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	<title>france &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Maroc- France ou quand l&#8217;avenir se conjugue au présent  -décryptage</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 20:27:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Une journée de rendez-vous historique. Le 16 juillet 2026 restera comme une date charnière dans le calendrier diplomatique maroco-français. Rabat a accueilli la 15ᵉ Réunion de Haut Niveau (RHN), un exercice institutionnel qui, cette année, a revêtu une ampleur inédite. Autour de la table, deux chefs de gouvernement — Aziz Akhannouch pour &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Une journée de rendez-vous historique.</strong></p>
<p><strong>Le 16 juillet 2026 restera comme une date charnière dans le calendrier diplomatique maroco-français. Rabat a accueilli la 15ᵉ Réunion de Haut Niveau (RHN), un exercice institutionnel qui, cette année, a revêtu une ampleur inédite. Autour de la table, deux chefs de gouvernement — Aziz Akhannouch pour le Maroc, Sébastien Lecornu pour la France — et une délégation exceptionnellement fournie : 22 ministres au total, dont douze accompagnant le Premier ministre français dans son déplacement. Jamais une délégation française d&rsquo;une telle envergure ne s&rsquo;était rendue à Rabat pour une session de travail bilatérale.</strong></p>
<p><strong>Cette rencontre s&rsquo;inscrit dans la droite ligne des orientations fixées par les deux chefs d&rsquo;État, Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président Emmanuel Macron, lors de la visite d&rsquo;État du Président français au Maroc en octobre 2024. Cette séquence fondatrice, marquée par la signature de 22 accords stratégiques représentant plus de 12 milliards d&rsquo;euros, avait donné naissance au Partenariat d&rsquo;exception renforcé. Moins de deux ans plus tard, il s&rsquo;agissait de passer de la feuille de route à l&rsquo;état d&rsquo;avancement, de la promesse à la réalisation.</strong></p>
<p><strong>Onze nouveaux accords ont été paraphés, couvrant des domaines aussi variés que la santé, les transports, l&rsquo;aviation civile, la coopération décentralisée, l&rsquo;enseignement supérieur ou encore la promotion de la langue arabe. Mais au-delà des chiffres, c&rsquo;est la méthode qui a marqué les esprits : chaque ministre français a travaillé en tête-à-tête avec son homologue marocain sur des dossiers concrets, dans une logique sectorielle qui vise à ancrer la relation bilatérale dans l&rsquo;exécution plutôt que dans la seule déclaration d&rsquo;intention.</strong></p>
<p><strong>Ce que révèlent les deux allocutions.</strong></p>
<p><strong>Les discours d&rsquo;ouverture des deux chefs de gouvernement ont livré plusieurs enseignements majeurs, esquissant les contours d&rsquo;une relation qui a définitivement changé de nature.</strong></p>
<p><strong>1. Un partenariat qui change de dimension : du symbolique au structurel.</strong></p>
<p><strong>Le vocabulaire employé est sans équivoque. Aziz Akhannouch parle explicitement d&rsquo;une entrée dans la « pleine mise en œuvre » du partenariat, tandis que Sébastien Lecornu évoque un moment où la relation « doit désormais changer d&rsquo;échelle ». Les deux discours convergent sur un même diagnostic : le temps des grandes déclarations solennelles est révolu. La relation est désormais entrée dans une phase d&rsquo;exécution mesurable — chiffrée en accords conclus, en visites croisées (plus de quarante en deux ans) et en mécanismes de suivi institutionnalisés, à l&rsquo;image des commissions mixtes et des comités de travail techniques.</strong></p>
<p><strong>2. L&rsquo;annonce du traité bilatéral, point d&rsquo;orgue stratégique.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;élément le plus frappant des interventions réside dans l&rsquo;annonce, par Sébastien Lecornu, de la préparation d&rsquo;un traité bilatéral inédit — le premier que la France s&rsquo;apprête à signer avec un pays situé hors de l&rsquo;Union européenne. Cette déclaration dépasse la simple logique d&rsquo;accords sectoriels ponctuels pour viser un cadre juridique pérenne, conçu pour survivre aux alternances politiques des deux côtés. D&rsquo;où la mention d&rsquo;un « comité des sages » chargé d&rsquo;en préparer les fondements. Ce traité, s&rsquo;il voit le jour, hissera la relation maroco-française au rang des partenariats les plus structurés que la France entretient avec une nation non-européenne.</strong></p>
<p><strong>3. La question du Sahara marocain, pierre angulaire intangible.</strong></p>
<p><strong>Dans son allocution, Sébastien Lecornu a réitéré avec fermeté que la position française, exprimée dans la lettre présidentielle du 30 juillet 2024, est « intangible ». Ce rappel, prononcé devant les deux délégations réunies, confirme que ce dossier reste la condition politique de fond sur laquelle repose tout le reste de l&rsquo;édifice relationnel. Les onze nouveaux accords économiques, culturels et sécuritaires s&rsquo;inscrivent dans ce climat de confiance retrouvée sur ce point précis, qui a levé les blocages antérieurs et permis une accélération spectaculaire de la coopération.</strong></p>
<p><strong>4. Une approche globalisante, au-delà du seul économique.</strong></p>
<p><strong>Les deux discours refusent avec constance de réduire le partenariat à sa seule dimension commerciale. Sont mentionnés dans un même mouvement : la mobilité humaine (visas, étudiants, binationaux), la sécurité (lutte antiterroriste, narcotrafic, migration irrégulière), la culture et la francophonie, ainsi que la dimension africaine commune — avec les échos du sommet France-Afrique de Nairobi et de l&rsquo;engagement conjoint au Sahel. Cette transversalité illustre une volonté affirmée de tisser une interdépendance à plusieurs niveaux, plus résistante et plus difficile à défaire qu&rsquo;un accord purement commercial.</strong></p>
<p><strong>5. Une dimension personnelle et symbolique assumée.</strong></p>
<p><strong>Le ton chaleureux adopté par Sébastien Lecornu — « Cher Aziz », l&rsquo;évocation des supporters marocains portant à la fois le maillot des Bleus et le drapeau marocain lors du quart de finale du Mondial 2026 — n&rsquo;est pas anecdotique. Il relève d&rsquo;une stratégie de communication qui personnalise la relation d&rsquo;État à État, dans le but manifeste d&rsquo;ancrer dans les opinions publiques des deux pays un climat d&rsquo;amitié qui dépasse les seuls calculs diplomatiques. Ce faisant, les deux gouvernements cherchent à immuniser leur partenariat contre les aléas politiques internes.</strong></p>
<p><strong>6. Un jalon avant un sommet.</strong></p>
<p><strong>Les deux orateurs insistent sur le caractère transitoire de cette réunion. Elle ne constitue pas une fin en soi, mais une étape de préparation politique et technique avant la prochaine visite d&rsquo;État du Roi Mohammed VI en France, présentée par les deux parties comme le point d&rsquo;orgue de cette dynamique renouvelée. Cette perspective donne à la RHN du 16 juillet une dimension de répétition générale avant un rendez-vous diplomatique de plus haut niveau encore.</strong></p>
<p><strong>En synthèse</strong></p>
<p><strong>Ces deux discours dessinent une relation qui cherche à s&rsquo;institutionnaliser durablement (traité bilatéral, mécanismes de suivi), à consolider un acquis politique sensible (le Sahara marocain), tout en élargissant son périmètre à des enjeux communs (Afrique, sécurité, mobilité) — le tout enveloppé dans une rhétorique de proximité humaine destinée à ancrer cette dynamique au-delà du cercle des seuls décideurs.</strong></p>
<p><strong>La 15ᵉ Réunion de Haut Niveau Maroc-France se lit ainsi moins comme un aboutissement que comme une étape supplémentaire dans la construction d&rsquo;un cadre bilatéral appelé à devenir, à terme, l&rsquo;un des plus structurés que la France entretient avec un pays hors de l&rsquo;Union européenne. Une architecture en train de se bâtir, pierre par pierre, sous les yeux d&rsquo;une opinion publique que les deux gouvernements entendent associer, par l&rsquo;affect et par l&rsquo;intérêt, à cette aventure diplomatique commune.</strong></p>
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		<title>15e RHN Maroc- France : Moisson d&#8217;accords de coopération et de partenariat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 16:32:51 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[accords]]></category>
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					<description><![CDATA[Plusieurs accords de coopération et de partenariat ont été signés, jeudi à Rabat, entre le Maroc et la France dans le cadre de la 15e Réunion de Haut Niveau (RHN), co-présidée par le Chef du Gouvernement, Aziz Akhannouch, et le Premier ministre français, Sébastien Lecornu. Ainsi, une lettre d’intention relative à la coopération en matière &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Plusieurs accords de coopération et de partenariat ont été signés, jeudi à Rabat, entre le Maroc et la France dans le cadre de la 15e Réunion de Haut Niveau (RHN), co-présidée par le Chef du Gouvernement, Aziz Akhannouch, et le Premier ministre français, Sébastien Lecornu.</strong></p>
<p><strong>Ainsi, une lettre d’intention relative à la coopération en matière de politique étrangère féministe, a été signée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et le ministre de l&rsquo;Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, en vue de renforcer la diplomatie féministe tant au niveau des ministères qu’à l’échelle internationale.</strong></p>
<p><strong>De même, un protocole d’entente portant confirmation de la mise en œuvre du financement du programme de la Ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech a été signé par la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, et le ministre français de l&rsquo;Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Roland Lescure.</strong></p>
<p><strong>Il s’agit également d’une déclaration commune complétant le Protocole d’Entente portant confirmation de la mise en œuvre du partenariat dans le domaine de l’eau qui a été paraphée par Mme Fettah, M. Barrot et la directrice de l’Agence française de développement (AFD) au Maroc, Catherine Bonnaud. Cet accord complète et précise les engagements pris par les Parties dans le Protocole d’entente du 28 octobre 2024 relatifs au soutien à la politique nationale de l’eau.</strong></p>
<p><strong>En outre, une déclaration d’intention relative à l’enseignement de la langue arabe et de l’histoire-géographie dans les établissements d’enseignement français au Maroc, a été signée par le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Mohamed Berrada, et la ministre déléguée chargée de la Francophonie et des Partenariats internationaux de France, Eléonore Caroit, en vue de promouvoir l&rsquo;acquisition d&rsquo;une compétence bilingue.</strong></p>
<p><strong>Par la même occasion, le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, et son homologue français, Philippe Tabarot, ont procédé à la signature d&rsquo;un plan d’action triennal (2026-2028) pour la mise en œuvre de la coopération technique dans le domaine de l’aviation civile.</strong></p>
<p><strong>M. Kayouh a également signé avec le directeur de l&rsquo;École nationale supérieure maritime (ENSM, France), François Lambert, une Convention de partenariat entre cette Ecole et l’Institut supérieur d’études maritimes (ISEM, Maroc), destinée à consolider les échanges scientifiques et pédagogiques entre les deux établissements.</strong></p>
<p><strong>Pour leur part, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, et la représentante de la directrice générale du Groupe La Poste, Christelle Geneste Defaye, ont conclu un accord de coopération visant à adapter le service postal aux nouveaux enjeux et à renforcer la collaboration entre les deux opérateurs.</strong></p>
<p><strong>Dans le domaine culturel, une déclaration d’intention relative à la coopération dans le domaine des échanges artistiques, ainsi qu&rsquo;une déclaration d&rsquo;intention portant sur la coopération dans le domaine du cinéma et de l’image animée sur le continent africain, ont été signées par le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, et son homologue française, Catherine Pegard.</strong></p>
<p><strong>M. Bensaid a aussi procédé à la signature d&rsquo;une convention de partenariat stratégique avec la présidente de l’Institut du monde arabe, Anne-Claire Legendre, pour établir un cadre général de coopération entre les deux parties en vue de développer un partenariat autour d&rsquo;actions culturelles, intellectuelles et citoyennes.</strong></p>
<p><strong>Une convention- cadre de coopération portant sur divers domaines d&rsquo;activité, tels que l&rsquo;ingénierie des sols et l’expertise des infrastructures portuaires, hydrauliques et maritimes, a été également signée par le directeur général du Laboratoire public d’essais et d’études (LPEE), Hammou Bensaadout, et le directeur général du Centre d&rsquo;études et d&rsquo;expertises sur les risques, l&rsquo;environnement, la mobilité et l&rsquo;aménagement (CEREMA), Etienne Crepon.</strong></p>
<p><strong>Enfin, le directeur de l&rsquo;Institut agronomique et vétérinaire (IAV) Hassan II, Abdelaziz El Hraiki, et le directeur général délégué à la recherche et à la stratégie au sein du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développent (CIRAD), Jean-Paul Laclau, ont signé un accord-cadre de coopération scientifique couvrant les secteurs de l&rsquo;agriculture, de la médecine vétérinaire et des sciences halieutiques et aquacoles.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-215960" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RABATPARIS-.jpeg" alt="" width="1600" height="1067" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RABATPARIS-.jpeg 1600w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RABATPARIS--300x200.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RABATPARIS--1024x683.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RABATPARIS--768x512.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RABATPARIS--1536x1024.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Marocanité du Sahara: M. Lecornu réaffirme la position “intangible” de la France</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215951</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 16:10:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[sahara marocain]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a réaffirmé, jeudi à Rabat, la position « intangible » de son pays en faveur de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. « Cette position, je le redis ici, est intangible. Elle ne variera pas et, comme vous le savez, nous en tirons toutes les conséquences« , a déclaré M. Lecornu lors &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="w-full clearfix text-[#6C6C6C] leading-[1.7] font-sans text-[0.95rem] font-normal">
<div class="article-content">
<p><strong>Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a réaffirmé, jeudi à Rabat, la position <em>« intangible</em> » de son pays en faveur de la souveraineté du Maroc sur son Sahara.</strong></p>
<p><strong>« <em>Cette position, je le redis ici, est intangible. Elle ne variera pas et, comme vous le savez, nous en tirons toutes les conséquences</em>« , a déclaré M. Lecornu lors d’un point de presse à l’issue de la Réunion de Haut Niveau (RHN) qu’il a coprésidée avec le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.</strong></p>
<p><strong>Il a, en outre, souligné que <em>« la France se tient aux côtés du Maroc, loyalement et fidèlement »</em>, insistant sur la « <em>clarté</em> » de la position exprimée par le Président de la République française, M. Emmanuel Macron, dans le message adressé à SM le Roi Mohammed VI à l’occasion de la Fête du Trône, le 30 juillet 2024.</strong></p>
<p><strong>Dans ce message, le Président Macron avait affirmé officiellement qu’il considère que le présent et l’avenir du Sahara s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine.</strong></p>
<p><strong>La 15e session de la RHN Maroc-France s&rsquo;est tenue, ce jeudi, en consécration du Partenariat d&rsquo;exception renforcé liant le Maroc et la France, sous la conduite des deux Chefs d’État, Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président français, M. Emmanuel Macron.</strong></p>
</div>
</div>
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</div>
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			</item>
		<item>
		<title>« La relation franco- marocaine doit désormais changer d&#8217;échelle »: les déclarations et annonces du Premier ministre français Sébastien Lecornu, en visite officielle au Maroc</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215944</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 16:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Lecornu]]></category>
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					<description><![CDATA[Monsieur le Chef du gouvernement, votre Excellence, Mesdames et Messieurs les ministres des deux délégations,  Madame, Monsieur les ambassadeurs,  en saluant la presse ici présente,  Je remercie très sincèrement SM le Roi Mohammed VI, ainsi que le chef du gouvernement marocain, Cher Aziz, pour l’accueil qui m’a été réservé ici, ainsi qu’à l’ensemble de la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Monsieur le Chef du gouvernement, votre Excellence,</strong></p>
<p><strong> Mesdames et Messieurs les ministres des deux délégations, </strong></p>
<p><strong>Madame, Monsieur les ambassadeurs, </strong></p>
<p><strong>en saluant la presse ici présente, </strong></p>
<p><strong>Je remercie très sincèrement SM le Roi Mohammed VI, ainsi que le chef du gouvernement marocain, Cher Aziz, pour l’accueil qui m’a été réservé ici, ainsi qu’à l’ensemble de la délégation française. Mes remerciements s’adressent également à l’ensemble des ministres marocains et français présents pour la qualité des échanges ce matin. </strong></p>
<p><strong>La chaleur de votre hospitalité, M. le Chef du gouvernement, en dit long de l’entente fraternelle qui nous unit et du bonheur que le Maroc et la France ont d’œuvrer ensemble. </strong></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">EN DIRECT | Point presse conjoint du Premier ministre et du Premier ministre marocain M. Aziz Akhannouch. <a href="https://t.co/iB9Dy7E8Pm">https://t.co/iB9Dy7E8Pm</a></p>
<p>— Gouvernement (@gouvernementFR) <a href="https://x.com/gouvernementFR/status/2077719770774802733?ref_src=twsrc%5Etfw">July 16, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong>Bien sûr, il y a le football mais j’ai vu à Paris beaucoup de jeunes supporters porter à la fois le maillot de l’équipe de France et le drapeau du Maroc lors de notre quart de finale du Mondial, j’y vois le symbole d’une amitié unique faite, nous le disions tous les deux, d’un grand respect et d’une vraie confiance. C’est donc pour moi un honneur particulier d’être aujourd’hui au Maroc pour y mener avec vous, M. le Chef du gouvernement, nos consultations gouvernementales dans le cadre de cette Réunion de Haut Niveau. Nous nous réunissons aujourd’hui à la demande de nos Chefs d’Etat, SM le Roi Mohammed VI et le Président de la République Emmanuel Macron. Nous avons tous deux reçu un mandat clair, celui de veiller très scrupuleusement à ce que soient tenus les engagements pris lors de la visite d’Etat du Président de la République au Maroc, on s’en souvient, en octobre 2024. Il nous a été aussi confié la mission de former de nouveaux projets et de veiller à l’intérêt même de chacun de nos deux peuples dans l’esprit du Partenariat d’exception renforcé, vous l’avez rappelé. Nous avons chacun à cœur de faire de notre mieux pour que la visite d’Etat que SM le Roi effectuera bientôt en France consacre cette ambition et lui donne tout son sens. C’est dans cette perspective que, ce matin, chacun des 12 ministres français qui m’accompagnent, a travaillé avec son homologue marocain sur des sujets directs et concrets. Nous avons dressé le bilan de l’action voulue par nos Chefs d’Etat à l’automne 2024. Je peux dire ici qu’il est exceptionnellement positif dans tous les domaines: industrie, énergie, sécurité, défense, ou encore la culture, l’éducation, et l’agriculture. </strong></p>
<p><strong>Les accords signés à l’instant témoignent que nous sommes capables d’aller plus loin encore et de faire toujours mieux. </strong></p>
<p><strong>S’agissant d’abord de l’essentiel, c’est-à-dire nos liens humains, nous faisons en sorte que la France et le Maroc puissent échanger, circuler, travailler et s’associer au long cours. C’est le cœur de notre politique en matière de visas qui cherche à faciliter la mobilité circulaire  pour ceux qui sont les forces vives de la relation franco- marocaine, les entrepreneurs, les étudiants marocains qui restent le premier contingent d’étudiants étrangers en France. C’est bien sûr la coopération entre nos universités d’excellence et le programme d’accompagnement des doctorants. C’est aussi tout le travail mené pour valoriser l’apport de nos binationaux d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée et pour faire de la francophonie un accélérateur d’employabilité. Mais c’est aussi l’intérêt de nos deux peuples que nous œuvrons pour notre sécurité commune. Et je salue ici l’excellente coopération entre nos services contre le risque terroriste, le narcotrafic, le trafic d’êtres humains et l’émigration irrégulière. Là encore, c’est la confiance qui nous permet d’être efficaces, elle a permis d’aboutir ces dernières semaines, ces derniers jours, à des succès opérationnels sans précédent, dans le domaine de la lutte contre le crime organisé et le narcotrafic grâce au travail conjoint de nos policiers et de nos magistrats. Nous travaillons à porter cette coopération encore plus haut dans les prochains mois avec la conclusion d’un accord sécuritaire global. </strong></p>
<p><strong>Nous organisons l’avenir aussi en portant des projets économiques qui créent de nouvelles synergies entre nos entreprises nous permettant d’intégrer le Maroc et la France dans les mêmes chaînes de valeur. C’est le cas dans le secteur de l’énergie, des technologies de pointe, comme on a pu le voir ces derniers mois avec des investissements stratégiques de nos grands groupes mais aussi des multiples initiatives des petites et moyennes entreprises nombreuses qui travaillent ensemble de part et d’autre de la Méditerranée. C’est le cas encore des grands projets de connectivité énergétique, entre l’Europe et l’Afrique, avec le lancement aujourd’hui d’un appel à manifestation d’intérêt en matière d’interconnexion électrique. </strong></p>
<p><strong>Nous pouvons faire cela car nous savons qu’ensemble, nous sommes plus forts. La France se tient aux côtés du Maroc loyalement et fidèlement. Nous savons l’importance cruciale que la question du Sahara revêt pour votre pays et vous savez la clarté de notre position. Le Président de la République l’a exprimée dans sa lettre à SM le Roi pour la Fête du Trône le 30 juillet 2024. Cette position, je le redis ici, est intangible et ne variera pas et comme vous le savez, nous en tirerons les conséquences. </strong></p>
<p><strong>Nous savons aussi l’importance centrale du continent africain pour chacun d’entre nous et l’intérêt que nous avons de nous déployer ensemble, plus encore. </strong></p>
<p><strong>Je remercie SM le Roi de vous avoir délégué, M. le Chef du gouvernement, à Naïrobi, pour le nouveau Sommet France- Afrique, et de vous avoir adjoint une impressionnante délégation d’entrepreneurs. C’est un message que le Président de la République a apprécié à sa juste valeur, tout comme il apprécie l’engagement du Maroc pour la paix et la sécurité au Sahel et partout en Afrique, nous y sommes revenus ce matin avec le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.  </strong></p>
<p><strong>Au fond, tout cela dit bien que la coopération franco-marocaine vit, évolue, doit désormais changer d’échelle. Elle se nourrit du travail de nos deux gouvernements comme de la spontanéité des échanges entre nos citoyens et des affinités personnelles qui nous poussent toujours les uns vers les autres. La France et le Maroc agiront ensemble à l’heure où, il faut bien le dire, tout change vitre dans notre monde compliqué, non par habitude mais par choix parce que nous savons compter les uns sur les autres.</strong></p>
<p><strong> C’est dans cet esprit que travaillons à l’élaboration d’un TRAITE bilatéral entre nos deux pays, le premier que la France signera avec un pays hors de l’Union européenne. Vous le savez, un comité des sages français et marocains travaillent en ce moment passionnément avec l’ambition non seulement de célébrer notre amitié mais aussi et surtout d’organiser notre avenir commun dans un cadre unique stable, ambitieux et adapté aux défis des prochaines décennies. </strong></p>
<p><strong>Vous l’avez compris, cette réunion de haut niveau n’est pas un aboutissement, elle est beaucoup plus qu’une étape, c’est un moment charnière. Nos Chefs d’Etat ont ouvert une nouvelle séquence. Aujourd’hui, nous lui avons donné un contenu à la hauteur de nos engagements et je m’en félicite. Je vous remercie une nouvelle fois, M. le Chef du gouvernement, Mesdames et Messieurs les ministres, ainsi que toutes celles et ceux qui ont contribué activement à la préparation de ces travaux.  </strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Maroc &#8211; France : Le Partenariat d&#8217;exception renforcé est entré dans sa phase de « pleine mise en œuvre » (Aziz AKHANNOUCH)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215939</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 12:59:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[aziz akhannouch]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
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		<category><![CDATA[Sébastien Lecornu]]></category>
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					<description><![CDATA[Lors du point de presse conjoint qui s&#8217;est tenu ce jeudi 16 juillet 2026 à Rabat dans le cadre de la 15e Réunion de Haut Niveau Maroc &#8211; France, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a annoncé l&#8217;entrée du Partenariat d&#8217;exception renforcé entre le Maroc et la France dans sa phase de « pleine mise en &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lors du point de presse conjoint qui s&rsquo;est tenu ce jeudi 16 juillet 2026<!--TgQPHd||[]--> à Rabat dans le cadre de la 15e Réunion de Haut Niveau Maroc &#8211; France, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a annoncé l&rsquo;entrée du Partenariat d&rsquo;exception renforcé entre le Maroc et la France dans sa phase de « pleine mise en œuvre ». Verbatim. </strong></p>
<hr />
<p><strong>« La 15è Réunion de Haut Niveau Maroc &#8211; France qui s&rsquo;est tenue dans d&rsquo;excellentes conditions constitue une expression d&rsquo;une conviction politique forte, celle que le Partenariat d&rsquo;exception renforcé voulu par SM le Roi et son Excellence le Président Emmanuel Macron, est entré dans sa phase de pleine mise en œuvre. C&rsquo;est un partenariat qui ne repose plus uniquement sur la profondeur des liens historiques qui unissent nos deux pays, mais s&rsquo;inscrit désormais dans une vision stratégique partagée fondée sur une convergence politique assumée, une confiance retrouvée et une ambition commune de construire ensemble des réponses aux grands défis de notre temps. </strong></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">EN DIRECT | Point presse conjoint du Premier ministre et du Premier ministre marocain M. Aziz Akhannouch. <a href="https://t.co/iB9Dy7E8Pm">https://t.co/iB9Dy7E8Pm</a></p>
<p>— Gouvernement (@gouvernementFR) <a href="https://x.com/gouvernementFR/status/2077719770774802733?ref_src=twsrc%5Etfw">July 16, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong>Les avancées enregistrées depuis octobre 2024 démontrent déjà la pertinence de cette vision. En moins de deux ans, plus de 40 visites et rencontres de haut niveau ont rythmé la relation entre nos deux pays mobilisant gouvernements, collectivités territoriales, opérateurs économiques, universités et société civile autour d&rsquo;un seul et même objectif: donner une traduction concrète au Partenariat d&rsquo;exception renforcé. </strong></p>
<p><strong>Aujourd&rsquo;hui encore, la présence de 22 ministres marocains et français illustre le caractère exceptionnel de cette réunion et l&rsquo;engagement partagé de nos gouvernements. Cette dynamique politique trouve un prolongement naturel dans les performances de notre coopération économique. Les accords conclus aujourd&rsquo;hui viennent compléter les 22 accords stratégiques représentant plus de 12 milliards d&rsquo;euros signés sous les yeux de SM le Roi et le Président Macron en octobre 2024, témoignent d&rsquo;une volonté commune d&rsquo;inscrire ce partenariat dans une logique de transformation économique durable. Les 11 nouveaux accords de coopération adoptés à l&rsquo;occasion de cette 15 Réunion de Haut Niveau traduisent cette même volonté qui couvre des domaines aussi essentiels que la santé, les transports, l&rsquo;aviation civile, la coopération décentralisée, l&rsquo;enseignement, la langue arabe et plusieurs secteurs stratégiques appelés à renforcer davantage la complémentarité entre nos deux économies. </strong></p>
<p><strong>Par ailleurs, le dialogue politique qui unit le Maroc et la France n&rsquo;a jamais été aussi dense et structuré, il repose aujourd&rsquo;hui sur une confiance renouvelée, une convergence de vues croissante concernant les principaux enjeux régionaux et internationaux. Conformément aux hautes orientations de SM le Roi, le Royaume poursuivra avec détermination la mise en œuvre du Partenariat d&rsquo;exception renforcé. Les mécanismes de suivi que nous avons décidé de consolider, les commissions mixtes, les comités de travail, auront pour mission d&rsquo;assurer une exécution rigoureuse des engagements pris et d&rsquo;accélérer les projets en cours et d&rsquo;identifier de nouvelles initiatives répondant aux ambitions communes de nos deux pays. </strong></p>
<p><strong>Je vous remercie ».</strong></p>
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		<item>
		<title>En images &#8211; Début à Rabat de la 15ᵉ Réunion de haut niveau franco-marocaine</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215919</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 10:10:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[15è RHN]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est parti pour la 15ᵉ Réunion de haut niveau franco-marocaine, la première depuis 2019. Cette session, qui se tient au siège du Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l&#8217;étranger, est co-présidée par le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch et le Premier ministre français, Sébastien Lecornu.  Arrivé dans la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C&rsquo;est parti pour la 15ᵉ Réunion de haut niveau franco-marocaine, la première depuis 2019. Cette session, qui se tient au siège du Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l&rsquo;étranger, est co-présidée par le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch et le Premier ministre français, Sébastien Lecornu. </strong></p>
<p><strong>Arrivé dans la soirée du 15 juillet à Rabat, le Premier ministre français conduit une délégation composée de douze ministres, dont ceux des Affaires <span id="article-engagement-10" class="article-engagement" data-progression="10">étrangères,</span> Jean-Noël Barrot, et de l’Intérieur, Laurent Nuñez. </strong></p>
<p><strong>15è RHN, pourquoi c&rsquo;est important? </strong></p>
<p><strong><em>« Parce que c&rsquo;est le moment de mobilisation politique majeure dans tous les domaines clés de la relation bilatérale »</em>, souligne la partie française. </strong></p>
<p><strong>A cette occasion, les deux gouvernements feront le bilan des projets engagés, définiront les priorités des prochaines années, lanceront de nouvelles coopérations. </strong></p>
<p><strong>Autour des deux Chefs de gouvernement, se réunissent les ministres des Affaires étrangères, de l&rsquo;Intérieur, de la Défense, de l&rsquo;économie, de l&rsquo;énergie, des transports, de l&rsquo;agriculture, de la culture, et du numérique et de l&rsquo;intelligence artificielle. </strong></p>
<p><strong>Depuis que la France a reconnu, à l&rsquo;été 2024, la souveraineté marocaine sur le Sahara, les deux pays sont entrés dans une phase de « Partenariat d&rsquo;exception renforcé ». </strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-215920" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN.jpeg" alt="" width="1280" height="771" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN.jpeg 1280w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN-300x181.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN-1024x617.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN-768x463.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN-780x470.jpeg 780w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-215922" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN-.jpeg" alt="" width="1280" height="737" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN-.jpeg 1280w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN--300x173.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN--1024x590.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN--768x442.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-215924" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN1.jpeg" alt="" width="1280" height="727" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN1.jpeg 1280w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN1-300x170.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN1-1024x582.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN1-768x436.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-215926" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN2.jpeg" alt="" width="1280" height="666" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN2.jpeg 1280w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN2-300x156.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN2-1024x533.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN2-768x400.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-215928" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN3.jpeg" alt="" width="1280" height="652" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN3.jpeg 1280w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN3-300x153.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN3-1024x522.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/RHN3-768x391.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le défi des degrés : quand une civilisation vacille à la chaleur</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215763</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 16:04:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[CANICULE]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: ALLAL KHEIREDDINE Quelques degrés de plus, régulièrement, et c&#8217;est toute une civilisation qui bascule. La formule peut sembler excessive. Elle ne l&#8217;est plus. Depuis le mois de mai, la France traverse quelque chose qui n&#8217;a plus rien d&#8217;un aléa météorologique : trois canicules en moins de trois mois, dont une, en juin, la plus &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: ALLAL KH</strong><strong>EIREDDINE</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213398" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira.jpeg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira-300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira-1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira-768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira-390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Quelques degrés de plus, régulièrement, et c&rsquo;est toute une civilisation qui bascule. La formule peut sembler excessive. Elle ne l&rsquo;est plus. Depuis le mois de mai, la France traverse quelque chose qui n&rsquo;a plus rien d&rsquo;un aléa météorologique : trois canicules en moins de trois mois, dont une, en juin, la plus intense jamais mesurée dans le pays. Le 23 juin 2026 restera la journée la plus chaude de l&rsquo;histoire climatologique française. Juin 2026 a détrôné juin 2003, ce mois que l&rsquo;on croyait indépassable. Et juillet enchaîne : 72 départements en vigilance orange, 43 °C dans l&rsquo;Hérault, des nuits qui ne descendent plus sous les 25 degrés dans les Bouches-du-Rhône. Ce ne sont plus des records que l&rsquo;on bat ; c&rsquo;est une norme que l&rsquo;on installe.</strong></p>
<p><strong>Un pays pensé et bâti pour le froid</strong></p>
<p><strong>Il faut mesurer ce que cela signifie pour un pays comme la France. Depuis des siècles, tout y a été conçu contre le froid. L&rsquo;urbanisme, l&rsquo;architecture, le calendrier scolaire, les rythmes de travail, les infrastructures : tout repose sur l&rsquo;alternance rassurante d&rsquo;hivers rigoureux et d&rsquo;étés tempérés. Chaque logement possède son chauffage — c&rsquo;est une évidence, presque un droit. Mais la climatisation ? Elle n&rsquo;était nulle part, parce qu&rsquo;elle n&rsquo;était nécessaire nulle part. Ni dans les appartements haussmanniens aux toits de zinc, ni dans les écoles où l&rsquo;on renvoie désormais les élèves chez eux, ni dans les usines, ni sur les chantiers où des hommes coulent du béton à 40 degrés.</strong></p>
<p><strong>Ce n&rsquo;est pas un détail technique. C&rsquo;est le révélateur d&rsquo;un modèle de civilisation calibré pour un climat qui n&rsquo;existe plus. Le zinc parisien, si pittoresque sur les cartes postales, transforme les chambres de bonne en fours. Les EHPAD, les hôpitaux, les transports en commun, les prisons : autant de lieux pensés pour retenir la chaleur, jamais pour l&rsquo;évacuer.</strong></p>
<p><strong>Les morts que l&rsquo;on ne veut pas compter</strong></p>
<p><strong>Il y avait eu l&rsquo;avertissement de 2003 et ses quelque 15 000 morts. On a créé un plan canicule, des registres communaux, une pièce rafraîchie par EHPAD. Puis on est passé à autre chose, comme si l&rsquo;événement relevait de l&rsquo;accident et non de l&rsquo;annonce.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;histoire retiendra pourtant, au passage, une ironie savoureuse. Après 2003, physiologistes et spécialistes du confort thermique n&rsquo;ont cessé de rappeler une évidence millénaire : contre la chaleur extrême, rien ne vaut le vêtement ample, léger et couvrant ; celui-là même que portent depuis des siècles les peuples du Maghreb et du désert. Une étude célèbre publiée dans la revue Nature dès 1980 l&rsquo;avait démontré à propos des robes bédouines : le tissu flottant crée un effet de convection qui rafraîchit le corps bien mieux que n&rsquo;importe quel habit moulant. Djellaba, gandoura, abaya, serwal : ce que certains toisent comme les oripeaux d&rsquo;un autre monde constitue, très exactement, la technologie vestimentaire la mieux adaptée au climat qui vient. Quelle ironie du sort, alors, que d&rsquo;imaginer telle électrice nourrie aux paniques identitaires contrainte, pour survivre à l&rsquo;été, d&rsquo;enfiler une gandoura marocaine. Le réel a de ces revanches : il finit toujours par habiller les idéologies aux couleurs de ce qu&rsquo;elles exècrent. </strong></p>
<p><strong>Vingt-trois ans plus tard, le réveil est brutal : durant la seule semaine du 22 au 28 juin, Santé publique France a recensé plus de 2 000 décès supplémentaires par rapport à la semaine précédente, une hausse de près de 30 %. Plus glaçant encore, si l&rsquo;on ose le mot : les décès à domicile ont bondi de 91 %. Des personnes âgées, seules, mortes chez elles, découvertes parfois plusieurs jours plus tard, quand l&rsquo;aide à domicile ne parvenait plus à les joindre.</strong></p>
<p><strong>Ces chiffres, provisoires, augmenteront. Ils disent une chose simple : dans une société où les plus de 65 ans concentrent 85 % de la surmortalité caniculaire, et où cette classe d&rsquo;âge ne cesse de croître, la chaleur est devenue un risque sanitaire structurel. La France vieillit dans un pays qui chauffe. C&rsquo;est l&rsquo;équation la plus dangereuse du siècle, et presque personne n&rsquo;en parle.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;économie à l&rsquo;épreuve du thermomètre</strong></p>
<p><strong>Car au-delà des corps, c&rsquo;est la machine économique qui grippe. Comment travailler dehors quand l&rsquo;organisme humain atteint ses limites physiologiques ? Le BTP, l&rsquo;agriculture, la restauration, la logistique : des pans entiers de l&rsquo;économie reposent sur des travailleurs exposés, pour lesquels le droit du travail n&rsquo;a longtemps prévu que le froid comme circonstance extrême. La productivité chute, les chantiers ralentissent, les récoltes grillent sur pied, les sols connaissent une sécheresse record qui hypothèque déjà l&rsquo;année agricole. Et pendant ce temps, la demande de climatisation explose — avec son paradoxe cruel : plus on climatise, plus on rejette de chaleur dans la rue et de carbone dans l&rsquo;atmosphère, plus on aggrave le mal que l&rsquo;on fuit. Sans compter la facture énergétique, insoutenable pour les ménages modestes qui sont précisément ceux qui vivent sous les toits, dans les passoires thermiques, au dernier étage sans ascenseur.</strong></p>
<p><strong>Pour une économie climatique</strong></p>
<p><strong>C&rsquo;est pourquoi il faut nommer ce qui doit advenir : une véritable économie climatique, on décrète plus aisément une économie de guerre, la canicule qui fauche des milliers de morts, en est une ! </strong><strong>Non pas une collection de gestes symboliques ni un énième plan communiqué en conférence de presse, mais une réorganisation méthodique de la société autour du paramètre thermique, comme on l&rsquo;a fait jadis autour du charbon ou de l&rsquo;électricité.</strong></p>
<p><strong>Cela signifie repenser l&rsquo;urbanisme : végétaliser massivement, désimperméabiliser les sols, imposer des normes de confort d&rsquo;été aussi contraignantes que les normes d&rsquo;isolation hivernale. Cela signifie adapter le travail : horaires décalés, trêve caniculaire pour les métiers exposés, obligation de protection thermique au même titre que le casque de chantier. Cela signifie réinventer l&rsquo;école : un calendrier scolaire hérité du XIXe siècle agricole n&rsquo;a plus de sens quand juin devient invivable dans des classes sans volets. Cela signifie surtout organiser la protection des vulnérables : un maillage territorial de lieux refuges climatisés, des visites systématiques aux personnes isolées, une médecine de la chaleur comme il existe une médecine du froid. Et cela signifie, enfin, assumer le coût de cette transition, qui sera toujours inférieur au coût de l&rsquo;inaction, chiffrable en milliers de vies et en points de PIB évaporés.</strong></p>
<p><strong>Sortir des débats fantasmés</strong></p>
<p><strong>Reste la question qui fâche : pourquoi ce sujet, qui tue davantage que la plupart des périls agités quotidiennement dans le débat public, occupe-t-il si peu l&rsquo;espace politique ? On aura passé des mois à disserter sur des menaces largement fantasmées, à s&rsquo;écharper sur des paniques identitaires savamment entretenues, pendant que le pays enregistrait, dans un silence relatif, la journée la plus chaude de son histoire et des centaines de morts à domicile. Le catastrophisme a curieusement choisi ses catastrophes : il s&#8217;emballe pour l&rsquo;imaginaire et détourne les yeux du thermomètre.</strong></p>
<p><strong>Il n&rsquo;y a pourtant rien de plus concret, de plus transpartisan, de plus vital que le défi des degrés. Il ne demande ni bouc émissaire ni grand récit apocalyptique : il demande des toits blancs, des arbres, des horaires aménagés, des visites aux aînés, des investissements planifiés. Il demande, en somme, que la politique redevienne ce qu&rsquo;elle devrait être, l&rsquo;art d&rsquo;organiser la survie et la dignité d&rsquo;une société face au réel.</strong></p>
<p><strong>Car le réel, désormais, se mesure en degrés Celsius. Et il ne négocie pas.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>France-Maroc-Afrique : héritage, émancipation et mirage d’une passation de témoin.</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215583</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2026 09:42:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[afrique]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
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					<description><![CDATA[Par : Mohamed KHOUKHCHANI Depuis quelques années, une rengaine diplomatique s’invite dans les cercles d’analyse : la France reculerait en Afrique, et le Maroc avancerait, comme si Paris lui passait le flambeau de son influence continentale. La formule, séduisante, mérite pourtant d’être déconstruite. Le Maroc a-t-il hérité de la France, ou a-t-il bâti, au fil &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par : Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Depuis quelques années, une rengaine diplomatique s’invite dans les cercles d’analyse : la France reculerait en Afrique, et le Maroc avancerait, comme si Paris lui passait le flambeau de son influence continentale. La formule, séduisante, mérite pourtant d’être déconstruite. Le Maroc a-t-il hérité de la France, ou a-t-il bâti, au fil de décennies, une trajectoire souveraine qui ne doit rien à un quelconque legs ?</strong></p>
<p><strong>I. Un point de départ ancien, mais pas celui que l’on croit</strong></p>
<p><strong>L’histoire franco-marocaine ne s’ouvre pas avec la colonisation. Dès 1699, le sultan Moulay Ismaïl négociait d’égal à égal avec Louis XIV, retenant des milliers de captifs européens comme monnaie d’échange diplomatique – un rapport de force, non une soumission. Le basculement intervient plus tard : l’Acte d’Algésiras (1906) puis le traité de Fès (1912) instaurent le protectorat français, qui durera jusqu’en 1956.</strong></p>
<p><strong>L’indépendance se construit en plusieurs étapes précises : les négociations d’Aix-les-Bains (été 1955), où les figures de l’Istiqlal imposent le retour du sultan légitime ; la déclaration de La Celle-Saint-Cloud (6 novembre 1955) ; la déclaration commune du 2 mars 1956, qui abroge le traité de Fès ; et enfin les accords du 28 mai 1956, qui posent le principe d’une « interdépendance librement consentie » entre égaux – texte qui, sur le papier, ne prévoit aucun droit de veto français sur les décisions marocaines. Dans les faits, pourtant, cette interdépendance fonctionne longtemps de manière asymétrique : poids économique, présence de conseillers techniques, dépendance commerciale forte prolongent, sous un jour nouveau, une tutelle de fait pendant des décennies après l’indépendance formelle.</strong></p>
<p><strong>II. La sortie progressive du monopole français</strong></p>
<p><strong>Le rééquilibrage ne s’est pas fait par rupture, mais par accumulation de leviers :</strong></p>
<p><strong>● Diversification commerciale : la France, premier fournisseur historique du Royaume, perd cette place dès 2012 au profit de l’Espagne, puis est dépassée par la Chine en 2020-2021.</strong><br />
<strong>● Nouveaux partenaires structurants : la Chine devient le 3ᵉ partenaire commercial mondial du Maroc ; les États-Unis, un partenaire stratégique via l’accord de libre-échange de 2006 et l’Inflation Reduction Act ; les monarchies du Golfe, des investisseurs de premier plan.</strong><br />
<strong>● Inversion industrielle : avec les usines Renault (Tanger) et Stellantis (Kénitra), le Maroc n’est plus seulement client de la France – il devient un maillon de ses propres chaînes de valeur, au point que Paris affiche parfois un déficit commercial vis-à-vis de Rabat.</strong><br />
<strong>● Autonomie monétaire : le dirham suit désormais un régime de change piloté par Bank Al-Maghrib, ancré à un panier de devises et non plus au seul franc.</strong></p>
<p><strong>La France reste néanmoins, aujourd’hui encore, le premier investisseur étranger en stock au Maroc et le premier pourvoyeur de devises via le tourisme et la diaspora. Le lien n’a donc pas été rompu – il a été rééquilibré.</strong></p>
<p><strong>III. L’Afrique : un axe construit, non hérité.</strong></p>
<p><strong>C’est sur ce terrain que la thèse du « legs » français s’effondre le plus nettement. L’ancrage africain du Maroc ne date pas du recul français récent : il remonte à la Conférence de Casablanca de 1960, organisée par Mohammed V, qui réunissait déjà les grands leaders africains des indépendances, et à la coopération Sud-Sud active depuis 1983.</strong></p>
<p><strong>Sous Mohammed VI, cette stratégie s’est intensifiée méthodiquement : annulation de la dette des pays africains les moins avancés dès 2000, suppression de barrières tarifaires, 46 visites royales dans 25 pays africains, retour du Maroc à l’Union africaine en 2017. Les résultats sont tangibles : le Maroc est devenu le deuxième investisseur africain sur le continent, malgré l’absence de rente pétrolière ou gazière ; le commerce avec l’Afrique a bondi de près de 50 % entre 2014 et 2025 ; les banques marocaines contrôlent jusqu’à 40-50 % du marché bancaire dans des pays comme le Mali. Ce modèle, fondé sur le principe affiché du « gagnant-gagnant » et le transfert de savoir-faire plutôt que l’extraction de ressources, s’est d’abord déployé en zone francophone (liens linguistiques, religieux et historiques), avant de s’étendre vers l’Afrique anglophone et lusophone – percées diplomatiques au Ghana et au Malawi sur le dossier du Sahara, et projet structurant du gazoduc Nigeria-Maroc.</strong></p>
<p><strong>L’Initiative Atlantique, lancée en 2023, illustre parfaitement cette autonomie stratégique : elle cible les pays de l’Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) – précisément ceux qui ont rompu avec la présence militaire française. Le Maroc y avance un argument que la France ne peut plus revendiquer : une coopération Sud-Sud sans conditionnalité politique, adossée à une diplomatie religieuse (formation d’imams, rayonnement de la confrérie tidjane) qui lui confère une influence spirituelle unique en Afrique de l’Ouest.</strong></p>
<p><strong>IV. Alors, la France a-t-elle « légué » son influence au Maroc ?</strong></p>
<p><strong>La réponse honnête est : pas vraiment – mais l’idée n’est pas totalement infondée non plus.</strong></p>
<p><strong>Ce qui est vrai : il existe un phénomène réel et documenté de recomposition régionale. Face à son recul en Afrique francophone, Paris cherche aujourd’hui à s’appuyer sur Rabat comme intermédiaire pour reprendre pied dans des pays où son image s’est dégradée – une inversion frappante du rapport de force historique, observée par plusieurs analystes de géopolitique.</strong></p>
<p><strong>Ce qui est trompeur : parler de « legs » suppose une transmission volontaire et une continuité de logique. Or le modèle marocain se construit précisément en opposition au modèle français post-colonial – coopération Sud-Sud fondée sur la solidarité et le partage, non sur une relation de tutelle Nord-Sud. Le Maroc n’a pas hérité des positions françaises ; il a occupé un vide laissé par leur effacement, avec une doctrine, des outils (banques, infrastructures, diplomatie religieuse) et une légitimité qui lui sont propres – construits depuis 1956, et accélérés depuis 1999.</strong></p>
<p><strong>Ce qu’il faut retenir : le recul français et l’essor marocain sont deux phénomènes contemporains et liés dans leurs effets – le vide créé par l’un profite objectivement à l’autre –, mais ils ne sont pas de même nature. L’un est un retrait, subi par la France plus qu’il n’est choisi. L’autre est une construction délibérée, patiente et méthodique, menée sur près de trois décennies sous Mohammed VI, qui aurait vraisemblablement porté ses fruits même sans le recul français. Le Maroc ne succède pas à la France en Afrique : il occupe, avec sa propre grammaire diplomatique, un espace que la France quitte.</strong></p>
<p><strong>Ironie de l’histoire : c’est précisément cette autonomie stratégique retrouvée qui permet aujourd’hui au Maroc de renvoyer l’ascenseur à son ancienne puissance tutélaire, en l’aidant à ne pas disparaître totalement d’un continent qu’elle a longtemps considéré comme son pré carré.</strong></p>
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		<title>La défaite du Maroc, ou le rappel salutaire de Mahdi Elmandjra</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215540</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 10:34:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Mondial 2026. Dima Maghrib]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Ce soir du jeudi 9 juillet 2026 à Boston, la France a battu le Maroc 2-0 en quart de finale de la Coupe du monde 2026, s&rsquo;offrant une place en demi-finale. Les Lions de l&rsquo;Atlas, portés par tout un continent depuis leur épopée historique de 2022, s&rsquo;arrêtent là. Une désillusion sportive, certes. Mais pour qui sait lire, elle offre surtout l&rsquo;occasion de réveiller une mise en garde longtemps portée par le penseur marocain Mahdi Elmandjra – futuriste, stratège, et l&rsquo;un des esprits les plus lucides que le Maroc ait produits sur la question du développement.</strong></p>
<p><strong>Un avertissement qui n&rsquo;a pas pris une ride.</strong></p>
<p><strong>Elmandjra le disait avec une clarté qui dérange encore aujourd&rsquo;hui : gagner ou perdre contre l&rsquo;Égypte, l&rsquo;Algérie ou la Tunisie ne change rien à la réalité du sous-développement. L&rsquo;analphabétisme, la faiblesse des systèmes de santé, le chômage généralisé – tout cela demeure, que le ballon entre ou non dans le but.</strong></p>
<p><strong>Sa formule reste percutante : « Les peuples sous-développés voient dans le ballon tout ce qui compte, alors qu&rsquo;à l&rsquo;origine, ce n&rsquo;est rien. »</strong></p>
<p><strong>Ce constat n&rsquo;est pas un rejet du sport. C&rsquo;est un rappel de proportion. Le football ne figure dans aucun indicateur de développement humain reconnu par les Nations unies – ni la santé, ni l&rsquo;éducation, ni le revenu individuel n&rsquo;y sont conditionnés. Elmandjra ne disait pas autre chose : le ballon est un jeu magnifique, mais il ne construit pas une école, ne soigne pas un enfant, ne nourrit pas une famille.</strong></p>
<p><strong>Le paradoxe des priorités inversées.</strong></p>
<p><strong>Le vrai clivage ne se situe pas entre pays qui aiment le football et pays qui ne l&rsquo;aiment pas. Il se niche ailleurs : dans la manière dont chacun le finance.</strong></p>
<p><strong>● Un pays développé investit dans le sport en plus de ses fondamentaux déjà couverts. Il peut se permettre d&rsquo;attirer des champions formés ailleurs – comme il recrute des ingénieurs ou des médecins étrangers – précisément parce que l&rsquo;éducation, la santé et la sécurité alimentaire de sa population ne sont pas en jeu.</strong><br />
<strong>● Un pays en développement investit trop souvent dans le sport à la place de ces mêmes fondamentaux. Des infrastructures sportives coûteuses sont financées pendant que les hôpitaux manquent de moyens, que l&rsquo;école publique se dégrade, que la dépendance alimentaire persiste.</strong></p>
<p><strong>Pour prendre un exemple concret : la construction d&rsquo;un grand stade peut avoisiner le coût annuel de fonctionnement de plusieurs dizaines de centres de santé ruraux. Ce n&rsquo;est pas un choix anodin – c&rsquo;est un arbitrage politique.</strong></p>
<p><strong>C&rsquo;est cet inversement des priorités qu&rsquo;Elmandjra dénonçait : célébrer une victoire sportive comme un accomplissement national, alors qu&rsquo;elle ne modifie en rien les indicateurs réels du développement humain.</strong></p>
<p><strong>Le sport : levier ou anesthésiant ?</strong></p>
<p><strong>Il faut se garder d&rsquo;un raccourci facile. Le sport n&rsquo;est pas par nature l&rsquo;ennemi du développement. Il peut au contraire en être un outil, au même titre que l&rsquo;éducation.</strong></p>
<p><strong>Une politique sportive bien pensée contribue à la santé publique, à la cohésion sociale, à l&rsquo;intégration des jeunes, à l&rsquo;économie locale. Dans cette configuration, l&rsquo;argent investi dans le sport sert le développement humain – il ne s&rsquo;y substitue pas.</strong></p>
<p><strong>Le basculement survient quand le sport change de fonction. Quand il cesse d&rsquo;être un moyen au service du peuple pour devenir une vitrine politique ou un anesthésiant social.</strong></p>
<p><strong>Une liesse populaire, aussi sincère soit-elle, peut alors masquer temporairement des urgences bien réelles. Elle peut retarder la pression citoyenne pour de véritables réformes. C&rsquo;est la finalité poursuivie – construire ou distraire – qui détermine si le sport nourrit le développement ou s&rsquo;y substitue en trompe-l&rsquo;œil.</strong></p>
<p><strong>Personnellement, je ne crois pas qu&rsquo;il faille choisir entre stade et école. Mais je crois qu&rsquo;il faut cesser de faire comme si ces deux investissements pesaient le même poids dans l&rsquo;avenir d&rsquo;un pays. Ils n&rsquo;ont ni la même urgence, ni la même portée.</strong></p>
<p><strong>Le cas marocain : une lecture apaisée.</strong></p>
<p><strong>Le parcours du Maroc à ce Mondial 2026 – six matches joués, une qualification en quart de finale après avoir écarté les Pays-Bas aux tirs au but, avant de tomber face à une valeureuse équipe de France – confirme le statut de meilleure nation africaine du tournoi. C&rsquo;est une performance sportive honorable, portée par une génération de joueurs de grand talent.</strong></p>
<p><strong>Mais à la lumière du constat d&rsquo;Elmandjra, cette élimination doit être relativisée. Elle ne dit rien de l&rsquo;état des hôpitaux marocains, de la qualité de l&rsquo;école publique, ou du taux de chômage des jeunes. Et à l&rsquo;inverse, une éventuelle victoire n&rsquo;aurait rien réglé de ces mêmes défis.</strong></p>
<p><strong>Non, ce n&rsquo;est pas la fin du monde.</strong></p>
<p><strong>C&rsquo;est précisément le sens à donner à cette défaite : le ballon reste un jeu, aussi intense soit l&rsquo;émotion collective qu&rsquo;il suscite. Il peut être une fierté légitime, un moment de communion populaire, une vitrine internationale utile – à condition de rester à sa juste place.</strong></p>
<p><strong>Le vrai match, celui qui compte réellement pour l&rsquo;avenir des peuples, ne se joue pas à Boston un soir de juillet. Il se joue chaque jour, dans les salles de classe, les hôpitaux et les champs. Celui-là ne connaît ni prolongation ni tirs au but : il se gagne patiemment, par l&rsquo;investissement humain.</strong></p>
<p><strong>À Boston, le ballon s&rsquo;est arrêté. Mais dans les écoles et les dispensaires du Maroc, le match, lui, n&rsquo;a jamais vraiment commencé. C&rsquo;est peut-être ça, la vraie élimination.</strong></p>
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		<title>La défaite : ce que le 9 juillet doit nous apprendre</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215536</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 10:10:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: ALLAL KHEIREDDINE</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213398" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira.jpeg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira-300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira-1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira-768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira-390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Il faut d&rsquo;abord accepter d&rsquo;avoir mal. Ce qui s&rsquo;est joué jeudi soir n&rsquo;était pas un simple match de football, et prétendre le contraire serait la première des trahisons. Des millions de Marocains, de Casablanca à Oujda, de Tanger à Dakhla de la diaspora parisienne aux cafés de Laâyoune, avaient investi dans cette équipe quelque chose de plus grand qu&rsquo;elle : une revanche sur l&rsquo;histoire, une preuve adressée au monde, un miroir enfin flatteur tendu à une nation qui doute trop souvent d&rsquo;elle-même. Quand l&rsquo;espoir est de cette taille, la chute l&rsquo;est aussi. Le choc du 2-0 face à la France n&rsquo;est pas une faiblesse de caractère ; il est la mesure exacte de ce que nous avions osé espérer. Et il n&rsquo;y a aucune honte à cela.</strong></p>
<p><strong>Nous traversons, collectivement, un deuil. Non pas le deuil d&rsquo;une personne, mais celui d&rsquo;un récit, d&rsquo;un rêve, d&rsquo;un doux espoir, celui que nous nous étions raconté pendant des semaines, où le Maroc renversait Doha, où 2026 corrigeait 2022, où l&rsquo;histoire, pour une fois, se pliait à notre désir. Ce récit est mort à la soixantième minute, et le deuil obéit à ses lois propres. Il commence par la sidération, ce silence stupéfait qui a saisi les terrasses au coup de sifflet final. Il passe par la colère (contre l&rsquo;arbitre, contre l&rsquo;entraîneur, contre le sort, contre le monde entier). Et cette colère, disons- le clairement, est saine dans son surgissement. Elle est le signe que nous avons aimé, que nous avons cru. Vouloir l&rsquo;étouffer immédiatement, sommer un peuple de « relativiser » dès le lendemain matin, c&rsquo;est lui interdire de sentir, et ce qui n&rsquo;est pas senti ne se dépasse jamais.</strong></p>
<p><strong>Mais la colère est une étape, pas une demeure. C&rsquo;est ici que la fermeté doit succéder à la compassion. Deux pièges nous guettent, et ils sont symétriques.</strong></p>
<p><strong>Le premier est le déni, cette tentation de réécrire le match plutôt que de l&rsquo;admettre : l&rsquo;arbitre nous a volés, la FIFA a arrangé, on aurait dû, on aurait pu. Le déni est confortable parce qu&rsquo;il préserve intact le récit blessé, mais il a un prix exorbitant : il interdit d&rsquo;apprendre. Une équipe, comme un peuple, qui n&rsquo;admet pas sa défaite se condamne à la rejouer indéfiniment. Or la vérité de jeudi soir est simple et supportable : la France était plus forte, ce soir-là, dans ce match- là. La barre était haute ; nous ne l&rsquo;avons pas franchie. Le reconnaître n&rsquo;est pas s&rsquo;humilier, c&rsquo;est se respecter assez pour regarder le réel en face.</strong></p>
<p><strong>Le second piège est l&rsquo;inverse du premier et lui ressemble comme un frère : la rumination. Se complaire dans la défaite, la ressasser, en faire la énième preuve d&rsquo;une malédiction nationale, transformer une élimination sportive en verdict métaphysique sur ce que nous vaudrions. La rumination a l&rsquo;apparence de la lucidité , elle regarde la blessure, mais elle en a perdu la fonction : au lieu de la panser, elle la gratte. Elle produit exactement ce que produit le déni : l&rsquo;immobilité. L&rsquo;un refuse le réel, l&rsquo;autre s&rsquo;y noie ; aucun des deux ne le traverse.</strong></p>
<p><strong>Entre ces deux écueils passe le chemin étroit de l&rsquo;acceptation active. Accepter, ce n&rsquo;est pas se résigner. C&rsquo;est dire : cela est arrivé, cela fait mal, et maintenant qu&rsquo;en faisons-nous ? Cette équipe est jeune. Elle a atteint deux fois de suite le dernier carré des grandes ambitions mondiales, elle a fait trembler les plus grands, et elle jouera en 2030 une Coupe du monde à domicile, sur notre sol, devant notre peuple. Retirer aujourd&rsquo;hui notre confiance aux joueurs et à l&rsquo;encadrement, c&rsquo;est confondre un résultat avec une trajectoire. Les trajectoires se jugent sur la durée, et celle du football marocain, depuis quatre ans, ne ressemble à rien d&rsquo;autre qu&rsquo;à une ascension. Ceux qui exigent des têtes au lendemain d&rsquo;un quart de finale mondial n&rsquo;ont pas compris que la constance est la seule mère des victoires.</strong></p>
<p><strong>Et puis il y a cette vérité plus vaste, que la défaite de jeudi rend soudain lisible : nous ne choisissons pas la sélection nationale. Nous ne composons pas le onze de départ, nous ne décidons ni des remplacements ni du schéma tactique. Nous sommes, face à l&rsquo;équipe, des amoureux impuissants et c&rsquo;est peut-être pour cela que la défaite nous blesse tant : elle nous rappelle notre passivité. Mais il existe une équipe, une seule, dont chaque Marocain choisit souverainement la composition : celle qui gouverne. Malgré le passif des autorités dans la bonne tenue de ces rendez-vous citoyens.</strong></p>
<p><strong>En septembre, les urnes nous attendent. Et là, aucun arbitre ne peut nous voler le match, aucun tirage ne peut nous défavoriser, aucun Mbappé adverse ne peut renverser le score. Le seul adversaire du citoyen, c&rsquo;est son abstention.</strong></p>
<p><strong>Voter, c&rsquo;est exister. C&rsquo;est passer du gradin au terrain, du commentaire à la décision, de la ferveur à la responsabilité. Un peuple qui remplit les stades de son amour et déserte les bureaux de vote se condamne à n&rsquo;être que spectateur de son propre destin, à hurler sa joie ou sa douleur devant des matchs que d&rsquo;autres jouent à sa place. La maturité d&rsquo;une nation ne se mesure pas à sa capacité de célébrer les victoires, ni même à sa dignité dans la défaite ; elle se mesure à sa volonté de se constituer en acteur. Choisir, en septembre, une équipe au service des intérêts des Marocains, la composer, l&rsquo;évaluer, la sanctionner ou la reconduire, voilà le seul terrain où notre souveraineté est entière.</strong></p>
<p><strong>Alors oui, ayons mal encore quelques jours. C&rsquo;est notre droit, et c&rsquo;est même notre santé. Mais que cette douleur soit une semence et non un tombeau. Les grandes équipes se construisent sur leurs défaites fondatrices ; les grands peuples aussi. 2030 se joue à domicile. Septembre aussi.</strong></p>
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