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	<title>DETTE &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Dette, influence et souveraineté : les nouvelles frontières de la puissance mondiale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 11:45:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[DETTE]]></category>
		<category><![CDATA[influence et souveraineté]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Introduction. Dans un monde où la puissance se déplace des champs de bataille vers les marchés financiers et les conditionnalités de la dette, le Maroc se trouve à un carrefour stratégique. À travers une lecture critique des thèses de John Perkins et une analyse des fragilités internes comme des atouts nationaux, la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><strong><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-210364" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/khkh-780x470-1.jpeg" alt="" width="780" height="470" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/khkh-780x470-1.jpeg 780w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/khkh-780x470-1-300x181.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/khkh-780x470-1-768x463.jpeg 768w" sizes="(max-width: 780px) 100vw, 780px" /></strong></p>
<p><strong>Introduction.</strong></p>
<p><strong>Dans un monde où la puissance se déplace des champs de bataille vers les marchés financiers et les conditionnalités de la dette, le Maroc se trouve à un carrefour stratégique. À travers une lecture critique des thèses de John Perkins et une analyse des fragilités internes comme des atouts nationaux, la meilleure issue est de plaider pour un partenariat international équilibré, seul garant d’une souveraineté économique durable.</strong></p>
<p><strong>Dans le monde contemporain, les rapports de force entre nations ne se limitent plus aux armées, aux frontières ou aux démonstrations militaires. La puissance s’exerce désormais à travers des mécanismes souvent plus discrets, mais tout aussi déterminants : la dette, les marchés financiers, les accords commerciaux, le contrôle technologique, les multinationales et les institutions économiques internationales.</strong></p>
<p><strong>1. L’héritage de John Perkins : le « tueur économique »</strong></p>
<p><strong>C’est précisément cette réalité que l’ouvrage « Confessions of an Economic Hit Man » ( Berrett-Koehler Publishers, 2004 ) de l’écrivain américain John Perkins, a contribué à populariser à l’échelle mondiale.</strong></p>
<p><strong>Dans ce livre controversé, John Perkins affirme avoir participé à un système destiné à convaincre certains pays en développement de contracter des prêts gigantesques pour financer des infrastructures présentées comme indispensables au progrès : barrages, réseaux énergétiques, autoroutes, aéroports ou grands projets industriels.</strong></p>
<p><strong>Selon lui, ces investissements servaient certes à moderniser les États concernés, mais ils contribuaient également à les enfermer dans une dépendance financière durable. Les prêts accordés par des institutions telles que la Banque mondiale (World Bank) ou le Fonds monétaire international (IMF) finissaient souvent par bénéficier davantage aux grandes entreprises étrangères qu’aux populations locales.</strong></p>
<p><strong>2. Le mécanisme de la dépendance : un néocolonialisme financier.</strong></p>
<p><strong>Lorsque les États devenaient incapables d’honorer leurs dettes, ils se retrouvaient contraints d’accepter des conditions économiques et politiques favorables aux intérêts des puissances dominantes : privatisations, ouverture des marchés stratégiques, concessions sur les ressources naturelles ou alignements diplomatiques.</strong></p>
<p><strong>Cette logique correspond à ce que plusieurs penseurs ont qualifié de « néocolonialisme » : une domination qui ne passe plus nécessairement par l’occupation militaire directe, mais par les mécanismes économiques et financiers.</strong></p>
<p><strong>3. Les armes silencieuses de la géopolitique moderne.</strong></p>
<p><strong>Le monde regorge en effet de situations où les pressions économiques ont précédé les tensions politiques ouvertes. Les sanctions, les embargos, les conditionnalités financières, le contrôle des monnaies ou la dépendance énergétique constituent aujourd’hui des armes géopolitiques majeures. Ce n’est souvent qu’une fois ces leviers devenus insuffisants que certains acteurs recourent à des formes plus brutales de confrontation politique ou militaire.</strong></p>
<p><strong>4. L’erreur de la conspiration unique : le rôle des fragilités internes.</strong></p>
<p><strong>Cependant, réduire toutes les crises internationales à une conspiration unique serait une erreur d’analyse. Les relations internationales demeurent complexes et multidimensionnelles. Les influences extérieures ne produisent leurs effets que lorsque les fragilités internes existent déjà : corruption, faiblesse institutionnelle, absence de vision stratégique, inégalités sociales ou dépendance excessive vis-à-vis de l’extérieur.</strong></p>
<p><strong>C’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi certains États parviennent à préserver une relative autonomie malgré les pressions internationales, tandis que d’autres deviennent extrêmement vulnérables.</strong></p>
<p><strong>5. Le cas du Maroc : progrès et interrogations.</strong></p>
<p><strong>Le cas du Maroc illustre parfaitement cette équation complexe entre ouverture économique, développement et souveraineté. Depuis plusieurs années, le Royaume a engagé d’importants projets structurants : infrastructures portuaires, lignes ferroviaires modernes, énergies renouvelables, plateformes industrielles et ouverture renforcée sur l’Afrique et les marchés internationaux. Ces réalisations ont incontestablement amélioré l’attractivité économique du pays et consolidé sa position stratégique régionale.</strong></p>
<p><strong>Mais dans le même temps, des interrogations persistent autour :</strong></p>
<p><strong>● du poids de l’endettement ;</strong><br />
<strong>● des inégalités sociales ;</strong><br />
<strong>● de la précarité d’une partie des classes populaires et moyennes ;</strong><br />
<strong>● de l’accès à une éducation et à une santé de qualité ;</strong><br />
<strong>● ainsi que de la répartition réelle des bénéfices du développement.</strong></p>
<p><strong>6. Pour un partenariat équilibré : la voie marocaine.</strong></p>
<p><strong>Le véritable défi pour le Maroc ne réside donc ni dans le refus de la mondialisation, ni dans une dépendance aveugle aux capitaux extérieurs. La priorité stratégique devrait être la construction d’un partenariat équilibré avec le reste du monde.</strong></p>
<p><strong>Un partenariat équilibré signifie :</strong></p>
<p><strong>● une coopération fondée sur des intérêts mutuels ;</strong><br />
<strong>● une capacité nationale de négociation ;</strong><br />
<strong>● la protection des secteurs stratégiques ;</strong><br />
<strong>● une réduction progressive des dépendances critiques ;</strong><br />
<strong>● et surtout, un investissement massif dans le capital humain.</strong></p>
<p><strong>7. Les piliers internes de la souveraineté économique.</strong></p>
<p><strong>Car la souveraineté économique ne peut exister durablement sans :</strong></p>
<p><strong>● une école performante ;</strong><br />
<strong>● un système de santé solide ;</strong><br />
<strong>● la justice sociale ;</strong><br />
<strong>● la recherche scientifique ;</strong><br />
<strong>● une administration efficace ;</strong><br />
<strong>● et la confiance entre l’État et les citoyens.</strong></p>
<p><strong>L’expérience mondiale montre que les pays qui réussissent durablement ne sont pas forcément ceux qui disposent des ressources naturelles les plus abondantes, mais ceux qui savent transformer leurs partenariats internationaux en leviers de développement souverain plutôt qu’en mécanismes de dépendance.</strong></p>
<p><strong>Conclusion.</strong></p>
<p><strong>Dans un monde où l’économie est devenue un instrument central de puissance, la véritable indépendance ne se limite plus au drapeau ou aux frontières. Elle se mesure à la capacité d’un pays à préserver sa liberté de décision, à protéger la dignité de sa population et à négocier avec les grandes puissances à partir d’une position d’équilibre et de confiance.</strong></p>
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		<title>Air France-KLM: dette nette de 8,2 milliards d&#8217;euros en 2021 (communiqué)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/72606</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Feb 2022 09:50:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[ÉCONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Air France-KLM]]></category>
		<category><![CDATA[DETTE]]></category>
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					<description><![CDATA[La dette nette du groupe franco-néerlandais « Air France-KLM » a atteint 8,2 milliards d&#8217;euros en 2021, soit une diminution de 2,8 milliards par rapport à la fin de l&#8217;année 2020, grâce à la première série de mesures de renforcement du capital, est-il annoncé dans un communiqué jeudi. En 2021, Air France-KLM a continué à faire preuve &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La dette nette du groupe franco-néerlandais « Air France-KLM » a atteint 8,2 milliards d&rsquo;euros en 2021, soit une diminution de 2,8 milliards par rapport à la fin de l&rsquo;année 2020, grâce à la première série de mesures de renforcement du capital, est-il annoncé dans un communiqué jeudi.</p>
<p>En 2021, Air France-KLM a continué à faire preuve de souplesse et d&rsquo;agilité afin de proposer une offre adaptée à ses clients, note-t-on de même source, faisant observer que les efforts considérables de transformation et de restructuration réalisés pendant la crise de Covid ont ouvert la voie à une position durable de leader européen de l&rsquo;aviation.</p>
<p>Le Groupe a pu clôturer l&rsquo;année 2021 avec un EBITDA positif de 745 millions d&rsquo;euros, en hausse de 2.440 millions d&rsquo;euros par rapport à l&rsquo;année dernière, avec un premier semestre affecté par les confinements en France et aux Pays-Bas, et des restrictions de voyage dans le monde entier, ajoute l’entreprise.</p>
<p>La reprise a été visible à partir du mois de juin et s&rsquo;est poursuivie au second semestre. Grâce à des restrictions de voyage moins strictes, le Groupe a pu profiter de la reprise de manière rentable.</p>
<p>Pour le 4ème trimestre, le résultat d&rsquo;exploitation s’est établi à 178 millions d&rsquo;euros, en hausse par rapport à la période pré-Covid (quatrième trimestre 2019) malgré un chiffre d&rsquo;affaires plus faible, mais compensé par le contrôle des coûts et les programmes de restructuration.</p>
<p>Le groupe affiché lors de la même période un résultat net à -127 millions d&rsquo;euros, en amélioration de 874 millions d&rsquo;euros par rapport au même trimestre de l&rsquo;année dernière, soutenu par un chiffre d&rsquo;affaires de 4 838 millions d&rsquo;euros, soit 2 475 millions d&rsquo;euros de plus que le quatrième trimestre de l&rsquo;année dernière.</p>
<p>Au 31 décembre 2021, le Groupe dispose d&rsquo;un « montant suffisant » de 10,2 milliards d&rsquo;euros de liquidités et de lignes de crédit et pour le premier trimestre 2022, le Groupe s&rsquo;attend à avoir un EBITDA autour du seuil de rentabilité dans le contexte international actuel,</p>
<p>Les dépenses d&rsquo;investissement nettes pour l&rsquo;année 2022 sont estimées à environ 2,5 milliards d&rsquo;euros, dont 80 % pour la flotte et 20 % pour l&rsquo;informatique et le sol.</p>
<p>« Le quatrième trimestre 2021 a marqué un tournant pour Air France-KLM. Pour la première fois depuis le début de la pandémie, le Groupe a affiché des résultats supérieurs à ceux d&rsquo;avant la pandémie, avec un résultat d&rsquo;exploitation positif », a déclaré le directeur général du Groupe Benjamin Smith, cité dans le communiqué.</p>
<p>« Si la fin du trimestre a vu le retour des restrictions de voyage avec le variant Omicron, la performance globale reflète à la fois la hausse de la demande et le résultat de nos efforts de transformation. La crise n&rsquo;est pas encore terminée, mais cela nous rend optimistes pour l&rsquo;avenir, car nous accélérons nos efforts pour améliorer nos performances d&rsquo;un point de vue économique et environnemental », a ajouté M. Smith.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Après avoir nié toute volonté d&#8217;endettement&#8230; la grande volteface du président Tebboune</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/11329</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Kamal Mountassir]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2020 15:53:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[DETTE]]></category>
		<category><![CDATA[TEBBOUNE]]></category>
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					<description><![CDATA[Malgré ses déclarations sur un refus catégorique de souscrire des crédits auprès des instances financières internationales, le président algérien Abdelmajid Tebboune va faire appel à l’endettement extérieur. On nous apprend que l’Algérie va s’endetter auprès de «pays amis». Ainsi, au Palais Al Mouradia, on s’active à peaufiner des accords financiers avec trois pays. L’Arabie Saoudite, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré ses déclarations sur un refus catégorique de souscrire des crédits auprès des instances financières internationales, le président algérien Abdelmajid Tebboune va faire appel à l’endettement extérieur.</p>
<p>On nous apprend que l’Algérie va s’endetter auprès de «pays amis». Ainsi, au Palais Al Mouradia, on s’active à peaufiner des accords financiers avec trois pays. L’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes-Unis et la Chine.</p>
<p>Maintenant, on comprend bien pourquoi Tebboune s’est empressé de retirer le mot Yémen de son discours aux non-alignés deux heures après sa publication.</p>
<p>Les émirats auraient promis à Tebboune un don de 300 millions de dollars et un prêt de 1,5 milliard de dollars. L’Arabie Saoudite prêterait un million de dollars et ferait un don de 400 millions.<br />
La Chine qui cherche à renforcer sa présence en Afrique débloquerait 5 milliards de dollars sous forme de prêt.</p>
<p>On s’interroge donc si les algériens continuent à croire aux mensonges de leur président malgré eux.</p>
<p>Afin de faire face à une crise économique aiguë qui risque fort de donner de l’élan au Hirak à la sortie du confinement, l’Algérie dépouillée par ses généraux doit chercher obligatoirement des fonds pour retrouver un équilibre budgétaire perdu avec les dépenses en armement et autres gaspillages pour semer la zizanie dans son voisinage et faire durer une situation conflictuelle dans la région.</p>
<p>Une situation économique qui a empiré avec la crise du Covid-19. Aujourd’hui, l’Algérie enregistre le pire déficit budgétaire (-20% du PIB) et le déficit le plus élevé de la balance courante (-18,3% du PIB).</p>
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