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	<title>driss ajbali &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>« Migration et politique » de Driss AJBALI: Un regard sans complaisance sur l&#8217;équation marocaine</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2026 19:26:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le nouveau livre de Driss Ajbali, Migration et politique, l’Équation marocaine, devait être un prolongement de son travail en tant que médiateur de la MAP. Après les Figures de la presse marocaine, il a suggéré à feu Khalil Hachimi Idrissi l’idée d’un essai sur la gestion institutionnelle par l’État de l’émigration marocaine et ce, en &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le nouveau livre de Driss Ajbali, Migration et politique, l’Équation marocaine, devait être un prolongement de son travail en tant que médiateur de la MAP. Après les Figures de la presse marocaine, il a suggéré à feu Khalil Hachimi Idrissi l’idée d’un essai sur la gestion institutionnelle par l’État de l’émigration marocaine et ce, en explorant les archives de l’agence, véritable disque dur, depuis 1959, de la mémoire institutionnelle marocaine. Intuitif, KHI, comme on le désignait, s’est enthousiasmé pour le projet parce qu’il en avait perçu et l’intérêt et la possible fécondité. La foudroyante disparition de Khalil, en avril 2023, en a décidé autrement.</p>
<p>Au lendemain du discours de Sa majesté Mohammed VI du 6 novembre 2024, appelant à un puissant aggiornamento du paysage institutionnel dédié à l’émigration marocaine, Driss Ajbali suggère le projet à Driss El Yazami.</p>
<p>Le livre n’aborde que l’émigration marocaine et sa gestion institutionnelle administrée par l’État marocain. Si la première partie est documentée, la seconde repose en grande partie sur les archives de la MAP.<br />
Avant de dévoiler l’état d’esprit avec lequel il a travaillé, Driss Ajbali met préalablement, en exergue, quelques éléments saillants :</p>
<p>Primo, l’histoire de l’émigration marocaine est un phénomène récent. Il a tout au plus une soixantaine d’années. Sa plus grande spécificité réside dans son éclectisme. Elle concerne toutes les régions du Maroc, le Nord comme le Sud, l’Est comme l’Ouest. Mais elle se distingue aussi par l’éventail de ses destinations et par sa dispersion surtout après 1990 avec l’Italie et l’Espagne. Commencée par la France, elle s’est étendue dans les pays européens avant que ceux-ci ne soient rejoints par d’autres contrées : l’Afrique, les Amériques, les pays arabes.</p>
<p>Cet éclectisme, interne et externe, la distingue, et à titre d’exemple, de l’émigration algérienne essentiellement établie en France ou de la turque fortement enracinée en Allemagne. Après les départs collectifs encadrés par les conventions bilatérales, il y a eu beaucoup de départs, volontaires ou forcés par les conditions de vie, le regroupement familial, la partance des compétences ou celles des étudiants qui finissent par se fixer. Il y a là la raison décisive pour réfuter le mot « diaspora marocaine ». C’est aux yeux de l’auteur un abus de langage. Une diaspora, c’est dans un temps donné, et pour des raisons ethniques ou religieuses, un départ collectif et forcé comme ce fut le cas pour les Juifs ou Arméniens. L’émigration marocaine, évaluée à cinq, six millions d’âmes, est le résultat d’un long et surtout d’un lent processus. Elle a mis six décennies pour atteindre le volume qui est le sien aujourd’hui.</p>
<p>Secundo il y a lieu de noter que la gestion institutionnelle marocaine de l’émigration est un peu tributaire des profondes transformations que celle-ci a connues dans les pays européens. A chaque fois, le Maroc fut sommé de s’adapter. Dans une forme de coupe géologique, on peut distinguer principalement quatre strates, Il y a la phase des années soixante, celles des conventions bilatérales où ce sont les pays d’accueil, le patronat tout particulièrement, qui furent les chefs d’orchestre opérationnels de la gestion des flux. Il faudra attendre les années 1970, pour assister à l’émergence d’une approche institutionnelle proprement marocaine, principalement sécuritaire. Avec les années 1980 et face aux politiques d’intégration dans les pays d’accueil, le Maroc a entamé, comme par réaction chimique, une politique dont la principale philosophie repose sur l’idée de « l’attachement à la mère patrie », comme on le disait à l’époque. Viendra ensuite la phase du dispositif institutionnel impulsé par le défunt Roi Hassan II, et ce à partir de 1990.</p>
<p>Enfin, et nous en vivons encore les soubresauts, il y a la phase de Mohammed VI où l’émigration est devenue au cœur du narratif royal.</p>
<p>Comme il est difficile d’isoler l’émigration marocaine de son contexte international, il y a, chez Driss Ajbali, en permanence et tout le long du livre, une navette et des allers et venues entre le regard institutionnel marocain et l’évolution de la question migratoire dans les pays d’accueil où, progressivement, l’auteur révèle le processus de détérioration du discours politique devenu phobique et anxiogène.</p>
<p>Enfin, et c’est le troisième constat, le dossier de la communauté marocaine dans le monde n’a pu, dans des moments décisifs, avancer qu’avec des impulsions royales. D’abord avec le défunt Roi Hassan II qui fut, certes avec tâtonnement, le premier architecte du dispositif institutionnel dans les années 1980-1990. Et surtout avec le Roi Mohammed VI, avec qui le dossier de l’émigration prendra un envol sans précédent et deviendra éminemment royal. Mis à part le style de chacun des monarques, il y a lieu de noter et de la permanence et de la continuité. Et c’est ce qui ressort des deux chapitres, l’un dédié à « Hassan II et l’émigration » et l’autre à « Mohammed VI et l’émigration ».</p>
<p>Le livre est en deux parties. Dans la première, l’intérêt se portera sur certains acteurs qui, mine de rien, ont marqué de leur empreinte l’histoire de l’émigration marocaine. A travers eux, Driss Ajbali procède à une lecture, en creux, de la lente évolution de la gestion institutionnelle de l’émigration par l’État marocain. Il convoque, par exemple, Felix Mora, l’homme aux deux tampons, le vert et le rouge, qui, à lui tout seul, incarne la mise en œuvre des conventions signées avec la France dans le milieu du siècle dernier. Au lendemain des deux coups d’état avortés, avec l’arrivée aux affaires de Driss Basri, la création de la DST et de la DGED, la nomination de l’ambassadeur Youssef Bel Abbès en septembre 1972, (qui restera 19 ans en poste), la création de la première Amicale des commerçants et travailleurs en 1973, l’ouverture, à Paris, du premier bureau de la MAP à l’étranger… on assiste à nouvelle vision politique, frappée du sceau sécuritaire, qui n’omet pas d’inclure, de manière claire, l’émigré marocain. En France surtout. C’est en réalité le vrai début d’une gestion institutionnelle, certes embryonnaire, visant à encadrer, même à distance, les émigrés marocains. C’est le premier étage d’une fusée institutionnelle qui ne cessera d’évoluer.</p>
<p>Autre figure, mais une décennie plus tard, c’est Akka Ghazi qui personnifie à lui tout seul, une forme de surenchère entre les pays d’accueil et les pays d’origine. Avec les nouvelles lois intégratrices en France et bientôt en Belgique et aux Pays-Bas, le Maroc va changer de fusil d’épaule. L’état marocain entame alors une politique de renforcement des attaches avec ses ressortissants. Le Roi Hassan II se vérifiera, de ce point de vue, comme un personnage central, déterminant et il faut le dire visionnaire. C’est lui qui a très vite compris les enjeux identitaires et le risque de dilution de la marocanité dans un enracinement en devenir. Dès 1984, il procède à l’élection de cinq députés de l’émigration. L’expérience portera, dès sa mise en œuvre, les raisons de son échec.</p>
<p>Après l’affaire du foulard de Creil, Hassan II, qui avait participé à régler le problème de Lionel Jospin, deviendra, du jour au lendemain, un oracle chez qui les médias français se précipitaient pour recueillir le bon mot. Trois mois après l’affaire du foulard, à l’occasion de la fête du trône du 3 mars 1990, Hassan II annonce la mise en place d’un dispositif (qu’il avait déjà évoqué devant les représentants des amicales en 1985). Rapidement, Celui-ci sera mis en place dès juillet 1990. Il sera sous forme de triptyque constitué d’un ministère, d’une Fondation portant son nom et une banque dédiée aux émigrés marocains. Ainsi est entamée la seconde phase de l’institutionnalisation. C’est un nouveau qui souffle qui porte en lui une valorisation du Marocain de l’étranger. L’action de tout le dispositif tourne essentiellement autour de deux axes : l’attachement à la mère patrie et le bon accueil surtout pendant la période estivale.</p>
<p>Ce qui est remarquable, insiste l’auteur, c’est que depuis la succession monarchique, avec Mohammed VI, l’émigration marocaine pris une place toute singulière. Le sujet devient une partie récurrente du narratif Royal. Pour nombre d’émigrés, une grande partie du règne de Hassan II était sécuritaire. Pour nombre de leurs enfants, le règne de Mohammed VI est sécurisant. A leur endroit, le monarque actuel a consacré plusieurs discours, le plus souvent avenants et attentionnés. Ils sont prononcés, le plus souvent, à l’occasion du 6 novembre. C’est dire la symbolique sachant l’importance qu’avait cette date avant le 30 octobre 2025. Durant son règne, des décisions importantes furent prises. Après avoir consulté le CCDH, Mohammed VI a procédé à la création du CCME et, plus tard, à sa constitutionnalisation. Or, en appelant le 6 novembre 2024 à une refondation du paysage institutionnel dédié à l’émigration marocaine et à la création de la Fondation Mohammadia, on peut dire, sans risque de se tromper, qu’il annonce, de fait, la future et nouvelle phase de qui serait, en quelques sortes, le cinquième étage de la fusée institutionnelle. De plus et en dénommant la nouvelle institution de son propre nom, le Souverain marocain s’inscrit dans les pas de son auguste père.</p>
<p>Enfin, l’autre originalité du livre, c’est la galerie de portraits qui sont croqués par Driss Ajbali. Il passe en revue   les Femmes et les hommes qui ont eu la charge de s’occuper des Marocains du monde, les MDM comme on dit aujourd’hui : Nouzha Chekrouni, Mohamed Ameur, Abdellatif Maâzouz, Anis Birou, Abdelkrim Benatiq, Nezha El Ouafi. Sans oublier ceux qui les avaient précédés : Rafik Haddaoui, Ahmed El Ouardi, Lahcen Gaboune mais aussi, et de manière Indirecte, Zoulikha Naciri ou Omar Azziman.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Anatomie d’un scrutin (Par Driss AJBALI, sociologue-essayiste)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/157873</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jul 2024 20:36:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
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		<category><![CDATA[Législatives françaises]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Driss AJBALI* &#160; S’il fallait retenir des figures symboliques pour illustrer l’échec du Rassemblent national au second tour des législatives françaises, deux cas sont particulièrement éclairants: Caroline Le Pen et Habib Meyer. Caroline le Pen, fille du fondateur du FN, sœur de Marine et mère de la petite copine de Bardella, n’a pas pu &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Driss AJBALI*</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>S’il fallait retenir des figures symboliques pour illustrer l’échec du Rassemblent national au second tour des législatives françaises, deux cas sont particulièrement éclairants: Caroline Le Pen et Habib Meyer.</p>
<p>Caroline le Pen, fille du fondateur du FN, sœur de Marine et mère de la petite copine de Bardella, n’a pas pu décrocher son siège. Bien que de justesse, elle est battue malgré son patronyme. Celui-ci, loin de la servir comme atout, a fonctionné comme un répulsif, au moment même où la France est considérablement lepénisée.</p>
<p>Habib Meyer, tonitruant député sortant de la huitième circonscription des Français de l’étranger, est aussi battu, de manière éhontée. Sans gêne, jusqu’à la vulgarité, Meyer confondait allègrement le Parlement français avec le Knesset. Ostentatoirement ami de Benyamin Netanyahou, il n’a eu de cesse, depuis le 7 octobre, de faire de toute personne, musulmane soit-elle ou non, qui proteste contre l’offensive israélienne à Gaza, un partisan du Hamas et systématiquement un potentiel antisémite.</p>
<p>SI autrefois on qualifiait Alain Juppé d’être un Amstrad, Jordan Bardella serait plutôt un cyborg. Produit du média-training et du Tiktok, soutenu par les médias de Bolloré, le jeune de 28 ans n’a pas pu fendre ou ne serait-ce que fissurer le plafond de verre, cette malédiction de l’extrême droite. Il lui a échappé que ce scrutin a pris, depuis le premier tour, un caractère référendaire. Plus que de voter pour des programmes et d’élire des députés, la question qui devint urgente est la suivante: pour ou contre le Rassemblement national ?</p>
<p>Après le score insolent du premier tour, le RN est relégué, dans ce second tour, à la troisième place. Jordan Bardella sommait l’électeur de placer le RN non seulement à la première place mais exigeait, avec une certaine outrecuidance, qu’il se voit offrir la majorité absolue. Ainsi, comme une réponse à cette arrogance, le peuple français, dans un sursaut dont il a le secret, lui a infligé, avec une exceptionnelle maturité politique, un camouflet dont il se remettra difficilement. Je parie que le binôme Marine et Bardella est mort. Et c’est la première qui achèvera le second.</p>
<p>L’épisode que vient de vivre le Rassemblement national n’est pas sans rappeler les législatives de 1978. La gauche, à l’époque, au bord d’un succès s’apprêtait à une cohabitation avec Giscard d’Estaing quand, au second tour, elle perdra d’un cheveu le scrutin. Trois ans plus tard, en 1981, François Mitterrand rempotera la timbale. Un tel scenario est en passe de devenir un songe pour Marine Le Pen.</p>
<p>Le scrutin majoritaire à deux tours, spécificité française, est connu pour sa capacité de permettre le choix au premier tour et de favoriser redoutablement l’élimination au second. La frustration des 10 millions de français qui ont porté, au premier tour, leur choix sur le RN, risque de se transformer en soupçon politique accusant les victorieux de magouille. Ce qui est de nature à les radicaliser.</p>
<p>Rater de peu la marche du pouvoir, même en doublant le nombre de ses députés reste pour le RN une amère humiliation. Toutefois, les questions saillantes et les profondes crises qui ont fait sa fortune demeurent proéminentes. Avec sa décision hâtive, la dissolution de Macron, qui s’avéra en vérité une autodissolution, n’arrange rien à l’affaire. D’autant que in fine, il a transféré l’inimaginable pouvoir de l’Élysée à celui d’un parlement avec, circonstance aggravante, une assemblée ingouvernable.</p>
<p><strong>*Sociologue-essayiste</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le complexe du Fennec (Par Driss AJBALI, sociologue-essayiste)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/156643</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jun 2024 17:37:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Le K de le dire]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
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		<category><![CDATA[Le complexe du Fennec]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Driss AJBALI* &#160; Le geste généreux entrepris par sa Majesté le Roi Mohammed VI pour faire livrer à Gaza une quarantaine de tonnes de produits médicaux est un acte seigneurial. Outre que l’opération est largement financée par les fonds personnels de M6, le geste royal est, tout en cohérence, le prolongement naturel de sa &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Driss AJBALI*</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-156644" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/06/ajbali-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/06/ajbali-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/06/ajbali-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/06/ajbali-125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le geste généreux entrepris par sa Majesté le Roi Mohammed VI pour faire livrer à Gaza une quarantaine de tonnes de produits médicaux est un acte seigneurial. Outre que l’opération est largement financée par les fonds personnels de M6, le geste royal est, tout en cohérence, le prolongement naturel de sa qualité de Président du Comité Al Qods. Applaudie par les Palestiniens de Gaza, les premiers concernés, les Américains ont salué l’initiative.</p>
<p>Diablement pavlovienne, la réaction d’Alger, qui semble abhorrer les bons sentiments, préférant les mauvais, a, comme à son habitude, fait montre d’une attitude dédaigneuse et condescendante. De plus, le caractère inédit de l’itinéraire terrestre de l’opération humanitaire ne doit pas être pour rien dans l’amplification de l’urticaire de la nomenklatura névrotique d’El Mouradia. Elle est comme déstabilisée par le « <em>en même temps »</em> diplomatique chérifien.</p>
<p>En tant que Marocains, bénis de la géographie, nous sommes contrariés par les nuisances de ce voisin dérangé et sans gêne. Il entretient, depuis le siècle dernier, une rivalité maladive qui, à notre égard, frôle la guignolade. Il sème, sous serres, de sombres ressentiments arrosés d’une inépuisable aversion, liquide et fielleuse. Il a la malveillance pour le Maroc comme d’autres ont des cailloux dans les reins.</p>
<p>Rien ne semble lui échapper. Et aucun domaine n’est épargné: nos politiques, notre diplomatie, notre Sahara, notre Mosquée, la Mosaïque, la Gastronomie, le Caftan, le Sport, le foot tout particulièrement. Même l’opération « Marhaba » à destination des Marocains du monde l’exaspère. Il y a vraiment matière à pasticher un Jean de La Fontaine, qui, par la grâce de l’anthropomorphisme, nous gratifierait d’une fable sur un Fennec qui a le complexe du Lion.</p>
<p>L’esprit caustique de George Clemenceau nous a légué cette lumineuse sentence: « <em>la guerre ! C’est une chose trop sérieuse pour la confier aux militaires »</em>. Il aurait pu y ajouter aussi la politique. La preuve par l’Algérie et ses inamovibles poignées de militaires qui mettent le pays en coupe réglée. Détenteur de la lucrative « <em>rente mémorielle »</em>, ils sont comme enkystés dans l’enflure d’un roman pseudo-révolutionnaire. En chœur ils entonnent, sur un air de cornemuse ottomane, le chant chimérique d’un tiers-mondisme, pâlichon, vieillot et obsolescent.</p>
<p>Cependant et pour illusoire qu’il soit, ce roman ou récit factice a une fonction thérapeutique. Alger pense solidement quelle fait partie du camp du bien. Cela lui suffit. La morale ou, comme disait Nietzche, la moraline est sa zone de confort.  Cette posture est un rôle de composition réconfortant qui contribue à dispenser le pouvoir algérien de résoudre les problèmes et de sortir de l’impasse dans laquelle a été mis le pays. Reste l’ennemi extérieur, la France soit-elle ou le Maroc, pour procurer, à un peuple algérien à bout de souffle, un effet antalgique.</p>
<p>Et parce que ce vaudeville est plutôt tragique, cette bouffonnerie, animée par d’indécrottables tartuffes, n’a que trop duré.</p>
<p><strong>*Sociologue-essayiste</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SIEL: M. Driss Ajbali signe l&#8217;ouvrage « Figures de la presse marocaine »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/84162</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jun 2022 10:10:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[driss ajbali]]></category>
		<category><![CDATA[FIGURES DE LA PRESSE]]></category>
		<category><![CDATA[SIEL]]></category>
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					<description><![CDATA[Le pavillon de l&#8217;Agence marocaine de presse (MAP) au 27ème Salon international de l’édition et du livre (SIEL) a abrité, samedi à Rabat, la cérémonie de signature de l&#8217;ouvrage « Figures de la presse marocaine » par le sociologue et médiateur de la MAP, Driss Ajbali. Paru en langues française et arabe, cet ouvrage constitue un annuaire &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le pavillon de l&rsquo;Agence marocaine de presse (MAP) au 27ème Salon international de l’édition et du livre (SIEL) a abrité, samedi à Rabat, la cérémonie de signature de l&rsquo;ouvrage « Figures de la presse marocaine » par le sociologue et médiateur de la MAP, Driss Ajbali.</p>
<p>Paru en langues française et arabe, cet ouvrage constitue un annuaire biographique des journalistes de la presse écrite, de la télévision, de la radio et de la MAP et représente une lecture réelle dans l’histoire du Maroc à travers les expériences des femmes et hommes de la presse marocaine.</p>
<p>Dans une déclaration à la chaîne de l&rsquo;information de la MAP (M24), M. Ajbali a indiqué qu&rsquo;en plus d&rsquo;une préface étendue, ce livre présente des portraits de 270 journalistes marocains, reflétant ainsi l&rsquo;histoire de la presse marocaine de 1959 jusqu&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>
<p>Se félicitant de la signature de cet ouvrage dans le cadre du 27ème SIEL, M. Ajbali a souligné que l&rsquo;objectif est de faire connaître ce travail « très intéressant étant inédit en Afrique et dans le monde arabe ».</p>
<p>Le sociologue s&rsquo;est dit « fier d&rsquo;avoir eu l&rsquo;opportunité de réaliser cet ouvrage avec l&rsquo;Agence marocaine de presse ».</p>
<p>« Figures de la presse marocaine » est un travail de fond qui s’inscrit en droite ligne avec les nouvelles missions de la MAP, notamment celles d’accompagner le secteur médiatique par la connaissance, le savoir et la recherche, a relevé le Directeur général de l&rsquo;Agence marocaine de presse, M. Khalil Hachimi Idrissi, dans sa préface de l&rsquo;ouvrage.</p>
<p>Sur le fond, il y a matière dans ce livre à faire « une sociologie du journaliste marocain. Une typologie structurée des hommes de presse, une étude sur leurs trajectoires diagonales ou une thèse universitaire sur leur impact sur la vie institutionnelle du pays, la transition démocratique ou le débat public », a fait observer M. Hachimi Idrissi dans cette préface intitulée « Un travail herculéen ».</p>
<p>Vendredi, M. Driss Ajbali a pris part aux activités de cette édition du Salon international de l&rsquo;édition et du livre en présentant son ouvrage « Éric Zemmour, un outrage français », dans le cadre du programme d&rsquo;activités du Conseil de la communauté marocaine à l&rsquo;étranger (CCME) à cette occasion.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Éric Zemmour, un outrage français », le nouvel essai de Driss Ajbali dans les librairies</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/70505</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Feb 2022 18:24:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
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		<category><![CDATA[livre]]></category>
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					<description><![CDATA[« Éric Zemmour, un outrage français », le nouveau livre du sociologue Driss Ajbali, vient de paraître au Maroc aux éditions « La Croisée des chemins ». Publié simultanément par trois éditeurs différents et dans quatre pays, le Maroc et la France (La Croisée des chemins), la Tunisie (Nirvana) et l&#8217;Algérie (Frantz Fanon), l&#8217;ouvrage ose une analyse et un &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Éric Zemmour, un outrage français », le nouveau livre du sociologue Driss Ajbali, vient de paraître au Maroc aux éditions « La Croisée des chemins ».</p>
<p>Publié simultanément par trois éditeurs différents et dans quatre pays, le Maroc et la France (La Croisée des chemins), la Tunisie (Nirvana) et l&rsquo;Algérie (Frantz Fanon), l&rsquo;ouvrage ose une analyse et un décryptage du phénomène Zemmour et de sa prodigieuse irruption dans l’arène électorale et politique française. En soi, cette édition commune des trois pays du Maghreb est une première.</p>
<p>Dans cet essai « coup de poing », L’auteur y tente « de revenir, année par année, événement, le plus souvent tragique, après événement, livre par livre, pour essayer de comprendre comment des minorités, de part et d’autre, ont préempté le débat français, pour le réduire quand ce n’est pas à coup de surenchères mémorielles et de concurrences victimaires, en une polémique sans fin dans une société où on ne vit plus côte à côte, mais &lsquo;face à face&rsquo;, le tout sur un fond de dérives, réelles, dans certaines parties du territoire français ».</p>
<p>L’ouvrage, de 570 pages (17 chapitres en plus d’une introduction et d&rsquo;un épilogue), chevauche toutes les années 2000. Il décèle comment « dans une forme d’accompagnement à distance du lepénisme, de nombreux livres et autres essais ont balisé le chemin pour qu’en 2022, Éric Zemmour en vienne à tenter de passer de la réflexion à l’action ».</p>
<p>Pour Driss Ajbali, Éric Zemmour est « venu tard sur ces questions, depuis 2006 et pour être exact depuis 2008 ». Non seulement ce journaliste politique « a raflé la mise de tous les néo-réactionnaires mais, avec sa radicalité, il en est venu à littéralement centrer Marine Le Pen, devenue, pour le coup, une figure convenable », lit-on en quatrième de couverture.</p>
<p>Traitant des questions de la violence urbaine, de l’Islam institutionnel, du CCIF, des indigènes de la République et des livres de Zemmour, l’auteur déclare que « les responsabilités sont partagées » et qu’il s’agit, pour lui, dans cet ouvrage, d’être « sans concessions et de rendre à César ce qui est à César et à Omar ce qui est à Omar ».</p>
<p>L’auteur souligne qu’il est impossible de comprendre la dimension déroutante prise par ce polémiste sans revenir sur les circonstances qui, depuis vingt ans, ont préparé son avènement, faisant savoir que l’ambition de cet essai est de revenir chaque année, depuis 2000 jusqu’à 2017, année de l’élection d’Emmanuel Macron, et tenter d’identifier, dans une démarche du Petit Poucet, pierre par pierre, ou plutôt livre par livre, pour se frayer un chemin qui mène vers l’éclaircie.</p>
<p>Il s’agit aussi de comprendre comment un journaliste chevronné, amoureux de Jacques Bainville, de Jules Michelet, de Fernand Braudel, de Napoléon, a littéralement changé de métier pour devenir l’un des puissants idéologues organiques des réactionnaires français… avant de finir comme « un outrage français ».</p>
<p>Dans son avant-propos, Hubert Seillan, avocat au barreau de Paris et de l’éditeur, souligne que ce livre « n’est en aucun cas une forme de règlement de compte avec Éric Zemmour ». Il est une réponse, un engagement de la part de trois maisons d’édition du Maghreb qui ont choisi de comprendre l’histoire de la montée en puissance et la banalisation de cette rhétorique mortifère.</p>
<p>Sociologue de formation, Driss Ajbali a une longue expérience dans le domaine de l’immigration, la banlieue et la violence urbaine. Très actif dans le domaine associatif, M. Ajbali a été directeur d’un centre social et culturel durant une décennie, avant de rejoindre l’équipe de Catherine Trautmann en 1996 pour travailler sur le phénomène des voitures brulées. Il a présidé, pendant plusieurs années, le Comité d’action en faveur des immigrés, mis en place en France en 1952.</p>
<p>Membre durant deux mandats du CCDH, il est toujours membre du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) depuis 2008, M. Driss Ajbali est le médiateur de l’Agence marocaine de presse (MAP) depuis 2020.</p>
<p>Il a publié plusieurs ouvrages comme: « Violence et immigration », préfacé par Catherine Trautmann, ancienne ministre de la Culture, « Ben Laden n’est pas dans l’ascenseur »(2002), co-signé avec le journaliste Daniel Riot, sur la peur de l’immigré en Europe, et « Les figures de la presse marocaine », un galerie biographique de 270 journalistes marocains et marocaines qui ont marqué la scène médiatique nationale depuis 1959 à nos jours. Cet ouvrage se veut comme une contribution à « une étude sociologique » et « une typologie structurée » des hommes de la presse marocaine.</p>
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		<title>“Éric Zemmour, un outrage français”, le nouveau livre coup-de-poing de Driss Ajbali</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/68960</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jan 2022 12:16:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[driss ajbali]]></category>
		<category><![CDATA[eric zemmour]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
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					<description><![CDATA[e sociologue franco-marocain, Driss Ajbali, vient de publier un nouvel essai, intitulé “Éric Zemmour, un outrage français”. Ce livre coup-de-poing se base sur des faits pour décortiquer et décrypter le phénomène Zemmour, qui détonne dans le paysage intellectuel français, et ses plus grandes “fumisteries”. L’ouvrage (570 pages et 17 chapitres) sortira lundi prochain simultanément dans &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>e sociologue franco-marocain, Driss Ajbali, vient de publier un nouvel essai, intitulé “Éric Zemmour, un outrage français”. Ce livre coup-de-poing se base sur des faits pour décortiquer et décrypter le phénomène Zemmour, qui détonne dans le paysage intellectuel français, et ses plus grandes “fumisteries”.</p>
<p>L’ouvrage (570 pages et 17 chapitres) sortira lundi prochain simultanément dans quatre pays, la France et le Maroc ( La Croisée des chemins), la Tunisie (Nirvana) et l’Algérie (Frantz Fanon), pour le grand plaisir d’un lectorat avisé.</p>
<p>L’auteur se penche dans ce livre (format moyen) sur les événements phares qui ont marqué la France lors des deux dernières décennies ( 2000 &#8211; 2017). Une riche table de matières arbore cet essai, qui prend racine dans les 30 années d’expériences en sociologie de M. Ajbali et de son amour pour la France.</p>
<p>De “la gifle de Bayrou” à “la polémique Geisser” en passant par “Le mea culpa tardif de Bruckner”, M. Ajbali dresse un croquis sociologique de la France à travers le portrait du “personnage” Eric Zemmour, un polémiste français et ancien journaliste politique qui incarne l’idéologie néo-fasciste dans le pays de Molière.</p>
<p>L’auteur se livre à une analyse profonde des questions sociétales et des angoisses de la France, depuis les années 2000 à 2017, favorisées par l’apparition de nouvelles idéologies et technologies.</p>
<p>L&rsquo;épilogue est quant à lui consacré au mandat du président Emmanuel Macron, au terrorisme islamiste, à l’insécurité, à l’indigénisme et à la chaîne de télévision française, Cnews, considérée par l’auteur telle une rampe de lancement. “Zemmour n’est pas seul. ….Devenu un vaisseau amiral, il est relayé par une myriade de relais dont Cnews”, écrit l’auteur.</p>
<p>Avec “Violences et immigration” (paru en 2000), préfacé par Catherine Trautmann, ancienne ministre de la Culture et de la Communication et “Ben Laden n&rsquo;est pas dans l&rsquo;ascenseur” (2002) co-signé avec Daniel Riot, le sociologue franco-marocain s’est imposé en fin connaisseur des questions d’immigration, dressant un miroir des peurs de la société moderne.</p>
<p>“Éric Zemmour, un outrage français” est la continuité de mes travaux, de 1999 à nos jours, qui tente de revenir, année par année, événement après événement, pour comprendre le débat actuel qui sévit en France, a déclaré à la MAP, le sociologue et écrivain Driss Ajbali.</p>
<p>Cet ouvrage est un garde-fou contre les théories “zemouriennes”, qui bâtissent des amalgames mentaux, notamment en matière de discréditation des jeunes des banlieues issus de l’immigration, a-t-il expliqué.</p>
<p>Ce travail, a-t-il poursuivi, décortique les ingrédients qui ont permis à un “type” comme Eric Zemmour d&rsquo;émerger, “lui qui était loin des radars avant la publication de son livre “le premier sexe” en 2006.</p>
<p>Zemmour s’est fait remarquer par son pamphlet de 2006, en dévirilisant la société française et en s’attaquant aux principes d’égalité des sexes, outre ses dénigrements répétés contre les personnes de couleur et les français d’origine arabe, a souligné le sociologue.</p>
<p>Pour M. Ajbali, Zemmour a abandonné la littérature, “son plus grand échec”, pour se consacrer aux essais, notamment avec “Le Suicide français” (2014), où il défend la thèse d&rsquo;un affaiblissement progressif de l&rsquo;État-nation français de 1970 (l’arrivée de la notion du regroupement familial) à la date de publication en 2014.</p>
<p>Cette « startup de l’indignation” est combattue par nombre d&rsquo;intellectuels français, a-t-il relevé , ajoutant que son essai tend à porter une petite pierre au débat qui sévit en France, à travers le regard d’un professionnel français des questions migratoires.</p>
<p>Il est intéressant de voir que malgré les réticences, Zemmour a imposé, par ses idées, un tempo de débats et un rythme des idées, proclamant que son combat est plus idéologique, a noté le sociologue.</p>
<p>Depuis plus de 20 ans, Driss Ajbali a réalisé un travail remarquable en matière d’études sociologiques et de migrations, a affirmé M. Abdelkader Retnani, directeur de «la Croisée des chemins», la maison éditrice de “Éric Zemmour, un outrage français” au Maroc et en France.</p>
<p>“J’ai lu ses écrits et on a mis les bouchées doubles pour sortir un ouvrage sur ce que prône “ce personnage” hors norme, qui appelle à une guerre civile et radicalise la France”, a dit M. Retnani dans une déclaration à la MAP.</p>
<p>Evoquant la sortie simultanée de l’ouvrage au Maroc, France, en Tunisie et en Algérie, l’éditeur marocain a précisé qu’il s’agit d’une opération unique en son genre, menée avec deux éditeurs d’Algérie et de Tunisie, dans un élan de solidarité maghrébine face à Eric Zemmour, “ce personnage”, qui cherche à diviser la France.</p>
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		<title>Édition. « Eric Zemmour, un outrage français »: L&#8217;imposture des théoriciens du « grand remplacement » démontée par le sociologue Driss Ajbali</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/68300</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 15:36:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[driss ajbali]]></category>
		<category><![CDATA[eric zemmour]]></category>
		<category><![CDATA[un outrage français"]]></category>
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					<description><![CDATA[« Eric Zemmour, un outrage français » est le titre du nouvel essai du sociologue Driss Ajbali, dont la sortie est prévue le 24 janvier simultanément au Maroc, en France, en Tunisie et en Algérie. « La France a besoin d’un nouveau Julien Benda pour réécrire, à nouveau La Trahison des clercs, version 2000. Depuis l’affaire du foulard &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">« Eric Zemmour, un outrage français » est le titre du nouvel essai du sociologue Driss Ajbali, dont la sortie est prévue le 24 janvier simultanément au Maroc, en France, en Tunisie et en Algérie. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« La France a besoin d’un nouveau Julien Benda pour réécrire, à nouveau <em>La Trahison des clercs</em>, version 2000. Depuis l’affaire du foulard en 1989, un projet longtemps « infra-intellectuel », mené par des mandarins médiatiques, oeuvre en réalité pour connecter directement le délitement des sociétés démocratiques à la question de l’immigration<span class="Apple-converted-space">  </span>et à son déferlement. Ils alertent sur le grand remplacement pour préparer le grand déplacement », lit-on dans la préface de cet ouvrage qui détricote, sans concession aucune, l’idIologie xénophobe dont le très peu présidentiable Eric Zemmour est l’expression la plus hideuse. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« Depuis le début des années 2000, dans une forme d’accompagnement à distance du lepénisme, de nombreux livres et autres essais ont balayé le chemin pour qu’en 2022, Eric Zemmour en vienne à tenter de passer de la réflexion à l’action. Venu sur le tard sur ces questions, depuis 2006 et pour être exact depuis 2008, non seulement Eric Zemmour a raflé la mise de tous les néo-réactionnaires, mais avec sa radicalité, il en est venu à contrer Marine Le Pen, devenue, pour le coup, « une figure convenable », lit-on également dans la préface.</span></p>
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<a href='https://lecollimateur.ma/68300/ajbalus-1'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/01/ajbalus-1-150x150.png" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/01/ajbalus-1-150x150.png 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/01/ajbalus-1-125x125.png 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/68300/ajbali-zemmour'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/01/Ajbali-Zemmour-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/01/Ajbali-Zemmour-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/01/Ajbali-Zemmour-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/01/Ajbali-Zemmour-125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>

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<p class="p1"><span class="s1">Cet ouvrage portant la signature d’un vrai expert en matière d’immigration, livre des clefs pour mieux comprendre comment des minorités, de part et d’autre, « ont préempté le débat français pour le réduire, quand ce n’est pas à coups de surenchères mémorielles et de concurrences victimaires, à une société où on ne vit plus côte à cote, mais « face à face », le tout sur un fond de dérives réelles, dans certaines parties du territoire français ». </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« Les responsabilités sont partagées. Il s’agit, ici de rendre à César, ce qui est à César et à Omar, ce qui est à Omar ». </span></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Maintenant, est-il besoin de présenter l’auteur de l’ouvrage? </span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Driss Ajbali, sociologue de formation, a à son actif une longue expérience dans le domaine de l’immigration, « la banlieue de la violence ». M. Ajbali a été directeur d’un Centre social et culturel durant une décennie, avant de présider, durant une dizaine d’années, le Comité d’action en faveur des immigrés, mis en place en France en 1952. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Parmi ses ouvrages, « Violence et immigration », préfacé par Catherine Trautmann (ancienne ministre de la Culture), et « Ben Laden n’est pas dans l’ascenseur », un essai co-écrit avec Daniel Riot sur la peur de l’immigré en Europe. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Driss Ajbali est membre du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) depuis 2008 et Médiateur de l’agence de presse MAP depuis 2020. Il a d’ailleurs publié un ouvrage en 2021 sur les Figures de la presse marocaine. </span></p>
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		<title>« Figures de la presse marocaine », une nouvelle parution signée Driss Ajbali, le médiateur de la MAP</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/54531</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 08:48:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[driss ajbali]]></category>
		<category><![CDATA[MAP]]></category>
		<category><![CDATA[ouvrage]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;Agence marocaine de presse (MAP) vient de publier « Figures de la presse marocaine », un annuaire biographique des journalistes ayant marqué la scène médiatique nationale, qui se veut une contribution à «une étude sociologique» et «une typologie structurée» des hommes de la presse marocaine. Réalisé par Driss Ajbali, le médiateur de la MAP, « Figures de la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;Agence marocaine de presse (MAP) vient de publier « Figures de la presse marocaine », un annuaire biographique des journalistes ayant marqué la scène médiatique nationale, qui se veut une contribution à «une étude sociologique» et «une typologie structurée» des hommes de la presse marocaine.</p>
<p>Réalisé par Driss Ajbali, le médiateur de la MAP, « Figures de la presse marocaine » est un travail de fond qui cadrait parfaitement avec les nouvelles missions de la MAP, celles d’accompagner le secteur médiatique par la connaissance, le savoir et la recherche, souligne le Directeur Général de l’Agence, Khalil Hachimi Idrissi, qui a préfacé l’ouvrage.</p>
<p>Sur le fond, il y a matière dans ce livre à faire «une sociologie du journaliste marocain. Une typologie structurée des hommes de presse, une étude sur leurs trajectoires diagonales ou une thèse universitaire sur leur impact sur la vie institutionnelle du pays, la transition démocratique ou le débat public», souligne M. Hachimi Idrissi, qui a intitulé sa préface «un travail herculéen».</p>
<p>Ce projet «titanesque» est réalisé par le médiateur de la MAP, un auteur qui a du talent et qui possède le sens de la mesure et de la pondération. Il a réussi dans cet exercice, note M. Hachimi Idrissi.</p>
<p>M. Ajbali, estime-t-il, « a eu le courage de faire un choix. Celui de ne pas se cacher derrière une pseudo objectivité inatteignable mais d’assumer une subjectivité honnête qui le rapproche des sujets traités ».</p>
<p>«Parler du journaliste marocain est une gageure. Lui, il parle de tout. Mais de lui, personne ne parle, y compris lui-même», souligne, pour sa part, l’auteur du livre.</p>
<p>« En dehors des productions publiées et des journalistes les plus connus, il faut être un sioux pour suivre les empreintes de la plupart d&rsquo;entre eux. Sérieuse lacune que la présente initiative de la MAP, faut-il l’espérer, aidera à amoindrir », écrit-il.</p>
<p>M. Ajbali estime que l’ambition initiale, assignée à la démarche, modeste en soi, était de parler des journalistes marocains et pourquoi pas, par cette initiative, leur rendre, en quelque sorte, un hommage, précisant qu’en cherchant à écrire des histoires singulières, des parcours individuels, on butte obliquement sur l’histoire d’une profession et, en filigrane, sur l’histoire politique du Maroc, d’après indépendance.</p>
<p>«L’histoire du journalisme, dans notre pays, est intimement liée à son histoire politique», soutient-il.</p>
<p>De Format moyen, « Figures de la presse marocaine » (493 pages) compte les portraits de 230 journalistes qui ont marqué le paysage médiatique et de la presse marocaine depuis l’indépendance. Journalistes de la presse écrite, mais également de la télévision et de la radio et de l’Agence marocaine de presse, tout le gotha de la presse marocaine y trouve une place pour à la fin donner une réelle lecture dans l’histoire du Maroc à travers le vécu de tout ce monde.</p>
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