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	<title>corruption &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Administration publique : Le prix de l&#8217;incompétence et la noblesse du devoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 09:26:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI ​Au Maroc, le volontarisme national porte ses fruits : infrastructures modernes, stratégies industrielles ambitieuses et rayonnement diplomatique. Pourtant, cette dynamique nationale se heurte à une force de friction interne coûteuse et persistante : le comportement inadmissible de certains commis de l&#8217;État qui, loin de servir l&#8217;intérêt général, privatisent leur fonction. Face à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>​Au Maroc, le volontarisme national porte ses fruits : infrastructures modernes, stratégies industrielles ambitieuses et rayonnement diplomatique. Pourtant, cette dynamique nationale se heurte à une force de friction interne coûteuse et persistante : le comportement inadmissible de certains commis de l&rsquo;État qui, loin de servir l&rsquo;intérêt général, privatisent leur fonction.</strong></p>
<p><strong>Face à ce constat, il convient de rappeler que la responsabilité publique n&rsquo;est pas un privilège honorifique, encore moins une rente de situation. Elle est, par essence, un sacerdoce. Heureusement, la colonne vertébrale de notre administration repose sur une catégorie de hauts commis de l&rsquo;État et de fonctionnaires intègres qui incarnent cette vision avec une rigueur exemplaire. Conscients que leur nomination est un moyen exclusif d&rsquo;être au service des usagers et non de leur propre intérêt, ces serviteurs de l&rsquo;État accomplissent leur mission au quotidien avec un dévouement silencieux. C&rsquo;est par leur intégrité que le service public conserve sa noblesse et garantit l&rsquo;équité pour tous.</strong></p>
<p><strong>​Malheureusement, ce tableau exemplaire est trop souvent terni par une réalité rampante : celle de l&rsquo;incompétence et de la prévarication à des postes clés de décision.</strong></p>
<p><strong>Un coût économique qui dépasse les chiffres.</strong></p>
<p><strong>Le constat est sans appel : la corruption n&rsquo;est pas seulement un problème éthique, c&rsquo;est une hémorragie budgétaire. Selon Mohamed Bachir Rachdi, ex-président de l&rsquo;Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption (INPPLC), ce fléau coûte chaque année près de 50 milliards de dirhams (5,09 milliards de dollars) au Maroc, représentant entre 3,5 % et 6 % du PIB. Pour mettre ce chiffre en perspective, cette somme représente une part substantielle des investissements publics annuels. Ce manque à gagner correspond à autant de ressources qui ne sont pas injectées dans la modernisation de l&rsquo;école publique, l&rsquo;amélioration des hôpitaux ou le soutien au pouvoir d&rsquo;achat des ménages. Lorsque des postes de décision sont occupés par des profils incompétents ou prévaricateurs, c&rsquo;est toute la chaîne de valeur du service public qui est grippée, retardant les projets structurants et décourageant l&rsquo;investissement privé. À titre de comparaison, selon le FMI et la Banque mondiale, la corruption peut coûter entre 3 % et 5 % du PIB mondial, tandis que la Banque africaine de développement avance un coût équivalent à 6 % du PIB continental, et au sein de l&rsquo;Union européenne, ce fardeau atteint jusqu&rsquo;à 6,3 % du PIB. Le Maroc se situe donc dans le haut de cette fourchette, un signal d&rsquo;alarme majeur.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;impact ne se limite pas aux macro- données. L&rsquo;INPPLC a révélé que 23 % des entreprises marocaines ont été victimes d&rsquo;actes de corruption en 2023, affectant principalement les processus d&rsquo;octroi de licences, les autorisations, les marchés publics ainsi que les recrutements dans des domaines stratégiques pour le développement économique. C&rsquo;est tout le tissu productif qui est entravé, décourageant l&rsquo;investissement et freinant la compétitivité du Royaume.</strong></p>
<p><strong>La réalité du terrain : une « tache d&rsquo;huile » systémique.</strong></p>
<p><strong>Dans l&rsquo;Indice de Perception de la Corruption (IPC) de Transparency International, le Maroc a obtenu un score de 39/100 en 2025, se classant 91ᵉ sur 182 pays. Ce score, en stagnation depuis plus d&rsquo;une décennie, masque une dégradation profonde : après une embellie en 2018 où le Royaume avait atteint la 73ᵉ place avec un score de 43, le pays a enregistré une perte de 4 points et un recul de 18 places en sept ans. Pire encore, le score de 37/100 enregistré en 2024 est identique à celui de 2012, soit une stagnation absolue sur douze ans. Le Maroc a ainsi perdu 26 places au classement mondial depuis 2018.</strong></p>
<p><strong>Au-delà du seul CPI, d&rsquo;autres métriques internationales confirment ce diagnostic alarmant. Le World Justice Project (WJP) acte une nouvelle dégradation du Maroc dans le champ de la primauté du droit, avec un score global de 0,479 et un recul de 5 places sur le facteur « Absence de Corruption ». L&rsquo;Indice de Gouvernance du Bertelsmann Transformation Index (BTI) montre une perte de 0,21 point entre 2022 et 2024. Le V-Dem Institute fait état d&rsquo;un recul de la qualité institutionnelle, avec un score passé de 47 en 2018 à 32 en 2024. Enfin, le Maroc stagne dans la matrice Trace Bribery avec un score de 56/100, révélant des tensions persistantes dans l&rsquo;accès à l&rsquo;administration et la transparence des services publics.</strong></p>
<p><strong>Quand l&rsquo;usager, pour obtenir son dû, doit choisir entre « graisser la patte » ou user de relations personnelles, c&rsquo;est le socle même de la citoyenneté qui est bafoué. Cette pratique, qui s&rsquo;apparente à une taxe occulte sur les plus fragiles, transforme l&rsquo;administration en un parcours d&rsquo;obstacles où le droit devient une monnaie d&rsquo;échange. Elle isole et fragilise également les fonctionnaires honnêtes, qui se retrouvent parfois minorés au sein de structures défaillantes.</strong></p>
<p><strong>Leçons internationales : l&rsquo;espoir est permis.</strong></p>
<p><strong>Il est crucial de se rappeler que ce phénomène n&rsquo;est pas une fatalité culturelle. D&rsquo;autres nations, autrefois engluées dans une corruption systémique similaire, ont réussi à « extirper le mal » en s&rsquo;appuyant sur des leviers technologiques et humains :</strong></p>
<p><strong>● L&rsquo;exemple de la numérisation (Estonie) : Le passage à une administration « zéro papier » (e-Estonie) a drastiquement réduit les interactions physiques discrétionnaires, éliminant ainsi les opportunités de corruption. Le Maroc, avec sa stratégie de transition numérique, dispose d&rsquo;un levier puissant pour automatiser la transparence. L&rsquo;INPPLC prévoit d&rsquo;ailleurs le déploiement d&rsquo;une plateforme numérique centralisée pour unifier, standardiser et sécuriser les données anticorruption, ainsi qu&rsquo;un baromètre national aligné sur les normes internationales.</strong></p>
<p><strong>● La culture de la reddition des comptes (Singapour) : Singapour est passé, en quelques décennies, d&rsquo;une administration marquée par la corruption à l&rsquo;une des plus intègres au monde. La clé a été une tolérance zéro couplée à une valorisation et une rémunération très élevée des fonctionnaires, rendant la corruption non seulement risquée, mais économiquement inutile pour les cadres de l&rsquo;État.</strong></p>
<p><strong>● L&rsquo;implication citoyenne et la refonte (Géorgie) : En réformant en profondeur ses administrations de délivrance de documents et ses services publics, en simplifiant radicalement les procédures et en licenciant massivement les agents corrompus au profit d&rsquo;une nouvelle génération formée à l&rsquo;éthique, la Géorgie a réussi à restaurer la confiance publique en un temps record.</strong></p>
<p><strong>Que faire pour transformer l&rsquo;essai ?</strong></p>
<p><strong>Pour que le Maroc puisse enfin passer à une vitesse supérieure dans cette bataille, plusieurs chantiers sont impératifs :</strong></p>
<p><strong>● Valoriser et protéger les fonctionnaires intègres : L&rsquo;intégrité doit être récompensée par des mécanismes de promotion transparents basés sur le mérite, tout en garantissant la sécurité juridique et professionnelle de ceux qui dénoncent les abus au sein même des administrations. L&rsquo;INPPLC a d&rsquo;ailleurs dévoilé en décembre 2025 sa stratégie quinquennale 2025-2030, qui prévoit notamment l&rsquo;introduction d&rsquo;indicateurs nationaux de suivi des risques de corruption et un renforcement de la protection des lanceurs d&rsquo;alerte.</strong></p>
<p><strong>● Désamorcer le contact direct : Accélérer la généralisation des plateformes numériques pour tous les actes administratifs, réduisant l&rsquo;interaction humaine qui favorise le clientélisme. Une plateforme numérique « guichet unique » pour le traitement des signalements et des plaintes, couplée à un centre d&rsquo;appels dédié, est prévue pour un déploiement complet en 2026.</strong></p>
<p><strong>● Audit de performance et reddition : Il ne suffit plus de nommer des responsables, il faut les évaluer sur des indicateurs de performance objectifs (délais de traitement, taux de satisfaction des usagers) avec des sanctions immédiates et des poursuites judiciaires en cas de défaillance avérée ou de prévarication. L&rsquo;INPPLC a d&rsquo;ores et déjà signalé que 716 affaires liées à des délits financiers ont été portées devant les tribunaux et que 243 personnes ont été arrêtées en flagrant délit.</strong></p>
<p><strong>● Renforcer le cadre législatif : La mise en œuvre effective des textes prévus par la Constitution de 2011 – loi sur les conflits d&rsquo;intérêts, révision de la loi sur le droit d&rsquo;accès à l&rsquo;information, loi sur la déclaration de patrimoine et loi sur la protection des lanceurs d&rsquo;alerte – demeure une urgence. Le retrait des projets de loi incriminant l&rsquo;enrichissement illicite et l&rsquo;occupation illégale des biens publics, ainsi que l&rsquo;adoption de la loi 03.23 limitant la capacité de la société civile à agir, constituent des signaux préoccupants qui doivent être corrigés.</strong></p>
<p><strong>Le Maroc a les ressources, la vision et la volonté politique. Le défi est désormais de transformer cette volonté en une réalité quotidienne pour chaque citoyen, en faisant en sorte que l&rsquo;intégrité ne soit plus une exception méritoire portée par des individus isolés, mais la norme rigoureuse et institutionnalisée d&rsquo;une administration moderne, efficace et, surtout, au service du peuple.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Corruption, ça suffit ! (Par: Abdelhamid Jmahri)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212854</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 11:32:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Abdelhamid Jmahri  Au Maroc, de nombreux scandales ont éclaté, tous liés à la corruption : d&#8217;anciens ministres ont été condamnés à des peines sans précédent, tandis que d&#8217;autres restent en fonction. La presse a largement couvert des transactions immobilières suspectes et les fortunes exorbitantes qui en ont résulté, des opérations orchestrées par d&#8217;anciens ministres. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Abdelhamid Jmahri </strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212849" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/jmah.jpg" alt="" width="640" height="380" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/jmah.jpg 640w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/jmah-300x178.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></strong></p>
<p><strong>Au Maroc, de nombreux scandales ont éclaté, tous liés à la corruption : d&rsquo;anciens ministres ont été condamnés à des peines sans précédent, tandis que d&rsquo;autres restent en fonction. La presse a largement couvert des transactions immobilières suspectes et les fortunes exorbitantes qui en ont résulté, des opérations orchestrées par d&rsquo;anciens ministres. Ces affaires, mêlant corruption et enrichissement illicite, sont désormais portées devant les tribunaux, témoignant d&rsquo;un malaise généralisé et d&rsquo;un problème persistant qui semble insoluble. </strong></p>
<p><strong>Il est clair que la classe politique, et en particulier les plus influents, est désormais dans le collimateur des critiques, ce qui a accru le sentiment général de corruption généralisée, exprimé par l&rsquo;histoire d&rsquo;un montagnard qui, après avoir entendu l&rsquo;imam lire : « La corruption est apparue sur terre et sur mer à cause de ce que les hommes ont gagné de leurs mains », a commenté : « Même dans notre montagne, mon maître le juriste… » </strong></p>
<p><strong>La classe politique au pouvoir semble se tromper de camp face à l&rsquo;histoire et à la lutte contre ce fléau, devenu l&rsquo;enjeu central de cette nouvelle phase de réformes. Le gouvernement marocain, dont le mandat touche à sa fin, a retiré un projet de loi criminalisant l&rsquo;enrichissement illicite (conséquence de la corruption). De plus, dans le cadre du nouveau Code de procédure pénale, il interdit aux organisations de la société civile de signaler les crimes impliquant des fonds publics. Ces deux décisions graves ont suscité l&rsquo;indignation des défenseurs des droits humains, des organisations de la société civile et des journalistes. </strong></p>
<p><strong>Les mesures gouvernementales de cette nature ont accru les doutes quant à sa volonté de lutter contre la corruption, et la suspicion s&rsquo;est accrue à l&rsquo;égard du triumvirat gouvernemental lorsque de nombreuses manifestations de conflits d&rsquo;intérêts se sont répandues parmi ses ministres et dans l&rsquo;acquisition de richesses, et les discussions se sont intensifiées dans tous les espaces publics de la démocratie, au parlement, dans les associations et sur les médias sociaux, concernant le dilemme du conflit d&rsquo;intérêts lié au fait de bénéficier du soutien public pour les importations de médicaments, de nourriture et de viande, et plus récemment de milliards de dirhams pour soutenir les sacrifices de l&rsquo;Aïd (on parle de plus de 70 milliards de dirhams, ce qui couvre un an et demi de dépenses sociales), Outre les contrats publics d&rsquo;une valeur de milliards de dirhams qui ont profité à des personnalités influentes du pouvoir exécutif, comme le contrat de dessalement d&rsquo;eau de mer qui est revenu indirectement au chef du gouvernement, et son propre bénéfice personnel tiré de la flambée des prix du carburant en tant que l&rsquo;un des plus grands distributeurs fortunés de celui-ci. </strong></p>
<p><strong>Contrairement aux comportements répréhensibles de la classe politique influente, les organes de gouvernance les plus expressifs de l&rsquo;État profond, si l&rsquo;on peut dire (ou de « l&rsquo;establishment visible », comme aime à le dire cet auteur), mènent un « mouvement » politique contre la corruption qu&rsquo;il est impossible d&rsquo;ignorer, et dont le caractère stratégique ne peut être négligé, car il ne se limite pas à une simple période de répression ou d&rsquo;apaisement, mais s&rsquo;étend plutôt au tissu tumoral de la corruption.</strong></p>
<p><strong>Jamais auparavant dans l&rsquo;histoire du Maroc moderne le public n&rsquo;avait suivi une série d&rsquo;accords de coopération entre ces institutions à caractère particulier et l&rsquo;Autorité nationale pour l&rsquo;intégrité, la prévention et la lutte contre la corruption au Maroc, inscrite dans la Constitution depuis 2011. Parmi ceux-ci figurent les accords pratiques conclus entre l&rsquo;Autorité anti-corruption et le Procureur général du Roi près la Cour de cassation, également Président du Ministère public, découlant de la « conviction partagée que la lutte contre la corruption fait partie des priorités pour la mise en œuvre des politiques publiques pertinentes, y compris la politique pénale ».</strong></p>
<p><strong>Cet accord a été ajouté en octobre dernier à l&rsquo;accord de partenariat stratégique conclu avec la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), ouvrant la voie à cette stratégie et s&rsquo;avérant particulièrement inquiétant pour les individus corrompus, compte tenu du pouvoir institutionnel de ce pôle de sécurité, qui comprend le service de renseignement intérieur connu au Maroc sous le nom de « DST ». Cet accord s&rsquo;ajoute à celui conclu avec la Délégation Interministérielle aux Droits de l&rsquo;Homme (DIDH).</strong></p>
<p><strong>Au milieu de cet arsenal, un autre organe opère, plus sujet à l&rsquo;examen et à la controverse : la Cour des comptes, qui suscite des débats dans les cercles politiques chaque fois qu&rsquo;il publie son rapport annuel, qu&rsquo;il soumet au Roi Mohammed VI. </strong></p>
<p><strong>L’infiltration de la corruption et la menace qu’elle représente pour le tissu social, ainsi que pour le tissu démocratique, sont devenues une réelle préoccupation à l’heure actuelle, où tous les acteurs honnêtes perçoivent le danger que représente la corruption pour la démocratie et le pouvoir de ses lobbies et réseaux de saper près de soixante ans de construction du pluralisme et des institutions, à un tournant sans précédent, dont le plus important est peut-être la préparation du pays à des transformations fondamentales de la nature de l’État dans l’horizon de l’autonomie sous souveraineté marocaine au Sahara. </strong></p>
<p><strong>Ce profond sentiment de malaise et d&rsquo;inquiétude a imprégné les débats sur les nouvelles perspectives de réformes au Maroc. De nombreuses voix ont notamment souligné que, si la Constitution du Printemps marocain de 2011 avait permis de démanteler l&rsquo;autoritarisme, elle n&rsquo;était pas parvenue à éradiquer la corruption. C&rsquo;est pourquoi Abdellah Saaf, l&rsquo;un des rédacteurs du texte constitutionnel, a considéré, notamment dans la partie relative à la gouvernance, la lutte contre la corruption – en particulier ses manifestations liées aux conflits d&rsquo;intérêts entre argent et pouvoir – comme le nouvel axe de réforme, voire la nouvelle génération de réformes, la qualifiant d&rsquo;« impératif actuel ». </strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>L&rsquo;ancien ministre estimait que les conflits d&rsquo;intérêts et la corruption qui en découle ne sont plus relégués au second plan, mais constituent désormais un enjeu central du débat qu&rsquo;il convient de résoudre aujourd&rsquo;hui… Le dernier chapitre de la Constitution (chapitre douze : Bonne gouvernance, qui comprend les articles 154 à 171) est considéré comme le point d&rsquo;entrée approprié pour examiner en détail la lutte contre la corruption, nouvel horizon pour la révolution constitutionnelle, politique et sociale.</strong> </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Corruption au Maroc : Un défi systémique, un devoir national</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/199475</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 09:34:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI ​Depuis des décennies, la corruption est une plaie structurelle au Maroc : pots-de-vin, clientélisme, recrutement irrégulier, fraudes électorales, détournements et complicité dans les marchés publics. Ce qui avait commencé comme des écarts ponctuels est devenu une mécanique enracinée, paralysant l’État, fragilisant la confiance citoyenne, et compromettant le droit à l’égalité des chances &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-199276" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khoukhus-1-2.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khoukhus-1-2.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khoukhus-1-2-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khoukhus-1-2-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khoukhus-1-2-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khoukhus-1-2-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>​Depuis des décennies, la corruption est une plaie structurelle au Maroc : pots-de-vin, clientélisme, recrutement irrégulier, fraudes électorales, détournements et complicité dans les marchés publics. Ce qui avait commencé comme des écarts ponctuels est devenu une mécanique enracinée, paralysant l’État, fragilisant la confiance citoyenne, et compromettant le droit à l’égalité des chances et à la justice, notamment pour les catégories vulnérables.<br />
​<br />
Indicateurs et constats officiels</p>
<p>​La Haute Instance pour la Probité, la Prévention et la Lutte contre la Corruption (INPPLC) a estimé que le coût annuel de la corruption dépasse 50 milliards de dirhams [1].</p>
<p>Dans son rapport 2023, l’Instance relève une baisse de la note du Maroc à 38/100 dans l’indice de perception de la corruption, traduisant un recul dans les efforts de lutte [2].</p>
<p>En mars 2024, le Maroc a été réélu vice-président de la Network of Corruption-Fighting Agencies (NCPA), un signe d’engagement institutionnel et d’image internationale [3].</p>
<p>Ces éléments confirment l’ampleur du problème et l’existence, du moins en théorie, d’une volonté de réforme.</p>
<p>​Un cadre institutionnel en cours de consolidation</p>
<p>En mai 2025, l’INPPLC a lancé un processus national d’« examen continental » pour évaluer la mise en œuvre de la Convention africaine sur la lutte contre la corruption, avec une démarche participative associant secteur public, secteur privé et société civile [4].</p>
<p>L’Instance multiplie les initiatives de transparence : supervision des marchés publics, partenariats internationaux, et organisation de séminaires et formations sur la probité [5].</p>
<p>​La Stratégie nationale de lutte contre la corruption (2018) représente un cadre référentiel initial, mais son application effective nécessite une volonté politique forte et une extension de la transparence à tous les niveaux [6].</p>
<p>​Pourquoi la route reste longue ?</p>
<p>​La corruption s’inscrit dans une logique d’intérêts historiques — réseaux clientélistes, rente, interventions non déclarées. La reddition de comptes est souvent sélective, ne couvrant pas toutes les personnes impliquées. La société civile et les médias font face à des obstacles dans le signalement et le contrôle, particulièrement après des tentatives législatives visant à restreindre leur rôle. L’absence d’une numérisation complète laisse les « transactions papier » comme une opportunité pour la continuité de la petite et grande corruption, notamment dans les services administratifs et les marchés publics.</p>
<p>​Voie à suivre pour une réforme durable.</p>
<p>● ​Numérisation intégrale des services publics : Réduire les contacts directs, garantir transparence et traçabilité.<br />
● ​Application stricte des lois anti-corruption : Enrichissement illicite, détournement de deniers publics, conflits d’intérêt, sans exceptions.<br />
● ​Protection des lanceurs d’alerte : Rôle accru de la société civile et des médias pour signaler les cas avérés.<br />
● ​Transparence totale du financement politique : Réglementer les campagnes électorales et le financement politique illicite.<br />
● ​Indépendance et renforcement du pouvoir judiciaire : Garantir aux juges la liberté de statuer sur les grandes affaires de corruption en toute impartialité.<br />
● ​Éducation à l’intégrité dès l’école : Inculquer les valeurs citoyennes, de probité et d’intérêt public pour préparer des générations intègres.</p>
<p>​Conclusion :</p>
<p>​La corruption au Maroc dépasse le simple « mauvais comportement » — c’est un défi systémique. Les signaux institutionnels — rapports, élection dans des forums internationaux, lancement de l’examen des conventions internationales — sont encourageants. Mais l’essentiel est que cette “volonté” se traduise par des actions concrètes, un contrôle régulier, une responsabilisation effective, une implication citoyenne, et une éducation à l’intégrité. Alors seulement le Maroc se transformera en un véritable État d’institutions — juste, transparent, et garantissant la dignité du citoyen et l’égalité des chances.</p>
<p>​Références bibliographiques:</p>
[1] Rapport préliminaire de l&rsquo;INPPLC (2024–2025). Il estime le coût annuel de la corruption à plus de 50 milliards de dirhams.<br />
[2] Rapport INPPLC 2023. Il mentionne le recul de l’Indice de Perception de la Corruption (38/100).<br />
[3] Réélection du Maroc (mars 2024) en tant que vice-président de la Network of Corruption-Fighting Agencies (NCPA).<br />
[4] Lancement de l&rsquo;examen de la convention de l&rsquo;Union Africaine (mai 2025). C&rsquo;est une confirmation de l&rsquo;engagement officiel du Maroc à appliquer les normes continentales de probité.<br />
[5] Activités et plans de l&rsquo;INPPLC (2025). Ce sont des initiatives de transparence, de coopération internationale, de renforcement du climat anti-corruption.<br />
[6] Stratégie nationale de lutte contre la corruption (2018). Elle constitue le cadre officiel définissant les objectifs et les axes des réformes.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Mon pays, même s&#8217;il est injuste envers moi, m&#8217;est cher »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/195461</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 15:14:13 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[GénérationZ 212]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Saïd Bouaïta Ces derniers jours, notre pays a été le théâtre d&#8217;une série de manifestations menées par la jeunesse de la génération Z. Cette explosion est le résultat de plusieurs facteurs, alimentés par la détérioration des services publics (notamment la santé et l&#8217;éducation). Cependant, malgré la légitimité des revendications, ces manifestations ont été émaillées &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Saïd Bouaïta</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-195463" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/10/bouaita.jpg" alt="" width="780" height="470" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/10/bouaita.jpg 780w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/10/bouaita-300x181.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/10/bouaita-768x463.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 780px) 100vw, 780px" /></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Ces derniers jours, notre pays a été le théâtre d&rsquo;une série de manifestations menées par la jeunesse de la génération Z. Cette explosion est le résultat de plusieurs facteurs, alimentés par la détérioration des services publics (notamment la santé et l&rsquo;éducation). Cependant, malgré la légitimité des revendications, ces manifestations ont été émaillées par des actes de violences regrettables. Nos convictions rejoignent la phrase du poète : « Mon pays, même s&rsquo;il est injuste envers moi, m&rsquo;est cher, et ma famille, même si elle est avare envers moi, est honorable. » </span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Ce vers poétique porte une signification complète et exhaustive de l&rsquo;importance de la patrie et du patriotisme en temps d&rsquo;adversité. Il met également en lumière la véritable nature et les origines des individus à travers leurs positions honnêtes, en paroles et en actes. Cependant, ceux qui se cachent derrière le voile de l&rsquo;intérêt personnel sont l&rsquo;exemple même des descriptions et des actions les plus abjectes, qui ne peuvent que nuire à la création divine et détruire leur équilibre social et psychologique.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Surtout à une époque où les complots de nos voisins de l&rsquo;Est se multiplient et où ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour saper notre unité nationale et la stabilité de notre pays. Par conséquent, de peur que les paroles de l&rsquo;ancien ministre irakien des Affaires étrangères Tarek Aziz (sous le règne de l&rsquo;ancien président Saddam Hussein) ne s&rsquo;appliquent à nous, lorsqu&rsquo;il disait : « Laissez-les tranquilles, ils sont comme de la poterie qui se brise toute seule », nous disons à ceux qui nous guettent : le citoyen marocain n&rsquo;est pas comme de la poterie et il ne se brisera pas.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Nous et la corruption</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Malgré notre attachement et notre amour pour notre patrie, nul ne nie que la corruption (au sens large) s&rsquo;est propagée au sein de sa population. Cela est d&rsquo;autant plus vrai en l&rsquo;absence totale d&rsquo;institution partisane capable de guider les citoyens et de renforcer leur conscience politique. Cette corruption est liée (du moins à notre avis) aux partis politiques eux-mêmes, qui forment les gouvernements et  dirigent les affaires du pays et de son peuple.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">D&rsquo;autre part, elle est liée au citoyen lui-même, à travers un ensemble de pratiques et de comportements. Ainsi, la corruption est devenue le monstre qui a longtemps hanté les esprits. En effet, ces gouvernements ont réussi à transformer la corruption, autrefois comportement anormal et répréhensible, en un phénomène social familier, accepté par les secteurs public et privé et transmis de génération en génération, sous prétexte d&rsquo;appartenir à un tiers-monde arriéré, considéré comme un terreau fertile pour tous les phénomènes négatifs.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Partis politiques et corruption</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Un pays peut-il être qualifié de démocratique simplement parce qu&rsquo;il organise les élections comme une véritable compétition entre plusieurs partis politiques et/ou candidats indépendants ? Les électeurs ont la possibilité de choisir librement entre différentes formations politiques et différents candidats afin de déterminer qui les représentera et s&rsquo;exprimera en leur nom.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Parce que les partis politiques et les candidats sont les acteurs spécialisés chargés de mettre en œuvre les activités de représentation, ce système démocratique représentatif efficace doit être fondé sur la pleine reconnaissance des droits fondamentaux de l’homme et de la liberté d’expression, d’organisation, de nomination, de tenue de réunions et d’assemblées, de participation et d’engagement des citoyens dans le système démocratique représentatif, et sur leur capacité à comprendre des questions politiques complexes.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Cela nécessite de s&rsquo;appuyer sur la capacité des partis politiques à éduquer et mobiliser les citoyens, à formuler leurs choix politiques et à créer des canaux reflétant l&rsquo;opinion publique. Parce que les partis politiques sont des groupes organisés d&rsquo;individus partageant généralement des objectifs et des choix politiques similaires, ils s&rsquo;efforcent d&rsquo;influencer les politiques publiques en s&rsquo;efforçant de convaincre leurs candidats d&rsquo;accéder à des postes de représentants élus. Outre une multitude d’autres rôles essentiels, notamment celui de médiateur entre la société civile et les responsables de la prise de décision et de la mise en œuvre, les partis politiques sont en mesure de représenter les aspirations de leurs membres et partisans au parlement et au gouvernement. Parce que ses principales missions sont les suivantes : recueillir et formuler les besoins et les défis exprimés par ses membres et sympathisants, mener des activités sociales et éduquer les électeurs et les citoyens en général sur le système politique et électoral, et façonner les valeurs politiques publiques, équilibrer les demandes et les aspirations conflictuelles et les transformer en politiques publiques, mobiliser et responsabiliser les citoyens pour qu&rsquo;ils participent aux décisions politiques et transformer leurs opinions en options politiques réalistes, créer des canaux de transmission de l&rsquo;opinion publique des citoyens au gouvernement, attirer et qualifier les candidats pour les postes représentatifs, etc.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Nos partis politiques remplissent-ils ces devoirs ?</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx"> La réponse est, bien sûr, non. Par conséquent, l’absence de ces rôles fait de la corruption un comportement résultant de l’absence totale de maîtrise de soi, représentée par la conscience et les principes, et de contrôle public, représenté par les lois et règlements appliqués par le gouvernement. Ici, il devient clair que des fonctionnaires corrompus ne peuvent exister que dans une société corrompue.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Citoyen et corruption</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">D&rsquo;un point de vue scientifique ou logique, on ne peut nier le rôle des comportements acquis dans la formation du caractère humain. Ce dernier est une combinaison de caractéristiques innées et acquises. Un élément peut prédominer sur l&rsquo;autre, mais le rôle des comportements acquis demeure évident dans les traits et caractéristiques de la personnalité d&rsquo;une personne. Même si l&rsquo;on admet, à titre d&rsquo;argumentation, que les humains naissent corrompus ou intrinsèquement honnêtes, la force de la loi joue un rôle essentiel pour endiguer la corruption et les comportements immoraux. La corruption peut donc être considérée comme une industrie, intimement liée au sous-développement. La socialisation contribue également, directement ou indirectement, à inculquer une prédisposition à la corruption à l&rsquo;intérieur de la personnalité humaine. La famille ou les institutions éducatives peuvent jouer un rôle fondamental dans l&rsquo;introduction d&rsquo;individus corrompus dans la société. Des comportements que l&rsquo;on peut considérer comme anodins aux yeux du public (manque de respect envers les files d&rsquo;attente, favoritisme, népotisme, corruption, etc.) constituent les premières caractéristiques d&rsquo;une société corrompue. La corruption devient un code moral populaire, ce qui libère les fonctionnaires de la responsabilité morale et juridique de la combattre. Une corruption hiérarchique se crée entre les dirigeants politiques et les citoyens.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Corruption hiérarchique</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">La corruption est une hiérarchie, allant du « Chaouech » au ministre. Chacun pratiquait la corruption à des degrés divers, selon son poste et son environnement. Par conséquent, dans de nombreux pays sous-développés, il n&rsquo;existait aucune volonté réelle ni aucune volonté gouvernementale de lutter contre la corruption. La lutte contre la corruption se limitait aux lois, aux organismes officiels et aux associations, qui ont siphonné les fonds publics pendant des décennies sans produire de résultats tangibles. De ce fait, sa portée s&rsquo;est étendue, pénétrant toujours plus profondément le tissu des institutions, des transactions et des mentalités. Éliminer la corruption, dans l&rsquo;idéologie des peuples, est devenu un défi difficile et un rêve national inaccessible.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Mais ce que beaucoup ignorent ou négligent, c&rsquo;est que la corruption est une conspiration systématique dont ils font partie intégrante. La combattre ne requiert pas de miracle cosmique, mais plutôt une mobilisation de la conscience et le respect des lois au sein d&rsquo;une entité étatique. La mise en œuvre de ces principes garantira nécessairement l&rsquo;élimination de la corruption et des individus corrompus.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Par conséquent, les manifestations qui se déroulent aujourd&rsquo;hui au Maroc ne sont que le résultat de l&rsquo;influence cumulée de nombreux gouvernements, alimentée à la fois par les partis politiques et par les citoyens. </span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Malgré cela, mon pays, aussi injuste soit-il à mon égard, m&rsquo;est cher.</span></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Edito &#8211; Toute honte bue</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/184601</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 May 2025 23:22:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Zakia Laaroussi  &#160; &#160; À une époque où la corruption s’est muée en constitution occulte, où les valeurs sont immolées sur l’autel de la médiocrité, où l’intelligence est violée au nom de « transactions », nous élevons ici une voix forte, une clameur indignée contre le fléau de la dévalorisation des diplômes et l’assassinat &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Zakia Laaroussi </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-180486" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/laaroussus-.jpg" alt="" width="1080" height="1440" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/laaroussus-.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/laaroussus--768x1024.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À une époque où la corruption s’est muée en constitution occulte, où les valeurs sont immolées sur l’autel de la médiocrité, où l’intelligence est violée au nom de « transactions », nous élevons ici une voix forte, une clameur indignée contre le fléau de la dévalorisation des diplômes et l’assassinat méthodique de l’ardeur à apprendre chez nos jeunes.</p>
<p>Le baccalauréat, le master, le doctorat… plus aucune de ces distinctions n’a de valeur réelle. Elles se marchandent aujourd’hui comme des légumes au marché ! Quant à ceux qui les obtiennent à force de sueur et de mérite, ils deviennent la risée d’un système perverti. On les nargue avec des proverbes populaires détournés, comme dirait ma grand-mère Khira : « Ce n’est plus celui qui sème qui récolte, mais celui qui dort qui obtient, et celui qui se lève tôt pour apprendre qui trébuche ! »</p>
<p>Où est passé l’esprit d’Ibn Khaldoun, qui affirmait : « L’apprentissage dans l’enfance est comme une gravure dans la pierre » ? Où est la sagesse d’Averroès, pour qui l’éducation était la clef de l’émancipation de l’esprit ?<br />
Aujourd’hui, nous sommes entrés dans l’ère des diplômes prêts-à-porter, du « bac de copinage », des notes offertes contre des faveurs, des recommandations… ou tout simplement une liasse d’argent.</p>
<p><strong>Malheur à nous !</strong></p>
<p>Le système éducatif a été violé de l’intérieur. De l’école primaire jusqu’à l’université, l’éducateur est devenu un fardeau, et le professeur un marchand de certificats dans un marché d’esclaves intellectuels. Ce qui n’était qu’un murmure parmi les consciences éveillées est devenu une explosion : à l’Université Ibn Zohr d’Agadir, un professeur d’enseignement supérieur, censé incarner l’exemplarité, est accusé d’avoir monnayé des diplômes. De l’argent. Rien que de l’argent.</p>
<p>Et qui en a bénéficié ? Des avocats, des héritiers de familles aisées, en quête de statut social, non de savoir.<br />
Nous ne sommes plus au temps du « Qui sème récolte », mais à l’ère du « Qui paye rafle la mise ».</p>
<p>Là est le scandale suprême : quand l’enseignant se plie devant l’élève, non pour lui transmettre la lumière du savoir, mais pour troquer son intégrité. Pour de l’argent. Parfois pour d’autres formes de troc abjectes.</p>
<p>Nous vivons l’ère des « diplômes express », des « masters-minute », des « doctorats surgelés » sortis d’emballages préfabriqués.</p>
<p>Où es-tu, Abou Othman (al-Jâhiz) ?</p>
<p>Ta voix s’est tue, et les influenceurs de la vacuité ont pris le trône des esprits. La pauvreté n’est plus matérielle, elle est intellectuelle. L’éducation n’est plus un sanctuaire d’éveil, mais un gouffre moral.</p>
<p>Nous sommes à un carrefour périlleux. <strong>Si nous n’arrachons pas ce cancer à la racine, viendra un jour où nous n’aurons plus de médecin pour diagnostiquer, plus de juge pour rendre justice, plus de maître pour enseigner — seulement des imposteurs bardés de titres usurpés, dans une société dirigée par l’ignorance en habit doctoral.</strong></p>
<p>Assez !<br />
Assez de cette profanation du vrai diplôme !<br />
Assez de cette profanation du sanctuaire scolaire et universitaire !<br />
Assez de cette illusion vendue comme avenir !</p>
<p>Il faut une purge, une vraie. Une purification qui ne tienne pas compte de « qui connaît qui », mais de « qui le mérite réellement », de ceux qui portent l’éducation dans leur conscience, non dans leur portefeuille.</p>
<p>Et ce qui est caché, cher lecteur, est encore plus terrible.<br />
Mais notre silence a expiré.</p>
<p>Nous le disons haut et fort :<br />
Réforme de l’éducation, ou le déluge !</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fès: Interpellation d’un officier de police pour extorsion et corruption (source sécuritaire)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/126400</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 11:59:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[FÈS]]></category>
		<category><![CDATA[police]]></category>
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					<description><![CDATA[Les éléments du service préfectoral de la police judiciaire de Fès ont interpellé, mardi, un officier de police de la sûreté publique relevant du district provincial de sûreté de la ville de Sefrou, pour son implication présumée dans une affaire d’extorsion et de réclamation de pot-de-vin, a-t-on appris de source sécuritaire. Les services de la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les éléments du service préfectoral de la police judiciaire de Fès ont interpellé, mardi, un officier de police de la sûreté publique relevant du district provincial de sûreté de la ville de Sefrou, pour son implication présumée dans une affaire d’extorsion et de réclamation de pot-de-vin, a-t-on appris de source sécuritaire.</p>
<p>Les services de la police judiciaire à Fès ont ouvert une enquête judiciaire sur instructions du parquet compétent, suite à une plainte déposée par un citoyen qui accuse un fonctionnaire de police d’extorsion et de réclamation de pot-de-vin, selon la même source qui relève que l’enquête a abouti à l’interpellation du fonctionnaire après avoir reçu une somme d’argent du plaignant.</p>
<p>Le fonctionnaire de police a été placé en garde à vue à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent pour déterminer les tenants et aboutissants de cette affaire, tandis que la Direction Générale de la Sûreté Nationale attend la fin de la procédure judiciaire en cours à l’encontre de l’officier de police en question pour prendre les sanctions disciplinaires qui s’imposent.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Qui se ressemble s&#8217;assemble &#8230; Chili: Un maire « rouge », « ami » zélé du « polisario », au coeur d&#8217;un grave scandale de corruption (les détails)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/125555</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Jul 2023 16:05:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[chili]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[parti communiste]]></category>
		<category><![CDATA[polisario]]></category>
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					<description><![CDATA[Un gros scandale de corruption secoue actuellement le landernau politico-médiatique chilien. Au coeur de ce scandale, le dénommé Daniel Jadue, maire communiste de la ville Recoleta, près de Santiago, et dont les liens avec la pseudo-« rasd » et donc la junte algérienne, sont déjà avérées. Qui se ressemble s’assemble… &#160; Junto a diputadas y diputados, alcaldes, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Un gros scandale de corruption secoue actuellement le landernau politico-médiatique chilien. Au coeur de ce scandale, le dénommé Daniel Jadue, maire communiste de la ville Recoleta, près de Santiago, et dont les liens avec la pseudo-« rasd » et donc la junte algérienne, sont déjà avérées. Qui se ressemble s’assemble…</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="es">Junto a diputadas y diputados, alcaldes, y dirigentes sociales y políticos asumimos el compromiso de trabajar por el restablecimiento de las relaciones diplomáticas entre Chile y la República Árabe Saharaui, ocupada militarmente por el Reino de Marruecos! <a href="https://twitter.com/hashtag/LibertadParaElSahara?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#LibertadParaElSahara</a> <a href="https://t.co/fRSxiiZRGG">pic.twitter.com/fRSxiiZRGG</a></p>
<p>— Daniel Jadue (@danieljadue) <a href="https://twitter.com/danieljadue/status/1641031729640005632?ref_src=twsrc%5Etfw">March 29, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">Sauf qu’ici, il s’agit d’une affaire qui touche le contribuable chilien. En plein pandémie de coronavirus, le maire, qui est d&rsquo;origine palestinienne, avait été mandaté de négocier, en tant que président d’un réseau de pharmacies populaires oeuvrant en étroite collaboration avec les municipalités pour offrir des médicaments à prix subventionné, un contrat avec un fournisseur de masques et de gel hydraulique, nommé Best Quality SPA. Or, le maire « rouge » avait exigé du fournisseur le versement d’un pot-de-vin, en contrepartie de la signature de ce contrat de 900 millions de dollars.</p>
<p>Cette affaire a mobilisé le parquet général qui, <a href="https://www.latercera.com/la-tercera-sabado/noticia/daniel-jadue-al-banquillo-fiscalia-alista-formalizacion-por-cohecho-contra-el-alcalde-pc/2K4A6KFOQNBMTOXLY7CHZQLDMY/">selon nos confrères chiliens</a>, a inculpé officiellement le maire, ouvrant ainsi la voie à un procès sur une affaire qui n&rsquo;a pas révélé tous ses secrets.</p>
<p class="p1">Les connexions du maire véreux avec le « polisario » et son parrain algérien, champion de « la diplomatie de la valise », méritent également une enquête.</p>
<p>Qu&rsquo;en pense le parquet chilien?</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pérou: grave scandale de corruption d’une députée pro-« rasd » par l’ambassade d’Alger à Lima. Quand le collimateur.ma choisit la plaie et lève le lièvre.</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/116398</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Apr 2023 21:49:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[journaliste-députée péruvienne]]></category>
		<category><![CDATA[rasd]]></category>
		<category><![CDATA[Sigrid Bazán]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=116398</guid>

					<description><![CDATA[Le 22 mars 2023, un influent hebdomadaire péruvien, « Caretas », s’interrogeait sur l’origine mystérieuse de fonds utilisés par la dénommée Sigrid Bazán, ancienne chroniqueuse du quotidien « La República », députée socialiste depuis 2021, pour l’acquisition d’un appartement luxueux au quartier d’affaires de Lima, Valle Riestra et Miro Quesada, à San Isidro, pour la somme (excusez du peu!) &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Le 22 mars 2023, un influent hebdomadaire péruvien, « Caretas », s’interrogeait sur l’origine mystérieuse de fonds utilisés par la dénommée Sigrid Bazán, ancienne chroniqueuse du quotidien « La República », députée socialiste depuis 2021, pour l’acquisition d’un appartement luxueux au quartier d’affaires de Lima, Valle Riestra et Miro Quesada, à San Isidro, pour la somme (excusez du peu!) de 330 000 $. L’article de <a href="https://caretas.pe/politica/el-tesoro-de-sigrid-bazan-congresista-compra-de-departamento/">« Caretas »</a> n’avait à aucun moment soupçonné l’implication d’Alger, via son ambassade à Lima, dans ce qui allait devenir un véritable scandale de corruption.</p>
<p class="p1">Pourtant, tous les indicateurs convergeaient vers l’ambassade d’Alger, passée championne dans « la diplomatie des chèques ». Ce que lecollimateur.ma a mis en évidence dans un article paru le 6 avril 2023, sous ce titre: <a href="https://lecollimateur.ma/115358">« Scandale. Les secrets d’un pot-de-vin de 330 000 $ versé par Alger à une « journaliste » péruvienne pour défendre la pseudo-« rasd » ».</a> Et pour s’en apercevoir, il n’était qu’à constater le zèle que la valeureuse ex-« journaliste » péruvienne mettait dans la défense du faux « peuple sahraoui » et, par ricochet, ses réquisitoires incendiaires contre le Maroc, accusé sans autre forme de procès d’ « occuper le Sahara occidental ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Après les révélations du <a href="https://twitter.com/LecollimateurM?ref_src=twsrc%5Etfw">@LecollimateurM</a> , le très sérieux programme <a href="https://twitter.com/hashtag/ContraCorriente?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ContraCorriente</a> confirme que S. Bazan fait l’objet d’enquêtes du Procureur des Crimes Financiers et accuse subtilement l’Ambassade d’Algérie d’être à l’origine de cet argent destiné à défendre le polisario <a href="https://t.co/5EFQOTPL5i">pic.twitter.com/5EFQOTPL5i</a></p>
<p>— Mundo sin Filtros (@FiltrosMundo) <a href="https://twitter.com/FiltrosMundo/status/1648056468396990464?ref_src=twsrc%5Etfw">April 17, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">Aussi loin que l’on se souvienne, l’embrigadement de l’ex-chroniqueuse<span class="Apple-converted-space">  </span>du quotidien péruvien « La República » par l’ambassade d’Algérie daterait de 2017, quand, à la faveur d’un contrôle policier à l&rsquo;aéroport international de Lima, Jorge Chávez, une pseudo-« diplomate sahraouie » dénommée Khadijetou El Mokhtar, munie d’un passeport espagnol, avait été arrêtée et refoulée pour « usurpation de la fonction de diplomate », -« ambassadrice de la rasd », ainsi s’était-elle alors présentée à la Police aux frontières péruvienne (PAF). Le Pérou, qui ne reconnaissait alors pas la « rasd », avait dénié ce statut à la fausse « diplomate sahraouie ».</p>
<p class="p1">C’est à ce moment-là qu’est intervenue l’ambassade algérienne pour mobiliser, chèques à l’appui, de pseudo-activistes péruviens, notamment des acteurs associatifs et des journalistes, pour contester la décision souveraine des autorités péruviennes. Sigrid Bazán, par qui le scandale est arrivé, faisait partie des « recrues » de l’ambassade d’Alger. Il suffit de consulter ses sorties flamboyantes dans les colonnes des médias et sur la centrifugeuse des réseaux sociaux, pour se rendre à l’évidence.</p>
<p class="p1"><span class="s1"><a href="http://Lecollimateur.ma">Lecollimateur.ma</a></span> ne croyait pas avoir levé le lièvre, en évoquant la piste d’une corruption présumée par l&rsquo;ambassade algérienne de l’ex-journaliste de « La República ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="es">La embajada de Argel en Perú está en el centro de un gran escándalo de corrupción. Se le acusa de haber pagado dos cheques a la excolumnista del diario peruano « La República » Sigrid Bazán, diputada socialista desde 2021.<a href="https://t.co/iXRD5FFSVl">https://t.co/iXRD5FFSVl</a></p>
<p>— Erus Símera (@PianoNocturno) <a href="https://twitter.com/PianoNocturno/status/1646643405085081606?ref_src=twsrc%5Etfw">April 13, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">Notre article, qui a été visualisé au Pérou plus de 112. 000 fois pendant seulement 2 jours, a aussi et surtout fait réagir d’éminentes personnalités politiques péruviennes, notamment le maire de Lima (membre du parti libéral-conservateur Rénovation populaire (RP), 5ème autorité politique du pays par ordre de préseance. « Scandale: Les secrets d&rsquo;un pot-de-vin de 330 000 dollars versé par Alger à une « journaliste » péruvienne pour défendre son pseudo « rasd » », a-t-il tweeté, en reprenant le titre de l’article de lecollimateur.ma, <a href="https://infomarruecos.ma/escandalo-los-secretos-de-un-soborno-de-330-000-dolares-pagado-por-argel-a-una-periodista-peruana-para-defender-a-su-pseudorasd/">traduit en espagnol par notre confrère Said Jedidi</a>, directeur du site « Infomarruecos ».</p>
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<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="es">Escándalo: Los secretos de un soborno de 330.000 dólares pagado por Argel a una « periodista » peruana para defender a su pseudo »rasd » &#8211; InfoMarruecos <a href="https://t.co/WLFywieqIt">https://t.co/WLFywieqIt</a></p>
<p>— Rafael López Aliaga (@rlopezaliaga1) <a href="https://twitter.com/rlopezaliaga1/status/1646666101500043265?ref_src=twsrc%5Etfw">April 14, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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<p class="p1">Une avalanche de réactions suivront dans les médias péruviens et sur les réseaux sociaux, exigeant l’ouverture d’une enquête sur une implication algérienne dans le financement par Alger de l’acquisition par l’ex-journaliste Sigrid Bazán, d’un appartement chic dans <b>San Isidro</b>, l&rsquo;un des districts les plus développés du <b>Pérou</b>, surnommé « le poumon vert » du Pérou.</p>
<p class="p1">Dos au mur, Sigrid Bazán, proche du président lénino-marxiste, destitué et emprisonné le 7 décembre 2022 après une tentative avortée d’instauration de l’état d’urgence, a reproduit l’article de le <a href="http://collimateur.ma"><span class="s1">collimateur.ma</span></a>, alléguant que ses informations étaient des « fake news », mais en prenant le soin de désactiver les commentaires, ce qui dénotait encore une fois une tentative sournoise, de surcroît malveillante, de maquiller la vérité qui était pourtant éclatante.</p>
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<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="es">Cualquiera con dos ojos de frente se da cuenta que esto es una Fake News. Estos pseudo-medios de comunicación citan como fuente un supuesto artículo que jamás existió. Es increíble el nivel de mentira y desinformación que circula por las redes. <a href="https://t.co/w02S4D2XbD">pic.twitter.com/w02S4D2XbD</a></p>
<p>— Sigrid Bazán (@sigridbazan) <a href="https://twitter.com/sigridbazan/status/1646727662495313920?ref_src=twsrc%5Etfw">April 14, 2023</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
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<p class="p1">Et ce n’est surtout pas le procureur des Crimes financiers qui dira le contraire. Après les révélations de lecollimateur.ma, le parquet péruvien s&rsquo;est saisi de cette affaire en se disant déterminé à faire toute la lumière sur ce scandale retentissant.</p>
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		<title>Cyril Ramaphosa, le « PDG » de l&#8217;Afrique du sud dans de sales draps</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/103234</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Dec 2022 15:16:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, doit assumer sa pleine responsabilité en ce qui concerne les accusations criminelles portées contre lui dans l&#8217;affaire de la ferme « Phala Phala », a indiqué samedi l’ONG sud-africaine Corruption Watch (CW). « Dans un pays en proie à des scandales de corruption qui ont érodé les institutions, vidé l&#8217;économie et affecté les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, doit assumer sa pleine responsabilité en ce qui concerne les accusations criminelles portées contre lui dans l&rsquo;affaire de la ferme « Phala Phala », a indiqué samedi l’ONG sud-africaine Corruption Watch (CW).</p>
<p>« Dans un pays en proie à des scandales de corruption qui ont érodé les institutions, vidé l&rsquo;économie et affecté les prestations des services publics, les Sud-africains méritent des réponses », a déclaré le directeur exécutif de l’organisation, Karam Singh.</p>
<p>Il a également souligné que le fait que le président soit « accusé de violations aussi graves des lois du pays, constitue une nouvelle crise pour un État qui lutte déjà pour surmonter une multitude de défis, dont beaucoup sont liés à la corruption ».</p>
<p>Mercredi dernier, un panel indépendant mis en place par la présidente du Parlement, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, a conclu dans un rapport que Ramaphosa doit répondre à de graves violations de la Constitution pour s&rsquo;être exposé à un conflit d&rsquo;intérêts, avoir effectué un travail rémunéré en dehors de ses fonctions officielles et avoir enfreint la loi sur la prévention des activités de corruption.</p>
<p>« Nous sommes à un point critique de notre démocratie, où l&rsquo;État de droit qui tient tous les citoyens responsables doit prévaloir », a relevé M. Singh, ajoutant qu’il est impératif que le processus démocratique puisse prendre son cours et que personne ne soit autorisé à agir en toute impunité.</p>
<p>Rappelant que de nombreux responsables de l&rsquo;exécutif ont été déjà tenus pour responsables dans des affaires de corruption, il a noté qu’il était extrêmement important que le Président, qui occupe la plus haute fonction du pays, soit tenu aux mêmes normes et processus que n’importe quel autre Sud-africain.</p>
<p>Par ailleurs, Corruption Watch a exhorté le Parlement et les autres institutions de contrôle des processus démocratiques, qui sont en possession de preuves, à traiter cette affaire rapidement et en priorité, dans le cadre de leur engagement envers le principe de reddition des comptes.</p>
<p>Depuis juin dernier, la pression montre sur Ramaphosa au sujet de la dissimulation d&rsquo;un cambriolage survenu en 2020 dans l&rsquo;une de ses fermes à gibier dans la province du Limpopo (nord-est), révélant la présence de 580.000 dollars en liquide cachés sous les coussins d&rsquo;un canapé.</p>
<p>Alors que le Président prétend que ces sommes sont liées à la vente de vingt buffles à un homme d&rsquo;affaire, la commission parlementaire a estimé que le chef de l’État « a pu commettre » des actes contraires à la loi et la Constitution, ouvrant la voie à une procédure de destitution qui pourrait être votée mardi au Parlement.</p>
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		<title>Algérie: Six ans de prison ferme pour l&#8217;ancienne ministre de la Culture Khalida Toumi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Apr 2022 12:31:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Khalida Toumi]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;ancienne ministre algérienne de la Culture, Khalida Toumi, a été condamnée, jeudi, par le tribunal de Sidi M&#8217;hamed d&#8217;Alger, à six ans de prison ferme et une amende de 200.000 dinars (1 euro = 157 dinars) pour notamment « dilapidation de deniers publics », rapportent plusieurs médias. Lors de son procès qui s’est tenu cette semaine, le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;ancienne ministre algérienne de la Culture, Khalida Toumi, a été condamnée, jeudi, par le tribunal de Sidi M&rsquo;hamed d&rsquo;Alger, à six ans de prison ferme et une amende de 200.000 dinars (1 euro = 157 dinars) pour notamment « dilapidation de deniers publics », rapportent plusieurs médias.</p>
<p>Lors de son procès qui s’est tenu cette semaine, le parquet avait requis 10 ans de prison ferme et un million de dinars d’amende à l’encontre de l’ancienne ministre qui a été placée sous mandat de dépôt en novembre 2019.</p>
<p>Elle était poursuivie pour « abus de fonction, dilapidation de deniers publics et octroi d’indus avantages à des tiers ».</p>
<p>Poursuivi dans la même affaire, Hamid Benblidia, ex-secrétaire général du ministre de la Culture, a écopé d’une peine de quatre ans de prison ferme et 220.000 dinars d’amende, et Miloud Hakim, ancien directeur de la culture de Tlemcen a été condamné à 2 ans de prison ferme et 200.000 dinars d’amende.</p>
<p>Les vastes enquêtes pour corruption et népotisme lancées après la démission en avril 2019 de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, sous la pression d&rsquo;un mouvement populaire de contestation inédit « Hirak », ont conduit à une série de procès toujours en cours.</p>
<p>Plusieurs personnalités et anciens responsables politiques, ainsi que de puissants patrons, de hauts fonctionnaires et de hauts gradés de l’armée sont jugés dans le cadre de ces procès. Ils sont poursuivis, notamment, pour corruption et enrichissement illicite.</p>
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