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	<title>batteries électriques &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Maroc, le pari gagnant : de la contrainte hydrique à la révolution des batteries électriques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 12:12:57 +0000</pubDate>
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<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Face à une sécheresse historique qui assèche ses réserves d&rsquo;eau – la disponibilité hydrique par habitant est passée de 2.560 m³ dans les années 1960 à environ 565 m³ aujourd&rsquo;hui, plaçant le Royaume parmi les pays les plus exposés au stress hydrique – le Maroc aurait pu subir son destin. Il a choisi de le réinventer. Loin de se laisser abattre, le Royaume accélère sa mutation industrielle en misant sur les technologies de pointe, avec un objectif clair : devenir le hub africain et européen des batteries électriques.</strong></p>
<p><strong>Une stratégie industrielle portée par des chiffres records.</strong></p>
<p><strong>Cette ambition repose sur un atout souterrain unique : le Maroc détient environ 70 % des réserves mondiales de phosphates, selon le rapport du Stimson Center, et dispose également de réserves de cobalt, de cuivre, de nickel et de manganèse essentiels à la transition énergétique. Cette ressource stratégique a attiré des investissements chinois massifs :</strong></p>
<p><strong>● Le projet phare est la gigafactory de Kénitra, portée par Gotion High-Tech. La convention d&rsquo;investissement, signée en juin 2024, s&rsquo;élève à 12,8 milliards de dirhams (environ 1,3 milliard de dollars en première phase), avec une ambition finale de 6,5 milliards de dollars pour atteindre une capacité de 100 GWh. Le site devrait entrer en production en août 2026, avec une première phase de 20 GWh, générant 17.000 emplois directs, indirects et induits, dont 2.300 hautement qualifiés .</strong></p>
<p><strong>● À Jorf Lasfar, la coentreprise COBCO (entre le groupe marocain Al Mada et le chinois CNGR) a démarré en juin 2025 la production de matériaux pour batteries, visant une capacité équivalente à 70 GWh, de quoi équiper environ un million de véhicules électriques . </strong><br />
<strong>● D&rsquo;autres acteurs chinois comme BTR New Material Group (300 millions de dollars pour une usine de cathodes près de Tanger), Tinci Materials ou Hailiang complètent cet écosystème .</strong></p>
<p><strong>Un positionnement géopolitique sous tension.</strong></p>
<p><strong>Cette percée industrielle s&rsquo;accompagne d&rsquo;un enjeu diplomatique majeur. Le Maroc est devenu une « puissance stratégique montante » selon le think tank américain Stimson Center, qui le décrit comme un « pont stratégique entre continents » . En 2025, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et le Maroc a atteint près de 11 milliards de dollars, en hausse de plus de 20 % en un an, faisant de la Chine le troisième partenaire commercial du Royaume .</strong></p>
<p><strong>Cependant, cette dynamique inquiète Bruxelles. L&rsquo;Union européenne, premier partenaire commercial du Maroc, craint que le Royaume ne devienne une « base industrielle chinoise aux portes de l&rsquo;Europe », permettant de contourner les droits de douane sur les véhicules électriques chinois. Le précédent des jantes en aluminium est édifiant : l&rsquo;UE a imposé des droits antidumping et compensateurs cumulés atteignant 48,9 % sur les produits de Dika Morocco Africa, une entreprise à capitaux chinois produisant au Maroc .</strong></p>
<p><strong>Des défis à relever pour pérenniser le modèle.</strong></p>
<p><strong>Le rapport du Stimson Center identifie des fragilités structurelles. Le chômage des jeunes reste élevé (supérieur à 35 % en zone urbaine) et la participation féminine au marché du travail plafonne autour de 22 %, l&rsquo;un des taux les plus bas au monde. Par ailleurs, le mix électrique marocain repose encore à près de 70 % sur les combustibles fossiles, ce qui expose le modèle à la volatilité des prix pétroliers et pourrait compromettre le caractère « vert » des batteries produites .</strong></p>
<p><strong>Conclusion.</strong></p>
<p><strong>Le Maroc n&rsquo;a pas subi la sécheresse ; il en a fait un accélérateur. En transformant ses phosphates en batteries et en ouvrant ses portes aux investisseurs chinois, il s&rsquo;impose comme un acteur incontournable de l&rsquo;économie verte. Un pari audacieux qui, s&rsquo;il relève le défi de l&rsquo;inclusion sociale et de la transition énergétique, pourrait redessiner durablement les équilibres industriels entre Afrique, Europe et Asie.</strong></p>
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