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	<title>chronique Hamdaoui &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>chronique Hamdaoui &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>El Othmani, l’islamo-communisme ou la realpolitik</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/51403</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ahmed Hamdaoui]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jul 2021 15:12:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a peu de temps encore, personne n’aurait imaginé qu’un parti islamiste se lie d’amitié et voue beaucoup de considération à un parti communiste, par définition athée, et même répressif vis-à-vis des musulmans. Le secrétaire général du PJD, Saâd-Eddine El Othmani, vient de démontrer que ces deux concepts contradictoires peuvent aller de pair quand &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a peu de temps encore, personne n’aurait imaginé qu’un parti islamiste se lie d’amitié et voue beaucoup de considération à un parti communiste, par définition athée, et même répressif vis-à-vis des musulmans. Le secrétaire général du PJD, Saâd-Eddine El Othmani, vient de démontrer que ces deux concepts contradictoires peuvent aller de pair quand l’idéologie cède la place aux intérêts stratégiques et économiques.</p>
<p>Autant dire que c’est la realpolitik qui domine aujourd’hui le monde tant au niveau des affaires internes que dans les relations internationales. Forgé par les contraintes de la gestion gouvernementale, le patron du parti islamiste a épousé la realpolitik jusqu’à se dire fier d’être l’ami du parti communiste chinois. Lors d’une réunion à distance du PCC avec les partis du monde, tenue mardi 6 juillet, El Othmani n’a pas tari d’éloges sur la direction de ce parti.</p>
<p>Il a même félicité le secrétaire général du PCC pour avoir propulsé la Chine à la place de la première puissance économique du monde. Le patron des islamistes a longuement loué les choix stratégiques, scientifiques et technologiques de la Chine communiste tout en mettant en exergue sa coopération dans ce domaine avec les pays émergents y compris le Maroc.</p>
<p>L’idéologie est morte, les blocs politiques se sont affaissés face à la prédominance de l’économie et des intérêts stratégiques des uns et des autres, parfois même aux dépens de la démocratie. En 2003, plusieurs journalistes marocains en visite en Tunisie ont été sidérés quand des responsables tunisiens leur ont confié que le peuple préfère avoir un emploi et une maison que de vivre dans la misère avec la démocratie.</p>
<p>Force est de constater que dix ans après, les conséquences de ladite révolution idéologique du printemps arabe leur ont donné raison même si la démocratie n’a jamais été un obstacle pour le développement, bien au contraire. Auparavant, tout le monde savait où le nationalisme a mené la nation arabe avec les défaites répétitives face à Israël et l’effondrement politique et économique de l’Égypte, la Syrie et de la Jordanie.</p>
<p>En 1978, la realpolitik d’Anouar Sadate a permis à l’Égypte de récupérer le Sinaï et l’idéologie a empêché la Syrie de reprendre le Golan avant de sombrer après, dans une interminable guerre civile. C’est aussi la realpolitik qui a poussé la direction du mouvement islamiste, Hamas, à visiter le Maroc qui venait de reprendre ses relations avec Israël.</p>
<p>On connaît le radicalisme d’Ismaël Haniyeh et personne n’imaginait qu’il se rendrait au Royaume, juste après un conflit sanglant avec Israël. Mais là, aussi, ce sont les intérêts stratégiques qui ont primé sur des considérations idéologiques figées.</p>
<p>C&rsquo;est dire que tout le monde a compris que l’idéologie est morte sauf la junte militaire algérienne qui continue à se cramponner à une doctrine qui a ruiné le pays et appauvri le peuple. Un pays qui regorge de richesses pétrolières, gazières et minérales mais dont le peuple est contraint de faire la queue, voire se bagarrer, pour avoir de l’eau, du lait, de l’huile et autres denrées alimentaires.</p>
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		<title>QUAND LA BUNDESLIGA S&#8217;EN « FOOT » DU CORONAVIRUS!!!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/12492</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ahmed Hamdaoui]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2020 17:41:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[bundesliga]]></category>
		<category><![CDATA[chronique Hamdaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[Malgré la persistance du coronavirus en Allemagne avec l’augmentation du taux de contamination et la découverte de foyers après la levée du confinement, la Bundesliga va reprendre ce samedi 16 mai. Le foot à la sauce du Covid-19 sera indigeste pour les footballeurs qui seront soumis à des mesures draconiennes et souvent farfelues aussi bien &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré la persistance du coronavirus en Allemagne avec l’augmentation du taux de contamination et la découverte de foyers après la levée du confinement, la Bundesliga va reprendre ce samedi 16 mai. Le foot à la sauce du Covid-19 sera indigeste pour les footballeurs qui seront soumis à des mesures draconiennes et souvent farfelues aussi bien sur le terrain que chez eux dans leur vie privée.</p>
<p>Le cahier de charges était tellement bien affiné par la Fédération allemande de football (DFL) que la chancelière Angela Merkel l’a validé ipso facto afin que les clubs puissent terminer la saison et surtout récupérer la somme de 300 millions d’euros de droit TV. Les rédacteurs de ce document de 51 pages ont pensé à tout avec une précision cynique sauf aux intéressés, eux-mêmes, en l’occurrence les joueurs qui seront assujettis à un régime de bagnard pour, soi-disant, ne pas être contaminés.</p>
<p>La seule fois où ils seront libres, c’est pendant les 90 minutes du match où curieusement ils violeront toutes les règles de sécurité et de prévention contre la pandémie. Sur la pelouse, il n’y a point de distanciation car tout est basé sur les contacts physiques avec des actions au sol et dans les airs ainsi que dans la proximité statique quand il y a penalty, coup franc ou corner.</p>
<p>Les génies de cette stratégie footballistique antivirus vous diront que les joueurs seront soumis à des tests de dépistage deux fois par semaine et à la veille du match. Les génies de la science eux sont moins formels car ils estiment que le dépistage du coronavirus (PCR) est fiable à 70%. Autant dire, et cela a été confirmé par des cas concrets, il est possible que l’on soit testé négatif au Covid-19 tout en étant porteur du virus. Les joueurs vont évoluer sur le terrain sans masques, ce qui est tout à fait logique quand on sait qu’un footballeur peut parcourir une distance de 10 à 12 kilomètre en moyenne par match.</p>
<p>Ce qui ne l’est pas, par contre, c’est l’obligation faite aux remplaçants de porter des masques sur le banc de touche sachant qu’il est facile de leur aménager des chaises séparées par 1 mètre ou 1,5 mètre. D’autant que les remplaçants, les encadrants et tous ceux qui s’assoient sur le banc de touche seront aussi dépistés. Comme quoi tout a été fait à l’envers car les joueurs qui vont disputer le ballon en se frottant de la tête aux jambes ne porteront pas de masques tandis que les remplaçants qui sont assis dans un coin tout en respectant la distanciation sont contraints de les mettre.</p>
<p>Autre bizarrerie de ces mesures restrictives décrétées par la DFL: si une personne du club est déclarée positive, elle sera mise à l’écart mais le reste de l’équipe ne sera pas mis en quarantaine. Sauf que, là aussi, il y a un hic car l’isolement est décidé par les autorités locales de santé dans une Allemagne fédérale où chaque région (Lander) adopte sa propre politique de prévention.</p>
<p>C’est ainsi que pendant la période des entraînements, des cas infectés par le Covid-19 ont été détectés dans les clubs de Mönchengladbach et de Dresde (D2). Sauf que la première équipe a continué à s’entraîner tandis que la deuxième a été mise en quarantaine.</p>
<p>Si ce problème arrive à se poser à la reprise du championnat, que va faire la DFL pour les deux clubs ? L’un, en continuant de jouer, court tous les risques en se contaminant et en contaminant ses adversaires. L’autre en ne jouant pas va chambouler les matches de championnat puisque ses adversaires ne joueront pas aussi. Les équipes arriveront au stade dans plusieurs bus avec des joueurs qui portent des masques mais on ne dit pas s’ils vont les garder dans les vestiaires sachant que dans ces salles closes l’aération laisse à désirer.</p>
<p>On n’est pas au bout de nos surprises puisque, selon ce document, les ballons doivent régulièrement être désinfectés pendant le match. Question pour un champion: les ballons seront infectés par qui alors? les joueurs ou les ramasseurs de balles qui les manipulent? Donc, le risque de contamination est grand sur la pelouse.</p>
<p>Ce cahier de charge est vraiment truffé de recommandations incohérentes voire absurdes comme celle-ci: Les contacts physiques sont limités aux actions de jeu. Comme si les joueurs allaient danser le slow sur la pelouse. On vous a gardé la meilleure pour la fin: les joueurs doivent vivre en quarantaine chez eux en ne sortant pas et en ne recevant personne. Les membres de leurs familles seront, eux aussi, assujettis à ce régime à part une personne qui doit sortir faire les courses …brièvement.</p>
<p>Pire que le confinement, c’est l’enterrement du moral du joueur dont la forme physique et mentale va, certainement, en pâtir sur le terrain et dans sa vie familiale. Dans les mesures préventives instaurées par les responsables de la fédération allemande, on trouve des vertes et des pas mûres. Il n’en manque qu’une seule recommandation: Imaginez qu’ils aient imposé la distanciation de 1,5 mètre durant le match. Qu’est ce qu’on aurait vu comme buts puisque personne ne peut approcher le porteur du ballon.</p>
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		<title>Je t&#8217;aime&#8230; moi non plus</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/11201</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ahmed Hamdaoui]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2020 17:10:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[chronique Hamdaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[Le football national a été de tout temps tiraillé par la très mauvaise cohabitation entre dirigeants et entraîneurs. Ce qui n’est pas une exception marocaine puisque les relations entre les deux parties sont tout aussi conflictuelles sous d’autres cieux quand les résultats ne suivent pas. Mais on oublie qu’au sein de la corporation des entraîneurs, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le football national a été de tout temps tiraillé par la très mauvaise cohabitation entre dirigeants et entraîneurs. Ce qui n’est pas une exception marocaine puisque les relations entre les deux parties sont tout aussi conflictuelles sous d’autres cieux quand les résultats ne suivent pas. Mais on oublie qu’au sein de la corporation des entraîneurs, les rapports sont beaucoup plus tendus à cause de la concurrence parfois loyale mais souvent déloyale que se livrent les uns contre les autres. Il ne faut pas se leurrer, ni l’Amicale des entraîneurs du Maroc dirigée, depuis des lustres, par l’indéboulonnable Mendoza, ni la Rabita des entraîneurs du Maroc récemment créée, n’ont jamais réussi à accorder les violons des cadres techniques.</p>
<p>Chacun joue solo et tire les ficelles quand un collègue se trouve en difficulté dans un club pour essayer de le remplacer. Les entraîneurs n’ont aucun état d’âme quand l’état de leurs finances ne vont pas bien quitte à entraîner une équipe condamnée à la relégation. Ils n’en ont cure de se suicider professionnellement tout en sachant qu’entraîner une équipe qui sombre dans la division inférieure écorche sérieusement leur réputation.</p>
<p>C’est une évidence. Chacun défend son pré-carré mais en agissant individuellement, ils sont devenus des proies faciles devant des dirigeants devenus de plus en plus omnipotents. Ces derniers ne se gênent aucunement de commencer des négociations avec un entraîneur pendant qu’un autre est toujours lié par un contrat avec le club. Il ne faut pas s’étonner, outre mesure, si à la mi-saison de la Botola Pro, suspendue depuis le 14 mars à cause du covid-19, 16 entraîneurs ont été limogés par des dirigeants qui ne courent qu’après les résultats immédiats sans jamais penser à la construction d’un club compétitif.</p>
<p>Normal qu’un président comme Hasbane ait viré l’entraîneur Rachid Taoussi le 7 août 2017 et l’ait remplacé au pied levé par M’hamed Fakhir le 10 du même mois. Ce qui est aberrant, c’est que Taoussi a été refoulé le 9 août du complexe l’oasis du Raja alors qu’il avait rendez-vous avec le comité directeur pour finaliser la résiliation de son contrat.</p>
<p>Certes la fédération, sur une proposition de l’Amicale des entraineurs, avait essayé de mettre fin à cette valse des entraîneurs toujours assis sur des sièges éjectables. Cette loi consiste à interdire à tout entraîneur de D 1 qui a rompu son contrat au cours de la saison d’entraîner une autre équipe de même niveau. Autant dire qu’un technicien limogé doit chômer et attendre la saison prochaine pour essayer de trouver un autre poste.</p>
<p>Au lieu de solutionner le problème, cette décision, jugée par ailleurs illégale, n’a que compliqué davantage la situation des entraîneurs. D’où la tension actuelle qui ne concerne pas seulement les clubs mais aussi la direction technique de la fédération. Les techniciens qui n’ont pas été recrutés crient au scandale et au clientélisme, voire à une discrimination régionale. C’est pour cela qu’il ne faut pas donner beaucoup d’importance à l’enregistrement audio attribué à Abdelkader Youmir où il critique l’instance fédérale et la DTN. Ce genre d’attitude existe depuis belle lurette et nombreux sont les entraîneurs qui se sentant lésés tirent à boulets rouges en privé sur la fédération. Ils n’hésitent pas à s’en prendre à leurs collègues, retenus dans la DTN, en allant jusqu’à renier leurs compétences.</p>
<p>Autant dire que l’audio de Youmir reflète le malaise qui existe dans la corporation des entraîneurs et ce même quand ils sont regroupés dans une même association. Car il ne faut pas oublier que Youmir a reconnu que ses propos ont été enregistrés lors d’une réunion de la Rabita des entraîneurs marocains. C’est donc un collègue qui, certainement l’aime bien, s’est chargé de le descendre pour sous-traiter l’enregistrement audio à qui veut le diffuser sur les réseaux sociaux. Il y a quelques semaines, l’entraineur du Raja, Jamal Sellami, a été, lui aussi, piégé par un enregistrement téléphonique où pourtant son interlocuteur approuvait les critiques qu’il proférait envers la fédération. Diffusé sur les réseaux sociaux, cet audio a valu à Sellami 4 matchs de suspension assortie d’une amende de 30.000 dirhams. Quand on vous dit que les entraîneurs se détestent mutuellement, c’est qu’ils ont toujours été testés positifs à la calomnie et aux coups bas.</p>
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		<title>Reprise des championnats: le grand saut dans l&#8217;inconnu</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/10887</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ahmed Hamdaoui]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2020 11:40:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[chronique Hamdaoui]]></category>
		<category><![CDATA[reprise des championnats]]></category>
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					<description><![CDATA[Au moment où la pandémie de coronavirus poursuit son ascension mortelle partout dans le monde, des dirigeants de fédérations et de clubs mus par des intérêts économiques appellent à la reprise des championnats. En Europe, certains politiques figés dans leurs certitudes ou plutôt désorientés par leurs incertitudes face à un adversaire invisible donnent des autorisations &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au moment où la pandémie de coronavirus poursuit son ascension mortelle partout dans le monde, des dirigeants de fédérations et de clubs mus par des intérêts économiques appellent à la reprise des championnats. En Europe, certains politiques figés dans leurs certitudes ou plutôt désorientés par leurs incertitudes face à un adversaire invisible donnent des autorisations pour redémarrer les compétitions.</p>
<p>En accord avec les fédérations, ils s&rsquo;aventurent à émettre plusieurs hypothèses dans une fourchette de dates approximatives pour commencer les entraînements et les compétitions officielles. Des hypothèses qui demeurent aléatoires quand on sait que la plupart de ces responsables politiques finissent par revenir à la raison en posant des conditions plus ou moins farfelues.</p>
<p>Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a été on ne peut plus implicite : «Espérons que le football reviendra bientôt, ce sera décidé par la Ligue et la fédération, mais ils ont déjà notre autorisation pour commencer des entraînements individuels pour les sports collectifs». Seulement voilà, il n&rsquo;a pas mis longtemps pour remettre les pendules à l&rsquo;heure du covid-19 : «Nous ferons machine arrière si nous constatons que nous sommes allés trop vite ».</p>
<p>Dans un pays où le coronavirus a fait 25. 264 morts et continue à infecter des milliers dEspagnols, il est déraisonnable de prioriser le football sur la santé des joueurs. Encore faut-t-il nous expliquer comment on va procéder techniquement pour autoriser des joueurs à s&rsquo;entraîner individuellement quand ils évoluent dans des disciplines collectives.</p>
<p>En France, le Premier ministre a été plus pragmatique en arrêtant officiellement les Ligues 1 et 2 qui ne reprendront pas avant septembre. Une décision qui n&rsquo;a plû aux fédérations et aux dirigeants des clubs qui privilégient les intérêts financiers sur toute autre considération. A tel point qu&rsquo;une association de médecins de football a préconisé d&rsquo;imposer une distance de 4 mètres entre chaque joueur à la reprise de l&rsquo;entraînement.</p>
<p>Décidément, le confinement a fait beaucoup de dégâts dans les esprits. Le ministre de l&rsquo;Intérieur allemand qui est favorable à la reprise de la Bundesliga a lui aussi versé dans le raisonnement pas l&rsquo;absurde : «S&rsquo;il y a un cas de coronavirus au sein d&rsquo;une équipe ou de son encadrement, le club dans son ensemble, et éventuellement aussi l&rsquo;équipe contre laquelle il a joué en dernier, devront se mettre pour deux semaines en quarantaine».</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas une probabilité, c&rsquo;est une certitude et on ne sait pas comment ils vont faire pour éviter les contaminations. A part tester des milliers de joueurs, d&rsquo;entraîneurs et d&rsquo;encadrants il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre solution. Ce qui n&rsquo;est pas une sinécure quand on sait que ce satané virus peut se cacher chez les patients asymptomatiques.</p>
<p>En Italie où le covid-19 sévit terriblement, le Premier ministre a été plus réaliste en indiquant que la Série A ne reprendra que lorsque les conditions de sécurité seront réunies. En Angleterre, on avance le redémarrage de la League entre début juin et fin juillet mais les joueurs inquiets pour leurs familles ne sont pas du tout chauds pour refouler la pelouse.</p>
<p>Au Maroc, on commence aussi à avancer des dates à l&rsquo;aveuglette pour la reprise de la Botola Pro 1 et 2 sans même connaître la date du confinement. Certains parlent de la reprise des entraînements à la fin du mois de mai et les compétitions à la mi-juin. Rien d&rsquo;officiel si ce n&rsquo;est cette information confirmée annonçant que le comité directeur de la FRMF va se réunir (visio-conférence) pour décider de l&rsquo;avenir de la Botola. Toutes les hypothèses sont possibles sauf celles de fixer des dates tant que les autorités publiques n&rsquo;ont pas abordé le sujet de déconfinement. On ne peut même pas parler d&rsquo;assouplissement des mesures de confinement tant que des foyers de contamination paraissent dans plusieurs régions du royaume.</p>
<p>Il est vrai que les indicateurs sont au vert avec la baisse de la mortalité, l&rsquo;augmentation des guérisons et la baisse des admissions en réanimation. Il est vrai aussi que le confinement donne ses fruits mais l&rsquo;augmentation des foyers de contamination est un indicateur qui ne favorise aucunement un déconfinement immédiat.</p>
<p>Le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, a été on ne peut plus précis sur ce sujet: «Le confinement a porté ses fruits, mais nul ne sait à quel moment nous serons en mesure d&rsquo;y mettre fin. Tout dépend de l&rsquo;évolution de la situation. Avec l&rsquo;apparition des foyers de pandémie, nous devons continuellement rester sur nos gardes et, ainsi, pouvoir réagir à temps».</p>
<p>Quand on sait que les autorités marocaines ont été promptes à décréter, à juste titre, les restrictions les plus drastiques pour parer à la propagation du virus, il est difficile de croire qu&rsquo;elles vont concéder le moindre relâchement sans avoir la certitude que l&rsquo;on ne s&rsquo;exposera pas à une deuxième vague. Autant dire que même dans les cas les plus optimistes, les Botola Pro 1 et 2 seraient difficiles à redémarrer dans les prochaines semaines faute de moyens et de mesures de protection pour parer à toute éventualité.</p>
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