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	<title>carnets de voyage &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>carnets de voyage &#8211; Le collimateur</title>
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	<item>
		<title>CARNETS DE VOYAGE. ODYSSÉE DU DANUBE. SUR LES TRACES DE SOLIMAN LE MAGNIFIQUE!!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/12817</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2020 11:35:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[hongrie]]></category>
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					<description><![CDATA[Exit Bratislava, en Slovaquie, cap sur Budapest, capitale hongroise surnommée « la Reine du Danube ». Budapest est coupée en deux par le beau Danube bleu… de Strauss. Un pont majestueux s&#8217;offrit dans toute sa splendeur à notre regard au moment où le Theodor Körner longeait les rivages ensorceleurs de cette magnifique ville aux couleurs rutilantes… Nous &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Exit Bratislava, en Slovaquie, cap sur Budapest, capitale hongroise surnommée « la Reine du Danube ». Budapest est coupée en deux par le beau Danube bleu… de Strauss. Un pont majestueux s&rsquo;offrit dans toute sa splendeur à notre regard au moment où le Theodor Körner longeait les rivages ensorceleurs de cette magnifique ville aux couleurs rutilantes… </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Nous reconnûmes le célèbre «Pont des chaînes» construit au XIXe siècle pour relier le district vallonné de Buda au district plat de Pest. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Budapest, incrustée comme une perle dans le collier de l&rsquo;Europe centrale, est clairsemée d&rsquo;imposants sites historiques: quartier médiéval de la colline du château de Buda, immenses édifices néoclassiques bordant l&rsquo;avenue Andrássy de Pest, etc. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Les influences turques sur la culture hongroise sont toujours là, se traduisant notamment par la popularité des spas d&rsquo;eau minérale, par exemple au lac thermal de Hévíz. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La conquête de la Hongrie par les Ottomans fut toutefois un coup de dé!! « Outragé par une insulte diplomatique, Soliman le Magnifique (1520 – 1566) attaqua Belgrade en 1521. Dans l’élan il n’hésita pas à attaquer le faible royaume de Hongrie et lui infligea une lourde défaite à la bataille de Mohács (1526) », relatent les historiens.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Et d&rsquo;ajouter: « Après la prise de Buda en 1541 par les Ottomans, le Nord et l’Ouest de la Hongrie reconnurent les Habsbourg comme rois tandis que le centre et le Sud du pays étaient sous domination du Sultan ». </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Par ses vieilles bâtisses repeintes aux couleurs chaudes, les tours du bastion des pêcheurs, et surtout, ce vieux Théâtre qui est rené de ses cendres, Budapest respire l&rsquo;histoire et incite à la rêverie. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Son théâtre national est un monument-document, devant lequel se dressent encore dans toute leur beauté, des statues représentant des figures éminentes de l&rsquo;histoire théâtrale hongroise. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L&rsquo;histoire de ce théâtre est celle d&rsquo;un phoenix. Construit en 1837, nationalisé en <a title="1840" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1840">1840</a> et renommé Théâtre national (<i>Nemzeti Színház</i>), il est reconstruit en <a title="1875" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1875">1875</a>, fermé en <a title="1908" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1908">1908</a> et détruit en <a title="1914" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1914">1914</a>.  La reconstruction du théâtre national est décidée sous le premier gouvernement de <a title="Viktor Orbán" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Viktor_Orb%C3%A1n">Viktor Orbán</a>. Depuis <a title="2002" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2002">2002</a>, le nouveau théâtre national désormais situé dans le <a title="9e arrondissement de Budapest" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/9e_arrondissement_de_Budapest"><abbr class="abbr" title="Neuvième">9<sup>e</sup></abbr> arrondissement de Budapest</a> donne de nouveau des spectacles.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">C&rsquo;est dans cet édifice majestueux que Richard Martin, maître d&rsquo;oeuvre de cette belle escapade pacifique sur le Danube, donna une représentation de l&rsquo;une de ses créations mondiales, avec la participation d&rsquo;une sommité de la danse contemporaine, en l&rsquo;occurrence Marie-Claude Pietragala. </span></p>
<p class="p1">
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		<title>CARNETS DE VOYAGE. ODYSSÉE DU DANUBE. À BORD DU THEODOR KÖRNER, CE GRAND BATEAU DE CROISIÈRE FLUVIALE!!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/12666</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2020 11:41:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[theodor körner]]></category>
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					<description><![CDATA[Dimanche 2 septembre 2007, à la tombée de la nuit, le MS Theodor Körner quitta Vienne et mit le cap sur Bratislava, capitale de la Slovaquie. À bord de ce grand bateau de croisière fluviale, construit en 1965 dans le style Art déco et baptisé du nom de l&#8217;ancien président autrichien le social-démocrate Theodor Körner, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dimanche 2 septembre 2007, à la tombée de la nuit, le MS Theodor Körner quitta Vienne et mit le cap sur Bratislava, capitale de la Slovaquie. À bord de ce grand bateau de croisière fluviale, construit en 1965 dans le style Art déco et baptisé du nom de l&rsquo;ancien président autrichien le social-démocrate Theodor Körner, il y avait pas moins de 135 passagers, dont l&rsquo;auteur de ces lignes.</p>
<p>Reconnaissable entre tous, ce bateau de tradition avait l&rsquo;air d&rsquo;une scène flottante. Ici, des partitions improvisées par ce qui allait devenir « l&rsquo;Orchestre international de la paix » ; là, un montage poétique en préparation ; ailleurs, des journalistes interviewant des Sherpas de « l&rsquo;Odyssée du Danube », à leur tête l&rsquo;archer des archers, Richard Martin. Un spectacle haut en couleurs s&rsquo;offrait au regard des « historiens de l&rsquo;instant », qui étaient là pour fixer, &#8211; avec leurs plumes, leurs caméras ou leurs enregistreurs audio-, les moments exceptionnels de cette belle escapade poético-artistique. Des messagers de l&rsquo;amitié, et de la fraternité entre les peuples, en dehors de toute distinction de couleur, de religion, de langue ou de culture.</p>
<p>Une conviction que n&rsquo;ont entamée ni les aléas climatiques, ni les fatigues bleues du fleuve Danube, encore moins ces petits  malentendus surgissant ici ou là entre compagnons de route. Dire combien les archers étaient soudés, unis et solidaires. Une seule chaîne humaine se formait autour de cette belle idée humaniste: «Nous sommes faits pour nous entendre».</p>
<p>Les passagers, de quelque horizon qu&rsquo;ils fussent, ont apporté, à qui voulait voir, la preuve que la coexistence était bel et bien possible.</p>
<p>À l&rsquo;approche de Bratislava, une formidable complicité se noua. Alors que les matelots se préparaient à lever le drapeau slovaque, les musiciens à peine rencontrés improvisèrent un bel air en hommage à « l&rsquo;Odyssée du Danube ».</p>
<p>Bratislava, porte d&rsquo;entrée dans ce petit pays de l&rsquo;Europe centrale, est à portée de regard. Un ami slovaque se mit à expliquer, dans un français approximatif, les mystères de cette ville millénaire qui, à l&rsquo;instar de Budapest en Hongrie ou Vienne en Autriche, fut la ville de couronnement des rois. «Bratislava est aussi la ville de la culture par excellence. Chaque année, sont organisés de nombreux événements culturels», poursuit l&rsquo;ami slovaque, égrenant le chapelet des imposants édifices historiques que compte cette ville. Le Centre historique alors fraîchement rénové, où l&rsquo;on peut découvrir des fontaines et ruelles romantiques, des édifices et palais baroques, comme celui que la Municipalité de Bratislava nous fera visiter au lendemain de l&rsquo;arrivée du bateau à Bratislava. Un véritable bijou de l&rsquo;art baroque, où l&#8217;empereur français Napoléon eût signé son traité de paix avec les pays européens occupés. Un beau voyage dans le temps nous a été offert dans cet impressionnant édifice, qui respire l&rsquo;histoire.</p>
<p>Au-delà des visites guidées à travers les sites historiques de Bratislava, un beau moment de rencontre se passera entre public et aventuriers de « l&rsquo;Odyssée du Danube ». L&rsquo;étape Bratislava devait marquer le lancement du programme culturel de notre périple. L&rsquo;Orchestre international de la paix fera sa première apparition publique. Et ce fut un succès retentissant!! Au beau milieu des musiciens, émergea la diva marocaine du chant melhoun Touria El Hadraoui, qui fit palpiter les colonnes du vieux et néanmoins prestigieux édifice de l&rsquo;Institut français de Bratislava. Les chants du melhoun envoûtèrent l&rsquo;audience, qui en redemanda. Le public n&rsquo;avait pas besoin de warming, il avait vite épousé la cadence tant scène et parterre fusionnaient dans cette belle ambiance festive.</p>
<p>À notre retour, une autre belle surprise nous attendait sur le Theordor Körner. Bouchra Ahrich, qui m&rsquo;accompagnait lors de ce périple, improvisa un skectch avec une jeune comédienne-poétesse algérienne, prénommée Ibtissam. Coïncidence: les textes poétiques que l&rsquo;une et l&rsquo;autre avaient apportés étaient du même auteur: Ahmed Lemsayeh, une figure de la poésie dialectale marocaine (Zajal). Il s&rsquo;agissait des recueils « Petites lettres » et « Qui a brodé l&rsquo;eau ? ».</p>
<p>Une grande joie explosa quand les deux comédiennes apparurent dans leurs beaux caftans sertis d&rsquo;atours. Une bel exemple de fraternité maroco-algérienne. Objectif atteint par l&rsquo;Odyssée. «Un périple de convivialité, de rencontres culturelles et musicales, de fraternité entre les peuples», se félicite mon ami Ahmed Massaïa, ancien directeur de l&rsquo;ISADAC. Après Bouchra et Ibtissam, un autre grand moment de poésie était au rendez-vous. Deux comédiennes tchèques étaient venues de Prague, Tchéquie, pour offrir aux passagers des lectures théâtralisées de textes de grands poètes tchèques, dont l&rsquo;ancien président Vaclav Havel.</p>
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		<item>
		<title>CARNETS DE VOYAGE. ODYSSÉE DU DANUBE. « BIENVENU À BORD DU THEODOR KÖRNER »!!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/12557</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2020 13:11:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Vienne]]></category>
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					<description><![CDATA[1er septembre 2007, aéroport de Vienne. Il est presque minuit. Un silence religieux enveloppait de son voile la capitale autrichienne. «Nous sommes loin de l&#8217;exubérance des méditerranéens», me dit Marc Cohen, argentier du périple de paix, dont la 3è édition était prévue sur un bateau de croisière et non sur un navire de guerre, comme &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>1er septembre 2007, aéroport de Vienne. Il est presque minuit. Un silence religieux enveloppait de son voile la capitale autrichienne. «Nous sommes loin de l&rsquo;exubérance des méditerranéens», me dit Marc Cohen, argentier du périple de paix, dont la 3è édition était prévue sur un bateau de croisière et non sur un navire de guerre, comme c&rsquo;était le cas en 2001 et 2003.</p>
<p>Une fois mes bagages rangés dans le coffre de la voiture, Marc me pria de mettre la ceinture et se mit à avaler&#8230; du bitume!! Direction: un village d&rsquo;un calme quasi-olympien où le célèbre compositeur hongrois Franz Litszt composa ses meilleures partitions. Il n&rsquo;y avait pas de bruits, en dehors de celui froufroutant des arbres ou celui des lapins qui, apeurés par le passage de voitures, sautillaient vers des endroits lointains.</p>
<p>«Nous sommes arrivés cher ami!!», annonça Marc Cohen, au bout d&rsquo;une équipée qui dura une demi-heure. Du fond de l&rsquo;auberge où je descendis, résonnait déjà la voix de Richard Martin, maître d&rsquo;oeuvre de cette nouvelle aventure qui allait être menée à bord du Theodor Koerner, bateau de croisière autrichien, sur le beau Danube bleu&#8230; de Strauss!!</p>
<p>Mon ami Ahmed Massaia, directeur de l&rsquo;Institut supérieur d&rsquo;art dramatique et d&rsquo;animation culturelle (ISADAC), était déjà à table avec Richard Martin quand tout d&rsquo;un coup il se mit debout et me gratifia d&rsquo;une accolade des plus chaleureuses. S&rsquo;ensuit une « pause » dîner qui allait durer jusqu&rsquo;à la pointe du jour&#8230;</p>
<p>Le lendemain matin, départ vers le port de Vienne. Le Theodor Körner faisait figure de petit village planétaire. Des saltimbanques d&rsquo;Europe et du Maghreb, voire du Mexique, échangeaient dans toutes les langues ou presque. La joie était visible sur les visages. Chacun savait ce qui l&rsquo;attendait: « Faire la guerre à la guerre »!!</p>
<p>Qui est-ce qui aurait alors pu réunir ce gotha d&rsquo;artistes en ce début septembre à Vienne, point de départ d&rsquo;une longue et néanmoins belle escapade pacifiste sur le fleuve du Danube? Ce périple artistique pouvait-il ramener la paix dans un monde déchiré par tant de guerres et de tragédies? La parole poétique pouvait-elle faire taire les canons ?</p>
<p>Autant de questions se bousculaient en tête&#8230;</p>
<p>« L&rsquo;Odyssée du Danube » est la continuité logique de deux précédentes biennales réalisées en Méditerranée en 2001 et en 2003. Les « anciens », expérimentés et aguerris, envisageaient ce nouveau périple avec confiance et sérénité, celles qui nous ont été toujours inspirées par l&rsquo;artisan de cette belle aventure, Richard Martin, certainement le plus fou des saltimbanques&#8230;</p>
<p>Richard avait réussi à faire partir depuis Marseille en 2001, un destroyer roumain avec à bord cinq cents artistes pour une croisière de deux mois à travers la Méditerranée. Il a répliqué en 2003 en faisant à nouveau partir le destroyer pour un long périple à travers l&rsquo;Adriatique. Le défi était de « transformer un bateau de guerre en instrument de paix ».</p>
<p>«Avec des cris d&rsquo;oiseau, nous allons donner l&rsquo;alarme», fit Richard Martin. De quoi remonter le moral des troupes qui se préparaient à partir « en guerre contre la guerre ».</p>
<p>Direction: la république de Slovaquie.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>CARNETS DE VOYAGE. PÉRIPLE DE PAIX EN MÉDITERRANÉE. « SUR LA TERRASSE DU CAFÉ « CASABLANCA », À ATHÈNES »!!!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/12417</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2020 12:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[grèce]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 23 juillet 2003, une insistante et néanmoins curieuse envie me prit d&#8217;aller à la rencontre de mes compatriotes établis à Athènes. Hicham El Koudia, ami d&#8217;enfance résident, me fit une surprise. « Je t&#8217;invite au café « Casablanca », tout près du centre d&#8217;Athènes»!!, me proposa-il, sans se rendre compte de l&#8217;effet de son offre. « Y A &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 23 juillet 2003, une insistante et néanmoins curieuse envie me prit d&rsquo;aller à la rencontre de mes compatriotes établis à Athènes. Hicham El Koudia, ami d&rsquo;enfance résident, me fit une surprise. « Je t&rsquo;invite au café « Casablanca », tout près du centre d&rsquo;Athènes»!!, me proposa-il, sans se rendre compte de l&rsquo;effet de son offre. « Y A UN CAFÉ « CASABLANCA » À ATHÈNES?!!! », me demandai-je, un brin sceptique.</p>
<p>A 19 heures, la terrasse du « Café Casablanca » était bondée!! «C&rsquo;est ici que nos compatriotes se donnent rendez-vous chaque soir», me dit la serveuse. L&rsquo;odeur du thé à la menthe flattait de loin les narines, il ne restait alors que les beignets pour compléter le décor!!!</p>
<p>Le dépaysement n&rsquo;avait pas lieu d&rsquo;être au Café « Casablanca »&#8230; l&rsquo;air du bled y était fort présent!!</p>
<p>Seulement voilà, les opportunités d&#8217;emploi étaient rares à Athènes. A part les travaux saisonniers, liés à la cueillette des fruits de saison et à l&rsquo;activité touristique, la plupart de nos ressortissants se tournent les pouces!!</p>
<p>La situation est encore plus compliquée pour les sans-papiers. Profitant de l&rsquo;absence de visa pour la Turquie, anti-chambre de la Grèce, de la porosité des frontières, surtout pendant l&rsquo;hiver, plusieurs dizaines de Marocains notamment des jeunes «brûlent» chaque année vers la Grèce!!! Souvent, ces derniers ne doivent leur «survie» qu&rsquo;à l&rsquo;intervention salutaire d&rsquo;anciens immigrés devenus au fil des épreuves des champions de la débrouillardise. Trop souvent, ils offrent à leurs compatriotes le gîte et la nourriture.</p>
<p>À l&rsquo;opposé d&rsquo;autres pays d&rsquo;Europe, la politique migratoire des autorités grecques est de loin la plus sévère.</p>
<p>«J&rsquo;habite à Athènes depuis 20 ans, j&rsquo;ai dû faire des pieds et des mains pour trouver un loyer», se plaint Mustapha, dont la peau du visage semblait tannée par tant d&rsquo;années d&rsquo;épreuves.  «LE POISON DE MON PAYS VAUT MIEUX QUE LE MIEL DES AUTRES», fit-il , à juste titre.</p>
<p>«Cela fait 12 ans que je suis en Grèce, c&rsquo;est à peine si j&rsquo;arrive à joindre mes deux bouts. Quant à ma famille qui s&rsquo;est endettée au Maroc pour m&rsquo;envoyer ici, cela fait un bail que je ne lui ai envoyé un sou»!!, déplore cet autre ressortissant.</p>
<p>Las, bien d&rsquo;autres compatriotes ne demandent qu&rsquo;à rentrer!!</p>
<p>Le lendemain, dès l&rsquo;aube, retour par avion à Casablanca, après une brève escale à Milano.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CARNETS DE VOYAGE. PÉRIPLE DE PAIX EN MÉDITERRANÉE. « AU COEUR DE LA MYTHIQUE ATHÈNES »!!!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/12293</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2020 11:20:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[ATHÈNES]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 21 juillet 2003, dès l&#8217;aube, j&#8217;embarquai à bord d&#8217;un ferry reliant l&#8217;île de Vathy à Athènes. Le bateau débordait de touristes français. Grande était notre envie de découvrir les mythiques Acropole,  Parthénon&#8230; les tavernes du célèbre quartier antique Plàka&#8230; la grand-place de Syntagma (parlement)&#8230; Présentée trop souvent comme une ville de transit vers les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 21 juillet 2003, dès l&rsquo;aube, j&#8217;embarquai à bord d&rsquo;un ferry reliant l&rsquo;île de Vathy à Athènes. Le bateau débordait de touristes français. Grande était notre envie de découvrir les mythiques Acropole,  Parthénon&#8230; les tavernes du célèbre quartier antique Plàka&#8230; la grand-place de Syntagma (parlement)&#8230;</p>
<p>Présentée trop souvent comme une ville de transit vers les îles ioniennes, -des bouts de paradis flottants dont la mer Egée est sertie!-, Athènes ne désemplit toutefois pas de touristes.</p>
<p>Simplement, Athènes, à l&rsquo;instar des grandes agglomérations, souffre de surpeuplement, de pollution, parfois de malpropreté.</p>
<p>Certainement, elle n&rsquo;aurait pas mérité sort pareil. Cette cité légendaire donna naissance à l&rsquo;une des fiertés du génie humain, la démocratie, enfanta Hellène, Périclès, Platon, Socrate&#8230; les Pré-socratiques: Empédocle, Parménide, Zénon, Anaxymandre, Héraclite, Hésiode&#8230;</p>
<p>Par ailleurs, elle est dotée de trésors naturels impressionnants&#8230; connue par la qualité exceptionnelle de ses olives et pistaches, ses fromages au goût de brebis (feta, kasseri), ses brochettes «souvlakia» ou encore la «moussaka», dalmadès (feuilles de vigne farcies), ses glaces faits maison que l&rsquo;on peut déguster à l&rsquo;ombre des vignes suspendues sur les façades des tavernes du quartier «Plàka», situé à deux pas de la célèbre Acropole, le tout sur les airs magiques du «bouzouki»!!</p>
<p>Simplement, il n&rsquo;était pas aisé de trouver une place dans les restaurants bondés du quartier « Plàka ». Les touristes y affluent en dizaines de groupes et les tables sont souvent réservées ; on y vient souvent pour les fritures de poisson, servies sur les airs du «sirkati», une pratique chorégraphique traditionnelle très populaire en Grèce.</p>
<p>S&rsquo;il vous prend envie d&rsquo;acheter quelques souvenirs, rendez-vous à «Monastiraki », le célèbre quartier des antiquaires et des brocanteurs. Pensez particulièrement à ces belles effigies sculptées sur du marbre, représentant les grands maîtres de la philosophie grecque.</p>
<p>Cette grand-place est un véritable musée où s&rsquo;étale en plein air et dans toute sa splendeur cette mythique Grèce antique, ce berceau de la civilisation humaine.</p>
<p>Exit «Monastiraki», quartier des antiquaires. Direction: «Syntagma» (parlement grec), devant lequel est érigée une statue de la célèbre Athéna. C&rsquo;est là que la «polis» (politique) vit le jour.</p>
<p>Athènes est aussi un symbole de modernité. Simplement, ce processus n&rsquo;était pas sans risque pour l&rsquo;authenticité d&rsquo;une ville antique. Sur le flanc gauche de «Syntagma», on pouvait constater, non sans regret, cette avancée galopante du mode de vie américain, représenté par la construction d&rsquo;un grand MacDonald&rsquo;s au coeur d&rsquo;Athènes!!! L&#8217;emplacement de ce géant du fast-food mondial jurait incontestablement avec le statut de la ville berceau de la civilisation humaine.</p>
<p>Mon hôte et néanmoins ami Hicham Elkoudia, établi à Athènes, ne dira pas le contraire. Ce jeune cadre d&rsquo;une agence de voyages gréco-française, féru de littérature et de philosophie, ne comprenait en effet pas pourquoi les autorités de la capitale hellénique avaient permis la construction d&rsquo;un MacDo au milieu d&rsquo;un site historique!!!</p>
<p>Un autre grand danger planait sur la légendaire Athènes, entre autres bijoux historiques de Hellas. En plus de l&rsquo;avancée inquiétante de la culture MacDo, le bruit soutenu des pelleteuses ne laissa personne indifférent.</p>
<p>« Mais que se passe-il », lança un compagnon de route.</p>
<p>En effet, la Grèce se préparait à accueillir les Jeux olympiques 2004. Des ponts, reliant les îles ioniennes, avaient été jetés ; des autoroutes desservant les villes-hôtes des JO devaient être agrandies ; des hôtels devaient être édifiés, pour accueillir des milliers de supporters étrangers ; des stades de football, des salles de natation, des terrains de sports équestres, des voies de cyclisme, des salles de boxe, des pistes d&rsquo;athlétisme entre autres devaient aussi être construits.</p>
<p>Cette travaux herculéens inspirèrent une inquiétude généralisée, spécialement chez les archéologues qui craignaient pour les trésors historiques qui gisaient encore sous le sol.</p>
<p>Mais que faire? Les Olympiades approchaient au grand galop&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CARNETS DE VOYAGE. PÉRIPLE DE PAIX EN MÉDITERRANÉE. « BIENVENU EN GRÈCE »!!!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/12155</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2020 11:08:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[grèce]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 18 juillet 2003, nous fîmes voile vers la capitale d&#8217;Ithaque, Vathy, l&#8217;une des sept îles qui forment l&#8217;archipel des îles ioniennes. François Grimberg, chercheur à l&#8217;Université de la Sorbonne, avait les joues roses d&#8217;émotion: «Nous irons dans une île où Ulysse fut roi», dit-il, d&#8217;un ton pédantesque. Le royaume d&#8217;Ulysse, héros mythique, dont l&#8217;épopée &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 18 juillet 2003, nous fîmes voile vers la capitale d&rsquo;Ithaque, Vathy, l&rsquo;une des sept îles qui forment l&rsquo;archipel des îles ioniennes. François Grimberg, chercheur à l&rsquo;Université de la Sorbonne, avait les joues roses d&rsquo;émotion: «Nous irons dans une île où Ulysse fut roi», dit-il, d&rsquo;un ton pédantesque. Le royaume d&rsquo;Ulysse, héros mythique, dont l&rsquo;épopée fut célébrée par Homère dans son célèbre poème «Odyssée», suscita la curiosité sur le navire de guerre. Grimberg, entouré de quelques archers, ajusta ses binocles pour donner lecture de quelques beaux textes de «L&rsquo;Odyssée», avant de se lancer dans une explication marathon sur les aventures d&rsquo;Ulysse, ce héros qui dût combattre le cyclone, après avoir survécu à la prise de Troie, puis à la furie des flots, des tempêtes qui le jetèrent sur les côtes du pays des Lotophages en Libye, puis sur les rivages de la Sicile&#8230;</p>
<p>À l&rsquo;instar des îles ioniennes, Ithaque est peuplée depuis la préhistoire. L&rsquo;ex-royaume dUlysse a pu se forger une histoire riche et variée, sachant qu&rsquo;il était situé sur la route d&rsquo;invasion et de marché dans les Balkans, de l&rsquo;Italie et du Levant. Situé à la croisée des chemins, l&rsquo;archipel, traversé de différentes civilisations, fut l&rsquo;un des territoires helléniques les plus convoités. Il aura ainsi fallu plusieurs années de combats pour déloger les Turcs d&rsquo;Ithaque, en 1821. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1864 que cet archipel fut annexé par l&rsquo;Etat grec, à cause de la situation internationale, en Europe et après une série de négociations.</p>
<p>Restée longtemps sous domination étrangère, et même après sa libération, Ithaque ne sera jamais au bout de ses peines. En 1953, une série de tremblements de terre la secouèrent. Des efforts «ulysséens» furent déployés pour reconstruire cet archipel, devenu depuis le début des années 60 un véritable bijou touristique.</p>
<p>«Dis-moi, Muse, cet homme subtil qui erra si longtemps, après qu&rsquo;il eut renversé la citadelle sacrée de Troie. Et il vit les cités de peuples nombreux, et il connut leur esprit ; et dans son coeur, il endura beaucoup de maux, sur la mer, pour sa propre vie et le retour de ses compagnons. Mais il ne les sauva point, contre son désir, et ils périrent pour leur impiété, les insensés! Ayant mangé les boeufs de Hélios Hypérionade. Et ce dernier leur ravit l&rsquo;heure du retour. Dis-moi une partie de ces choses, Déesse, fille de Zeus»&#8230;</p>
<p>À la lecture de cet extrait de l&rsquo;un des plus beaux textes poétiques qui aient été écrits jusqu&rsquo;à présent, «L&rsquo;Odyssée», une larme perla sur la joue de François Grimberg, grand helléniste. Les pacifistes, assis en tailleurs autour de lui, s&rsquo;enthousiasmaient à l&rsquo;idée d&rsquo;aller découvrir cette cité qui abrita le héros tragique de «l&rsquo;Odyssée», Ulysse.</p>
<p>«Bienvenue dans l&rsquo;ex-royaume d&rsquo;Ulysse», souhaita Virgile, ex-directeur du Théâtre Bulandra (Bucarest).</p>
<p>20 juillet, 15 heures, Vathy est à portée de regard. Au-dessus, le ciel est dégagé. Un silence religieux enveloppait le destroyer ; dans les cabines, quelques passagers faisaient encore leur sieste. Alors que le navire de guerre attendait le feu vert de la capitainerie de Vathy pour entrer, un vent puissant se leva. Un bruit assourdissant entonna dans les cabines. Le haut-parleur cracha quelques paroles incompréhensibles. Le chef de manoeuvre était sur les nerfs. Mouvement inhabituel parmi les marins, qui remontèrent à bord.</p>
<p>«Le navire a failli couper un ferry australien en deux», s&rsquo;affola mon ami Patrick. «Que s&rsquo;est-il passé ?», demanda cet autre compagnon, la mort dans l&rsquo;âme.</p>
<p>Après avoir jeté l&rsquo;ancre dans le large de Vathy, le navire fut entraîné par un vent très fort vers le port. C&rsquo;est à peine s&rsquo;il n&rsquo;eut écrasé le ferry qui embarquait des centaines de touristes australiens. N&rsquo;eût été la vigilance de l&rsquo;équipage roumain, une catastrophe se serait produite.</p>
<p>Le chef d&rsquo;équipage porta le pouce sur sa tempe comme pour chasser un mauvais sort!!!</p>
<p>«Mais que faire pour les passagers qui doivent débarquer à Vathy ?», lança Marc Cohen, argentier du périple. On était en effet trois à devoir débarquer à Vathy, les autres devaient poursuivre le périple jusqu&rsquo;à la ville de «Constanta», en Roumanie.</p>
<p>«Aux grands maux, les grands remèdes», fit Richard Martin. A 20H00, un boat-taxi vint nous chercher sur la côte de Vahty. Nous voilà évacués en catastrophe, par un vieux loup de mer, un marin grec aux moustaches fournies. «Pas de soucis à se faire», rassura-t-il. «Nous sommes habitués au mauvais temps», ajouta-t-il, dans un français approximatif.</p>
<p>Après avoir fait mes adieux à mes amis restés sur le «Constanta», j&#8217;embarquai à bord du boat-taxi, au côté de Richard Martin, Hélène Bourguignon (comité d&rsquo;organisation), et Emilio Garrido (mon confrère et néanmoins ami espagnol).</p>
<p>A 20H30, arrivée au port de Vahty. Sur le quai, la responsable du service de coopération culturelle de l&rsquo;ambassade de France à Athènes nous attendait impatiemment. Le maire de Vathy, elle, était absente. Richard Martin se sentit vexé, le maire avait promis de venir. Qu&rsquo;est-ce qui l&rsquo;aurait poussée à changer d&rsquo;avis in extremis?</p>
<p>Contre l&rsquo;avis du commandant de bord, elle tenait à ce que le navire de guerre accoste à Vathy. Voilà pourquoi elle (nous) aurait boudé&#8230;</p>
<p>Qu&rsquo;à cela ne tienne!!! La présence de nos hôtes français suffirait.</p>
<p>«Vous avez sûrement faim, après ce fâcheux contretemps. Mettez-vous à table, je vous en prie», convia l&rsquo;attachée culturelle de l&rsquo;ambassade de France à Athènes.</p>
<p>Nous n&rsquo;avions certes pas débarqué dans l&rsquo;un de ces restaurants branchés de Vathy, comme «Manolis» qui sert la meilleure nourriture cuite dans des fours d&rsquo;argile. Un agneau rôti, spécialité où le célèbre cuisinier grec est passé maître, aiguisait l&rsquo;appétit de plus d&rsquo;un. Elevés dans les montagnes, nourris, entre autres, aux feuilles d&rsquo;olivier, citronniers, vignobles et autres arbres fruitiers qui recouvrent ces montagnes, les agneaux de Vathy ont un goût unique.</p>
<p>Tout comme les agneaux, Vathy recèle de grandes richesses halieutiques. Située en bord de mer,  la côte d&rsquo;Ithaque regorge de poissons toutes espèces confondues. Nous eûmes d&rsquo;ailleurs droit à une variété impressionnante de poissons, allant des poissons-épée (espadon) au poisson volant, du poisson rouge (carassin ou cyprin doré) aux poissons plats (turbots, carrelets, limandes, soles). Le menu copieux  qui nous a été présenté par une ravissante serveuse grecque, était aussi riche que varié. La discussion porta tout d&rsquo;un coup sur les vertus de chaque poisson&#8230;</p>
<p>Hélène Bourguignon en profita pour faire un petit détour chez les autorités portuaires. Quelques minutes plus tard, elle me téléphona pour me demander d&rsquo;en faire autant, -contrôle des passeports oblige!!</p>
<p>«Parlez-vous greeg», me demanda un policier. «Non monsieur!!», lui répondis-je. J&rsquo;ai remplis les formulaires, et quittai les lieux sans mot dire.</p>
<p>«Kalespera», me fit toutefois le policier, en guise de « bonsoir ».</p>
<p>À l&rsquo;autre bout, l&rsquo;échange était un peu passionné. En fait, Richard Martin n&rsquo;avait pas digéré le fait que le maire de Vathy n&rsquo;ait pas fait le déplacement. L&rsquo;attachée culturelle de l&rsquo;ambassade de France à Athènes, elle, ne voulut pas en faire un plat. Elle mit cette bouderie sur le compte de la nature des îliens qui seraient très caractériels&#8230;</p>
<p>Contrairement aux Athéniens, plus ouverts, les habitants des îles, a fortiori de Vathy, marquée par une vieille blessure engendrée par les invasions et la piraterie, sont en effet méfiants à l&rsquo;égard des étrangers.</p>
<p>Mais passons, car le séjour dans les îles ioniennes coûte très cher. Nous dûmes payer une nuitée au prix d&rsquo;or dans un hôtel pourtant modeste. «40 euros» (!), toussota le maître d&rsquo;hôtel. La facture n&rsquo;avait toutefois pas fait ciller mon ami espagnol Emilio Garrido, fidèle habitué du pays de Platon. «C&rsquo;est le prix à payer pour admirer la plus belle île de la Grèce», me fit-il.</p>
<p>Vathy, dont les racines trempent profondément dans l&rsquo;histoire, confluent de plusieurs civilisations (vénitienne, ottomane, byzantine, phénicienne, française, anglaise, etc), possède une architecture simple et sobre incarnée par des maisons blanchies à la chaux, aux toits plats et aux volets et portes colorées en bleu. Pour s&rsquo;en rendre compte, il suffit d&rsquo;une petite trotte du côté du village Perahori, situé à 3 kilomètres au sud de Vathy, construit sur le sommet d&rsquo;une colline, 300 mètres au-dessus de la ville, d&rsquo;où cette vue magnifique sur la mer ; ou du côté de «Paleohora», qui signifie en grec «village ancien», considéré comme la capitale de l&rsquo;île pendant le Moyen Age et le début de la période vénitienne.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CARNETS DE VOYAGE. PÉRIPLE DE PAIX EN MÉDITERRANÉE. « AU PAYS DES AIGLES »!!!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/12018</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2020 11:06:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[albanie]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[saranda]]></category>
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					<description><![CDATA[Un voile d&#8217;incertitude et de crainte vient jeter son ombre sur les mâts du navire. J&#8217;ai eu du mal à quitter ce bout de paradis, ces gens déchirés par tant de douleurs mais qui ont su rester dignes et souriants&#8230; Qui a dit que les adieux sont difficiles? Exit Kotor-Harbour, au Monténégro. Destination: «Shqipëria»&#8230; «Pays &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un voile d&rsquo;incertitude et de crainte vient jeter son ombre sur les mâts du navire. J&rsquo;ai eu du mal à quitter ce bout de paradis, ces gens déchirés par tant de douleurs mais qui ont su rester dignes et souriants&#8230;</p>
<p>Qui a dit que les adieux sont difficiles?</p>
<p>Exit Kotor-Harbour, au Monténégro. Destination: «Shqipëria»&#8230; «Pays des aigles»&#8230; Albanie. L&rsquo;un des plus petits et plus pauvres pays d&rsquo;Europe, traînant au fil des siècles la réputation de pays guerrier, affecté par la pauvreté &#8230;</p>
<p>Pays montagneux d&rsquo;Europe orientale, situé dans la péninsule des Balkans, l&rsquo;Albanie ne faisait souvent parler d&rsquo;elle qu&rsquo;à travers le trafic de stupéfiants, la traite humaine&#8230; Elle portait encore les traces de longues années de règne communiste, incarné par le régime autoritaire d&rsquo;Enver Hoxha (1944-1985), l&rsquo;échec retentissant de ses successeurs à assurer la transition pacifique vers la démocratie et l&rsquo;économie de marché&#8230;</p>
<p>Notre équipée du côté de «Saranda», ville située au sud de l&rsquo;Albanie, n&rsquo;était pas sans danger. Le 17 juillet 2003, 20 heures, un premier indice venait confirmer cette sombre impression. Le semblant de débarcadère, sur lequel le «Constanta» devait jeter les amarres, était trop étroit pour accueillir un navire de guerre. La patience du capitaine du destroyer était à l&rsquo;épreuve. Le chef de manoeuvre a dû suer pour accoster la bête de guerre, sous le regard compassé des passagers.</p>
<p>On n&rsquo;était toutefois pas au bout de nos peines. Le débarcadère était encombré de tonneaux et de grues rouillées, de rafiots et autres carcasses de voitures. Et comme pour en rajouter à ce beau décor, un bataillon de mendiants venait s&rsquo;agglutiner autour de nos cous devant l&rsquo;escalier à rampe de fer&#8230;</p>
<p>«Ça commence bien!», maugrée un pacifiste, à la descente du destroyer. Mais détrompons-nous, l&rsquo;hospitalité est une valeur intrinsèque au peuple albanais musulman. Nos hôtes n&rsquo;ont d&rsquo;ailleurs lésiné sur aucun moyen pour nous accueillir convenablement.</p>
<p>Le jour de notre arrivée, ils nous ont gratifié d&rsquo;une longue soirée festive autour d&rsquo;un buffet des plus copieux et délicieux, organisé dans un château millénaire, surplombant l&rsquo;une de ces magnifiques collines de Saranda.</p>
<p>Destination incontournable des passionnés du tourisme de montagne, recelant des paysages fantastiques, sauvages et naturels, des forêts exubérantes, cette ville offre une belle vue sur l&rsquo;Adriatique. Limitée au nord-ouest et au nord par le Kosovo et le Monténégro, et à l&rsquo;est par la Macédoine, et au sud par la Grèce, Saranda connaît le rush touristique pendant tout l&rsquo;été.</p>
<p>Simplement, en dehors du tourisme, plombé par un déficit en infrastructures hôtelières, Saranda, comme la majorité des villes albanaises, est affectée par le dénuement. C&rsquo;est ce que nous constaterons le lendemain de notre débarquement.</p>
<p>Le 18 juillet, à la première heure, deux minibus étaient venus nous récupérer. Objectif: nous faire découvrir les sites historiques de Saranda. Prenons l&rsquo;état de la route qui devait nous conduire dans un temple situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville, et laissons de côté l&rsquo;inconfort du « quatre roues » qui devait nous servir de moyen de transport. Une simple carcasse jetée sur une voie qui ferait blêmir de peur le plus hardi des alpinistes!!! Un fil de rasoir !!!</p>
<p>Les passagers avaient du mal à regarder à travers les vitres tellement ils avaient le vertige. Quand il arrivait aux plus aguerris d&rsquo;entre eux de le faire, c&rsquo;était pour constater qu&rsquo;en bord de route, étaient dressées des stèles marbrées en mémoire des victimes des accidents de la route!!!</p>
<p>Après notre équipée à travers monts et vallées, retour en début d&rsquo;après-midi au port de Saranda. Sur le journal de bord du navire de guerre, une annonce du départ le soir du 18 juillet. Il nous restait toutefois  une demi-journée pour faire un petit tour de Saranda.</p>
<p>Pour en profiter, nous nous sommes passé du petit déjeuner servi par nos hôtes roumains. A 15 heures, après une demi-heure de trotte sous un soleil de plomb, une petite pause dans un restaurant où nous avons mangé à notre faim. Le restaurant où nous nous sommes attablés n&rsquo;était certes pas branché. Mais le menu était trois fois moins cher que celui pratiqué dans les pays de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Ouest. Ce qui était valable pour le menu l&rsquo;était également pour les objets d&rsquo;artisanat: T-shirts au teint rouge foncé, statuettes en forme d&rsquo;aigles, symbole national albanais, porte-clés, petits plats en bois représentant les plages sauvages de cette région et autres tissus albanais vendus à des prix modiques&#8230;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CARNETS DE VOYAGE. PÉRIPLE DE PAIX EN MÉDITERRANÉE. MONTÉNÉGRO: « VOIR KOTOR ET MOURIR »!!!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/11737</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2020 09:25:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[KOTOR]]></category>
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					<description><![CDATA[15 juillet 2003, le port de Kotor, Monténégro, est à portée de regard. Entre les majestueuses montagnes encadrant ce beau tapis bleu qu&#8217;est l&#8217;Adriatique, le navire de guerre se glisse discrètement. Parfois il ralentissait pour permettre aux pacifistes accourus vers la proue, d&#8217;apprécier des paysages d&#8217;une beauté exceptionnelle. Un calme olympien régnait sur ces sommets &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>15 juillet 2003, le port de Kotor, Monténégro, est à portée de regard. Entre les majestueuses montagnes encadrant ce beau tapis bleu qu&rsquo;est l&rsquo;Adriatique, le navire de guerre se glisse discrètement. Parfois il ralentissait pour permettre aux pacifistes accourus vers la proue, d&rsquo;apprécier des paysages d&rsquo;une beauté exceptionnelle. Un calme olympien régnait sur ces sommets qui fendaient de leurs crêtes les nuages passagers&#8230;</p>
<p>Sur le quai, nos hôtes du Monténégro mettaient les petits plats dans les grands pour nous accueillir. «Welcome to my city»!!!, me répétait mon ami Bogdan, le regard souriant mais un brin sombre. En fait, ce jour d&rsquo;été, un mouvement inhabituel était perceptible. «Kotor», coeur battant du Monténégro, est enveloppée d&rsquo;un gros nuage&#8230; de fumée noire. Au-dessus des montagnes, hérissées de forêts touffues, des canadairs s&#8217;employaient à éteindre un incendie gigantesque. «Ne vous effrayez pas, c&rsquo;est normal chez nous. On est habitué à ces incendies», rassure Bogdan.</p>
<p>Le feu ravageur est en effet loin de Kotor-Harbour. La beauté de ce petit bout d&rsquo;Éden, encadré jalousement par ces fières montagnes, a vite dissipé nos craintes.</p>
<p>Le 15 juillet, jour de notre arrivée, coïncide avec le début d&rsquo;été. «Que va-t-il se passer à quai ?». À bord du navire de guerre, le suspense est total. Les feux de forêt étaient-ils de mauvaise augure ? Le moral de nos hôtes monténégrins n&rsquo;était en tout cas pas au beau fixe. « Le maire de Kotor a refusé de nous accorder l&rsquo;aide nécessaire à l&rsquo;accueil du navire », déplore la responsable de la section Monténégro de l&rsquo;Institut international du théâtre méditerranéen (IITM).</p>
<p>L&rsquo;accueil a ainsi été sobre. Il n&rsquo;y a pas eu de festivités sur le quai, contrairement aux escales précédentes. La modestie de l&rsquo;accueil a toutefois été compensée par le caractère affable de nos hôtes monténégrins. Peu importe si nous avons couché dans nos cabines -nous n&rsquo;avons pas eu droit à un séjour en hôtel!!!-, nous en avons profité pour découvrir les mystérieuses ruelles de Kotor.</p>
<p>Cette ville-forteresse, dont la construction remonterait au Moyen-Age, n&rsquo;a rien perdu de son charme légendaire, en dépit du violent tremblement de terre qui la secoua en 1979. Ses quatre églises, perchées sur les hauteurs, donnent à première vue l&rsquo;impression d&rsquo;être impossibles d&rsquo;accès. Toutefois, une longue muraille, rappelant, toutes proportions gardées, celle de la Chine, y facilite l&rsquo;accès. Ses montagnes, clairsemées de plantes sauvages, semblent désertes, mais elles sont bel et bien habitées. A preuve, ces petites maisons qui resplendissent de tout leur éclat le soir. Un endroit propice à la spiritualité&#8230;</p>
<p>Au pied des montagnes, la modernité venait s&rsquo;installer. Les constructions ont certes pu garder leur cachet authentique, il n&rsquo;en reste pas moins que le mode de vie des Monténégrins, un peuple de la branche des Slaves méridionaux, était moderne. Leur calme olympien cachait toutefois une blessure. A Kotor, comme à Srebrenica, Serbes et Bosniaques s&rsquo;étaient livré une guerre ethnique dévastatrice. «Nous avons subi une véritable purification ethnique», témoigne un Bosniaque, une larme dans la voix.</p>
<p>Si la plupart des Bosniaques de Kotor n&rsquo;étaient pas près d&rsquo;oublier, certains essayaient bon an mal an de passer l&rsquo;éponge. Lors de nos rencontres avec quelques artistes monténégrins, nous avons eu l&rsquo;agréable surprise de constater que deux plasticiennes, bosniaque et serbe, travaillaient ensemble pour faciliter le rapprochement entre les deux communautés.</p>
<p>La guerre ethnique qui avait déchiré Bosniaques et Serbes du Monténégro contrastait avec le cadre paisible de Kotor, le calme providentiel de l&rsquo;Adriatique et la convivialité d&rsquo;une population qui avait été fracturée délibérément par le régime de Milosevic. Le dictateur, alors traduit en justice pour crimes contre l&rsquo;humanité, avait en effet exacerbé la tension entre Serbes et Bosniaques.</p>
<p>Ni le violent tremblement de terre de 1979, ni la poigne de fer avec laquelle le despote gouvernait cette région de l&rsquo;ex-Yougoslavie, et moins encore la chape de plomb communiste, sous la sombre époque stalinienne, qui s&rsquo;y était abattue, n&rsquo;avaient entamé la magie de Kotor.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CARNETS DE VOYAGE. PÉRIPLE DE PAIX EN MÉDITERRANÉE. LA VIE SUR LE NAVIRE DE GUERRE, UN PETIT VILLAGE FLOTTANT!!!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/11635</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2020 11:16:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[VIE SUR LE NAVIRE]]></category>
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					<description><![CDATA[Exit Agrigente, perle bleue de la Sicile. Place à Kotor, capitale de la république du Monténégro (ex-Yougoslavie). Les eaux turquoise de l&#8217;Adriatique sont encore loin. Mais chacun avait ses occupations. A bord du navire de guerre, les conditions sont peu confortables; les consignes, fermes. A 7 heures du matin, je suis réveillé au clairon. Les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Exit Agrigente, perle bleue de la Sicile. Place à Kotor, capitale de la république du Monténégro (ex-Yougoslavie). Les eaux turquoise de l&rsquo;Adriatique sont encore loin. Mais chacun avait ses occupations. A bord du navire de guerre, les conditions sont peu confortables; les consignes, fermes. A 7 heures du matin, je suis réveillé au clairon. Les lève-tard n&rsquo;ont qu&rsquo;à bien se tenir: ils sont non seulement privés de la pourtant incontournable douche de la matinée mais doivent aussi évacuer les plats du petit déjeuner auquel ils n&rsquo;ont pas eu droit et faire la vaisselle en guise de punition!!!</p>
<p>Me connaissant le réveil difficile, le cuisinier et néanmoins ami roumain, Boruzi, a souvent fait preuve de compréhension, à la faveur d&rsquo;une complicité qui se noua facilement. Il était aisément repérable à sa bedaine, ses joues rebondies et ses yeux souriants. Son sens de l&rsquo;humour tranchait avec l&rsquo;air grave de ses collègues.</p>
<p>Un jour, il a voulu me faire une surprise. Il savait que le plat préféré des Marocains le vendredi, était le Couscous.  Alors, il s&rsquo;est débrouillé pour en faire le menu principal de tout l&rsquo;équipage du navire. Ce n&rsquo;était pas tout à fait du Couscous mais il ne fallait pas en faire un plat!!!</p>
<p>«Il faut que tu viennes faire un stage au Maroc», ai-je dit à notre ami cuistot, le ton léger. Il n&rsquo;en pas fallu un mot de plus pour le voir jubiler: «Ouais!»</p>
<p>Il m&rsquo;a raconté avoir toujours rêvé de visiter Casablanca. « Je ne connaissais Casablanca qu&rsquo;à travers le film de Michael Curtis. Mais j&rsquo;imagine déjà sa beauté», fait-il, rêveur. «Prendre un thé à la menthe sur la terrasse de Risk-café, rien qu&rsquo;à y penser&#8230; je me rends heureux», soupire-t-il en s&rsquo;imaginant déjà sillonner les ruelles mystérieuses du quartier <em>La Scala</em>, où fut tourné le film <em>Casablanca</em> en 1942.</p>
<p>Plusieurs cadets roumains m&rsquo;ont confié avoir caressé ce rêve depuis qu&rsquo;ils ont vu le film de Michael Curtis. Pour me le prouver, l&rsquo;un d&rsquo;entre eux avait même rédigé un poème dédié à ma ville natale, <em>Casablanca</em>. Un matin, j&rsquo;ai trouvé le texte épinglé sur le journal de bord!!!</p>
<p>Sur ce journal de bord,  s&rsquo;affichaient encore pêle-mêle les coupons des articles de presse consacrés à « l&rsquo;Odyssée » par nos confrères siciliens. Un beau feuillet émerge du lot: «La Festa del Mediterraneo» (la Fête de la Méditerranée), paru sur «Il Giornale del Sicilia», l&rsquo;un des plus lus de la presse sicilienne. Un come-back tout en couleurs sur notre escale à Agrigente. D&rsquo;autres titres, à l&rsquo;instar de «La Sicilia», «La Gazetta del Sud», n&rsquo;avaient pas manqué de donner à l&rsquo;événement sa véritable dimension.</p>
<p>Richard Martin, maître d&rsquo;oeuvre de ce beau petit tour de la Méditerranée, était sur un nuage. Le soir, une grande fête était prévue sur le navire. A 20 heures, l&rsquo;héliport était paré de guirlandes et de petits ballons multicolores. Des tables y avaient été installées ; une petite estrade, également. Le «Constanta» avait les allures d&rsquo;une salle de fête flottante. Pour ceux qui ne connaissaient pas les langues des uns et des autres, pas de problème: la musique ne connaît pas de langue, ni de frontières. Au milieu de l&rsquo;héliport, des cadets de la Marine ouvrent la danse et voilà tout le bateau tanguer au rythme de l&rsquo;accordéon. C&rsquo;était parti jusqu&rsquo;au lever du jour&#8230;</p>
<p>Le port de Kotor, au Monténégro, est à portée de regard. « Welcome to my City », me dit Bogdan, en me gratifiant d&rsquo;une chaleureuse poignée de mains&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CARNETS DE VOYAGE. PÉRIPLE DE PAIX EN MÉDITERRANÉE. SICILE: DES ANGES AU PIED DE LA VALLÉE DES TEMPLES!!!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/11521</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2020 11:09:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Sicile]]></category>
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					<description><![CDATA[Réputée pour sa «Maffia», réseau d&#8217;associations secrètes siciliennes très puissant, qui dirigea le pays par le racket et l&#8217;omerta (loi du silence), Agrigente, ville d&#8217;Italie d&#8217;environ 60.000 habitants, située en Sicile, a su, grâce au courage de sa société civile, faire front à tous ses démons. Fondée par les Grecs en 541 av.J.C, Agrigente, qui &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Réputée pour sa «Maffia», réseau d&rsquo;associations secrètes siciliennes très puissant, qui dirigea le pays par le racket et l&rsquo;omerta (loi du silence), Agrigente, ville d&rsquo;Italie d&rsquo;environ 60.000 habitants, située en Sicile, a su, grâce au courage de sa société civile, faire front à tous ses démons. Fondée par les Grecs en 541 av.J.C, Agrigente, qui devint «Agrigentum» après sa conquête par les Romains, veut renouer avec son rayonnement d&rsquo;antan.</p>
<p>Les traces de son prestigieux passé grec sont encore là: la Vallée des temples avec les magnifiques vestiges de la colonie grecque et la colline rocheuse où fut construite la cité médiévale. Au beau milieu de la Vallée, le temple de Selinunte, qui rappelle curieusement celui de l&rsquo;Acropole (Athènes), est la destination incontournable de tout visiteur. Tout comme les autres temples dédiés à Zeus, Heraclès, Concorde et Héra.</p>
<p>Forte de son héritage greco-romain, qui fit d&rsquo;elle un symbole de prospérité, Agrigente a donné naissance à une élite des plus éclairées. Nous l&rsquo;avons pu constater et vérifier auprès des représentants de cette élite, notamment les écrivains, des membres de l&rsquo;ONG «Médecins sans frontières» (MSF), du principal parti de gauche, «L&rsquo;Olivier», en présence de confrères du prestigieux quotidien romain d&rsquo;inspiration social-libérale «La Reppublika»&#8230; Nos hôtes nous ont assuré à l&rsquo;envi de leur infaillible engagement contre la «BERLUSCONNERIE» endémique, allusion ici faite à la montée en puissance de la politique antisociale et impopulaire de Berlusconi, qui s&rsquo;était aligné aveuglément sur la guerre anglo-américaine en Irak (2003).</p>
<p>«En Italie, nous avons été nombreux à penser que cette guerre, déclarée au nom de la liberté et de la démocratie, n&rsquo;avait d&rsquo;autre visée que le pétrole irakien», dénonce une amie italienne de « Médecins sans frontières », sous le regard approbateur de son époux, directeur général à la « Banca Nuova ».</p>
<p>Ce sentiment de rejet de la guerre, nos amis italiens l&rsquo;avaient exprimé avec force, à la veille de l&rsquo;invasion de l&rsquo;Irak le 20 mars 2003 par les troupes du président américain George.W Bush et son homologue britannique Tony Blair, avec le consentement du Cavaliere et néanmoins champion des soirées <em>bunga bunga, de la même manière que l&rsquo;aura été son ami Mouammar Kadhafi.</em></p>
<p>En plus de leur pacifisme, nos hôtes italiens ont marqué leur vif mécontentement de la politique «xénophobe» du gouvernement Berlusconi. Sociologues, médecins et autres acteurs de la vie associative menaient campagne auprès des autorités de la Sicile pour régulariser la situation de dizaines de migrants clandestins, issus essentiellement du Maghreb.</p>
<p>«Ces rivages qui nous ont tant séparés doivent nous rapprocher», plaide cet intervenant sicilien lors d&rsquo;une rencontre organisée, au lendemain de notre arrivée à Agrigente, sous le thème: «Poètes et politiques».</p>
<p>Depuis son arrivée à la tête du pouvoir, Berlusconi a montré une sensibilité prononcée pour les idées racistes de Franco Fini (extrême-droite), rendant ainsi la vie dure aux immigrés, clandestins et légaux compris. Plusieurs Maghrébins, que nous avions rencontrés, ont d&rsquo;ailleurs affirmé n&rsquo;avoir dû leur «salut» qu&rsquo;à l&rsquo;aide du tissu associatif. A preuve, l&rsquo;état de ce jeune compatriote marocain frustré de ne pas avoir pu décrocher une autorisation pour ouvrir un magasin de vente d&rsquo;objets artisanaux.</p>
<p>«Seuls des Italiens sont autorisés à devenir propriétaires», lui a asséné un conseiller municipal d&rsquo;obédience extrémiste.</p>
<p>«Le principe d&rsquo;égalité ne s&rsquo;applique qu&rsquo;aux Italiens, quant à nous autres immigrés, quand bien même nous serions régularisés, nous continuerons à être traités comme des pestiférés», s&rsquo;insurge-t-il.</p>
<p>Notre interlocuteur précise toutefois ne vouloir s&rsquo;en prendre qu&rsquo;à la politique politicienne. «Le peuple italien, lui, est extrêmement convivial, tolérant et attachant», témoigne-t-il. À juste titre&#8230;</p>
<p>Au moment où nous nous promenions dans les ruelles étroites et fleuries d&rsquo;Agrigente, quelle n&rsquo;a été notre surprise de voir des Siciliens se joindre spontanément à nous pour partager, jusqu&rsquo;au lever du jour, des moments de fête inoubliables. «Avec les Italiens, le courant passe très vite», constate mon ami Bogdan, issu du Monténégro.</p>
<p>Durant notre promenade, accompagnés de Maghrébins de Sicile, nous avons pu admirer les mystérieuses ruelles d&rsquo;Agrigente, notamment le Grand Escalier, reliant le port au centre-ville. La Corniche, qui donnait sur la Méditerranée, connaît le grand rush le soir. A une heure tardive de la nuit, certains peuvent même se permettre une baignade&#8230; en tenue d&rsquo;Adam!!!</p>
<p>Un indiscret paparazzo, planqué derrière un arbrisseau, a d&rsquo;ailleurs été surpris en train de prendre des photos du commun des baigneurs, dont des amis.</p>
<p>Excuses faites, il sera relâché&#8230;</p>
<p>Retour à pied au port d&rsquo;Agrigente. A 3 heures du matin, les Italiens étaient encore là. J&rsquo;ai réalisé à quel point ils aimaient la vie&#8230; tenaient à leur légendaire élégance&#8230;</p>
<p>Les Italiens sont en effet très chics. Dans les ruelles, on pouvait aisément croiser des couples vêtus comme des mariés!!!</p>
<p>Récapitulons: hospitalité, dynamisme de la société civile, beauté mythique de l&rsquo;île, élégance et savoir-vivre&#8230;  autant d&rsquo;atouts qui ont beaucoup marqué l&rsquo;étape italienne de notre périple.</p>
<p>Le 13 juillet, au soir, le navire de guerre lève les amarres. Destination: Kotor, au Monténégro.</p>
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