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	<title>crise &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<item>
		<title>La presse marocaine entre conditions de soutien « surréalistes » et modèle démocratique</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/213502</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jun 2026 14:27:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Le K de le dire]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Le Maroc s’achemine-t-il vers un monopole au détriment du pluralisme ? Dans une décision qui a provoqué une vague d’indignation dans les milieux professionnels, le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a surpris les acteurs du secteur avec de nouvelles conditions d’accès à l’aide publique. La Fédération &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Le Maroc s’achemine-t-il vers un monopole au détriment du pluralisme ?</strong></p>
<p><strong>Dans une décision qui a provoqué une vague d’indignation dans les milieux professionnels, le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a surpris les acteurs du secteur avec de nouvelles conditions d’accès à l’aide publique. La Fédération marocaine des éditeurs de journaux qualifie ces conditions de « surréalistes ». Outre le fait d’avoir pris cette décision de manière unilatérale sans consultation préalable, le ministère exige désormais que chaque petite entreprise de presse ou entreprise régionale dispose de cinq cartes de journalistes professionnels en plus du directeur de la publication (1+5). Concrètement, cette mesure exclut des dizaines de titres régionaux et locaux qui peinent déjà à survivre face à la rareté des ressources et à un environnement économique défavorable.</strong></p>
<p><strong>Mais la question fondamentale qui s’impose aujourd’hui est la suivante : où se situe le Maroc par rapport au modèle démocratique qui régit les relations entre la presse et la puissance publique dans la plupart des pays développés ?</strong></p>
<p><strong>Les écarts par rapport au modèle démocratique.</strong></p>
<p><strong>Premièrement : le principe de dialogue et de concertation.</strong></p>
<p><strong>Dans les démocraties avancées, les politiques de soutien public à la presse sont élaborées après un large débat sociétal associant éditeurs, journalistes et société civile. Au Maroc, le ministère a au contraire agi seul, sans aucune concertation, comme si le secteur des médias n’était qu’une simple administration régie par des décisions individuelles et arbitraires.</strong></p>
<p><strong>Deuxièmement : l’indépendance dans la distribution des aides.</strong></p>
<p><strong>Dans les modèles démocratiques (France, Allemagne, pays scandinaves), des instances indépendantes distribuent les subventions selon des critères transparents et objectifs, hors de portée des humeurs ministérielles ou des intérêts de certains lobbys. Dans l’expérience marocaine, le communiqué accuse le ministère de chercher « le contrôle et l’hégémonie » sur les budgets d’aide publique au profit d’un lobby bien identifié, renforçant ainsi le monopole au détriment du pluralisme.</strong></p>
<p><strong>Troisièmement : la protection de la presse régionale et locale.</strong></p>
<p><strong>La presse régionale constitue un pilier essentiel du pluralisme médiatique, car elle rend compte des préoccupations des citoyens hors des grands centres urbains. En Suède, au Royaume-Uni et au Canada, l’État accorde une aide supplémentaire aux petits médias régionaux, consciente de leur rôle dans la consolidation de la démocratie locale. Les nouvelles conditions marocaines aboutiront, selon le communiqué, à « la faillite de dizaines d’entreprises régionales, au licenciement de centaines de salariés et à la disparition de tout journal régional dans plusieurs régions du Royaume ».</strong></p>
<p><strong>Quatrièmement : le critère du pluralisme, non celui du volume d’affaires.</strong></p>
<p><strong>Les lois démocratiques soutiennent la presse pour développer le pluralisme et encourager la lecture, non pour favoriser le commerce et le chiffre d’affaires. Or, le ministère – toujours selon la Fédération – a insisté pour « substituer l’objectif de développement de la lecture par le critère du volume d’affaires afin de développer le commerce », un changement inquiétant qui vide l’aide publique de sa philosophie fondamentale.</strong></p>
<p><strong>La crise de confiance et la commission provisoire.</strong></p>
<p><strong>Ce qui inquiète le plus, c’est le blocage de la délivrance des cartes professionnelles par la commission provisoire du Conseil national de la presse, en raison de « scandales » et de dysfonctionnements évoqués dans le communiqué. Comment le ministère peut-il exiger de nouvelles cartes alors que l’institution censée les délivrer est paralysée ? Cette contradiction place le ministère « en position de suspicion » et ouvre la voie à des interprétations politiques sur une éventuelle volonté d’exclure les entreprises non alignées.</strong></p>
<p><strong>Voies de sortie de crise.</strong></p>
<p><strong>Pour que le Maroc rejoigne le modèle démocratique dans sa relation entre la presse et la puissance publique, la Fédération et les observateurs proposent les mesures suivantes :</strong></p>
<p><strong>1. Ouvrir un véritable dialogue avec les organisations professionnelles, en particulier la Fédération marocaine des éditeurs de journaux, afin d’établir des critères d’aide justes et transparents.</strong></p>
<p><strong>2. Supprimer le critère du volume d’affaires et du nombre de cartes, et revenir à l’esprit de l’article 7 de la loi sur la presse et l’édition, qui met l’accent sur le développement de la lecture, le pluralisme et le soutien aux ressources humaines.</strong></p>
<p><strong>3. Résoudre l’impasse de la commission provisoire du Conseil national de la presse et rendre pleinement opérationnelle l’instance d’autorégulation dans l’indépendance.</strong></p>
<p><strong>4. Prendre en compte la spécificité de la presse régionale en mettant en place des programmes d’aide spécifiques qui ne l’excluent pas faute de disposer des moyens des grands groupes.</strong></p>
<p><strong>5. Cesser la « fuite en avant » et ne pas faire adopter des lois cruciales dans les derniers mois de la mandature gouvernementale sans consensus national.</strong></p>
<p><strong>Conclusion.</strong></p>
<p><strong>Une presse libre et pluraliste n’est pas un luxe : elle est un pilier essentiel de toute démocratie véritable. Lorsque le ministère de tutelle se transforme en instrument d’hégémonie sur le secteur par des critères exclusifs, et lorsque l’objectif de pluralisme est remplacé par une obsession de contrôle des budgets, c’est l’ensemble du paysage médiatique qui se trouve menacé. Il est temps de faire évoluer la relation entre la presse et le ministère de tuelle, du modèle de « contrôle et de rente » vers celui du « dialogue et de l’indépendance », à l’instar de ce qui se pratique dans les démocraties. Les décisions arbitraires et exclusives ne serviront que les lobbies du monopole, au détriment de la diversité régionale et de l’avenir de la démocratie marocaine.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bac 2026 au Maroc: L&#8217;école marocaine surveille ce qu&#8217;elle n&#8217;a pas su enseigner</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/213329</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 09:35:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Allal KHEIREDDINE On leur enseigne pendant un an Antigone de Jean Anouilh, cette jeune femme qui refuse de courber l’échine devant l’arbitraire. Puis, au moment de l’examen, on leur demande en trente lignes si la femme a vraiment sa place dans la société. Pendant ce temps, deux mille appareils de détection sont déployés dans &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Allal KHEIREDDINE</strong></p>
<p><strong><img decoding="async" src="https://media-mad1-1.cdn.whatsapp.net/v/t61.24694-24/717357058_1778050766512311_9143552838156348508_n.jpg?ccb=11-4&amp;oh=01_Q5Aa4wG8b1qei7IldNyC7FtMUF0ws_U8-LoCMzaRftTXVBoghw&amp;oe=6A2F8D68&amp;_nc_sid=5e03e0&amp;_nc_cat=103" /></strong></p>
<p><strong>On leur enseigne pendant un an Antigone de Jean Anouilh, cette jeune femme qui refuse de courber l’échine devant l’arbitraire. Puis, au moment de l’examen, on leur demande en trente lignes si la femme a vraiment sa place dans la société. Pendant ce temps, deux mille appareils de détection sont déployés dans les centres pour traquer les téléphones allumés. Antigone vient de mourir une seconde fois, et personne ne bronche.</strong></p>
<p><strong>Ce n’est pas une anecdote. C’est le résumé exact de ce que le ministère de l’Éducation nationale inflige, avec une constance remarquable, à sa propre jeunesse scolaire. Un système qui punit ses élèves avant de les évaluer, qui surveille avant d’instruire, et qui confond le gadget technologique avec une politique éducative.</strong></p>
<p><strong>L’ARMEMENT AVANT LA PÉDAGOGIE</strong></p>
<p><strong>Pour la session du baccalauréat 2026, prévue les 4, 5 et 6 juin, le département Mohamed Saad Berrada a annoncé au Parlement un arsenal de mesures inédites : deux mille appareils électroniques de nouvelle génération permettant aux surveillants de détecter, depuis l’extérieur de la salle, si un téléphone portable est allumé à l’intérieur. Deux mille appareils. On imagine le budget. On imagine la réunion de présentation, les PowerPoint enthousiastes, les délégations satisfaites. Ce qu’on imagine moins, c’est la même énergie dépensée à revoir les programmes, à revaloriser les enseignants, à réduire des classes surchargées.</strong></p>
<p><strong>Car lors des sessions précédentes, le ministère avait déjà déployé le brouillage des réseaux, les fouilles renforcées et la sensibilisation des candidats aux risques pénaux encourus. Visiblement, ces mesures sont loin de dissuader les tricheurs. La conclusion logique de toute institution soucieuse d’efficacité aurait été de s’interroger sur les causes profondes du phénomène. La conclusion du ministère a été de commander deux mille appareils supplémentaires. C’est la logique de l’escalade punitive : quand le remède ne guérit pas, on double la dose, sans jamais interroger le diagnostic.</strong></p>
<p><strong>102 000 SUSPECTS</strong></p>
<p><strong>Dans la seule région de Casablanca-Settat, 102 520 candidats ont passé les épreuves de la session normale du baccalauréat 2025, dont les filles représentent 53,65 % du total. Ce sont ces mêmes filles — majoritaires, rappelons-le, et statistiquement plus méritantes — qui ont été soumises à des fouilles corporelles poussées, décrites par de nombreux témoignages comme dégradantes. L’État a donc décidé que ses meilleures candidates devaient entrer en salle d’examen comme on entre dans une zone de rétention. La présomption d’innocence, principe universel, s’arrête apparemment aux portes du lycée.</strong></p>
<p><strong>Des individus ont bien été interpellés à Agadir, à Al Hoceima pour avoir géré des réseaux WhatsApp destinés à distribuer les réponses moyennant argent. Ces faits sont réels, et ils sont graves. La fraude organisée est une injustice faite aux élèves honnêtes, une atteinte à l’équité à laquelle tout système éducatif doit aspirer. Mais confondre quelques cas avérés de fraude organisée avec l’ensemble d’une génération de bacheliers, c’est une faute morale autant qu’une erreur de méthode. On ne vient pas à bout d’une injustice en en créant d’autres.</strong></p>
<p><strong>L’ÉPREUVE PUNITIVE</strong></p>
<p><strong>La violence faite aux élèves n’est pas que dans le zèle “ technologique “ . Elle est aussi dans les copies. Les épreuves scientifiques étalées sur quatorze pages à traiter en trois heures relèvent moins de l’évaluation que du test d’endurance. On ne mesure plus ce qu’un élève sait : on mesure combien de temps il peut survivre à sa propre épreuve. La physique-chimie marocaine, matière phare des filières scientifiques qui regroupent plus de 85 % des candidats, est devenue un parcours du combattant arithmétique dont la densité décourage même les mieux préparés.</strong></p>
<p><strong>Et côté français, la matière où l’on étudie Antigone, fille de Sophocle et d’Anouilh, enfant de la résistance et de la conscience morale, on demande aux candidats de rédiger quelques paragraphes pour dire si la femme mérite sa place dans la société. En trente lignes maximum. Anouilh a écrit sa pièce en 1942, sous l’Occupation nazie, précisément pour dire que certaines questions ne se répondent pas en trente lignes ; qu’elles se paient de sa vie. Qu’est-il arrivé à l’inspecteur qui a validé ce sujet ? Probablement rien. Il a écrit son rapport, coché ses cases, et Antigone est morte une deuxième fois sans faire de bruit.</strong></p>
<p><strong>La question posée n’est pas seulement indigne du texte étudié : elle est indigne de l’élève qui l’a lu. C’est Créon qui a conçu le sujet.</strong></p>
<p><strong>LA RESPONSABILITÉ EST PLURIELLE</strong></p>
<p><strong>Il serait commode d’en faire porter le poids sur un seul ministère. La réalité est plus complexe, et plus inconfortable. Les concepteurs des sujets d’examen portent leur part : une épreuve de français qui infantilise après une œuvre qui exalte, c’est une trahison pédagogique. Les inspecteurs qui valident sans sourciller des cahiers de quatorze pages partagent la faute. Les familles qui préparent leurs enfants à la triche comme à une stratégie de survie face à un système perçu comme injuste ont leur propre aveu à faire. Et la société, enfin, qui a normalisé la fraude au point d’en faire un marché, avec ses filières, ses tarifs, ses WhatsApp dédiés, n’est pas en reste.</strong></p>
<p><strong>Mais la responsabilité première reste institutionnelle. C’est l’État qui fixe le cadre, qui définit ce que vaut un diplôme, ce que signifie réussir, dans quelle atmosphère les jeunes affrontent le moment le plus décisif de leur scolarité. Quand ce cadre est perçu comme injuste — et il l’est, souvent légitimement — la fraude n’est plus seulement une déviance : elle devient, pour certains, une réponse à l’iniquité réelle ou supposée du système. On ne combat pas une injustice perçue par la surveillance : on la combat par la justice.</strong></p>
<p><strong>ÉDUQUER, NON SURVEILLER</strong></p>
<p><strong>La réforme profonde dont l’école marocaine a besoin ne se décrète pas depuis un pupitre parlementaire. Elle se construit avec les enseignants, ces professionnels qui voient chaque jour ce que les statistiques ne racontent pas. Elle s’élabore avec des sociologues capables de lire les fractures sociales derrière les taux de fraude, avec des psychologues scolaires, avec les familles et, surtout, avec les élèves eux-mêmes ; ces adolescents que l’on traite en suspects alors qu’ils méritent d’être des interlocuteurs.</strong></p>
<p><strong>Antigone, dans la pièce d’Anouilh, dit à Créon : « Je suis là pour vous dire non et pour mourir. » L’école marocaine est en train de dire non à ses propres élèves. La différence, c’est qu’elle, elle ne mourra pas. Ce sont les vocations, les confiances et les avenirs qui mourront à sa place. Et aucun des deux mille appareils de détection ne sera capable de le mesurer.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le régime iranien souffle le chaud et « l&#8217;effroi »&#8230; et joue sa survie &#8211; décryptage</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/206555</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 00:28:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[pays du Golfe]]></category>
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					<description><![CDATA[“Notre pays n’est pas une proie facile : sa peau est dure et sa chair est amère », averti samedi 7 mars le président des Émirats arabes unis, cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane dans une rare intervention télévisée. Pendant ce temps-là, le ministre saoudien de la défense, Khaled ben Salmane, a mis en garde &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;"><em>“Notre pays n’est pas une proie facile : sa peau est dure et sa chair est amère »</em>, averti samedi 7 mars le président des Émirats arabes unis, cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane dans une rare intervention télévisée. Pendant ce temps-là, le ministre saoudien de la défense, Khaled ben Salmane, a mis en garde l’Iran contre <em>“toute erreur d’appréciation”</em>, au moment où son pays est pris pour cible par les drones et missiles de Téhéran. </span></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr">Le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyan, a fait une annonce surprise lors de sa visite aux civils blessés à l&rsquo;hôpital : « Les Émirats arabes unis sont en temps de guerre&#8230; mais tout va bien. Nous en sortirons plus forts ! » Il a averti l&rsquo;Iran :… <a href="https://t.co/kJWqqvCLtj">pic.twitter.com/kJWqqvCLtj</a></p>
<p>— GENGIS KHAN <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1eb-1f1f7.png" alt="🇫🇷" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1ee-1f1f1.png" alt="🇮🇱" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f33f.png" alt="🌿" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> (@GENGIS9999) <a href="https://twitter.com/GENGIS9999/status/2030394910281482626?ref_src=twsrc%5Etfw">March 7, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Idem pour la Turquie qui a lancé un avertissement à Téhéran, suite à la destruction d’un missile lancé depuis l’Iran, alors qu’il se dirigeait vers l’espace aérien turc; ou encore l’Azerbaïdjan, dont </span>l’aéroport international de Nakhitchevan a été visé par des drones iraniens.</p>
<p>Autant d’indices sur un durcissement de ton à l’égard de l’Iran, qui semble montrer des signes d’infléchissement. Les “excuses” présentées samedi 7 mars par son président Masoud Pezeshkian auprès des pays du Golfe, n’ont pas réussi à éteindre le feu de la colère qui s’empare des dirigeants et des peuples des pays du Golfe, pas plus d’ailleurs qu’au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), dont le fossé avec la direction politique semble se creuser de jour en jour.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="en"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1ee-1f1f7.png" alt="🇮🇷" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Iran Statement On Gulf Country</p>
<p>Iranian <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1ee-1f1f7.png" alt="🇮🇷" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> President Masoud Pezeshkian Says “I must apologize to the neighboring countries that were attacked by Iran on my own behalf, because we are dealing with this situation with the situation that happened. <a href="https://twitter.com/hashtag/Iran?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Iran</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/IranWar?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#IranWar</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/IranWar2026?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#IranWar2026</a> <a href="https://t.co/x69fYk047L">pic.twitter.com/x69fYk047L</a></p>
<p>— Global News <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f30d.png" alt="🌍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> (@Anas8634) <a href="https://twitter.com/Anas8634/status/2030207725955907834?ref_src=twsrc%5Etfw">March 7, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Entretemps, des indices sur une intervention au sol des troupes américaines pointent à l’horizon. Une expectative que le président américain, Donald Trump, n’exclut désormais plus, d’autant plus qu’il exige la « capitulation totale » du régime iranien. Une exigence accueillie avec moquerie par le président iranien Pezeshkian.</p>
<p>Pris en tenaille entre le marteau israélo-américain et le marteau d’un voisinage exaspéré par la tactique de “la terre brûlée” menée par le CGRI, le régime iranien joue sa survie.</p>
<p>Pour quand?</p>
<p>Wait and see&#8230;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Alger et l&#8217;épée de Damoclès américaine &#8211; Révélations accablantes</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/206264</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 02:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[alger]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre en Iran]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[« Nous exhortons tous les citoyens américains en Algérie à s&#8217;inscrire IMMEDIATEMENT au programme STEP afin de recevoir en temps opportun des mises à jour urgentes et des informations importantes« , exhorte l&#8217;ambassade des Etats-Unis dans une note d&#8217;alerte postée sur son compte « X ». نحثّ جميع المواطنين الأمريكيين المتواجدين في الجزائر على التسجيل فورًا في برنامج STEP &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Nous exhortons tous les citoyens américains en Algérie à s&rsquo;inscrire IMMEDIATEMENT au programme STEP afin de recevoir en temps opportun des mises à jour urgentes et des informations importantes</em>« , exhorte l&rsquo;ambassade des Etats-Unis dans une note d&rsquo;alerte postée sur son compte « X ».</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="rtl" lang="ar">نحثّ جميع المواطنين الأمريكيين المتواجدين في الجزائر على التسجيل فورًا في برنامج STEP لضمان تلقي التحديثات العاجلة والمعلومات الهامة في الوقت المناسب.<a href="https://t.co/jxIw2zokDM">https://t.co/jxIw2zokDM</a></p>
<p>We encourage all U.S. citizens in Algeria to enroll in STEP so we can share updates and important… <a href="https://t.co/JA2iBGnbWS">https://t.co/JA2iBGnbWS</a></p>
<p>— US Embassy Algiers (@USEmbAlgiers) <a href="https://twitter.com/USEmbAlgiers/status/2028947721445335060?ref_src=twsrc%5Etfw">March 3, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Le programme « Step » (Smart Traveler Enrollment Program) avait certes été mis en place en 2024 par le Département d&rsquo;Etat pour aider les ressortissants américains voyageant ou vivant à l&rsquo;étranger à recevoir des alertes de sécurité et la prise de contact par l&rsquo;ambassade/consulat en cas d&rsquo;urgence. Mais, à la lumière des développements dangereux que connaît actuellement la région du Moyen-Orient, il a été remodelé de manière à aider les Américains du Moyen-Orient à rentrer carrément chez eux.</p>
<p>« <em>Le département d&rsquo;État américain travaille activement à des plans visant à aider les Américains du Moyen-Orient à rentrer chez eux. Si vous êtes un citoyen américain résidant dans la région, veuillez vous inscrire sur http://step.state.gov »</em>, a expliqué mardi 3 mars la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, en appelant les ressortissants américains à s&rsquo;inscrire au programme http://step.state.gov ».</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="en">The United States State Department is actively working on plans to help Americans in the Middle East return home.</p>
<p>If you are a U.S. Citizen in the region, please register at <a href="https://t.co/j3LMwK3NqH">https://t.co/j3LMwK3NqH</a></p>
<p>— Karoline Leavitt (@PressSec) <a href="https://twitter.com/PressSec/status/2028892056790167602?ref_src=twsrc%5Etfw">March 3, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Il convient de préciser que le lancement de la note d&rsquo;alerte à l&rsquo;intention des ressortissants américains vivant ou en voyage à Alger a coïncidé avec l&rsquo;arrivée, mardi 3 mars à Alger, du chargé d&rsquo;affaires Mark Schapiro, qui va assurer la direction intérimaire de la mission diplomatique, l&rsquo;Administration américaine, une fois n&rsquo;est pas coutume, n&rsquo;ayant pas nommé un nouvel ambassadeur en Algérie.</p>
<p>Un cinglant camouflet pour Alger que les observateurs interprètent, à juste titre, comme un manque d&#8217;empressement manifeste de la part de la Maison Blanche envers le régime algérien.</p>
<p>L&rsquo;agacement américain envers Alger s&rsquo;est exacerbé en raison de la position floue de cette dernière sur la guerre en Iran. Si elle soutient du bout des lèvres les monarchies du Golfe, elle n&rsquo;a pas expressément condamné l&rsquo;agression que ces dernières subissent de la part du régime iranien.</p>
<p>Une position qui remet sur le tapis les liaisons dangereuses qu&rsquo;Alger a toujours entretenus avec le régime des Mollahs et, partant, avec tous les régimes voyous à travers le monde.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Moyen-Orient : Anatomie d&#8217;une crise aux risques planétaires</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/206177</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 19:16:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Alors que le conflit ouvert entre Israël et le Hamas à Gaza s&#8217;étend désormais à d&#8217;autres fronts (Liban, Syrie, et confrontations directes avec l&#8217;Iran), la région semble au bord d&#8217;un embrasement généralisé. Au-delà du bilan humain déjà catastrophique, cette guerre multidimensionnelle porte en elle des conséquences politiques, économiques et sociales qui pourraient &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204693" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>Alors que le conflit ouvert entre Israël et le Hamas à Gaza s&rsquo;étend désormais à d&rsquo;autres fronts (Liban, Syrie, et confrontations directes avec l&rsquo;Iran), la région semble au bord d&rsquo;un embrasement généralisé. Au-delà du bilan humain déjà catastrophique, cette guerre multidimensionnelle porte en elle des conséquences politiques, économiques et sociales qui pourraient redessiner les équilibres mondiaux.</p>
<p>Depuis l&rsquo;attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et la riposte israélienne qui a suivi, le Moyen-Orient est entré dans une nouvelle ère de violence. Mais ce conflit, loin d&rsquo;être un affrontement binaire, est un nœud gordien où s&rsquo;entremêlent des décennies d&rsquo;occupation, des rivalités régionales, des ingérences internationales et des logiques de puissances implacables. Si la communauté internationale semble impuissante, c&rsquo;est aussi parce que le degré de responsabilité de chaque acteur est complexe à démêler.</p>
<p>Israël : Entre droit à la sécurité et occupation contestée.</p>
<p>La responsabilité première d&rsquo;Israël dans l&rsquo;engrenage actuel peut être analysée à deux niveaux.</p>
<p>● La riposte à Gaza : Suite au massacre perpétré par le Hamas (plus de 1 200 morts, des prises d&rsquo;otages massives), Israël a invoqué son droit légitime à la légitime défense. Cependant, la nature et l&rsquo;ampleur de sa riposte posent question. Avec plus de 35 000 morts palestiniens, majoritairement des civils selon l&rsquo;ONU, et la destruction systématique des infrastructures civiles (hôpitaux, écoles, réseaux d&rsquo;eau), de nombreuses organisations internationales accusent Israël de ne pas respecter le principe de proportionnalité et de distinction entre civils et combattants, piliers du droit international humanitaire. La Cour internationale de Justice (CIJ) a été saisie pour enquêter sur un éventuel « acte de génocide ».</p>
<p>● La politique à long terme : Cette guerre s&rsquo;inscrit dans un contexte plus large que les critiques d&rsquo;Israël jugent délétère. La poursuite de la colonisation en Cisjordanie, illégale au regard du droit international, et le blocus imposé à Gaza depuis près de vingt ans, qualifié de « prison à ciel ouvert », sont perçus comme des obstacles structurels à toute paix et comme des facteurs de radicalisation. En refusant toute perspective politique aux Palestiniens, Israël porte une part de responsabilité dans l&rsquo;instabilité chronique de la région.</p>
<p>Le Hamas : Une stratégie de confrontation aux conséquences tragiques.</p>
<p>Le mouvement islamiste palestinien, qui contrôle la bande de Gaza, porte également une lourde responsabilité.</p>
<p>● L&rsquo;acte déclencheur : L&rsquo;attaque du 7 octobre, qui a délibérément visé des civils (familles dans les kibboutz, jeunes lors d&rsquo;un festival de musique), est un acte de violence condamné par la quasi-totalité de la communauté internationale. En déclenchant cette offensive, le Hamas savait que la riposte israélienne serait d&rsquo;une violence inouïe et que la population civile de Gaza en paierait le prix fort.</p>
<p>● Le bouclier humain : De nombreux rapports accusent le Hamas d&rsquo;utiliser les infrastructures civiles et la population comme boucliers humains, en installant ses centres de commandement sous les hôpitaux ou dans des zones densément peuplées. Cette stratégie, si elle est avérée, est également une violation grave du droit de la guerre. L&rsquo;objectif affiché du Hamas – la destruction d&rsquo;Israël – est par ailleurs un facteur de blocage pour toute solution négociée.</p>
<p>L&rsquo;Iran : Le grand orchestrateur régional.</p>
<p>L&rsquo;Iran est souvent présenté comme la pièce maîtresse de « l&rsquo;axe de la résistance » anti-israélien et anti-américain.</p>
<p>● Responsabilité par procuration : Téhéran fournit un soutien militaire, financier et technologique crucial au Hamas, au Hezbollah libanais (qui possède un arsenal de plus de 100 000 roquettes pointées vers Israël), aux Houthis au Yémen et aux milices en Irak et en Syrie. Sans ce soutien, la capacité de nuisance de ces groupes serait considérablement réduite. L&rsquo;Iran est donc un acteur central dans la stratégie d&rsquo;encerclement et de déstabilisation d&rsquo;Israël.</p>
<p>● L&rsquo;escalade directe : Pour la première fois, en avril 2024, l&rsquo;Iran a lancé une attaque directe contre le sol israélien en représailles à une frappe sur son consulat à Damas. En brisant ce tabou, Téhéran a fait entrer le conflit dans une nouvelle phase, dangereuse et imprévisible, avec un risque d&#8217;embrasement régional immédiat. Son objectif, en se posant en défenseur de la cause palestinienne, est aussi de consolider son influence et de s&rsquo;imposer comme la puissance incontournable du monde musulman.</p>
<p>Les États-Unis et l&rsquo;Occident : L&rsquo;allié indéfectible et ses contradictions.</p>
<p>Le rôle des puissances occidentales, et des États-Unis en premier lieu, est ambigu et source de nombreuses critiques.</p>
<p>● Un soutien militaire et politique sans faille : Les États-Unis fournissent à Israël une aide militaire considérable (3,8 milliards de dollars par an) et exercent leur veto au Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU pour bloquer les résolutions condamnant leur allié. Cette position, si elle est justifiée par des liens historiques et stratégiques, est perçue par une grande partie du monde comme une complicité avec les actions israéliennes à Gaza, discréditant le discours occidental sur le droit international et les droits de l&rsquo;homme.</p>
<p>● L&rsquo;incapacité à peser pour la paix : En n&rsquo;utilisant pas leur levier pour imposer un cessez-le-feu durable et une solution politique à deux États, les États-Unis et l&rsquo;UE portent une part de responsabilité dans l&rsquo;enlisement du conflit. Leur approche, centrée sur la sécurité d&rsquo;Israël sans conditionner leur soutien au respect du droit international par ce dernier, alimente le sentiment d&rsquo;injustice et d' »exceptionnalisme » qui nourrit les extrémismes des deux côtés.</p>
<p>Les Conséquences potentielles : La « tache d&rsquo;huile » et ses répercussions mondiales.</p>
<p>L&rsquo;extension de ce conflit aurait des conséquences dévastatrices à plusieurs niveaux :</p>
<p>1. Conséquences humaines et sociales : Un élargissement du conflit au Liban (avec le Hezbollah) ou une guerre ouverte avec l&rsquo;Iran provoquerait un bain de sang sans précédent. Des millions de civils supplémentaires seraient déplacés, les infrastructures des pays déjà fragilisés (Liban, Syrie, Yémen) s&rsquo;effondreraient totalement, plongeant la région dans le chaos pour des décennies.</p>
<p>2. Conséquences économiques : L&rsquo;économie mondiale, encore convalescente, serait durement frappée. Une escalade pourrait entraîner une flambée des prix du pétrole et du gaz (notamment si le détroit d&rsquo;Ormuz, par où transite 20% du pétrole mondial, était menacé ou bloqué). Ce choc inflationniste aurait des répercussions immédiates sur le pouvoir d&rsquo;achat des ménages en Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique.</p>
<p>3. Conséquences géopolitiques : Le risque majeur est celui d&rsquo;une internationalisation du conflit. Une implication plus forte des États-Unis aux côtés d&rsquo;Israël pourrait pousser la Russie et la Chine à renforcer leur soutien à l&rsquo;Iran, transformant un conflit régional en une nouvelle ligne de fracture de la guerre froide. Le monde serait alors divisé en blocs antagonistes, paralysant un peu plus les institutions multilatérales déjà affaiblies.</p>
<p>En conclusion, le conflit actuel est une poudrière où chaque acteur, de Tel-Aviv à Téhéran en passant par Washington et Gaza, a une part de responsabilité dans l&rsquo;alimentation du cycle de la violence. Si le droit à l&rsquo;existence et à la sécurité d&rsquo;Israël est inaliénable, la manière dont il mène cette guerre et gère l&rsquo;occupation est contestée. Si la cause palestinienne est légitime, les méthodes du Hamas et l&rsquo;instrumentalisation qu&rsquo;en fait l&rsquo;Iran pour ses propres ambitions régionales le sont moins. L&rsquo;incapacité de la communauté internationale à imposer une solution juste et durable a créé un vide que seuls les faucons et les extrémistes ont su remplir.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le monde regarde cette région s&rsquo;enfoncer, conscient que les flammes qui en sortiront pourraient bien brûler bien au-delà de ses frontières.</p>
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		<item>
		<title>PPS : un parti en perte de repères ?</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/198327</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 17:14:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Parti du Progrès et du Socialisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI &#160; &#160; Entre désaffection militante et crise d’identité, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) vit une phase d’érosion qui inquiète jusqu’à ses plus anciens compagnons. « Si on réunissait tous ceux qui ont quitté le PPS, nous serions la première force nationale en quantité et en qualité. » — Lotfi &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-197870" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Entre désaffection militante et crise d’identité, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) vit une phase d’érosion qui inquiète jusqu’à ses plus anciens compagnons.</strong></p>
<p><strong>« Si on réunissait tous ceux qui ont quitté le PPS, nous serions la première force nationale en quantité et en qualité. » — Lotfi Akalay</strong></p>
<p><strong>Une hémorragie silencieuse mais persistante</strong></p>
<p><strong>La phrase de Lotfi Akalay, écrite il y a des années, résonne aujourd’hui avec une troublante actualité. Le Parti du Progrès et du Socialisme, héritier du mouvement communiste marocain, semble perdre, mois après mois, une part de son âme et de sa base militante.</strong></p>
<p><strong>Les départs se multiplient, souvent discrets, parfois bruyants, traduisant un malaise profond : un parti autrefois porteur d’idéal social et progressiste ne parvient plus à fédérer ni à inspirer les nouvelles générations.</strong></p>
<p><strong>Un parti en quête de sens</strong></p>
<p><strong>Depuis son repositionnement au centre-gauche, le PPS tente de concilier fidélité monarchique et engagement social. Une ligne équilibrée sur le papier, mais de plus en plus difficile à tenir dans la pratique.</strong></p>
<p><strong>Les militants reprochent à la direction actuelle un manque de clarté idéologique et une stratégie politique confuse, tiraillée entre soutien au gouvernement et volonté de préserver une identité d’opposition constructive.</strong></p>
<p><strong>Résultat : un discours devenu peu audible dans un paysage politique dominé par le pragmatisme et la communication populiste.</strong></p>
<p><strong>La déconnexion avec les jeunes et la société civile</strong></p>
<p><strong>Le renouvellement des élites internes demeure le principal défi. Les jeunes adhérents, souvent pleins d’énergie et d’idées, se heurtent à des structures figées, dominées par des figures installées depuis des décennies.</strong></p>
<p><strong>Cette fermeture relative a contribué à affaiblir le lien organique entre le parti et la société marocaine, notamment les classes populaires et les acteurs associatifs qui étaient jadis sa principale force.</strong></p>
<p><strong>Loyauté ou effacement ?</strong></p>
<p><strong>Le PPS a longtemps incarné la gauche réformatrice, loyale et responsable. Mais cette posture, qui lui a valu respect et crédibilité, semble aujourd’hui se retourner contre lui.</strong></p>
<p><strong>Sa loyauté constante envers les institutions est désormais perçue, à tort ou à raison, comme un effacement politique, voire un renoncement à la critique.</strong></p>
<p><strong>Dans un contexte où la confrontation politique attire davantage l’attention médiatique, le PPS paraît en retrait, presque invisible.</strong></p>
<p><strong>Refonder ou disparaître</strong></p>
<p><strong>Face à ce constat, deux options s’imposent : soit une refondation idéologique et organisationnelle courageuse, capable de rétablir la confiance des militants et de reconnecter le parti à la réalité sociale du Maroc d’aujourd’hui, soit la poursuite d’une lente érosion identitaire, jusqu’à devenir un simple vestige du passé glorieux de la gauche marocaine.</strong></p>
<p><strong>Le PPS, jadis creuset d’intellectuels et d’engagements sincères, se trouve donc à un tournant : celui où la mémoire ne suffit plus, et où l’action doit reprendre le relais.</strong></p>
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		<item>
		<title>Macron: La France doit agir « avec plus de fermeté et de détermination » vis-à-vis de l&#8217;Algérie</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/191101</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 18:40:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Agence France-Presse La France doit agir « avec plus de fermeté et de détermination » vis-à-vis de l&#8217;Algérie, a exhorté mardi Emmanuel Macron qui invoque le « sort réservé » à Boualem Sansal et Christophe Gleizes pour demander au gouvernement français « des décisions supplémentaires ». « La France doit être forte et se faire respecter », fait valoir le chef de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Agence France-Presse</strong></p>
<p>La France doit agir « avec plus de fermeté et de détermination » vis-à-vis de l&rsquo;Algérie, a exhorté mardi Emmanuel Macron qui invoque le « sort réservé » à Boualem Sansal et Christophe Gleizes pour demander au gouvernement français « des décisions supplémentaires ».</p>
<p>« La France doit être forte et se faire respecter », fait valoir le chef de l&rsquo;État français dans une lettre à son Premier ministre, François Bayrou, publiée par Le Figaro. « Elle ne peut l&rsquo;obtenir de ses partenaires que si elle-même leur témoigne le respect qu&rsquo;elle exige d&rsquo;eux. Cette règle de base vaut pour l&rsquo;Algérie aussi », écrit-il encore, dans une missive qui marque une nouvelle étape dans la crise diplomatique aiguë que traversent les deux pays.</p>
<p>Pour justifier ce tour de vis, Emmanuel Macron mentionne en premier lieu les emprisonnements de l&rsquo;écrivain franco-algérien Boualem Sansal, condamné à 5 ans d&#8217;emprisonnement ferme notamment pour « atteinte à l&rsquo;unité nationale », et du journaliste français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison en Algérie pour « apologie du terrorisme ».</p>
<p>Mais, il fait également référence au « non-respect par l&rsquo;Algérie de ses obligations » en matière migratoire, ainsi que « la cessation de la coopération des 18 consulats algériens présents sur notre sol avec les services de l&rsquo;Etat ».</p>
<p>Parmi les mesures demandées au gouvernement, le chef de l&rsquo;État appelle à suspendre « formellement » l&rsquo;accord de 2013 avec Alger « concernant les exemptions de visa sur les passeports officiels et diplomatiques ».</p>
<p>Une décision qui acte une situation de fait: le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, avait annoncé le 14 mai « le renvoi en Algérie de tous les agents titulaires de passeports diplomatiques qui n&rsquo;auraient pas actuellement de visa ». La France réagissait alors à une décision « injustifiée et injustifiable » d&rsquo;Alger d&rsquo;expulser des fonctionnaires français, avait-t-il dit.</p>
<p>Emmanuel Macron demande également au gouvernement d&rsquo;user « immédiatement » d&rsquo;une disposition de la loi immigration de 2024, le « levier visa-réadmission (LVR) » qui « permet de refuser les visas de court séjour aux détenteurs de passeports de service et diplomatiques, tout comme les visas de long séjour à tous types de demandeurs ».</p>
<p>Le président demande en outre à son Premier ministre « d&rsquo;instruire le ministre de l&rsquo;Intérieur », Bruno Retailleau, tenant d&rsquo;une ligne dure vis-à-vis d&rsquo;Alger, « de trouver au plus vite les voies et moyens d&rsquo;une coopération utile avec son homologue algérien ». Il « souhaite également que, face à la délinquance des individus algériens en situation irrégulière, le ministre de l&rsquo;Intérieur et ses services agissent sans repos et sans répit ».</p>
<p>« Dans le même esprit, lorsque vous estimerez que les conditions sont réunies s&rsquo;agissant de notre dispositif diplomatique, vous pourrez autoriser les trois consuls algériens déjà présents sur notre territoire à exercer leur mandat, en exigeant toutefois une reprise de la coopération migratoire ». « Seule cette reprise nous permettra d&rsquo;admettre cinq autres consuls en attente d&rsquo;autorisation », écrit encore le président français.</p>
<p>« La réponse des autorités algériennes à nos exigences en matière de coopération migratoire et consulaire déterminera la suite de nos démarches », poursuit M. Macron, ajoutant que « dès lors que le dialogue aura été rétabli, il nous faudra également traiter d&rsquo;autres dossiers bilatéraux sensibles », citant « la dette hospitalière », « les menées de certains services de l&rsquo;État algérien sur le territoire national, mais également les questions mémorielles en suspens ».</p>
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		<item>
		<title>Nouvelle grosse claque européenne pour Alger</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/189420</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 19:39:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[UE]]></category>
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					<description><![CDATA[Bruxelles a annoncé ce mercredi le lancement d’une procédure d’arbitrage contre les « restrictions commerciales et d’investissement de l’Algérie ». Dans le même temps, la capitale européenne apporte son soutien aux entreprises françaises qui seraient impactées par la crise France – Algérie. L’UE a demandé mardi 15 juillet la création d’un groupe spécial d’arbitrage dans &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Bruxelles a annoncé ce mercredi le lancement d’une procédure d’arbitrage contre les <strong>«</strong></span><strong><i> restrictions commerciales et d’investissement de l’Algérie </i></strong><span style="font-weight: 400;"><strong>»</strong>. Dans le même temps, la capitale européenne apporte son soutien aux entreprises françaises qui seraient impactées par la crise France – Algérie.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’UE a demandé mardi 15 juillet la création d’un groupe spécial d’arbitrage dans le différend relatif aux « </span><i><span style="font-weight: 400;">restrictions au commerce et à l’investissement imposées par l’Algérie »</span></i><span style="font-weight: 400;">, révèle le</span><a href="https://policy.trade.ec.europa.eu/news/eu-launches-arbitration-proceedings-against-algerias-trade-and-investment-restrictions-2025-07-16_en"> <span style="font-weight: 400;">site officiel</span></a><span style="font-weight: 400;"> de la Commission européenne dédié à la politique commerciale « </span><i><span style="font-weight: 400;">policy.trade.ec.europz.eu</span></i><span style="font-weight: 400;">« . Selon l&rsquo;UE, ces <strong>« restrictions » constituent « une violation de l&rsquo;accord d&rsquo;association UE-Algérie ».</strong></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>« En demandant un arbitrage, l’UE s’efforce de rétablir les droits des exportateurs de l’UE et des entreprises de l’UE opérant en Algérie qui sont affectés négativement par les restrictions »</strong>, explique le site de la Commission européenne. »Le commerce et l’investissement avec l’Algérie sont devenus de plus en plus difficiles pour les opérateurs économiques de l’UE en raison d’une série de barrières érigées par les autorités algériennes depuis 2021&Prime;, pointe l&rsquo;UE. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et d&rsquo;ajouter: <strong>« Ces barrières comprennent un système de licences d’importation pratiquement équivalent à une interdiction d’importation de certains produits, une interdiction totale d’importation de produits en marbre et en céramique, un plafond sur la propriété étrangère et des exigences de réenregistrement onéreuses pour les entreprises important des marchandises en Algérie, et une politique globale de substitution des importations ».</strong></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Par ailleurs, l&rsquo;UE se dit <strong>« préoccupée par les obstacles supplémentaires mis en place par l&rsquo;Algérie, visant spécifiquement les exportateurs et les entreprises françaises ». « Ces obstacles font l&rsquo;objet d&rsquo;un suivi attentif et continueront d&rsquo;être évoqués avec l&rsquo;Algérie »</strong>, prévient-elle.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour rappel, l&rsquo;UE et l&rsquo;Algérie ont signé un accord d&rsquo;association en 2002, entré en vigueur en 2005. Cet accord définit un cadre de coopération entre l&rsquo;UE et l&rsquo;Algérie dans tous les domaines, y compris le commerce. Il libéralise les échanges de marchandises entre les deux parties. L&rsquo;UE est le premier partenaire commercial de l&rsquo;Algérie et représente la majorité de ses échanges internationaux.</span></p>
<p><b>Bruxelles: le deuxième coup dur en moins d&rsquo;une semaine pour Alger</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un peu moins d&rsquo;une semaine, la Commission européenne a dévoilé la</span><a href="https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_25_1378"> <span style="font-weight: 400;">liste</span></a><span style="font-weight: 400;"> actualisée des pays à haut risque en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (LBC/FT). Et parmi les pays ajoutés à cette liste, figure l’ALGERIE.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En vertu de cette décision, les entités de l’Union européenne couvertes par le cadre de lutte contre le blanchiment de capitaux sont désormais tenues de faire preuve d’une vigilance accrue dans les transactions impliquant l’Algérie.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La liste actualisée tient compte des travaux du </span><a href="https://www.fatf-gafi.org/"><span style="font-weight: 400;">Groupe d’action financière (GAFI)</span></a><span style="font-weight: 400;"> et, en particulier, de sa liste des «juridictions faisant l’objet d’un suivi renforcé».</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le blanchiment d’argent est l’action de dissimuler la provenance d’argent acquis illégalement (trafics d’armes, de drogue, d’être humains ou d’autres activités mafieuses), en la convertissant en une source légitime. Dans le cas de l’Algérie, une partie de cet argent sale est souvent utilisé dans le financement des groupes jihadistes notamment au Sahel.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Que se passe-t-il entre l&#8217;Inde et le Pakistan?</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/182723</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Apr 2025 08:39:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[pakistan]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: AFP  Les autorités indiennes ont pris mercredi une série de mesures diplomatiques punitives contre le Pakistan, qu&#8217;elles accusent de « terrorisme transfrontalier » après une attaque meurtrière contre des touristes au Cachemire qui a fait 26 morts. Cet attentat a porté les relations entre les deux voisins dotés de l&#8217;arme nucléaire à leur pire niveau depuis &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: AFP </strong></p>
<p>Les autorités indiennes ont pris mercredi une série de mesures diplomatiques punitives contre le Pakistan, qu&rsquo;elles accusent de « terrorisme transfrontalier » après une attaque meurtrière contre des touristes au Cachemire qui a fait 26 morts.</p>
<p>Cet attentat a porté les relations entre les deux voisins dotés de l&rsquo;arme nucléaire à leur pire niveau depuis des années, certains craignant que la salve diplomatique de New Delhi ne soit que la première d&rsquo;une série de mesures, avec le risque potentiel d&rsquo;une action militaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1ee-1f1f3.png" alt="🇮🇳" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Une vingtaine de touristes ont été tués par des hommes armés au <a href="https://twitter.com/hashtag/Cachemire?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Cachemire</a>.</p>
<p>Les insurgés réclament l&rsquo;indépendance de leur région ou le rattachement au <a href="https://twitter.com/hashtag/Pakistan?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Pakistan</a> voisin <a href="https://t.co/nZBKon79R6">pic.twitter.com/nZBKon79R6</a></p>
<p>— FRANCE 24 Français (@France24_fr) <a href="https://twitter.com/France24_fr/status/1915002911492280578?ref_src=twsrc%5Etfw">April 23, 2025</a></p></blockquote>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Les mesures prises par l&rsquo;Inde, comme la suspension d&rsquo;un traité sur le partage de l&rsquo;eau, la fermeture du principal poste frontière terrestre entre les deux pays et le rappel de diplomates, interviennent un jour après que des hommes armés ont ouvert le feu dans un haut lieu touristique de la partie du Cachemire administrée par l&rsquo;Inde, tuant 26 hommes.</p>
<p>Mercredi, le ministre indien de la Défense a déclaré que « les responsables et ceux qui se trouvent derrière un tel acte entendront très rapidement notre réponse, (elle sera) sans ambiguïté ».</p>
<p>Le Premier ministre nationaliste indien Narendra Modi, qui a écourté une visite d&rsquo;Etat en Arabie saoudite, a dénoncé cet « acte odieux » et promis que les assaillants seraient « traduits en justice ».</p>
<p>La liste des victimes, vérifiée par la police, fait état de 26 hommes tués par des assaillants munis d&rsquo;armes automatiques, qui ont surgi de la forêt près d&rsquo;un site touristique à Pahalgam.</p>
<p><strong>« Terrorisme frontalier »</strong></p>
<p>Cette fusillade n&rsquo;avait toujours pas été revendiquée mercredi soir.</p>
<p>Le plus haut responsable du ministère indien des Affaires étrangères, Vikram Misri, a annoncé que « le traité de 1960 sur les eaux de l&rsquo;Indus sera mis en suspens avec effet immédiat », jusqu&rsquo;à ce que « le Pakistan renonce de manière crédible et irrévocable à son soutien au terrorisme transfrontalier ».</p>
<p>Cet traité répartit théoriquement l&rsquo;eau entre les deux pays, mais il a donné lieu à de nombreux litiges. Islamabad craint depuis longtemps que l&rsquo;Inde, qui est en amont, ne restreigne son accès à l&rsquo;eau.</p>
<p>L&rsquo;Inde a déclaré qu&rsquo;elle avait ordonné aux attachés de défense d&rsquo;Islamabad et à d&rsquo;autres responsables militaires pakistanais en poste à New Delhi de quitter le pays avant une semaine, et qu&rsquo;elle retirerait du Pakistan ses conseillers en matière de défense, de marine et d&rsquo;aviation.</p>
<p>A Islamabad, le vice-Premier ministre Ishaq Dar a indiqué que le Comité de la sécurité nationale pakistanais, composé de hauts responsables civils et militaires et convoqué en cas extrême, se réunirait jeudi « pour répondre au communiqué du gouvernement indien ».</p>
<p>« Une réponse exhaustive sera donnée », a annoncé dans la soirée sur une télévision locale Khawaja Asif, le ministre pakistanais de la Défense.</p>
<p>L&rsquo;Inde « veut sortir » du traité sur les eaux « depuis 15 ans, a-t-il accusé. « Elle estime qu&rsquo;il n&rsquo;est plus en sa faveur » et « veut utiliser cet incident que nous déplorons comme prétexte pour dénoncer ce traité », a-t-il poursuivi.</p>
<p><strong>« Risque de nouvelle crise »</strong></p>
<p>Depuis leur séparation en 1947 à leur indépendance, l&rsquo;Inde et le Pakistan se disputent la souveraineté de tout le Cachemire, à majorité musulmane, divisé entre les deux pays.</p>
<p><strong>Femmes épargnées</strong></p>
<p>Un témoin, ayant requis l&rsquo;anonymat, a affirmé que les assaillants ont « manifestement épargné les femmes ».</p>
<p>Des témoins ont expliqué les avoir pris pour des policiers. « Ils étaient là, pendant au moins vingt minutes, imperturbables, se déplaçant et ouvrant le feu », a rapporté le journal The Indian Express, citant une survivante pour qui cela « a semblé (durer) une éternité ».</p>
<p>L&rsquo;Inde déploie en permanence environ 500.000 soldats dans sa partie du Cachemire, bien que les combats aient diminué depuis que la révocation en 2019 de l&rsquo;autonomie limitée de ce territoire.</p>
<p>Environ 3,5 millions de touristes ont visité le Cachemire en 2024, en majorité des Indiens, selon les chiffres officiels.</p>
<p>L&rsquo;attaque la plus importante de ces dernières années remonte à février 2019. Des insurgés avaient lancé, à Pulwama, une voiture remplie d&rsquo;explosifs sur un convoi de police, faisant 40 morts et au moins 35 blessés.</p>
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		<title>Algérie: La France lance la première salve de représailles</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/181981</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 19:14:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: AFP  Emmanuel Macron a ordonné mardi l’expulsion de douze agents consulaires algériens en réponse à une mesure identique prise par Alger dimanche 13 avril. Le président français a également décidé de rappeler « pour consultations » l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet. Dans un communiqué, l’Élysée accuse Alger d’être responsable d’une « dégradation brutale » des relations &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: AFP </strong></p>
<p>Emmanuel Macron a ordonné mardi l’expulsion de douze agents consulaires algériens en réponse à une mesure identique prise par Alger dimanche 13 avril.</p>
<p>Le président français a également décidé de rappeler « pour consultations » l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet. Dans un <a href="https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2025/04/15/communique-algerie">communiqué</a>, l’Élysée accuse Alger d’être responsable d’une « dégradation brutale » des relations bilatérales.</p>
<p>« Les autorités algériennes ont choisi l’escalade : nous répliquons comme annoncé. En réponse à leur décision injustifiée et incompréhensible, nous expulsons 12 agents algériens et rappelons pour consultations notre ambassadeur. Le dialogue, toujours, mais pas à sens unique », a enchaîné le ministre de l&rsquo;Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Les autorités algériennes ont choisi l’escalade : nous répliquons comme annoncé. En réponse à leur décision injustifiée et incompréhensible, nous expulsons 12 agents algériens et rappelons pour consultations notre ambassadeur. Le dialogue, toujours, mais pas à sens unique.</p>
<p>— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) <a href="https://twitter.com/jnbarrot/status/1912185143680213319?ref_src=twsrc%5Etfw">April 15, 2025</a></p></blockquote>
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<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une affaire judiciaire en toile de fond</strong></p>
<p>À l’origine de cette nouvelle crise : l’arrestation en France, puis l’incarcération, d’un agent consulaire algérien impliqué dans l’enlèvement de l’opposant Amir Boukhors, alias « Amir DZ ». Trois hommes ont été mis en examen à Paris pour enlèvement et association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, selon le parquet national antiterroriste. L’un d’eux travaillait pour un consulat d’Algérie en France.</p>
<p>En réaction, Alger a déclaré persona non grata douze agents du ministère français de l’Intérieur, leur donnant 48 heures pour quitter le territoire. « Une décision injustifiée et incompréhensible », selon Paris.</p>
<p><strong>L&rsquo;Elysée opte pour la réciprocité</strong></p>
<p>Estimant que cette mesure « méconnaît les règles élémentaires de nos procédures judiciaires », la France a décidé de réagir « symétriquement », expulsant douze agents algériens du réseau consulaire et diplomatique. Tous doivent quitter le territoire sous 48 heures.</p>
<p>Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé « l’escalade » choisie par Alger. « Le dialogue, toujours, mais pas à sens unique », a-t-il insisté mardi soir.</p>
<p>Cette nouvelle crise intervient alors que les deux pays s’étaient engagés à avancer sur plusieurs sujets sensibles, dont la migration et la situation de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, récemment condamné à de la prison en Algérie.</p>
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