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	<title>​Le Retraité Marocain &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>​Le Retraité Marocain face au « Round d&#8217;Avril » : Un Quart de Siècle de Gel et le Choc de l&#8217;Exclusion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 13:28:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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		<category><![CDATA[​Le Retraité Marocain]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
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<p>​L’analyse des rapports sociaux de ce printemps 2026 (et des prémices de 2025) révèle une crise profonde qui dépasse la simple revendication matérielle. Elle touche au sentiment de « <em>déchéance de citoyenneté</em> » et à une « <em>exclusion systémique</em> » de la catégorie des retraités. Alors que le dialogue social entre le gouvernement et les syndicats est censé consolider la paix sociale, le retraité se retrouve hors-jeu, pris en étau entre des pensions gelées depuis plus de 26 ans et une inflation galopante.</p>
<p>​1. La désillusion des « résultats nuls ».</p>
<p>​Les instances représentatives, notamment le Réseau Marocain des Instances de Retraités et la Fédération des Retraités au Maroc, s&rsquo;accordent sur un constat amer : le round d&rsquo;avril s&rsquo;est soldé par un « bilan zéro ». Cette frustration naît d&rsquo;un dialogue quasi exclusivement centré sur les actifs, reléguant le dossier des retraités au rang de « <em>point accessoire</em> » ou de simple « <em>poudre aux yeux</em>« .</p>
<p>● ​Bredouilles : L&rsquo;expression « <em>revenir les mains vides</em> » revient de manière récurrente pour décrire l&rsquo;absence de toute décision officielle d&rsquo;augmentation des pensions.<br />
● ​Le leurre fiscal : Les mesures de réduction fiscale sur les pensions, annoncées précédemment, sont perçues comme une « <em>insulte à l&rsquo;intelligence</em> » puisqu&rsquo;elles ne concernent que 4 % des retraités (les plus aisés), excluant la masse populaire qui vit dans la précarité.</p>
<p>​2. Le gel chronique et l&rsquo;érosion de la dignité.</p>
<p>​Les textes soulignent une réalité brutale : les pensions subissent un gel depuis plus d&rsquo;un quart de siècle. Ce statu quo n&rsquo;est pas qu&rsquo;un chiffre ; c&rsquo;est une dégradation continue du pouvoir d&rsquo;achat qui a transformé de larges pans de cette catégorie, notamment les veuves et les ayants droit, en proie à la fragilité et à l&rsquo;exclusion sociale. Le retraité se retrouve incapable de subvenir à ses besoins fondamentaux, particulièrement les soins de santé, dont le coût augmente avec l&rsquo;âge.</p>
<p>​3. Une crise de confiance envers les partenaires sociaux.</p>
<p>​L&rsquo;indignation ne cible pas uniquement le gouvernement, mais s&rsquo;étend aux centrales syndicales. Un sentiment de trahison prédomine : les syndicats sont accusés de placer le dossier des retraités en fin d&rsquo;agenda de négociation.</p>
<p>​Le déni du sacrifice : Les retraités dénoncent un « <em>reniement systématique</em> » de leurs sacrifices. Une fois à la retraite, ceux qui ont bâti le pays deviennent des « <em>oubliés</em>« , systématiquement exclus des accords sociaux majeurs (comme ceux de 2011 ou de 2023).</p>
<p>​Responsabilité partagée : Le gouvernement et les syndicats sont jugés co-responsables du maintien de lois obsolètes qui bloquent toute revalorisation automatique des pensions face à la réalité économique actuelle.</p>
<p>​4. De la négociation à la rue : « Le processus militant ».</p>
<p>​Face à ce qu&rsquo;ils qualifient de « <em>politique d&rsquo;exclusion</em>« , les retraités n&rsquo;ont d&rsquo;autre choix que le retour à la protestation.</p>
<p>​Mobilisation nationale : Les sit-in devant le Parlement sont devenus le symbole d&rsquo;un « <em>mécontentement profond</em>« .</p>
<p>​Revendications structurelles : Au-delà de l&rsquo;aspect financier, les demandes incluent désormais :<br />
● ​La reddition de comptes : La récupération des fonds spoliés des caisses de retraite et le refus de réformes se faisant aux dépens des affiliés.<br />
● ​La protection sociale : L&rsquo;instauration d&rsquo;un « <em>traitement préférentiel</em> » pour l&rsquo;accès aux transports, au logement et à la santé.<br />
● ​Justice juridique : Une révision globale du cadre législatif pour indexer les pensions sur le coût de la vie.</p>
<p>​Conclusion :</p>
<p>Le climat actuel chez les retraités marocains est un mélange de rancœur et de désespoir. Une amertume née du sentiment d&rsquo;ingratitude de l&rsquo;État après des décennies de service, et un désespoir face à des dialogues sociaux qui semblent ignorer ceux qui ont épuisé leur vie à construire la nation. Cette situation laisse présager une persistance de la tension sociale tant que le dossier des retraites restera prisonnier des tiroirs gouvernementaux.</p>
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