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	<title>école &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>école &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Bac 2026 au Maroc: L&#8217;école marocaine surveille ce qu&#8217;elle n&#8217;a pas su enseigner</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 09:35:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Par: Allal KHEIREDDINE On leur enseigne pendant un an Antigone de Jean Anouilh, cette jeune femme qui refuse de courber l’échine devant l’arbitraire. Puis, au moment de l’examen, on leur demande en trente lignes si la femme a vraiment sa place dans la société. Pendant ce temps, deux mille appareils de détection sont déployés dans &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Allal KHEIREDDINE</strong></p>
<p><strong><img decoding="async" src="https://media-mad1-1.cdn.whatsapp.net/v/t61.24694-24/717357058_1778050766512311_9143552838156348508_n.jpg?ccb=11-4&amp;oh=01_Q5Aa4wG8b1qei7IldNyC7FtMUF0ws_U8-LoCMzaRftTXVBoghw&amp;oe=6A2F8D68&amp;_nc_sid=5e03e0&amp;_nc_cat=103" /></strong></p>
<p><strong>On leur enseigne pendant un an Antigone de Jean Anouilh, cette jeune femme qui refuse de courber l’échine devant l’arbitraire. Puis, au moment de l’examen, on leur demande en trente lignes si la femme a vraiment sa place dans la société. Pendant ce temps, deux mille appareils de détection sont déployés dans les centres pour traquer les téléphones allumés. Antigone vient de mourir une seconde fois, et personne ne bronche.</strong></p>
<p><strong>Ce n’est pas une anecdote. C’est le résumé exact de ce que le ministère de l’Éducation nationale inflige, avec une constance remarquable, à sa propre jeunesse scolaire. Un système qui punit ses élèves avant de les évaluer, qui surveille avant d’instruire, et qui confond le gadget technologique avec une politique éducative.</strong></p>
<p><strong>L’ARMEMENT AVANT LA PÉDAGOGIE</strong></p>
<p><strong>Pour la session du baccalauréat 2026, prévue les 4, 5 et 6 juin, le département Mohamed Saad Berrada a annoncé au Parlement un arsenal de mesures inédites : deux mille appareils électroniques de nouvelle génération permettant aux surveillants de détecter, depuis l’extérieur de la salle, si un téléphone portable est allumé à l’intérieur. Deux mille appareils. On imagine le budget. On imagine la réunion de présentation, les PowerPoint enthousiastes, les délégations satisfaites. Ce qu’on imagine moins, c’est la même énergie dépensée à revoir les programmes, à revaloriser les enseignants, à réduire des classes surchargées.</strong></p>
<p><strong>Car lors des sessions précédentes, le ministère avait déjà déployé le brouillage des réseaux, les fouilles renforcées et la sensibilisation des candidats aux risques pénaux encourus. Visiblement, ces mesures sont loin de dissuader les tricheurs. La conclusion logique de toute institution soucieuse d’efficacité aurait été de s’interroger sur les causes profondes du phénomène. La conclusion du ministère a été de commander deux mille appareils supplémentaires. C’est la logique de l’escalade punitive : quand le remède ne guérit pas, on double la dose, sans jamais interroger le diagnostic.</strong></p>
<p><strong>102 000 SUSPECTS</strong></p>
<p><strong>Dans la seule région de Casablanca-Settat, 102 520 candidats ont passé les épreuves de la session normale du baccalauréat 2025, dont les filles représentent 53,65 % du total. Ce sont ces mêmes filles — majoritaires, rappelons-le, et statistiquement plus méritantes — qui ont été soumises à des fouilles corporelles poussées, décrites par de nombreux témoignages comme dégradantes. L’État a donc décidé que ses meilleures candidates devaient entrer en salle d’examen comme on entre dans une zone de rétention. La présomption d’innocence, principe universel, s’arrête apparemment aux portes du lycée.</strong></p>
<p><strong>Des individus ont bien été interpellés à Agadir, à Al Hoceima pour avoir géré des réseaux WhatsApp destinés à distribuer les réponses moyennant argent. Ces faits sont réels, et ils sont graves. La fraude organisée est une injustice faite aux élèves honnêtes, une atteinte à l’équité à laquelle tout système éducatif doit aspirer. Mais confondre quelques cas avérés de fraude organisée avec l’ensemble d’une génération de bacheliers, c’est une faute morale autant qu’une erreur de méthode. On ne vient pas à bout d’une injustice en en créant d’autres.</strong></p>
<p><strong>L’ÉPREUVE PUNITIVE</strong></p>
<p><strong>La violence faite aux élèves n’est pas que dans le zèle “ technologique “ . Elle est aussi dans les copies. Les épreuves scientifiques étalées sur quatorze pages à traiter en trois heures relèvent moins de l’évaluation que du test d’endurance. On ne mesure plus ce qu’un élève sait : on mesure combien de temps il peut survivre à sa propre épreuve. La physique-chimie marocaine, matière phare des filières scientifiques qui regroupent plus de 85 % des candidats, est devenue un parcours du combattant arithmétique dont la densité décourage même les mieux préparés.</strong></p>
<p><strong>Et côté français, la matière où l’on étudie Antigone, fille de Sophocle et d’Anouilh, enfant de la résistance et de la conscience morale, on demande aux candidats de rédiger quelques paragraphes pour dire si la femme mérite sa place dans la société. En trente lignes maximum. Anouilh a écrit sa pièce en 1942, sous l’Occupation nazie, précisément pour dire que certaines questions ne se répondent pas en trente lignes ; qu’elles se paient de sa vie. Qu’est-il arrivé à l’inspecteur qui a validé ce sujet ? Probablement rien. Il a écrit son rapport, coché ses cases, et Antigone est morte une deuxième fois sans faire de bruit.</strong></p>
<p><strong>La question posée n’est pas seulement indigne du texte étudié : elle est indigne de l’élève qui l’a lu. C’est Créon qui a conçu le sujet.</strong></p>
<p><strong>LA RESPONSABILITÉ EST PLURIELLE</strong></p>
<p><strong>Il serait commode d’en faire porter le poids sur un seul ministère. La réalité est plus complexe, et plus inconfortable. Les concepteurs des sujets d’examen portent leur part : une épreuve de français qui infantilise après une œuvre qui exalte, c’est une trahison pédagogique. Les inspecteurs qui valident sans sourciller des cahiers de quatorze pages partagent la faute. Les familles qui préparent leurs enfants à la triche comme à une stratégie de survie face à un système perçu comme injuste ont leur propre aveu à faire. Et la société, enfin, qui a normalisé la fraude au point d’en faire un marché, avec ses filières, ses tarifs, ses WhatsApp dédiés, n’est pas en reste.</strong></p>
<p><strong>Mais la responsabilité première reste institutionnelle. C’est l’État qui fixe le cadre, qui définit ce que vaut un diplôme, ce que signifie réussir, dans quelle atmosphère les jeunes affrontent le moment le plus décisif de leur scolarité. Quand ce cadre est perçu comme injuste — et il l’est, souvent légitimement — la fraude n’est plus seulement une déviance : elle devient, pour certains, une réponse à l’iniquité réelle ou supposée du système. On ne combat pas une injustice perçue par la surveillance : on la combat par la justice.</strong></p>
<p><strong>ÉDUQUER, NON SURVEILLER</strong></p>
<p><strong>La réforme profonde dont l’école marocaine a besoin ne se décrète pas depuis un pupitre parlementaire. Elle se construit avec les enseignants, ces professionnels qui voient chaque jour ce que les statistiques ne racontent pas. Elle s’élabore avec des sociologues capables de lire les fractures sociales derrière les taux de fraude, avec des psychologues scolaires, avec les familles et, surtout, avec les élèves eux-mêmes ; ces adolescents que l’on traite en suspects alors qu’ils méritent d’être des interlocuteurs.</strong></p>
<p><strong>Antigone, dans la pièce d’Anouilh, dit à Créon : « Je suis là pour vous dire non et pour mourir. » L’école marocaine est en train de dire non à ses propres élèves. La différence, c’est qu’elle, elle ne mourra pas. Ce sont les vocations, les confiances et les avenirs qui mourront à sa place. Et aucun des deux mille appareils de détection ne sera capable de le mesurer.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ecole: Ce n&#8217;est pas une crise de manuels scolaires, c&#8217;est une crise de société &#8211; décryptage</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/205057</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 11:20:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[la démission des parents]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Zakaria Berala L&#8217;Histoire nous donne une leçon claire. Entre les deux guerres mondiales, l&#8217;Europe croyait naïvement que l&#8217;école seule pouvait empêcher le retour de la violence en changeant simplement les programmes. La guerre de 1940 a prouvé le contraire. Comme le souligne le pédagogue Philippe Meirieu : l&#8217;école ne peut pas réparer ce que &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Zakaria Berala</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204774" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/benallus-.jpeg" alt="" width="951" height="509" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/benallus-.jpeg 951w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/benallus--300x161.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/benallus--768x411.jpeg 768w" sizes="(max-width: 951px) 100vw, 951px" /></p>
<p>L&rsquo;Histoire nous donne une leçon claire. Entre les deux guerres mondiales, l&rsquo;Europe croyait naïvement que l&rsquo;école seule pouvait empêcher le retour de la violence en changeant simplement les programmes. La guerre de 1940 a prouvé le contraire. Comme le souligne le pédagogue Philippe Meirieu : l&rsquo;école ne peut pas réparer ce que la société a cassé.</p>
<p>Pourtant, au Maroc, on continue de croire l&rsquo;inverse. On accuse l&rsquo;école et les enseignants d&rsquo;être responsables de tous les problèmes moraux du pays. Les chiffres du ministère sont alarmants. Plus de 334 000 élèves ont quitté l&rsquo;école lors de la saison 2021-2022. C&rsquo;est l&rsquo;équivalent d&rsquo;une ville moyenne qui se vide pour rejoindre le chômage ou la délinquance. C&rsquo;est un gaspillage énorme d&rsquo;argent public et de potentiel humain que le Conseil Supérieur de l&rsquo;Éducation n&rsquo;arrive pas à arrêter.</p>
<p>Les causes sont profondes et dépassent les murs de la classe.</p>
<p>Le constat de la Banque Mondiale est tout aussi inquiétant : une majorité d&rsquo;enfants de dix ans ont du mal à comprendre un texte simple. Ce n&rsquo;est pas seulement la faute de l&rsquo;instituteur, mais aussi celle des parents. Dans beaucoup de familles, la rue et les smartphones ont remplacé l&rsquo;éducation à la maison. L&rsquo;enseignant se retrouve face à des élèves qui n&rsquo;ont même pas les bases du langage et du respect pour apprendre.</p>
<p>Notre système éducatif est aujourd&rsquo;hui fracturé. Le fossé se creuse entre le privé et le public, et même au sein de l&rsquo;école publique. D&rsquo;un côté, des écoles équipées, de l&rsquo;autre, des écoles oubliées. L&rsquo;égalité des chances est devenue un slogan vide face à la réalité du terrain.</p>
<p>Plus grave encore, la famille marocaine traverse une crise d&rsquo;identité. Entre le conflit des générations et l&rsquo;influence d&rsquo;Internet, les parents sont perdus. Le dialogue est rompu et la maison est devenue un simple dortoir où l&rsquo;on ne transmet plus de valeurs.</p>
<p>L&rsquo;État paie très cher cet échec. Nous avons dépassé les 100 000 prisonniers, dont beaucoup sont des jeunes qui ont quitté l&rsquo;école tôt. On dépense des milliards pour gérer les conséquences (prisons, sécurité) au lieu de traiter les causes profondes.</p>
<p>Des penseurs marocains comme Mahdi Elmandjra avaient pourtant prévenu : importer des méthodes étrangères sans les adapter à notre culture est inutile. Le philosophe Taha Abderrahmane a aussi critiqué une école qui sépare l&rsquo;éthique du savoir, produisant des élèves sans repères moraux.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;enseignant se bat seul. Dans des classes surchargées, on lui demande d&rsquo;être à la fois prof, psychologue et agent de sécurité. C&rsquo;est une mission impossible quand l&rsquo;élève passe son temps dans un environnement familial qui contredit tout ce que l&rsquo;école essaie de construire.</p>
<p>Notre culture et notre religion ont toujours privilégié l&rsquo;éducation avant l&rsquo;instruction. La famille est la base. Or, nous vivons une contradiction : on demande à l&rsquo;école d&rsquo;enseigner la vertu alors que la société encourage souvent la violence et le gain facile. La violence à l&rsquo;école et contre les parents augmente, comme le montrent les rapports du ministère de la Justice. C&rsquo;est le signe que le respect a disparu.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas une crise de manuels scolaires, c&rsquo;est une crise de société. L&rsquo;État continue pourtant de se concentrer sur les murs et les tablettes, en oubliant l&rsquo;humain. Miser uniquement sur l&rsquo;école pour former le citoyen de demain est risqué si la famille ne joue pas son rôle. Sans un retour des valeurs et une responsabilité des parents, toute réforme restera inutile.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Edito &#8211; Toute honte bue</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/184601</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 May 2025 23:22:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Zakia Laaroussi  &#160; &#160; À une époque où la corruption s’est muée en constitution occulte, où les valeurs sont immolées sur l’autel de la médiocrité, où l’intelligence est violée au nom de « transactions », nous élevons ici une voix forte, une clameur indignée contre le fléau de la dévalorisation des diplômes et l’assassinat &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Zakia Laaroussi </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-180486" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/laaroussus-.jpg" alt="" width="1080" height="1440" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/laaroussus-.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/laaroussus--768x1024.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À une époque où la corruption s’est muée en constitution occulte, où les valeurs sont immolées sur l’autel de la médiocrité, où l’intelligence est violée au nom de « transactions », nous élevons ici une voix forte, une clameur indignée contre le fléau de la dévalorisation des diplômes et l’assassinat méthodique de l’ardeur à apprendre chez nos jeunes.</p>
<p>Le baccalauréat, le master, le doctorat… plus aucune de ces distinctions n’a de valeur réelle. Elles se marchandent aujourd’hui comme des légumes au marché ! Quant à ceux qui les obtiennent à force de sueur et de mérite, ils deviennent la risée d’un système perverti. On les nargue avec des proverbes populaires détournés, comme dirait ma grand-mère Khira : « Ce n’est plus celui qui sème qui récolte, mais celui qui dort qui obtient, et celui qui se lève tôt pour apprendre qui trébuche ! »</p>
<p>Où est passé l’esprit d’Ibn Khaldoun, qui affirmait : « L’apprentissage dans l’enfance est comme une gravure dans la pierre » ? Où est la sagesse d’Averroès, pour qui l’éducation était la clef de l’émancipation de l’esprit ?<br />
Aujourd’hui, nous sommes entrés dans l’ère des diplômes prêts-à-porter, du « bac de copinage », des notes offertes contre des faveurs, des recommandations… ou tout simplement une liasse d’argent.</p>
<p><strong>Malheur à nous !</strong></p>
<p>Le système éducatif a été violé de l’intérieur. De l’école primaire jusqu’à l’université, l’éducateur est devenu un fardeau, et le professeur un marchand de certificats dans un marché d’esclaves intellectuels. Ce qui n’était qu’un murmure parmi les consciences éveillées est devenu une explosion : à l’Université Ibn Zohr d’Agadir, un professeur d’enseignement supérieur, censé incarner l’exemplarité, est accusé d’avoir monnayé des diplômes. De l’argent. Rien que de l’argent.</p>
<p>Et qui en a bénéficié ? Des avocats, des héritiers de familles aisées, en quête de statut social, non de savoir.<br />
Nous ne sommes plus au temps du « Qui sème récolte », mais à l’ère du « Qui paye rafle la mise ».</p>
<p>Là est le scandale suprême : quand l’enseignant se plie devant l’élève, non pour lui transmettre la lumière du savoir, mais pour troquer son intégrité. Pour de l’argent. Parfois pour d’autres formes de troc abjectes.</p>
<p>Nous vivons l’ère des « diplômes express », des « masters-minute », des « doctorats surgelés » sortis d’emballages préfabriqués.</p>
<p>Où es-tu, Abou Othman (al-Jâhiz) ?</p>
<p>Ta voix s’est tue, et les influenceurs de la vacuité ont pris le trône des esprits. La pauvreté n’est plus matérielle, elle est intellectuelle. L’éducation n’est plus un sanctuaire d’éveil, mais un gouffre moral.</p>
<p>Nous sommes à un carrefour périlleux. <strong>Si nous n’arrachons pas ce cancer à la racine, viendra un jour où nous n’aurons plus de médecin pour diagnostiquer, plus de juge pour rendre justice, plus de maître pour enseigner — seulement des imposteurs bardés de titres usurpés, dans une société dirigée par l’ignorance en habit doctoral.</strong></p>
<p>Assez !<br />
Assez de cette profanation du vrai diplôme !<br />
Assez de cette profanation du sanctuaire scolaire et universitaire !<br />
Assez de cette illusion vendue comme avenir !</p>
<p>Il faut une purge, une vraie. Une purification qui ne tienne pas compte de « qui connaît qui », mais de « qui le mérite réellement », de ceux qui portent l’éducation dans leur conscience, non dans leur portefeuille.</p>
<p>Et ce qui est caché, cher lecteur, est encore plus terrible.<br />
Mais notre silence a expiré.</p>
<p>Nous le disons haut et fort :<br />
Réforme de l’éducation, ou le déluge !</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Académie Régionale de l’Education et de la Formation Rabat-Salé-Kénitra célèbre la Journée mondiale de l’eau</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/148172</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Mar 2024 14:15:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[EAU]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Zakaria Berala Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’eau le 22 mars 2024 et en cohérence avec la feuille de route 2022-2026 visant à renforcer l’ouverture de l’école sur son environnement culturel, environnemental et social, l’Académie Régionale de l’Education et de la Formation Rabat-Salé-Kénitra a organisé un concours artistique &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div><strong>Par: Zakaria Berala</strong></div>
<div></div>
<div>
<p>Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’eau le 22 mars 2024 et en cohérence avec la feuille de route 2022-2026 visant à renforcer l’ouverture de l’école sur son environnement culturel, environnemental et social, l’Académie Régionale de l’Education et de la Formation Rabat-Salé-Kénitra a organisé un concours artistique régional créatif dans le domaine des arts visuels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div>

<a href='https://lecollimateur.ma/148172/environnement'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/03/environnement-150x150.jpeg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/03/environnement-150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/03/environnement-300x300.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/03/environnement-125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/148172/environnement-2'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/03/environnement--150x150.jpeg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/03/environnement--150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/03/environnement--300x300.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/03/environnement--125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>

</div>
<div></div>
<div></div>
<div>
<p>Le thème de cette année était « Comportement positif envers l’eau : une approche pour la préserver face aux changements climatiques ».</p>
<p>Ce concours visait à sensibiliser les élèves à l’importance de l’eau et à la nécessité de la préserver, en particulier dans le contexte des changements climatiques et des défis auxquels le Maroc est confronté.</p>
<p>Le concours a été ouvert aux élèves des écoles primaires de la région.</p>
<p>Cependant, la cérémonie de clôture a eu lieu le 22 mars 2024 au siège de la Direction Générale de l’Hydraulique, en présence du Ministre de l’Equipement et de l’Eau et du directeur des ressources humaines du ministère de l’éducation nationale. 14 élèves ont été récompensés pour leurs réalisations exceptionnelles, ainsi que leurs encadrants.</p>
<p>Á noter que Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts visant à promouvoir l’éducation environnementale et à inculquer aux élèves des valeurs de citoyenneté et de responsabilité.</p>
<p>Le succès de ce concours est le résultat de la collaboration entre l’Académie Régionale de l’Education et de la Formation Rabat-Salé-Kénitra, le Ministère de l’Equipement et de l’Eau, et d’autres partenaires.</p>
<p>Or, ce concours est une illustration concrète de l’engagement de l’école marocaine à former des citoyens responsables et engagés dans la protection de l’environnement.</p>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Covid-19: le Maroc recense plus de 13.000 cas parmi les élèves et les cadres pédagogiques</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/34518</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Dec 2020 21:06:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[covid]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
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					<description><![CDATA[Un total de 13.619 cas d&#8217;infection à la Covid-19 ont été recensés dans les rangs des élèves et des cadres pédagogiques, techniques et administratifs, a indiqué lundi à Rabat le ministre de l&#8217;Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saaïd Amzazi. En réponse à une question centrale autour &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un total de 13.619 cas d&rsquo;infection à la Covid-19 ont été recensés dans les rangs des élèves et des cadres pédagogiques, techniques et administratifs, a indiqué lundi à Rabat le ministre de l&rsquo;Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l&rsquo;enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saaïd Amzazi.</p>
<p>En réponse à une question centrale autour du « déroulement de l&rsquo;année scolaire dans le contexte de Covid-19 » à la Chambre des représentants, M. Amzazi a souligné que le taux d&rsquo;infection ne dépasse pas 0,06% parmi les élèves et 3% parmi les cadres éducatifs, administratifs et techniques.</p>
<p>Après avoir rappelé les mesures entreprises par son département en vue d&rsquo;atténuer l&rsquo;impact de la pandémie sur les plans éducatif et sanitaire, il a relevé que le nombre des établissements scolaires fermés depuis le début de l&rsquo;année scolaire a atteint 468, dont 107 écoles privées, accueillant 270.000 élèves.</p>
<p>Pour ne pas entraver le processus de réforme éducatif, le ministère a poursuivi la mise en œuvre de la loi-cadre de l&rsquo;éducation et de la formation en dépit des contraintes de la conjoncture actuelle, a fait observer le responsable gouvernemental, notant que l&rsquo;État a entrepris les mesures législatives, réglementaires, administratives et financières nécessaires pour donner corps aux objectifs escomptés.</p>
<p>S&rsquo;agissant des mesures d&rsquo;ordre législatif, le ministre a indiqué que son département se penche sur l&rsquo;élaboration d&rsquo;un plan législatif et réglementaire, composé de 81 textes de loi et documents de référence, dont 21 programmés durant la première année de ce projet.</p>
<p>M. Amzazi a dans ce sens estimé que le défi central consiste à mettre en place une couverture financière suffisante pour mettre en œuvre les dispositions de la réforme dans les délais impartis, étant donné que le budget de l&rsquo;État demeure incapable de supporter seul le fardeau financier de la réforme en ces circonstances difficiles, marquées par les répercussions économiques de la pandémie de Covid-19. Cette situation, a-t-il dit,,nécessite de diversifier les sources de financement, de consolider la solidarité nationale et de renforcer les ressources du fonds dédié à la promotion du système d&rsquo;éducation, de formation et de recherche scientifique.</p>
<p>En ce qui concerne les mesures administratives et de gestion, M. Amzazi a expliqué que son département avait pris, au cours des trois derniers mois, dans le cadre d&rsquo;un calendrier de travail intensif conformément à une feuille de route bien définie, une série de mesures visant à accélérer la cadence des réformes et à leur donner une forte impulsion.</p>
<p>Ces mesures concernent, selon lui, la mise à jour du portefeuille de projets stratégiques pour mettre en œuvre les dispositions de la loi-cadre au niveau des trois secteurs du système et qui, lesquels comportent 19 projets déclinés en trois domaines : l&rsquo;équité et l&rsquo;égalité des chances, l&rsquo;amélioration de la qualité de l&rsquo;éducation et de la formation, la gouvernance du système et la mobilisation.</p>
<p>Le ministère s&rsquo;est également attelé à l&rsquo;instauration d&rsquo;un système de commandement, de suivi et d&rsquo;évaluation des projets pour la mise en œuvre des dispositions de la loi-cadre, et à l&rsquo;adoption d&rsquo;un tableau de bord national et global permettant d&rsquo;assurer un suivi régulier de la réalisation des objectifs de la loi-cadre, par rapport aux objectifs fixés, aux ressources allouées, à la programmation des réalisations et à la restructuration du livret budgétaire pour 2021 en fonction des projets stratégiques, l&rsquo;objectif étant d&rsquo;améliorer la lisibilité budgétaire et d&rsquo;avoir une approche de gestion budgétaire basée sur les objectifs et les résultats.</p>
<p>Il a, par ailleurs, fait savoir que les résultats définitifs du concours de recrutement des cadres des académies devront être annoncés ce lundi, soulignant que le retard dans la publication des résultats est dû à la non présentation des diplômes de réussite aux Académies.</p>
<p>« Il a été procédé au dépôt des diplômes auprès des académies. Ainsi, les résultats définitifs seront annoncés aujourd&rsquo;hui », a-t-il affirmé.</p>
<p>M. Amzazi a, d&rsquo;autre part, passé en revue le bilan de mise en œuvre de la loi N° 51.17 relative au système d&rsquo;éducation, de formation et de recherche scientifique pour la saison 2019-2020, indiquant que plusieurs acquis ont été réalisés sur la voie de la généralisation de l&rsquo;éducation et concrétiser l&rsquo;équité aux niveaux territorial et social.</p>
<p>Il a, dans ce contexte, expliqué que l&rsquo;accent a été mis sur l&rsquo;amélioration de l&rsquo;enseignement préscolaire en accélérant sa généralisation et en améliorant sa qualité, relevant que lors de la saison scolaire 2019-2020, le taux de scolarisation a atteint 72,5, notant à cet égard que le ministère a veillé à l&rsquo;élargissement de l&rsquo;offre scolaire, professionnelle et universitaire, en réponse à la demande croissante de scolarisation et d&rsquo;accès aux universités et instituts de formation.</p>
<p>Un total de 179 nouveaux établissements ont été créés au titre de la rentrée scolaire 2020-2021, dont 110 situés en milieu rural avec 15 nouvelles écoles communautaires, a-t-il ajouté, précisant que 11 nouveaux internats ont été mis en place, dont 90% en milieu rural.</p>
<p>Côté enseignement supérieur, M. Amzazi a souligné que 13 nouveaux établissements ont été ouverts en 2019-2020, faisant observer que le système de formation professionnelle sera renforcé pour l&rsquo;année 2020-2021 par la création de 17 établissements et 8 internats.</p>
<p>Il a aussi mis l&rsquo;accent sur la consolidation de la gestion des ressources humaines à travers le recrutement notamment de 15.000 enseignants cadres des académies au titre de l&rsquo;année 2019-2020, pour atteindre un total de 100.000 cadres.</p>
<p>Pour ce qui est des projets actuels et futurs visant à promouvoir le système de formation professionnelle, le ministre a affirmé que son département œuvre à la mise en œuvre des axes de la nouvelle feuille de route pour le développement de la formation professionnelle, un projet susceptible de favoriser un saut qualitatif dans ce domaine à travers notamment la création des Cités des Métiers et des Compétences avec ouverture des premières cités en septembre 2021.</p>
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