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	<title>Fils d&rsquo;Abraham &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>«Fils d’Abraham, bâtisseurs de paix» : du Maroc à Al-Andalus, une mémoire de coexistence</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 12:14:34 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Marco BARATTO</p>
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<p>Lorsque Ramadan, Pessa’h et Pâques se rencontrent dans le temps, ils révèlent un message profond inscrit au cœur des traditions abrahamiques : celui du passage, de la libération et de la vie. Pourtant, cette harmonie spirituelle contraste avec les divisions qui marquent encore notre monde.</p>
<p>La guerre, en effet, est la négation même de ce que ces fêtes annoncent. Elle oppose là où la foi unit, elle détruit là où la religion appelle à construire. Et pourtant, l’histoire offre des exemples lumineux d’une autre voie possible.</p>
<p>Le Maroc, depuis des siècles, est porteur de cette mémoire. Héritier de l’esprit d’Al-Andalus, il a su incarner une coexistence entre musulmans, juifs et chrétiens. Dans cette Andalousie médiévale, malgré les limites de toute époque, une culture du dialogue et de la rencontre a permis l’épanouissement des sciences, de la philosophie et de la spiritualité.</p>
<p>Lorsque cette expérience a pris fin en Espagne, une partie de cet héritage a trouvé refuge au Maroc. Le pays a accueilli des communautés juives expulsées, leur offrant protection et dignité. Cette continuité historique a façonné une identité où la diversité religieuse n’est pas perçue comme une menace, mais comme une richesse.</p>
<p>Aujourd’hui encore, cette mémoire reste vivante. Elle rappelle que les « fils d’Abraham » ne sont pas destinés à s’opposer, mais à se reconnaître. Elle montre que la foi peut être un pont et non un mur.</p>
<p>Dans ce contexte, les paroles du Pape prennent un relief particulier : « Dieu ne peut être enrôlé par les ténèbres. »</p>
<p>Elles résonnent comme un appel à revenir à l’essentiel. Dieu ne divise pas, il rassemble. Il ne justifie pas la violence, il appelle à la paix. Toute tentative d’utiliser son nom pour semer la mort est une trahison de sa nature même.</p>
<p>La convergence des grandes fêtes religieuses devient alors un signe. Elle invite à relire l’histoire, à redécouvrir les moments où la coexistence a été possible, et à s’en inspirer pour le présent.</p>
<p>Le Maroc, dans sa continuité avec l’héritage d’Al-Andalus, rappelle que la paix entre les religions n’est pas une illusion. Elle est fragile, exigeante, mais réelle. Elle demande courage, respect et volonté.</p>
<p>Dans un monde où les tensions semblent s’intensifier, cette mémoire devient une responsabilité. Elle oblige à refuser les logiques de division et à promouvoir une culture de la rencontre.</p>
<p>Car la véritable fidélité à Dieu ne se mesure pas dans la confrontation, mais dans la capacité à reconnaître l’autre comme un frère. Et si les fêtes de Ramadan, de Pessa’h et de Pâques nous enseignent quelque chose, c’est bien ceci : la vraie victoire n’est pas sur l’autre, mais sur la haine.</p>
<p>Ainsi, de l’Andalousie au Maroc, une même leçon traverse les siècles : la paix est possible lorsque l’on refuse d’enrôler Dieu dans les ténèbres et que l’on choisit, au contraire, de marcher ensemble dans sa lumière.</p>
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