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	<title>Les dimanches d&rsquo;Aziz Daouda &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Les dimanches d&rsquo;Aziz Daouda &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Les dimanches d&#8217;Aziz Daouda. Le double Choc Santé &#8211; Démographie qui Menace le Maroc</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Feb 2026 10:42:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[démographie]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Aziz Daouda L’état de santé physique et mentale des Marocains, combiné à une transition démographique accélérée, dessine une trajectoire inquiétante pour l’avenir économique, social et stratégique du Royaume. Ces enjeux devraient devenir le cœur des programmes politiques et des débats électoraux, bien avant les promesses conjoncturelles sur l’emploi, les infrastructures ou toute autre thématique bateaux &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Aziz Daouda</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-205108" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/AZIZO.png" alt="" width="200" height="200" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/AZIZO.png 200w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/AZIZO-150x150.png 150w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p class="blu-article-first-paragraph"><span class="blu-article-lead">L’état de santé physique et mentale des Marocains, combiné à une transition démographique accélérée, dessine une trajectoire inquiétante pour l’avenir économique, social et stratégique du Royaume.</span> Ces enjeux devraient devenir le cœur des programmes politiques et des débats électoraux, bien avant les promesses conjoncturelles sur l’emploi, les infrastructures ou toute autre thématique bateaux ou creuses.</p>
<p class="blu-article-paragraph"><em>Aujourd’hui, près de 59% des adultes marocains ont un indice de masse corporelle en situation de surpoids, et 24% sont déjà obèses, soit quasiment un adulte sur quatre. Autrement dit, la majorité de la population adulte vit avec un excès de poids qui peut très bien préparer une explosion de maladies chroniques : diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, et ce dans un système de santé déjà sous tension.</em> Cette réalité se traduit mécaniquement par une hausse continue des dépenses médicales, une multiplication des arrêts de travail et une baisse de la <strong>productivité nationale</strong> dans des secteurs qui reposent sur la force physique et la bonne santé des travailleurs.</p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>À cette fragilité corporelle s’ajoute une crise silencieuse de la santé mentale : 48,9% des Marocains âgés de 15 ans et plus ont déjà présenté, présentent ou présenteront des symptômes de troubles mentaux, d’après les enquêtes nationales relayées par le Conseil économique, social et environnemental.</strong> Dépression, troubles anxieux, troubles psychotiques et conduites suicidaires affectent désormais un Marocain sur deux, dans un contexte où les structures spécialisées sont rares, les professionnels insuffisants et la stigmatisation omniprésente.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Cette détresse psychique massive réduit les capacités d’apprentissage, de concentration, d’innovation, et mine la cohésion sociale en alimentant addictions, violences et repli sur soi. S’ajoutent à cela des taux de consommation de stupéfiants et d’alcool statistiquement élevés. Ce n’est plus un tabou, mais un véritable sujet de discussion en société et une bombe à retardement à laquelle le pays risque de s’exposer si rien n’est entrepris pour inverser les courbes.</p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Parallèlement, la démographie, longtemps atout stratégique du pays, est en train de basculer vers une source de vulnérabilité : le taux de fécondité est tombé à 1,97 enfant par femme en 2024, soit sous le seuil de renouvellement des générations fixé à 2,1.</strong> En l’espace de cinq décennies, le Maroc est passé de 7,2 enfants par femme dans les années 60 à moins de 2 aujourd’hui, rejoignant les pays confrontés au vieillissement accéléré. En fait, rien d’exceptionnel : c’est bien le cas dans toutes les sociétés développées. Le Maroc est en plein développement.</p>
<p class="blu-article-paragraph">La proportion de jeunes de moins de 15 ans commence à reculer et, d’ici 2040, leur nombre devrait passer de 9,76 à 7,8 millions, tandis que les personnes âgées occuperont une place croissante dans la pyramide des âges, avec ce que cela induit comme problématique de couverture sociale et de financement des retraites.</p>
<p class="blu-article-paragraph"><em>Ainsi, le pays s’avance vers un triple choc : une population adulte dont 59% sont en surpoids et 24% obèses, donc vulnérable aux maladies chroniques ; une société où près d’un habitant sur deux a été ou pourrait être touché par un trouble mental ; et une démographie qui ne renouvelle plus ses générations, avec un taux de fécondité de 1,97 annonçant un vieillissement rapide.</em> <strong>Un Maroc moins nombreux, moins robuste physiquement et plus fragilisé psychiquement aura, demain, plus de difficultés à produire, à innover, à financer sa protection sociale et même à assurer sa capacité de défense.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Si ces données ne deviennent pas le socle des programmes des partis et donc des prochains gouvernements, alors le pays se réveillera dans moins de vingt ans avec un déficit dramatique de main-d’œuvre qualifiée, une armée de retraités mal pris en charge et des finances publiques asphyxiées par le coût cumulé de l’obésité, des maladies associées et des troubles mentaux. Les débats politiques doivent cesser de reléguer ces sujets au rang de « dossiers techniques » pour les assumer comme la matrice de toute politique économique, éducative, sociale et sécuritaire.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><em>Cela suppose une stratégie nationale de prévention ambitieuse : éducation nutritionnelle dès l’école, réduction de l’offre de produits ultra-transformés, surtaxation des produits à base de sucre et du sucre lui-même, promotion de l’activité physique en ville comme à la campagne, prise en charge précoce des troubles psychiques au travail et dans les établissements scolaires, et développement massif des services de psychiatrie et de psychologie de proximité. Chaque dirham investi dans la santé du corps et de l’esprit économisera demain des dizaines de dirhams en hospitalisations, invalidités, perte de production et tensions sociales.</em></p>
<p class="blu-article-paragraph">Mais même un Maroc en meilleure santé restera confronté à une équation arithmétique implacable : avec une fécondité sous le seuil de remplacement, le réservoir de main-d’œuvre, de forces productives vives, se rétrécira progressivement. Le pays n’aura donc pas le luxe de laisser partir ses talents formés à grands frais ni de se priver de l’apport d’une immigration choisie, notamment étudiante.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Une politique d’attraction de nouveaux immigrants, en particulier des étudiants africains, arabes et d’ailleurs, doit être pensée comme un axe structurant de la stratégie de population : simplification des procédures de séjour, intégration dans le marché du travail, reconnaissance des diplômes, accompagnement social. <strong>En parallèle, le Maroc doit offrir des conditions de retour attractives à ses propres étudiants formés à l’étranger : emplois qualifiés, perspectives de carrière, environnement de recherche, rémunérations décentes et stabilité institutionnelle, afin de transformer la mobilité académique en retour sur investissement national plutôt qu’en exode définitif.</strong> Les transferts certes importants des MRE sont essentiels, mais garder ces mêmes personnes au Maroc serait encore plus productif.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Des milliards de dirhams sont investis chaque année dans la formation de milliers de jeunes qui, une fois diplômés, quittent le pays pour contribuer à la richesse d’autres économies, cela même dans le secteur clé et sous tension qu’est la santé. 700 médecins quittent le pays annuellement depuis déjà quelques années, alors que nos besoins sont énormes.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Tant que l’obésité, la santé mentale, la démographie et la fuite des cerveaux resteront traitées comme des sujets périphériques, le Maroc risque d’avancer à reculons : en apparence modernisé, mais intérieurement affaibli. Il est encore temps de faire de la santé et du capital humain la boussole de toute politique publique ; demain, ce sera une course contre la montre dont on ne maîtrisera plus les tenants et encore moins les aboutissants.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Voilà ce qui devrait être la base des programmes des partis et des débats lors de la campagne électorale qui, en fait, a déjà commencé de manière larvée.Dimanches d&rsquo;Aziz Daouda, santé, démographie</p>
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		<title>Les dimanches d&#8217;Aziz DAOUDA. Dakhla Atlantique : quand le Maroc fait renaître le désert et ouvre les portes d’une Afrique ambitieuse</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/198630</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2025 13:12:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Dakhla Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[Les dimanches d'Aziz Daouda]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Aziz DAOUDA Il existe des projets qui dépassent la simple infrastructure. Des projets qui deviennent des symboles, des messages adressés à l’Histoire et au monde. Le port de Dakhla Atlantique appartient à cette catégorie rare : celle des réalisations qui réécrivent le destin d’une nation, et parfois même d’un continent. Une catégorie incarnant l&#8217;ambition d&#8217;un souverain &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Aziz DAOUDA</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-198631" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/Aziz_daouda_JPG-300x300-1.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/Aziz_daouda_JPG-300x300-1.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/Aziz_daouda_JPG-300x300-1-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></strong></p>
<p><strong><span class="uk-text-lead blu-article-lead">Il existe des projets qui dépassent la simple infrastructure</span>. Des projets qui deviennent des symboles, des messages adressés à l’Histoire et au monde.</strong></p>
<p><strong>Le port de Dakhla Atlantique appartient à cette catégorie rare : celle des réalisations qui réécrivent le destin d’une nation, et parfois même d’un continent. Une catégorie incarnant l&rsquo;ambition d&rsquo;un souverain résolument africain, philosophiquement mondialiste, génétiquement marocain, fondamentalement humaniste.</strong></p>
<p><strong>Dans l’extrême sud du Royaume de Mohammed VI, là où les cartes anciennes ne montraient qu’une bande désertique battue par les vents, autrefois occupée par une Espagne qui n’y voyait qu’un symbole de sa puissance coloniale, le Maroc a choisi de bâtir l’avenir en retrouvant ses racines et son ADN profond. Là où l’imaginaire colonial parlait d’un espace vide, d’une « terre sans âme », les Marocains, inspirés par leur souverain adulé, ont vu une opportunité, un horizon, un futur.</strong></p>
<p><strong>Le Sahara marocain n’est pas une marge : il est une matrice. Une source d’inspiration, comme il le fut pour Saint-Exupéry, ce poète-pilote qui y trouva la naissance du <em>Petit Prince</em>.</strong></p>
<p><strong>Aujourd’hui, ce Petit Prince a grandi. Il est devenu marocain et le revendique.</strong></p>
<p><strong>Il prend vie sous les traits d’un Maroc moderne, audacieux, innovant. Il construit, il relie, il soigne. Il plante dans le sable les graines d’un futur durable. Il lui a donné un nom et un symbole : Dakhla Atlantique, l’ambition portée par l’océan qui caresse la côte et embrasse tout un peuple toujours debout: le peuple marocain drapé de fierté et d&rsquo;honneur.</strong></p>
<p><strong>En édifiant le port de Dakhla Atlantique, avec un savoir-faire national et les bras de sa jeunesse, le Maroc affirme que son Sahara n’est pas une périphérie, mais un carrefour. Un point d’ancrage stratégique entre:</strong></p>
<p><strong>&#8211; l’Afrique de l’Ouest en pleine mutation,</strong></p>
<p><strong>&#8211; les Amériques, du Nord au Sud,</strong></p>
<p><strong>&#8211; et l’Europe voisine, partenaire historique et commercial incontournable.</strong></p>
<p><strong>Le Royaume ne regarde pas seulement vers le large : il tend la main vers l’intérieur du continent.</strong></p>
<p><strong>Le port devient alors un outil de désenclavement du Sahel, un corridor logistique essentiel pour des peuples et des pays enclavés comme le Mali, le Niger, le Burkina Faso ou même le Tchad. Il leur ouvre un accès à l’Atlantique, donc au monde, offrant de nouvelles voies pour l’agriculture, les mines, l&rsquo;industrie, la technologie, les échanges et l’intégration économique africaine.</strong></p>
<p><strong>Ce que le Maroc construit est une grande porte continentale largement ouverte vers l&rsquo;humanité.</strong></p>
<p><strong>Le Maroc s’est résolument et irrévocablement mis au service du continent, fidèle à ses racines et à sa vocation africaine ancestrale.</strong></p>
<p><strong>Sous l’impulsion visionnaire de SM le Roi Mohammed VI, le Royaume ne fait pas dans la propagande. Il a fait et concrétise un choix stratégique : être un acteur de développement africain, pas seulement un partenaire.</strong></p>
<p><strong>Dakhla Atlantique en est la traduction concrète. Le Maroc s’y positionne comme un pays-pont, un vecteur de stabilité et de prospérité pour toute l’Afrique de l’Ouest et au-delà.</strong></p>
<p><strong>À l’heure où de nombreuses nations peinent à trouver une boussole, le Maroc offre un modèle : celui d’une diplomatie apaisée, d’un développement assumé, et d’une ambition qui ne s’excuse pas et s&rsquo;impose dans la paix.</strong></p>
<p><strong>Mais l’ambition chérifienne ne s’arrête pas à la géopolitique. Elle touche aussi la science, l’innovation, et l’écologie. Green Morocco : faire du désert un laboratoire du futur. Dans ce Sahara longtemps décrit comme nu, hostile, minéral, inutile, le Maroc fait éclore un des plus grands laboratoires naturels de la planète :</strong></p>
<p><strong>&#8211; énergies solaires parmi les plus puissantes au monde,</strong></p>
<p><strong>&#8211; énergies éoliennes ininterrompues,</strong></p>
<p><strong>&#8211; hydrogène vert,</strong></p>
<p><strong>&#8211; énergies bleues,</strong></p>
<p><strong>&#8211; technologies marines,</strong></p>
<p><strong>&#8211; gestion durable des ressources halieutiques,</strong></p>
<p><strong>&#8211; nouveaux modèles d’agriculture du désert.</strong></p>
<p><strong>Le Maroc dit haut et fort que le Sahara n’est plus un vide.</strong></p>
<p><strong>C’est une ressource.</strong></p>
<p><strong>Un trésor d’avenir.</strong></p>
<p><strong>Une réponse aux défis du monde.</strong></p>
<p><strong>Avec ce port, le Maroc prouve qu’il est possible de respecter son environnement, de magnifier ses forces naturelles, et de bâtir un développement qui n’écrase pas, mais qui libère.</strong></p>
<p><strong>C’est alors que le combat, depuis un demi-siècle, pour le Sahara marocain prend tout son sens et beaucoup d&rsquo;amplitude. C’est une renaissance, pas une reconquête.</strong></p>
<p><strong>Ce projet n’est pas un simple acte d’ingénierie.</strong></p>
<p><strong>Il est un acte d’amour.</strong></p>
<p><strong>Un acte de foi.</strong></p>
<p><strong>Un acte de justice historique.</strong></p>
<p><strong>Le Sahara marocain n’est pas un décor : il est le cœur battant d’un Maroc qui avance, d’un peuple qui croit, d’une nation qui rêve grand, d&rsquo;une jeunesse qui exprime son talent et exulte.</strong></p>
<p><strong>Le Maroc ne cherche pas à “gagner” son Sahara. Il y est pour l&rsquo;éternité et l&rsquo;adore.</strong></p>
<p><strong>Il le fait vivre.</strong></p>
<p><strong>Il le respecte.</strong></p>
<p><strong>Il le valorise.</strong></p>
<p><strong>Il l’honore.</strong></p>
<p><strong>Et ce faisant, il libère son potentiel, mais aussi celui de millions d’Africains qui trouveront dans Dakhla Atlantique un horizon inédit. Le Royaume du Maroc est ici l&rsquo;architecte d’un futur continental.</strong></p>
<p><strong>Le port de Dakhla Atlantique n’est pas seulement un chantier titanesque.</strong></p>
<p><strong>C’est un manifeste d’un Maroc qui regarde le monde droit dans les yeux.</strong></p>
<p><strong>D’un Maroc qui ne s’excuse pas d’être ambitieux. D’un Maroc qui transforme le désert en avenir, l’isolement en connexion, et les rêves en infrastructures.</strong></p>
<p><strong>Là où Saint-Exupéry imaginait un Petit Prince, le Maroc a fait naître un géant.</strong></p>
<p><strong>Un géant pacifique, visionnaire, africain.</strong></p>
<p><strong>Avec l&rsquo;ambition Royale de Sa Majesté Mohammed VI :</strong></p>
<p><strong>Le Sahara vit.</strong></p>
<p><strong>Le Maroc avance.</strong></p>
<p><strong>Et l’Afrique respire un vent nouveau.</strong></p>
<p><strong>Qu&rsquo;il me soit pardonné ici de remercier MD Sahara (Maroc Diplomatique) de m&rsquo;avoir donné la chance de vivre un moment qui m&rsquo;a rendu encore plus fier de ce que je suis : un simple citoyen marocain heureux de vivre ce règne exceptionnel.</strong></p>
<p><strong>C’est ce qui a inspiré ce modeste texte que je veux comme une transcription d&rsquo;une émotion forte et marquante, tel un tatouage pérenne.</strong></p>
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		<title>Les dimanches d&#8217;Aziz Daouda. A propos d&#8217;une prétendue supériorité civilisationnelle&#8230;</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/192716</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Aug 2025 11:41:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Les dimanches d'Aziz Daouda]]></category>
		<category><![CDATA[supériorité civilisationnelle]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Aziz Daouda L’archétype selon lequel des civilisations seraient intrinsèquement supérieures à d’autres a malheureusement traversé les époques et façonné une grande partie de l’histoire. Cette conviction, loin d’être récente, s’est manifestée de façon exacerbée durant les grandes périodes de colonialisme entre les XVIIe et XIXe siècles. Ses racines sont beaucoup plus anciennes, alimentant la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Aziz Daouda</strong></p>
<p><span class="uk-text-lead blu-article-lead">L’archétype selon lequel des civilisations seraient intrinsèquement supérieures à d’autres a malheureusement traversé les époques et façonné une grande partie de l’histoire</span>. Cette conviction, loin d’être récente, s’est manifestée de façon exacerbée durant les grandes périodes de colonialisme entre les XVIIe et XIXe siècles. Ses racines sont beaucoup plus anciennes, alimentant la formation et l’expansion de nombreux empires dans l’histoire. C&rsquo;est un mécanisme récurrent: la prétendue supériorité d’un peuple ou d’une culture servant de justification morale et politique à la domination, à la soumission, à l’exploitation et à la destruction d’autres sociétés.</p>
<p>Au cours du siècle des « Lumières » et surtout lors de l’ère coloniale, cette idée a pris une forme pseudo-scientifique, se déployant sous les discours racistes, ethnocentriques ou religieux, affirmant que certaines civilisations étaient plus évoluées, plus rationnelles ou plus civilisées que d’autres.</p>
<p>Une fois qu&rsquo;on an déshumanisé un peuple et décrété qu&rsquo;il était inférieur, la «mission civilisatrice» est alors justifiée et généreusement proclamée par les puissances coloniales. En fait, ce n’était rien d’autre qu’un alibi pour légitimer des entreprises de spoliation massive, des massacres, des déportations et des politiques d’extermination souvent systématiques: en Afrique, en Amérique ou en Asie. Des pays ont été détruits, des civilisations anéanties, des modes de gouvernance démantelés, des frontières inventées ou redessinées, des millions de personnes dépossédées de leurs terres, de leurs ressources et de surcroît de leur dignité. En un laps de temps souvent court, elles deviennent victimes d’un système qui normalise l’idée qu’il n’y avait aucune faute à exploiter, voire à éliminer, ceux considérés comme «inférieurs». Cette vision hiérarchique justifiait également le pillage des richesses, sous le prétexte que seules les «civilisations supérieures» avaient un droit légitime à la prospérité, à la modernité et au progrès.</p>
<p>Aujourd’hui, malgré les avancées en matière de droits humains et d’égalité, cette forme sourde et pernicieuse de pensée, persiste sous des formes renouvelées. Elle continue de nourrir certains conflits contemporains, où une hiérarchie implicite des civilisations et des peuples sous-tend les discours politiques et les stratégies militaires.</p>
<p><strong>Exemple vivant: Israël</strong></p>
<p>Ce pays créé pour enfin permettre au peuple juif de vivre en paix après 11 siècles de persécution chrétienne en Europe, s’identifie souvent comme une puissance occidentale avancée, s&rsquo;accordant le droit de bénéficier d’une certaine immunité diplomatique et d’un relativisme moral dans l’appréciation de ses actions, notamment vis-à-vis des populations palestiniennes. Ce biais s’inscrit dans une sorte de classement implicite selon lequel certaines nations «civilisées» seraient en droit de s’imposer, et ce, malgré des violations répétées des droits fondamentaux. Israël sans sourciller persécute et colonise en Cisjordanie, démolit Gaza, bombarde pèle-mêle Iraq, Syrie, Liban ou Iran.</p>
<p><strong>Les puissances « civilisées » acquiescent</strong></p>
<p>Pire encore, certains pays ont interdit jusqu&rsquo;à la critique des politiques de l&rsquo;état d&rsquo;Israël. Faites-le et vous êtes condamnés pour antisémitisme. Pourtant, Yeshayahou Leibowitz (1903-1994), intellectuel et philosophe israélien, après avoir combattu au sein de la Haganah et été colonel de l&rsquo;armée de son pays, a fortement critiqué la politique israélienne, notamment la colonisation et l&rsquo;occupation des territoires palestiniens. Il a notamment évoqué la notion de « judéo-nazisme » pour décrire la mentalité de certains de ses compatriotes qu’il percevait comme proche de celle du nazisme. Qu&rsquo;aurait il pensé aujourd&rsquo;hui? qu&rsquo;aurait il dit de Bezalel Smotrich et d&rsquo;Itamar Ben Gvir? Serait il antisémite?</p>
<p>En parallèle, la Russie perçue comme une « dictature illégitime » est dénoncée de manière unanime pour ses agissements en Ukraine tandis qu’Israël, une « démocratie », selon la conception occidentale des choses, se voit accorder une légitimité pour ses faits.</p>
<p>La Russie qui a dit agir pour contrer le régiment Azov avec racines et leadership en liens avérés avec l&rsquo;idéologie néonazie a pourtant été condamnée dès les premières menaces. Azov qui dominait l&rsquo;Ukraine n&rsquo;était pourtant pas bien vu par l&rsquo;Europe, mais ça c&rsquo;était avant l&rsquo;invasion russe.</p>
<p>Dans les deux cas, il s&rsquo;agit d&rsquo;une puissance qui malmène le peuple et spolie le territoire d&rsquo;un autre pays.</p>
<p>Ce double standard et cette géométrie variable soulignent une contradiction majeure et interrogent profondément la morale et la cohérence politique internationale.</p>
<p>Ce clivage dans le discours politique et médiatique révèle que la question de la reconnaissance de l’égalité fondamentale des civilisations n’est toujours pas résolue. Sommes-nous véritablement sortis de l’époque où l’on pouvait justifier l’expropriation violente et la domination par des arguments de supériorité civilisationnelle? Malheureusement, les pratiques néocoloniales, qu’elles soient économiques, culturelles ou militaires, semblent indiquer le contraire.</p>
<p>Le passé colonial, avec ses atrocités et ses injustices, est encore insuffisamment enseigné ou reconnu comme une forme de crime contre l’humanité dans de nombreux contextes. Parfois, il est même occulté, minimisé ou refaçonné dans des récits nationaux qui cherchent à en atténuer la charge morale, voire à le réhabiliter sous des formes nouvelles.</p>
<p>La différence de traitement des pays selon qu’ils soient qualifiés de «démocratiques» ou non, ou selon leur appartenance civilisationnelle supposée ou religion, prolonge ainsi une forme d’injustice structurelle.</p>
<p>Cette conjoncture est un signal d’alarme pour la communauté mondiale: il est urgent de repenser non seulement notre rapport à l’histoire, mais aussi celui à la justice internationale. La paix durable et la coexistence pacifique ne pourront émerger que dans un cadre de respect mutuel et d’égalité entre les cultures et les peuples. La véritable grandeur n’est pas celle de la domination ou de l’accumulation matérielle au détriment des autres, mais celle qui consiste à reconnaître les erreurs passées, à défendre inlassablement les droits humains universels, et à œuvrer pour un monde où chaque civilisation peut contribuer à la richesse collective, sans être écrasée ou marginalisée.</p>
<p>Dépasser cette conception archaïque et dangereuse de supériorité est un défi majeur de notre temps, une condition indispensable pour construire des relations internationales justes et humaines, et pour faire en sorte que l’histoire ne se répète pas sous de nouveaux visages.</p>
<p>Les puissances occidentales doivent comprendre et surtout avoir le courage de stopper l&rsquo;avancée d&rsquo;Israël sur un territoire que le droit international a réservé aux Palestiniens. La colonisation n&rsquo;a ici pas de justification ni au nom de la religion, ni au nom de la démocratie prétendue, ni conséquence à une supériorité militaire subventionnée par les deniers des peuples occidentaux.</p>
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