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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Le Maroc, cet empire que l&#8217;Europe regardait en miroir. De la gouvernance transsaharienne à la révolution esthétique de Delacroix, en passant par Ibn Khaldoun et l&#8217;alliance anglaise.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 13:29:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Au XVIIIe siècle, Voltaire décrivait les souverains marocains comme des empereurs dont l&#8217;autorité traversait les déserts jusqu&#8217;au fleuve Sénégal. Mais cette fascination pour l&#8217;empire chérifien n&#8217;était pas née avec les Lumières. Depuis le Moyen Âge, l&#8217;Europe, encore fragmentée et sortant péniblement des guerres de religion, regardait le Maroc avec un mélange de respect, d&#8217;intérêt stratégique &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au XVIIIe siècle, Voltaire décrivait les souverains marocains comme des empereurs dont l&rsquo;autorité traversait les déserts jusqu&rsquo;au fleuve Sénégal. Mais cette fascination pour l&#8217;empire chérifien n&rsquo;était pas née avec les Lumières. Depuis le Moyen Âge, l&rsquo;Europe, encore fragmentée et sortant péniblement des guerres de religion, regardait le Maroc avec un mélange de respect, d&rsquo;intérêt stratégique et d&rsquo;admiration esthétique. Retour sur quatre siècles de regards croisés, où le royaume marocain apparaît comme un miroir dans lequel l&rsquo;Ancien Monde espérait reconnaître sa propre grandeur perdue.</strong></p>
<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>I. Un modèle de gouvernance impériale : l&rsquo;autorité qui traverse les déserts.</strong></p>
<p><strong>Lorsque Voltaire, dans son Essai sur les mœurs publié en 1756, évoque les « empereurs du Maroc », il ne cède pas à l&rsquo;exotisme de salon. Le philosophe des Lumières, pourtant peu enclin à l&rsquo;admiration sans condition, est frappé par une réalité géopolitique que l&rsquo;Europe de son temps peinait à égaler : la capacité d&rsquo;un empire musulman à exercer une autorité continue sur des espaces immenses, hétérogènes et souvent hostiles.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;autorité jusqu&rsquo;au fleuve Sénégal n&rsquo;est pas une métaphore. Au XVIIIe siècle, sous la dynastie alaouite et notamment sous le règne de Mohammed ben Abdallah (dit Mohammed III), l&rsquo;influence du sultan s&rsquo;étendait théoriquement et pratiquement sur une grande partie de la Mauritanie actuelle et sur les comptoirs de la vallée du Sénégal. Ces territoires n&rsquo;étaient pas vides : ils étaient traversés par des tribus maures, des oasis marchandes et des routes de commerce transsaharien où transitaient l&rsquo;or, le sel, la gomme arabique et les captifs. Le souverain marocain, en tant qu&rsquo;« Amir al-Mouminine » (Commandeur des croyants), y déléguait son autorité à des caïds, des tribus alliées ou des confréries religieuses.</strong></p>
<p><strong>Ce qui frappe Voltaire, c&rsquo;est la maîtrise d&rsquo;un environnement – le désert – que les Européens considéraient comme une barrière infranchissable. L&#8217;empereur du Maroc, lui, en fait un corridor. La leçon est claire : la gouvernance ne se mesure pas à la sédentarité des royaumes chrétiens, mais à la capacité d&rsquo;intégrer la mobilité et l&rsquo;adaptation aux climats extrêmes.</strong></p>
<p><strong>Un siècle et demi plus tôt, en 1250, un autre témoignage, plus insolite, attestait déjà de cette puissance. Le moine bénédictin anglais Matthieu Paris rapporte dans ses chroniques que le roi Jean d&rsquo;Angleterre, acculé par la révolte de ses barons, aurait envoyé des émissaires au « calife du Maroc » pour lui proposer de lui céder&#8230; tout simplement l&rsquo;Angleterre, et de devenir son vassal. Que l&rsquo;anecdote soit authentique ou légendaire importe moins que ce qu&rsquo;elle révèle : aux yeux d&rsquo;une cour anglaise du XIIIe siècle, le souverain marocain était perçu comme un arbitre suprême, une autorité capable de trancher les querelles des royaumes chrétiens. Le Maroc n&rsquo;était pas une périphérie ; il était, dans l&rsquo;imaginaire géopolitique européen, un centre possible.</strong></p>
<p><strong>Cette perception n&rsquo;a cessé de se renforcer aux siècles suivants. À la Renaissance, alors que l&rsquo;Europe se déchirait entre catholiques et protestants, le Maroc apparaissait comme une puissance stable, monolithique dans sa foi mais pragmatique dans ses alliances. Les souverains saadiens, puis alaouites, jouèrent habilement de cette image, se présentant comme des partenaires commerciaux et militaires fiables, capables de fermer ou d&rsquo;ouvrir l&rsquo;accès à l&rsquo;Atlantique et à la Méditerranée.</strong></p>
<p><strong>II. Un carrefour de savoir et de transmission intellectuelle : quand le Maroc éclairait l&rsquo;Europe.</strong></p>
<p><strong>Là où le regard politique se heurtait à la rivalité ou à la méfiance, le regard savant était souvent une admiration discrète, parfois inavouée. L&rsquo;Europe médiévale, puis celle de la Renaissance, doit une part considérable de son réveil intellectuel aux traductions et aux commentaires des penseurs du Maghreb et d&rsquo;Al-Andalus. Et deux noms, parmi d&rsquo;autres, incarnent cette dette.</strong></p>
<p><strong>Ibn Khaldoun (1332-1406) est sans doute le plus grand historien et philosophe social que le monde médiéval ait produit, toutes civilisations confondues. Né à Tunis dans une famille andalouse d&rsquo;origine yéménite, formé à Fès sous la protection des Mérinides, il fut un homme de son temps : juge, diplomate, parfois exilé, toujours observateur. Son œuvre monumentale, le Kitab al-Ibar (« Livre des exemples »), est précédée d&rsquo;une longue introduction méthodologique : la Muqaddima (ou Prolégomènes).</strong></p>
<p><strong>Dans ce texte vertigineux, Ibn Khaldoun invente ce que nous appelons aujourd&rsquo;hui la sociologie, l&rsquo;économie politique et la philosophie de l&rsquo;histoire. Il y développe des concepts d&rsquo;une modernité stupéfiante :</strong></p>
<p><strong>● L&rsquo;assabiya (solidarité de groupe) : la force qui unit une tribu ou une dynastie, et qui, en se renforçant, permet la conquête puis la fondation d&rsquo;un État. Mais cette assabiya s&rsquo;use avec les générations : le pouvoir sédentarise, les liens du sang se distendent, et l&#8217;empire finit par s&rsquo;effondrer, remplacé par une nouvelle tribu porteuse d&rsquo;une solidarité fraîche. C&rsquo;est une théorie cyclique des civilisations qui précède de cinq siècles les spéculations de Vico, de Montesquieu ou de Spengler.</strong><br />
<strong>● L&rsquo;analyse des causes économiques de l&rsquo;histoire : Ibn Khaldoun s&rsquo;intéresse à l&rsquo;impôt, à la corruption, au rôle des marchés et des corporations. Il montre comment un État qui alourdit excessivement les prélèvements finit par tuer la production, donc sa propre assiette fiscale. Ce raisonnement, que les économistes appellent aujourd&rsquo;hui la « courbe de Laffer » (du nom d&rsquo;un conseiller de Ronald Reagan), est énoncé au XIVe siècle par un penseur marocain.</strong><br />
<strong>● La critique de la méthode historique : Ibn Khaldoun consacre de longs passages à dénoncer les chroniqueurs qui copient sans vérifier, qui cèdent à l&rsquo;exagération patriotique ou au merveilleux. Il pose les bases d&rsquo;une épistémologie de l&rsquo;histoire : il faut confronter les récits à la vraisemblance, à la cohérence interne, et aux lois connues des sociétés humaines.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;Europe a découvert la Muqaddima tardivement. Des fragments furent traduits en latin, puis en turc, et ce n&rsquo;est qu&rsquo;au XIXe siècle qu&rsquo;elle fut véritablement diffusée en français et en anglais. Mais des esprits comme Machiavel, Bodin, puis Montesquieu, avaient déjà pressenti certaines de ses intuitions – parfois par leurs propres moyens, parfois en puisant dans le réservoir commun des traductions de Tolède. Ce qui est certain, c&rsquo;est que lorsque les historiens du XXe siècle redécouvrirent Ibn Khaldoun, ils durent reconnaître en lui un précurseur : Arnold J. Toynbee l&rsquo;appela « le plus grand historien de tous les temps ».</strong></p>
<p><strong>Averroès (Ibn Rushd, 1126-1198) est l&rsquo;autre géant. Né à Cordoue, dans l&#8217;empire almohade dont le cœur politique était à Marrakech, il fut juge, médecin personnel du calife Abu Yaqub Yusuf, et surtout commentateur infatigable d&rsquo;Aristote. L&rsquo;Europe médiévale ne lisait pas le grec ; elle lisait Aristote en latin, à travers les traductions de ses commentaires arabes. Averroès fut si intimement associé au Philosophe (Aristote) que Dante, dans La Divine Comédie, le place dans le Limbe des grands esprits païens, aux côtés d&rsquo;Aristote, d&rsquo;Hippocrate et d&rsquo;Avicenne.</strong></p>
<p><strong>Mais Averroès n&rsquo;était pas qu&rsquo;un commentateur. Il fut aussi un penseur original, qui osa poser une thèse audacieuse : la théorie des « vérités jumelles ». Selon lui, la foi et la raison ne se contredisent pas ; elles mènent à une même vérité par des chemins différents. La philosophie et la théologie sont deux langages pour dire une seule réalité. Cette idée, exposée dans son Tahafut al-tahafut (« L&rsquo;Incohérence de l&rsquo;incohérence », réponse à la critique d&rsquo;Al-Ghazali), ouvrait la voie à une lecture rationaliste des textes sacrés.</strong></p>
<p><strong>Cette audace lui coûta. Vers la fin de sa vie, il fut exilé à Lucena, et ses livres furent brûlés. Mais l&rsquo;Europe latine, elle, le retint. Les traducteurs de Tolède – juifs, chrétiens et musulmans travaillant ensemble dans cette ville de Castille reconquise – firent passer ses commentaires en latin. Scolastiques comme Thomas d&rsquo;Aquin, puis penseurs de la Renaissance, s&rsquo;en nourrirent. Et lorsque les Lumières voulurent penser un rapport non conflictuel entre religion et raison, elles retrouvèrent, parfois sans le savoir, le chemin tracé par le Cordouan de l&#8217;empire almohade.</strong></p>
<p><strong>III. Une puissance militaire et diplomatique crainte et courtisée.</strong></p>
<p><strong>La fascination européenne pour le Maroc n&rsquo;était pas seulement celle des livres et des idées. Elle était aussi – et peut-être d&rsquo;abord – celle du rapport de force. L&rsquo;Europe chrétienne, divisée entre catholiques et protestants, menacée par l&rsquo;expansion ottomane à l&rsquo;est, ne pouvait pas se permettre d&rsquo;ignorer l&#8217;empire marocain. Elle devait compter avec lui, le craindre parfois, le courtiser souvent.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;alliance anglo-marocaine du XVIe siècle en est l&rsquo;illustration la plus frappante. Sous la dynastie saadienne, et notamment sous le règne d&rsquo;Ahmed al-Mansour (1578-1603), le Maroc venait de remporter la bataille de Wadi al-Makhazin contre le Portugal (bataille des Trois Rois, 1578). Il était à l&rsquo;apogée de sa puissance. L&rsquo;Angleterre d&rsquo;Élisabeth Ire, excommuniée par le pape, en guerre contre Philippe II d&rsquo;Espagne, cherchait des alliés là où Rome ne pouvait pas les atteindre.</strong></p>
<p><strong>Les lettres échangées entre la reine vierge et le sultan marocain sont d&rsquo;un pragmatisme confondant. Élisabeth propose une alliance « contre les idolâtres espagnols ». Ahmed al-Mansour, qui se rêve en conquérant de l&rsquo;or du Soudan et en rival des Ottomans, accepte de fournir à l&rsquo;Angleterre du salpêtre (indispensable à la fabrication de la poudre à canon) et du sucre marocain. En échange, l&rsquo;Angleterre livre des armes, du bois de construction navale et des artilleurs. Pendant près d&rsquo;un demi-siècle, les navires anglais et marocains sillonnent l&rsquo;Atlantique, s&rsquo;arrêtant à Tanger, Salé ou Agadir, échangeant ambassadeurs et présents.</strong></p>
<p><strong>Ce que les chroniqueurs de l&rsquo;époque ne cessent de souligner, c&rsquo;est l&rsquo;égalité de traitement. Contrairement aux traités signés avec l&rsquo;Empire ottoman (les « Capitulations », qui accordaient des privilèges aux Européens), les accords anglo-marocains sont des traités entre puissances souveraines, sans hiérarchie. L&rsquo;Angleterre n&rsquo;a pas de « quartier franc » dans les ports marocains ; elle doit se plier aux lois locales. Et les ambassadeurs marocains à Londres sont reçus avec tous les honneurs, défrayant la chronique par leurs turbans, leurs caftans et leurs manières considérées comme « nobles ».</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;image du Maure dans le théâtre élisabéthain découle directement de ces contacts. Shakespeare écrit Othello (vers 1603) – le Maure de Venise, général victorieux, amoureux, jaloux, finalement tragique. Le personnage est fascinant parce qu&rsquo;il incarne à la fois l&rsquo;intégration possible (Othello est chrétien, il commande les armées de la Sérénissime) et l&rsquo;altérité irréductible (sa peau noire, son passé, sa foi originelle). C&rsquo;est le miroir de l&rsquo;ambivalence européenne : on admire la noblesse du Maure, on craint sa violence « naturelle », on ne sait jamais tout à fait s&rsquo;il est des nôtres ou s&rsquo;il reste un étranger.</strong></p>
<p><strong>Christopher Marlowe, dans Le Juif de Malte (vers 1590), va plus loin. Son personnage de Barabas, quoique juif, évoque constamment les Turcs et les Maures comme des puissances redoutables. Et sa pièce Tamburlaine met en scène un conquérant oriental (Timour Lang) dont l&rsquo;ombre portée ressemble à certains souverains marocains : ambitieux, cruel, magnifique, bâtissant un empire sur les ruines des royaumes sédentaires. L&rsquo;Europe de la Renaissance, qui inventait le théâtre moderne, le faisait en dialoguant avec ces figures venues du Sud.</strong></p>
<p><strong>IV. Une source d&rsquo;inspiration esthétique et un miroir de l&rsquo;antiquité perdue.</strong></p>
<p><strong>Au-delà du politique et du militaire, le Maroc offrait à l&rsquo;Europe quelque chose de plus intime, de plus sensoriel : un choc esthétique. Ce choc, c&rsquo;est Eugène Delacroix qui l&rsquo;éprouva avec la plus grande intensité, mais il fut préparé par des siècles d&rsquo;échanges architecturaux et décoratifs.</strong></p>
<p><strong>Eugène Delacroix (1798-1863) débarque à Tanger en janvier 1832, en tant que secrétaire d&rsquo;une mission diplomatique envoyée par le roi Louis-Philippe auprès du sultan Moulay Abderrahmane. Il doit rester quelques semaines ; il reste près de quatre mois. Ce qu&rsquo;il voit le bouleverse.</strong></p>
<p><strong>Il écrit à son ami Frédéric Villot : « À chaque pas, des tableaux tout faits, qui te raviraient et te feraient faire cent toiles. C&rsquo;est l&rsquo;antiquité, l&rsquo;antiquité réelle et vivante, qui passe sous tes yeux. » Ce qui frappe Delacroix, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;exotisme des palmiers et des dromadaires. C&rsquo;est la noblesse des gestes, la simplicité des vêtements blancs, la lumière éclatante qui découpe les ombres. Il voit des « Romains » et des « catons » – c&rsquo;est-à-dire des figures de la République romaine, dignes et austères. L&rsquo;antiquité que l&rsquo;Europe cherchait dans les ruines de Pompéi ou les marbres du Parthénon, Delacroix la trouve vivante dans les rues de Tanger et de Meknès.</strong></p>
<p><strong>De retour en France, sa peinture change. Les couleurs deviennent plus chaudes, les ombres plus franches, les compositions plus audacieuses. Ses tableaux marocains (La Boda judía en Marruecos, Femmes d&rsquo;Alger dans leur appartement) font scandale : on trouve cela « sauvage », « barbare », « inachevé ». Mais c&rsquo;est ce scandale qui ouvre la voie à l&rsquo;impressionnisme. Les jeunes peintres que Delacroix influence – Manet, Renoir, Monet – viendront à leur tour chercher cette lumière, cette liberté. Le Maroc devient, dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;art européen, un laboratoire de la modernité.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;architecture « mauresque » avait anticipé ce goût. Dès la Reconquista, les rois chrétiens d&rsquo;Espagne n&rsquo;avaient pas détruit les palais et les mosquées d&rsquo;Al-Andalus. Ils les avaient adaptés, transformés, intégrés. Le style Mudéjar (de l&rsquo;arabe mudajjan, « celui qui reste ») désigne cette hybridation : arcs en fer à cheval, plafonds de bois ouvragé, carreaux de céramique géométriques (azulejos), cours intérieures avec fontaine et jardin. Au XIXe siècle, le goût « néo-mauresque » envahit toute l&rsquo;Europe : des synagogues à Budapest, des salles de bal à Vienne, des gares ferroviaires à Paris, des casinos à Nice. L&rsquo;Alhambra de Grenade, redécouvert par les voyageurs romantiques (dont Washington Irving, auteur des Contes de l&rsquo;Alhambra), devient un modèle universel. On copie ses stucs, ses arcs outrepassés, ses jeux d&rsquo;eau. Derrière cette mode, c&rsquo;est tout l&rsquo;héritage andalou – et donc marocain – qui refait surface.</strong></p>
<p><strong>Mariano Fortuny (1838-1874) incarne un rapport différent, plus authentique. Ce peintre catalan, envoyé en 1860 en mission officielle pour documenter la guerre d&rsquo;Afrique, tombe amoureux de Tanger et y retourne sans cesse. Contrairement à Delacroix, qui « orientalise » parfois ses tableaux (ajoutant des narguilés turcs ou des danses égyptiennes par souci de « couleur locale »), Fortuny cherche le vrai. Il peint les soldats marocains (La bataille de Tétouan), les vendeurs de tapis, les enfants jouant dans les ruelles. Il accumule les dessins, les croquis, les photographies (il fut l&rsquo;un des premiers à utiliser l&rsquo;appareil photo comme outil de travail). Et surtout, il collectionne les objets : armes, bijoux, poteries, tissus. Son atelier à Paris puis à Venise est un véritable musée du Maroc populaire.</strong></p>
<p><strong>Ce qui fascine Fortuny, c&rsquo;est l&rsquo;artisanat : la finesse des cuirs de Fès, la précision des zelliges, la délicatesse des broderies. Il n&rsquo;y voit pas un art « primitif », mais un art aussi accompli que la Renaissance italienne, simplement différent. Il contribue ainsi, silencieusement, à défaire les hiérarchies esthétiques de son temps. Pour lui, le Maroc n&rsquo;est pas une carte postale exotique ; c&rsquo;est une civilisation visuelle à part entière, riche et sophistiquée.</strong></p>
<p><strong>Conclusion : Une fascination ambivalente mais fondatrice.</strong></p>
<p><strong>Reconstruire ce regard européen sur le Maroc, du XIIIe au XIXe siècle, ce n&rsquo;est pas céder à une nostalgie impériale. C&rsquo;est prendre la mesure d&rsquo;un échange complexe, parfois inavoué, souvent déformé, mais toujours réel.</strong></p>
<p><strong>Ce regard est ambivalent. Il mêle l&rsquo;admiration sincère pour une puissance politique, pour une tradition intellectuelle, pour une beauté plastique – et la peur, le préjugé, le désir de domination. L&rsquo;orientalisme que critique Edward Saïd a bien existé : l&rsquo;Europe a souvent « fabriqué » un Orient imaginaire, harem et despotique, pour mieux se rassurer sur sa propre modernité. Et il ne faut pas idéaliser les souverains marocains de l&rsquo;époque : ils furent aussi des acteurs impériaux, parfois brutaux, et leur société n&rsquo;était pas un âge d&rsquo;or sans taches.</strong></p>
<p><strong>Mais la fascination, elle, fut authentique. Voltaire ne feignait pas son étonnement devant l&rsquo;autorité traversant les déserts. Les traducteurs de Tolède ne feignaient pas leur soif des commentaires d&rsquo;Averroès. Delacroix ne feignait pas son émotion devant les rues de Tanger. Et Fortuny ne feignait pas son respect pour l&rsquo;artisanat de Fès.</strong></p>
<p><strong>C&rsquo;est cette mémoire d&rsquo;un empire regardé, fascinant par ses gouvernants, ses savants, ses soldats et ses artisans, que cet éditorial a voulu raviver. Parce qu&rsquo;elle nous rappelle une vérité simple : les civilisations ne se construisent jamais seules. Elles se regardent, s&rsquo;admirent, se craignent, s&#8217;empruntent – et parfois, bien plus tard, reconnaissent ce qu&rsquo;elles se doivent.</strong></p>
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		<title>Seconde Guerre mondiale: ce que l&#8217;Europe doit au Maroc</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/208741</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 11:17:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Par: Marco BARATTO * La participation des soldats marocains à la libération de l’Europe durant la Seconde Guerre mondiale constitue un chapitre essentiel de l’histoire militaire du XXᵉ siècle. Recrutés principalement dans le cadre de l’armée française, ces combattants ont joué un rôle décisif dans plusieurs campagnes majeures, notamment en Afrique du Nord, en Italie, en &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Marco BARATTO<em> *</em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-207892" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/barattt-768x432-1.jpg" alt="" width="768" height="432" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/barattt-768x432-1.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/barattt-768x432-1-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/barattt-768x432-1-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></p>
<p>La participation des soldats marocains à la libération de l’Europe durant la Seconde Guerre mondiale constitue un chapitre essentiel de l’histoire militaire du XXᵉ siècle. Recrutés principalement dans le cadre de l’armée française, ces combattants ont joué un rôle décisif dans plusieurs campagnes majeures, notamment en Afrique du Nord, en Italie, en France et en Allemagne.</p>
<p>Dès le début du conflit, les troupes marocaines furent intégrées dans les forces coloniales françaises. Après la défaite française de 1940, une partie de ces soldats continua le combat aux côtés des Alliés. Leur participation devint particulièrement visible à partir de 1943, lorsque les forces alliées lancèrent une série d’offensives destinées à repousser les armées allemandes hors d’Europe occidentale.</p>
<p>Les unités marocaines, notamment les goumiers et les tirailleurs marocains, étaient réputées pour leur endurance physique et leur capacité d’adaptation. Habitués aux terrains montagneux et aux conditions difficiles, ils furent souvent employés dans des missions exigeant mobilité et résistance. Leur contribution en Italie fut déterminante, notamment lors des combats dans les régions montagneuses qui permirent aux Alliés de progresser vers le nord.</p>
<p>Malgré l’importance de leur engagement, la participation des soldats marocains à la libération de l’Europe reste encore aujourd’hui relativement méconnue du grand public. Dans de nombreux récits historiques, l’accent est souvent mis sur les grandes puissances militaires européennes et nord-américaines, tandis que le rôle des troupes coloniales demeure moins visible. Cette situation contribue à une compréhension partielle de l’histoire de la libération du continent. C’est pourquoi les historiens et les institutions encouragent aujourd’hui une meilleure reconnaissance de cette mémoire, notamment à travers l’enseignement, les recherches historiques et les cérémonies commémoratives.</p>
<p>Après la campagne d’Italie, les soldats marocains participèrent activement à la libération de la France en 1944. Ils furent engagés lors du débarquement en Provence, en août 1944, opération qui permit aux forces alliées de libérer rapidement une grande partie du sud du pays. Les troupes marocaines combattirent ensuite dans les Vosges et en Alsace, où les combats furent particulièrement difficiles en raison des conditions climatiques rigoureuses et de la résistance allemande.</p>
<p>Le courage et la discipline des soldats marocains furent largement reconnus par leurs supérieurs. De nombreuses décorations furent attribuées à ces unités pour leurs actions sur le champ de bataille. Leur engagement permit d’accélérer la libération de plusieurs villes françaises et contribua à l’effort global visant à affaiblir les forces allemandes sur le front occidental.</p>
<p>La mémoire de ces soldats demeure aujourd’hui vivante dans plusieurs pays européens. Des monuments et des cimetières militaires rappellent leur sacrifice et leur rôle dans la libération du continent.</p>
<p><em>* </em>Analyste géopolitique</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Frontière de fer, cœur humain : Le Maroc, bouclier de l&#8217;Europe et espoir de l&#8217;Afrique</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/190121</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 11:32:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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		<category><![CDATA[europe]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Lahcen HADDAD Depuis 2021 (à l&#8217;exception du 19 mai, incident particulier lié à un contexte politique délicat), le Maroc s&#8217;est révélé être le partenaire le plus efficace de l&#8217;Europe sur les questions migratoires. En cinq ans, il a bloqué plus de 366 000 tentatives de migration irrégulière vers l’Europe. Rien qu&#8217;en 2023 : 75 &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Lahcen HADDAD</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-187990" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/haddadus.jpg" alt="" width="1200" height="829" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/haddadus.jpg 1200w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/haddadus-300x207.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/haddadus-1024x707.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/06/haddadus-768x531.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Depuis 2021 (à l&rsquo;exception du 19 mai, incident particulier lié à un contexte politique délicat), le Maroc s&rsquo;est révélé être le partenaire le plus efficace de l&rsquo;Europe sur les questions migratoires. En cinq ans, il a bloqué plus de 366 000 tentatives de migration irrégulière vers l’Europe. Rien qu&rsquo;en 2023 : 75 000 tentatives infructueuses (+6% par rapport à 2022). De janvier à août 2024 : 45 015 de plus. </span></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Le Maroc a renforcé la surveillance dans des zones critiques telles que Fnideq et Tétouan, démantelé des réseaux coordonnés via les réseaux sociaux, arrêté plus de 60 instigateurs et scellé les points d’accès côtiers. En 2023, il a empêché 900 migrants d’atteindre la clôture de Sebta. Depuis 2018, le Maroc a reçu plus de 343 millions d’euros € de l’UE en appui technique (radars, patrouilles, formations) dans le cadre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique. En 2022, Rabat et Madrid ont signé plus de 20 accords bilatéraux en matière de migration, de douane et de coopération juridique, avec 11 ministres espagnols et 13 marocains. En juin 2022, quelque 2 000 migrants ont tenté de forcer l&rsquo;entrée de Melilla. Vingt-trois personnes ont été tuées et des dizaines blessées. </span></p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Le Maroc et l&rsquo;Espagne ont contenu le chaos</span></strong></p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> N&rsquo;oublions pas : le Maroc est le seul pays à surveiller 3 600 km de côtes pour contenir l&rsquo;immigration irrégulière vers l&rsquo;Europe&#8230; et aussi pour contrôler ceux qui entrent par le sud. Une double surveillance – entrée et sortie – qui nécessite logistique, renseignement et responsabilité. Ni cynisme ni populisme : des résultats. Et pourtant… certains s’obstinent à ternir l’image, à nier les faits, à alimenter la suspicion – parfois par idéologie, parfois par ignorance. </span><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> Heureusement, d&rsquo;autres voix s&rsquo;élèvent : rigoureuses, sensées, constructives. La vérité est têtue.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>[VIDEO] « Rearm Europe », un plan à 800 milliards d&#8217;euros pour relancer la défense européenne</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/178056</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 15:53:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[europe]]></category>
		<category><![CDATA[réarmement]]></category>
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					<description><![CDATA[La Commission européenne a dévoilé, mardi 4 mars, un plan qui ambitionne de mobiliser près de 800 milliards d&#8217;euros pour sa défense, dont 150 milliards de prêts, et pour fournir une aide immédiate à L&#8217;Ukraine. « L&#8217;Europe fait face à un danger clair et immédiat d&#8217;une ampleur qu&#8217;aucun d&#8217;entre nous n&#8217;a connue dans sa vie d&#8217;adulte », a affirmé &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Commission européenne a dévoilé, mardi 4 mars, un plan qui ambitionne de mobiliser près de 800 milliards d&rsquo;euros pour sa défense, dont 150 milliards de prêts, et pour fournir une aide immédiate à L&rsquo;Ukraine.<em> « L&rsquo;Europe fait face à un danger clair et immédiat d&rsquo;une ampleur qu&rsquo;aucun d&rsquo;entre nous n&rsquo;a connue dans sa vie d&rsquo;adulte »,</em> a affirmé sa présidente, Ursula von der Leyen, dans une lettre adressée aux dirigeants des Vingt-Sept. Ceux-ci vont en discuter jeudi à Bruxelles à l&rsquo;occasion d&rsquo;un sommet extraordinaire.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="en">« Europe is ready to assume its responsibilities.</p>
<p>ReArm Europe could mobilise close to €800 billion for a safe and resilient Europe.</p>
<p>This is a moment for Europe. And we are ready to step up. »</p>
<p>— President <a href="https://twitter.com/vonderleyen?ref_src=twsrc%5Etfw">@vonderleyen</a> on the defence package <a href="https://t.co/OiE8kH8FnK">pic.twitter.com/OiE8kH8FnK</a></p>
<p>— European Commission (@EU_Commission) <a href="https://twitter.com/EU_Commission/status/1896853808795504666?ref_src=twsrc%5Etfw">March 4, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Ce projet, baptisé « Réarmer l&rsquo;Europe », aura la capacité <em>« de mobiliser près de 800 milliards d&rsquo;euros en dépenses d&rsquo;armement pour une Europe sûre et résiliente »</em>. Le premier <em>« pilier »</em> de ce plan prévoit de mettre quelque 150 milliards de prêts à disposition des 27 pays de l&rsquo;UE pour financer le renforcement des capacités de défense en Europe, y compris en vue de dons à l&rsquo;Ukraine.</p>
<p>Ces fonds doivent servir en priorité à investir dans les domaines dans lesquels les besoins sont les plus urgents, comme la défense anti-aérienne, les missiles, les drones et les systèmes anti-drones, ou encore les systèmes d&rsquo;artillerie.</p>
<p>Ursula von der Leyen a également confirmé sa volonté d&rsquo;encourager les Etats membres à dépenser davantage pour leur défense, sans souci du respect des règles budgétaires de l&rsquo;UE, qui les obligent à limiter leur déficit public à 3% de leur PIB<em>. « Cela permettra aux Etats membres d&rsquo;augmenter de manière significative leurs dépenses de défense sans déclencher la procédure de déficit excessif »</em>, a-t-elle déclaré.</p>
<p><strong>AFP</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Phénomène. En Europe, de plus en plus d&#8217;églises abandonnées se « convertissent » en mosquées &#8211; Le décryptage de l&#8217;expert italien Marco Baratto</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/177483</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 10:52:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[églises]]></category>
		<category><![CDATA[europe]]></category>
		<category><![CDATA[mosquées]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un article paru dans le journal en ligne « glistatigenerali », Marco Baratto, auteur du livre « Le défi de l&#8217;Islam en Italie », s&#8217;arrête sur un curieux phénomène qui est en train de faire tache d&#8217;huile en Europe: la transformation d&#8217;églises abandonnées en mosquées. Il a bien voulu le partager avec les lecteurs du quotidien en ligne &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un article paru dans le journal en ligne « glistatigenerali », Marco Baratto, auteur du livre « Le défi de l&rsquo;Islam en Italie », s&rsquo;arrête sur un curieux phénomène qui est en train de faire tache d&rsquo;huile en Europe: la transformation d&rsquo;églises abandonnées en mosquées. Il a bien voulu le partager avec les lecteurs du quotidien en ligne lecollimateur.ma. En voici la traduction. </strong></p>
<p><strong>Par: Marco Baratto</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-177487" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/02/baratto.jpeg" alt="" width="275" height="183" /></p>
<p>Ces dernières années, dans plusieurs villes européennes, nous avons assisté à la conversion d’églises chrétiennes en mosquées. Ce phénomène, souvent source de débats houleux, naît d’une réalité indéniable : de nombreuses églises, surtout en contexte urbain, sont aujourd’hui vides ou dans un état d’abandon.</p>
<p>La fermeture de ces lieux de culte peut être provoquée par divers facteurs, notamment une baisse de la fréquentation religieuse, des coûts d’entretien excessifs et des problèmes structurels non résolus. Cependant, au lieu de les laisser se dégrader ou de les transformer en lieux de culte profanes tels que des bars, des discothèques ou des centres commerciaux, il serait peut-être préférable de leur permettre de continuer à être des lieux de culte, même s&rsquo;ils sont destinés à une confession différente.</p>
<p>Un exemple récent de cette tendance est l&rsquo;église réformée unie Saint-Thomas à Langley Road, Nascot, Watford, en Angleterre. Fermé en 2015 en raison de problèmes structurels et inutilisé depuis, il a reçu à deux reprises l&rsquo;approbation de rénovations qui n&rsquo;ont jamais été réalisées. Le bâtiment a finalement été acheté pour 3,5 millions de livres sterling par l&rsquo;Ar-Rahamah Trust, une organisation islamique qui a l&rsquo;intention de le transformer en mosquée. Cette nouvelle a suscité des réactions mitigées, certains chrétiens voyant la conversion comme une perte, tandis que d’autres, comme moi, la voient comme une opportunité positive.</p>
<p>La conversion des églises en mosquées n’est pas un phénomène isolé. Dans plusieurs villes du Royaume-Uni, de France et d&rsquo;Allemagne, des communautés musulmanes en pleine croissance ont acquis des lieux de culte chrétiens désaffectés pour les adapter à leurs besoins. Ces acquisitions se font souvent de manière pacifique et avec le consentement des autorités religieuses, qui voient dans cette solution un moyen de préserver le caractère sacré du lieu.</p>
<p>En France, par exemple, la baisse des vocations et de la fréquentation des églises a conduit à la vente de nombreux édifices religieux. Certains d’entre eux ont été transformés en centres commerciaux ou en espaces culturels, tandis que d’autres sont devenus des mosquées. A Clamart, près de Paris, une église catholique abandonnée a été rachetée par une communauté musulmane et transformée en lieu de culte islamique, avec le soutien total du maire et des autorités locales. En Allemagne, où les églises protestantes et catholiques ferment à un rythme alarmant, plusieurs communautés musulmanes ont trouvé dans ces bâtiments une opportunité d&rsquo;établir des lieux de culte dignes, sans avoir à construire de nouvelles mosquées de toutes pièces, un processus souvent entravé par la bureaucratie et la résistance politique. En Italie, le phénomène des églises inutilisées est tout aussi important.</p>
<p>Dans de nombreuses villes et petites localités, les lieux de culte historiques sont abandonnés ou utilisés seulement sporadiquement. Certains d’entre eux ont été transformés en espaces commerciaux ou récréatifs, perdant complètement leur fonction originelle. Avant de transformer une église en mosquée, il faut considérer certaines options. Tout d’abord, on pourrait vérifier si d’autres confessions chrétiennes seraient intéressées à reprendre le bâtiment. S’il n’y avait pas d’églises chrétiennes ayant besoin d’un nouveau lieu de culte, on pourrait envisager de les céder aux communautés musulmanes. Afin d’assurer une transition respectueuse, certaines mesures peuvent être adoptées.</p>
<p>Par exemple, les éléments iconographiques chrétiens pourraient être recouverts de panneaux de plâtre amovibles, afin de ne pas heurter la sensibilité des nouveaux croyants, sans pour autant détruire le patrimoine artistique de l&rsquo;édifice. De cette façon, les changements seraient facilement réversibles et les œuvres de la foi populaire seraient sauvegardées. Autoriser la transformation d’églises désaffectées en mosquées pourrait apporter plusieurs avantages. Tout d’abord, cela permettrait d’éviter la détérioration des bâtiments historiques, qui pourraient être entretenus et restaurés grâce à l’engagement des communautés islamiques.</p>
<p>De plus, la continuité de la fonction spirituelle du lieu serait garantie, évitant qu&rsquo;il soit utilisé à des fins profanes. Un autre aspect positif serait le renforcement du dialogue interreligieux. À une époque où les divisions religieuses sont souvent soulignées, un geste d’ouverture comme celui-ci pourrait favoriser la compréhension mutuelle entre chrétiens et musulmans, créant un climat de plus grande tolérance et de respect. Évidemment, cette solution ne plaît pas à tout le monde. Certains croyants chrétiens pensent que transformer une église en mosquée signifie perdre un morceau de leur identité religieuse.</p>
<p>En outre, on craint qu’à l’avenir, un déséquilibre se produise dans le paysage religieux des villes européennes. Il faut cependant considérer que le phénomène des églises vides est une réalité et que l’ignorer ne mènera pas à une solution. De plus, la conversion des églises en mosquées n’est pas une contrainte, mais le résultat du libre-échange entre communautés religieuses. Dans de nombreux cas, les églises vendues étaient déjà destinées à la démolition ou à la transformation en espaces profanes, et le choix de les maintenir comme lieux de prière, bien que d&rsquo;une foi différente, apparaît comme une solution plus respectueuse de leur fonction originelle.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vivons-nous une nouvelle forme de « chuobiya » ? (Par: Zakia Laaroussi)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/156220</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 09:55:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[europe]]></category>
		<category><![CDATA[POPULISME]]></category>
		<category><![CDATA[Zakia Laaroussi]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Zakia Laaroussi* Au milieu des mouvements anti-arabes en Europe et du rejet de leur religion, avec la montée de l&#8217;extrême droite et de l&#8217;intolérance religieuse et ethnique au sein de cette frange de la société, il ne m&#8217;a pas échappé de rapprocher cela des épreuves que nous vivons en terre d&#8217;exil avec la pensée &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Zakia Laaroussi*</strong></p>
<p>Au milieu des mouvements anti-arabes en Europe et du rejet de leur religion, avec la montée de l&rsquo;extrême droite et de l&rsquo;intolérance religieuse et ethnique au sein de cette frange de la société, il ne m&rsquo;a pas échappé de rapprocher cela des épreuves que nous vivons en terre d&rsquo;exil avec la pensée raciste perse qui a émergé de la haine des Arabes à la fin du règne des Omeyyades.</p>
<p>Les Perses fanatiques considéraient que les Arabes avaient renversé le dernier empire perse, représenté par la dynastie sassanide. Ainsi, l&rsquo;un des symboles du nationalisme perse, considéré par certains comme le successeur de Zarathoustra, a contribué à la chute des Omeyyades en rejoignant la cause abbasside.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas notre sujet principal, mais ce qui attire l&rsquo;attention, c&rsquo;est l&rsquo;extrémisme qui unit les chauvins et l&rsquo;extrême droite actuelle en Europe, en particulier en France, en s&rsquo;appuyant sur une religion de haine et en minimisant l&rsquo;importance des Arabes en général et en proclamant la haine de l&rsquo;Islam.</p>
<p>Le chauvinisme reste présent avec ses composants et ses éléments, se répliquant et poursuivant ses activités sous une autre forme et avec d&rsquo;autres peuples. Actuellement, nous voyons un courant d&rsquo;extrême droite tenter de diminuer la valeur de la culture arabe en s&rsquo;attaquant aux Arabes dans leurs modes de vie, leurs coutumes et en dénigrant leur religion, les associant à la violence et au retard, et en déformant tout ce qui touche aux Arabes et à leur culture sociale et religieuse.</p>
<p>Nous avons un besoin urgent de tous les talents littéraires et des plumes libres arabes en exil, ainsi que des non-Arabes, pour parler de cette guerre culturelle et idéologique à laquelle les Arabes sont confrontés dans la société européenne. Notre culture est ciblée et accusée de faillite par les extrémistes, notamment par l&rsquo;extrême droite. Cela est étonnant dans une société européenne riche en diversité ethnique, culturelle et religieuse.</p>
<p>Les extrémistes déclarent une guerre intellectuelle et économique qui n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une guerre menée par une armée victorieuse&#8230; une guerre qui menace la paix et l&rsquo;humanité et annonce un conflit des éléments avec le vent, un autre type de Daeshisme.</p>
<p>Mettre en lumière les similitudes entre le chauvinisme auquel les Arabes ont fait face pendant les périodes des Omeyyades et des Abbassides et l&rsquo;extrême droite actuelle en Europe est crucial pour comprendre les défis actuels auxquels les Arabes et les musulmans en exil sont confrontés. Cette comparaison montre que les préjugés et le racisme ne sont pas des phénomènes nouveaux, mais se répètent sous des formes et des styles différents à travers les âges.</p>
<p>Les tendances racistes contre les Arabes et l&rsquo;Islam de la part de l&rsquo;extrême droite en Europe représentent une continuité des formes anciennes de chauvinisme, où les Arabes et les musulmans sont dépeints de manière négative et accusés de terrorisme et de violence. Ces idées prennent racine dans des concepts erronés et reposent sur des généralisations trompeuses, exploitant certains événements isolés pour justifier leur haine et atteindre leurs objectifs politiques.</p>
<p>Il est important que les écrivains et les intellectuels arabes et non arabes en exil mettent en avant cette réalité, et qu&rsquo;ils expriment leurs expériences et défis de manière claire et percutante. Le travail littéraire et journalistique peut être un moyen puissant pour contrer ces idées extrémistes, en offrant des perspectives éclairées et basées sur des faits historiques et sociaux.</p>
<p>L&rsquo;identité arabe et islamique doit être présentée dans son véritable cadre, loin des préjugés et des déformations. Promouvoir une compréhension correcte de la culture arabe et islamique peut contribuer à construire des ponts de compréhension et de respect mutuel dans les sociétés européennes diversifiées.</p>
<p>Nous devons reconnaître que la lutte contre ces idées extrémistes nécessite des efforts communs et variés, alliant le travail littéraire et médiatique, ainsi que l&rsquo;activisme social et politique. S&rsquo;accrocher à notre identité et en être fiers, tout en présentant des arguments solides et convaincants, est la voie pour faire face à ces défis et protéger notre place et notre culture dans les sociétés où nous vivons.</p>
<p>Ô vous, gens des tribunes et des plumes, et esprits éclairés, la fierté de notre identité contribue à notre ténacité et comble le vide créé par un présent qui contraste avec un passé intellectuel, scientifique, littéraire et politique prospère. Nous n&rsquo;avons pas le temps de nous préparer à l&rsquo;épanchement et à la prolixité, ni à la recherche de la notoriété et du pouvoir. Nous avons besoin de communication et de persuasion, de la puissance de la parole et de séduire les esprits avec des arguments solides comme le bâton de l&rsquo;orateur face à Le Pen, qui tente de nous dénigrer en tant qu&rsquo;immigrants et de dépeindre notre culture comme étant sale et dégradée, appartenant à des peuples à la peau sale, sans aucun lien avec la pureté.</p>
<p>*<strong>Poétesse marocaine basée à Paris. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sahara marocain: Grâce à l&#8217;impulsion de SM le Roi, 14 pays membres de l’UE apprécient et soutiennent le plan d’autonomie (M. Bourita)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/133900</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Oct 2023 18:42:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[autonomie]]></category>
		<category><![CDATA[europe]]></category>
		<category><![CDATA[sahara marocain]]></category>
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					<description><![CDATA[Le nombre des pays membres de l’Union Européenne qui apprécient et soutiennent le plan d’autonomie s’est élevé à 14 après la position exprimée, ce jeudi, par la République tchèque et ce, grâce à l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le nombre des pays membres de l’Union Européenne qui apprécient et soutiennent le plan d’autonomie s’est élevé à 14 après la position exprimée, ce jeudi, par la République tchèque et ce, grâce à l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita.</p>
<p>&nbsp;</p>

<a href='https://lecollimateur.ma/133900/bouritasah'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/10/bouritasah-150x150.jpeg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/10/bouritasah-150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/10/bouritasah-300x300.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/10/bouritasah-125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/133900/bouritasah-2'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/10/bouritasah-2-150x150.jpeg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/10/bouritasah-2-150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/10/bouritasah-2-300x300.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/10/bouritasah-2-125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/133900/bouritasah-3'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/10/bouritasah-3-150x150.jpeg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/10/bouritasah-3-150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/10/bouritasah-3-300x300.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/10/bouritasah-3-125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>

<p>&nbsp;</p>
<p>Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue tchèque, M. Jan Lipavský, M. Bourita a souligné que le Royaume du Maroc salue hautement la position de la République tchèque au sujet de la question du Sahara marocain, qui a considéré le plan d&rsquo;autonomie, présenté en 2007, comme un effort sérieux et crédible du Royaume et comme « bonne base » pour une solution convenue entre les parties.</p>
<p>Le ministre a indiqué, à cet égard, que ces soutiens s’inscrivent dans le cadre d’une tendance internationale pour faire du plan d’autonomie la base du règlement du différend autour du Sahara marocain.</p>
<p>La position de la République tchèque au sujet de la question du Sahara marocain a été exprimée dans la Déclaration conjointe signée, jeudi à Prague, par MM. Bourita et Lipavský.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Europe appelée à soutenir le règlement de la question du Sahara marocain pour prévenir toute déstabilisation à sa frontière sud (quotidien belge)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/124700</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jul 2023 10:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MÉDIAS]]></category>
		<category><![CDATA[europe]]></category>
		<category><![CDATA[sahara marocain]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=124700</guid>

					<description><![CDATA[Le quotidien belge à grand tirage « De Tjid » a appelé les pays de l’Europe à renforcer leurs relations avec le Maroc et oeuvrer au règlement de la question du Sahara pour empêcher « les plans désastreux » résultant d’une collaboration « perfide » de ce qu’il appelle « le nouvel axe du chaos » qui déstabiliserait la région et constituerait « une &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le quotidien belge à grand tirage <a href="https://www.tijd.be/opinie/column/rusland-china-en-iran-een-nieuwe-as-van-de-chaos/10477807.html">« De Tjid »</a> a appelé les pays de l’Europe à renforcer leurs relations avec le Maroc et oeuvrer au règlement de la question du Sahara pour empêcher « les plans désastreux » résultant d’une collaboration « perfide » de ce qu’il appelle « le nouvel axe du chaos » qui déstabiliserait la région et constituerait « une menace directe pour la sécurité en Europe ».</p>
<p>Dans une tribune signée du politologue néerlandophone Fouad Gandoul, le journal spécialisé en économie soutient que « les évolutions en Algérie sont telles qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de place pour l&rsquo;ambiguïté diplomatique », soulignant que « l&rsquo;Europe doit choisir entre la realpolitik à court terme pour garantir l&rsquo;approvisionnement en gaz et les principes fondamentaux pour assurer la stabilité et la sécurité à long terme en Europe et en Afrique du Nord ».</p>
<p>« A travers le Hezbollah, bras armé de l’Iran, et avec l&rsquo;aide de l&rsquo;Algérie, le plus proche allié et partenaire stratégique de la Russie en Afrique, une véritable menace pèse sur le Maroc depuis 2017 », relève l’auteur, notant que les milices séparatistes du polisario sont entraînées par des cadres du Hezbollah et des gardiens de la révolution iranienne.</p>
<p>Les milices s&rsquo;enrichissent du commerce illégal d&rsquo;armes, des routes migratoires illégales et des activités militaires subversives au Sahel, en collaboration avec des organisations terroristes internationales, ajoute-il, soulignant que « cela compromet la stabilité en Afrique du Nord et constitue une menace directe pour la sécurité en Europe ».</p>
<p>Et d’ajouter que l&rsquo;Union européenne et les États-Unis sont de plus en plus préoccupés par les relations plus étroites entre l&rsquo;Algérie, la Russie et l&rsquo;Iran, et leurs ambitions militaires en Afrique. Citant diverses sources, l’auteur indique que « la junte militaire d&rsquo;Alger, avec l&rsquo;aide de l&rsquo;Iran, veut faciliter l&rsquo;installation de bases militaires russes au Sahel ».</p>
<p>Cette collaboration « perfide » que l’auteur appelle « le nouvel axe du chaos » constitue « une menace directe » pour l’Europe, estime le politologue, soulignant qu’ »il est temps d&rsquo;agir de manière coordonnée et forte pour empêcher les plans désastreux de la Russie, de l&rsquo;Iran et de l&rsquo;Algérie en Afrique”.</p>
<p>Plaidant pour « le renforcement des liens avec le seul régime pro-occidental et stable d&rsquo;Afrique du Nord: le Maroc », comme l’a fait l’Espagne, l’auteur souligne qu’”un point de départ est le règlement du statut du Sahara”.</p>
<p>Il a rappelé, à ce titre, les propos tenus récemment à Paris par Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, qui a déclaré que seul le Maroc avait l&rsquo;autorité nécessaire au Sahara lorsque l&rsquo;Espagne a quitté le territoire colonisé en 1975.</p>
<p>Le politologue a passé aussi en revue la récente vague de soutiens à la position marocaine, à leur tête celle des Etats-Unis qui reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara, Washington considérant le plan d&rsquo;autonomie du Maroc comme la seule solution crédible et réaliste pour résoudre le conflit régional. Ce plan bénéficie aussi du soutien de l&rsquo;Espagne, des Pays-Bas, du Luxembourg et de la Belgique, ajoute-t-il.</p>
<p>L’auteur relève que les experts de l&rsquo;autorité madrilène Instituto Coordinadas de Gobernanza y de Economia Aplicada (ICGEA) voient également dans le plan d&rsquo;autonomie marocain un moyen de stabiliser la région. Ils appellent les autres États membres de l&rsquo;UE à soutenir ce plan, dans le but de renforcer les deux rives de la Méditerranée.</p>
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		<title>Une vaste opération policière contre la « Ndranghetta », la mafia calabraise, est en cours en Belgique, en France, en Italie, au Portugal et en Espagne</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/118000</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 May 2023 14:53:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[europe]]></category>
		<category><![CDATA[opération anti-mafia]]></category>
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					<description><![CDATA[Treize personnes ont été interpellées et 25 perquisitions ont été menées, mercredi matin en Belgique, dans le cadre d’une vaste opération déployée simultanément dans plusieurs pays d’Europe et visant la mafia calabraise, a indiqué le parquet fédéral belge. La partie belge de ce coup de filet, menée au niveau de la province de Limbourg (nord-est &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p3">Treize personnes ont été interpellées et 25 perquisitions ont été menées, mercredi matin en Belgique, dans le cadre d’une vaste opération déployée simultanément dans plusieurs pays d’Europe et visant la mafia calabraise, a indiqué le parquet fédéral belge.</p>
<p class="p4">La partie belge de ce coup de filet, menée au niveau de la province de Limbourg (nord-est de la Belgique), est restée « relativement modeste », a relevé le parquet fédéral, notant que les personnes interpellées seront déférées devant le juge d’instruction qui décidera de leur sort.</p>
<p class="p4">Les individus arrêtés sont avant tout suspectés d’être mêlés à des opérations de trafic de cocaïne depuis et vers l’Europe, et de participer au blanchiment des revenus de ce trafic, ont précisé des représentants notamment de la police judiciaire fédérale et du parquet fédéral et le procureur du Roi du Limbourg.</p>
<p class="p4">Sur les 13 personnes interpellées mercredi en Belgique, 7 sont d’ores et déjà « demandées » par l’Italie, qui a émis un mandat d’arrêt européen à leur encontre.</p>
<p class="p4">Environ 150 perquisitions ont eu lieu dans 8 pays européens (Italie, Allemagne, Espagne, Portugal, France, Roumanie, Slovénie et Belgique) dans le cadre de ce coup de filet.</p>
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		<title>Nicolas Sarkozy fait le procès de l’Europe, « continent brutal, sauvage et qui peut verser dans la barbarie » (vidéo)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/113493</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Mar 2023 09:57:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[europe]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[procès]]></category>
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					<description><![CDATA[Invité hier vendredi dans le cadre d’une enquête parlementaire sur la crise énergétique où se démène actuellement la France, contrainte d&#8217;importer, à prix d&#8217;or, une électricité qu&#8217;elle n&#8217;était plus capable de produire, l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, s’est lancé dans une violente diatribe contre l’Europe. « De tous les continents du monde, l’Europe est le continent &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p3">Invité hier vendredi dans le cadre d’une enquête parlementaire sur la crise énergétique où se démène actuellement la France, contrainte d&rsquo;importer, à prix d&rsquo;or, une électricité qu&rsquo;elle n&rsquo;était plus capable de produire, l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, s’est lancé dans une violente diatribe contre l’Europe. <strong>« De tous les continents du monde, l’Europe est le continent le plus brutal, le plus sauvage et peut verser dans la barbarie »</strong>, a asséné l’ancien chef de l’Elysée (16 mai 2007 au 15 mai 2012).</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">“De tous les continents du monde, l’Europe est le continent le plus brutal, le plus sauvage et peut verser dans la barbarie“, selon Nicolas Sarkozy ce matin au parlement <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1eb-1f1f7.png" alt="🇫🇷" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />. Quand c’est moi qui le dis, on m’accuse de sentiment anti-français/occidental. Un peu, un peu, ça vient… <a href="https://t.co/cEwYRx3bvy">pic.twitter.com/cEwYRx3bvy</a></p>
<p>— Nathalie Yamb (@Nath_Yamb) <a href="https://twitter.com/Nath_Yamb/status/1636678602849755143?ref_src=twsrc%5Etfw">March 17, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p3"><strong>« Quand c’est moi qui le dis, on m’accuse de sentiment anti-français/occidental. Un peu, un peu, ça vient… »</strong>, s&rsquo;est-il défendu, en invitant les amnésiques à relire l&rsquo;Histoire de l&rsquo;Europe, qui a été tout sauf un long fleuve tranquille. Il a cité en exemple l&rsquo;extermination des Juifs, la guerre de Bosnie-Herzégovine&#8230;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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