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	<title>journalisme &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Ignacio Ramonet au Maroc : plaidoyer pour un journalisme d’exigence à l’ère de l’IA et décryptage d’un monde multipolaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 08:21:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Ignacio Ramonet]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI L’ancien directeur du Monde diplomatique était l’invité du journal Al Bayane les 15 et 16 avril à Casablanca et Rabat. Face au chaos informationnel généré par l’intelligence artificielle et dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale, l’essayiste de 83 ans a livré une analyse sans concession, appelant à résister à la « &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-207603" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1.jpeg" alt="" width="768" height="432" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1-300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1-390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></p>
<p>L’ancien directeur du Monde diplomatique était l’invité du journal Al Bayane les 15 et 16 avril à Casablanca et Rabat. Face au chaos informationnel généré par l’intelligence artificielle et dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale, l’essayiste de 83 ans a livré une analyse sans concession, appelant à résister à la « post-vérité » par un sursaut de qualité et d’éthique.</p>
<p>« Le journalisme à l’épreuve de l’IA » : alerte sur une crise de la vérité.</p>
<p>C’est devant un auditoire captivé réuni à l’auditorium de la Fondation de la Mosquée Hassan II que s’est tenue la première conférence, mercredi 15 avril en fin d’après-midi. Dans un cadre solennel, les grandes fenêtres ouvrant sur le majestueux édifice religieux, Ignacio Ramonet a choisi le temps long pour traiter un sujet d’une brûlante actualité : « Le journalisme à l’épreuve de l’intelligence artificielle et en quête de vérité » .</p>
<p>L’ancien directeur du Monde diplomatique a d’emblée posé le diagnostic d’une mutation radicale, comparable selon lui à l’invention de l’imprimerie par Gutenberg. « <em>Nous évoluons vers un modèle où l’information est largement produite et diffusée en dehors des cadres traditionnels</em> », a-t-il expliqué, mettant en garde contre une «<em>crise profonde de la vérité</em>».</p>
<p>Au cœur de son analyse, la notion d’« extractivisme de données » : l’intelligence artificielle prospère grâce aux informations que les utilisateurs fournissent eux-mêmes, volontairement, via leurs usages numériques quotidiens. « <em>Nous sommes nous-mêmes les fournisseurs des principales informations nous concernant</em> », a-t-il souligné, avant de pointer un risque majeur pour nos démocraties : celui de voir nos sociétés « <em>s’informer exclusivement sur la base des réseaux sociaux</em> », sans plus parvenir à distinguer entre information vérifiée, fake news et « <em>faits alternatifs</em> » .</p>
<p>Cette évolution marque, selon lui, l’entrée dans une ère «<em> post-vérité</em> », où les faits eux-mêmes sont contestés et où la notion de vérité devient instable. La progression fulgurante de l’IA dépasse celle d’Internet à ses débuts, et une part écrasante des messages numériques est désormais générée artificiellement par des algorithmes.</p>
<p>Face à ce constat, Ramonet n’a pas cédé au catastrophisme stérile. « <em>La bataille contre l’intelligence artificielle est perdue</em> » en tant que telle, a-t-il affirmé, plaidant plutôt pour un recentrage stratégique sur la qualité de l’information . « <em>La bataille, il faut la conduire pour un journalisme d’exigence</em> », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité de produire une information vérifiée, structurée et intelligible pour les citoyens. Il a comparé le rôle du journalisme à celui d’un « <em>phare</em> », indispensable pour éclairer un monde devenu plus incertain.</p>
<p>De Casablanca à Rabat : la géopolitique d’un monde multipolaire.</p>
<p>Le lendemain, jeudi 16 avril, c’est à Rabat, à l’Auditorium de l’Institut national supérieur de la musique et des arts chorégraphiques, que s’est poursuivie la réflexion. Cette fois, le thème était résolument géopolitique : « <em>La force et le droit : la géostratégie dans un monde multipolaire</em> ».</p>
<p>Dans une intervention qui a rassemblé intellectuels, acteurs sociopolitiques et passionnés de relations internationales, Ramonet a décrypté les nouveaux équilibres mondiaux. Loin des visions manichéennes, il a invité son auditoire à penser la complexité d’un monde où les puissances traditionnelles voient émerger de nouveaux centres de décision. Cette réflexion s’inscrit dans le sillage de son parcours intellectuel, lui qui a toujours défendu, depuis son célèbre éditorial de 1998 « <em>Un autre monde est possible</em> », une pensée alternative à l’ordre néolibéral.</p>
<p>Un retour aux sources marocaines chargé d’émotion.</p>
<p>Ce double événement revêtait une dimension particulière pour le journaliste de 83 ans. Invité par le quotidien Al Bayane, organe de presse du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Ramonet effectuait son retour au Maroc après quinze années d’absence . Ancien professeur au Collège royal de Rabat, il a toujours entretenu un lien affectif fort avec le Royaume. « <em>Revenir au Maroc après quinze années n’est pas seulement un déplacement géographique : c’est un retour à soi-même, à ce qui a façonné une part de mon identité et de mon regard sur le monde</em> », a-t-il confié dans un entretien à Al Bayane.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="es">En Casablanca, voy al maravilloso y mítico hotel Excelsior, el más antiguo de la ciudad, fundado en 1919. Aquí, Antoine de Saint-Exupéry -el autor del “Principito”- escribió una de sus obras más fuertes: “Vuelo nocturno”(1930). <a href="https://t.co/REGnbcBfJI">pic.twitter.com/REGnbcBfJI</a></p>
<p>— IGNACIO RAMONET (@IRamonet) <a href="https://twitter.com/IRamonet/status/2044534370313142291?ref_src=twsrc%5Etfw">April 15, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Évoquant Tanger et Rabat comme des « <em>carrefours d’histoires, de langues, de cultures</em> », il a salué « <em>cette capacité marocaine à accueillir la différence comme une richesse et non comme un obstacle</em> », un enseignement précieux pour tout journaliste . Son séjour, qui s’est achevé par une visite à Tanger, sa ville d’enfance, a été l’occasion de retrouvailles et d’échanges avec les nouvelles générations.</p>
<p>L’héritage de Fidel Castro et une voix qui continue de compter.</p>
<p>Figure de proue de l’altermondialisme et fondateur d’Attac, Ignacio Ramonet reste marqué par son travail monumental avec Fidel Castro. Les cent heures d’entretiens menés avec le leader cubain entre 2003 et 2005, publiés dans l’autobiographie My Life, demeurent une référence sur l’histoire de la révolution cubaine et la pensée du Commandante. Ce passé d’intervieweur hors pair donne une légitimité particulière à sa parole sur les médias et la vérité.</p>
<p>Au terme de ces deux journées intenses, le message est clair : à l’heure où les algorithmes menacent de noyer l’information sous un flot de données non vérifiées, le journalisme doit plus que jamais assumer sa mission démocratique. « <em>Nos sociétés ont besoin de journalisme plus que jamais</em> », a conclu Ramonet, rappelant que l’exigence de vérité n’a jamais été aussi cruciale pour l’avenir de nos démocraties.</p>
<p>Ces deux conférences ont été organisées par le journal Al Bayane à l’occasion de la visite d’Ignacio Ramonet au Maroc, du 14 au 19 avril 2026.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« J’écris pour durer » … le cri de notre consœur Aziza Hallak contre l&#8217;éphémère et l&#8217;oubli</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/208301</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 12:29:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Aziza Hallak]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[Le livre « J’écris pour rester », de la journaliste Aziza Hallak, vient de paraître aux éditions « Nawras ». Cet ouvrage de 249 pages est illustré d’une peinture de l’artiste plasticienne Souad Byad. L’auteure explique que « J’écris pour rester » n’est pas qu’un simple titre, mais l’aboutissement d’un sentiment qui l’anime depuis longtemps. Elle confie &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span class="x3jgonx">Le livre « J’écris pour rester », de la journaliste Aziza Hallak, vient de paraître aux éditions « Nawras ». Cet ouvrage de 249 pages est illustré d’une peinture de l’artiste plasticienne Souad Byad.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">L’auteure explique que « J’écris pour rester » n’est pas qu’un simple titre, mais l’aboutissement d’un sentiment qui l’anime depuis longtemps. Elle confie qu’à travers chaque texte, elle a l’impression de laisser une trace, une trace qui pourrait traverser le temps et atteindre un lecteur inconnu.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">Dans son introduction au livre, la journaliste et écrivaine Fatiha Nouhou souligne qu&rsquo;Aziza Hallak a exploré les méandres de la réalité grâce à ce que lui permettait son métier pendant plus de trois décennies, et grâce à un langage qui lui offrait une expérience de l&rsquo;observation sur le terrain, saisissant avec précision et sans ambiguïté ce qui touche au quotidien, excluant ainsi le piège de la métaphore qui distingue les textes d&rsquo;opinion des textes littéraires, même lorsqu&rsquo;ils sont confinés entre parenthèses – c&rsquo;est-à-dire sur la couverture d&rsquo;un livre.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">Bien que le « je » de l&rsquo;orateur constitue le principal seuil dans les articles de l&rsquo;auteur, il n&rsquo;est pas affecté par la présence du « je » de l&rsquo;écrivain dans l&rsquo;autobiographie, construction littéraire difficile à justifier et à expliquer. La différence réside dans le fait qu&rsquo;Aziza Hallak aborde des sujets qui exigent une prise de position claire et explicite, qu&rsquo;elle étaye tantôt par des arguments, tantôt par des preuves, afin d&rsquo;impliquer le lecteur dans l&rsquo;actualité, en fonction du contenu de son écrit. Elle s&rsquo;appuie sur la démonstration que ce qu&rsquo;elle présente relève d&rsquo;une conviction personnelle profonde et n&rsquo;est pas nécessairement partagé par elle-même, mais le terrain reste largement ouvert au débat.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">Ce qui frappe l&rsquo;ouvrage, écrit le journaliste et écrivain Abdelaziz Gougas, c&rsquo;est qu&rsquo;il se révèle être un acte de résistance serein face à l&rsquo;éphémère et au transitoire. Ces pages, écrites avec une profonde douleur et une grande contemplation, dépassent le simple cadre d&rsquo;articles journalistiques s&rsquo;attachant à l&rsquo;actualité et aux détails du quotidien ; elles sont plutôt les fragments d&rsquo;un parcours intellectuel et humain, une écoute attentive du monde que l&rsquo;on réexamine avec un regard critique et une expérience façonnée par les mutations politiques, sociales et médiatiques du Maroc.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">Aziza Hallak écrit car l&rsquo;écriture est pour elle une nécessité existentielle ; elle écrit pour perdurer, pour être immortalisée. Pour elle, l&rsquo;écriture devient l&rsquo;herbe de l&rsquo;immortalité de Gilgamesh, avant que le spirituel et l&rsquo;essentiel ne se perdent dans le tumulte du moment. Dans ses textes, mémoire et réflexion s&rsquo;entremêlent, sphères personnelle et publique, transformant l&rsquo;essai en un espace de contemplation de l&rsquo;humanité traversant le temps, avec toute sa fragilité et son espoir.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">Dans son livre « J’écris pour perdurer », Aziza Hallak présente un recueil d’essais et de réflexions puisant dans une longue et riche expérience humaine et professionnelle, tant dans le journalisme que dans la vie publique. L’auteure ne se contente pas de relater des événements, mais les transforme en moments de contemplation sur les métamorphoses vécues par les individus et la société. Entremêlant souvenirs personnels et réalités sociales et politiques, elle livre des textes empreints de sincérité et d’honnêteté, invitant le lecteur à s’interroger sur les questions du quotidien, du pouvoir, de la mémoire et de l’humanité.</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-208296" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/aziza-hallak.jpeg" alt="" width="1600" height="1600" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/aziza-hallak.jpeg 1600w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/aziza-hallak-300x300.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/aziza-hallak-1024x1024.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/aziza-hallak-150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/aziza-hallak-768x768.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/aziza-hallak-1536x1536.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-208298" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/aziza-hallak-.jpeg" alt="" width="1300" height="1300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/aziza-hallak-.jpeg 1300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/aziza-hallak--300x300.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/aziza-hallak--1024x1024.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/aziza-hallak--150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/aziza-hallak--768x768.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1300px) 100vw, 1300px" /></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ni fleurs ni couronnes, le journalisme va mal au Maroc</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/67827</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jan 2022 14:06:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POINT DE MIRE]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Le débat sur l’aide étatique à la presse fait couler de l’encre et de la salive. Les annonces de Mehdi Bensaid, ministre de la Communication, et de Fouzi Lekjaâ, ministre chargé du Budget, lors d’une récente réunion « consultative », ont suscité l’appétence de certains qui ont fait du journalisme un outil pour s’enrichir mais aussi les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Le débat sur l’aide étatique à la presse fait couler de l’encre et de la salive. Les annonces de Mehdi Bensaid, ministre de la Communication, et de Fouzi Lekjaâ, ministre chargé du Budget, lors d’une récente réunion « consultative », ont suscité l’appétence de certains qui ont fait du journalisme un outil pour s’enrichir mais aussi les appréhensions d’autres qui ont fait le choix de vivre de leurs plumes. Ces derniers, ô Sainte Ingratitude!, continuent de prendre le taureau par les cornes alors que d’autres n&rsquo;en finissent pas d&rsquo;extraire du lait des mamelles de la vache.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le paradoxe est affreusement criant: ceux qui ont le métier n’ont pas de moyens et ceux qui n’ont pas le métier ont les moyens!!!</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Voilà une vraie question que certains « représentants » auto-proclamés de la presse n’ont  eu ni l&rsquo;honnêteté ni l’audace de soulever. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Tout n’est pas beau dans « le plus beau métier du monde » qui, comme dirait l&rsquo;autre, est devenu « le métier des gens qui n’ont pas de métier ». </span><span class="s1">Signe des temps, les « diplômes » sont pour les postulants ce que les frigos sont pour les clients de Derb Omar.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Parler aujourd’hui de « modèle économique » pour « l’entreprise de presse » qui n’a jamais réellement existé, excepté dans la tête de certains plus soucieux de garnir leurs comptes bancaires que leurs tableaux de chasse journalistiques, revient à mettre la charrue avant le boeuf. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Parlons clair, parlons vrai: réduire la crise de la presse au Maroc à son seul aspect sonnant et trébuchant, revient à passer à la trappe la question de fond. Laisser la profession aux professionnels. On ne peut s’improviser pilote de ligne sans avoir accumulé un nombre important d&rsquo;heures de vol. On ne peut s’autoproclamer médecin sans  jurer d&rsquo;être fidèle aux lois de l&rsquo;honneur et de la probité. On ne peut non plus s’auto-décréter « journaliste » quand on n’a pas « le métier » et les valeurs morales, pour faire un usage sain du « 4ème pouvoir ». </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le journaliste n’est pas un juge pour se permettre de condamner qui il veut, non plus un délateur, un maître-chanteur, encore moins un courtisan, il ne saurait accepter de devenir non plus un « lupanar » de l’insignifiance, du néant sentimental, intellectuel, devenu hélas le marqueur de cette belle époque de rien. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il faut -excuser l’évidence!- rendre le métier à ceux qui ont le métier, ne pas permettre que ce métier soit détourné à des fins autres que celle de relater les faits, les vérifier, les analyser, les mettre en perspective, avant de les inscrire dans un partage utile avec le lecteur.</span></p>
<p>Les moyens, on peut en trouver partout. Pas les professionnels, qui ne courent pas les rues. Qui ont assez de respect pour leurs lecteurs pour courir après de fausses gloires ou des privilèges éphémères.</p>
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<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le métier du journalisme est compromis par les réseaux sociaux (Omar Salim)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/62469</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 15:28:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[RÉSEAUX SOCIAUX]]></category>
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					<description><![CDATA[Le métier du journalisme est compromis par les réseaux sociaux qui ne cessent de véhiculer des fake news, a affirmé, le journaliste Omar Salim, lors d&#8217;un débat organisé mercredi à Casablanca sous le thème « la presse marocaine entre hier et aujourd’hui et qu’en sera-t-il demain ? ». Devant des jeunes étudiants de l’Institut supérieur de journalisme &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le métier du journalisme est compromis par les réseaux sociaux qui ne cessent de véhiculer des fake news, a affirmé, le journaliste Omar Salim, lors d&rsquo;un débat organisé mercredi à Casablanca sous le thème « la presse marocaine entre hier et aujourd’hui et qu’en sera-t-il demain ? ».</p>
<p>Devant des jeunes étudiants de l’Institut supérieur de journalisme et de communication (ISJC), Omar Salim, journaliste pionnier chez Médi1 radio et 2M a souligné qu’avec les réseaux sociaux « tout le monde est devenu journaliste », notant que le journaliste professionnel qui respecte le code de déontologie ne crée pas l’information il la rapporte.</p>
<p>« On est des hommes de terrain. On ne crée pas l’information », a-t-il estimé, relevant qu’il faut tout d’abord donner l’information telle qu’elle est, après libre à quiconque de la commenter.</p>
<p>A cet égard, il a dit adorer la devise de la MAP, « l’information est sacrée, le commentaire est libre », notant qu’il s’agit de l’illustration éloquente du respect des règles d’éthiques et de déontologie.</p>
<p>Pour l’ancien directeur de l’information, des programmes et de l’antenne de la chaîne 2M, les Fake news existaient avant même l’apparition des réseaux sociaux mais n’ont jamais fleuri et rayonné comme ce qu’on constate actuellement.</p>
<p>Il a souligné qu’avec ce beau métier, on ne cesse d’apprendre jour après jour, relevant que la technique reste la même mais l’information se développe et évolue, ce qui permet d’acquérir de nouvelles connaissances.</p>
<p>Pour Omar Salim, le seul remède à la propagation des fake news est la culture avec un grand C, appelant à encourager toutes les manifestations culturelles (beaux arts, danse, cinéma, écriture et autres) pour immuniser la population contre les intox véhiculés via les réseaux sociaux.</p>
<p>« La culture est le patrimoine immatériel d’un pays. Sans culture, il n’y a pas d’avenir », a-t-il dit.</p>
<p>A cet égard, il a attiré l’attention sur la nécessité pour les médias notamment publics d’accompagner la révolution créée par les réseaux sociaux pour mieux lutter contre les intox.</p>
<p>Il a saisi cette occasion pour passer en revue l’évolution de la presse au Maroc, se disant fasciné par les années 60 où le pays vivait, d&rsquo;après lui, un dynamisme médiatique et culturel, estimant que la ville de Tanger qui accueillait des délégations diplomatiques depuis le 19ème siècle, était avec son dynamisme diplomatique et culturel le berceau de la presse marocaine.</p>
<p>En réponse aux questions des jeunes de l’ISJC sur les qualités principales d’un journaliste, il a souligné qu’en plus de la culture générale et de la maîtrise de l’écriture tant pour les journalistes de la télévision, radio que de la presse écrite, il faut être passionné. Sans passion, on ne peut exercer ce métier qui exige beaucoup de sacrifices.</p>
<p>« On peut tout apprendre avec le temps mais sans l’amour et la passion pour se métier, on ne peut continuer », a-t-il relevé.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vidéo. Le journalisme tombe dans les méandres de la médiocrité après la « montée en puissance » des porteurs de micros et de caméras</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/57110</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ahmed Hamdaoui]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Sep 2021 13:28:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MÉDIAS]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[caméra]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[micro]]></category>
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					<description><![CDATA[Ils avaient raison nos confrères arabophones (les vrais journalistes) qui disaient avec amertume, depuis longtemps déjà, que le journalisme est devenu le métier de celui qui n’en a pas. Aujourd’hui la montée en puissance d’un « journalisme » anarchique, médiocre et moribond qui se nourrit du populisme. Aujourd’hui il n’est plus besoin de passer par l’ISIC (institut &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ils avaient raison nos confrères arabophones (les vrais journalistes) qui disaient avec amertume, depuis longtemps déjà, que le journalisme est devenu le métier de celui qui n’en a pas. Aujourd’hui la montée en puissance d’un « journalisme » anarchique, médiocre et moribond qui se nourrit du populisme.</p>
<p>Aujourd’hui il n’est plus besoin de passer par l’ISIC (institut supérieur d’information et de communication), ni même par les écoles privées du journalisme (même si certaines d’entre elles sont sujettes à caution) pour détenir une carte de journaliste. Il suffit d&rsquo;avoir un micro et une caméra, et rien dans la tête, pour fixer un objectif, de préférence relevant de la vie privée, et laisser la personne en détresse évoquer ses malheurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="rtl" lang="ar">فاش كتجيب واحد من راس الدرب و تعطيه ميكرو و كاتسميه صحفي كتكون النتيجة هي هادي.<br />
سؤال : تداول فيديو جايين فالكار و دايرين بيكم « عوازة » قوليا هذاك الستون !<br />
نقمة الصحافة الإلكترونية جعلتنا نترحم على واقع الصحافة في المغرب. <a href="https://t.co/WDH9CciYxP">pic.twitter.com/WDH9CciYxP</a></p>
<p>— Hassan ⛥ <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f5-1f1f8.png" alt="🇵🇸" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> (@Hassan_khalile) <a href="https://twitter.com/Hassan_khalile/status/1434857796391120897?ref_src=twsrc%5Etfw">September 6, 2021</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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<p>Il est difficile aujourd’hui pour un journaliste, digne de ce nom, de couvrir une conférence ou n’importe quel évènement sans être bousculé par cette meute de pseudo journalistes. Ils tendent tous des micros et des caméras, se bousculent, s’insultent et continuent à se chamailler même si l’interviewé a commencé à répondre à leurs questions futiles.</p>
<p>Lors du retour de l’équipe nationale de sa terrible expédition à Conakry, l’objectif de la « meute » a fixé l’entraîneur Vahid Halilhodzic qui ne s’est pas dérobé, bien au contraire. Il était prêt à répondre à leurs questions sauf que les caméras et les micros n’arrivaient pas à rester en place tellement ceux qui les détenaient se bousculaient pour se frayer une place. Médusé, l’‘entraîneur national a dû lever le bras pour leur faire signe de garder le silence afin qu’il puisse parler mais en vain.</p>
<p>Ils ont continué à se chamailler même si Vahid a commencé son intervention en disant une chose importante: « Je remercie Sa Majesté le roi qui s’est occupé personnellement de nous quand on était coincés dans l’hôtel à Conakry. C’est grâce au souverain que nous sommes là ». Dans leur chahut, ils ont raté l’essentiel car ce n’est pas donné à n’importe quel pays d’exfiltrer une équipe de football dans un pays où s’est produit un coup d’état et où les putschistes ont fermé toutes le frontières terrestres et aériennes.</p>
<p>Pis encore, pendant que Vahid était en train de parler à l’un de ceux qui tenait un micro ou une caméra, il a vu passer Ashraf Hakimi et a commencé à hurler son nom alors qu’il était à deux pas de l’entraineur national.</p>
<p>C’est terrible ce qui est advenu du journalisme chez nous car l’un des porteurs des caméras et des micros a abordé le gardien Yassine Bounou en lui posant cette question on ne peut plus révélatrice des dérives dans lesquelles patauge notre journalisme: « Comment avez-vous évité les NÈGRES (Azzaouas en arabe) pour arriver à l’aéroport ? »!!!.</p>
<p>Quand on vous disait qu’ils n’avaient rien dans la tête, on était trop magnanime avec eux car ils sont, tout simplement, indignes de ce métier.</p>
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