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	<title>déclin &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Les lundis de Mohamed KHOUKHCHANI. La gauche marocaine : du rêve social à la désillusion politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 11:04:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed Khoukhchani Longtemps porteuse d’espoir, la gauche marocaine s’est imposée, dans les années 1960 à 1990, comme la conscience sociale du pays. Elle incarnait la défense des couches défavorisées, la justice sociale et l’émancipation politique. Mais depuis deux décennies, un constat s’impose : la gauche a perdu sa crédibilité. Entre promesses généreuses et compromis &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed Khoukhchani</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-197696" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khoukhchanis.jpg" alt="" width="1080" height="606" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khoukhchanis.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khoukhchanis-300x168.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khoukhchanis-1024x575.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khoukhchanis-768x431.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khoukhchanis-390x220.jpg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Longtemps porteuse d’espoir, la gauche marocaine s’est imposée, dans les années 1960 à 1990, comme la conscience sociale du pays. Elle incarnait la défense des couches défavorisées, la justice sociale et l’émancipation politique. Mais depuis deux décennies, un constat s’impose : la gauche a perdu sa crédibilité. Entre promesses généreuses et compromis gouvernementaux, ses principaux partis – l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS) – semblent piégés entre leur discours originel et la réalité du pouvoir.</strong></p>
<p><strong>De la lutte démocratique à la participation sous contraintes</strong></p>
<p><strong>Lorsque l’USFP accède au gouvernement d’alternance dirigé par Abderrahmane Youssoufi en 1998, l’événement est historique. La gauche, longtemps marginalisée, prend les rênes du pouvoir. Les premières années sont marquées par un vent d’espoir : ouverture politique, réformes sociales, début de réconciliation nationale. Mais les contraintes économiques et institutionnelles freinent rapidement l’élan. À la fin du mandat Youssoufi, beaucoup de Marocains considèrent que la gauche a renoncé à son rôle contestataire.</strong></p>
<p><strong>Depuis lors, la participation gouvernementale des partis de gauche s’est souvent faite au prix de compromis politiques. Le PPS, allié fidèle dans plusieurs coalitions, a assumé des portefeuilles clés (éducation, santé, habitat, emploi), sans pour autant parvenir à inverser la tendance à la précarisation. Ce paradoxe alimente l’idée que les dirigeants de gauche se satisfont des postes plutôt que de défendre des réformes structurelles.</strong></p>
<p><strong>Des chiffres qui parlent.</strong></p>
<p><strong>Lors des élections législatives de 2021, l’USFP n’a obtenu que 34 sièges (contre 125 pour le RNI) et le PPS 22 sièges, loin derrière les grandes formations libérales. Ensemble, ils ne représentent même pas 15 % de la Chambre des représentants.</strong></p>
<p><strong>Le contraste est saisissant avec les années 1990, lorsque la gauche constituait le cœur battant du débat politique et syndical.</strong></p>
<p><strong>La désaffection populaire est d’autant plus visible dans les grandes villes naguère bastions socialistes, comme Casablanca, Rabat ou Fès, où les partis de gauche ont été supplantés par des candidats indépendants, le RNI ou encore le PAM.</strong></p>
<p><strong>Syndicats : entre perte d’influence et sursauts de colère.</strong></p>
<p><strong>Sur le terrain social, les syndicats historiquement proches de la gauche – UMT, CDT, FDT – peinent eux aussi à retrouver leur poids d’antan.</strong></p>
<p><strong>Les mobilisations massives des enseignants contractuels depuis 2019, ou les grèves dans la santé et la fonction publique, ont montré une capacité de contestation réelle, mais souvent hors des structures syndicales traditionnelles.</strong></p>
<p><strong>Ce glissement traduit une crise de représentation : une jeunesse précarisée et connectée préfère s’organiser sur les réseaux sociaux que dans les centrales syndicales. Ces dernières, souvent accusées de proximité avec les partis, sont perçues comme prisonnières du dialogue institutionnel, sans rapport de force efficace.</strong></p>
<p><strong>Le poids des contraintes et des illusions.</strong></p>
<p><strong>La gauche marocaine n’évolue pas dans le vide. Elle agit dans un système politique où la décision stratégique est souvent partagée avec d’autres pôles de pouvoir. Mais son erreur majeure a été de ne pas expliquer ces contraintes à ses électeurs, préférant maintenir un discours d’opposition même en gouvernant.</strong></p>
<p><strong>De ce fait, ses dirigeants apparaissent aujourd’hui comme des gestionnaires sans vision. La défense des classes moyennes et défavorisées, jadis cœur de leur légitimité, s’est diluée dans un discours technocratique, souvent aligné sur les priorités budgétaires du moment.</strong></p>
<p><strong>Des valeurs en crise.</strong></p>
<p><strong>La gauche marocaine n’a pas seulement perdu des sièges : elle a perdu le langage de la justice sociale. Là où elle parlait jadis d’égalité, de dignité et de redistribution, elle parle aujourd’hui de « croissance inclusive » et de « gouvernance ».</strong></p>
<p><strong>La question n’est plus seulement électorale, elle est morale : comment un mouvement né pour défendre les plus faibles peut-il se contenter d’accompagner des politiques qui creusent les inégalités ?</strong></p>
<p><strong>Quelles issues possibles ?</strong></p>
<p><strong>Certains signaux montrent que la gauche n’est pas morte.</strong></p>
<p><strong>Le PPS, sous Nabil Benabdallah, tente de retrouver un discours social fort, notamment sur l&rsquo;habitat, la santé et la protection sociale.</strong></p>
<p><strong>L’USFP, de son côté, parle de refondation et de réconciliation avec la jeunesse.</strong></p>
<p><strong>Mais sans renouvellement générationnel, ni transparence interne, ces efforts risquent de rester symboliques.</strong></p>
<p><strong>L’avenir de la gauche marocaine dépendra de sa capacité à redevenir un espace d’idées et de courage politique, plutôt qu’un simple acteur du jeu institutionnel. Le pays a besoin d’une gauche crédible, pas nostalgique ; engagée, pas docile.</strong></p>
<p><strong>Conclusion.</strong></p>
<p><strong>Entre désillusion populaire, fragmentation et perte d’ancrage social, la gauche marocaine vit une crise profonde. Si elle veut retrouver sa légitimité, elle devra renouer avec ce qui faisait sa force : le courage de dire non, la proximité avec les classes laborieuses et la cohérence entre le discours et l’action.</strong></p>
<p><strong>Car sans une gauche forte, le pluralisme démocratique du Maroc lui-même risque de s’appauvrir.</strong></p>
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		<title>Dévasté par la pandémie, Bollywood peine à voir le bout du tunnel</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/69128</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Jan 2022 11:55:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Bollywood]]></category>
		<category><![CDATA[déclin]]></category>
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					<description><![CDATA[Par : Driss HACHIMI* A coup de confinements et de restrictions imposées en raison de la pandémie de Covid-19, l&#8217;industrie cinématographique indienne, la plus grande au monde en termes de nombre de films produits et la deuxième après Hollywood en termes de portée mondiale, peine toujours à voir le bout du tunnel. De grandes productions &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par : Driss HACHIMI*</strong></p>
<p>A coup de confinements et de restrictions imposées en raison de la pandémie de Covid-19, l&rsquo;industrie cinématographique indienne, la plus grande au monde en termes de nombre de films produits et la deuxième après Hollywood en termes de portée mondiale, peine toujours à voir le bout du tunnel.</p>
<p>De grandes productions cinématographiques ont été annulées ou reportées, tandis que des dizaines de milliers de salles de cinéma fermées entraînant des pertes d&#8217;emplois par milliers à travers le pays.</p>
<p>Plus de 1.800 longs-métrages sont produits en Inde chaque année dans différentes langues dont plus de 250 sont en langue hindie, populairement connue sous le nom de films de Bollywood.</p>
<p>En temps normaux, les recettes annuelles de Bollywood au box-office s&rsquo;élèvent à 30 milliards de roupies indiennes (environ 402 millions de dollars), alors que le chiffre d’affaires du secteur de divertissement dans le pays s’établit à plus de 30 milliards de dollars. Cependant, les fermetures liées au Covid ont lourdement pesé sur le secteur.</p>
<p>Selon des professionnels, l’industrie cinématographique indienne aurait perdu plus de 1,6 milliard de revenus en salles en 2020-2021, en plus d’un impact supplémentaire sur les revenus en termes de ventes liées à la publicité.</p>
<p>De même, plus de 250.000 travailleurs, dont des artistes, des maquilleurs, des décorateurs, des techniciens et des danseurs, ont été touchés par la pandémie, selon la Fédération des employés du cinéma de l&rsquo;Inde.</p>
<p>Bien que les restrictions imposées aux espaces publics ont largement enfoncé le clou pour un secteur déjà en agonie, certaines productions laissent entrevoir une lueur d’espoir.</p>
<p>En fait, le box-office semble se redresser lentement, en grande partie grâce à des succès en langue tamoule, notamment Master qui a collecté environ 33 millions de dollars et Krack en langue telugue, qui a rapporté environ 8,15 millions de dollars.</p>
<p>A Bombay, fief de Bollywood, le long-métrage « Radhe » de la superstar Salman Khan, sorti en mai dernier, a redonné éclat à un secteur en déclin.</p>
<p>Les gains du film ne font qu&rsquo;augmenter et il semble que Radhe parviendra à gagner suffisamment d&rsquo;argent que Salman avait annoncé qu&rsquo;il ferait don des bénéfices du film aux efforts de lutte contre Covid-19 .</p>
<p>Il en est de même pour la légende vivante, Shah Rukh Khan, l’acteur le plus titré du cinéma indien, qui a fait son retour d&rsquo;acteur après une pause de trois ans avec « Pathan ».</p>
<p>Shah Rukh Khan, alias SRK, a été vu pour la dernière fois dans le film Zéro sorti en 2018, qui a explosé le box-office indien. Le film mettait en vedette Katrina Kaif et Anushka Sharma dans les rôles principaux.</p>
<p>Les salles de cinéma étant toujours presque vides en raison des restrictions sanitaires dans de nombreuses régions du pays, plusieurs producteurs choisissent de sortir leurs films sur des plateformes de streaming sans attendre une sortie en salles.</p>
<p>En fait, le numérique a connu un boom avec des abonnements vidéo passant de 384 millions de dollars à 575 millions de dollars, alors que des professionnels estiment que ce chiffre a atteint plus de 760 millions de dollars à fin 2021.</p>
<p>Alors que les cinéphiles sont coincés chez eux, les plateformes de services multimédias en continu sont devenues le nouveau grand écran. Il existe plus de 45 services du genre en Inde, également appelés plateformes over-the-top (OTT). Les tendances du secteur indiquent qu&rsquo;avec l&rsquo;accès à de meilleurs réseaux, à la connectivité numérique et aux smartphones, les plateformes numériques en Inde attirent de plus en plus d&rsquo;abonnés au quotidien.</p>
<p>Prime Vidéo d&rsquo;Amazon, Disney ou encore Netflix sont autant de plateformes ayant permis de maintenir les liens entre des millions d’indiens férus du 7ème art et leurs films préférés.</p>
<p>Selon des professionnels, le marché indien du streaming devrait croître de 31% entre 2019 et 2024, avec des revenus atteignant plus de 3 milliards de dollars.</p>
<p><strong>*MAP</strong></p>
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