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	<title>Fête de la musique &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>La musique, cette mémoire qui respire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 11:19:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Aujourd&#8217;hui, le monde fait silence pour mieux écouter. Partout, sur les pavés, sous les arbres, aux fenêtres ouvertes, des notes s&#8217;élèvent comme une rosée sonore. C&#8217;est la Fête de la Musique, et l&#8217;on pourrait croire qu&#8217;il s&#8217;agit seulement de fêter des artistes, des guitares, des foules heureuses. Mais célébrer vraiment la musique, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Aujourd&rsquo;hui, le monde fait silence pour mieux écouter. Partout, sur les pavés, sous les arbres, aux fenêtres ouvertes, des notes s&rsquo;élèvent comme une rosée sonore. C&rsquo;est la Fête de la Musique, et l&rsquo;on pourrait croire qu&rsquo;il s&rsquo;agit seulement de fêter des artistes, des guitares, des foules heureuses. Mais célébrer vraiment la musique, c&rsquo;est peut-être se taire un instant pour entendre battre, sous les mélanges d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, le pouls très ancien de l&rsquo;humanité.</strong></p>
<p><strong>Avant les livres, avant les dieux nommés, avant que la parole ne s&rsquo;ordonne en grammaire, il y eut un souffle, un choc, un rythme. La main frappa le tronc creux, la pierre contre la pierre, l&rsquo;os contre l&rsquo;os. L&rsquo;homme imita le vent, la pluie, le chant de l&rsquo;oiseau surpris dans l&rsquo;aube. Et soudain, quelque chose naquit qui n&rsquo;était ni cri ni langage, mais ce frémissement où l&rsquo;âme se reconnaît. Des flûtes taillées dans des fémurs d&rsquo;ours, vieilles de quarante mille hivers, nous parlent encore. Elles ne racontent pas d&rsquo;histoire, elles font entendre une présence. La musique fut cette mémoire avant la mémoire, cette trace avant l&rsquo;écriture, ce murmure de l&rsquo;esprit cherchant à toucher l&rsquo;autre.</strong></p>
<p><strong>Dans les temples de sable, sous les voûtes de pierre, aux marges des forêts sacrées, elle ne fut pas d&rsquo;abord un divertissement. Elle fut une offrande, une prière, une main tendue vers ce qui nous dépasse. Les Égyptiens chantaient pour que le soleil se lève, les Mésopotamiens pour que les eaux du Tigre ne tarissent pas, les chamans pour que les esprits des aïeux répondent. La musique fut ce pont fragile entre la boue des jours et l&rsquo;éclat de l&rsquo;infini. Elle disait ce que les mots ne peuvent enlacer : l&rsquo;angoisse de la mort, l&rsquo;ivresse de la naissance, l&rsquo;énigme des moissons qui renaissent.</strong></p>
<p><strong>Elle fut aussi le battement du collectif, le tambour qui rassemble, le chant qui soude. Quand les hommes tiraient ensemble la barque ou la charrue, le rythme faisait une seule chair de leurs bras. Les chœurs des moissons, les complaintes des veillées, les généalogies chantées le long des nuits : tout un savoir, tout un monde, passait de bouche en oreille, de génération en génération. Sans imprimerie, sans écran, la musique fut la première bibliothèque de l&rsquo;humain, une mémoire vivante qui ne s&rsquo;éteignait qu&rsquo;avec le dernier souffle du vieux conteur.</strong></p>
<p><strong>Mais ce qui émeut le plus, peut-être, c&rsquo;est cette étrange universalité. Une berceuse géorgienne peut bercer un enfant brésilien. Un rythme mandingue fait vibrer une salle à Oslo. Une fugue de Bach traverse les siècles et les frontières comme une eau souterraine qui n&rsquo;a besoin d&rsquo;aucun passeport. La musique est cette langue que tout le corps comprend avant que l&rsquo;esprit n&rsquo;ait à traduire. Elle est le seul idiome qui ne divise pas, le seul pont qui ne demande rien, le seul territoire où nous sommes tous, d&#8217;emblée, citoyens.</strong></p>
<p><strong>Et pourtant, elle ne cesse de changer, de se réinventer. Des nefs grégoriennes aux contrepoints de la Renaissance, des valses viennoises au jazz de la Nouvelle- Orléans, du rock des marges aux rythmes électroniques qui font danser les nuits de Tokyo, chaque époque a cherché sa note, chaque civilisation a trouvé son timbre. Le disque, la radio, le numérique ont ouvert des portes immenses. Aujourd&rsquo;hui, un enfant de Dakar peut entendre un quatuor de Prague, un adolescent de Pékin peut danser sur un beat de Detroit. Jamais la musique n&rsquo;a été aussi proche de nous, jamais elle n&rsquo;a voyagé si vite. Mais ce voyage vertigineux lui fait-il perdre son âme, ou la déploie-t-il aux quatre vents ?</strong></p>
<p><strong>Le 21 juin, ce jour du solstice où la lumière s&rsquo;attarde le plus longtemps, fut choisi par Jack Lang pour que la musique descende dans la rue, quitte les salles closes, se fasse peuple. Et ce geste, simple comme une fenêtre ouverte, a gagné le monde. Parce qu&rsquo;il répondait à ce besoin profond : que la beauté ne soit pas réservée, que la note soit un pain partagé, que la fête ne soit pas un spectacle mais une respiration collective.</strong></p>
<p><strong>Les neurosciences, aujourd&rsquo;hui, nous apprennent ce que les anciens savaient sans le savoir. Une mélodie embrase plusieurs régions du cerveau à la fois. Elle calme le cœur, ranime la mémoire endormie, réchauffe l&rsquo;humeur, tisse des liens invisibles entre les êtres. Elle soigne, parfois, mieux que les remèdes. La musicothérapie est une petite lumière dans les hôpitaux, une main douce sur les corps abîmés. La musique n&rsquo;est pas seulement un plaisir : elle est une médecine sans ordonnance, une consolation sans parole.</strong></p>
<p><strong>Mais elle est aussi une force qui soulève les foules. Elle a porté les opprimés, scandé les révoltes, pleuré les martyrs, célébré les libérateurs. Des plantations du Sud aux prisons d&rsquo;Afrique du Sud, des places d&rsquo;Europe aux déserts d&rsquo;Amérique latine, elle fut le drapeau de ceux qui n&rsquo;avaient que leur voix. Aujourd&rsquo;hui encore, elle est une arme diplomatique, un levier d&rsquo;influence, un souffle d&rsquo;unité dans un monde éparpillé.</strong></p>
<p><strong>Elle est tant de choses à la fois, la musique. Mémoire des peuples, école silencieuse, industrie gigantesque, remède, lien, messager, laboratoire, prière. Chaque fonction est une facette, et chaque facette brille d&rsquo;une lumière différente.</strong></p>
<p><strong>Mais au fond, par-delà tous ces rôles, la musique est peut-être la plus ancienne manière de dire : je suis là, j&rsquo;ai peur, j&rsquo;espère, j&rsquo;aime. Elle est le cri qui se fait chant, la douleur qui se fait beauté, la joie qui se fait danse. Elle est présente aux premiers vagissements comme aux derniers adieux, dans l&rsquo;intimité d&rsquo;une chambre comme dans l&rsquo;ivresse d&rsquo;une foule. Les empires sont tombés, les langues ont disparu, les cartes ont été redessinées par la guerre et les traités. Mais la musique, elle, est restée. Parce qu&rsquo;elle touche en nous ce qui ne meurt pas.</strong></p>
<p><strong>En ce 21 juin, ne nous contentons pas d&rsquo;écouter. Souvenons-nous que chaque note est une parcelle d&rsquo;humanité qui traverse les âges, que chaque rythme est un battement de cœur qui répond à d&rsquo;autres cœurs. La musique n&rsquo;est pas un luxe, un divertissement, un bruit de fond. Elle est une nécessité aussi ancienne que le souffle, une présence aussi fidèle que l&rsquo;ombre, une promesse que nous ne sommes pas seuls.</strong></p>
<p><strong>Alors célébrons- la, mais surtout, écoutons- la. Car dans le secret des mélodies, dans l&rsquo;éclat d&rsquo;un accord, dans le silence qui suit une note, se tient encore cette chose fragile et invincible que nous appelons, peut-être trop simplement, notre humanité.</strong></p>
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<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2728.png" alt="✨" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> La musique : un remède puissant au-delà des mots</p>
<p>Le pouvoir de la musique d’unir, de guérir et de transformer est fondamental.<br />
C’est la plus profonde des médecines non chimiques.</p>
<p>La musique peut nous guérir jusque dans nos cellules.</p>
<p>Des chercheurs ont découvert que la… <a href="https://t.co/AI6RI9NcpC">pic.twitter.com/AI6RI9NcpC</a></p>
<p>— Didier (@LetItShine69) <a href="https://x.com/LetItShine69/status/1891616445512978677?ref_src=twsrc%5Etfw">February 17, 2025</a></p></blockquote>
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		<title>Fès: L&#8217;Institut français fête la musique avec la chanteuse Ouidad et le duo « Aïta mon amour »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/186829</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 13:53:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Fête de la musique]]></category>
		<category><![CDATA[Institut français de Fès]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’occasion de la Fête de la musique, l’Institut français de Fès vous invite à deux soirées musicales ouvertes à tous, organisées au Centre Kan Ya Ma Kan Rdda (Fès Jdid) : le 19 juin avec la chanteuse franco-marocaine Ouidad, puis le 21 juin avec le duo Aïta mon amour. &#160; &#160; Ouidad, née à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À l’occasion de la Fête de la musique, l’Institut français de Fès vous invite à deux soirées musicales ouvertes à tous, organisées au Centre Kan Ya Ma Kan Rdda (Fès Jdid) : le 19 juin avec la chanteuse franco-marocaine Ouidad, puis le 21 juin avec le duo Aïta mon amour.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-186830" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-.jpg" alt="" width="1020" height="1450" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-.jpg 1020w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA--211x300.jpg 211w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA--720x1024.jpg 720w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA--768x1092.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ouidad, née à Paris et ayant grandi au Maroc, entame d’abord des études de médecine avant de se tourner vers la musique, poussée par une passion profonde. Elle se fait connaître en publiant des reprises sur les réseaux sociaux, puis connaît un premier succès en 2023 avec son single Casa, aux accents autobiographiques. Ce titre cumule plus de 300 000 écoutes sur Spotify. Encouragée, elle quitte son emploi pour se consacrer entièrement à la musique et sort un second single, Je reste. Elle aspire aujourd’hui à créer un album personnel et poursuit les concerts pour rester proche de son public.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-186832" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-1.jpg" alt="" width="1128" height="1600" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-1.jpg 1128w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-1-212x300.jpg 212w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-1-722x1024.jpg 722w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-1-768x1089.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/AITA-1-1-1083x1536.jpg 1083w" sizes="auto, (max-width: 1128px) 100vw, 1128px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aïta Mon Amour est un duo musical formé par Widad Mjama et Khalil EPI. Ce projet contemporain revisite de manière électronique la Aïta, un genre traditionnel marocain du XIIe siècle porté par les Chikhates, chanteuses emblématiques des campagnes. Widad Mjama, pionnière du rap féminin au Maroc, est également formée à la danse et à l’art dramatique, et cofondatrice du groupe N3rdistan. Khalil EPI, musicien tunisien aux influences classiques, jazz et traditionnelles, est reconnu pour ses collaborations éclectiques à l’échelle internationale. Ensemble, ils créent un pont audacieux entre héritage et modernité.</p>
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