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	<title>GénérationZ212 &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Revendications de la Génération Z: Voici la réponse de la majorité gouvernementale</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/195014</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 17:14:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[communiqué]]></category>
		<category><![CDATA[GénérationZ212]]></category>
		<category><![CDATA[majorité gouvernementale]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Instance de la Présidence de la majorité a affirmé mardi être attentive aux revendications sociales, exprimant sa compréhension et sa disposition à interagir avec elles de manière constructive et responsable, à travers le dialogue et le débat au sein des institutions et des espaces publics pour parvenir à des solutions réalistes et applicables, au service &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’Instance de la Présidence de la majorité a affirmé mardi être attentive aux revendications sociales, exprimant sa compréhension et sa disposition à interagir avec elles de manière constructive et responsable, à travers le dialogue et le débat au sein des institutions et des espaces publics pour parvenir à des solutions réalistes et applicables, au service des causes de la Nation et des citoyens.</strong></p>
<p><strong>Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion consacrée aux derniers développements liés à la rentrée politique et à la conjoncture politique, économique et sociale, l’Instance a relevé que l’approche fondée sur le dialogue et la concertation constitue la seule voie pour traiter les défis auxquels le pays est confronté.</strong></p>
<p><strong>Après avoir examiné les différentes évolutions liées aux expressions de la jeunesse dans les espaces numériques et publics, la Présidence de la majorité a salué l’interaction équilibrée des forces de l’ordre, conformément aux procédures légales en vigueur.</strong></p>
<p><strong>Guidée par les Orientations Royales contenues dans le Discours du Trône de juillet 2025 dans lequel Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, a appelé à l’adoption d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial, l’Instance a réaffirmé l’adhésion du gouvernement à la mise en oeuvre des Hautes Directives Royales, à partir de la loi de finances 2026 notamment pour ce qui est de la mise à niveau globale des espaces territoriaux et le rattrapage des disparités sociales et spatiales selon une vision de développement équilibré et inclusive.</strong></p>
<p><strong>Consciente des accumulations et des problématiques que connaît le système de santé depuis des décennies, la Majorité souligne que l’ambition de réforme exprimée par la jeunesse rejoint les priorités sur lesquelles planche le gouvernement.</strong></p>
<p><strong>Depuis la prise de ses fonctions, le gouvernement a en effet lancé un vaste chantier de refonte du secteur, dont les résultats ne sauraient être mesurés dans l’immédiat, eu égard à l’ampleur des réformes menées simultanément, portant notamment sur la création des groupements territoriaux de santé, la mise à niveau des hôpitaux de tous les niveaux et l’augmentation du nombre de professionnels de santé, conformément aux standards internationaux, rappelle la même source.</strong></p>
<p><strong>Elle s’est félicitée, de même, des initiatives visant à initier un débat sur la réforme du système de santé, notamment l’initiative des groupes parlementaires en vue de la présentation par le ministre de la Santé et de la Protection sociale d’un exposé détaillé devant les commissions parlementaires, et l’examen de ses différents volets, soulignant, dans ce sens, que l’Exécutif demeure ouverte aux propositions de toutes les forces vives en mesure de contribuer à l’amélioration du système de santé afin de répondre aux aspirations de l’ensemble des Marocains.</strong></p>
<p><strong>Par ailleurs, l’instance a réaffirmé son fort engagement à parachever la mise en œuvre du programme gouvernemental fondé sur le renforcement des piliers de l’Etat social, en rapport notamment avec le chantier Royal d’envergure lié à la protection sociale, ainsi qu’à poursuivre l’élan de réformes dans les secteurs de la santé et de l’enseignement.</strong></p>
<p><strong>Il s’agit, en outre, du renforcement de l’investissement public et privé pour la création d’emplois, sans négliger les programmes de logement, l’autonomisation des jeunes, la lutte contre le stress hydrique et la réforme du système de la justice, à travers la consolidation des acquis en matière des droits de l’Homme et le raffermissement de l’Etat de droit.</strong></p>
<p><strong>Ces réformes, qui sont de nature à conforter le pacte social entre le citoyen et l’Etat, touchent en profondeur l’ensemble du système de l’action publique, de manière à contribuer à la concrétisation des aspirations communes de tous les Marocains.</strong></p>
<p><strong>Cette réunion de l’instance de la présidence de la majorité s’est tenue sous la présidence du président du Rassemblement National des Indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, des deux membres de la direction collégiale du Secrétariat général du Parti Authenticité et Modernité (PAM), Fatima Ezzahra El Mansouri et Mohamed Mehdi Bensaid et du Secrétaire général du Parti de l’Istiqlal (PI), Nizar Baraka, en présence de MM. Rachid Talbi Alami, Mustapha Baitas, Mohamed Saad Berrada, Amine Tahraoui, Younes Sekkouri, Azeddine El Midaoui, Abdeljebbar Rachidi, Ryad Mezzour et Naima Ben Yahia.</strong></p>
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		<title>Une jeunesse en quête d’horizon…</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/194854</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 10:49:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[GénérationZ212]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Boufous]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Rachid Boufous À Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech et ailleurs, ces jeunes ont occupé les places, défié l’indifférence et crié haut ce que beaucoup murmurent tout bas : l’urgence d’un avenir qui ne soit pas confisqué. Dans leurs slogans improvisés « liberté », « dignité », « justice sociale », se condensent les frustrations d’une &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Rachid Boufous</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-194857" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/09/BOUFOUS-site-web.jpg" alt="" width="2500" height="1308" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/09/BOUFOUS-site-web.jpg 2500w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/09/BOUFOUS-site-web-300x157.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/09/BOUFOUS-site-web-1024x536.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/09/BOUFOUS-site-web-768x402.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/09/BOUFOUS-site-web-1536x804.jpg 1536w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/09/BOUFOUS-site-web-2048x1072.jpg 2048w" sizes="(max-width: 2500px) 100vw, 2500px" /></p>
<p><strong>À Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech et ailleurs, ces jeunes ont occupé les places, défié l’indifférence et crié haut ce que beaucoup murmurent tout bas : l’urgence d’un avenir qui ne soit pas confisqué. Dans leurs slogans improvisés « liberté », « dignité », « justice sociale », se condensent les frustrations d’une jeunesse éduquée mais marginalisée, connectée au monde mais encore piégée dans des impasses locales.</strong></p>
<p><strong>La réaction des autorités, elle, fut prévisible : dispersions, arrestations, intimidations. Mais si l’intention était d’éteindre l’incendie, le résultat a été inverse. Chaque étudiant interpellé, chaque voix étouffée risque de rallumer l’étincelle d’un mouvement qui se veut pacifique mais irréductible. GenZ212 l’a répété : leur action n’est ni partisane, ni manipulée. Elle est le cri d’une génération qui refuse d’être réduite au silence ou récupérée par des agendas politiques qui ne sont pas les siens.</strong></p>
<p><strong>Le mouvement ayant appelé à ces manifestations, est apparu de manière fulgurante ces derniers jours, incarnant la contestation d’une jeunesse marocaine décidée à rompre avec le silence. En l’espace de 48 heures, des manifestations coordonnées ont eu lieu dans plusieurs grandes villes (Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech…), rassemblant des milliers de jeunes.</strong></p>
<p><strong>À travers des revendications centrées sur l’éducation, la santé, la justice sociale et la dignité, le collectif s’est positionné comme le porte-voix d’une génération frustrée par la stagnation institutionnelle. Il revendique son indépendance des partis et mouvements traditionnels, ce qui renforce son image de spontanéité et d’authenticité.</strong></p>
<p><strong>GenZ212 est plus qu’un cri de colère : c’est le signal d’un basculement générationnel.</strong></p>
<p><strong>Ces jeunes n’acceptent plus d’attendre. Ils veulent une éducation qui forme, une économie qui embauche, une démocratie qui écoute. Ils refusent de se voir relégués dans la marge, eux qui portent pourtant l’avenir numérique, créatif et ouvert du Maroc.</strong></p>
<p><strong>Depuis six décennies, les mouvements de jeunesse au Maroc sont à la fois thermomètre et moteur de la contestation sociale. En mars 1965, les lycéens de Casablanca, révoltés contre une décision limitant l’accès à l’université, descendaient dans la rue. Derrière la revendication immédiate, c’était déjà le droit à l’éducation et à l’avenir qui s’exprimait. La répression brutale marqua les mémoires et inaugura une histoire où la jeunesse allait incarner, régulièrement, le refus du silence.</strong></p>
<p><strong>Les années 1980 prolongent cette séquence avec les émeutes de 1981 et 1984, dites « du pain ». La hausse des prix et les ajustements structurels imposés par le FMI précipitent les étudiants, les jeunes chômeurs et des familles entières dans la rue. Le cœur de la colère est social : emploi, dignité, justice. La répression est à nouveau au rendez-vous, mais ces soulèvements donnent à voir une jeunesse qui ne veut pas seulement d’une instruction, mais d’un horizon.</strong></p>
<p><strong>Dans les années 1990, alors que le pays vit encore sous tension politique, les mobilisations étudiantes et lycéennes persistent. Elles dénoncent la précarité et un chômage endémique, en particulier chez les diplômés. Malgré une fermeture institutionnelle, la rue reste l’unique lieu où s’exprime la frustration.</strong></p>
<p><strong>Le tournant des années 2000 élargit le spectre. Internet, les ONG et une relative ouverture médiatique permettent aux jeunes de se saisir de thèmes nouveaux : droits humains, lutte contre la corruption, transparence. En 2011, le Mouvement du 20 février, largement porté par des jeunes urbains connectés, marque l’apogée de cette évolution. Les slogans réclament démocratie et réformes profondes. La Constitution révisée qui en découle ouvre des perspectives, mais la mise en œuvre partielle nourrit vite une nouvelle désillusion.</strong></p>
<p><strong>À partir de 2016, ce sont les territoires marginalisés qui prennent le relais. Dans le Rif, à Jerada, à Zagora, la jeunesse porte les revendications de régions oubliées : emploi, hôpitaux, infrastructures. Smartphones à la main, elle filme, diffuse, met en scène son exclusion. La périphérie devient visible au cœur du débat national, mais au prix d’arrestations et de procès.</strong></p>
<p><strong>En 2025, GenZ212 surgit dans ce sillage, mais avec des traits propres. Ce collectif sans chefs identifiés, organisé via Discord, TikTok et Instagram, a mobilisé en quelques heures des milliers de jeunes dans une dizaine de villes. Ses mots d’ordre sont clairs : éducation, santé, emploi, dignité. Ce sont les mêmes revendications que leurs aînés, mais formulées autrement. Cette génération née après 2000 compare en direct ses conditions à celles d’ailleurs, interpelle les choix budgétaires de l’État, refuse d’être encadrée par des partis ou des syndicats. Sa contestation est horizontale, fluide, insaisissable.</strong></p>
<p><strong>La comparaison avec les jeunesses précédentes est frappante. Dans les années 1960 à 2011, les étudiants et les jeunes chômeurs passaient encore par les structures traditionnelles : syndicats, associations, partis, qui servaient de relais, même imparfaits. Aujourd’hui, GenZ212 ne croit plus en ces médiations. Sa force est sa viralité numérique, sa rapidité, son indépendance. Sa faiblesse est peut-être la même : un manque de structuration qui rend difficile la formulation de propositions concrètes.</strong></p>
<p><strong>Mais l’essentiel est ailleurs. L’histoire longue des mouvements de jeunesse au Maroc montre la permanence de certaines aspirations : le droit à l’éducation, l’exigence de justice sociale, la quête de dignité et de gouvernance équitable. Ce qui change, en 2025, c’est la méthode et le ton. Là où les générations précédentes demandaient à être entendues demain, GenZ212 exige des résultats aujourd’hui. Elle ne quémande pas une place ; elle affirme qu’elle est déjà le présent.</strong></p>
<p><strong>La Génération Z marocaine n’est pas une abstraction sociologique : elle est là, visible, tangible, vibrante. Elle bouscule par ses méthodes horizontales, ses réseaux sociaux, ses appels viraux qui échappent aux circuits classiques de mobilisation. Elle inquiète parce qu’elle est insaisissable, mais elle fascine parce qu’elle incarne le futur.</strong></p>
<p><strong>À ceux qui persistent à la regarder de haut, un avertissement : ce mouvement n’est pas une bulle passagère. Il est l’expression d’un changement d’époque.</strong></p>
<p><strong>Le mouvement GenZ212 incarne cette volonté de réinventer l’espace civique : sans chef unique, sans idéologie figée, il repose sur une organisation horizontale qui défie les logiques classiques de contrôle et de récupération. Cette forme fluide de mobilisation rend son étouffement illusoire.</strong></p>
<p><strong>La jeunesse marocaine ne quémande plus, elle exige. Elle ne se résigne plus, elle s’affirme. Et son cri, porté durant ces deux jours intenses, résonne déjà bien au-delà des rues qu’elle a parcourues.</strong></p>
<p><strong>Le Maroc a su, dans son histoire récente, faire preuve de réformes audacieuses quand la situation l’exigeait. Aujourd’hui, l’urgence n’est plus seulement économique ou sociale : elle est générationnelle.</strong></p>
<p><strong>Un pays qui ignore sa jeunesse s’affaiblit. Un pays qui la reconnaît, au contraire, se réinvente. La Génération Z ne retournera pas dans l’ombre, mais elle peut devenir, si on lui en donne la place, le moteur du Maroc de demain.</strong></p>
<p><strong>Ce que disent ces 48 heures, en filigrane, c’est que le Maroc est à la croisée des chemins. Soit il choisit d’écouter, de dialoguer, de transformer cette énergie en force constructive ; soit il s’entête à la contenir, au risque de voir la fracture générationnelle s’élargir. Depuis 1965, les slogans changent, mais le message reste le même, car sans sa jeunesse, le Maroc n’a pas d’avenir.</strong></p>
<p><strong>Cette jeunesse ne demande pas la lune : elle réclame un horizon…</strong></p>
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