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	<title>élections législatives &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Les dimanches d&#8217;Aziz DAOUDA. Et si les élections étaient aussi l’occasion de parler de valeurs ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 13:38:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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		<category><![CDATA[élections législatives]]></category>
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					<description><![CDATA[Par : Aziz DAOUDA Il serait hasardeux de réduire à un simple fait divers, ou à une question économique ou de précarité, ce qui s’est passé à Sebta. En filigrane se joue une question de valeurs sur les quelles se construit le Maroc de demain. Un pays ne se bâtit pas seulement avec des infrastructures, des &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par : Aziz DAOUDA</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-217097" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/08/azizo1.jpeg" alt="" width="660" height="330" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/08/azizo1.jpeg 660w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/08/azizo1-300x150.jpeg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></p>
<p class="blu-article-first-paragraph"><strong><span class="blu-article-lead">Il serait hasardeux de réduire à un simple fait divers, ou à une question économique ou de précarité, ce qui s’est passé à Sebta.</span> En filigrane se joue une question de valeurs sur les quelles se construit le Maroc de demain.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Un pays ne se bâtit pas seulement avec des infrastructures, des lois et des budgets. Il se construit aussi avec des citoyens partageant des repères communs : responsabilité, respect de la famille, goût du travail, courage, honnêteté, solidarité et confiance en l’avenir. C’est précisément sur ce terrain que le malaise mérite d’être regardé en face.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>La ruée vers Sebta ne peut être réduite à la pauvreté, au chômage ou à l’exclusion. Beaucoup de ceux qui ont tenté l&rsquo;aventure n’étaient ni totalement abandonnés ni pauvres. Certains sont scolarisés, formés, voire employés.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Cela ne nie pas la précarité, qui doit être combattue autant que possible, mais révèle quelque chose de plus profond. Le désir de partir ne naît pas toujours de l’absence de ressources, mais de l’absence de confiance : confiance dans son pays, dans ses institutions, dans le mérite, dans le travail et dans la possibilité de réussir chez soi. Lorsque cette confiance s’effrite, même celui qui est aisé peut finir par penser que son avenir est ailleurs.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Nous avons beaucoup parlé de développement humain, de croissance, de justice sociale et de modernisation. Beaucoup moins de ce qui permet à une société de tenir debout lorsque les difficultés surviennent.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>La famille demeure le premier espace de transmission des règles, du respect, de la solidarité et du sens du devoir. Elle reste un pilier, mais traverse des transformations que le débat public ne peut plus ignorer.</strong><br />
<strong>Le travail, lui, n’a jamais été un simple moyen de gagner sa vie. Il représente aussi la dignité, la responsabilité et la participation à la vie collective. Pourtant, s’est installée l’idée que la réussite devait être rapide, visible, immédiatement récompensée et sans effort. Les réseaux sociaux montrent une réussite sans peine, donnant l’impression que la richesse est un droit et la célébrité, une profession.</strong><br />
<strong>Il faut aussi parler du courage : celui de travailler lorsque les résultats tardent, de recommencer après un échec, de rester lorsque partir semble plus facile, et de croire encore en soi comme en son pays.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Une société qui ne valorise plus l’effort fragilise le lien entre travail et réussite. Lorsqu’un jeune ne croit plus que ses efforts seront récompensés, il devient vulnérable aux illusions : émigration, argent facile, influenceurs vendeurs de rêve, discours populistes et manipulation. Une génération est perdue lorsque les adultes cessent de transmettre ces repères et que les institutions cessent de les incarner.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>La politique ne peut pas tout régler, mais elle peut donner un cap. Les partis ont raison de parler de santé, d’éducation, d’emploi et de lutte contre la corruption. Mais cela ne suffit pas.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Quelle école parle aujourd’hui de la valeur travail ? quel parti traite de politiques de transmission des valeurs civiques ? Qui explique aux jeunes que le succès est rarement immédiat et que l’effort reste le meilleur investissement ? Qui ose parler de responsabilité individuelle, de devoirs autant que de droits, de confiance dans le Maroc comme objectif politique ?</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>La politique ne consiste pas seulement à distribuer des ressources. Elle consiste aussi à produire du sens. Un gouvernement peut construire des écoles, mais pas donner à lui seul le goût d’apprendre. Il peut créer des emplois, mais pas restaurer la dignité attachée au travail. Il peut lutter contre la corruption, mais c&rsquo;est une bataille incomplète sans transmission du sens de l’intégrité.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Le Maroc de demain devra être celui du mérite, où l’on réussit parce qu’on travaille, apprend, innove et prend des risques, et non celui des passe-droit et du favoritisme. On ne peut pas demander à un jeune de croire au mérite si la réussite obéit à d’autres règles.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>La lutte contre la corruption n’est pas seulement une question de gouvernance. C’est une question de valeurs: que celui qui travaille croie que son travail compte; que celui qui étudie croie que son diplôme a une valeur; que celui qui entreprend sache qu’il sera jugé sur la qualité de son projet, et non sur ses relations. La confiance naît lorsque les règles sont lisibles, équitables et effectivement appliquées.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>L’école doit former des citoyens, pas seulement des diplômés. Elle doit apprendre à réfléchir, à débattre, à respecter la loi et les autres, à travailler en équipe, à distinguer le vrai du faux et à comprendre que la liberté implique la responsabilité.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>La formation professionnelle doit être valorisée. Il faut en finir avec l’idée que certains métiers seraient indignes parce qu’ils sont manuels. Un jeune qui devient un excellent artisan, technicien, mécanicien ou professionnel du bâtiment ne doit jamais avoir le sentiment d’avoir échoué parce qu’il n’est pas devenu fonctionnaire ou diplômé d’une grande école. Le compagnonnage doit être réinstallé et clairement distingué du travail des enfants.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Le pays a profondément changé, mais le progrès matériel doit s’accompagner d’un progrès des comportements et des valeurs, avec un nouveau contrat moral entre le pays et sa jeunesse. A l’État de garantir davantage de justice, de transparence, de mobilité sociale et d’égalité des chances; à l’école de transmettre davantage que des connaissances; à la famille de retrouver son rôle de transmission ; aux entreprises de mieux reconnaître le mérite et l’effort ; aux médias de cesser de présenter systématiquement la réussite comme un produit de consommation ; aux citoyens, enfin, de retrouver le sens de la responsabilité individuelle. Il ne peut y avoir de droits durables sans devoirs.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Sebta doit nous servir de révélateur : un pays peut investir des milliards dans ses infrastructures, mais perdre une partie de sa jeunesse s’il ne lui donne pas une raison de croire en son avenir. La question fondamentale n’est donc pas seulement : « Que pouvons-nous offrir à nos jeunes ? » Elle est aussi : « Pourquoi devraient-ils croire que leur avenir peut se construire ici ? »</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Le Maroc possède une histoire, une identité, une culture et un socle de valeurs qui lui ont permis de traverser de nombreuses épreuves. Mais aucune valeur ne survit par simple héritage. Elle doit être transmise, expliquée et incarnée.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>La campagne électorale ne devrait pas être seulement une compétition de programmes. Elle devrait offrir l’occasion d’un débat national sur le Maroc que nous voulons transmettre à nos enfants : un Maroc où l’on peut réussir sans tricher ; où travailler est une fierté ; où apprendre est une ambition ; où la famille demeure le socle de la transmission ; où le courage est une vertu ; où l’on peut critiquer son pays sans cesser de croire en lui ; et où partir est un choix, pas une fuite. Le développement se mesure aussi à la confiance que les citoyens placent dans leur avenir.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>C’est peut-être cette confiance qu’il faut aujourd’hui reconquérir.</strong></p>
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		<title>Élections législatives de 2026 : quand le consensus devient une nécessité politique plutôt qu’un choix démocratique</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/202290</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 08:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2026. Tous au vote!]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[élections législatives]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed Khoukhchani À l’approche des élections législatives de 2026, un scénario encore peu débattu publiquement, mais de plus en plus présent dans les cercles politiques et analytiques, gagne en crédibilité : celui d’un Parlement extrêmement fragmenté, dominé par un parti arrivé en tête sans dépasser le seuil symbolique des quarante sièges, tandis que les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed Khoukhchani</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-200576" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>À l’approche des élections législatives de 2026, un scénario encore peu débattu publiquement, mais de plus en plus présent dans les cercles politiques et analytiques, gagne en crédibilité : celui d’un Parlement extrêmement fragmenté, dominé par un parti arrivé en tête sans dépasser le seuil symbolique des quarante sièges, tandis que les autres formations se partageraient des blocs oscillant entre vingt et trente élus. Une configuration qui remettrait au centre du jeu politique la perspective d’un gouvernement de large consensus, non par conviction idéologique, mais par nécessité institutionnelle.</p>
<p>Si ce scénario venait à se confirmer, il ne consacrerait nullement l’émergence d’un parti vainqueur au sens politique du terme, mais plutôt celle d’un parti simplement arrivé en tête, c’est-à-dire celui qui aurait le moins perdu dans un paysage marqué par la défiance électorale. Une première place sans véritable mandat populaire, sans légitimité politique forte, et surtout sans capacité réelle à conduire une majorité cohérente autour d’un projet gouvernemental structuré.</p>
<p>Cette hypothèse ne révèle ni une crise constitutionnelle ni une faille du système électoral. Elle met en lumière, de manière beaucoup plus préoccupante, une crise profonde de la représentation politique. Érosion de la confiance, affaiblissement du rôle de médiation des partis, appauvrissement du discours politique et déconnexion croissante entre programmes partisans et attentes sociales : autant de facteurs qui ont progressivement vidé l’acte électoral de sa substance politique, le réduisant à un mécanisme procédural de production institutionnelle.</p>
<p>Dans un Parlement éclaté entre six ou sept formations sans pôle dominant, la formation d’un gouvernement devient un exercice complexe, voire impossible, sans recourir à une logique de consensus élargi. La question centrale n’est alors plus de savoir qui gouverne, mais comment garantir un minimum de stabilité et de cohérence au sommet de l’exécutif.</p>
<p>Le retour du consensus, dans ce contexte, ne saurait être interprété comme une résurgence de l’expérience historique de l’alternance consensuelle, fruit d’un moment politique exceptionnel et de rapports de force bien spécifiques. Il s’agirait plutôt d’un consensus de contrainte, imposé par la fragilité des partis, dicté par les impératifs de continuité de l’État et encadré par la monarchie en tant qu’institution garante de la stabilité.</p>
<p>Dans ce scénario, la monarchie ne se substitue pas aux acteurs partisans, mais empêche leur effondrement. Elle encadre, arbitre et hiérarchise les priorités au sein d’un système politique où le gouvernement n’est plus l’unique centre de décision, mais l’un des maillons d’une architecture de gouvernance plus large et plus complexe.</p>
<p>Le véritable risque ne réside toutefois pas dans la formation ponctuelle d’un gouvernement de large consensus, mais dans la banalisation de ce modèle. Car lorsque le consensus devient la règle et non l’exception, la compétition politique perd son sens, et les partis se transforment en simples variables d’ajustement arithmétique, convoquées pour compléter une majorité plutôt que pour porter des choix de société différenciés.</p>
<p>Les législatives de 2026 pourraient ainsi constituer un moment de vérité : soit le point de départ d’une refondation profonde du rôle et de la crédibilité des partis politiques, soit l’installation durable d’un mode de gestion politique « par le haut », où le consensus finit par se substituer à la politique elle-même.</p>
<p>Dans les deux cas, une question demeure centrale et ouverte : les partis sauront-ils regagner la confiance des citoyens avant que le consensus ne devienne le dernier refuge du politique ?</p>
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