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	<title>grève de la faim &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>grève de la faim &#8211; Le collimateur</title>
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	<item>
		<title>Grève de la faim, l&#8217;ultime recours de Boualem Sansal face à ses geôliers</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/177257</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 11:36:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Boualem Sansal]]></category>
		<category><![CDATA[grève de la faim]]></category>
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					<description><![CDATA[Paris: Zakia Laaroussi Dans un pays qui prétend appartenir au concert des nations respectueuses des droits et des libertés, l’écrivain et penseur Boualem Sansal croupit aujourd’hui dans une cellule où l’espace se rétrécit à mesure que ses mots s’étouffent. Son corps s’amenuise sous le poids d’une grève de la faim qu’il s’impose, ultime rempart face &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Paris: Zakia Laaroussi</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-174648" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/zakio--300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/zakio--300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/zakio--150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/01/zakio--125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Dans un pays qui prétend appartenir au concert des nations respectueuses des droits et des libertés, l’écrivain et penseur Boualem Sansal croupit aujourd’hui dans une cellule où l’espace se rétrécit à mesure que ses mots s’étouffent. Son corps s’amenuise sous le poids d’une grève de la faim qu’il s’impose, ultime rempart face à l’injustice des geôliers et l’iniquité d’une justice aux ordres. Un homme de quatre-vingts ans, affaibli par la maladie, contraint de livrer son dernier combat avec l’unique arme qui lui reste : son propre corps, qui s’efface en signe de protestation contre un simulacre de procès indigne de toute société civilisée.</p>
<p>Quel est donc ce code juridique qui condamne la pensée et traque l’intellectuel tel un criminel de guerre ? Quelle est cette nation qui redoute les mots d’un vieil écrivain plus qu’elle ne craint la gangrène de sa corruption, la déliquescence de son économie, l’agonie de son peuple ? Boualem Sansal n’est pas le premier à être accusé d’ »atteinte à la sûreté de l’État », mais son cas illustre, avec une tristesse accablante, l’échec d’un régime dont la seule réponse aux voix dissidentes est la répression.</p>
<p>Aujourd’hui, face à la dégradation alarmante de son état de santé, une question s’impose : jusqu’à quand un régime englué dans l’obscurantisme et l’arbitraire verra-t-il en Boualem Sansal un ennemi ? La peur des mots a-t-elle atteint un tel paroxysme que le pouvoir laisse mourir lentement un vieillard pour avoir osé dire la vérité ?</p>
<p>Qu’on partage ou non ses idées, Boualem Sansal est avant tout un écrivain. Or, la pensée ne se juge pas, la plume ne se brise pas. Son jeûne forcé est un cri de défiance lancé à l’encontre d’une tyrannie qui ne connaît plus de limites, d’un pouvoir acharné à briser l’intellectuel et à éteindre sa voix. Mais l’Histoire a de la mémoire, et l’Histoire n’oublie pas.</p>
<p>Le proverbe dit : « Qui fréquente l’oppresseur devient oppresseur lui-même. » Alors, que dire de ceux qui emprisonnent la parole et bâillonnent l’esprit ? Quelle logique perverse inverse ainsi les valeurs, jusqu’à faire du penseur un criminel et de la réflexion un acte subversif ?</p>
<p>L’incarcération de Boualem Sansal est le symptôme d’un temps où les repères vacillent : la plume devient un délit, la parole une arme, l’intellectuel un ennemi. Ne disait-on pas autrefois : « Frappe l’attelé, l’errant comprendra » ? Aujourd’hui, tout esprit libre est en sursis, car un pouvoir plongé dans le déni veut faire de Sansal un exemple, une mise en garde adressée à quiconque oserait contester ses dogmes.</p>
<p>Mais qu’ils se souviennent : « La vérité triomphe toujours. » Un écrivain, même derrière les barreaux, reste plus puissant que ses geôliers. À plus de soixante-dix ans, Boualem Sansal oppose au despotisme l’arme absolue du sacrifice, sachant que « qui endure, vaincra ». Mais ce pouvoir sourd et aveugle saura-t-il entendre cette résistance silencieuse ou, comme le dit le proverbe, « Il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre » ?</p>
<p>Quel esprit censé peut admettre qu’un homme soit emprisonné pour avoir simplement exprimé une opinion ? Les prisons sont faites pour les criminels, non pour ceux qui manient la plume. Mais dans un empire de l’injustice, « les gros poissons mangent les petits, et les faibles périssent ». Un pouvoir qui tremble devant une phrase, une pensée, un livre, ne fait que proclamer sa propre fragilité. Ont-ils donc oublié que « Le coup qui ne tue pas renforce » ?</p>
<p>La liberté ne se quémande pas, elle se conquiert. Boualem Sansal ne sera pas le dernier des insoumis. Car si, comme le dit le dicton, « Quand le chameau chute, les vautours se rassemblent », ce chameau, lui, ne tombera pas. La vérité, fût-elle persécutée, ne meurt jamais. Et en ces temps où l’injustice s’exhibe à visage découvert, il ne nous reste qu’à dire : « Ô oppresseur, ton heure viendra. »</p>
<p>En une époque où la liberté d’expression devrait être un rempart inviolable, l’Algérie démontre une fois de plus qu’elle demeure prisonnière de ses haines et de ses peurs imaginaires. En s’acharnant contre Boualem Sansal, ce pouvoir ne fait que souligner l’absurdité de sa propre cause. L’emprisonnement d’un écrivain ne changera pas le cours de l’Histoire, il ne convaincra pas davantage ceux qui doutent, il ne fera qu’exposer au monde une vérité déjà éclatante : l’Algérie officielle n’a plus que la répression comme ultime langage.</p>
<p>Le Maroc tout entier est avec toi, Boualem Sansal. Car la vérité ne se plie pas, la justice ne se négocie pas, et Dieu est du côté de ceux qui défendent le juste contre l’injuste.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Algérie. En grève de la faim, des détenus politiques transférés vers d&#8217;autres prisons </title>
		<link>https://lecollimateur.ma/71128</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Feb 2022 10:15:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[détenus politiques]]></category>
		<category><![CDATA[grève de la faim]]></category>
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					<description><![CDATA[De nombreux détenus du Hirak, qui observaient une grève de la faim depuis plus d’une une semaine à la prison d’El-Harrach à Alger, ont été transférés vers d’autres établissements pénitentiaires du pays, selon des avocats de la Défense. « Parmi la quarantaine de détenus grévistes, 13 ont déjà été transférés vers la prison de Bouira, et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>De nombreux détenus du Hirak, qui observaient une grève de la faim depuis plus d’une une semaine à la prison d’El-Harrach à Alger, ont été transférés vers d’autres établissements pénitentiaires du pays, selon des avocats de la Défense.</p>
<p>« Parmi la quarantaine de détenus grévistes, 13 ont déjà été transférés vers la prison de Bouira, et une dizaine d’autres vers la prison de Berrouaghia, à Médéa », a précisé l’avocat Abdelghani Badi, membre du Collectif de la défense, cité par les médias locaux.</p>
<p>Il rappelle que cette décision intervient plus d’une semaine après la grève de la faim, déclenchée par les détenus de la prison d’El-Harrach à Alger pour protester contre « les poursuites et les fausses accusations dont ils sont les victimes » ou encore contre la prolongation « abusive » de leur détention préventive.</p>
<p>Plusieurs détenus comptent également, par cette grève de la faim, exprimer leur rejet de l’article 87 bis, à l’origine des chefs d’inculpations qui pèsent sur eux, étant accusés d’appartenance à des organisations terroristes, le MAK et Rachad, en l’occurrence.</p>
<p>« Ils rejettent les chefs d’inculpation retenus contre eux sur la base de l’article 87 bis du code pénal qui les accuse de terrorisme », a affirmé Me Badi, ajoutant que ces détenus se considèrent comme étant des « détenus d’opinion ».</p>
<p>Pour sa part, l’avocate Fetta Saddat a souligné, en commentant la décision de transférer ces détenus politiques vers d’autres établissements pénitentiaires, qu’ »il s’agit bien d’une pratique en déphasage avec les textes de loi, considérant que tout détenu dont la situation pénale demeure pendante (sans procès et sans jugement) ne devrait pas quitter la prison de sa juridiction ».</p>
<p>Pour Me Abdellah Haboul, tout transfèrement selon la loi doit se faire dans le respect de la réglementation en vigueur.</p>
<p>Il a, par ailleurs, rappelé que la grève de la faim est un droit des détenus, régi par l’article 64, ajoutant que tout détenu est dans l’obligation d’informer l’administration pénitentiaire de son intention d’observer une grève de la faim.</p>
<p>« Jusque-là, tout semblait en règle. Mais, il se trouve que l’administration de la prison d’El-Harrach était réticente à cette grève », ajoute la même source, précisant que face à cette réticence, les détenus ont tout de même décidé de faire cette grève.</p>
<p>« Et c’est quand l’opinion publique a pris connaissance de cette action que des parties se sont retrouvées visiblement agacées. D’où la décision de recourir au transfèrement des détenus » explique Me Haboul.</p>
<p>Il fait état d’ »une autre anomalie car, cette décision aurait été prise sans l’avis des juges d’instruction, alors que l’article 12 du décret de 2007 est clair.</p>
<p>S’il s’agit d’un détenu inculpé, il ne peut être procédé au transfèrement d’un détenu qu’après avis de la juridiction devant laquelle il est poursuivi », a-t-il détaillé.</p>
<p>« Est-ce que le ministère de la Justice, en décidant de transférer ces détenus, a demandé l’avis des juges instructeurs ? La question mérite d’être posée », estime-t-il, en expliquant, par ailleurs, que ce transfert répond à plusieurs objectifs.</p>
<p>« D’abord cela permettra d’éloigner les détenus de leurs avocats, ensuite cela pénalisera les familles des détenus qui vont devoir effectuer de longs déplacements pour leur rendre visite », dit-il, en faisant remarquer qu’il s’agit donc d’une « sanction claire » en plus d’être une « mesure disciplinaire ».</p>
<p>Il a souligné qu’évidemment, « il y a l’objectif politique : briser l’élan de cette grève ».</p>
<p>Pour rappel, le Parquet général près la cour d&rsquo;Alger avait démenti les informations selon lesquelles des détenus de la prison d’El-Harrach auraient lancé un mouvement de grève de la faim. Mais, deux jours après ce démenti, le Comité de défense des détenus a confirmé, dans un communiqué, que « des dizaines de détenus continuent leur grève de la faim » à la prison d’El-Harrach.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Algérie : Une quarantaine de détenus politiques en grève de la faim</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/70264</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Jan 2022 08:33:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[détenus politiques]]></category>
		<category><![CDATA[grève de la faim]]></category>
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					<description><![CDATA[Plus de quarante détenus politiques observent depuis plusieurs jours une grève de la faim en Algérie, selon l&#8217;avocat Abdelghani Badi. Dans un post sur sa page facebook, Me Abdelghani Badi a précisé que ces détenus « injustement emprisonnés pour leurs opinions », observent une grève de la faim ouverte à la prison d’El-Harrach, à Alger. Selon lui, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Plus de quarante détenus politiques observent depuis plusieurs jours une grève de la faim en Algérie, selon l&rsquo;avocat Abdelghani Badi.</p>
<p>Dans un post sur sa page facebook, Me Abdelghani Badi a précisé que ces détenus « injustement emprisonnés pour leurs opinions », observent une grève de la faim ouverte à la prison d’El-Harrach, à Alger.</p>
<p>Selon lui, ces détenus ont lancé cette grève pour protester contre « les poursuites et les fausses accusations dont ils sont les victimes » alors que d’autres, parmi les détenus, s’insurgent, à travers leur mouvement de grève, contre la prolongation « abusive » de leur détention provisoire.</p>
<p>Il a fait savoir, par ailleurs, que plusieurs détenus parmi les grévistes ont entrepris cette action, coïncidant avec le 64e anniversaire de la grève des Huit-Jours, en 1957, pour protester contre l’article 87 bis sur la base duquel ils sont accusés de « terrorisme ».</p>
<p>« Ils rejettent les chefs d’inculpation retenus contre eux sur la base de cet article du code pénal qui les accusent de terrorisme », a affirmé encore l’avocat.</p>
<p>Dans cet article, est poursuivie, entre autres, pour acte terroriste « toute personne œuvrant ou incitant par quelque moyen que ce soit, à accéder au pouvoir ou à changer le système de gouvernance par des moyens non constitutionnels », rappelle-t-on.</p>
<p>Ces détenus, selon l’avocat, « rejettent formellement et fondamentalement les qualifications contenues dans cet article dont ils sont victimes », « refusent ce qualificatif et ne se considèrent pas comme des terroristes, mais de simples citoyens ayant exprimé publiquement leur opinion ».</p>
<p>En juin 2021, l’introduction, dans l’article 87 bis, du paragraphe incriminé a suscité l’inquiétude. Beaucoup, parmi les avocats notamment et les défenseurs des droits de l’Homme, ont relevé le caractère « ambigu » de ce texte, en considérant qu’il a pour effet d’aggraver le caractère imprécis de la définition de l’acte terroriste tel que défini à l’article 87 bis du Code pénal.</p>
<p>Dans ce sens, des experts et des Rapporteurs Spéciaux de l’ONU ont accusé le régime algérien d’ »instrumentaliser politiquement le terrorisme » pour réprimer les libertés publiques.</p>
<p>Dans une communication adressée au haut Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH), ces experts et représentants onusiens ont réitéré leur préoccupation quant à la définition d’actes terroristes adoptés par cet article qui, en incluant dans la catégorie d’acte terroriste une large variété d’infractions, entre en collision avec le principe de sécurité juridique.</p>
<p>Selon eux, ce texte porte atteinte aux droits de réunion pacifique et à la liberté d’expression, et impose des sanctions disproportionnées à des actes qui ne devraient pas être traités par des législations antiterroristes.</p>
<p>Ces Rapporteurs Spéciaux des Nations-Unies craignent le pire pour le sort des défenseurs des Droits de l’Homme et les activistes pacifiques de l’opposition algérienne.</p>
<p>De son côté, un collectif d’organisations et de défenseurs des Droits de l’Homme en Algérie a lancé un appel aux autorités algériennes pour mettre un terme à la nouvelle vague de répression et de restrictions des droits et libertés dans le pays.</p>
<p>Cette répression, confortée par l’article inique 87 bis du code pénal, veut terroriser toute volonté d’organisation ancienne ou nouvelle, met en garde le collectif.</p>
<p>Depuis le début du Hirak, en 2019,des centaines de personnes ont été arrêtées, souvent placées sous mandat de dépôt. Certains ont attendu plusieurs mois avant d’avoir droit à un procès.</p>
<p>Aujourd’hui, pas moins de 300 personnes, accusées d’ »atteinte à la sureté de l’Etat », « d’atteinte à l’intégrité du territoire », d’ »action subversives susceptibles d’instaurer un climat de terreur ou d’actions susceptibles de semer la haine ou encore la division », croupissent dans les prisons en Algérie. La plupart de ces détenus sont poursuivis pour avoir exprimé une opinion, à travers notamment des publications sur les réseaux sociaux.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des députés PJD accusés d&#8217;instrumentaliser la grève de la faim de Raissouni et Radi à des fins « étriquées »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/44694</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Apr 2021 17:43:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MÉDIAS]]></category>
		<category><![CDATA[grève de la faim]]></category>
		<category><![CDATA[radi]]></category>
		<category><![CDATA[raïssouni]]></category>
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					<description><![CDATA[La grève de la faim annoncée par les détenus Soulaimane Raissouni et Omar Radi « n&#8217;est pas liée aux conditions de leur détention », a affirmé mardi la Délégation générale à l&#8217;administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR). Dans une mise au point en réponse à une question adressée par des députés du Parti justice et développement &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La grève de la faim annoncée par les détenus Soulaimane Raissouni et Omar Radi « n&rsquo;est pas liée aux conditions de leur détention », a affirmé mardi la Délégation générale à l&rsquo;administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).</p>
<p>Dans une mise au point en réponse à une question adressée par des députés du Parti justice et développement au Chef du gouvernement au sujet de la grève de la faim observée par les deux détenus et qui a été largement reprise par les médias électroniques et les réseaux sociaux, la DGAPR a relevé que « la grève de la faim annoncée n&rsquo;a aucun lien avec les conditions de leur détention, comme il l&rsquo;ont eux-mêmes affirmé lors de la visite qu&rsquo;ils ont reçu de la part du directeur de l&rsquo;établissement pénitentiaire dans une tentative de les en dissuader ».</p>
<p>Le but de cette grève, selon les deux détenus, étant leur libération, la DGAPR n&rsquo;a aucune responsabilité dans les éventuelles répercussions de cet acte sur leur état de santé, ajoute la même source.</p>
<p>La direction de l&rsquo;établissement pénitentiaire a tenté à maintes reprises de dissuader les deux détenus d&rsquo;observer cette grève, mais ils ont maintenu la même position en dépit du risque qui pèse sur leur état de santé, relève la DGAPR, précisant que les deux détenus sont quotidiennement soumis au contrôle de la part du staff médical de l&rsquo;établissement.</p>
<p>La direction veille aussi à ce que les détenus jouissent de tous les droits qui leur sont garantis par la loi, soutient la DGAPR, notant, à cet égard, qu&rsquo;ils n&rsquo;ont subi aucun traitement dégradant ou inhumain.</p>
<p>« Comme par le passé, le même groupe parlementaire a adressé une question au Chef du gouvernement tout en la faisant fuiter », indique la DGAPR, regrettant « l&rsquo;utilisation de ce que ces parlementaires considèrent comme un dossier relatif aux droits de l&rsquo;Homme pour atteindre des objectifs étriqués, alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit de deux affaires de droit commun, comme en atteste le fait qu&rsquo;ils insistent sur ces deux détenus uniquement ».</p>
<p>Les députés ont volontairement fait fi de la précédente mise au point de la direction de l&rsquo;établissement pénitentiaire Ain Sebaa 1 sur les conditions de détention et la grève de faim des deux détenus concernés, « pour se greffer aux voix de prétendus défenseurs des droits de l&rsquo;Homme appelant à la libération des détenus, et ce en parfaite contradiction avec l&rsquo;indépendance de la Justice et des droits des autres parties concernées par ces deux affaires. Comme si le simple fait d&rsquo;entamer une grève de la faim suffisait à libérer des détenus même en flagrante violation des lois ».</p>
<p>Après avoir condamné le mode opératoire de ce groupe, la DGAPR réaffirme que la grève de la faim des deux détenus « n&rsquo;a aucun lien avec les conditions de leur détention et qu&rsquo;elle veille à leur assurer des conditions de détention conformes à la loi, en plus des soins de santé nécessaires ».</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Grève de la faim: Maâti Monjib persiste et signe</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/41860</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 14:39:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[grève de la faim]]></category>
		<category><![CDATA[Maâti Monjib]]></category>
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					<description><![CDATA[Maâti Monjib, détenu à la Prison locale El Arjat 2, a insisté pour entamer une grève de la faim, qui aurait des conséquences sur sa santé, malgré les tentatives de le dissuader, a affirmé mardi l&#8217;administration de l&#8217;établissement pénitentiaire. « Le détenu (M.M) a avisé oralement, lundi après-midi, l&#8217;administration de l&#8217;établissement pénitentiaire d&#8217;avoir entamé une grève &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Maâti Monjib, détenu à la Prison locale El Arjat 2, a insisté pour entamer une grève de la faim, qui aurait des conséquences sur sa santé, malgré les tentatives de le dissuader, a affirmé mardi l&rsquo;administration de l&rsquo;établissement pénitentiaire.</p>
<p>« Le détenu (M.M) a avisé oralement, lundi après-midi, l&rsquo;administration de l&rsquo;établissement pénitentiaire d&rsquo;avoir entamé une grève de la faim en raison de l&rsquo;affaire objet de sa détention et ce, contrairement à ce qui a été colporté par certaines parties qui prétendent que le détenu en question avait entamé cette grève depuis le 4 mars 2021 », a indiqué la Prison locale El Arjat 2 dans une mise au point.</p>
<p>Malgré les tentatives de l&rsquo;administration de la Prison locale El Arjat 2 de le dissuader d&rsquo;entamer cette grève de la faim, qui aurait des conséquences sur sa santé, le détenu tenait fermement à sa décision, ajoute la mise au point.</p>
<p>Après son insistance, la personne concernée a été placée sous le suivi du staff médical de l&rsquo;établissement pénitentiaire et les autorités judiciaires compétentes ont été avisées, a fait savoir la même source.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;activiste politique algérien Rachid Nekkaz entame une grève de la faim de 29 jours</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/40688</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Feb 2021 12:49:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[grève de la faim]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Nekkaz]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;activiste politique algérien Rachid Nekkaz, actuellement en détention à la wilaya d&#8217;El Bayadh (700 km au sud-ouest d&#8217;Alger), a annoncé avoir entamé vendredi une grève de la faim de 29 jours. « J’entamerai ma grève de la faim de 29 jours, ce vendredi 19 février, pour un hirak professionnel quotidien et pacifique », a écrit le détenu &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;activiste politique algérien Rachid Nekkaz, actuellement en détention à la wilaya d&rsquo;El Bayadh (700 km au sud-ouest d&rsquo;Alger), a annoncé avoir entamé vendredi une grève de la faim de 29 jours.</p>
<p>« J’entamerai ma grève de la faim de 29 jours, ce vendredi 19 février, pour un hirak professionnel quotidien et pacifique », a écrit le détenu depuis sa cellule dans une lettre diffusée par ses proches sur sa page Facebook.</p>
<p>Il a expliqué qu&rsquo;après une période de 50 jours sans médicament, sans médecin et sans consultation à l&rsquo;hôpital, suivi d’un transfert illégal de la prison de Koléa près d&rsquo;Alger à la prison d’El Abayadh Sidi Cheikh située à 700 Km au sud-ouest d&rsquo;Alger, sa maladie « s’est empirée ».</p>
<p>Dans ce sens, l’ex-candidat à la présidentielle de 2018 a accusé, à travers sa lettre, que « son dossier médical à la prison de Koléa a été falsifié ».</p>
<p>Le détenu se dit souffrant « d’une hypertrophie de la prostate qui s’est fortement développée ces derniers jours ».</p>
<p>« Trois médecins sont venus spécialement de l’hôpital l’Elbiadh, situé à 125 Km de la prison ainsi que autres trois spécialistes dont un chirurgien de Tizi Ouzou, un radiologue indépendant de Bejaia et un médecin chef d’Oran. Par ailleurs, ces six médecins ont confirmé que mon dossier médical, établi lors de mon incarcération à la prison de Koléa, a bien été falsifié avec des analyses de sang -non conforme- écrit au stylo et une analyse du PSA de la prostate indiquant un nom masqué avec un correcteur de couleur blanche qui ne m’appartient pas », fait savoir la lettre de Nekkaz.</p>
<p>« Face à ce scandale médical », Rachid Nekkaz a chargé ses avocats de saisir « le Comité des droits de l’homme de l’ONU à Genève pour assistance à personne en danger et abus de pouvoir ».</p>
<p>Le détenu note également que ses avocats vont se diriger vers la Cour suprême contre le directeur général des prisons, le procureur général près le tribunal d’El Bayadh et le ministre de la Justice.</p>
<p>D’après son avocat, Me Khelifi Ahmed, des militants du Mouvement pour la Jeunesse et le Changement (MJC), fondé par Rachid Nekkaz, observeront également une grève de la faim en solidarité avec Nekkaz, arrêté le 4 décembre 2019 pour « incitation à porter des armes contre des représentants de l’Etat », « incitation à attroupement non armé » et « publication Facebook pouvant porter atteinte à l’intérêt national ».</p>
<p>Placé en détention provisoire par le juge d’instruction du tribunal de Dar El Beïda, il a été incarcéré dans un premier temps à la prison d’El Harrach avant son transfert vers la maison pénitentiaire de Koléa.</p>
<p>A partir de cette prison, Nekkaz a adressé une lettre aux autorités proposant son aide financière pour l’amélioration des conditions lamentables de détention.</p>
<p>En janvier dernier, contre toute attente, les pouvoirs publics décident de le transférer vers l’institution punitive de Labiodh Sidi Cheikh dans la wilaya d’El Bayadh, sans avertir ses avocats ni sa famille, qui a dénoncé un « acharnement sans précédent ».</p>
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		<title>Algérie: Douze prisonniers d&#8217;opinion en grève de la faim&#8230; le silence assourdissant des « chevaliers blancs » du droit-de-l&#8217;hommisme</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/39357</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2021 08:49:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[détenus]]></category>
		<category><![CDATA[grève de la faim]]></category>
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					<description><![CDATA[Douze prisonniers d&#8217;opinions algériens, incarcérés à la maison d’arrêt de Bordj Bou-Arréridj (210 km au sud-est d&#8217;Alger) ont entamé lundi une grève de la faim pour dénoncer leur « incarcération injuste », selon leurs avocats. Dans un communiqué, le collectif des avocats de la défense a précisé que ces détenus d’opinion, incarcérés à la prison d’Aïn Soltane &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Douze prisonniers d&rsquo;opinions algériens, incarcérés à la maison d’arrêt de Bordj Bou-Arréridj (210 km au sud-est d&rsquo;Alger) ont entamé lundi une grève de la faim pour dénoncer leur « incarcération injuste », selon leurs avocats.</p>
<p>Dans un communiqué, le collectif des avocats de la défense a précisé que ces détenus d’opinion, incarcérés à la prison d’Aïn Soltane à Bordj Bou-Arréridj, ont opté pour cette action extrême pour protester contre leur « incarcération injuste » et exprimer leur « position inchangée envers ce système ».</p>
<p>Ils ont été arrêtés pour leurs opinions politiques, pour des publications sur les réseaux sociaux et des marches pacifiques auxquelles ils ont participé.</p>
<p>Le collectif a, de même, dénoncé les conditions dans lesquelles travaillent les avocats de la défense, réitérant son soutien aux détenus d’opinion et à toutes les personnes poursuivies dans ce cadre.</p>
<p>Les avocats s&rsquo;élèvent aussi contre les dépassements, le non-respect des procédures et la non-application de la loi.</p>
<p>« Nous avons constaté, par exemple, que toutes les poursuites judiciaires qui avaient pour objet des publications sur les réseaux sociaux ont été faites sans autorisation préalable de la justice pour accéder à ces pages, comme le stipule la loi », lit-on dans le même communiqué.</p>
<p>Il indique avoir « constaté la poursuite et la condamnation d’un jeune à la prison ferme sur des faits antérieurs à la loi en ignorant qu’une loi ne peut avoir un effet rétroactif que si le législateur s&rsquo;est expressément prononcé sur ce point ».</p>
<p>Me Mounir Gherbi, l’un des avocats du collectif de défense, cité par les médias algériens, a expliqué qu’en termes de droit algérien, le principe de non-rétroactivité des lois est considéré comme une des pierres angulaires de la sécurité juridique.</p>
<p>« Le principe de non-rétroactivité de la loi est l&rsquo;inapplicabilité de la nouvelle loi sur les actes et relations juridiques qui se seraient produits avant son entrée en vigueur, ainsi que sur les effets de ces actes et relations, c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible qu&rsquo;une nouvelle loi puisse régir des situations », précise l’avocat, citant la condamnation de l’activiste Lahcène Bencheikh, en première instance et en appel, a été prononcée sur des faits antérieurs à la loi.</p>
<p>Le collectif des avocats rappelle qu’il recense tous les dépassements et qu’il agit selon ses convictions et en total respect des lois en vigueur.</p>
<p>Selon un dernier décompte établi par le Comité national pour la libération des détenus (CLND), une centaine de détenus politiques et d’opinion croupissent dans les prisons en Algérie où les arrestations et les condamnations se sont poursuivies en 2020 alors que l’année 2021 démarre avec de nouveaux procès.</p>
<p>La même source a précisé que 87 détenus politiques et d’opinion purgent des peines de prison à travers le pays ou sont incarcérés dans l’attente de leur jugement.</p>
<p>Dernièrement, la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH) a dénoncé une régression des droits de l’Homme dans le pays en évoquant une « violation continue » des droits des citoyens et un « recours abusif » à la détention préventive.</p>
<p>« Le pouvoir a profité de la crise, des mesures de confinement et des restrictions en raison de la pandémie de Covid-19 pour procéder à des arrestations ciblées des activistes pensant ainsi briser le Hirak », dénonce la LADDH dans son rapport annuel.</p>
<p>« Si le régime continue de ne pas respecter les droits de l’Homme, il aura ainsi fait le choix du chaos qu’il assumera devant l’histoire », met-elle en garde, relevant que le pouvoir algérien « est entre deux choix : sauver le système ou sauver le pays ».</p>
<p>Elle fait remarquer qu’après un « Hirak pacifique et exemplaire de plus de 20 mois, qui a mis les droits humains au centre du combat pour la dignité et la liberté, la situation a régressé ».</p>
<p>Cette montée de la vague de la répression en Algérie a aussi provoqué l’ire du Parlement européen qui a « condamné fermement l’escalade des arrestations et détentions illégales et arbitraires et du harcèlement judiciaire dont sont victimes les journalistes, les défenseurs des droits de l’Homme, les syndicalistes, les avocats, les membres de la société civile et les militants pacifiques en Algérie ».</p>
<p>Dans ce même élan de dénonciation, des dizaines de journalistes algériens, issus de divers horizons, ont fustigé un « climat de peur » dans le pays et exprimé leurs « inquiétudes » face à la multiplication des dangers qui menacent les professionnels des médias.</p>
<p>« L’exercice du journalisme relève de la mission impossible face à l’oppression et à la peur », dénoncent ces journalistes dans une récente pétition rendue publique à Alger, tout en appelant les autorités algériennes à « honorer leurs engagements, itératifs dans les discours officiels » et à « respecter la liberté de la presse ».</p>
<p>Les signataires de la pétition ont dressé un constat accablant de la situation de la presse dans le pays, marquée notamment par « les incarcérations, le harcèlement moral, les menaces, les poursuites judiciaires, les convocations par la Police judiciaire, le chantage par la publicité institutionnelle, les interférences visant à orienter les lignes éditoriales ».</p>
<p>Ces actes sont devenus des « risques majeurs, auxquels les journalistes sont confrontés comme une fatalité », déplorent-ils.</p>
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		<title>Algérie: les jours de trois détenus d&#8217;opinion en danger</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/37093</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jan 2021 08:45:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[détenus d'opinion]]></category>
		<category><![CDATA[grève de la faim]]></category>
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					<description><![CDATA[Trois prisonniers d&#8217;opinion algériens en grève de la faim pour dénoncer une détention arbitraire, ont été transférés mardi au Centre hospitalier universitaire Mustapha Pacha à Alger, suite à la dégradation de leur état de santé, selon leurs avocats. Après plus d’une semaine de grève de la faim, déclarée ouverte le 27 décembre passé, l’état de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Trois prisonniers d&rsquo;opinion algériens en grève de la faim pour dénoncer une détention arbitraire, ont été transférés mardi au Centre hospitalier universitaire Mustapha Pacha à Alger, suite à la dégradation de leur état de santé, selon leurs avocats.</p>
<p>Après plus d’une semaine de grève de la faim, déclarée ouverte le 27 décembre passé, l’état de santé de ces activistes du « Hirak », Mohamed Tadjadit, Nouredine Khimoud et Abdelhak Benrahmani, « s’est beaucoup détérioré », ce qui a entraîné leur transfert de la prison d’El Harrach dans laquelle ils se trouvent depuis plus de quatre mois à l’hôpital, ont précisé leurs avocats dans des déclarations à des médias locaux.</p>
<p>« Ils sont très fatigués », ont ajouté ces avocats qui indiquent avoir introduit une demande de pourvoi en cassation après la prolongation de leur mandat de dépôt, notant qu’une audience avec la chambre d’accusation du tribunal de Bab El Ouad est prévue pour mercredi.</p>
<p>Ces prévenus, qui sont sous mandat de dépôt depuis le 27 août dernier, sont poursuivis notamment pour « publications pouvant porter atteinte à l’unité nationale », « outrage à corps constitué », « atteinte à la personne du président », « atteinte à la sécurité et à l’unité nationale » et « exposition de la vie d’autrui au danger en incitant à un rassemblement pendant la période du confinement ».</p>
<p>Selon un décompte établi lundi par le Comité national pour la libération des détenus (CLND), près de 90 détenus politiques et d’opinion croupissent dans les prisons en Algérie où les arrestations et les condamnations se sont poursuivies en 2020 alors que l’année 2021 démarre avec de nouveaux procès.</p>
<p>La même source a précisé que 87 détenus politiques et d’opinion purgent des peines de prison à travers le pays ou sont incarcérés dans l’attente de leur jugement.</p>
<p>Dernièrement, la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH) a dénoncé une régression des droits de l’Homme dans le pays en évoquant une « violation continue » des droits des citoyens et un « recours abusif » à la détention préventive.</p>
<p>« Le pouvoir a profité de la crise, des mesures de confinement et des restrictions en raison de la pandémie de Covid-19 pour procéder à des arrestations ciblées des activistes pensant ainsi briser le Hirak », dénonce la LADDH dans son rapport annuel.</p>
<p>« Si le régime continue de ne pas respecter les droits de l’Homme, il aura ainsi fait le choix du chaos qu’il assumera devant l’histoire », met-elle en garde, relevant que le pouvoir algérien « est entre deux choix : sauver le système ou sauver le pays ».</p>
<p>Elle fait remarquer qu’après un « Hirak pacifique et exemplaire de plus de 20 mois, qui a mis les droits humains au centre du combat pour la dignité et la liberté, la situation a régressé ».</p>
<p>Cette montée de la vague de la répression en Algérie a aussi provoqué l’ire du Parlement européen qui a « condamné fermement l’escalade des arrestations et détentions illégales et arbitraires et du harcèlement judiciaire dont sont victimes les journalistes, les défenseurs des droits de l’Homme, les syndicalistes, les avocats, les membres de la société civile et les militants pacifiques en Algérie ».</p>
<p>Dans ce même élan de dénonciation, des dizaines de journalistes algériens, issus de divers horizons, ont fustigé un « climat de peur » dans le pays et exprimé leurs « inquiétudes » face à la multiplication des dangers qui menacent les professionnels des médias.</p>
<p>« L’exercice du journalisme relève de la mission impossible face à l’oppression et à la peur », dénoncent ces journalistes dans une récente pétition rendue publique à Alger, tout en appelant les autorités algériennes à « honorer leurs engagements, itératifs dans les discours officiels » et à « respecter la liberté de la presse ».</p>
<p>Les signataires de la pétition ont dressé un constat accablant de la situation de la presse dans le pays, marquée notamment par « les incarcérations, le harcèlement moral, les menaces, les poursuites judiciaires, les convocations par la Police judiciaire, le chantage par la publicité institutionnelle, les interférences visant à orienter les lignes éditoriales ».</p>
<p>Ces actes sont devenus des « risques majeurs, auxquels les journalistes sont confrontés comme une fatalité », déplorent-ils.</p>
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