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	<title>Lahcen Haddad &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Lahcen Haddad &#8211; Le collimateur</title>
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	<item>
		<title>L&#8217;Algérie et la gauche espagnole : entre mémoire révolutionnaire et aveuglement sélectif (Par: Lahcen Haddad)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 16:26:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[gauche espagnole]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans une tribune publiée sur le site d&#8217;information espagnol « Mares30 », sous le titre « Mémoire, mirage et promesses non tenues de la révolution algérienne », l&#8217;expert Lahcen Haddad interroge le regard nostalgique et idéalisé qu&#8217;une certaine gauche espagnole continue de porter sur la « révolution algérienne », en invitant à une lecture plus nuancée et plus objective. « La révolution &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans une tribune publiée sur le site d&rsquo;information espagnol <a href="https://mares30.com/los-ultimos-creyentes-memoria-espejismo-y-las-promesas-fallidas-de-la-revolucion-argelina/">« Mares30 »</a>, sous le titre « Mémoire, mirage et promesses non tenues de la révolution algérienne », l&rsquo;expert Lahcen Haddad interroge le regard nostalgique et idéalisé qu&rsquo;une certaine gauche espagnole continue de porter sur la « révolution algérienne », en invitant à une lecture plus nuancée et plus objective.<em> « La révolution algérienne a non seulement été trahie par ses héritiers, mais elle sert aujourd&rsquo;hui d&rsquo;alibi à un régime autoritaire qui étouffe la dissidence, manipule la mémoire et feint un radicalisme anti-impérialiste pour masquer les inégalités internes », </em>estime-t-il à juste titre. </strong></p>
<p>Voici une traduction de l&rsquo;analyse pointue et sans complaisance de M. Haddad:</p>
<p><strong>Les derniers croyants : mémoire, mirage et promesses non tenues de la révolution algérienne</strong></p>
<p><span>Pourquoi les intellectuels et les journalistes européens – d’Ignacio Cembrero à Santiago Alba Rico – s’accrochent-ils au mythe de la révolution algérienne et projettent-ils leur désillusion sur le succès du Maroc ?</span></p>
<p><span>Pendant des décennies, une certaine frange d&rsquo;intellectuels espagnols et européens, formés aux idéaux de l&rsquo;anti-impérialisme et de la gauche mondiale, a continué à considérer l&rsquo;Afrique du Nord à travers les lunettes embuées de la Guerre froide. Dans cette vision, l&rsquo;Algérie représentait la résistance, le progrès et la vertu révolutionnaire, tandis que le Maroc était dépeint comme une monarchie réactionnaire : décorative, conservatrice et complice de l&rsquo;ordre occidental. Cette dichotomie avait peut-être une portée symbolique dans les années 1970. Aujourd&rsquo;hui, elle n&rsquo;est plus qu&rsquo;un mirage idéologique.</span></p>
<p><span>La persistance de cette dichotomie anachronique transparaît clairement dans les écrits de personnalités telles qu&rsquo;Ignacio Cembrero, critique chevronné du Maroc, et Santiago Alba Rico, philosophe et symbole de la gauche anticoloniale espagnole. Tous deux incarnent une tendance plus large : l&rsquo;incapacité à accepter que le rêve révolutionnaire qu&rsquo;ils ont embrassé s&rsquo;est effondré et que la monarchie qu&rsquo;ils méprisaient évolue d&rsquo;une manière qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient jamais imaginée.</span></p>
<p><span>Pour comprendre cela, il est nécessaire de revenir au mythe de la révolution algérienne. Dans les années 1960 et 1970, l&rsquo;Algérie occupait une place centrale dans l&rsquo;imaginaire politique du Sud. La victoire du FLN sur le colonialisme français suscita l&rsquo;admiration dans toute l&rsquo;Europe et le monde arabe. Sous Boumediene, l&rsquo;Algérie fut saluée comme une expérience radicale : industrialisation étatisée, autogestion ouvrière, réforme agraire et solidarité avec le tiers-monde. Pour beaucoup, elle était la « Yougoslavie du Maghreb », un modèle de développement anticapitaliste et décolonial.</span></p>
<p><span>Mais ce rêve s&rsquo;est effondré. La révolution a fini par dévorer ses propres enfants. Le pouvoir est resté aux mains d&rsquo;une élite militaire. La société civile a été affaiblie, la dissidence étouffée, et la promesse d&rsquo;autonomie a cédé la place à un autoritarisme bureaucratique. La violente « décennie noire » des années 1990 a révélé la fragilité de ses fondements. Il ne s&rsquo;agissait pas simplement d&rsquo;une crise politique : c&rsquo;était l&rsquo;effondrement de l&rsquo;idéal révolutionnaire lui-même.</span></p>
<p><span>Et pourtant, nombre de ses premiers partisans, notamment en Espagne, n&rsquo;ont pas pu s&rsquo;en détacher. Non pas parce qu&rsquo;ils étaient des agents rémunérés, comme certains le prétendent, mais parce qu&rsquo;accepter la mort du rêve algérien équivaudrait à affronter une perte plus profonde : la disparition de leur patrie idéologique. Pour Cembrero et Alba Rico, l&rsquo;Algérie représentait une boussole morale, et le Maroc, un antagoniste commode. Le renversement de cette dynamique – où le Maroc se modernise, se stabilise et s&rsquo;ouvre au monde, tandis que l&rsquo;Algérie se replie dans une opacité autoritaire – est existentiellement troublant.</span></p>
<p><span>La trajectoire du Maroc au cours des deux dernières décennies défie les clichés de ces critiques. Certes, c&rsquo;est une monarchie. Mais c&rsquo;est aussi un État qui a entrepris de véritables réformes politiques, quoique progressives, investi massivement dans les infrastructures, défendu les énergies renouvelables et géré le pluralisme social et religieux avec une remarquable agilité institutionnelle. Sa diplomatie est proactive, son économie de plus en plus diversifiée et sa cohésion interne plus forte que beaucoup ne l&rsquo;avaient prédit.</span></p>
<p><span>Cette évolution ne cadre pas avec l&rsquo;ancien scénario idéologique. Et au lieu de réviser leurs cadres d&rsquo;analyse, ces critiques s&rsquo;enracinent. Le Maroc continue d&rsquo;être dépeint comme une relique oppressive ; ses réalisations sont minimisées, ses intentions pathologisées. Pour eux, la monarchie ne peut se moderniser : elle ne peut que manipuler. Le peuple marocain ne peut choisir : il ne peut être que victime.</span></p>
<p><span>Dans ce récit, le Front Polisario devient le dernier espoir de rédemption révolutionnaire. Cembrero l&rsquo;a un jour décrit comme « une révolution dans les sables ». Pour lui, comme pour d&rsquo;autres membres de cette tradition idéologique, le Polisario n&rsquo;est pas seulement un mouvement politique : c&rsquo;est le canal par lequel l&rsquo;esprit révolutionnaire algérien a pu survivre. Ses liens avec un régime autoritaire d&rsquo;Alger importent peu. Son déclin de soutien ou ses fractures internes importent peu. Ce qui compte, c&rsquo;est la continuité symbolique.</span></p>
<p><span>Mais ce n&rsquo;est pas là une analyse politique. C&rsquo;est de la nostalgie déguisée. C&rsquo;est un refus émotionnel d&rsquo;accepter le passage du temps et l&rsquo;effondrement de mythes chers. </span><strong><span>La véritable tragédie ne réside pas seulement dans l&rsquo;incapacité de l&rsquo;Algérie à tenir ses promesses révolutionnaires. La tragédie réside dans la paralysie intellectuelle de ceux qui refusent de la voir</span></strong><span> .</span></p>
<p><span>Tant qu&rsquo;ils ne le feront pas, ils continueront d&rsquo;attaquer le Maroc, non pas pour ce qu&rsquo;il est, mais pour ce en quoi ils ne croient plus. Ils sont les derniers à croire en une révolution qui a trahi ses promesses. Et ils préfèrent nier le présent plutôt que d&rsquo;admettre que le passé les a trahis.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Maurophobie. La riposte de Lahcen Haddad aux accusations absurdes et grotesques d&#8217;un activiste hispano-sahraoui</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/189670</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 22:54:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Lahcen Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[maurophobie]]></category>
		<category><![CDATA[Taleb Ali Salem]]></category>
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					<description><![CDATA[Le dénommé Taleb Ali Salem, relais de la propagande algéro-séparatiste en Espagne, tente misérablement d&#8217;instrumentaliser les événements de Torre-Pacheco, théâtre d&#8217;affrontements depuis le 11 juillet entre les Marocains de cette ville du sud d&#8217;Espagne et des nervis hallucinés de l&#8217;extrême droite, pour attiser la haine envers la communauté marocaine immigrée. Selon la jugeotte biaisée et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Le dénommé Taleb Ali Salem, relais de la propagande algéro-séparatiste en Espagne, tente misérablement d&rsquo;instrumentaliser les événements de Torre-Pacheco, théâtre d&rsquo;affrontements depuis le 11 juillet entre les Marocains de cette ville du sud d&rsquo;Espagne et des nervis hallucinés de l&rsquo;extrême droite, pour attiser la haine envers la communauté marocaine immigrée.</strong></em></p>
<p><em><strong>Selon la jugeotte biaisée et surtout malveillante de ce preux chevalier du droit-de-l&rsquo;hommisme bon marché, le Maroc utiliserait l&rsquo;immigration « pour commettre des crimes et du vandalisme » en Espagne! Ces accusations absurdes et farfelues sont une bis repetita de la rhétorique xénophobe de l&rsquo;extrême droite espagnole.</strong></em></p>
<p><em><strong>Cette dérive raciste en appelait naturellement une réaction. Notre expert Lahcen Haddad s&rsquo;en est acquitté avec son maestria coutumier. Avec son aimable accord, le Collimateur reproduit in extenso la traduction de cette réaction initialement rédigée en espagnol et publiée sur son compte « X ».</strong></em></p>
<p><strong>Par: Lahcen HADDAD</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-187990" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/haddadus.jpg" alt="" width="1200" height="829" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/haddadus.jpg 1200w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/haddadus-300x207.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/haddadus-1024x707.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/haddadus-768x531.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">« Ce que Taleb Ali Salem </span><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">a entrepris n&rsquo;est pas une croisade pour la justice ou les droits humains, mais une dangereuse dérive vers le discours de haine. Depuis des années, ce jeune Sahraoui, qui se présente comme un « activiste », reproduit les mêmes stéréotypes que l&rsquo;extrême droite européenne : le Maroc comme menace, les immigrés comme arme, les musulmans comme infiltrés. Qu&rsquo;est-il advenu des valeurs d&rsquo;hospitalité, de tolérance et de noblesse de la culture hassanie ? Où est passé le sens de la justice et de la modération qui a traditionnellement caractérisé les Sahraouis ?</span></strong></p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> Ce que fait Taleb est grave. Il s&rsquo;appuie sur de vieux articles, dont certains de journalistes connus pour leur morocophobie, comme Ignacio Cembrero</span>, pour donner un semblant de légitimité à ses divagations complotistes. Qu&rsquo;un jeune Sahraoui utilise la rhétorique de l&rsquo;extrême droite identitaire est non seulement triste, mais aussi scandaleux. Accuser le Maroc d&rsquo;utiliser l&rsquo;immigration « pour commettre des crimes et du vandalisme » fait écho à la rhétorique xénophobe la plus répugnante. À quel moment est-il passé du statut de défenseur des droits humains à celui de porte-parole d&rsquo;une idéologie de haine ? Il se trompe également sur les faits : le Maroc est l’un des partenaires clés de l’Espagne et de l’Europe dans la gestion des migrations. Des centaines de milliers de Marocains vivent, travaillent et contribuent à l’essor de l&rsquo;Espagne dans la dignité et la légalité. Les criminaliser est méprisable. Pour un Sahraoui, les priver de toute humanité est une trahison de sa propre histoire. Enfin, il est ironique que ceux qui appellent au « démantèlement » de la communauté marocaine en Espagne – une communauté diverse, intégrée et majoritairement musulmane – ne voient pas qu&rsquo;ils sombrent eux-mêmes dans les abîmes du fanatisme. Leur discours n&rsquo;est pas militant : c&rsquo;est de la propagande raciste déguisée en dénonciation. Et cela, comme le dit le dicton hassanien, « brûle ceux qui l&rsquo;allument » ».</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="es">Lo que <a href="https://twitter.com/TalebSahara?ref_src=twsrc%5Etfw">@TalebSahara</a> ha emprendido no es una cruzada por la justicia ni por los derechos humanos, sino una deriva peligrosa hacia el discurso de odio. Desde hace años, este joven saharaui, que se presenta como “activista”, reproduce los mismos tópicos que la extrema derecha… <a href="https://t.co/uZY8pxhvBS">pic.twitter.com/uZY8pxhvBS</a></p>
<p>— Lahcen Haddad, PhD (@Lahcenhaddad) <a href="https://twitter.com/Lahcenhaddad/status/1946629546851160206?ref_src=twsrc%5Etfw">July 19, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LAHCEN HADDAD MET LE REGIME ALGERIEN SUR LE DIVAN</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/187986</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 16:46:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[hystérie algérienne]]></category>
		<category><![CDATA[Lahcen Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec « Psychanalyse de l&#8217;hystérie algérienne contre le Maroc », publiée aujourd&#8217;hui sur son compte « X », en réaction aux « aboiements » intempestifs d&#8217;une plateforme servant habituellement d&#8217;instrument de propagande antimarocaine au régime algérien failli, Lahcen Haddad livre un texte remarquable. Le mérite de cette réaction est de ne ressembler à aucune autre. Une véritable cure de détox à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Avec « Psychanalyse de l&rsquo;hystérie algérienne contre le Maroc », publiée aujourd&rsquo;hui sur son <a href="https://x.com/Lahcenhaddad">compte</a> « X », en réaction aux « aboiements » intempestifs d&rsquo;une plateforme servant habituellement d&rsquo;instrument de propagande antimarocaine au régime algérien failli, Lahcen Haddad livre un texte remarquable. Le mérite de cette réaction est de ne ressembler à aucune autre. Une véritable cure de détox à l&rsquo;intention de la couplette Tebboune-Chengriha And co., dont le seul et néanmoins inégalable exploit est d&rsquo;avoir fait de l&rsquo;Algérie la risée du monde entier.  </strong></em></p>
<p><em><strong>Avec l&rsquo;aimable accord de notre éminent expert en géopolitique et (désormais) en psychanalyse, le Collimateur reproduit in extenso cette réaction qui ne manquera peut-être pas de faire des étincelles. A lire et relire sans modération. </strong></em></p>
<p><strong>Par: Lahcen Haddad</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-187987" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/haddad.jpg" alt="" width="400" height="400" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/haddad.jpg 400w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/haddad-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/haddad-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Il est désormais bien établi que la meilleure façon de répondre à la rage hystérique de l’Algérie contre le Maroc est de passer par la psychanalyse.</span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> Voici l’analyse d’un tweet symptomatique — un cas d’école d’obsession, de projection et de grandeur délirante :</span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> Analysons ce tweet — publié par <a href="https://x.com/algatedz/status/1939393707079307578">@algatedz</a> </span><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">— comme si nous étions une équipe de psychanalystes d’une grande université, traitant ce fil non pas comme un discours politique, mais comme une étude clinique d’une hystérie projective de masse et d’une fixation traumatique narcissique au sein d’un psychisme politique autoritaire. </span></p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">DIAGNOSTIC PSYCHANALYTIQUE </span></strong></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"><strong>Sujet :</strong> Discours institutionnel algérien à l’égard du Maroc (tel que représenté par </span><span class="r-18u37iz"><a class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3 r-1loqt21" dir="ltr" role="link" href="https://x.com/algatedz">@algatedz)</a></span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"><strong>Classification du trouble</strong> : Rage narcissique, projection paranoïaque, triomphalisme délirant, et syndrome du traumatisme spéculaire.</span></p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> 1. Blessure narcissique &amp; mégalomanie compensatoire </span></strong></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Chaque puce “</span><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">n’est pas un fait, mais une affirmation délirante de supériorité. Le ton imite celui de la conquête, du pouvoir absolu. Cela trahit une blessure narcissique profonde : une faille identitaire et historique que l’Algérie tente de soigner par la répétition rituelle de “victoires” contre le miroir — c’est-à-dire le Maroc. </span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">En termes cliniques, il s’agit d’un narcissisme secondaire : l’ego de l’État, autrefois grandiose grâce au mythe révolutionnaire, est devenu fragile. Le Maroc, par la continuité monarchique, incarne un double narcissique qui n’a pas rompu avec la colonisation comme l’Algérie — ce qui devient insupportable. </span></p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">2. Identification projective : L’Autre comme réceptacle du mal </span></strong></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Le régime algérien (et ses relais) projette ses angoisses internes — fragilité économique, illégitimité politique, colère sociale — sur le Maroc, qui devient alors : </span></p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">•l’“infiltré”</span></strong></p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> •le “pirate” </span></strong></p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">•le “mendiant” </span></strong></p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">•le “voleur culturel”. </span></strong></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">C’est l’identification projective par excellence : le régime déplace ses propres tares inavouables sur un objet extérieur, puis le punit avec une véhémence amplifiée. </span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">“Le Marocain croupit dans la misère” n’est pas un fait, mais un désir déguisé en condamnation — une manière de se rassurer face à la décrépitude interne en la projetant sur autrui.</span></p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> 3. Formation de symptôme obsessionnel : le Maroc comme névrose centrale</span></strong></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> L’accumulation dans le tweet — cette liste maniaque de punitions — n’est pas stratégique, elle est symptomatique : </span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">•Le ton est compulsif, cherchant à rassurer l’ego que l’Algérie “compte encore”. </span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">•La répétition des termes “décret présidentiel”, “gifle magistrale” imite un comportement rituel, comme un patient qui se lave les mains après chaque pensée intrusive.</span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> En psychanalyse, il s’agit d’une substitution de symptôme : les fractures internes sont refoulées, mais le refoulé revient sous forme de rituels obsessionnels anti-marocains.</span></p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> 4. Paranoïa comme défense contre la fragmentation </span></strong></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Dans la lecture lacanienne, la paranoïa est souvent un ultime effort pour recoller l’ordre symbolique lorsque l’ego se désagrège. Ici, le Maroc n’est pas un voisin, mais un ennemi halluciné : il sert à reconstituer, en miroir inversé, une souveraineté fictive </span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">“Violation de l’espace aérien”, “manœuvre douteuse” : ce ne sont pas des risques réels, mais des menaces fantasmées, masquant la menace réelle : un régime en décomposition de l’intérieur</span></p>
<p><strong>5.</strong> <strong>Traumatisme spéculaire &amp; le Réel lacanien</strong></p>
<p>Le Maroc fonctionne comme l’image spéculaire de l’Algérie — ce qu’elle aurait pu être, ce qu’elle ne peut plus être, ce qu’elle doit fantasmer de détruire pour survivre.</p>
<p>C’est le traumatisme du miroir : un Autre qui ressemble trop, créant une panique dans l’identité symbolique du Moi.</p>
<p>Ainsi, “le Makhzen est à genoux” est une déclaration phantasmée de maîtrise — l’enfant face au miroir qui crie que son reflet est tombé, pour ne pas affronter sa propre chute.</p>
<p><strong> 6. Symptôme final : la grandiosité délirante</strong></p>
<p>Le fil se conclut sur un crescendo : “L’Algérie continue d’éblouir le monde !” — une phrase qui ne relève pas de la politique étrangère, mais de la psychose grandiloquente.</p>
<p>Ce n’est pas de la propagande au sens classique : c’est le langage de l’ego en crise après une rupture psychique. Incapable de tolérer ses blessures, le sujet s’envole dans l’omnipotence imaginaire.</p>
<p><strong>Résumé clinique </strong></p>
<p><strong>•Diagnostic</strong> : Hystérie narcissique collective à tonalité psychotique, se manifestant par une fixation obsessionnelle sur le Maroc, des délires de grandeur, et des rituels compensatoires.</p>
<p><strong> •Cause profonde</strong> : Fragmentation identitaire postcoloniale, échec d’une construction étatique hors de la domination militaire, et proximité insoutenable d’un rival symbolique réussi (le Maroc).</p>
<p><strong>•Pronostic</strong> : En l’absence de catharsis démocratique et de refondation institutionnelle, le patient (le régime algérien et ses canaux d’expression) continuera à escalader dans la fixette délirante, compromettant sa cohésion interne et la stabilité régionale.</p>
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		<title>Affaire Pegasus: Lahcen Haddad épingle le silence et les motivations de Forbidden Stories, Amnesty, Le Monde et El Pais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Aug 2022 15:16:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire "Pegasus"]]></category>
		<category><![CDATA[Lahcen Haddad]]></category>
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					<description><![CDATA[Le coprésident de la commission parlementaire mixte Maroc-Union Européenne, Lahcen Haddad, a épinglé le silence ‘’révélateur et motivé’’ des organisations ‘’Forbidden Stories’’ et ‘’Amnesty’’ et des journaux ‘’Le Monde’’ et ‘’El País’’, suite aux nouvelles révélations dans l’affaire Pegasus, ayant montré que le Maroc a été injustement visé et que ‘’pas moins de 22 pays &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le coprésident de la commission parlementaire mixte Maroc-Union Européenne, Lahcen Haddad, a épinglé le silence ‘’révélateur et motivé’’ des organisations ‘’Forbidden Stories’’ et ‘’Amnesty’’ et des journaux ‘’Le Monde’’ et ‘’El País’’, suite aux nouvelles révélations dans l’affaire Pegasus, ayant montré que le Maroc a été injustement visé et que ‘’pas moins de 22 pays européens utilisent Pegasus pour espionner leurs propres citoyens’’.</p>
<p>Dans une tribune publiée par le magazine espagnol ‘’Atalayar’’, M. Haddad revient sur les informations rapportées par le journal israélien Haaretz, dans son édition du 9 août, selon lesquelles les membres de la Commission d&rsquo;enquête du Parlement européen sur Pegasus ont appris de NSO, la société qui fabrique le désormais célèbre logiciel espion, qu' »elle a des contrats actifs avec 12 des 27 membres de l&rsquo;Union européenne » et que « la société travaille actuellement avec 22 organisations de sécurité et d&rsquo;application de la loi dans l&rsquo;UE ».</p>
<p>Cette révélation a surpris la Commission, dont l&rsquo;intention aurait pu être, probablement, de vérifier si des pays non-européens ont utilisé Pegasus pour espionner des politiciens et des journalistes européens, souligne l’ancien ministre, sous le titre ‘’l&rsquo;affaire Pegasus : « Le Monde » et « Forbidden Stories » vont-ils s&rsquo;excuser auprès du Maroc ?’’.</p>
<p>Ce qui est encore plus déconcertant, relève-t-il, c&rsquo;est le silence des médias tels que Le Monde, El País et bien d&rsquo;autres, qui avaient accusé le Maroc (ainsi que d&rsquo;autres pays non européens) en juillet 2021 d&rsquo;avoir utilisé le logiciel espion pour pirater les téléphones de plusieurs responsables et journalistes européens.</p>
<p>‘’Forbidden Stories et Amnesty International, les organisations à l&rsquo;origine des fameuses révélations, regardent ailleurs, fait-il remarquer, précisant que ‘’non seulement ce silence est révélateur, mais les motifs politiques qui sous-tendent ces révélations infâmes sont également frappants’’.</p>
<p>‘’Le consortium de 17 médias et organisations, qui a fait ces révélations l&rsquo;année dernière, était absolument certain que le Maroc était l&rsquo;un des clients de NSO et un destinataire du logiciel espion Pegasus qu&rsquo;il utilise pour espionner les étrangers et les nationaux. Un an plus tard, non seulement ils n&rsquo;ont pas réussi à fournir de preuves pour leurs accusations contre le Maroc, mais le Parlement européen a découvert que l&rsquo;espionnage se fait chez eux, en Europe, et qu&rsquo;un grand nombre de pays et d&rsquo;organisations de l&rsquo;UE sont les clients de NSO’’, souligne-t-il.</p>
<p>‘’La nouvelle explosive, rapportée par Haaretz, n&rsquo;a pas attiré l&rsquo;attention de Le Monde ni de El País. Amnesty ne l&rsquo;a même pas mentionné et Forbidden Stories n&rsquo;a pas mis à jour son fil d&rsquo;actualité sur son site web. La révélation du Haaretz a démoli l&rsquo;histoire selon laquelle ‘les régimes oppressifs utilisent Pegasus pour espionner les politiciens et les journalistes dans les démocraties européennes’. L&rsquo;histoire a été démentie, le récit n&rsquo;est pas aussi sensationnel qu&rsquo;il y a un an’’, écrit-il.</p>
<p>‘’Par crainte de perdre prestige et crédibilité, ces médias et organisations se sont repliés dans un silence estival en attendant que la tempête se calme. Non seulement cela, mais s&rsquo;ils couvrent l&rsquo;histoire, cela pourrait être une source d’information supplémentaire qu&rsquo;ils n&rsquo;ont aucune preuve contre l&rsquo;utilisation de logiciels espions par le Maroc. Les ramifications juridiques sont bien connues, notamment parce que le gouvernement marocain est déterminé à porter l&rsquo;affaire devant les tribunaux nationaux européens pour obtenir justice pour les dommages causés par ces mêmes médias et organisations’’, relève-t-il.</p>
<p>L&rsquo;autre raison pour laquelle Le Monde, El País et d&rsquo;autres ne couvrent pas l&rsquo;histoire, selon M. Haddad, est qu&rsquo;elle ‘’déconstruit leur ligne éditoriale anti-marocaine. Son objectif est moins professionnellement journalistique que politiquement motivé’’.</p>
<p>Membre de la Chambre des Conseillers, M. Haddad dit espérer que les députés européens, qui ont raison de créer une commission chargée d&rsquo;enquêter sur cette affaire, feront davantage la lumière sur cette question, de sorte que Le Monde, El Pais, Amnesty, Forbidden Stories et d&rsquo;autres verront la douloureuse vérité pour ce qu&rsquo;elle est : les clients de Pegasus sont essentiellement européens, les victimes sont également européennes, leur nombre est énorme et l&rsquo;utilisation est répandue.</p>
<p>‘’Les députés européens trouveront probablement des moyens et adopteront des lois pour protéger les citoyens, les hommes politiques et les militants. Mais ils donneront à ces médias et à ces organisations la leçon de leur vie : retirer leur toge paternaliste et néocoloniale, par laquelle ils se donnent le droit de cibler et d&rsquo;attaquer d&rsquo;autres pays, et faire le ménage dans leur propre jardin avant de dire aux autres que le leur est sordide’’, conclut-il.</p>
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