vivant où chaque membre, quel que soit son lieu d’origine, porte la foi là où elle manque.</span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> Je </span><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">plaide donc pour une mobilisation forte, à double sens : que les conférences épiscopales africaines envoient des prêtres dans les diocèses européens en souffrance, et que les conférences épiscopales européennes aient le courage d’accueillir cette richesse humaine et spirituelle venue d’Afrique. Il ne s’agit pas d’un simple ajustement administratif, mais d’un véritable renouveau missionnaire.</span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Votre remarque sur l’absence de pontifes africains dans l’histoire récente mérite elle aussi une clarification. Contrairement à une idée reçue, l’Afrique a bien déjà offert deux papes à l’Église : saint Victor Ier et saint Gélase Ier, tous deux issus de l’Afrique du Nord. Victor Ier, d’origine probablement subsaharienne, est même souvent décrit comme ayant le teint foncé, tandis que Gélase Ier était amazigh. Ces figures témoignent que l’universalité de l’Église n’est pas un concept récent, mais un fondement ancien et essentiel de sa mission. Aujourd’hui, nous pouvons légitimement espérer, voire souhaiter, que le prochain conclave tienne compte de cette réalité : l’Afrique n’est plus à la périphérie de l’Église, elle en est désormais le cœur battant. La croissance des vocations, la ferveur populaire, la jeunesse de ses fidèles et la vitalité de ses paroisses témoignent d’une foi vive, solide, ancrée dans le quotidien. Il serait donc cohérent que cette dynamique soit reflétée jusqu’au sommet de l’Église.</span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">À cet égard, plusieurs figures cardinalices se détachent. Le cardinal Peter Turkson, originaire du Ghana, est sans doute l’un des candidats les plus crédibles. Théologien compétent, homme de dialogue, modéré dans sa ligne doctrinale, il a montré à travers ses différentes missions au Vatican une capacité d’écoute et une vision globale, notamment sur les questions de justice sociale, d’écologie et de développement humain intégral. Il pourrait représenter une synthèse acceptable pour des sensibilités différentes, tant conservatrices que progressistes.Un autre nom mérite également d’être évoqué : <strong>le cardinal Cristóbal López Romero</strong>. Bien qu’espagnol d’origine, il est archevêque de Rabat, au Maroc, et donc profondément enraciné dans les réalités du continent africain. Son expérience du dialogue avec l’islam, sa connaissance des enjeux méditerranéens, et sa proximité avec les questions migratoires font de lui un pont entre l’Europe et l’Afrique, entre l’Occident chrétien et le monde musulman. Son élection serait un signal fort à une époque où la fraternité interreligieuse devient cruciale. </span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Cependant, l’avenir de l’Église ne se joue pas seulement entre l’Europe et l’Afrique.<strong> L’Asie</strong> aussi mérite une attention particulière. La croissance du catholicisme en Corée, aux Philippines, en Inde, et même, de façon plus discrète mais non négligeable, en Chine, montre que l’Église est appelée à s’enraciner davantage en Orient. Même si la République populaire de Chine n’entretient pas de relations diplomatiques officielles avec le Saint-Siège, l’accord signé sous le pontificat de François pour la nomination des évêques marque un tournant historique. Cet acte courageux, bien qu’imparfait, pourrait ouvrir la voie à un avenir où les catholiques chinois, nombreux et fidèles malgré les persécutions, auront eux aussi une voix forte dans l’Église universelle.</span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Enfin, il ne faudrait pas oublier le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem. Son profil particulier, ancré dans la Terre Sainte, au carrefour des tensions religieuses et géopolitiques, fait de lui un homme d’écoute, de dialogue et de paix. Il incarne une Église proche des souffrances concrètes, enracinée dans l’histoire et tournée vers la réconciliation. Au </span><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">fond, tout dépendra de ce que l’Église souhaite exprimer dans le prochain conclave. S’agira-t-il de prolonger la ligne du pape François, en insistant sur la synodalité, l’écoute, la mission et le dialogue ? Ou bien d’opérer un recentrage doctrinal plus classique ? </span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Nous aurons peut-être un début de réponse lors des obsèques du Saint-Père : la manière dont les cardinaux s’exprimeront, les hommages rendus et les gestes posés diront beaucoup sur la vision de l’Église de demain. Quoi qu’il en soit, il me semble urgent de poser dès à présent des actes concrets : l’un de ces actes serait de favoriser la mission des prêtres africains en Europe. Ce serait non seulement une réponse à la crise des vocations, mais aussi un geste prophétique, un témoignage vivant de l’universalité de l’Église, une manière de dire au monde que la foi n’a pas disparu, elle a simplement changé de visage, et ce visage aujourd’hui, en grande partie, est africain. Je souscris donc pleinement à votre analyse. Ensemble, engageons-nous pour encourager ce mouvement missionnaire du Sud vers le Nord. Il ne s’agit pas de combler un vide, mais de raviver une flamme.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>En Italie, la fermeture d&#8217;une école pour l&#8217;Aid El Fitr suscite la polémique (l&#8217;éclairage du politologue Marco Baratto)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/149663</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Apr 2024 13:07:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Islam]]></category>
		<category><![CDATA[italie]]></category>
		<category><![CDATA[Marco Baratto]]></category>
		<category><![CDATA[ramadan]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour permettre à ses élèves, à 40% musulmans, de fêter la fin du ramadan, une école près de Milan décrète un jour de congé, le 10 avril. Ce geste d&#8217;empathie fait pourtant polémique dans une Italie généralement tolérante. Pour expliquer les ressorts de cette polémique aux relents d&#8217;extrême droite, le politologue Marco Baratto a publié &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour permettre à ses élèves, à 40% musulmans, de fêter la fin du ramadan, une école près de Milan décrète un jour de congé, le 10 avril. Ce geste d&#8217;empathie fait pourtant polémique dans une Italie généralement tolérante. Pour expliquer les ressorts de cette polémique aux relents d&rsquo;extrême droite, le politologue Marco Baratto a publié un édifiant article dans le média « focumediterraneo.it ». Le Collimateur le reproduit avec l&rsquo;aimable accord de l&rsquo;auteur. </strong></p>
<p><strong>Par Marco Baratto*</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-149666" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/04/marco_barrato-e1646327835503-300x300.webp" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/04/marco_barrato-e1646327835503-300x300.webp 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/04/marco_barrato-e1646327835503-150x150.webp 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/04/marco_barrato-e1646327835503-125x125.webp 125w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><strong>Comprendre l&rsquo;Islam: un moyen d&rsquo;éviter les controverses et les problèmes pour les élèves musulmans en Italie</strong></p>
<p>La récente controverse politique a donné lieu à l&rsquo;affaire dite « Pioltello ». Elle est devenue, pour utiliser un terme moderne, « virale ». La question a été soulevée par la décision du conseil scolaire « Iqbal Masih » de Pioltello (Milan) de fermer l&rsquo;école le 10 avril pour marquer le congé de fin de Ramadan. La décision de la commission scolaire a été prise à l&rsquo;unanimité après avoir examiné la résolution de suspension des cours, déclarée irrégulière par le bureau régional des écoles.</p>
<p>Ce fait a déclenché la controverse politique, la tempête habituelle, utilisée par les deux parties à des fins purement électorales et sans aller au fond du problème. Les deux parties ont adopté une position purement politique, alimentant un débat pendant quelques jours, mais sans apporter de solutions. Pourtant, le problème serait à portée de main et des situations comme celle de Pioltello seraient surmontées. Le seul obstacle est le manque de compréhension de l&rsquo;islam en Italie. Pourquoi dis-je qu&rsquo;une compréhension permettrait d&rsquo;éviter des situations comme celle de Pioltello ? La réponse se trouve dans les accords déjà conclus avec des confessions autres que le catholicisme. À titre d&rsquo;exemple, je citerai le dernier accord conclu, par ordre chronologique, à savoir celui conclu avec l&rsquo;Église d&rsquo;Angleterre en Italie. L&rsquo;article 8 de cet accord prévoit que: « Les fidèles de l&rsquo;Église d&rsquo;Angleterre en Italie qui sont employés par des organismes publics ou privés, ou qui sont indépendants, se voient garantir le droit de s&rsquo;abstenir de travailler, dans le cadre de la flexibilité de l&rsquo;organisation du travail, le vendredi saint, avec l&rsquo;obligation de rattraper les heures de travail correspondantes et sans avoir droit à une quelconque compensation pour les heures supplémentaires. Le vendredi saint, l&rsquo;absence de l&rsquo;école des élèves appartenant à l&rsquo;Église d&rsquo;Angleterre sera considérée comme justifiée à la demande des élèves eux-mêmes s&rsquo;ils sont majeurs ou des titulaires de la responsabilité parentale ».</p>
<p>Cet article, pour muté qu&rsquo;il soit, est également présent dans d&rsquo;autres accords entre l&rsquo;Etat et les confessions religieuses. A titre d&rsquo;exemple, je cite l&rsquo;accord avec les orthodoxes (Patriarcat œcuménique de Constantinople), dont les fidèles se voient accorder « le droit de s&rsquo;abstenir de travailler lors des grandes fêtes religieuses suivantes: la Circoncision du Seigneur, la Sainte Théophanie, le Samedi Saint, le Dimanche de Pâques, le Dimanche de Pentecôte, la Dormition de la Mère de Dieu, le Noël du Seigneur et la Synaxe de la Mère de Dieu, avec l&rsquo;obligation de rattraper les heures de travail correspondantes et sans aucun droit à la compensation des heures supplémentaires ».</p>
<p>On pourrait m&rsquo;objecter que l&rsquo;Islam en Italie ne « parle pas d&rsquo;une seule voix ». Je pense qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une thèse et d&rsquo;une approche erronées. En effet, personne n&rsquo;a demandé aux confessions chrétiennes autres que le catholicisme d&rsquo;avoir un représentant unique, et malgré cette absence de sujet unifié, elles ont procédé à des accords individuels avec des relais chrétiens individuels. Qu&rsquo;est-ce qui empêcherait la signature d&rsquo;accords individuels avec les nombreuses voix de l&rsquo;islam en Italie ? Les seuls enjeux que le législateur pourrait mettre en place sont peu nombreux mais simples: le premier est que les associations islamiques, avec lesquelles conclure des accords individuels, s&rsquo;engagent à respecter les valeurs de la Constitution, en particulier l&rsquo;article 7, dans la partie qui stipule qu&rsquo;elles « n&rsquo;entrent pas en conflit avec l&rsquo;ordre juridique italien ». Que la personne qui dirige la prière soit une personne dûment formée. Et c&rsquo;est précisément sur ce point que je voudrais rappeler, à titre d&rsquo;exemple, ce qui est stipulé dans l&rsquo;accord avec les luthériens, où il est précisé que l&rsquo;Église (luthérienne) « délivre une certification appropriée de la qualification de pasteur, de diacre ou de presbytre ». Ce serait un pas important que de demander aux associations islamiques sincères qui veulent s&rsquo;entendre avec l&rsquo;État une certification de la qualification d&rsquo;imam, de prédicateur ou de prédicatrice, revalidée par des instituts garantis par les États-nations, je ne pense qu&rsquo;à titre d&rsquo;exemple à l&rsquo;institut Mohammed VI, dont la fonction est précisément de former ceux qui peuvent diriger les prières, y compris d&rsquo;un point de vue juridique. Cette reconnaissance, y compris juridique, éviterait l&rsquo;instrumentalisation de la « question islamique » par les deux factions politiques. Une instrumentalisation qui n&rsquo;est pas bonne pour la nation, ni pour les Italiens de confession musulmane, ni pour le fait que l&rsquo;islam est depuis toujours un élément constitutif de la culture italienne.</p>
<p><strong>*Politologue italien</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Le modèle religieux marocain peut-il être reproduit en Europe? ». L’expert italien en dialogue interreligieux, Marco Baratto, répond à lecollimateur.</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/85863</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 11:17:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
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		<category><![CDATA[Marco Baratto]]></category>
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					<description><![CDATA[L’expert italien en dialogue interreligieux, Marco Baratto, a publié récemment un ouvrage intitulé « Le défi de l’Islam en Italie entre contraintes européennes et risques de radicalisation ». Dans cet ouvrage, M. Baratto met en avant « l’Islam marocain », fondé sur la modération, la tolérance et l’ouverture, tout en plaidant pour l’adoption du « modèle marocain » par les nations &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><em><span class="s1">L’expert italien en dialogue interreligieux, Marco Baratto, a publié récemment un ouvrage intitulé « Le défi de l’Islam en Italie entre contraintes européennes et risques de radicalisation ». Dans cet ouvrage, M. Baratto met en avant « l’Islam marocain », fondé sur la modération, la tolérance et l’ouverture, tout en plaidant pour l’adoption du « modèle marocain » par les nations européennes,<span class="Apple-converted-space">  </span>et Italie particulièrement. À cette occasion, lecollimateur.ma l’a interrogé sur la possibilité de reproduire l&rsquo;expérience marocaine atypique en Europe. Voici sa réponse. </span></em></p>
<p class="p1"><span class="s1">« Ma réponse est affirmative et la motivation est sûre parce que, de mon point de vue, ce que nous pouvons dire est que l&rsquo;Islam marocain, avec sa tradition malikite et sunnite, est un message non seulement lié à une nation mais est un modèle expérimental et reproductible. Mais la condition pour la réplicabilité du « modèle marocain », est que les nations européennes s&rsquo;appuient sur l&rsquo;expérience du Maroc, confient les centres islamiques et les mosquées directement à des imams formés au Maroc, que les nations, avant de conclure des accords, entament un dialogue direct avec les autorités marocaines auprès du ministère des Affaires islamiques à Rabat, avec des accords officiels afin de créer et connaître la réalité marocaine et suivre le modèle marocain pour un Islam en Europe et en Italie. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En d&rsquo;autres occasions, j&rsquo;ai déjà insisté sur l&rsquo;importance du concept d' »Islam en Italie » et non d' »Islam italien », qui implique la conjugaison des valeurs culturelles italiennes à la présence islamique et non l&rsquo;adaptation de la religion à l&rsquo;État. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Tout ceci et plus encore dans mon livre « Le défi de l&rsquo;Islam en Italie entre contraintes européennes et risques de radicalisation ». </span></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">« Le défi de l’Islam en Italie… » en quelques mots</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>

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<a href='https://lecollimateur.ma/85863/marcus'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/07/marcus--150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/07/marcus--150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/07/marcus--300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/07/marcus--125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>

<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><span class="s1">Préfacé par l’ancien ministre de la défense italien, Mario Mauro, l’ouvrage accorde une attention particulière au modèle marocain à travers deux grands axes, à savoir la coexistence et le dialogue avec les différentes religions monothéistes, et la politique marocaine de lutte contre la radicalisation, tout en mettant en avant le chantier de restructuration du champ religieux et le rôle de l’Institut Mohammed VI pour la Formation des Imams Mourchidines et Mourchidates.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Né à Milan, Marco Baratto est diplômé en droit. Il s’intéresse à l’histoire des rapports entre l’Europe et la Méditerranée et les relations entre les mondes musulman et chrétien.</span></p>
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