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	<title>maghreb &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>L’équilibre maghrébin : une urgence géopolitique et sociale</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/197262</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 09:37:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI L’espace maghrébin, riche de son histoire et de sa culture commune, demeure aujourd’hui l’une des régions les plus fragmentées du monde arabe. Entre le Maroc et l’Algérie, deux puissances voisines aux trajectoires contrastées, la quête d’un équilibre politique, économique et diplomatique apparaît comme une urgence stratégique. Dans un contexte international marqué par &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><strong><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-197266" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/10/khoukhchanus.jpg" alt="" width="509" height="335" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/10/khoukhchanus.jpg 509w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/10/khoukhchanus-300x197.jpg 300w" sizes="(max-width: 509px) 100vw, 509px" /></strong></p>
<p><strong>L’espace maghrébin, riche de son histoire et de sa culture commune, demeure aujourd’hui l’une des régions les plus fragmentées du monde arabe. Entre le Maroc et l’Algérie, deux puissances voisines aux trajectoires contrastées, la quête d’un équilibre politique, économique et diplomatique apparaît comme une urgence stratégique. Dans un contexte international marqué par de nouvelles alliances et la montée des enjeux énergétiques et sécuritaires, la consolidation d’un Maghreb stable et intégré représente non seulement un défi régional, mais aussi une nécessité géopolitique et sociale.</strong></p>
<p><strong>1. Héritages historiques et fractures persistantes</strong></p>
<p><strong>Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, les relations entre Rabat et Alger sont restées empreintes de méfiance. Le différend autour du Sahara marocain, né en 1975 à la suite de la Marche verte, a cristallisé les tensions et conduit à la fermeture des frontières terrestres en 1994. Ces divergences ont paralysé l’Union du Maghreb Arabe (UMA), créée en 1989, dont les institutions demeurent symboliques.</strong></p>
<p><strong>Pourtant, l’histoire démontre que les destins des peuples maghrébins sont intimement liés : sur les plans linguistique, culturel et économique, les complémentarités sont évidentes. Selon la Banque mondiale, une intégration régionale effective permettrait d’augmenter le PIB de chaque pays maghrébin de 2 à 3 points de croissance annuelle (1).</strong></p>
<p><strong>2. Le Maroc, trajectoire ascendante d’un modèle de stabilité</strong></p>
<p><strong>Malgré les tentatives répétées de déstabilisation, le Maroc s’est imposé comme un pôle régional de stabilité et de croissance. Sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, le pays a lancé depuis deux décennies une série de réformes structurelles : développement d’infrastructures majeures (TGV, ports Tanger Med, Nador West Med) ; investissements massifs dans les énergies renouvelables (centrale Noor à Ouarzazate) ; montée en puissance du secteur industriel (automobile, aéronautique, pharmaceutique).</strong></p>
<p><strong>En 2024, le Maroc a enregistré un taux de croissance de 3,4 %, et ses exportations automobiles ont dépassé 14 milliards d’euros (2). Par ailleurs, la reconnaissance croissante de la marocanité du Sahara par de nombreux pays (États-Unis, Espagne, Israël, Kenya, etc.) renforce la position diplomatique du Royaume (3).</strong></p>
<p><strong>3. L’Algérie face à ses paradoxes internes</strong></p>
<p><strong>L’Algérie, riche en ressources naturelles, notamment gazières, continue de dépendre fortement de la rente énergétique. Si la hausse des prix du gaz a amélioré ses revenus depuis 2022, les défis internes demeurent : chômage des jeunes supérieur à 26 %, inégalités régionales persistantes et déficit d’attractivité pour les investissements étrangers (4). La politique étrangère d’Alger, marquée par une posture de confrontation vis-à-vis du Maroc, accentue son isolement diplomatique, alors que la région aurait besoin de convergence pour faire face aux défis climatiques et migratoires.</strong></p>
<p><strong>4. L’urgence sociale et démocratique au Maroc</strong></p>
<p><strong>Si le Maroc affiche une dynamique économique enviable, les inégalités territoriales et sociales demeurent profondes. Le pays fait face à un taux de chômage de 11,8 %, touchant particulièrement les jeunes diplômés. Pour consolider ses acquis, le Royaume doit approfondir les réformes sociales : généralisation de la protection sociale, réforme de la justice, amélioration du système éducatif et renforcement de la démocratie participative. La réussite économique doit désormais se traduire en cohésion sociale et égalité des chances, afin d’éviter le creusement d’un Maroc à deux vitesses.</strong></p>
<p><strong>5. Perspectives 2030 : pour une refondation maghrébine</strong></p>
<p><strong>Un véritable équilibre maghrébin suppose la réouverture du dialogue entre Rabat et Alger, sous médiation régionale ou africaine. Les axes de coopération possibles sont nombreux : énergie verte et interconnexions électriques (Maroc–Algérie–Tunisie) ; sécurité alimentaire et agriculture durable ; mobilité étudiante et reconnaissance mutuelle des diplômes ; marché commun maghrébin, dynamisant les échanges intra-régionaux actuellement inférieurs à 4 % du commerce global (5).</strong></p>
<p><strong>Une telle intégration serait bénéfique à tous et renforcerait la souveraineté collective du Maghreb face aux pressions extérieures.</strong></p>
<p><strong>L’équilibre maghrébin n’est pas un simple idéal politique : il s’agit d’une nécessité historique et sociale. Le Maroc, fort de ses avancées diplomatiques et économiques, doit consolider son modèle par la justice sociale et la démocratie. L’Algérie, de son côté, gagnerait à réorienter sa diplomatie vers la coopération plutôt que la confrontation. Un Maghreb uni, ancré dans ses racines et ouvert sur le monde, demeure la seule voie capable d’assurer une stabilité durable et une prospérité partagée.</strong></p>
<p><strong>(1) Banque mondiale, Regional Integration in the Maghreb, 2023.</strong><br />
<strong>(2) HCP Maroc, Note de conjoncture économique 2024.</strong><br />
<strong>(3) Ministère marocain des Affaires étrangères, Communiqués diplomatiques 2023–2024.</strong><br />
<strong>(4) FMI, Rapport sur les perspectives économiques régionales, avril 2024.</strong><br />
<strong>(5) Banque africaine de développement, Rapport sur le commerce intra-africain, 2023. </strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Ainsi « décida » le Maroc</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/55605</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Aug 2021 12:38:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POINT DE MIRE]]></category>
		<category><![CDATA[ALLEMAGNE]]></category>
		<category><![CDATA[maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[On ne sait pas si Angela Merkel a lu Nietzsche. Il est aussi Allemand mais il s’est opposé de toutes ses forces au germano-centrisme et avait un respect quasi-religieux pour les autres cultures. Il se moquait du chauvinisme allemand comme de son premier catéchisme. Il a toujours été un cosmopolite et, à ce titre, sa &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">On ne sait pas si Angela Merkel a lu Nietzsche. Il est aussi Allemand mais il s’est opposé de toutes ses forces au germano-centrisme et avait un respect quasi-religieux pour les autres cultures. Il se moquait du chauvinisme allemand comme de son premier catéchisme. Il a toujours été un cosmopolite et, à ce titre, sa pensée a fait l’effet d’une contagion heureuse, et demeure d’une actualité brûlante. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">On ne sait pas si Angela Merkel a lu « <em>Ainsi parla Zaratoustra</em>« , sous-titré <em>« Un livre pour tous et pour personne »</em> (en allemand: <em>Also sprach Zarathustra. Ein Buch für Alle und Keinen</em>). C’est pourtant l’un des plus beaux poèmes philosophiques, il agit sur les esprits figés comme le calcium sur les pierres. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il me semblerait que vous n’ayez pas lu ou, sauf votre respect, vous n’ayez pas compris l’idée maîtresse de ce grand philosophe qui, dans « <em>Ainsi parla Zarathoustra</em>« , ne conçoit pas le monde comme une procession infinie de moutons, mais exalte la valeur de l’Individu (avec I majuscule), prône la valeur de l’auto-dépassement, et donc de l’effort, du travail et de la persévérance. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Or, n’est-ce pas ce que vous semblez combattre en vous acharnant inutilement, de surcroît ridiculement, à vouloir « <em>freiner la dynamique de développement de notre pays, au motif captieux qu’elle crée une dissymétrie entre les États maghrébins</em> » (Cf: discours du 68ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple). </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">De quel droit, de quelle logique et du haut de quelle irresponsabilité, vous permettriez-vous alors de « <em>saper</em> » le pari d’un peuple sur l’effort, l’intelligence et, pour reprendre ce concept cher à l&rsquo;auteur du « <em>Gai savoir</em>« , cette volonté d’auto-dépassement? En quoi est-il le nom, le « <em>crime</em> » de ce Marocain qui se réveille à 6 heures du matin, avec l’envie de se surpasser, repousser les frontières du possible pour fabriquer son avenir, celui d’une Nation qui connaît bien son ennemi: le sous-développement? </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En quoi cette aspiration « <em>humaine, trop humaine</em> » vous dérange-t-elle, Mme Merkel? De quoi ce Marocain est-il encore responsable si, à l’autre bout de la frontière, le voisin ne veuille pas retrousser manches, prendre le train, ou coopérer pour édifier brique par brique cet avenir commun appelé des voeux et des luttes de ce « <em>Maghreb des peuples</em>« , hélas resté une résolution sans cesse reportée?!</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Devrait-on, nous Marocains, arrêter notre train en marche et attendre indéfiniment que le régime voisin se réveille un jour et décide s’il va, finalement, prendre le train en vitesse ou attendre, qu&rsquo;à Dieu ne plaise!, le naufrage du « Titanic Algérie »? </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Mais passons, car il s’avère que cette promesse d&rsquo;un Maghreb stable et prospère inquiète certains pays européens qui, par nostalgie à la tristement célèbre époque coloniale, continuent de considérer la région comme leur « <em>chasse gardée</em>« . Et à cet effet, il est consternant de constater que le voisin accepte- et c&rsquo;est tout à son déshonneur- de servir de 5ème colonne à l&rsquo;<em>Impérialisme</em> <em>New Age</em>!</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Une chose reste pourtant sûre: le Maroc a changé, les règles du jeu, aussi. Et rien, vraiment rien, n&#8217;empêchera notre pays de poursuivre sa marche résolue vers le progrès. </span></p>
<p>Ainsi « décida » le Maroc.</p>
<p>Bonsoir, Frau Merkel!</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Youssef Amrani: Le non-Maghreb, un gâchis économique, un handicap politique et une aberration historique</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/27104</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2020 09:41:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[ÉCONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[amrani]]></category>
		<category><![CDATA[handicap]]></category>
		<category><![CDATA[maghreb]]></category>
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					<description><![CDATA[Le non-Maghreb est un gâchis économique, un handicap politique et une aberration historique, a indiqué mardi l&#8217;ambassadeur du Maroc en Afrique du Sud, Youssef Amrani. « Région la moins intégrée du Continent, l&#8217;Afrique du Nord cristallise les ambitions avortées d’une population aux aspirations communes, aux destins liés et à l’histoire partagée », a déploré M. Amrani dans &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le non-Maghreb est un gâchis économique, un handicap politique et une aberration historique, a indiqué mardi l&rsquo;ambassadeur du Maroc en Afrique du Sud, Youssef Amrani.</p>
<p>« Région la moins intégrée du Continent, l&rsquo;Afrique du Nord cristallise les ambitions avortées d’une population aux aspirations communes, aux destins liés et à l’histoire partagée », a déploré M. Amrani dans la 7ème et avant-dernière capsule vidéo lancée par l&rsquo;ambassade du Maroc à Pretoria dans le cadre de sa campagne de communication sur le différend régional autour du Sahara.</p>
<p>Le diplomate revient, dans cette nouvelle capsule, sur la morosité d’une intégration nord-africaine qui avance à reculons, là où les contextes, les enjeux et les défis exigent une dynamique autrement plus prononcée dans le sens d’une cohésion et d’une construction régionale renouvelée, renforcée et approfondie.</p>
<p>« Il devient aujourd&rsquo;hui plus que jamais nécessaire de surmonter les blocages existants pour percevoir l’avenir sous le prisme d’une cohérence toujours plus globale, d’une unité toujours structurée et d&rsquo;une démarche toujours plus concertée », a souligné M. Amrani, notant que les coûts économiques, politiques et sociaux du non-Maghreb sont faramineux.</p>
<p>Il a rappelé à cet égard que le retard dans le processus d&rsquo;intégration maghrébine coûte à chaque pays de la région au moins 2,8% de son taux de croissance annuel.</p>
<p>« Force est de constater que dans les contextes actuels d’incertitudes et d’instabilités, la réalisation de l&rsquo;Union du Maghreb n&rsquo;est pas une simple option mais une nécessité absolue », a-t-il fait observer.</p>
<p>Aujourd’hui, la vision, le leadership et l’engagement maghrébins n’auront d’échos que s’ils s’ancrent au plus profond de chacun des pays de la région avec la même force, le même volontarisme et la même détermination dont le Royaume du Maroc, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, s’évertue de faire preuve en tout lieu et en toute circonstance, a soutenu M. Amrani.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CARNETS DE VOYAGE. ODYSSÉE DE PAIX 2003. DE TANGER À HAMMAMET, EN PASSANT PAR ALGER</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/10346</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2020 09:31:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[maghreb]]></category>
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					<description><![CDATA[En juin 2003, je reprends mon «Odyssée de paix» là où je l’ai finie en 2001. Dans le nord du Royaume. Après Nador, c&#8217;est au tour de Tanger d’être le point de départ de la nouvelle aventure. Rien à dire sur le choix de la ville du Détroit, «la Mariée du Nord» a tous les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En juin 2003, je reprends mon «Odyssée de paix» là où je l’ai finie en 2001. Dans le nord du Royaume. Après Nador, c&rsquo;est au tour de Tanger d’être le point de départ de la nouvelle aventure. Rien à dire sur le choix de la ville du Détroit, «la Mariée du Nord» a tous les atouts pour charmer: un port équipé, une belle corniche, des hôtels, des restaurants et des cafés branchés, des sites naturels merveilleux (Cap Spartel, Malabata, Grotte d’Hercule, etc), une histoire digne des cités immémoriales et, last ot least, cette hospitalité chevillée corps et âme aux Marocains …</p>
<p>L’escale tangéroise est porteuse de promesses&#8230;</p>
<p>Les promesses n’engagent que ceux qui y croient, voudrais-je plutôt écrire.</p>
<p>A quelques jours de l’arrivée du destroyer, nous voilà le dos au mur! Le ministère de la Culture refuse de nous accorder toute aide pour l’accueil du navire. Pas d&rsquo;hébergement, pas de restauration, pas de fuel pour le bâtiment de guerre …</p>
<p>La quadrature du cercle!</p>
<p>Ahmed Massaïa est au bord de la crise. Que faut-il faire ? Dire aux pacifistes qu’ils sont « non grata » au Maroc ? N’avons-nous toutefois pas les moyens ? Ne risquons-nous pas de servir la soupe à une certaine presse étrangère pour desservir l&rsquo;image de notre pays ? Les décideurs n’ont-ils pas saisi l’enjeu de l’événement ?&#8230;</p>
<p>Il faut juste savoir taper aux bonnes portes. Et pour notre plus grand bonheur, la première à laquelle nous avons tapé a été ouverte. Sollicité par votre modeste serviteur, le Conseiller du Roi, M. André Azoulay, a bien voulu donner satisfaction à notre demande&#8230;</p>
<p>«C’est un combat commun», a assuré le Conseiller royal, en s’engageant personnellement à résoudre le problème, et dans les plus brefs délais.</p>
<p>Du coup, toutes les issues se débloquent. Le ministère de l’Energie et des Mines fait don de 12 tonnes de fuel. Le ministère de l’Intérieur mobilise les autorités de la Wilaya de Tanger … Les élus, eux, ne lésineront sur aucun moyen pour donner à l’événement sa véritable dimension.</p>
<p>Que faut-il demander de plus ?</p>
<p>Le navire de guerre fait son entrée en grande pompe au port de Tanger. Mais sans l&rsquo;artiste et néanmoins ami Abdelmajid Bekkas, qui a dû arrêter son périple en Roumanie pour rentrer à bord d’un avion.</p>
<p>Calendrier estival oblige!</p>
<p>Ce virtuose du hajhouj, illustre maâlam gnaoui, est partout sollicité. Il ne débarque du «Constanta» qu’après avoir envoûté tout l&rsquo;équipage.</p>
<p>Les pacifistes affirment en avoir gardé des souvenirs indélébiles, et se mettent à regretter son absence à Tanger&#8230;</p>
<p>D’autres maâlems tenteront de compenser son absence, en nous gratifiant d’une mémorable «Lila» (soirée de transe) qui fait chalouper&#8230; le port entier. Une nuit qui a resplendi de feux d’artifice et où la communion entre pacifistes et Tangérois a été totale.</p>
<p>Retour à l’hôtel «Al Manzah», dont les balcons donnent sur la magnifique corniche éclairée de la ville. Moi et mon fidèle compagnon de route, l’Espagnol Emilio Garrido, restions ensemble comme à l’accoutumé. Antonnella Gerratana, une amie italienne chargée des affaires de logistique, était notre complice. Elle savait que moi et Emilio étions amis. Ne sommes-nous pas des voisins, après tout ? N’avons-nous pas cette communauté d’histoire et de destin ?&#8230;</p>
<p>Originaire de Valence, sud d’Espagne, Emilio affirmait avoir du sang arabe dans les veines. Le rayonnant passé andalous de l’Espagne m’inspirait de la fierté. Notre présence à Tanger, où cohabitent Marocains et Espagnols, donne à notre amitié son plein contenu.</p>
<p>Emilio se sentait chez lui&#8230; Ensemble, nous redécouvrons cette ville des Mille et une nuits. Son centenaire théâtre Cervantes, son majestueux espace de la corrida, ses ruelles vertigineuses, le café où l&rsquo;auteur du «Pain nu» Mohamed Choukri, Paul Bowles (Thé au Sahara), sirotaient leur thé à la menthe … La vue imprenable à partir du Café «Al Hafa» (La Falaise), d’où l’on peut admirer la beauté irrésistible de la Méditerranée.</p>
<p>Les pacifistes sont restés sur une belle impression de Tanger. «Une ville à découvrir et à redécouvrir absolument», soupire Antonella, venue alors annoncer le moment du départ de Tanger.</p>
<p>Direction: Mostaganem&#8230;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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