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	<title>MALAISE &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>MALAISE &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>LES PROFESSEURS CONTRACTUELS. GRAND MALENTENDU ET CALCULS ÉTROITS</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/42694</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azzeddine Karim]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Mar 2021 13:35:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[MALAISE]]></category>
		<category><![CDATA[professeurs contractuels]]></category>
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					<description><![CDATA[*** La « contractualisation » dans l’Ecole Publique: une fausse bonne idée Les images de la dispersion de la dernière manifestation à Rabat des enseignants contractuels ont suscité un grand malaise au sein de l’opinion publique. Ce ne sont ni des casseurs, ni des émeutiers, ni des anarchistes… Avant ces images, on ne voyait en ces manifestations &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><strong><span class="s1">*** La « contractualisation » dans l’Ecole Publique: une fausse bonne idée</span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Les images de la dispersion de la dernière manifestation à Rabat des enseignants contractuels ont suscité un grand malaise au sein de l’opinion publique. Ce ne sont ni des casseurs, ni des émeutiers, ni des anarchistes… </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Avant ces images, on ne voyait en ces manifestations que des expressions ordinaires de<span class="Apple-converted-space">  </span>revendications socio-économiques, comme tant d’autres mouvements. On n’accordait pas plus d’importance à l’événement. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">On savait aussi qu’il y avait un dialogue entre le ministère de l’Éducation Nationale et leurs représentants. Il n’y avait pas lieu de s’inquiéter.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Mais la dernière manifestation avec ses images chocs a tout bouleversé ! Notamment celle d’un énergumène qui n’avait aucune qualité d’agent de la force publique et qui va répondre de ses actes insoutenables devant la Justice.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’affaire s’est donc compliquée. Ce n’est plus un épiphénomène! On était probablement dans l’erreur ! Ils sont plus de 100 000 « enseignants contractuels » et leur situation pose une vraie question qu’il ne faut pas prendre à la légère:</span></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">« Quelle École Publique voulons-nous pour demain ? »</span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">C’est en 2016 que le gouvernement (dirigé par le populiste matamore Benkirane) avait lancé cette idée des « contrats » pour les professeurs.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">A ce moment, il fallait résorber d’urgence le déficit d’enseignants après des départs massifs à la retraite. On s’est retrouvé avec des classes de 60 élèves !</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">On nous avait tellement vendu et enjolivé<span class="Apple-converted-space">  </span>l’idée que la « masse salariale » était trop élevée…que la fonction publique devait s’orienter vers la « contractualisation »… que<span class="Apple-converted-space">  « </span>l’emploi à vie » même dans l’administration était une approche dépassée. On y a cru et on a applaudi !</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">On s’est laissé séduire par le discours de la rigueur financière !! On s’est dit… enfin une gestion moderne sur la base de « contrat »… management moderne… évaluation sur la base d’objectifs et de résultats…</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Mais tout montre aujourd’hui que le raisonnement du financier technocrate avec sa « calculette » doit obligatoirement être tempéré par<span class="Apple-converted-space">  </span>celui du « politicien réfléchi »… plus à l’écoute des attentes et des besoins des gens !</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">On voit les résultats aujourd’hui ! Une crise qui perdure, diffusant un climat malsain et dont le Maroc, qui connaît des réussites incontestables dans de nombreux domaines,<span class="Apple-converted-space">  </span>aurait pu se passer.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La « contractualisation » (non réfléchie et mal préparée) dans un secteur aussi stratégique <span class="Apple-converted-space">  </span>que l’École Publique, dans notre pays émergent, est venue trop tôt.<span class="Apple-converted-space">  </span>Une fausse bonne idée !</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le corps professoral (en charge de la transmission du savoir et également formateur à la citoyenneté) ne peut pas être géré comme les ressources humaines dans d’autres secteurs du Service public.</span></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">***Sans des filets sociaux après la perte de l’emploi… la notion de « contrat » ne sera jamais attractive !</span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le Maroc n’a pas les ressources d’un pays industrialisé… avec un secteur privé<span class="Apple-converted-space"> </span>ultra performant… pour se permettre le luxe d’expérimenter ou de copier des solutions managériales,<span class="Apple-converted-space">  </span>très pointues, et pour lesquelles nous ne sommes pas préparées, mentalement, socialement et matériellement !</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Dans ces pays,<span class="Apple-converted-space">  </span>lorsqu’un employé sous CDD perd son emploi,<span class="Apple-converted-space">  </span>il y a toute une batterie de filets sociaux qui dédramatisent le traumatisme de perte du job.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Un revenu est toujours assuré, accompagné aussi de formation et de recyclage pour pouvoir exercer dans d’autres secteurs. Une mobilité et flexibilité professionnelle assumée et acceptée. Sans parler du système de santé avec sa couverture généralisée.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Dans un pays où les filets sociaux n’existent pas … ou bien sont en train d’être installés ou généralisés progressivement… le « CDD » est perçu avec méfiance.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le « professeur contractuel » rumine constamment un<span class="Apple-converted-space">  </span>sentiment anxiogène de précarité. A l’approche de l’échéance du contrat: va-t-il partir ou va-t-il rester ? De ce fait, il ne saurait constituer un modèle de réussite, face à ses élèves. Cela a un impact sur la préparation de ses cours, son rendement, sa relation avec ses élèves et aussi avec lui-même…</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Une question de symbole et de sens. Le professeur est un « influenceur » (qu’on le veuille ou non !)… un montreur de chemin… Pour qu’il puisse rayonner positivement, il<span class="Apple-converted-space">  </span>est légitime qu’il soit<span class="Apple-converted-space">  </span>tranquillisé sur son devenir professionnel… Seul un statut stable offre les conditions de travailler sereinement dans l’École Publique.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En plus &#8211; question banale mais primordiale- comment obtenir un crédit<span class="Apple-converted-space">  </span>pour acquérir un logement ou un véhicule… avec un CDD ? Le marasme !!</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><span class="Apple-converted-space">  </span><strong>***L’État Protecteur et les leçons d’une crise</strong></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’École publique n’est pas un secteur de l’économie où on peut recruter sur contrat<span class="Apple-converted-space">  </span>en fonction des commandes et des donneurs d’ordre. Embaucher et dégraisser !! L’École Publique est constitutive de l’âme d’un peuple et ne peut être évaluée à l’aune des sous.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’enseignement privé même s’il vise la qualité, reste dans une logique de profit.<span class="Apple-converted-space">  </span>Ce qui est compréhensible ! Par contre, la mission de l’École Publique est issue des racines profondes et généreuses de la Nation.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Dans les pays émergents comme le nôtre, le développement et la prospérité<span class="Apple-converted-space">  </span>socio-économique sont encore largement portés par l’État qui fait le gros du travail.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’image de l’État Protecteur est forte chez nous… L&rsquo;État est perçu comme l’interlocuteur principal et le recours. Une question<span class="Apple-converted-space">  </span>socio-culturelle.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cette affaire porte, aussi, en elle les signes incontestables d’une réelle avancée socio-économique. Pourvoir un salaire de près de 5000 dh<span class="Apple-converted-space">  </span>à 100 000 professeurs même dans le cadre d’un contrat est une prouesse.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cela veut dire que le Maroc, malgré ses ressources limitées,<span class="Apple-converted-space">  </span>sait créer la richesse qu’il se développe; même si la redistribution doit encore s’améliorer !</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le Dialogue Social, inscrit dans nos traditions de justice sociale et de solidarité, est un outil pour redistribuer la richesse même si parfois il patine. En 1999 le PIB était de 41,63 milliards dollars… En 2022 il est estimé à 130 milliards de dollars. Incontestablement une performance.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Mais on doit toujours garder à l’esprit<span class="Apple-converted-space">  </span>que c’est toujours dans ces moments où un pays s’enrichit… où il développe une bonne croissance … c’est là où surgissent les crises sociales les plus imprévues… lorsque la redistribution n’est pas au point. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">C’est bien de créer de la richesse mais c’est encore mieux de savoir la répartir au mieux !!</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Notre pays ne connaît pas ces manifestations basiques pour la nourriture ! Ces histoires de pain et de « koumira » appartiennent à un passé définitivement révolu.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ces jeunes qui manifestent aujourd’hui sont dans une autre configuration mentale. Ils<span class="Apple-converted-space">  </span>aspirent à la sécurité de l’emploi. Ils ont déjà un « revenu »<span class="Apple-converted-space">  </span>mais ils aspirent à une meilleure<span class="Apple-converted-space">  « </span>qualité de vie », au « mieux vivre » dans leur pays qu’ils aiment. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il faut les entendre et les écouter. Cela veut dire tout simplement que la société évolue, connaît plus de prospérité et qu’il faut adopter d’autres démarches pour<span class="Apple-converted-space">  </span>répondre aux attentes et espérances.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Les milieux hostiles qui ont voulu présenter ces mouvements comme ceux de la misère, du sous-développement… se sont plantés.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Une secte rétrograde avec des dirigeants plus « illuminés » que politiciens… a essayé d’exploiter ce mouvement pour son propre agenda. <span class="Apple-converted-space">  </span>Une secte où il faut avoir rêvé du « guide » ou du « morchid »<span class="Apple-converted-space">  </span>pour y être<span class="Apple-converted-space">  </span>membre. C’est dire que ses limites sont déjà tracées !</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il faut aussi et malheureusement rappeler ces faux pas consternants qui<span class="Apple-converted-space">  </span>ont contribué à créer un climat tendu autour de la « contractualisation ».</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Certains leaders politiques… supposés être<span class="Apple-converted-space">  </span>des modèles de citoyenneté … tout en vantant les mérites du « contrat »<span class="Apple-converted-space">  </span>n’ont pas manqué de caser leur progéniture, en catimini,<span class="Apple-converted-space">  </span>dans le secteur public ou semi public… sans leur faire subir les clauses draconiennes d’un CDD. Un double langage insoutenable.</span></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">*** »Salaire des fonctionnaires » ou « dépenses diverses »: c’est toujours le budget de l’État. </span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">La masse salariale est un « épouvantail » et<span class="Apple-converted-space">  </span>sa croissance constitue une « horreur » pour les institutions financières internationales qui ne raisonnent qu’en termes d’investissements productifs…</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Alors que l’Éducation Nationale est l’investissement<span class="Apple-converted-space">  </span>le plus précieux, le plus productif et le plus stratégique dans la vie d’une Nation !! A condition bien sûr qu’il soit astreint à une bonne gestion ! Les pays asiatiques performants l’ont très bien compris.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour « contourner » l’augmentation de la masse salariale sur le budget de l’État, l’idée était<span class="Apple-converted-space">  </span>de recruter sur contrat à travers les « Académies Régionales de l’Éducation et de la Formation » A.R.E.F. Établissements publics dotés de la personnalité juridique et de l’autonomie financière…</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Mais l&rsquo;autonomie financière des A.R.E.F est balbutiante et n’a pas encore pris toute son ampleur.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« Salaire des fonctionnaires » ou<span class="Apple-converted-space">  « </span>dépenses diverses »<span class="Apple-converted-space">  </span>ce sont toujours les deniers publics…le budget de l’État quelles que soient ses déclinaisons… </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ce n’est pas l’intégration des professeurs et leur adhésion à la CMR (Caisse Marocaine des Retraites) au lieu du RCAR (Régime collectif des allocations de retraites) qui va ruiner les finances de l’État.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le paradoxe est que le gouvernement a répondu à un très grand nombre de doléances des professeurs contractuels… pour les aligner sur leurs collègues titulaires. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le gouvernement a même vidé de sa substance la notion de « contrat »… mais il continue de s’accrocher à ce mot presque « fétiche »…</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il a accompli un long chemin pour se rapprocher des revendications des professeurs…<span class="Apple-converted-space">  </span>mais il ne veut pas entendre parler<span class="Apple-converted-space">  </span>d’ »intégration ».</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le contenu du contrat tel qu’il a été conçu et formulé en 2016 n’existe plus… et il faut être conséquent et cesser de se crisper<span class="Apple-converted-space">  </span>face à<span class="Apple-converted-space"> la </span>notion d’intégration. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour ceux qui disent que<span class="Apple-converted-space">  </span>la<span class="Apple-converted-space">  « </span>contractualisation » avec les Académies Régionales permet de pourvoir en professeurs les localités éloignées ou les zones enclavées… la réponse est connue.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Elle est pratiquée partout dans le monde. Des primes consistantes, selon les zones, sans qu’elles soient inscrites dans la grille statutaire, motiveront<span class="Apple-converted-space">  </span>plus d’un. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour ceux qui disent que le contrat permet de « remercier »<span class="Apple-converted-space">  </span>ceux qui se sont révélés « incompétents » … on répondra que c’est aussi la mission de l’État d’assurer la formation continue et tous les types de recyclage et mise à niveau au service de l’École Publique. </span></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">***La Paix sociale a un coût mais elle n’a pas de prix !</span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Notre pays qui a réussi des actions remarquables en santé publique, en industrialisation, agriculture, nouvelles technologies, tourisme… possède les moyens pour dégager des solutions efficaces pour 100 000 professeurs contractuels.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ils font partie de l’élite. Ils ont fait le choix de manifester, en blouse blanche. C’est à la fois une fierté de soi… fierté d’être prof… Un signe et un message.<span class="Apple-converted-space">  </span>Une marque de respect et de considération. Une carte de visite.<span class="Apple-converted-space">  </span>C’est ce que n’a pas compris cet énergumène lorsqu’il a violenté un jeune manifestant<span class="Apple-converted-space">  </span>qui avait sa blouse blanche à la main. </span></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Un hashtag, paru il y a quelques mois, vient de connaître une large diffusion : # PROTECT_TEACHERS_IN_MOROCCO. </span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il est à la fois excessif<span class="Apple-converted-space">  </span>et tendancieux. Pourquoi? </span><span class="s1">Parce qu’il y a un dialogue qui va reprendre. Parce que ce qu’il ne faut pas généraliser à tous les « teachers ». Parce que ce dossier ne concerne que la catégorie des enseignants contractuels. Ils bénéficient déjà de la <span class="Apple-converted-space"> </span>sympathie de l’opinion publique.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Parce que les enseignants &#8211; dont je fais fièrement partie &#8211; méritent mieux qu’un hashtag ressemblant à celui<span class="Apple-converted-space">  </span>créé pour « protéger » des espèces naturelles menacées. Parce que les professeurs ont leur dignité. Nous ne sommes ni des ours, ni des abeilles, ni des loutres…</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Enfin, au-delà de tous les calculs, la paix sociale a certainement un coût mais elle n’a pas de prix. Et ce dans tous les pays du monde.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>NABILA MOUNIB ENTRE DÉLIRES CONSPIRATIONNISTES, TENTATION DE L’UNILATÉRALISME ET VELLÉITÉS PUNITIVES. CRISE AU SOMMET DU PARTI SOCIALISTE UNIFIÉ. SASSI, HAFID… OÙ ÊTES-VOUS?</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/27538</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anouar Jihad]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2020 12:29:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[MALAISE]]></category>
		<category><![CDATA[NABILA MOUNIB]]></category>
		<category><![CDATA[PSU]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis mars 2020, elle multiplie les apparitions médiatiques. Devant l’étrange silence d’enterrement où se sont confinés bien d&#8217;autres chefs de partis, malgré la crise sanitaire inédite due à la pandémie de coronavirus, elle a fait le choix d’accompagner le citoyen durant cette épreuve pénible par un travail intense d’explication et d’éclairage sur ses implications médicales, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Depuis mars 2020, elle multiplie les apparitions médiatiques. Devant l’étrange silence d’enterrement où se sont confinés bien d&rsquo;autres chefs de partis, malgré la crise sanitaire inédite due à la pandémie de coronavirus, elle a fait le choix d’accompagner le citoyen durant cette épreuve pénible par un travail intense d’explication et d’éclairage sur ses implications médicales, économiques, sociales et… politiques. A priori, le citoyen ne pouvait que se réjouir de la prise d’initiative et de l’audace dont a elle a fait preuve, d’autant plus que ladite initiative porte la signature d’une femme, oui, Nabila Mounib, Secrétaire générale du Parti socialiste unifié (PSU). </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Une belle revanche sur le « mâle »-être d’une classe politique qui peine à sortir de sa léthargie. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Or, c’était trop gros pour être vrai. Le Covid-19 serait, paf!, une invention humaine! Les vaccins anti-covid-19 exciperaient, re-paf!!, d’une volonté de « tahakkom » de la part des puissants de ce monde et d’oppression des peuples tiers, que sais-je, quart-mondistes! </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">À peine l’auteure de ces propos conspirationnistes n’eût-elle, hic et nunc, déclaré la 4ème Guerre mondiale! </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pareilles « illuminations » chères aux tenants de la théorie du complot planétaire ont valu à leur auteure une cinglant désaveu de la part même de ses camarades au sein du Parti socialiste unifié. « Les propos de Nabila Mounib n’engagent ni le PSU ni la Fédération de la Gauche démocratique (PSU, PADS ET CNI), en tout cas pas la majorité de leurs membres qui sont plus enclins à l’exercice de la raison et de la science qu’au retour aux théories fumeuses du complot », a précisé un membre dirigeant au sein du parti contacté par <a href="http://lecollimateur.ma"><span class="s2">lecollimateur.ma</span></a></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Mais passons, car il semble que les graves propos tenus par Nabila Mounib servent d’écran de fumée à la crise intestine profonde qui secoue le PSU. La tentation de l’unilatéralisme de la SG de ce parti né d’une scission de l’USFP, est pointée comme la cause principale du malaise généralisé que vit le parti de « la gauche de la gauche ». L’épisode de la mise au placard d’Omar Balafrej, pour avoir dénoncé via une lettre au chef du gouvernement ceux qui, par ignorance ou déni de la réalité, tentent de mettre en doute le danger que représente le Covid-19, illustre parfaitement une crise de démocratie interne. Le jeune parlementaire a été dernièrement interdit d’animer un colloque au profit de ses consoeurs, au siège casablancais du PSU. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Au-delà de cet acte de punition et de censure, un autre point et non des moindres vient envenimer le climat au sein du PSU. Le projet d’unification des partis de gauche (PSU, PADS, Congrès national ittihadi) sous la bannière de la Fédération de la Gauche démocratique, est toujours en berne, malgré sa mise en orbite en 2014. Et pour cause, Nabila Mounib serait opposée à la redynamisation de ce bloc de gauche sous prétexte que les conditions ne sont pas encore réunies. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Mais la goutte qui risque de faire déborder le vase, c’est l’hypothèse d’un troisième mandat au profit de Nabila Mounib, sachant que son deuxième mandat arrivera à terme en janvier 2021. Pareille éventualité fait craindre aux camarades de Mohamed Sassi et Mohamed Hafid une déviation inacceptable des principes fondateurs de ce parti de gauche, qui se revendique des idées de démocratie et de progrès. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Sassi, Hafid, réveillez-vous!!</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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