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	<title>kais saied &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>kais saied &#8211; Le collimateur</title>
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	<item>
		<title>Tunisie: pourquoi le président Saïed a disparu des écrans radar</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/115022</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 16:15:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[DISPARITION]]></category>
		<category><![CDATA[kais saied]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis le 22 mars 2023, le président tunisien n’a fait aucune apparition publique. Pourtant, Kaïs Saïed aimait à tutoyer les caméras de télévision. Que s’est-il alors passé pour que le pourtant omniprésent raïs disparaisse subitement des écrans radar? Côté officiel, motus et bouche cousue. En revanche, une folle rumeur s’emballe sur la centrifugeuse des réseaux &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p3">Depuis le 22 mars 2023, le président tunisien n’a fait aucune apparition publique. Pourtant, Kaïs Saïed aimait à tutoyer les caméras de télévision. Que s’est-il alors passé pour que le pourtant omniprésent raïs disparaisse subitement des écrans radar?</p>
<p class="p3">Côté officiel, motus et bouche cousue. En revanche, une folle rumeur s’emballe <b>s</b>ur la centrifugeuse des réseaux sociaux. Kais Saïed aurait fait un malaise le 27 mars dernier à l&rsquo;issue d&rsquo;une rencontre avec le commissaire européen à l’Économie, Paolo Gentiloni. On évoque <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4924937/">une tachycardie ventriculaire polymorphe avec torsades de pointes.</a></p>
<p class="p3">De quoi en rajouter à la détresse d’une Tunisie qui est au bord de la crise&#8230; cardiaque!</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Racisme anti-Noirs: l&#8217;incroyable bourde de Kaïs Saïed !</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/112688</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 14:33:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[kais saied]]></category>
		<category><![CDATA[racisme anti-noir]]></category>
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					<description><![CDATA[Kaïs Saïed semble revenir à de meilleurs sentiments envers les migrants de couleur. Devant son homologue Bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, également président de la CEDEAO, il a tenté de se racheter après sa grave dérive raciste du 21 février quand il avait affirmé que la présence de « hordes » d’immigrés clandestins provenant d’Afrique subsaharienne était source &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Kaïs Saïed semble revenir à de meilleurs sentiments envers les migrants de couleur. Devant son homologue Bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, également président de la CEDEAO, il a tenté de se racheter après sa grave dérive raciste du 21 février quand il avait affirmé que la présence de « <i>hordes »</i> d’immigrés clandestins provenant d’Afrique subsaharienne était source de « <i>violence et de crimes »</i> et relevait d’une « <i>entreprise criminelle »</i> visant à « <i>changer la composition démographique »</i> de son pays.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Merci et bravo au président de la CEDEAO pour ce voyage en Tunisie <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f9-1f1f3.png" alt="🇹🇳" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> qui permet au Monde entier de découvrir la noirceur de Kaïs Saied, le xénophobe qui a réussi à faire regretter aux Tunisiens le règne du Président BEN ALI.<br />
Il est désormais clair que la <a href="https://t.co/02Z1WdovrL">pic.twitter.com/02Z1WdovrL</a>… <a href="https://t.co/f2yK9dwneg">https://t.co/f2yK9dwneg</a></p>
<p>— Alain Lobognon (@Alainlobog) <a href="https://twitter.com/Alainlobog/status/1633776046616002561?ref_src=twsrc%5Etfw">March 9, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">Or, ne voilà-t-il pas le raïs s’enfoncer à nouveau. « Des membres de ma famille ont épousé des africains. Des amis de l’école de droit étaient des africains », a-t-il lâché, sans actionner le parachute.</p>
<p class="p1">Avec ce propos, il semblerait que « Fakhamatoho » soit originaire de Scandinavie, et non de TUNISIE qui est aussi AFRICAINE que le Niger, le Sénégal et… la Guinée-Bissau. Heureusement que Umaro Sissoco Embalo était là pour lui asséner cette évidence géographique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f9-1f1f3.png" alt="🇹🇳" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f30d.png" alt="🌍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />| Umaro Sissoco Embaló, président de la Guinée-Bissau et de la CEDEAO, à Kais Saied<br />
« Il faudrait amener des professeurs de géographie au Maghreb, on dirait que les gens ne la connaissent pas. Ce n&rsquo;est pas parce que nous sommes au Nord que nous ne sommes pas en Afrique » <a href="https://t.co/BfUn97WzM2">pic.twitter.com/BfUn97WzM2</a></p>
<p>— Morocco Intelligence (@MoroccoIntel) <a href="https://twitter.com/MoroccoIntel/status/1633619209593802758?ref_src=twsrc%5Etfw">March 9, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p class="p1">
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kaïs Saïed, « Führer » et décadence !</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/111175</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 11:02:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[kais saied]]></category>
		<category><![CDATA[racisme anti-Noirs]]></category>
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					<description><![CDATA[Le despote tunisien Kaïs Saïed semble avoir trouvé le bouc émissaire idéal pour lui faire porter le chapeau de ses échecs. « L’immigration clandestine relève d’un complot pour modifier la démographie de la Tunisie, afin qu’elle soit comme un pays africain uniquement et non un pays arabe et musulman », a-t-il éructé. Passons sur cette théorie fumeuse &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p2">Le despote tunisien Kaïs Saïed semble avoir trouvé le bouc émissaire idéal pour lui faire porter le chapeau de ses échecs. <strong>« L’immigration clandestine relève d’un complot pour modifier la démographie de la Tunisie, afin qu’elle soit comme un pays africain uniquement et non un pays arabe et musulman »</strong>, a-t-il éructé.</p>
<p>Passons sur cette théorie fumeuse de <strong>« l&rsquo;ennemi extérieur »</strong> servie à toutes les sauces par les dictatures pour justifier leur gouvernance par la peur et la méfiance, il semblerait que le « raïs » tunisien ait été inspiré aussi par le concept abject du <strong>« grand remplacement »,</strong> introduit en 2010 par l&rsquo;écrivain français Renaud Camus, figure de l&rsquo;extrême droite identitaire en France et dans le monde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f9-1f1f3.png" alt="🇹🇳" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />| Malgré les critiques, Kais Saied réitère ses propos sur le grand remplacement avec les encouragements de ses partisans.</p>
<p>« Ils veulent changer la composition de la démographie tunisienne. C&rsquo;est un complot pour s&rsquo;attaquer à l&rsquo;État, au peuple et à l&rsquo;identité tunisienne » <a href="https://t.co/TywzW0iMas">pic.twitter.com/TywzW0iMas</a></p>
<p>— Morocco Intelligence (@MoroccoIntel) <a href="https://twitter.com/MoroccoIntel/status/1628502288191848451?ref_src=twsrc%5Etfw">February 22, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Saut qu&rsquo;ici, il s&rsquo;agit d&rsquo;une <em><strong>« déclaration de guerre</strong></em> » par un pays africain à des pays africains dont le « délit », paraît-il, est d’avoir une tout autre couleur de peau et le « tort », d’être là où pousse la chienlit de la démagogie hideuse, le racisme primaire et la haine méchante et aveugle.</p>
<p>Maintenant, le problème est ce silence complice, voire coupable, des chevaliers preux du droit-de-l&rsquo;hommisme bon teint face aux dérapages du « timonier » de Carthage, pour ne pas focaliser sur une junte algérienne biberonnée à la haine anti-« Noirs ». En effet, il est consternant de constater que le parlement européen, d&rsquo;habitude loquace quand il s&rsquo;agit du Maroc, n&rsquo;ait pas trouvé utile de convoquer une réunion « d&rsquo;urgence » pour dénoncer cette dérive innommable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p2">
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			</item>
		<item>
		<title>Accueil du chef de la milice séparatiste par Kaïs Saïed: Moncef Marzouki, ancien président tunisien, sonne la charge contre « le putschiste »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/92424</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Aug 2022 10:53:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[kais saied]]></category>
		<category><![CDATA[MONCEF MARZOUKI]]></category>
		<category><![CDATA[polisario]]></category>
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					<description><![CDATA[Moncef Marzouki, ancien président tunisien (13 décembre 2011 au 31 décembre 2014), a réagi à l&#8217;accueil controversé du chef de la milice séparatiste, Brahim Ghali, par le président Kaïs Saïed, vendredi 26 août, à Tunis. Dans un message posté sur les réseaux sociaux, M. Marzouki a qualifié d' »irresponsable » l&#8217;attitude du président Kaïes,  l&#8217;accusant de parti &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Moncef Marzouki, ancien président tunisien (13 décembre 2011 au 31 décembre 2014), a réagi à l&rsquo;accueil controversé du chef de la milice séparatiste, Brahim Ghali, par le président Kaïs Saïed, vendredi 26 août, à Tunis. Dans un message posté sur les réseaux sociaux, M. Marzouki a qualifié d' »irresponsable » l&rsquo;attitude du président Kaïes,  l&rsquo;accusant de parti pris flagrant en faveur de l&rsquo;Algérie au détriment du Maroc.</p>
<p class="p1"><span class="s1"><em>« Depuis l’éclatement du conflit autour du Sahara occidental, la position tunisienne, quel que soit le président, est restée immuable: chercher à réconcilier les frères en dispute et non pas se ranger aux côtés d’une partie contre l’autre »</em>, a rappelé M. Marzouki.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><em>« En réservant au chef du polisario un accueil digne d’un chef d’État reconnu internationalement, le putschiste (Ndlr: Kaïs Saïed) a brisé cette tradition de longue date. Cet accueil dénote une reconnaissance claire et nette de l’entité sahraouie, contrairement aux allégations étonnantes, surréalistes, colportées par le ministère tunisien des Affaires étrangères prétendant que la position de la Tunisie n’a pas changé »</em>, précise l’ancien locataire du palais de Carthage.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe style="border: none; overflow: hidden;" src="https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fweb.facebook.com%2FDr.Marzouki.Moncef%2Fposts%2Fpfbid029fhTVCZCG13x9fW4fPnUcR3rs4r1GY51cfbaikfS1Tsop896knJ81NvgotXVWDzHl&amp;show_text=true&amp;width=500" width="500" height="550" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><span class="s1">Tunis arguera que Brahim Ghali a été invité par l’Union africaine, pour prendre part à la Ticad, forum de coopération entre le Japon et l&rsquo;Afrique, « mais avec cet accueil officiel » réservé au chef d&rsquo;une entité fantoche, il est clair que « le putschiste » a basculé du côté d&rsquo;Alger », relève-t-il. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><em>« Au moment où nous aspirons à mettre fin à la dispute des frères, le voilà jeter de l’huile sur le feu »</em>, fustige-t-il. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« Nous sommes devant un acte condamnable à tous points de vue, il est d&rsquo;autant plus irresponsable qu&rsquo;il nuit aux intérêts de la Tunisie même, à plus forte raison l’Union maghrébine qui se trouve dans un état comateux », épingle-t-il.  </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><em>« La voie de la confrontation avec le Maroc a eu pour conséquence la mise à l’arrêt de l’Union maghrébine et la perte de grandes opportunités pour l’économie maghrébine »</em>, déplore M. Marzouki, regrettant la course à l&rsquo;armement à laquelle se livrent inlassablement les deux « frères ennemis ». </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« La seule solution pour les sahraouis n’est pas de courir après un État qui ne verra jamais le jour. La seule solution est qui est dans leur intérêt et l’intérêt des Maghrébins est le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine », a plaidé l&rsquo;ancien président tunisien. </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie: Inquiétudes sur les futures élections</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/79871</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 14:35:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[kais saied]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[La signature par le président tunisien Kaïs Saïed, le 22 avril dernier, d&#8217;un décret-loi portant amendement de la loi organique régissant l&#8217;Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE), a suscité une polémique sur l&#8217;avenir du processus électoral dans le pays. Parmi les amendements figurent ceux stipulant que le Conseil de l&#8217;ISIE est composé de sept &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La signature par le président tunisien Kaïs Saïed, le 22 avril dernier, d&rsquo;un décret-loi portant amendement de la loi organique régissant l&rsquo;Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE), a suscité une polémique sur l&rsquo;avenir du processus électoral dans le pays.</p>
<p>Parmi les amendements figurent ceux stipulant que le Conseil de l&rsquo;ISIE est composé de sept membres nommés par arrêté présidentiel, dont trois membres choisis par le président de la République et que le mandat de chaque membre du Bureau de l&rsquo;ISIE sera de quatre ans, non renouvelable.</p>
<p>En vertu de ces amendements sujets de controverses figure aussi l&rsquo;article 14 qui, dans son premier alinéa (nouveau), indique que le président de l&rsquo;ISIE ou l&rsquo;un des membres de son conseil ne peut être poursuivi en justice ni suspendu pour des faits ayant lieu lors de leur mandat.</p>
<p>Manifestement, la nomination d’une autre composition de l’ISIE, qui a pourtant, à son actif, l’organisation de quatre grands scrutins réussis en 2011, 2013,2014 et 2019, vient renforcer la crise politique et raviver les craintes sur la crédibilité des futures échéances.</p>
<p>Il s’agit d’une décision majeure annoncée à trois mois d’un référendum (prévu le 25 juillet) et à six mois d&rsquo;un scrutin législatif (attendu au mois de décembre) que cette instance est censée superviser en toute indépendance.</p>
<p>Comme il fallait s’y attendre, de nombreux partis et organisations de la société civile ont émis de grandes réserves à ce projet susceptible de rendre cette instance électorale docile.</p>
<p>Excepté l&rsquo;Alliance pour la Tunisie, qui a défendu la décision présidentielle en qualifiant la révision de certaines dispositions de la loi organique portant création de l&rsquo;ISIE comme un acquis sur la voie du processus de « rectification » et en estimant que cette instance n&rsquo;a jamais été indépendante, les autres réactions ont été hostiles à cette décision.</p>
<p>L&rsquo;actuel président de l&rsquo;ISIE, Nabil Baffoun, a fait savoir que l&rsquo;instance électorale « n&rsquo;est plus indépendante : Son prochain conseil et son prochain président seront nommés par le Président de la République », jugeant que cet amendement « frappe le principe de l’indépendance de l’ISIE ».</p>
<p>De son côté, le réseau « Mourakiboun » considère qu’ »il n’y a pas de raison de changer la composition de l’Instance pendant la période des dispositions exceptionnelles, exprimant ses craintes, en termes d’atteinte à l’indépendance de l’ISIE, la crédibilité du processus électoral dans son ensemble, et d’acceptation des résultats des prochaines échéances électorales.</p>
<p>La coalition des partis socio-démocrates (Attayar, Al Joumhouri et Ettakatol) a considéré, pour sa part, que la promulgation de ce décret-loi « marque un retour à l’ère des élections falsifiées et de la déformation de la volonté des électeurs ».</p>
<p>La coalition a rappelé que l’ISIE garantissait l’alternance politique pacifique et le maintien de la démocratie en Tunisie.</p>
<p>Pour le Front de salut national, lancé à l’initiative de la figure politique Ahmed Nejib Chebbi, cette décision dépouille l&rsquo;instance de toute légitimité et de crédibilité des résultats qui en émanent.</p>
<p>Quant au chef du mouvement Ennahdha (islamiste), Rached Ghannouchi, il a rejeté catégoriquement le décret amendant la loi de l’ISIE, dans la mesure où il est « en totale contradiction avec la Constitution, notamment, l’article 70&Prime;, qui considère la dissolution de l’ISIE comme la dernière étape pour achever le projet démocratique.</p>
<p>Pour Mabrouk Kourchid, président du parti  » Erraya al Watania », le décret présidentiel est un « coup de grâce » à la démocratie en Tunisie. Il a dénoncé la non-participation des partis politiques et de la société civile dans plusieurs affaires du pays.</p>
<p>Ces réactions hostiles ne sont pas circonscrites au plan national. Des parties étrangères ont exprimé leur appréhension sur l’éloignement de la Tunisie du processus démocratique.</p>
<p>Il en est ainsi de l’ONU qui a mis en garde le 22 avril, par la voix de son porte-parole associée du Secrétaire général de l’ONU, Eri Kaneko, contre « l’éloignement » de la Tunisie de la démocratie, mettant l’accent sur l’importance du dialogue entre les différents protagonistes locaux.</p>
<p>Même son de cloche au Sénat américain. En effet, le président du Comité des Affaires étrangères au Sénat américain, Jim Risch, a considéré que la révision de la loi portant création et organisation de l’Instance supérieure indépendante pour les élections s’inscrivait dans le cadre de la désintégration des institutions démocratiques de la Tunisie et que ceci portait atteinte aux relations diplomatiques du pays.</p>
<p>Au regard des récentes évolutions, de sérieuses inquiétudes sont exprimées sur l&rsquo;avenir du processus démocratique en Tunisie et sur les risques d’un éventuel report des prochaines échéances électorales, décision que la majorité de la classe politique et sociale n’est pas prête à avaliser.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie: le président Kais Saied dissout le Parlement</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/77001</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Mar 2022 20:05:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[kais saied]]></category>
		<category><![CDATA[parlement]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président tunisien Kais Saied a annoncé mercredi 30 mars la dissolution du Parlement, huit mois après l&#8217;avoir suspendu pour s&#8217;arroger les pleins pouvoirs en juillet 2021, rapporte l’AFP. Kais Saied a fait cette annonce lors d&#8217;une réunion du « Conseil de sécurité nationale » qu&#8217;il a présidée, quelques heures après la fronde de cent vingt députés &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Le président tunisien Kais Saied a annoncé mercredi 30 mars la dissolution du Parlement, huit mois après l&rsquo;avoir suspendu pour s&rsquo;arroger les pleins pouvoirs en juillet 2021, rapporte l’AFP. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Kais Saied a fait cette annonce lors d&rsquo;une réunion du « Conseil de sécurité nationale » qu&rsquo;il a présidée, quelques heures après la fronde de cent vingt députés tunisien. Ces parlementaires tunisiens avaient bravé plus tôt dans la journée la suspension du Parlement, décidée en juillet par le président, en organisant une séance virtuelle au cours de laquelle ils ont voté pour annuler ses mesures exceptionnelles. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« J&rsquo;annonce aujourd&rsquo;hui en ce moment historique la dissolution de l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple pour préserver l&rsquo;Etat et ses institutions et pour préserver le peuple tunisien », a déclaré Kais Saied dans une vidéo diffusée par la présidence.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le ministre de l&#8217;Intérieur, Abdelouafi Laftit, reçu par le président tunisien Kaïs Saïed</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/74101</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 19:39:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[kais saied]]></category>
		<category><![CDATA[laftit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=74101</guid>

					<description><![CDATA[Le président tunisien, Kaïs Saïed a reçu, mercredi au palais Carthage à Tunis, le ministre de l&#8217;Intérieur, Abdelouafi Laftit, dans le cadre d’une délégation comprenant les participants aux travaux de la 39ème session du Conseil des ministres arabes de l&#8217;Intérieur. Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit conduit la délégation marocaine aux travaux de cette session, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le président tunisien, Kaïs Saïed a reçu, mercredi au palais Carthage à Tunis, le ministre de l&rsquo;Intérieur, Abdelouafi Laftit, dans le cadre d’une délégation comprenant les participants aux travaux de la 39ème session du Conseil des ministres arabes de l&rsquo;Intérieur.</p>
<p>Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit conduit la délégation marocaine aux travaux de cette session, qui comprend notamment Idriss Jouhari, wali directeur général des Affaires intérieures, et Mohamed Moufakir, wali directeur de la coopération internationale au ministère de l&rsquo;Intérieur, ainsi que Mohamed Dkhissi, préfet, directeur central de la police judiciaire à la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), directeur d’Interpol-Maroc et directeur du bureau de liaison auprès du secrétariat général du conseil des ministres arabes de l’Intérieur.</p>
<p>Cette réunion, tenue en présence de délégations représentant notamment la Ligue arabe, l’Interpol, l’Union du Maghreb arabe et l’Union européenne, ainsi que l&rsquo;Université arabe Naïf pour les sciences sécuritaires, a examiné plusieurs questions liées à la coopération sécuritaire interarabe face aux défis sécuritaires.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie. Dissolution par le président Kaïs Saïed du Conseil supérieur de la magistrature</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/71109</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Feb 2022 08:59:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[dissolution]]></category>
		<category><![CDATA[kais saied]]></category>
		<category><![CDATA[magistrature]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président tunisien Kaïs Saïed a annoncé la dissolution du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), en l&#8217;accusant d&#8217;être partial et au service de certains intérêts. « Le CSM appartient au passé à partir de ce moment », a déclaré le président dans une vidéo diffusée dans la nuit de samedi à dimanche sur la page « facebook » &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le président tunisien Kaïs Saïed a annoncé la dissolution du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), en l&rsquo;accusant d&rsquo;être partial et au service de certains intérêts.</p>
<p>« Le CSM appartient au passé à partir de ce moment », a déclaré le président dans une vidéo diffusée dans la nuit de samedi à dimanche sur la page « facebook » de la présidence tunisienne.</p>
<p>Dans cette vidéo, le chef de l&rsquo;Etat tunisien a accusé de « corruption » cette institution constitutionnelle, « garante, dans le cadre de ses attributions, du bon fonctionnement de la justice et de l’indépendance de l’autorité judiciaire », et d’avoir ralenti des procédures, dont les enquêtes sur les assassinats de militants de gauche survenus en 2013.</p>
<p>Le président tunisien a assuré « travailler sur un décret provisoire » pour réorganiser le CSM. Il y a quelques semaines, il avait déjà retiré un certain nombre d&rsquo;avantages aux membres du CSM.</p>
<p>« Malheureusement dans ce pays, certains juges dans les tribunaux ont manipulé le dossier Chokri Belaid », un dirigeant de gauche tué de trois balles devant son domicile le 6 février 2013, a dénoncé M. Saied, ajoutant que « ce n&rsquo;est pas le premier procès où ils essaient de cacher la vérité depuis des années ».</p>
<p>« Dans ce conseil, les postes et les nominations se vendent et se font selon les appartenances », a affirmé le chef d&rsquo;Etat, en ajoutant: « vous ne pouvez pas imaginer l&rsquo;argent que certains juges ont pu recevoir, des milliards et des milliards ».</p>
<p>Pour lui, « la place des juges (du CSM) n&rsquo;est pas là où ils se trouvent mais sur le banc des accusés ».</p>
<p>En Tunisie qui traverse une période de fortes turbulences, un bras de fer est engagé depuis plusieurs mois entre le Conseil Supérieur de la Magistrature et le président Kaïs Saïed.</p>
<p>Depuis le 25 juillet 2021, date de l&rsquo;entrée des mesures exceptionnelles dans le pays, le système judiciaire a été constamment la cible de critiques acerbes du président Saïed, qui lui reproche vertement son extrême lenteur s&rsquo;agissant notamment des graves infractions constatées et consignées dans les rapports de la cour des comptes lors des scrutins de 2014, 2018 et 2019 à la loi électorale.</p>
<p>Dans le collimateur du président Saïed, le CSM fait de la résistance et refuse de se plier aux directives.</p>
<p>Son président, Youssef Bouzakher a réitéré que les déclarations hostiles de la présidence sont perçues comme une « ingérence » et une « tentative de porter atteinte » à son indépendance.</p>
<p>Ce débat sur l&rsquo;indépendance de la justice s&rsquo;est enflammé davantage lorsque que la ministre de la Justice, Leila Jaffal, a annoncé en octobre dernier la préparation d&rsquo;un projet de loi relatif au CSM.</p>
<p>Ce qui a ravivé ces appréhensions, ce sont à l’évidence les déclarations particulièrement hostiles du chef de l&rsquo;Etat tunisien qui affirme, en toutes circonstances, que le système judiciaire nécessite une réforme pour lutter « efficacement » contre la corruption.</p>
<p>Dans cette même lignée, il soutient que « La justice est libre, et nous œuvrons à ce qu’elle le soit et le reste, mais le pouvoir judiciaire n&rsquo;est pas un Etat ou un gouvernement », rappelant au passage que « la justice est au service de l&rsquo;Etat et qu&rsquo;elle se doit d’appliquer la loi ».</p>
<p>Faisant référence à l&rsquo;ancien ministre de la Justice et député islamiste Noureddine Bhiri arrêté le 31 décembre dernier sur instructions du ministre de l’Intérieur et placé en résidence surveillée, il a affirmé que « ce n’est pas parce qu’il avait occupé un haut poste ou détenait une grande fortune, qu’il bénéficiera d’un traitement de faveur, celui qui a commis un crime doit être jugé. »</p>
<p>Dans la foulée, le CSM est monté au créneau. Lors de son assemblée générale tenue janvier dernier, il a exprimé son refus de la révision et de la réforme du système judiciaire à travers les décrets et dans le cadre des mesures exceptionnelles appelant, en même temps, les magistrats à s&rsquo;attacher à leur indépendance et à assumer leurs responsabilités dans la lutte contre la corruption et le terrorisme dans des délais raisonnables.</p>
<p>La juge et présidente d&rsquo;honneur de l&rsquo;Association des magistrats tunisiens (AMT), Raoudha Karafi, a mis en garde contre les incitations à la haine contre le CSM.</p>
<p>Elle a imputé la responsabilité de tout ce qui pourrait atteindre les juges et magistrats au ministre de l’Intérieur et au chef de l’Etat considérant ces attaques incessantes comme une « violation manifeste » de leur indépendance et une menace pour leur intégrité physique.</p>
<p>KA</p>
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		<title>Tunisie: L’indépendance du système judiciaire dans le collimateur</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/70859</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Feb 2022 11:35:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[kais saied]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[En Tunisie qui traverse une période de fortes turbulences, un bras de fer est engagé entre le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) et le président Kaïs Saïed. Depuis le 25 juillet 2021, date de l&#8217;entrée des mesures exceptionnelles dans le pays, le système judiciaire a été constamment la cible de critiques acerbes du Président &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En Tunisie qui traverse une période de fortes turbulences, un bras de fer est engagé entre le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) et le président Kaïs Saïed.</p>
<p>Depuis le 25 juillet 2021, date de l&rsquo;entrée des mesures exceptionnelles dans le pays, le système judiciaire a été constamment la cible de critiques acerbes du Président Saïed, qui lui reproche vertement son extrême lenteur s&rsquo;agissant notamment des graves infractions constatées et consignées dans les rapports de la cour des comptes lors des scrutins de 2014, 2018 et 2019 à la loi électorale.</p>
<p>Si pour certains observateurs, cette focalisation est une manière adoptée par le chef de l&rsquo;Etat d&rsquo;en finir, notamment, avec « Ennahdha » et « Qalb Tounes , et d’empêcher tout retour à une configuration similaire à celle du Parlement gelé, il n’en demeure pas moins qu’un tel jugement passe mal auprès d’une magistrature déterminée à marquer son terrain.</p>
<p>Dans le collimateur du président Saïed, le CSM, cette institution constitutionnelle « garante, dans le cadre de ses attributions, du bon fonctionnement de la justice et de l’indépendance de l’autorité judiciaire, conformément aux dispositions de la Constitution et des conventions internationales ratifiées », fait de la résistance et refuse de se plier aux directives.</p>
<p>Son président, Youssef Bouzakher a réitéré que les déclarations hostiles de la présidence sont perçues comme une « ingérence » et une « tentative de porter atteinte » à son indépendance.</p>
<p>Dans un tel climat tendu où la polémique sur le dysfonctionnement du système judiciaire ainsi que sur la séparation des pouvoirs n’ont fait qu’enfler, M. Saïed, qui ne rate aucune occasion pour s’en prendre à un système qu’il taxe de ne pas rendre justice aux justiciables, a franchi le Rubicon, le 19 janvier dernier, en suspendant les avantages dont profitaient les membres du CSM.</p>
<p>Il n’est pas allé, comme l’appelaient certaines parties, jusqu’au bout de ses intentions en procédant, comme le souhaite notamment le Mouvement des Tunisiens pour une justice équitable, à la dissolution de cette instance.</p>
<p>Manifestement, depuis 2011, malgré la succession de projets de réforme, la justice est restée au centre de nombreuses polémiques.</p>
<p>Après le contrôle de l&rsquo;ancien régime sur l&rsquo;appareil judiciaire, la justice a connu, d&rsquo;après les observateurs, de nombreuses dérives lorsqu&rsquo;elle était sous la mainmise des islamistes, notamment le ministre et leader d’Ennahdha, Noureddine Bhiri, entre 2011 et 2013 (actuellement en résidence surveillée).</p>
<p>Selon ces observateurs, il s&rsquo;agit d&rsquo;un système « gangrené par la corruption » et « éclaboussé par des scandales parfois retentissants ». D’ailleurs, les Tunisiens ne comprennent pas comment les procès de personnalités politiques, des hommes d’affaires et les barons de la contrebande n’aboutissent jamais, se perdant dans les méandres d’une justice lente et dont les voies sont impénétrables.</p>
<p>Prenant acte des errements d’un système qui a tout le temps joué le jeu du pouvoir politique et des lobbies, le Président Saïed n’a pas reculé à remuer le couteau là où il fait plus mal, en focalisant ses interventions multiples sur ses dérives et sur ses graves collisions avec le jeu politique et les intérêts économiques.</p>
<p>Il faut signaler que le débat sur l&rsquo;indépendance de la justice s&rsquo;est enflammé davantage lorsque que la ministre de la Justice, Leila Jaffal, a annoncé en octobre dernier la préparation d&rsquo;un projet de loi relatif au CSM.</p>
<p>Dans un contexte de crise socio-économique aiguë, l’opinion se perd en conjectures. Certains craignaient qu’en cas de recours à la dissolution du Conseil, il n’y aura plus d’arbitrage et le ministère, sous l’autorité du président, aura toute latitude pour agir à sa guise.</p>
<p>Ce qui a ravivé ces appréhensions, ce sont à l’évidence les déclarations particulièrement hostiles du chef de l&rsquo;Etat tunisien qui affirme, en toutes circonstances, que le système judiciaire nécessite une réforme pour lutter « efficacement » contre la corruption.</p>
<p>D&rsquo;ailleurs, il réitère son étonnement au sujet des crimes électoraux qui restent impunis durant des années jusqu’à leur prescription, soulignant qu’il était inconcevable que des députés élus grâce à un financement étranger soient en position de légiférer.</p>
<p>Les piques adressées par M. Saïed au système judiciaire ne s&rsquo;arrêtent pas là, allant jusqu&rsquo;à affirmer « qu’il y a une séparation entre les fonctions, mais qu’il n’y a pas de séparation entre les pouvoirs, estimant que « Le juge ne peut substituer le législateur ».</p>
<p>Dans cette même lignée, il soutient que « La justice est libre, et nous œuvrons à ce qu’elle le soit et le reste, mais le pouvoir judiciaire n&rsquo;est pas un Etat ou un gouvernement », rappelant au passage que « la justice est au service de l&rsquo;Etat et qu&rsquo;elle se doit d’appliquer la loi ».</p>
<p>Le président tunisien va encore plus loin, en faisant valoir que « leurs pratiques relèvent du crime. Ils sont intervenus et ont agi comme bon leur semblait. Certains d&rsquo;entre eux avaient même refusé de remettre des dossiers relatifs à des assassinats politiques, de corruption et de spoliation des biens publics ».</p>
<p>Faisant référence à l&rsquo;ancien ministre de la Justice et député islamiste Noureddine Bhiri arrêté le 31 décembre dernier sur instructions du ministre de l’Intérieur et placé en résidence surveillée, il a affirmé que « ce n’est pas parce qu’il avait occupé un haut poste ou détenait une grande fortune, qu’il bénéficiera d’un traitement de faveur, celui qui a commis un crime doit être jugé. »</p>
<p>Dans ce sens, l&rsquo;ancien président du Tribunal administratif, l’avocat Ahmed Souab, estime qu’un tel imbroglio aurait pu être évité.</p>
<p>Face à cet imbroglio et aux autres incertitudes qui planent, plusieurs associations de la société civile font état de leurs inquiétudes quant à la « détérioration des libertés dans le pays » et sur la permanence de l’Etat de droit.</p>
<p>Dans la foulée, le Conseil supérieur de la magistrature est monté au créneau. Lors de son assemblée générale tenue janvier dernier, il a exprimé son refus de la révision et de la réforme du système judiciaire à travers les décrets et dans le cadre des mesures exceptionnelles, appelant, en même temps, les magistrats à s&rsquo;attacher à leur indépendance et à assumer leurs responsabilités dans la lutte contre la corruption et le terrorisme dans des délais raisonnables.</p>
<p>Au lendemain de la publication d’un décret présidentiel, le conseil a réaffirmé que ses membres « continueront à exercer leurs activités indépendamment » de ce texte qui suspend leurs privilèges. L&rsquo;Association tunisienne des jeunes magistrats (ATJM) a même accusé, le chef de l&rsquo;Etat de baliser la voie à ce qu’elle a appelé une « justice fonctionnelle sous l&rsquo;autorité du président de la République ».</p>
<p>Réagissant aux critiques du président de la République au sujet du « temps judiciaire trop long » dans le traitement de certains dossiers, l&rsquo;ATJM a fait remarquer que « ces délais sont régis par les contrôles de procédure, le droit de la défense, ainsi que les enquêtes et investigations liées à certaines affaires, dans le but de garantir le droit du citoyen à un procès équitable ».</p>
<p>La juge et présidente d&rsquo;honneur de l&rsquo;Association des magistrats tunisiens (AMT), Raoudha Karafi, a mis en garde contre les incitations à la haine contre le CSM.</p>
<p>Elle a considéré ces attaques incessantes comme une « violation manifeste » de leur indépendance et une menace pour leur intégrité physique.</p>
<p>Le débat sur l&rsquo;indépendance de la justice, sur son impartialité et sur la célérité des jugements prononcés ne cesse de s’enflammer et ce, au moment même où le pays fait face à une crise sans précédent au niveau de ses finances publiques qui mettent à mal à la fin de chaque mois le gouvernement pour servir les salaires dans les délais impartis comme ce fut le cas à la fin du mois de janvier dernier.</p>
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		<title>VIDÉO. ALGÉRIE-TUNISIE: UNE ARNAQUE À 300 MILLIONS DE DOLLARS!!!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/67180</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Dec 2021 14:30:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[abdelmajid tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[kais saied]]></category>
		<category><![CDATA[PRÊT]]></category>
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					<description><![CDATA[Rappelez-vous: Le 15 décembre, Abdelmadjid Tebboune s&#8217;est rendu à Tunis pour une visite d&#8217;État de deux jours, à l&#8217;invitation de son homologue tunisien, M. Kaïs Saïed. À cette occasion, le président algérien a annoncé à son homologue Kais Saïed l’octroi par Alger d’un prêt de 300 millions de dollars à l’État tunisien, déjà endetté à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Rappelez-vous: Le 15 décembre, Abdelmadjid Tebboune s&rsquo;est rendu à Tunis pour une visite d&rsquo;État de deux jours, à l&rsquo;invitation de son homologue tunisien, M. Kaïs Saïed. À cette occasion, le président algérien a annoncé à son homologue Kais Saïed l’octroi par Alger d’un prêt de 300 millions de dollars à l’État tunisien, déjà endetté à hauteur de 41 milliards de dollars (102% du PIB).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" style="border: none; overflow: hidden;" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?height=259&amp;href=https%3A%2F%2Fweb.facebook.com%2Fcapsulenews.net%2Fvideos%2F1235181566969338%2F&amp;show_text=false&amp;width=560&amp;t=0" width="560" height="259" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><span class="s1">Circulez, il n’y a rien à voir. « Aucun sou des 300 millions de dollars n’a été encaissé par la Banque centrale tunisienne », s&rsquo;insurge le président du bureau politique de Qalb Tounès, Ayad Elloumi (voir vidéo plus haut). </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le raïs Kaïs Saïed (et le peuple tunisien avec) a donc eu tort de prendre pour argent comptant l’annonce du président Abdelmajid « Kedboune ». </span></p>
<p>Charité bien ordonnée commence par soi-même.</p>
<p>&nbsp;</p>
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