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	<title>Guerre au Moyen-Orient &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Guerre au Moyen-Orient &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Un conflit structurel au Moyen-Orient : l’illusion de la fin, la réalité du chaos organisé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 13:56:56 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Guerre au Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Il y a, dans chaque nouvelle escalade au Moyen-Orient, une promesse implicite : celle d’un dénouement. Une illusion soigneusement entretenue par les communiqués officiels, les sommets diplomatiques et les déclarations martiales. Pourtant, à mesure que les crises s’enchaînent, une vérité s’impose : ce conflit ne tend pas vers sa fin, mais vers &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-207603" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1.jpeg" alt="" width="768" height="432" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1-300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1-390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></p>
<p>Il y a, dans chaque nouvelle escalade au Moyen-Orient, une promesse implicite : celle d’un dénouement. Une illusion soigneusement entretenue par les communiqués officiels, les sommets diplomatiques et les déclarations martiales. Pourtant, à mesure que les crises s’enchaînent, une vérité s’impose : ce conflit ne tend pas vers sa fin, mais vers sa transformation permanente.</p>
<p>Ce que révèle l’analyse de l’ancien espion, Alain Juillet, ne décrit pas un tournant, mais une continuité aggravée. Le Moyen-Orient n’est plus le théâtre d’une guerre identifiable ; il est devenu un système conflictuel tentaculaire, où chaque front en alimente un autre, et où chaque accalmie prépare en réalité la prochaine déflagration.</p>
<p>Un conflit sans centre, sans périphérie.</p>
<p>L’erreur classique consiste à chercher un « cœur » au conflit : Gaza, le Liban, l’Iran, ou encore la question palestinienne. En réalité, il n’y a plus de centre. Il n’y a qu’un enchevêtrement inextricable :</p>
<p>● Conflits directs et indirects<br />
● Guerres par procuration<br />
● Rivalités idéologiques, religieuses et stratégiques</p>
<p>Dans cet échiquier fragmenté, chaque acteur est à la fois protagoniste et relais. La guerre n’est plus une simple confrontation : elle est devenue un langage.</p>
<p>La paix contre les intérêts.</p>
<p>La question n’est donc plus : « Pourquoi la paix tarde-t-elle ? » Mais bien : « À qui profiterait réellement la paix ? »<br />
Car derrière les lignes de front :</p>
<p>● Certains régimes consolident leur légitimité par la menace extérieure.<br />
● Les puissances internationales maintiennent leurs zones d’influence.<br />
● Une économie de guerre prospère dans l’ombre des crises.</p>
<p>Dans ce contexte, la stabilité totale devient une anomalie stratégique. Le chaos, lui, est fonctionnel. C’est ce mécanisme que l&rsquo;invité de « Le Samedi Politique » (LSP) démonte : l’« erreur fatale » des États-Unis et d’Israël ne serait pas tactique, mais systémique : avoir confondu une guerre d’usure avec un conflit à résoudre.</p>
<p>Un équilibre dans le déséquilibre.</p>
<p>Le paradoxe est là :<br />
Le Moyen-Orient ne sombre pas totalement — il ne se stabilise pas non plus.<br />
Il oscille dans un entre-deux dangereux :</p>
<p>● Escalades maîtrisées.<br />
● Guerres limitées mais répétées.<br />
● Lignes rouges sans cesse redessinées.</p>
<p>C’est un équilibre négatif, où l’absence de guerre totale tient lieu de paix, et où la paix véritable devient presque inconcevable. Comme le souligne une analyse récente, la conflictualité moyen-orientale ne relève pas d’un dysfonctionnement passager, mais d’une logique systémique où l’instabilité participe à la régulation des équilibres de puissance.</p>
<p>La fin n’aura pas lieu.</p>
<p>Parler d’un « arrêt définitif » relève désormais du mythe. Non pas par fatalisme, mais par lucidité stratégique.<br />
Ce que nous observons :</p>
<p>● Ce n’est pas la fin d’un conflit.<br />
● C’est la normalisation du conflit.</p>
<p>Le Moyen-Orient entre dans une ère où la guerre ne se gagne plus, elle se régule. L&rsquo;invité de LSP, Alain Juillet, ne montre donc pas une sortie de crise : il met en lumière une vérité plus dérangeante.</p>
<p>Conclusion.</p>
<p>Le conflit est devenu une structure. Et tant que cette structure servira des intérêts multiples, la paix restera un horizon invoqué… mais jamais atteint.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Les dimanches d&#8217;Aziz Daouda. La guerre sans visage, le monde désorienté, le citoyen piégé</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/208103</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 11:15:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Aziz Daouda]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre au Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Aziz Daouda Il fut un temps où la guerre avait un sens, ou du moins une apparence de sens. Elle opposait des camps identifiables, produisait des vainqueurs et des vaincus, et se terminait parfois par une paix, même imparfaite, parfois signée dans un wagon de train. Avant cela, elle se déroulait en batailles pour lesquelles &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Aziz Daouda</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-205112" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/daoudos.jpg" alt="" width="660" height="330" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/daoudos.jpg 660w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/daoudos-300x150.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px" /></p>
<p class="blu-article-first-paragraph"><span class="blu-article-lead">Il fut un temps où la guerre avait un sens, ou du moins une apparence de sens.</span> Elle opposait des camps identifiables, produisait des vainqueurs et des vaincus, et se terminait parfois par une paix, même imparfaite, parfois signée dans un wagon de train. Avant cela, elle se déroulait en batailles pour lesquelles on se fixait même rendez-vous, loin des civils. On s’observait, on se jaugait et on décidait ensemble de l’heure du début des joutes. Une vraie guerre des braves. Il y avait toujours des vainqueurs et des vaincus. Merci au cinéma de nous en faire revivre les répliques, plus ou moins romancées, mais des répliques tout de même…</p>
<p class="blu-article-paragraph">De la Première Guerre mondiale à la Guerre froide, plus proche de nous, les conflits, aussi tragiques fussent-ils, obéissaient à une certaine intelligibilité historique.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Depuis, les manettes s’y sont engouffrées et les ordinateurs s’y sont imposés… Alors les choses ont changé ; osons dire: se sont se sont déshumanisées.</p>
<p class="blu-article-paragraph">La guerre contemporaine, telle qu’elle se dessine dans la confrontation triangulaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran, semble avoir rompu avec cette logique d’antan. Elle n’est plus seulement complexe : elle est devenue insaisissable, inintelligible pour le commun des mortels que nous sommes. Elle ne se contente pas d’opposer des forces, elle dissout les repères mêmes qui permettaient autrefois de comprendre ce qu’est une guerre.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Qui est vainqueur ? Qui est vaincu ? La question paraît presque déplacée. Car la guerre moderne, celle-là, ne produit plus de verdict clair, mais une succession de récits concurrents, saturés de propagande, de désinformation et de ce qu’on appelle désormais des « fakes ». La vérité elle-même devient un champ de bataille, fragmentée, manipulée, inaccessible. Le mensonge s’inscrit dans le système. La réalité vacille et se perd. Des vies sont pourtant perdues dans l’anonymat, des bâtiments certainement transformés en bouillie, des milliards de dollars volatilisés, sûrement brûlés aux millisecondes par des traders, explosés sans laisser de traces sinon en faisant des pauvres un peu partout.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Dans cette guerre, les rôles semblent interchangeables. L’un de ceux qui ont déclenché les hostilités cherche à s’en extraire, comme s’il découvrait soudain le vertige de ce qu’il a initié. Le second ? On ne sait pas trop. Sa logique de guerre est depuis longtemps déjà impénétrable. Il se présente comme agressé, refuse toute négociation, ou feint de le faire, tout en élargissant le théâtre des opérations. Celui qui riposte, le troisième protagoniste, perd ses chefs, se fait matraquer tous les jours depuis plus d’un mois, mais semble animé d’une logique d’escalade sans fin également. Vers quel horizon ? Il frappe au-delà de ses adversaires déclarés, sans provoquer de réactions proportionnées. Une partie de sa guerre est faite à ceux qui n’en veulent pas et résistent de toutes leurs forces, sans riposte.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Jusqu’à quand cela va-t-il durer ? Il faut bien poser la question : qu’est-ce que « gagner » dans une guerre qui n’a ni limites claires ni objectif final identifiable ?</p>
<p class="blu-article-paragraph">Nous sommes alors confrontés à une mutation profonde de la guerre : elle n’est plus un moyen au service d’une fin politique, comme on le pensait, mais un processus autonome, auto-entretenu, presque abstrait. Une guerre qui ne vise plus la paix, mais sa propre perpétuation.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Et pourtant, cette guerre lointaine n’est pas si lointaine que cela. Au-delà des stratégies et des discours, ce sont les sociétés civiles qui en paient le prix.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Ici, au Maroc, ailleurs dans le monde, les effets se font sentir avec une brutalité silencieuse. Le prix de l’énergie grimpe, menaçant d’atteindre des seuils psychologiques impensables il y a encore une quarantaine de jours : 20 dirhams le litre d’essence très bientôt. La tomate, le poisson, le poulet, les lentilles et le reste suivront&#8230; L’angoisse est bien réelle. L’économie devient le prolongement de la guerre par d’autres moyens. Le citoyen, lui, devient une variable d’ajustement. C’est à lui de payer la facture. Même quand il ne veut pas de guerre, il doit tout de même la payer, là où il est, même au fin fond de la terre.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Face à cela, les gouvernements semblent démunis. Ils ressortent des solutions anciennes, déjà éprouvées et déjà inefficaces, comme si l’histoire économique elle-même était prisonnière d’un éternel recommencement. Cette impuissance politique renforce le sentiment d’injustice et d’abandon.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Dès lors, la question surgit, presque métaphysique : qu’avons-nous fait pour mériter cela ?</p>
<p class="blu-article-paragraph">Cette question, si humaine soit-elle, est peut-être mal posée. Car elle suppose une justice immanente dans le cours du monde, une logique morale qui relierait nos actes à notre destin collectif. Or, le tragique de notre époque est précisément l’absence de cette cohérence. Le monde n’est pas juste : il est instable, chaotique, traversé par des forces qui nous dépassent. C’est peut-être le prix à payer pour se dire démocratiques, vivant dans ou sous des démocraties… ou pas.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Peut-être faut-il alors reformuler la question. Non plus : pourquoi cela nous arrive-t-il ? Mais : comment continuer à vivre dans un monde où le sens se dérobe sous nos pieds qui tanguent ?</p>
<p class="blu-article-paragraph">C’est là que réside probablement le véritable défi philosophique de notre temps. Non pas comprendre la guerre, car elle échappe désormais à l’entendement classique, mais préserver, malgré tout, une capacité à penser, à résister à la confusion, à refuser que le mensonge devienne la norme.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Si la guerre moderne est sans visage, sans fin et sans vérité, alors la seule victoire possible est intérieure à chacun de nous: maintenir, envers et contre tout, une exigence de lucidité, un brin d’humanisme, un espoir, un rêve.</p>
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