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	<title>détenus politiques &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>détenus politiques &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Algérie. En grève de la faim, des détenus politiques transférés vers d&#8217;autres prisons </title>
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		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Feb 2022 10:15:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[détenus politiques]]></category>
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					<description><![CDATA[De nombreux détenus du Hirak, qui observaient une grève de la faim depuis plus d’une une semaine à la prison d’El-Harrach à Alger, ont été transférés vers d’autres établissements pénitentiaires du pays, selon des avocats de la Défense. « Parmi la quarantaine de détenus grévistes, 13 ont déjà été transférés vers la prison de Bouira, et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>De nombreux détenus du Hirak, qui observaient une grève de la faim depuis plus d’une une semaine à la prison d’El-Harrach à Alger, ont été transférés vers d’autres établissements pénitentiaires du pays, selon des avocats de la Défense.</p>
<p>« Parmi la quarantaine de détenus grévistes, 13 ont déjà été transférés vers la prison de Bouira, et une dizaine d’autres vers la prison de Berrouaghia, à Médéa », a précisé l’avocat Abdelghani Badi, membre du Collectif de la défense, cité par les médias locaux.</p>
<p>Il rappelle que cette décision intervient plus d’une semaine après la grève de la faim, déclenchée par les détenus de la prison d’El-Harrach à Alger pour protester contre « les poursuites et les fausses accusations dont ils sont les victimes » ou encore contre la prolongation « abusive » de leur détention préventive.</p>
<p>Plusieurs détenus comptent également, par cette grève de la faim, exprimer leur rejet de l’article 87 bis, à l’origine des chefs d’inculpations qui pèsent sur eux, étant accusés d’appartenance à des organisations terroristes, le MAK et Rachad, en l’occurrence.</p>
<p>« Ils rejettent les chefs d’inculpation retenus contre eux sur la base de l’article 87 bis du code pénal qui les accuse de terrorisme », a affirmé Me Badi, ajoutant que ces détenus se considèrent comme étant des « détenus d’opinion ».</p>
<p>Pour sa part, l’avocate Fetta Saddat a souligné, en commentant la décision de transférer ces détenus politiques vers d’autres établissements pénitentiaires, qu’ »il s’agit bien d’une pratique en déphasage avec les textes de loi, considérant que tout détenu dont la situation pénale demeure pendante (sans procès et sans jugement) ne devrait pas quitter la prison de sa juridiction ».</p>
<p>Pour Me Abdellah Haboul, tout transfèrement selon la loi doit se faire dans le respect de la réglementation en vigueur.</p>
<p>Il a, par ailleurs, rappelé que la grève de la faim est un droit des détenus, régi par l’article 64, ajoutant que tout détenu est dans l’obligation d’informer l’administration pénitentiaire de son intention d’observer une grève de la faim.</p>
<p>« Jusque-là, tout semblait en règle. Mais, il se trouve que l’administration de la prison d’El-Harrach était réticente à cette grève », ajoute la même source, précisant que face à cette réticence, les détenus ont tout de même décidé de faire cette grève.</p>
<p>« Et c’est quand l’opinion publique a pris connaissance de cette action que des parties se sont retrouvées visiblement agacées. D’où la décision de recourir au transfèrement des détenus » explique Me Haboul.</p>
<p>Il fait état d’ »une autre anomalie car, cette décision aurait été prise sans l’avis des juges d’instruction, alors que l’article 12 du décret de 2007 est clair.</p>
<p>S’il s’agit d’un détenu inculpé, il ne peut être procédé au transfèrement d’un détenu qu’après avis de la juridiction devant laquelle il est poursuivi », a-t-il détaillé.</p>
<p>« Est-ce que le ministère de la Justice, en décidant de transférer ces détenus, a demandé l’avis des juges instructeurs ? La question mérite d’être posée », estime-t-il, en expliquant, par ailleurs, que ce transfert répond à plusieurs objectifs.</p>
<p>« D’abord cela permettra d’éloigner les détenus de leurs avocats, ensuite cela pénalisera les familles des détenus qui vont devoir effectuer de longs déplacements pour leur rendre visite », dit-il, en faisant remarquer qu’il s’agit donc d’une « sanction claire » en plus d’être une « mesure disciplinaire ».</p>
<p>Il a souligné qu’évidemment, « il y a l’objectif politique : briser l’élan de cette grève ».</p>
<p>Pour rappel, le Parquet général près la cour d&rsquo;Alger avait démenti les informations selon lesquelles des détenus de la prison d’El-Harrach auraient lancé un mouvement de grève de la faim. Mais, deux jours après ce démenti, le Comité de défense des détenus a confirmé, dans un communiqué, que « des dizaines de détenus continuent leur grève de la faim » à la prison d’El-Harrach.</p>
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		<title>Algérie : Une quarantaine de détenus politiques en grève de la faim</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/70264</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Jan 2022 08:33:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[détenus politiques]]></category>
		<category><![CDATA[grève de la faim]]></category>
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					<description><![CDATA[Plus de quarante détenus politiques observent depuis plusieurs jours une grève de la faim en Algérie, selon l&#8217;avocat Abdelghani Badi. Dans un post sur sa page facebook, Me Abdelghani Badi a précisé que ces détenus « injustement emprisonnés pour leurs opinions », observent une grève de la faim ouverte à la prison d’El-Harrach, à Alger. Selon lui, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Plus de quarante détenus politiques observent depuis plusieurs jours une grève de la faim en Algérie, selon l&rsquo;avocat Abdelghani Badi.</p>
<p>Dans un post sur sa page facebook, Me Abdelghani Badi a précisé que ces détenus « injustement emprisonnés pour leurs opinions », observent une grève de la faim ouverte à la prison d’El-Harrach, à Alger.</p>
<p>Selon lui, ces détenus ont lancé cette grève pour protester contre « les poursuites et les fausses accusations dont ils sont les victimes » alors que d’autres, parmi les détenus, s’insurgent, à travers leur mouvement de grève, contre la prolongation « abusive » de leur détention provisoire.</p>
<p>Il a fait savoir, par ailleurs, que plusieurs détenus parmi les grévistes ont entrepris cette action, coïncidant avec le 64e anniversaire de la grève des Huit-Jours, en 1957, pour protester contre l’article 87 bis sur la base duquel ils sont accusés de « terrorisme ».</p>
<p>« Ils rejettent les chefs d’inculpation retenus contre eux sur la base de cet article du code pénal qui les accusent de terrorisme », a affirmé encore l’avocat.</p>
<p>Dans cet article, est poursuivie, entre autres, pour acte terroriste « toute personne œuvrant ou incitant par quelque moyen que ce soit, à accéder au pouvoir ou à changer le système de gouvernance par des moyens non constitutionnels », rappelle-t-on.</p>
<p>Ces détenus, selon l’avocat, « rejettent formellement et fondamentalement les qualifications contenues dans cet article dont ils sont victimes », « refusent ce qualificatif et ne se considèrent pas comme des terroristes, mais de simples citoyens ayant exprimé publiquement leur opinion ».</p>
<p>En juin 2021, l’introduction, dans l’article 87 bis, du paragraphe incriminé a suscité l’inquiétude. Beaucoup, parmi les avocats notamment et les défenseurs des droits de l’Homme, ont relevé le caractère « ambigu » de ce texte, en considérant qu’il a pour effet d’aggraver le caractère imprécis de la définition de l’acte terroriste tel que défini à l’article 87 bis du Code pénal.</p>
<p>Dans ce sens, des experts et des Rapporteurs Spéciaux de l’ONU ont accusé le régime algérien d’ »instrumentaliser politiquement le terrorisme » pour réprimer les libertés publiques.</p>
<p>Dans une communication adressée au haut Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH), ces experts et représentants onusiens ont réitéré leur préoccupation quant à la définition d’actes terroristes adoptés par cet article qui, en incluant dans la catégorie d’acte terroriste une large variété d’infractions, entre en collision avec le principe de sécurité juridique.</p>
<p>Selon eux, ce texte porte atteinte aux droits de réunion pacifique et à la liberté d’expression, et impose des sanctions disproportionnées à des actes qui ne devraient pas être traités par des législations antiterroristes.</p>
<p>Ces Rapporteurs Spéciaux des Nations-Unies craignent le pire pour le sort des défenseurs des Droits de l’Homme et les activistes pacifiques de l’opposition algérienne.</p>
<p>De son côté, un collectif d’organisations et de défenseurs des Droits de l’Homme en Algérie a lancé un appel aux autorités algériennes pour mettre un terme à la nouvelle vague de répression et de restrictions des droits et libertés dans le pays.</p>
<p>Cette répression, confortée par l’article inique 87 bis du code pénal, veut terroriser toute volonté d’organisation ancienne ou nouvelle, met en garde le collectif.</p>
<p>Depuis le début du Hirak, en 2019,des centaines de personnes ont été arrêtées, souvent placées sous mandat de dépôt. Certains ont attendu plusieurs mois avant d’avoir droit à un procès.</p>
<p>Aujourd’hui, pas moins de 300 personnes, accusées d’ »atteinte à la sureté de l’Etat », « d’atteinte à l’intégrité du territoire », d’ »action subversives susceptibles d’instaurer un climat de terreur ou d’actions susceptibles de semer la haine ou encore la division », croupissent dans les prisons en Algérie. La plupart de ces détenus sont poursuivis pour avoir exprimé une opinion, à travers notamment des publications sur les réseaux sociaux.</p>
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