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	<title>hammamet &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>hammamet &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>CARNETS DE VOYAGE. PÉRIPLE DE PAIX EN MÉDITERRANÉE. HAMMAMET, AU-DELÀ DE LA CARTE POSTALE</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/10867</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2020 10:11:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[débat]]></category>
		<category><![CDATA[hammamet]]></category>
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					<description><![CDATA[Richard Martin est invité à introduire le débat sous le thème: « Poètes et politiques ». Mais avant de tailler dans le vif, il répond à une question qui était sur toutes les lèvres: comment un navire de guerre peut-il être au service de la paix ?!! Idée excentrique ? Au départ, beaucoup l&#8217;ont ainsi « accueillie ». Richard &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Richard Martin est invité à introduire le débat sous le thème: « Poètes et politiques ». Mais avant de tailler dans le vif, il répond à une question qui était sur toutes les lèvres: comment un navire de guerre peut-il être au service de la paix ?!!</p>
<p>Idée excentrique ? Au départ, beaucoup l&rsquo;ont ainsi « accueillie ». Richard Martin, fort d&rsquo;une équipe soudée et prête à en découdre, n&rsquo;y est pas allé de main morte. Il a réussi à mobiliser l&rsquo;état-major de la Marine roumaine, qui a mis gracieusement à notre disposition un véritable bijou de son industrie militaire construit dans les années soixante-dix. Un travail de fourmis se déploie alors pour faire partir cette machine de guerre, baptisée du nom de la ville roumaine « Constanta » située sur les rivages du beau fleuve du Danube où il fut construit à l&rsquo;époque de la Guerre froide.</p>
<p>En mettant à disposition cette « bête de guerre », les autorités roumaines ont démontré que l&rsquo;on peut aimer à la fois le fusil et le rameau d&rsquo;olivier.</p>
<p>Mais passons, car si les autorités roumaines avaient été coopératives, leurs homologues françaises l&rsquo;auront été moins, voire du tout. Richard Martin a dû mettre sa vie en danger pour les amener à coopérer. Un jour, il se suspend à la fenêtre du Théâtre Toursky, à Marseille, prenant à témoin plusieurs journalistes. Alertées, les autorités de la cité phocéenne cèdent&#8230; et accèdent à notre demande de soutien.</p>
<p>Les pacifistes étaient décidés à aller jusqu&rsquo;au bout de leur idée: réunir sur un même bateau deux mondes que tout semblait opposer: d&rsquo;un côté, des militaires, de l&rsquo;autre, des artistes!!</p>
<p>Richard martin ne savait pas que c&rsquo;était impossible, alors il l&rsquo;a fait!!</p>
<p>A la tribune, vont se succéder Habib Bel Hadi, responsable de l&rsquo;antenne tunisienne de l&rsquo;Institut international du théâtre méditerranéen (IITM), Fadel Jaïbi, dramaturge tunisien, sans compter une myriade de poètes, de politiques et de journalistes venus couvrir la rencontre-débat. L&rsquo;échange était vif et passionnant, il s&rsquo;agissait de confronter deux visions opposées: celle des politiques, élus pour gérer le monde des possibles, et celle des poètes, qui veulent faire de l&rsquo;impossible une infinité de possibles!!!</p>
<p><strong>Maintenant, au-delà du débat, que faut-il retenir de l&rsquo;escale-Hammamet ? </strong></p>
<p>Le confort et le strass du majestueux «Marina Palace»? Les curiosités de la cuisine tunisienne ? Le goût un peu relevé de «l&rsquo;hrissa»? Le sourire intéressé des bazaristes de Sidi Bousaïd ?, etc, etc.</p>
<p>Que faut-il garder de l&rsquo;escale-Carthage ? La brise enivrante des dattiers? Le prestige de l&rsquo;imposant théâtre romain ?, etc, etc.</p>
<p>Si l&rsquo;équipage était satisfait de l&rsquo;accueil, il n&rsquo;aura pas beaucoup apprécié l&rsquo;étape-Hammamet. C&rsquo;était dû moins aux très courtois organisateurs, -qui n&rsquo;ont lésiné sur aucun moyen-, qu&rsquo;à ce côté assez superficiel de notre escale. On n&rsquo;a montré à l&rsquo;équipage que la façade folklorique de Tunis, alors qu&rsquo;ils voulaient découvrir « la Tunisie profonde »!! «On a vu en nous des clients ni plus ni moins», résume mon confrère et néanmoins ami espagnol, Emilio Garrido (Radio nationale d&rsquo;Espagne).</p>
<p>En effet, la majorité écrasante des Tunisiens n&rsquo;ont pas eu les mêmes chances que les parvenus de l&rsquo;ère Benali. Est-ce d&rsquo;ailleurs un hasard si la première étincelle du « printemps arabe » a jailli en Tunisie?</p>
<p>L&rsquo;escale Hammamet nous a toutefois permis de découvrir les mystères de l&rsquo;histoire millénaire du pays du Jasmin.</p>
<p>Je pense particulièrement à Carthage. Fondée en 814 autour de la citadelle de Byrsa et, selon Virgile, par la reine Didon, Kart Hadasht, qui veut dire «la Nouvelle Ville», fut au centre de tous les intérêts. Sa beauté inégalée fit d&rsquo;elle un objet de convoitise, sa position stratégique la mit à la croisée des trafics, de marchandises mais surtout de circulation des idées. Elle devint sous César un point de rayonnement intellectuel et religieux sur toute l&rsquo;Afrique romaine.</p>
<p>Voilà pourquoi Carthage, à l&rsquo;instar de Bagdad, fut envahie et saccagée à plusieurs reprises. A l&rsquo;image d&rsquo;un phénix, elle renaît à chaque fois de ses cendres.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>CARNETS DE VOYAGE. PÉRIPLE DE PAIX EN MÉDITERRANÉE. BIENVENU À HAMMAMET!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/10745</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2020 10:53:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[hammamet]]></category>
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					<description><![CDATA[TUNISIE HAMMAMET L&#8217;appel de Hammamet, quatrième escale après Tanger, Mostaganem et Alger, résonne comme une délivrance. 29 juillet 2003, à la pointe du jour, le destroyer lève l&#8217;ancre et se dirige vers la perle bleue du pays du Jasmin. Escorté par deux vedettes rapides des forces navales algériennes, il avait hâte d&#8217;atteindre sa vitesse de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>TUNISIE<br />
HAMMAMET</p>
<p>L&rsquo;appel de Hammamet, quatrième escale après Tanger, Mostaganem et Alger, résonne comme une délivrance. 29 juillet 2003, à la pointe du jour, le destroyer lève l&rsquo;ancre et se dirige vers la perle bleue du pays du Jasmin. Escorté par deux vedettes rapides des forces navales algériennes, il avait hâte d&rsquo;atteindre sa vitesse de croisière!</p>
<p>Derrière, « Alger la blanche » s&rsquo;engouffrait encore dans sa léthargie. A bord du destroyer, pointait sur les visages une sombre déception de n&rsquo;avoir pu la visiter.</p>
<p>Les déconvenues que nous y avions essuyées nous ont toutefois résolus à vouloir tout oublier.</p>
<p>On ne parle désormais que de l&rsquo;attrait irrésistible de Hammamet: la chaleur de l&rsquo;atmosphère et des gens, la fraîcheur des plages, les sables couleur topaze, les résidences bleues, les monuments majestueux, les objets artisanaux &#8230;</p>
<p>A l&rsquo;heure où le soleil s&rsquo;apprêtait à coucher, Hammamet surgit telle une sirène au milieu des côtes tunisiennes hérissées de majestueuses falaises. Des cris se lèvent à la proue du navire et remplissent les airs. « Que s&rsquo;est-il passé? », demande Richard Martin. «Deux dauphins nous suivent et pépient de joie!», répond un passager, visiblement ébahi.</p>
<p>Tout d&rsquo;un coup, c&rsquo;est la ruée vers la proue!!</p>
<p>Pour immortaliser ce moment, certains munis de leurs appareils photos se livrent inlassablement au jeu des clic-clac!</p>
<p>À l&rsquo;arrivée au port de Hammamet, un grand accueil nous attendait au rythme des fanfares. Des foules impressionnantes s&rsquo;étaient massées tout au long du quai agitant qui des bras en guise de salut, qui des écharpes en signe de bienvenue &#8230;</p>
<p>C&rsquo;est alors qu&rsquo;une joie délirante se déclenche à quai ! Dans ce décor festif, un spectacle de pyromanie démarre sur le navire de guerre. La nuit de Hammamet resplendit de joie et de gaieté, les coeurs battaient de toutes leurs forces. On chante, on danse, on siffle, on crie&#8230;</p>
<p>Parmi les foules, des enfants, tout de blanc vêtus, entonnent des airs dédiés à la paix et à la fraternité. Ils étaient entourés de marionnettes montées sur échasses, de gens du spectacle habillés dans la pure tradition tunisienne: côté hommes, djabadors, bonnets rouges, babouches ; côté femmes, les fameux caftans aux couleurs rutilantes!</p>
<p>Yasmina-Hammamet n&rsquo;aurait peut-être jamais connu fête pareille ; les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands pour nous gratifier d&rsquo;un accueil homérique.</p>
<p>Passé le moment d&rsquo;arrivée, les archers prennent un petit train à roues en direction de «Marina Palace». Une petite pause s&rsquo;impose, histoire de retrouver des forces car nous avions rendez-vous avec une autre soirée de chants et de danses dans le pur style du folklore tunisien&#8230;</p>
<p>Le lendemain, et en dépit d&rsquo;une nuit blanche, les pacifistes se sont réveillés tôt. 30 juillet 2003, 10h, le bataillon attend sur un pied ferme l&rsquo;arrivée des minibus. Au programme, une visite guidée de Carthage, loin de Tunis à une heure d&rsquo;autoroute.</p>
<p>Chemin faisant, un beau tapis vert défile sous nos regards émerveillés. Des palmiers se succèdent à perte de vue, aux rythmes cadencés du «Malouf» qui sortaient de la radio-cassette du minibus. Une heure plus tard, les pacifistes sont déjà sur l&rsquo;impressionnant site de Carthage. A l&rsquo;entrée, une banderole annonce les têtes d&rsquo;affiche de la nouvelle édition du célèbre Festival de Carthage. Des célébrités des milieux d&rsquo;art et du spectacle étaient au rendez-vous.</p>
<p>Sur le site, des employés municipaux s&rsquo;affairaient encore à colmater quelques brèches. Sur le flanc droit du théâtre circulaire, une échoppe sert des boissons fraîches. Les amateurs du thé à la menthe sont  servis. A l&rsquo;intérieur, des ingénieurs de son apportaient les dernières retouches. Les pacifistes les rejoindront sur l&rsquo;estrade pour prendre des photos-souvenirs. D&rsquo;autres sont déjà sur les gradins pour mieux voir le mythique théâtre hérité de l&rsquo;époque romaine.</p>
<p>A 13 heures, le soleil est au zénith. Retour des minibus&#8230; aux minibus.</p>
<p>Nous sommes à Sidi Bousaïd. Qu&rsquo;elle n&rsquo;a été notre surprise de voir s&rsquo;agglutiner à nos cous, une poignée de bazaristes accourus nous proposer toutes sortes d&rsquo;objets!!! Tarbouches rouges, écharpes, chapeaux en toile, sacs en cuir, cartes postales hautes en couleurs locales.</p>
<p>A 14 heures, vu la chaleur qui s&rsquo;abattait comme une chape de plomb, les passagers rebroussent chemin. A 15 heures, Re-cap sur l&rsquo;hôtel Marina-Palace. Un gros buffet nous attendait, fait de spécialités tunisiennes assaisonnées de l&rsquo;incontournable «h&rsquo;rissa».</p>
<p>Brève sieste, puis un minibus est venu nous chercher. Direction: Hammamet-port!</p>
<p>Une rencontre-débat était prévue sur l&rsquo;héliport, sous le thème «Poètes et politiques». A cette rencontre, devaient participer écrivains, journalistes, politiques…</p>
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