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	<title>dictature &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>L’Algérie est entrée dans une “phase dictatoriale” (Mouloud Boumghar, juriste et universitaire)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 21:00:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Algérie est « entrée dans une phase dictatoriale », souligne Mouloud Boumghar, professeur de droit public à l’université de Picardie-Jules-Verne, dans un entretien publié, vendredi, par le quotidien français Le Monde. « C’est un régime qui est nettement plus autoritaire qu’avant. Il était autoritaire, mais avec des marges de manœuvre pour les libertés », souligne le chercheur. « Aujourd’hui, nous &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Algérie est « entrée dans une phase dictatoriale », souligne Mouloud Boumghar, professeur de droit public à l’université de Picardie-Jules-Verne, dans un entretien publié, vendredi, par le quotidien français Le Monde.</p>
<p>« C’est un régime qui est nettement plus autoritaire qu’avant. Il était autoritaire, mais avec des marges de manœuvre pour les libertés », souligne le chercheur.</p>
<p>« Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une phase dictatoriale pour plusieurs raisons: la remise en cause du pluralisme, l’instrumentalisation politique de l’accusation de terrorisme, définie très largement, et un contexte politique marqué par une militarisation et un chauvinisme conservateur assumés », note l’universitaire, précisant que d’abord, le pluralisme, qui était formel mais qui avait une sorte d’ancrage dans la vie politique, est à « peine toléré ».</p>
<p>Le professeur universitaire fait état d’une « remise en cause progressive » de ce pluralisme par des procédures de dissolution qui ont été engagées contre plusieurs partis politiques et associations, soulignant l’existence d’une « pression très forte » exercée sur les médias indépendants, qui pour le régime, doivent « se soumettre ou disparaître ».</p>
<p>Le deuxième marqueur de ce changement de la nature du régime, précise M. Boumghar, est la révision en juin 2021 de la législation sur le terrorisme, qui est intervenue par ordonnance présidentielle et introduit deux nouveaux éléments parmi ses faits constitutifs.</p>
<p>Avec cette révision, ce qui est criminalisé ici est la revendication même du Hirak, à savoir le changement radical de système politique, note l’universitaire, ajoutant que l’arme de l’accusation de terrorisme a un effet tellement dissuasif qu’il n’y a pas besoin d’y recourir massivement, puisque l’objectif est de terroriser les gens.</p>
<p>Tout cela intervient après le classement du mouvement Rachad et du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie [MAK] comme terroristes par le Haut Conseil de sécurité sans aucune base légale, rappelle-t-il, faisant valoir qu’il s’agit d’un élément « très important », puisque des personnes qui n’ont pas été jugées et sont encore présumées innocentes peuvent être définies comme terroristes et voir leur nom publié au Journal officiel dès le stade de l’enquête préliminaire.</p>
<p>Une commission qui est présidée par le ministre de l’intérieur et qui n’a aucune compétence judiciaire peut classer officiellement une personne comme terroriste alors même qu’elle n’a pas été condamnée, dénonce l’universitaire, qui pointe du doigt une « institutionnalisation de l’arbitraire ».</p>
<p>Il s’agit d’une « mise à mort sociale » qui a pour but de « terroriser » tous ceux qui voudraient garder à l’esprit cette idée de changement de gouvernance politique et de faire croire que le Hirak est dirigé par Rachad, créé par d’anciens membres du Front islamique du salut [FIS], et qu’il pourrait aboutir à la partition du pays à cause de l’action du MAK.</p>
<p>« C’est une manière de réactiver les peurs liées à la guerre civile et à la figure de l’ennemi intérieur kabyle, forcément séparatiste dans ce schéma », soutient-on.</p>
<p>Aux yeux du professeur universitaire, le régime est de plus en plus ouvertement militarisé. “La tradition voulait que l’armée soit un roi qui ne gouverne pas, mais à qui le dernier mot revient sur les affaires importantes. D’ailleurs, par une disposition assez vague, la révision constitutionnelle de novembre 2020 formalise jusqu’à un certain point ce rôle. On peut dire que si le président de la République est la clé de voûte des institutions françaises, en Algérie, c’est le haut commandement militaire qui joue ce rôle, sans réel ni explicite fondement constitutionnel, mais de manière de plus en plus visible”, relève M. Boumghar.</p>
<p>Il évoque également « un changement parce que la base sociale du régime a fondu », avec le Hirak qui a eu un « impact extrêmement fort car il a rompu le pacte social autoritaire mais le régime n’a pas réussi à reconstituer sa clientèle et sa base sociale’ ».</p>
<p>“L’armée est donc contrainte de se mettre en avant en ne gardant qu’un seul des éléments qui faisaient le pacte social autoritaire: la coercition. Alors qu’avant, la légitimité historique compensait l’absence de légitimité démocratique, la base sociale pouvait adhérer à cela », explique-t-on.</p>
<p>Et de poursuivre que la question de la redistribution de la rente est également problématique – même s’il y a un regain au niveau des revenus tirés des hydrocarbures avec la guerre en Ukraine, faisant observer toutefois que comme ceux qui tiennent les rênes du pays ne proposent pas autre chose et qu’aucune politique économique sérieuse ne vise à faire sortir l’Algérie de la dépendance aux hydrocarbures, il ne leur reste que la coercition, l’exacerbation du chauvinisme et un projet conservateur.</p>
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		<title>La dictature des GAFA</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/38651</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Baker Saddiki]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Jan 2021 11:01:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MÉDIAS]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[dictature]]></category>
		<category><![CDATA[gafa]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous l’écrivions déjà dans les colonnes de lecollimateur.ma en juillet dernier, les GAFA sont-ils un risque pour la liberté d&#8217;expression, le respect de la vie privée et de la confidentialité des données personnelles? Google, Apple, Facebook et Amazon (GAFA), ce sont ces quatre mastodontes qui se taillent la part du lion dans le traitement des données &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0132143613MsoNormal">Nous l’écrivions déjà dans les colonnes de <a href="http://lecollimateur.ma/" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">lecollimateur.ma</a> en juillet dernier, les GAFA sont-ils un risque pour la liberté d&rsquo;expression, le respect de la vie privée et de la confidentialité des données personnelles?</p>
<p class="yiv0132143613MsoNormal">Google, Apple, Facebook et Amazon (GAFA), ce sont ces quatre mastodontes qui se taillent la part du lion dans le traitement des données virtuelles, avec un contrôle quasi-inexistant; la suppression du compte Twitter d’un président américain en exercice n’en est qu’un exemple parmi les plus éloquents.</p>
<p class="yiv0132143613MsoNormal">Plus récemment, le gouvernement australien se livre à un bras de fer avec le géant californien Google, Canberra ayant un projet de loi visant à contraindre ce dernier à rémunérer les médias pour leurs contenus.</p>
<p class="yiv0132143613MsoNormal">Summum de cette situation quasi-monopolistique avec ce qu’elle entraîne comme sentiments de dominance, la directrice générale de Google Australia a déclaré lors d&rsquo;une audition au Sénat australien: « <i>Si cette version du code devenait une loi, cela ne nous laisserait pas d&rsquo;autre choix véritable que de suspendre Google Search en Australie ».</i></p>
<p class="yiv0132143613MsoNormal">Il faut signaler qu’aucune autorité transnationale ne régule ni légifère la toile, et malgré ce qu’en disent les tenants de la théorie d’un Internet totalement libre -et ils sont nombreux-, nous vivons aujourd’hui une situation qui contredit totalement cette utopie.</p>
<p class="yiv0132143613MsoNormal">En termes de régulations et de législations, chaque autorité nationale a toute latitude en la matière; mais devant l’importance et la domination de ces multinationales, l’équilibre des négociations ne peut qu’être illusoire.</p>
<p class="yiv0132143613MsoNormal">La douzième économie mondiale qu’est l’Australie, qui offre soit-dit en passant à ses citoyens un niveau de vie parmi les plus élevés de la planète, en fait les frais aujourd’hui ; et de cette confrontation nul ne saurait prédire ce qu’il adviendra tant les positions sont antinomiques.</p>
<p class="yiv0132143613MsoNormal">Certes, l’ONU a conscience des enjeux mondiaux relatif à la gouvernance d’Internet, notamment à travers le Forum sur la gouvernance de l&rsquo;Internet (en anglais, <i>Internet Governance Forum, IGF</i>) ; même s’il n&rsquo;est pas destiné, selon l’organisation mondiale, à avoir de fonction de contrôle ni ne remplacerait les mécanismes, institutions ou organisations déjà existants</p>
<p class="yiv0132143613MsoNormal">Ce mécanisme officiellement neutre, ne traite malheureusement pas des problématiques réelles liées à cette situation paradoxale, où un outil mondial censé être totalement libre est en fin de compte instrumentalisé par un puissant lobby privé ; tant dans l’orientation de l’information que dans la sauvegarde de cette quasi-dérégulation qui lui est bénéfique.</p>
<p class="yiv0132143613MsoNormal">Certainement, les réponses étatiques de régulation ne devraient pas constituer l’unique réponse à cette problématique par définition transnationale, tant les risques liberticides sont réels -pour ne citer que ceux-ci-.</p>
<p class="yiv0132143613MsoNormal">Il serait temps donc de penser à une réponse globale qui puisse apporter un certain équilibre à cette situation où des entreprises guidées par une logique de capital s’arrogent des prérogatives, qui étaient traditionnellement la chasse gardée des États nationaux.</p>
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