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	<title>Kamal Hachkar &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Kamal Hachkar &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>« TINGHIR- JÉRUSALEM: LES ÉCHOS DU MELLAH ». LE SACRE DE L’ALTÉRITÉ… LA SACRÉE REVANCHE DE KAMAL HACHKAR SUR LES ISLAMISTES.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Nov 2021 18:52:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Kamal Hachkar]]></category>
		<category><![CDATA[prix]]></category>
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					<description><![CDATA[Tinghir-Jérusalem… Rome-Casablanca… Dix ans après le film, Kamal Hachkar, un trophée à la main tout juste décroché au Sénat italien, vient d’embarquer à bord d’un vol « Rome-Casa ». Il répond à un appel de le Collimateur pour une réaction à chaud suite à sa distinction, jeudi soir dernier, du prix de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Tinghir-Jérusalem… Rome-Casablanca… Dix ans après le film, Kamal Hachkar, un trophée à la main tout juste décroché au Sénat italien, vient d’embarquer à bord d’un vol « Rome-Casa ». Il répond à un appel de le Collimateur pour une réaction à chaud suite à sa distinction, jeudi soir dernier, du prix de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée APM Award 2021. Au téléphone, sa voix résonne d’une émotion intense. L’artiste, on le sentait, était heureux et fier. Mais pas que&#8230; « Tu te rappelles certainement le grabuge suscité par les islamistes autour de mon film? », a-t-il dit. </span></p>
<p>C&rsquo;était en 2012. Beaucoup d&rsquo;encre a coulé sous les ponts&#8230; Qu&rsquo;à cela ne tienne si, à la fin des fins, la reconnaissance est au rendez-vous. C&rsquo;est un vibrant hommage au mérite et à l&rsquo;audace de ce jeune cinéaste dont le film se voulait « un hymne à <span class="s1">à la tolérance, à l’altérité et au vivre-ensemble » qui a marqué l’histoire judéo-marocaine.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« J’ai voulu donner une voix aux gens simples de ma région, juifs et musulmans, pour nous raconter une partie de notre histoire commune, qui était un exemple de tolérance », a-t-il expliqué. « Je pense à mes grands-parents, à mes parents, je suis issu d’une famille populaire », a-t-il dit d’une voix émue.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il aura fallu cinq ans à Kamal Hachkar, entre le sud marocain et Jérusalem, pour raconter cette petite histoire dans la grande. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« Tinghir-Jérusalem » retrace le parcours de la communauté juive ayant quitté Tinghir dans les années 1950-1960. </span><span class="s1">Kamal Hachkar emmène le public, à travers ce film, à la croisée des cultures et fait résonner les chants, les voix et les histoires de cette double identité partagée entre juifs et musulmans dans sa ville natale.</span></p>
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		<title>« Dans tes yeux, je vois mon pays »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/57505</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brahim Zarkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Sep 2021 09:39:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Le K de le dire]]></category>
		<category><![CDATA[FILM]]></category>
		<category><![CDATA[Juifs Marocains]]></category>
		<category><![CDATA[Kamal Hachkar]]></category>
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					<description><![CDATA[Ça se passe à Jérusalem, intérieur nuit, plus exactement dans un appartement, une lumière tamisée, une vieille chanson juive marocaine qui nous rappelle la voix de la chanteuse Zahra Al Fassia. On dirait un play-back improvisé en cet instant par une jeune femme. C’est dans cette atmosphère que le réalisateur franco-marocain, Kamal Hachkar, a voulu &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ça se passe à Jérusalem, intérieur nuit, plus exactement dans un appartement, une lumière tamisée, une vieille chanson juive marocaine qui nous rappelle la voix de la chanteuse Zahra Al Fassia. On dirait un play-back improvisé en cet instant par une jeune femme. C’est dans cette atmosphère que le réalisateur franco-marocain, Kamal Hachkar, a voulu nous introduire dans un premier lieu dans cette quête des origines.</p>
<p>Il y a un appel fort et incessant de retrouver la paix intérieure et retrouver la terre promise que les parents ont quittée dans les années cinquante pour rejoindre le rêve du rassemblement d’un peuple qui a souffert de l’errance et de l’exil. Il s’agit cette fois-ci pour Kamal Hachkar, d’attaquer une partie de l’histoire qui est restée occultée et moins visible dans cette épopée juive marocaine.</p>
<p>Il a choisi un intitulé poétique « <strong>Dans tes yeux, je vois mon pays »</strong>, on dirait un titre d’une chanson. Il est tout à fait légitime de verser vers ce registre car les deux protagonistes principaux de ce deuxième documentaire, sont bien ancrés dans le domaine musical. Il s’agit de Neta Elkayam, chanteuse et Amit Haï Cohen, musicien et compositeur. La génération qui a vu le jour après départ des juives marocains.</p>
<p>Ce film ouvre un autre chapitre de son premier film: « <strong>Tinghir-Jérusalem: les échos du Mellah »</strong>, sorti en France en 2013 où il était question d’appréhender le départ fort regrettable des juifs marocains et de faire parler les anciens sur la cohabitation fusionnelle entre les Marocains musulmans et les Marocains juifs. Une façon de mettre la lumière et essayer de résoudre cette énigme relative à ce départ brusque. Un film qui avait suscité beaucoup de polémique car il a lancé un pavé dans la marre du silence lié à cette histoire étonnante. Cependant il a reçu énormément de prix en briguant une place dans l’histoire du patrimoine cinématographique tout en faisant l’objet d&rsquo;études dans les universités aux Etats-Unis et en France.</p>
<p>Le voyage aux sources via un road-movie voué à un dénouement identitaire, le dernier film saisit avec délicatesse cette génération qui avait vu le jour à Jérusalem et qui a reçu dans un silence total un héritage de la vie antérieure des parents. Ces derniers ont préservé dans leurs nouvelles maisons la langue du pays et la trace de toute une vie riche par les saveurs d’un pays qu’ils ont quitté du jour au lendemain. <strong>Edmond Amran El Maleh</strong> avait résumé cette odyssée par un titre majeur de son roman « <strong>Mille ans, un jour »</strong>, (Édition « La pensée sauvage » 1986).</p>
<p>Ces juifs marocains qui ont vécu Mille ans en terre arabe et en un jour ils l&rsquo;ont quittée, ce jour marquera les esprits. Les enfants ont été bercés dans cet univers de ce Maroc non prononcé. Mais un jour les chansons et la musique du répertoire juif marocain vont souffler le vent du retour et guideront Neta Elkayam, et Amit Haï Cohen d’entreprendre le chemin du pays qui les habite.</p>
<p>Le voyage est doublement présenté par Kamel Hachkar, qui a su composer cette fresque en double écran où les retrouvailles humaines sont accompagnées par d’autres rencontres musicales. Du Nord au sud, de Tanger à Tinghir, les visages changent mais les traits d’un attachement fort à cette mémoire marocaine restent intacts.</p>
<p>« <em>Dans tes yeux, je vois mon pays »</em> rend à l’espoir ses lettres de noblesse. Un film plein de moments de grâce et de fortes émotions, un hommage captivant d’un Maroc pluriel.</p>
<p>&nbsp;</p>
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