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	<title>Crise des partis &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Crise des partis et défis démocratiques au Maroc : Peut-on bâtir des institutions fortes dans un paysage politique fragilisé ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2025 11:02:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI &#160; &#160; La vie politique marocaine traverse une crise profonde de crédibilité et de légitimité. Cette crise n’est pas seulement ressentie : elle est mesurée par des chiffres qui dressent un tableau inquiétant de la relation entre citoyens et partis politiques. 1. Une crise de confiance sans précédent — Les chiffres parlent &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>La vie politique marocaine traverse une crise profonde de crédibilité et de légitimité. Cette crise n’est pas seulement ressentie : elle est mesurée par des chiffres qui dressent un tableau inquiétant de la relation entre citoyens et partis politiques.</p>
<p><strong>1. Une crise de confiance sans précédent — Les chiffres parlent</strong></p>
<p>Selon une enquête récente, 94,8 % des Marocains déclarent ne pas faire confiance aux partis politiques, et 91,5 % n’appartiennent à aucun parti.</p>
<p>Ces données montrent une rupture quasi totale entre la société et ses représentants supposés.</p>
<p>Sur le plan électoral, les données Afrobarometer (2025) indiquent que seulement 51 % des citoyens ont voté lors de la dernière élection nationale, un taux bien inférieur à la moyenne africaine (~72 %).</p>
<p>Chez les jeunes, le constat est encore plus alarmant : un rapport du CESE montre que moins de 1 % des jeunes sont membres d’un parti politique.</p>
<p>Ce désengagement se traduit parfois par des mouvements protestataires, comme “Gen Z 212”, symbole d’une génération qui refuse les anciennes pratiques politiques.</p>
<p><strong>2. Quand la politique devient un investissement personnel</strong></p>
<p>Pour une partie des élites politiques, l’engagement n’est plus un service public mais un moyen d’accéder à des avantages matériels, à des réseaux locaux et à des opportunités économiques.</p>
<p>Cela contribue à :</p>
<p>● la montée du clientélisme,</p>
<p>● la domination des notables,</p>
<p>● et la marginalisation des compétences et de la jeunesse.</p>
<p><strong>3. Responsabilité, transparence et corruption</strong></p>
<p>Selon Afrobarometer, 43,8 % des citoyens pensent qu’une large partie du gouvernement est impliquée dans la corruption, et 20 % estiment que la majorité l’est.</p>
<p>Le Maroc obtient par ailleurs 43/100 au CPI 2024, confirmant les difficultés en matière d’intégrité publique.</p>
<p>Sans mécanismes efficaces de reddition des comptes, la confiance ne peut être restaurée.</p>
<p>4. Comment sortir de l’impasse ?</p>
<p>Réhabiliter le rôle du parti politique.</p>
<p>Un parti crédible doit être :</p>
<p>● un espace de débat,</p>
<p>● un outil de formation,</p>
<p>● un producteur de programmes,</p>
<p>et un créateur d’élites.</p>
<p>Réformer le système politique.</p>
<p>Cela implique :</p>
<p>● d’interdire le nomadisme politique,</p>
<p>● d’imposer la transparence financière,</p>
<p>● de renforcer l’indépendance des institutions de contrôle,</p>
<p>● d’évaluer les élus sur des critères objectifs.</p>
<p>5. Les institutions marocaines peuvent-elles être fortes malgré tout ?</p>
<p>Oui, à condition que la médiation politique soit réformée.</p>
<p>Le Maroc dispose :</p>
<p>● d’une Constitution moderne,</p>
<p>● d’une administration solide,</p>
<p>● d’un État capable de mener de grands projets.</p>
<p>Mais la force d’une institution dépend de la qualité des acteurs qui l’animent.</p>
<p>Sans partis crédibles, les institutions restent fragiles malgré leur cadre juridique.</p>
<p>Pour conclure, il est à noter que le Maroc peut reconstruire un paysage politique plus sain et des institutions solides, mais cela nécessite un rééquilibrage profond du système politique :<br />
■ plus de transparence,<br />
■ plus de formation,<br />
■ plus de responsabilité,<br />
■ et surtout un renouvellement réel des élites.</p>
<p>Une démocratie sans partis forts est une démocratie amputée.</p>
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