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	<title>manifestations &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>manifestations &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Les débats de lecollimateur.ma. Regards croisés sur l&#8217;Iran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 09:41:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Marco BARATTO (politologue italien) La réflexion proposée par Aziz Daouda met en lumière l’un des nœuds non résolus de l’histoire contemporaine du Moyen-Orient : l’illusion, jamais réellement accomplie, de l’autodétermination. La trajectoire iranienne, de la chute de Mohammad Mossadegh à la révolution khomeiniste de 1979, ne constitue pas une exception historique, mais un paradigme &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Marco BARATTO (politologue italien)</p>
<p>La <a href="https://lecollimateur.ma/202672">réflexion</a> proposée par Aziz Daouda met en lumière l’un des nœuds non résolus de l’histoire contemporaine du Moyen-Orient : l’illusion, jamais réellement accomplie, de l’autodétermination. La trajectoire iranienne, de la chute de Mohammad Mossadegh à la révolution khomeiniste de 1979, ne constitue pas une exception historique, mais un paradigme qui se répète avec une régularité frappante. Elle montre comment l’intervention extérieure, justifiée tour à tour par des intérêts stratégiques, idéologiques ou sécuritaires, engendre des fractures profondes et durables, finissant par délégitimer tout projet de modernisation laïque et toute élite réformiste. Dans cette région du monde, l’histoire se répète, mais non par la volonté des peuples : elle se répète parce qu’elle est forcée, façonnée et orientée par des intérêts extérieurs. Et c’est précisément cela qui fait le plus mal.</p>
<p>L’Iran est emblématique parce qu’il avait déjà tenté, dès le début du XXᵉ siècle, une voie autonome de construction étatique. Avec l’accession au pouvoir de Reza Shah Pahlavi dans les années 1920, l’époque des Qadjar s’achevait et s’ouvrait une phase de modernisation autoritaire inspirée des modèles européens et de la Turquie kémaliste. Son objectif était de transformer un pays fragmenté, dominé par des pouvoirs tribaux et religieux, en un État centralisé, laïque et souverain. Pour y parvenir, Reza Shah rompit délibérément l’alliance historique avec le clergé chiite, choisissant l’affrontement frontal.</p>
<p>La laïcisation de l’enseignement, la réforme du système judiciaire avec l’instauration de tribunaux civils, la réduction de l’influence religieuse dans la vie publique et, surtout, le décret de 1936 interdisant aux femmes le port du tchador et du hijab furent des mesures symboliquement fortes. Imposées d’en haut et par la contrainte, elles visaient à émanciper et à moderniser, mais produisirent l’effet inverse : elles radicalisèrent le clergé, le transformant en pôle de résistance culturelle et identitaire. L’ayatollah Hassan Modarres devint le symbole de cette opposition ; sa répression n’élimina pas la contestation, mais en nourrit la mémoire, destinée à ressurgir des décennies plus tard.</p>
<p>Sur le plan international, Reza Shah tenta de réduire la dépendance historique de l’Iran vis-à-vis du Royaume-Uni. L’affrontement de 1933 avec l’Anglo-Iranian Oil Company lors du renouvellement de la concession pétrolière constitua une première tentative de réaffirmation de la souveraineté économique. Parallèlement, afin de contrebalancer l’axe anglo-russe, il rechercha de nouveaux partenaires, se tournant vers l’Allemagne, perçue comme une puissance moderne et dépourvue d’un passé colonial direct en Iran. Ses sympathies pour Berlin furent davantage stratégiques qu’idéologiques, mais elles suffirent à susciter la méfiance des Alliés.</p>
<p>En 1941, sous le prétexte du risque d’un alignement avec l’Allemagne nazie, le Royaume-Uni et l’Union soviétique occupèrent militairement l’Iran. En réalité, comme de nombreux historiens le soulignent, la véritable motivation était stratégique : garantir une voie sûre de ravitaillement vers l’URSS et conserver le contrôle d’une région cruciale pour l’énergie et la logistique. Reza Shah fut contraint d’abdiquer en faveur de son fils Mohammad Reza Pahlavi. Une fois encore, un projet de souveraineté fut brisé de l’extérieur.</p>
<p>Le scénario se répéta avec Mossadegh. Élu démocratiquement, il nationalisa le pétrole, revendiquant le droit de l’Iran à décider de son destin économique. Le coup d’État de 1953, orchestré par la CIA et le MI6, ne renversa pas seulement un gouvernement légitime : il détruisit la crédibilité de toute voie réformiste possible. Dès lors, toute modernisation serait perçue comme imposée, toute élite comme subordonnée à des intérêts étrangers.</p>
<p>La « Révolution blanche » du Shah en 1963 engendra croissance, alphabétisation, émancipation féminine et industrialisation. L’Iran devint un État prospère et allié des États-Unis, avec une croissance qui atteignit 12 % par an dans les années 1970. Mais sous cette surface se dissimulaient corruption, inégalités croissantes et répression systématique. L’occidentalisation fut vécue comme une trahison culturelle. Les manifestations de 1978, réprimées dans le sang à Qom et Tabriz, conduisirent au second exil du Shah en janvier 1979.</p>
<p>Le retour de Khomeini de Paris le 1ᵉʳ février 1979 fut l’aboutissement de ce cycle. Il sut capitaliser le ressentiment accumulé en promettant la justice sociale là où l’État laïque avait échoué. Une fois encore, l’histoire se refermait sur elle-même.</p>
<p>Au Moyen-Orient — comme en Afrique du Nord — les logiques n’ont pas changé : elles ont seulement changé de forme. Les décisions imposées d’en haut, les équilibres forcés, les partages déguisés en stabilité rappellent de très près la Conférence de Berlin. Les langages évoluent, pas les dynamiques. Tant que cette région restera un terrain de compétition globale, l’histoire continuera de se répéter, non par la volonté des peuples, mais au nom d’intérêts extérieurs. Et c’est peut-être là la blessure la plus profonde</p>
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			</item>
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		<title>« Un massacre est en cours en Iran »&#8230; Près de 500 morts dans les manifestations contre la vie chère et le régime des Mollahs</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/202727</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 09:06:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
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					<description><![CDATA[544 personnes ont perdu la vie et les corps s&#8217;accumulent devant les morgues depuis le début des protestations contre le régime iranien qui mène une répression sanglante, alerte HRANA, l&#8217;ONG qui défend les droits humains en Iran. HRANA ajoute que plus de 10.681 personnes ont également été transférées dans des prisons après leur arrestation. Le mouvement, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>544 personnes ont perdu la vie et les corps s&rsquo;accumulent devant les morgues depuis le début des protestations contre le régime iranien qui mène une répression sanglante, alerte HRANA, l&rsquo;ONG qui défend les droits humains en Iran. <a href="https://www.en-hrana.org/day-fifteen-of-irans-nationwide-protests-sharp-rise-in-human-casualties/" target="_blank" rel="noopener">HRANA </a>ajoute que plus de 10.681 personnes ont également été transférées dans des prisons après leur arrestation.</p>
<p>Le mouvement, initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants devant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie, a gagné de nombreuses autres villes et pris de l&rsquo;ampleur ces derniers jours. Des manifestations ont eu lieu dans 585 endroits partout Iran, selon HRANA.</p>
<p>Si les autorités disent comprendre les revendications économiques des manifestants, elles fustigent désormais de plus en plus des « émeutiers » instrumentalisés selon elles par l&rsquo;étranger, les Etats-Unis et Israël en tête.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr">Ahmadreza Radan, chef de la police de la République islamique, à propos des manifestations en Iran (7 janvier 2026) :</p>
<p>« Nous jurons de traquer les émeutiers, jusqu’au tout dernier.<br />
Nous poursuivrons chaque personne impliquée, jusqu’à la dernière. » <a href="https://t.co/sagwf6RaxG">pic.twitter.com/sagwf6RaxG</a></p>
<p>— Anton Struve (@AntonStruve) <a href="https://twitter.com/AntonStruve/status/2010362026829422617?ref_src=twsrc%5Etfw">January 11, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Ils ne devraient pas être autorisés à semer le trouble dans la société, a averti dans une interview diffusée par la télévision d&rsquo;Etat Irib, le président Massoud Pezeshkian. Il a dans le même temps appelé la jeunesse à ne pas se laisser « tromper » par des « terroristes ».</p>
<p>Le chef de la police avait annoncé plus tôt « d&rsquo;importantes arrestations contre les principaux éléments impliqués dans les émeutes ».</p>
<p><strong>Hôpitaux débordés, boutiques fermées</strong></p>
<p>Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré de grandes foules défilant dans la nuit de samedi à dimanche dans plusieurs villes iraniennes, notamment la capitale Téhéran et Machhad, dans l&rsquo;est du pays.</p>
<p>Dans d&rsquo;autres vidéos, qui n&rsquo;ont pas pu être authentifiées par l&rsquo;AFP à ce stade, on voit des familles qui semblent identifier dans une morgue de Téhéran les corps de proches tués dans les manifestations.</p>
<p>L&rsquo;ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, a dit avoir confirmé, depuis le début des manifestations, « la mort d&rsquo;au moins 192 manifestants », soit plus du double de chiffre de 51 morts donné vendredi.</p>
<p>Elle a averti que le bilan pourrait être bien plus élevé vu le peu d&rsquo;informations filtrant de la situation dans le pays et en raison de la coupure d&rsquo;internet, depuis maintenant plus de 60 heures, qui rend quasi impossible toute communication avec le monde extérieur.</p>
<p>« Un massacre est en cours en Iran. Le monde doit agir maintenant pour empêcher de nouvelles pertes humaines », a averti le Centre pour les droits de l&rsquo;homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, qui dit avoir reçu des « témoignages directs et des rapports crédibles » sur la mort de centaines de manifestants ces derniers jours.</p>
<p><strong>Lignes téléphoniques coupées</strong></p>
<p>Les écoles sont fermées et l&rsquo;enseignement se fait désormais à distance mais sans internet, il est impossible de se connecter. De même, si de nombreux Iraniens se rendent encore au bureau, l&rsquo;absence de réseau rend toute activité difficile tandis que les rideaux de nombreuses boutiques sont fermés.</p>
<p>Samedi soir, les lignes de téléphonie mobile ont également été coupées. Selon des habitants de Téhéran, lors de la dernière grande vague de manifestations en 2022-2023, elles continuaient de fonctionner et le niveau de perturbation de la vie quotidienne n&rsquo;avait rien à voir avec la situation actuelle.</p>
<p>Très présent sur les réseaux sociaux, Reza Pahlavi, fils en exil du chah renversé en 1979, a appelé à de nouvelles actions plus tard dimanche.</p>
<p>« N&rsquo;abandonnez pas les rues. Mon coeur est avec vous. Je sais que je serai bientôt à vos côtés », a-t-il lancé.</p>
<p>Cette mobilisation survient dans un pays affaibli par une guerre avec Israël en juin et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire rétablies en septembre par l&rsquo;ONU.</p>
<p>Israël a affiché dimanche son soutien à « la lutte du peuple iranien pour la liberté ».</p>
<p>Son Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit espérer que l&rsquo;Iran « serait bientôt délivré du joug de la tyrannie », tandis qu&rsquo;un haut responsable militaire affirmait que l&rsquo;armée serait « en mesure de répondre avec force si nécessaire ».</p>
<p>Agence France-Presse</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le CNDH salue le « caractère pacifique » des manifestations des deux derniers jours</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/195364</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 19:47:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[CNDH]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Conseil National des droits de l’Homme (CNDH) a poursuivi son observation des protestations qu’ont connues des villes du Maroc et a suivi avec intérêt les manifestations des deux derniers jours qui se sont déroulées dans une atmosphère pacifique sans enregistrer aucun comportement de nature à transgresser le droit au rassemblement pacifique tant au niveau &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil National des droits de l’Homme (CNDH) a poursuivi son observation des protestations qu’ont connues des villes du Maroc et a suivi avec intérêt les manifestations des deux derniers jours qui se sont déroulées dans une atmosphère pacifique sans enregistrer aucun comportement de nature à transgresser le droit au rassemblement pacifique tant au niveau régional qu’au niveau national.</p>
<p>Dans un communiqué, le CNDH souligne que cela démontre que les Marocains aussi bien protestataires que forces de l’ordre ont réussi à mettre en oeuvre l’interprétation cadrant avec les droits de l’Homme du droit au rassemblement pacifique en tant que responsabilité partagée entre les organisateurs des protestations et les autorités publiques, ce qui a débouché sur un équilibre parfait entre le maintien de l’ordre public et la préservation des biens privés et publics et la garantie d’exercice du droit au rassemblement pacifique.</p>
<p>Et d’ajouter que les protestations, de par leurs expressions collectives pacifiques, ont illustrées lors des deux derniers jours, des bonnes pratiques tant des organisateurs que des autorités chargées d’application de la loi, ce qui a permis d’assurer le caractère pacifique des rassemblements.</p>
<p>Par ailleurs, le CNDH relève que les formes d’expressions numériques émergentes se sont aussi inscrites dans cette dynamique pacifique, ce qui constitue un autre acquis pour le processus démocratique et de droits humains de la société marocaine.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Blessés, dégâts, interpellations&#8230; Le bilan officiel des manifestations de la Génération Z</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/195088</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 15:56:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[bilan officiel]]></category>
		<category><![CDATA[Génération Z]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
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					<description><![CDATA[Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Rachid El Khalfi, a indiqué, mercredi à Rabat, que les interventions des forces de l’ordre lors des récentes manifestations qu’ont connues certaines régions du Royaume se sont déroulées dans le strict respect des dispositions juridiques et professionnelles régissant leur travail et que le recours à ces interventions, dans certains &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Rachid El Khalfi, a indiqué, mercredi à Rabat, que les interventions des forces de l’ordre lors des récentes manifestations qu’ont connues certaines régions du Royaume se sont déroulées dans le strict respect des dispositions juridiques et professionnelles régissant leur travail et que le recours à ces interventions, dans certains cas, était la dernière option face à une minorité d’instigateurs et de fauteurs de troubles, après épuisement de toutes les autres voies.</p>
<p>Dans une déclaration à la presse, M. El Khalfi a souligné que l’action des forces de l’ordre est régie par les dispositions de la Constitution et les textes juridiques et législatives y afférents, ce qui confère toute légitimité aux mesures prises.</p>
<p>Il a, ainsi, souligné que ceci englobe, à titre d’exemple, les lois régissant les rassemblements publics, les textes législatifs définissant les missions de maintien de l’ordre, outre les protocoles sécuritaires et de droits de l’Homme universellement reconnus, visant à garantir l’intégrité physique des personnes et la protection des biens publics et privés.</p>
<p>M. El Khalfi a, à cet égard, précisé que la finalité qui sous-entend les interventions des forces de l’ordre est d’atteindre nombre d’objectifs, à savoir le maintien de l’ordre public, la protection de l’intégrité physique des personnes et des biens publics et privés, la garantie de l’exercice des droits et des libertés dans le cadre des dispositions légales, ainsi que le renforcement de la confiance dans les institutions.</p>
<p>Les interventions sécuritaires reposent sur trois axes essentiels, a-t-il soutenu. Il s’agit de la gradualité et la modération, sachant que le recours à la force n’a eu lieu qu’à des niveaux très bas, et ce après épuisement de tous les moyens pacifiques. Il était question, en fait, de la dispersion des attroupements avec les moyens conventionnels et les sommations légales, a-t-il dit.</p>
<p>Il a ainsi précisé que ces interventions ont été proportionnelles à travers l’usage de moyens appropriés et limités, sans faire recours à des mesures excessives.</p>
<p>Les interventions modérées, a-t-il expliqué, ont été précédées par de multiples mesures ayant pour but d’éviter toute confrontation, comprenant des sommations légales et des alertes.</p>
<p>El le porte-parole du ministère de l’Intérieur de conclure que ceci confirme que “le recours à l’intervention dans certains cas était le dernier choix après épuisement de tous les autres moyens en vue de faire face à une minorité d’instigateurs et de fauteurs de troubles”.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nuit agitée à Oujda : La marginalisation en toile de fond</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/195052</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anouar Jihad]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 07:31:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
		<category><![CDATA[Oujda]]></category>
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					<description><![CDATA[Oujda, ville frontalière au passé prestigieux, se réveille une fois encore dans la douleur. Cette nuit, des émeutes ont éclaté dans plusieurs quartiers, causant des dégâts matériels et semant un climat de tension. Pour les habitants, ces scènes ne sont pas une surprise, mais l’expression d’une colère accumulée depuis des années voire des décennies. La &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Oujda, ville frontalière au passé prestigieux, se réveille une fois encore dans la douleur. Cette nuit, des émeutes ont éclaté dans plusieurs quartiers, causant des dégâts matériels et semant un climat de tension. Pour les habitants, ces scènes ne sont pas une surprise, mais l’expression d’une colère accumulée depuis des années voire des décennies. La cause de cette flambée est claire : une marginalisation profonde et persistante, ressentie comme une injustice par toute une population qui voit sa ville reléguée au second plan du développement national.</strong></p>
<p><strong>Depuis des décennies, Oujda vit avec un sentiment d’abandon. Les infrastructures sont insuffisantes, les services de santé débordés, les écoles surchargées, les autobus dans un état catastrophique (s’il existe un mot plus que catastrophique on l’aurait employé) et le chômage frappe de plein fouet une jeunesse sans perspectives. Les projets structurants annoncés ou lancés n’ont pas eu de continuité. Les habitants pointent la responsabilité des autorités locales et régionales, incapables d’assurer un suivi sérieux. L’écart entre les promesses et la réalité du quotidien nourrit un ressentiment grandissant qui s’exprime aujourd’hui violemment dans la rue.</strong></p>
<p><strong>Pourtant, Oujda avait entrevu un nouvel espoir en 2003, lorsque l’initiative royale lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI le 18 Mars de la même année avait donné à la ville un souffle inédit. Les avenues avaient été réhabilitées, des zones industrielles lancées, la médina rénovée, le Théâtre Mohammed VI inauguré, la ville avait été reliée au réseau autoroutier marocain et de nouveaux équipements sportifs construits. Pendant un temps, Oujda avait cru à son avenir. Mais faute de suivi et de gestion efficace, cette dynamique s’est essoufflée. Les projets n’ont pas produit les fruits attendus et beaucoup sont restés inachevés ou mal exploités. Ce gâchis alimente aujourd’hui la frustration des habitants, qui voient dans ces investissements manqués une occasion perdue de sortir leur ville de la stagnation.</strong></p>
<p><strong>Les émeutes de cette nuit ne sont donc pas un accident isolé, mais le symptôme d’un malaise profond. Elles traduisent une rupture entre les habitants et les responsables, une fracture territoriale qui s’élargit. La jeunesse, première victime du chômage et de l’absence de perspectives, est au premier rang de cette colère. Sans espaces d’expression, sans structures capables de canaliser leurs aspirations, elle finit par se faire entendre dans la rue, parfois de manière violente.</strong></p>
<p><strong>Ce qui s’est passé cette nuit doit être compris comme un signal d’alerte. Oujda ne réclame pas la charité, mais la dignité et la justice territoriale. Les habitants veulent des infrastructures modernes, un accès équitable à la santé et à l’éducation, des opportunités économiques réelles, et surtout des responsables capables de répondre à leurs attentes. Sans un engagement ferme et durable pour mettre fin à cette marginalisation, la colère continuera de gronder et les émeutes risquent de devenir le langage de ceux qui ne trouvent plus d’écoute.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Blocages d&#8217;infrastructures de transports, de sites symboliques ou de lycées, manifestations, grève&#8230;  la France secouée par une vague de manifestations et de blocages [Vidéos]</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/193447</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 19:14:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Euronews La France connaît ce mercredi une journée de fortes tensions à l’appel du mouvement « Bloquons tout ». Protéiforme et dépourvu de leaders identifiés, ce mouvement antigouvernemental est né sur les réseaux sociaux durant l&#8217;été, nourri par l&#8217;indignation face à l’inflation, l’austérité et une classe politique jugée déconnectée. Bénéficiant d’un large écho en ligne, il &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="c-article-summary"><strong><span style="font-size: 16px;">Par: Euronews</span></strong></h2>
<div id="poool-content" class="c-article-content js-article-content poool-content" data-poool-session-status="released">
<p>La France connaît ce mercredi une journée de fortes tensions à l’appel du mouvement « Bloquons tout ».</p>
<p>Protéiforme et dépourvu de leaders identifiés, ce mouvement antigouvernemental est né sur les réseaux sociaux durant l&rsquo;été, nourri par l&rsquo;indignation face à l’inflation, l’austérité et une classe politique jugée déconnectée. Bénéficiant d’un large écho en ligne, il a également reçu le soutien de certaines formations de gauche.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1eb-1f1f7.png" alt="🇫🇷" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Paris | Mobilisations<br />
<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f534.png" alt="🔴" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Foule très importante au Châtelet dans le cadre du mouvement « Bloquons Tout ».</p>
<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4cd.png" alt="📍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> La préfecture a ordonné la fermeture de la gare Châtelet–Les Halles face à l’ampleur de la mobilisation.<a href="https://twitter.com/hashtag/Paris?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Paris</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Manifestation?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Manifestation</a> <a href="https://t.co/pnc7vFxjoC">pic.twitter.com/pnc7vFxjoC</a></p>
<p>— KRONIK Insights (@KRONIKInsights) <a href="https://twitter.com/KRONIKInsights/status/1965773239785050229?ref_src=twsrc%5Etfw">September 10, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<div id="poool-content" class="c-article-content js-article-content poool-content" data-poool-session-status="released">
<p>&nbsp;</p>
<p>La mobilisation de mercredi devrait servir de baromètre à la colère sociale, alors que le pays traverse une profonde crise politique et voit entrer en fonction <a href="https://fr.euronews.com/2025/09/09/france-sebastien-lecornu-nouveau-premier-ministre"><strong>son nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu.</strong></a></p>
<h2><strong>430 actions recensées et 29 000 manifestants en début d&rsquo;après-midi</strong></h2>
<p>En début d&rsquo;après-midi, le ministère de l&rsquo;Intérieur recensait 430 actions, 273 rassemblements et 157 blocages réunissant 29 000 manifestants sur l&rsquo;ensemble du territoire. 105 incendies sur la voie publique ont également été enregistrés.</p>
<p>Selon le ministère de l’Intérieur, à 13 heures, les forces de l’ordre avaient procédé à 295 interpellations, dont 171 en région parisienne.</p>
<h2>80 000 policiers et gendarmes déployés à travers la France</h2>
<p>Près de 80 000 policiers et gendarmes ont été déployés sur l’ensemble du territoire. <em>« Aucun blocage ne sera toléré »</em>, a prévenu le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau.</p>
<p>Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a indiqué s&rsquo;attendre à des actions « <em>coups de poing</em>« , le mouvement ayant été « <em>repris par l&rsquo;ultragauche</em>« , tout en estimant qu’il ne mobiliserait pas « <em>la société civile</em>« .</p>
<p>Une cellule interministérielle de crise a été activée en début de matinée au ministère de l’Intérieur.</p>
<h2>Plusieurs tentatives de blocage à Paris</h2>
<p>Les premières actions ont débuté dès 5h ce mercredi partout en France.</p>
<p>Dans la capitale, des manifestants ont mis le feu à des poubelles dans la matinée, monté des barricades et tenté d’envahir le périphérique, rapidement dispersés par les forces de l’ordre.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">« Bloquons tout »: des tensions aux abords de Châtelet à Paris <a href="https://t.co/hrfYT1fBwI">pic.twitter.com/hrfYT1fBwI</a></p>
<p>— BFMTV (@BFMTV) <a href="https://twitter.com/BFMTV/status/1965776792456749313?ref_src=twsrc%5Etfw">September 10, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="poool-content" class="c-article-content js-article-content poool-content" data-poool-session-status="released">
<p>À la porte d’Orléans, une cinquantaine de manifestants ont tenté de bloquer la circulation en direction de l’aéroport d’Orly dès 6h, sans succès.</p>
<p>Les tensions se sont également accentuées autour de la gare du Nord, où la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser plusieurs centaines de personnes scandant <em>« Macron, démission ».</em></p>
<p><em>Je manifeste aujourd’hui parce qu’on en a marre de tout »</em>, a témoigné Marie, étudiante et comédienne. <em>« On veut montrer à Macron qu’on ne supporte plus cette situation. Il ne peut pas continuer à nous ignorer »</em>, a ajouté la jeune femme, venue dénoncer les coupes budgétaires qui toucheront le secteur culturel.</p>
<p>D’autres riverains se sont montrent plus nuancés. « <em>Je comprends la colère, mais casser n’apporte rien. Au final, ce sont les contribuables qui paient »</em>, a estimé Nesrine, cheffe de projet à Montreuil.</p>
<p>Un conducteur anonyme, prenant l&rsquo;initiative de dégager les vélos et les poubelles qui barricadaient la route a déclaré qu&rsquo;il soutenait les manifestations : <em>« Je comprends leur colère. Il faut faire quelque chose. »</em></p>
<p>En début d&rsquo;après-midi, de nombre de protestataires ont convergé vers la place centrale du Châtelet où plusieurs syndicats ont appelé à se rassembler.</p>
<h2>Mobilisation dans tout le pays</h2>
<p>Dans de nombreuses villes de France, des tentatives de blocages ont eu lieu sur des ronds-points habituellement très fréquentés et des manifestations sont prévues dans l&rsquo;après-midi.</p>
<p>À Caen, un viaduc a été bloqué par des manifestants. À Rennes, plusieurs ronds points étaient bloqué tôt dans la matinée. À Bordeaux, les forces de l’ordre ont rapidement débloqué un dépôt du réseau de tramways de la ville dans la matinée.</p>
<p>À Toulouse, environ 200 manifestants ont bloqué pendant moins d’une heure un rond-point dans le quartier de Jolimont, avec des barrières, des pneus et tout ce qu’ils pouvaient trouver aux alentours.</p>
<p>Dans l&rsquo;est du pays, aux portes de Strasbourg, la circulation a été coupée dans les deux sens sur l&rsquo;autoroute M35.</p>
</div>
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		<item>
		<title>Los Angeles: La Cité des Anges en proie à de violents heurts entre manifestants et forces de l&#8217;ordre [Vidéos]</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/186390</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[colmanager]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 09:51:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[Los Angeles]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Agence France-Presse Donald Trump a musclé lundi sa réponse à des heurts entre policiers et manifestants à Los Angeles en déployant des militaires du corps des Marines et en appelant 2.000 réservistes supplémentaires, des mesures dénoncées comme disproportionnées et illégales par les opposants au président américain. Hey there. Thanks for all your messages &#8211; &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Agence France-Presse</strong></p>
<p>Donald Trump a musclé lundi sa réponse à des heurts entre policiers et manifestants à Los Angeles en déployant des militaires du corps des Marines et en appelant 2.000 réservistes supplémentaires, des mesures dénoncées comme disproportionnées et illégales par les opposants au président américain.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="en">Hey there. Thanks for all your messages &#8211; I&rsquo;m a bit sore, but I&rsquo;m okay. Important we keep on telling the stories that need to be told. Here&rsquo;s our report on what unfolded in Los Angeles. <a href="https://t.co/S8AvjQuFA7">pic.twitter.com/S8AvjQuFA7</a></p>
<p>— Lauren Tomasi (@LaurenTomasi) <a href="https://twitter.com/LaurenTomasi/status/1932129000358642126?ref_src=twsrc%5Etfw">June 9, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Après plusieurs jours d&rsquo;affrontement entre les forces de l&rsquo;ordre et des manifestants opposés aux expulsions massives d&rsquo;immigrés clandestins, le républicain de 78 ans a pris lundi la décision exceptionnelle de déployer sur le territoire américain 700 militaires d&rsquo;active de ce corps d&rsquo;élite.</p>
<p>Il a également ordonné l&rsquo;envoi de 2.000 membres supplémentaires de la Garde nationale, un corps de réserve, qui viennent s&rsquo;ajouter aux quelque 2.100 déjà annoncés dans la deuxième plus grande ville américaine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="en"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f6a8.png" alt="🚨" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <a href="https://twitter.com/hashtag/BREAKING?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#BREAKING</a>: Over a dozen buses full of Marines have now left Twentynine Palms and are headed to Los Angeles</p>
<p>700 active duty Marines will be on the ground within hours</p>
<p>Any rioter attempting to mess with a Marine will learn a tough lesson VERY quickly <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f525.png" alt="🔥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1fa-1f1f8.png" alt="🇺🇸" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <a href="https://t.co/rdj1J3ZSyV">pic.twitter.com/rdj1J3ZSyV</a></p>
<p>— Nick Sortor (@nicksortor) <a href="https://twitter.com/nicksortor/status/1932331811629158758?ref_src=twsrc%5Etfw">June 10, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En pratique, 1.700 gardes avaient été effectivement déployés lundi soir, selon le Commandement Nord de l&rsquo;armée américaine.</p>
<p>Sur le terrain en Californie, la tension a toutefois paru retomber quelque peu lundi soir, avec des incidents plus localisés.</p>
<p>A Santa Ana, à 50 km au sud-ouest de Los Angeles, les forces de l&rsquo;ordre ont tiré dans la soirée des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes en direction de manifestants criant des slogans contre la police fédérale de l&rsquo;immigration (ICE), ont constaté des journalistes de l&rsquo;AFP.</p>
<p>Des accrochages ont été également été rapportés à New York ainsi qu&rsquo;au Texas. A New York, la police a procédé à des arrestations lors d&rsquo;une manifestation à Manhattan, a constaté un journaliste de l&rsquo;AFP, et à Austin, des gaz lacrymogènes ont été tirés, selon la chaîne KXAN, filiale de NBC.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="en">The Anti-ICE protests are spreading.</p>
<p>There are now large protests sprouting up in New York City. This isn’t just happening in Los Angeles anymore. <a href="https://t.co/rYf7s1QMV3">pic.twitter.com/rYf7s1QMV3</a></p>
<p>— Ed Krassenstein (@EdKrassen) <a href="https://twitter.com/EdKrassen/status/1932202294998601954?ref_src=twsrc%5Etfw">June 9, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le recours aux forces militaires fédérales en Californie a provoqué la colère et l&rsquo;incompréhension de manifestants mais aussi de nombreux responsables démocrates qui accusent le président d&rsquo;attiser les tensions.</p>
<p>« Ils sont censés nous protéger, mais à la place, ils sont envoyés pour nous attaquer », a déclaré à l&rsquo;AFP, Kelly Diemer, une manifestante de 47 ans, jugeant que les Etats-Unis n&rsquo;étaient « plus une démocratie ».</p>
<p>Déjà opposé à l&rsquo;envoi de la Garde nationale, le gouverneur démocrate de l&rsquo;Etat, Gavin Newsom, a estimé que le déploiement de militaires d&rsquo;active assouvissait « le fantasme fou d&rsquo;un président dictatorial ».</p>
<p><strong>« Ego »</strong></p>
<p>Le gouverneur a aussi critiqué la mobilisation annoncée de 2.000 réservistes supplémentaires, alors que les premiers envoyés n&rsquo;auraient reçu ni eau ni nourriture selon lui.</p>
<p>« Ça n&rsquo;a rien à voir avec la sécurité publique, cela vise juste à caresser dans le sens du poil l&rsquo;ego d&rsquo;un président dangereux », a-t-il asséné.</p>
<p>L&rsquo;universitaire et ancien officier Rachel VanLandingham a souligné auprès de l&rsquo;AFP que la décision de déployer une unité de choc comme les Marines est « extrêmement rare » et potentiellement accidentogène, ces militaires n&rsquo;étant pas formés au maintien de l&rsquo;ordre ni habitués à travailler « avec les forces de l&rsquo;ordre locales ».</p>
<p>Clairement décidé à durcir le ton, Donald Trump a averti mis en garde sur sa plateforme Truth Social ceux qu&rsquo;il appelle des « insurgés »: « S&rsquo;ils crachent, nous frappons, et je vous promets que nous frapperons comme jamais auparavant. »</p>
<p>Des gardes nationaux, en uniforme militaire et dotés de bâtons et de boucliers anti-émeutes, ont été déployés lundi devant un centre de détention fédéral de la ville. Face à eux, des manifestants ont crié: « Cochons, rentrez chez vous! »</p>
<p>Une foule de plus en plus nombreuse a convergé aussi vers le centre de Los Angeles, où des policiers ont séparé les manifestants des agents fédéraux. Des carcasses de voitures incendiées jonchaient encore la rue, traces des heurts qui ont débouché en deux jours sur 56 arrestations.</p>
<p>Une propriétaire d&rsquo;un petit commerce, qui a préféré garder l&rsquo;anonymat, s&rsquo;est dite auprès de l&rsquo;AFP en faveur de la répression musclée des autorités fédérales.</p>
<p>« C&rsquo;est nécessaire pour arrêter le vandalisme », a-t-elle déclaré alors que la devanture de son commerce a été taguée de graffitis.</p>
<p><strong>« Très traumatisant »</strong></p>
<p>Vendredi, des manifestants avaient tenté de s&rsquo;interposer face aux arrestations musclées d&rsquo;immigrés menées par l&rsquo;ICE.</p>
<p>« J&rsquo;ai vu mon père menotté, entravé à la taille et aux chevilles. C&rsquo;était très traumatisant », a témoigné lundi lors d&rsquo;une conférence de presse Julian, se présentant comme la fille de Mario Romero, arrêté par l&rsquo;ICE.</p>
<p>Le procureur général de Californie Rob Bonta a annoncé lundi poursuivre Donald Trump en justice, estimant que son choix de mobiliser la Garde nationale sans l&rsquo;aval du gouverneur « violait » la Constitution.</p>
<p>A en croire Donald Trump, la métropole californienne aurait été « rayée de la carte » s&rsquo;il n&rsquo;avait décidé d&rsquo;envoyer la Garde nationale.</p>
<p>Une version contredite par le procureur du comté de Los Angeles, Nathan Hochman.</p>
<p>« Nous n&rsquo;avons pas constaté de troubles civils de grande ampleur qui nécessiteraient 2.000 gardes nationaux et 500 ou 700 soldats supplémentaires », a-t-il affirmé à la chaîne NewsNation.</p>
<p>Gavin Newsom, considéré comme un potentiel candidat à la Maison Blanche pour 2028, fait partie des cibles favorites du républicain, qui a lancé lundi qu&rsquo;il serait « super » de l&rsquo;arrêter. Son responsable du programme d&rsquo;expulsions massives, Tom Homan, a assuré lundi soir que l&rsquo;administration Trump n&rsquo;avait « aucune intention » d&rsquo;arrêter le gouverneur, avançant que la citation avait été prise « hors contexte ».</p>
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			</item>
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		<title>1er mai, les femmes en première ligne des manifestations [Diaporama]</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/183294</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Siham Naciri]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 May 2025 11:43:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[1er Mai]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce jeudi 1er mai 2025, qui coïncide avec la Journée internationale du travail, des milliers de citoyens ont battu le pavé à Rabat pour dénoncer la détérioration du climat social, l’explosion du coût de la vie et la montée du chômage. Fait remarquable, les femmes prennent place en première ligne des manifestations. En voici les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce jeudi 1er mai 2025, qui coïncide avec la Journée internationale du travail, des milliers de citoyens ont battu le pavé à Rabat pour dénoncer <em><strong>la détérioration du climat social, l’explosion du coût de la vie et la montée du chômage.</strong></em> <strong>Fait remarquable</strong>, les femmes prennent place en première ligne des manifestations. En voici les premières images.</p>
<p>&nbsp;</p>

<a href='https://lecollimateur.ma/183294/mai-2'><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-1-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-1-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-1-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/183294/mai-4'><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-3-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-3-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-3-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-3-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/183294/mai-5'><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-4-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-4-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-4-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-4-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/183294/mai-6'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-5-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-5-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-5-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-5-125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/183294/mai-7'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-6-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-6-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-6-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/mai-1-6-125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/183294/mai'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/MAI--150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/MAI--150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/MAI--300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/05/MAI--125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>

<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 class="subheadline-container"></h2>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« A bas la dictature »: les Tunisiens dans les rues contre la réélection programmée de Kais Saied</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/163957</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Sep 2024 12:08:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[Plus d&#8217;un millier de Tunisiens dont beaucoup de jeunes et de femmes ont manifesté vendredi « en défense des droits et libertés », à moins d&#8217;un mois d&#8217;un scrutin présidentiel où le chef d&#8217;Etat sortant Kais Saied, accusé de dérive autoritaire, brigue un deuxième mandat. Aux cris de « liberté liberté » ou « A bas la dictature », les manifestants, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Plus d&rsquo;un millier de Tunisiens dont beaucoup de jeunes et de femmes ont manifesté vendredi « en défense des droits et libertés », à moins d&rsquo;un mois d&rsquo;un scrutin présidentiel où le chef d&rsquo;Etat sortant Kais Saied, accusé de dérive autoritaire, brigue un deuxième mandat.</p>
<p>Aux cris de « liberté liberté » ou « A bas la dictature », les manifestants, estimés à entre 1.000 et 1.500 par les correspondants de l&rsquo;AFP, ont scandé des slogans visant directement M. Saied.</p>
<p>« C&rsquo;est fini l&rsquo;Etat policier », « Kais dictature, dégage dégage », les protestataires ont également appelé à « libérer les prisonniers politiques », assurant que « le peuple veut la chute du régime ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="rtl" lang="ar"><a href="https://twitter.com/hashtag/%D9%85%D8%B3%D8%A7%D8%A1__%D8%A7%D9%84%D8%AE%D9%8A%D8%B1?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#مساء__الخير</a> يا <a href="https://twitter.com/hashtag/%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#تونس</a><br />
تخرج تونس اليوم متظاهرة غاضبة رافضة للقمع والاستبداد والاعتقالات ومتمسكة بالحريات وبالتعددية والتسامح.<br />
شعب تشبع على مدى عشر سنوات بقيم الحرية والديمقراطية، لا يزال يكافح لحمايتها..رافضا العودة بتونس لنادي الديكتاتوريات المزدحم بأنظمة المنطقة.<br />
ليس كثيرا على… <a href="https://t.co/tDYI4QVArJ">pic.twitter.com/tDYI4QVArJ</a></p>
<p>— Jalel Ouerghi جلال الورغي (@jalelouerghi) <a href="https://twitter.com/jalelouerghi/status/1834677800076558451?ref_src=twsrc%5Etfw">September 13, 2024</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au moins une vingtaine d&rsquo;opposants dont des figures comme l&rsquo;islamiste modéré Rached Ghannouchi et Abir Moussi, une nostalgique des régimes Habib Bourguiba et Ben Ali, ainsi que d&rsquo;anciens ministres et hommes d&rsquo;affaires, ont été emprisonnés à partir du printemps 2023 pour diverses accusations dont celle de « complot contre la sureté de l&rsquo;Etat ».</p>
<p>Elu démocratiquement en 2019, le président Saied, en lice pour un deuxième mandat le 6 octobre, est accusé de dérive autoritaire depuis qu&rsquo;il s&rsquo;est octroyé les pleins pouvoirs à l&rsquo;été 2021.</p>
<p>Les militants étaient rassemblés à l&rsquo;appel d&rsquo;un nouveau « Réseau tunisien pour la défense des droits et libertés », créé début septembre et formé entre autres de la Ligue tunisienne des droits de l&rsquo;homme, l&rsquo;Association des femmes démocrates ou le Forum tunisien des droits économiques et sociaux.</p>
<p>« En tant que jeunes nous sommes venus dire: +ça suffit+, la situation n&rsquo;est plus tolérable notamment les violations des droits et libertés », a déclaré à l&rsquo;AFP Nawras Hammadi, une militante de 28 ans, qui a dénoncé « les restrictions imposées aux journalistes, aux militants et aux candidats à la présidentielle ».</p>
<p>Ces dernières semaines, Amnesty International et Human Rights Watch ont critiqué le processus de sélection des candidats et notamment la disqualification par l&rsquo;autorité électorale des rivaux les plus sérieux de M. Saied. Plusieurs ont renoncé pour cause d&rsquo;entraves administratives, d&rsquo;autres en raison de poursuites judiciaires, et pour certains de condamnations à l&rsquo;inéligibilité.</p>
<p><strong>« Rêve d&rsquo;une démocratie »</strong></p>
<p>Face à M. Saied, ne restent que deux concurrents: l&rsquo;un de ses anciens soutiens, Zouhair Maghzaoui, un défenseur du panarabisme, et Ayachi Zammel, un industriel libéral inconnu du grand public, placé récemment en détention provisoire pour des soupçons de « falsification de parrainages ».</p>
<p>« Après trois ans de présidence d&rsquo;un seul homme, un pouvoir qui tend vers l&rsquo;autoritarisme, les Tunisiens doivent pouvoir choisir » leur président « avec des élections libres et pluralistes », a déclaré à l&rsquo;AFP Wassim Hammadi, 27 ans, militant du Courant démocrate (social-démocrate).</p>
<p>Dans ce contexte tendu, la Fédération internationale des droits de l&rsquo;homme (FIDH) a annoncé vendredi la création d&rsquo;un « comité de soutien international aux libertés en Tunisie », composé de 20 membres de 13 pays dont l&rsquo;Iranienne Shirin Ebadi, pour « ne pas abandonner la Tunisie à la dictature et à la misère économique ». Le comité réclame « des élections libres et transparentes et la libération de toute personne injustement détenue ».</p>
<p>Jugeant du devoir de la FIDH « d&rsquo;alerter sur la situation en Tunisie », Yosra Frawes, responsable du bureau régional de l&rsquo;organisation, a souhaité « initier un élan de solidarité internationale » avec une « société civile tunisienne qui lutte courageusement pour la justice et la liberté ».</p>
<p>La Tunisie a été le théâtre en 2011 de manifestations massives ayant conduit à la chute du dictateur Ben Ali, et à 10 ans de transition démocratique. La FIDH refuse « l&rsquo;étouffement du rêve d&rsquo;une démocratie dans le monde arabe », a expliqué Mme Frawes.</p>
<p><strong>AFP </strong></p>
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		<title>A Caracas, la colère ne dégonfle pas, la répression non plus. Le Venezuela de Maduro replonge dans l&#8217;inconnu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2024 17:39:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[maduro]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;opposition vénézuélienne, qui revendique la victoire il y a un mois à la présidentielle, manifeste mercredi contre le président Nicolas Maduro, au lendemain de la nomination d&#8217;un dur, le très influent Diosdado Cabello, à l&#8217;Intérieur. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans l&#8217;est de Caracas, aux cris notamment de « Liberté ! Liberté ! », en &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;opposition vénézuélienne, qui revendique la victoire il y a un mois à la présidentielle, manifeste mercredi contre le président Nicolas Maduro, au lendemain de la nomination d&rsquo;un dur, le très influent Diosdado Cabello, à l&rsquo;Intérieur.</p>
<p>Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans l&rsquo;est de Caracas, aux cris notamment de « Liberté ! Liberté ! », en attendant l&rsquo;arrivée espérée de la cheffe de l&rsquo;opposition Maria Corina Machado, qui a appelé à descendre dans la rue « avec notre famille et notre drapeau ! »</p>
<p>« Je lutte pour le Venezuela, pour récupérer notre démocratie. Nous ne voulons pas vivre dans une dictature. Ils ne veulent pas respecter notre vote. Le 28, nous avons voté pour un Venezuela libre et nous avons voté pour Edmundo (Gonzalez Urrutia) », s&rsquo;exclame Laidy Molina, 60 ans, une nutritionniste qui manifeste avec l’opposition.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="es">A pesar del miedo, la represión, la tortura y todas las trabas de la dictadura, Venezuela está nuevamente en la calle. Esto es ahora en Caracas, cada vez llegan más y más personas.</p>
<p>Suena el himno venezolano. Esto es HASTA EL FINAL. <a href="https://t.co/LdDzQBmBrx">pic.twitter.com/LdDzQBmBrx</a></p>
<p>— Agustín Antonetti (@agusantonetti) <a href="https://twitter.com/agusantonetti/status/1828829716964618747?ref_src=twsrc%5Etfw">August 28, 2024</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Nous avons peur. Au Venezuela, on craint qu&rsquo;ils nous mettent en prison, qu&rsquo;ils ne respectent pas la Constitution mais nous devons poursuivre la lutte pour voir s&rsquo;ils respectent la Constitution et notre vote », ajoute-t-elle, décidée.</p>
<p>Parallèlement, une manifestation de partisans de M. Maduro est programmée à Caracas dans l&rsquo;après-midi.</p>
<p>C&rsquo;est le quatrième grand rassemblement auquel a appelé l&rsquo;opposition après ceux des 30 juillet, 3 et 17 août. A deux reprises, Maria Corina Machado, qui vit dans la semi-clandestinité depuis le scrutin, avait fait un discours avant de disparaitre à moto. Les deux précédentes manifestations se sont déroulées sans incidents majeurs.</p>
<p>Des journalistes de l&rsquo;AFP ont constaté la présence d&rsquo;un dispositif sécuritaire comprenant des forces antiémeutes mercredi matin à Caracas.</p>
<p>L&rsquo;annonce de la réélection le 28 juillet de Nicolas Maduro, 61 ans, a toutefois provoqué des manifestations spontanées qui ont fait 27 morts et 192 blessés, de source officielle. Quelque 2.400 personnes ont en outre été arrêtées, selon la même source.</p>
<p><strong>Un dur à l&rsquo;Intérieur </strong></p>
<p>M. Maduro, dont les partisans vont aussi défiler mercredi, pour fêter « sa victoire », a opéré mardi un important remaniement ministériel, des portefeuilles ayant changé de titulaire.</p>
<p>Plus important changement intervenu à cette occasion, le puissant Diosdado Cabello a pris en main l&rsquo;Intérieur et la Justice.</p>
<p>Souvent considéré comme un dur, cet ancien compagnon d&rsquo;armes de l&rsquo;ex-président Hugo Chavez a aussitôt donné le ton : « Je reviens à ce ministère 22 ans plus tard, j&rsquo;étais ministre de l&rsquo;Intérieur en 2002. Nous étions dans cette bataille aux côtés du président Chavez et nous les avons vaincus à ce moment-là », a-t-il lancé, faisant référence aux manifestants antigouvernementaux cette année-là.</p>
<p>Le président Maduro a aussi « ratifié » la nomination à la Défense du général Vladimir Padrino Lopez, qui a juré à plusieurs reprises sa « loyauté absolue » au pouvoir malgré les appels de l’opposition à se rallier à elle.</p>
<p>Le 22 août, sans surprise, le Tribunal supérieur de justice (TSJ), considéré comme inféodé au pouvoir, a validé la réélection pour un troisième mandat de M. Maduro.</p>
<p>Ce dernier a été proclamé vainqueur avec 52% des voix par le Conseil national électoral (CNE), qui n&rsquo;a cependant pas rendu publics les procès-verbaux des bureaux de vote, se disant victime d&rsquo;un piratage informatique.</p>
<p>Une telle attaque est jugée peu crédible par l&rsquo;opposition et de nombreux observateurs, qui y voient une manœuvre pour éviter de divulguer le décompte exact.</p>
<p><strong>Persécution </strong></p>
<p>Selon l&rsquo;opposition, qui a dévoilé les procès-verbaux fournis par ses scrutateurs, son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia a obtenu plus de 60% des voix.</p>
<p>Vivant lui aussi dans la clandestinité depuis trois semaines, M. Gonzalez Urrutia a ignoré pour la deuxième fois en deux jours mardi une convocation du parquet dans le cadre d&rsquo;une enquête pour usurpation de pouvoir, le site internet de l&rsquo;opposition le proclamant vainqueur du scrutin du 28 juillet.</p>
<p>Le procureur général Tarek William Saab n&rsquo;avait pas réagi officiellement mardi mais doit donner une conférence de presse à 13h00 (17h00 GMT).</p>
<p>La coalition de l&rsquo;opposition Plateforme Unitaire (PU) dénonce un « harcèlement judiciaire », disant craindre désormais un mandat d&rsquo;arrêt « contre notre candidat vainqueur, afin d&rsquo;accentuer sa persécution ».</p>
<p>M. Gonzalez Urrutia, un ancien ambassadeur de 74 ans qui a dénoncé l&rsquo;absence de « garantie d&rsquo;indépendance » de la justice, risque effectivement d&rsquo;être arrêté. Le parquet a ouvert début août une enquête contre lui et Mme Machado pour « usurpation de fonctions, diffusion de fausses informations, incitation à la désobéissance aux lois, incitation à l&rsquo;insurrection, association de malfaiteurs ».</p>
<p><strong>AFP </strong></p>
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