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	<title>BACCALAURÉAT &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Réussir au baccalauréat, échouer ailleurs ? Le paradoxe des filles marocaines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 14:59:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Par: ALLAL KHEIREDDINE Chaque mois de juin, les chiffres déclinent la même évidence : les filles l&#8217;emportent. Reste à savoir si cette victoire scolaire annonce une transformation du pays, ou si elle en est le plus poli des alibis. Le baccalauréat marocain a changé. Mais plus encore, ce sont les filles qui, silencieusement, sont en &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: ALLAL KHEIREDDINE</strong></p>
<p><strong><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213398" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira.jpeg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira-300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira-1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira-768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/kheira-390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></strong></p>
<p><strong>Chaque mois de juin, les chiffres déclinent la même évidence : les filles l&#8217;emportent. Reste à savoir si cette victoire scolaire annonce une transformation du pays, ou si elle en est le plus poli des alibis.</strong></p>
<p><strong>Le baccalauréat marocain a changé. Mais plus encore, ce sont les filles qui, silencieusement, sont en train de changer le Maroc. La session 2026 vient de livrer son verdict, un peu moins de 65 % de réussite, plus de 262 000 lauréats, et, comme chaque année, la statistique sexuée dit la chose que l&rsquo;on feint à chaque fois de découvrir : région après région, les bachelières devancent les bacheliers de huit à dix points. Elles l&rsquo;avaient fait en 2022, en 2024, en 2025, où elles franchissaient la barre des 71 % quand leurs camarades stagnaient sous les 62 %, et où elles composaient déjà six admis sur dix. Ce n&rsquo;est plus une anomalie de cohorte : c&rsquo;est une tendance lourde, installée, décennale. L&rsquo;école publique marocaine, que l&rsquo;on dit malade, sait au moins faire une chose avec constance, consacrer ses filles.</strong></p>
<p><strong>Devant ce fait, deux lectures se présentent, également séduisantes et également paresseuses. La première est le récit du triomphe. On y célèbre l&rsquo;émancipation par le mérite, la revanche silencieuse des filles de la classe moyenne et des milieux modestes, la promesse tenue de l&rsquo;instruction. Le récit est flatteur, et il n&rsquo;est pas faux. Mais il a le défaut des bonnes nouvelles : il dispense de penser. La seconde lecture est son envers réactionnaire, la panique sourde devant le « décrochage des garçons », la tentation de transformer une réussite féminine en problème masculin, comme si l&rsquo;avance des unes ne pouvait se dire que dans le vocabulaire du recul des autres. Cette grammaire- là est piégée : elle traite la performance des filles comme un solde à corriger, et non comme une donnée à décoder.</strong></p>
<p><strong>Or l&rsquo;essentiel se loge ailleurs, dans un écart que nulle de ces deux lectures ne consent à regarder en face. Car si l&rsquo;école consacre les filles, la société, elle, les congédie au seuil. Le même pays qui décerne aux jeunes femmes la majorité de ses diplômes affiche l&rsquo;un des taux d&rsquo;activité féminine les plus bas de la planète : à peine plus d&rsquo;une femme sur cinq travaille ou cherche à travailler, et ce taux ne cesse de décliner, il était de 28 % au tournant du siècle, il avoisine aujourd&rsquo;hui les 19 %. Le diplôme ne protège même pas : parmi les diplômées du supérieur, une sur trois seulement est active, quand neuf hommes diplômés sur dix le sont. La bachelière de juin, que la cérémonie des mentions a portée au pinacle, a statistiquement plus de chances de disparaître du marché du travail que d&rsquo;y entrer. Le baccalauréat lui ouvre une porte ; derrière la porte, le plus souvent, un mur.</strong></p>
<p><strong>C&rsquo;est ce hiatus qui rend le mot « changer » si approximatif. Dire que les filles changent le Maroc suppose que leur supériorité scolaire se traduise quelque part, en pouvoir économique, en présence publique, en autonomie. Force est de constater qu&rsquo;elle se traduit fort mal. Elles dominent les amphithéâtres et restent minoritaires aux postes de commande ; elles raflent les mentions et demeurent à un quart des sièges du Parlement et des bancs du gouvernement. Entre l&rsquo;excellence consacrée à dix-huit ans et l&rsquo;effacement consommé à trente, il s&rsquo;est produit quelque chose que le communiqué ministériel, fidèle à sa liturgie annuelle des pourcentages, se garde bien de nommer. La réussite des filles n&rsquo;est pas le symptôme d&rsquo;une transformation accomplie. Elle est le lieu d&rsquo;une promesse, et la mesure exacte de tout ce qui, ensuite, la trahit.</strong></p>
<p><strong>De sorte que la question n&rsquo;est pas de savoir si les filles réussissent, elles le font, mais ce que le pays fait de cette réussite. Deux hypothèses s&rsquo;affrontent, et c&rsquo;est entre elles que le débat mérite de se tenir. Ou bien l&rsquo;avance scolaire des filles est l&rsquo;avant-garde d&rsquo;une mutation réelle, encore souterraine, que les chiffres de l&#8217;emploi rattraperont avec le retard ordinaire des sociétés sur leurs écoles : auquel cas il faut être patient, et la révolution est seulement différée. Ou bien cette avance est précisément ce qui permet au pays de différer indéfiniment la mutation, une réussite- vitrine, une fierté nationale commode qui donne le sentiment du mouvement tout en dispensant du mouvement, et qui transforme l&rsquo;école en sas où l&rsquo;on forme des compétences que l&rsquo;économie et les mœurs s&#8217;emploieront méthodiquement à ne pas employer. Dans le premier cas, le baccalauréat des filles est une aurore. Dans le second, il est un alibi.</strong></p>
<p><strong>Je ne prétendrai pas trancher ici ce que les faits, à ce jour, ne tranchent pas. On peut seulement dire qu&rsquo;une société se juge moins à ce qu&rsquo;elle accorde à ses filles qu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle leur permet d&rsquo;en faire, et que l&rsquo;écart entre les deux, chez nous, est devenu l&rsquo;un des plus béants qui soient. La cérémonie de juin est sincère ; elle est aussi, peut-être, le plus élégant des renoncements. Reste alors la seule question qui vaille, et que je laisse à chacun : lorsque nous disons que les filles, silencieusement, changent le Maroc, sommes-nous en train de décrire ce qui advient, ou de nous consoler de ce qui n&rsquo;advient pas ?</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Critique de l’épreuve de philosophie du baccalauréat 2026</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/214052</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 11:34:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[BACCALAURÉAT]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Mohamed KHOUKHCHANI &#160; Note liminaire : une triple forme pour une critique.  Avant d’entrer dans le vif, il convient de préciser le genre hybride qui suit. Ni simple dissertation, ni commentaire linéaire, ce texte emprunte à la première sa liberté de construction et à la seconde sa fidélité aux données. Il critique l’épreuve de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Note liminaire : une triple forme pour une critique. </strong></p>
<p><strong>Avant d’entrer dans le vif, il convient de préciser le genre hybride qui suit. Ni simple dissertation, ni commentaire linéaire, ce texte emprunte à la première sa liberté de construction et à la seconde sa fidélité aux données. Il critique l’épreuve de philosophie à partir du corpus réel des sujets 2026 – voie générale, voie technologique, et centres étrangers. Le lecteur trouvera ici une argumentation problématisée, nourrie d’une analyse précise des textes et des questions posées aux candidats. Cette forme elle-même est un premier geste critique : si l’épreuve figée dans ses deux formats canoniques peine à rendre compte de la vitalité de la pensée, alors une critique adéquate doit inventer sa propre manière de faire de la philosophie, plutôt que de seulement en parler.</strong></p>
<p><strong>Cette tentative hybride n’a qu’une ambition – modeste mais ferme – : montrer qu’au-delà de la dissertation et du commentaire, la philosophie trouve toujours à s’exercer, pourvu qu’on lui en laisse la place.</strong></p>
<p><strong>Introduction.</strong></p>
<p><strong>Chaque année, au mois de juin, près de 533 000 lycéens français affrontent l’épreuve de philosophie du baccalauréat. Ils disposent de quatre heures pour traiter, au choix, l’un des trois sujets proposés : deux dissertations, un commentaire de texte. Ce rituel national, dont les résultats pèsent coefficient 8 en voie générale et 4 en voie technologique, incarne une certaine idée de l’enseignement philosophique : former des citoyens capables de penser par eux-mêmes, de problématiser et d’argumenter.</strong></p>
<p><strong>Mais cette épreuve, aussi solennelle soit-elle, mérite d’être interrogée. Que nous disent les sujets de 2026 sur ce qu’on attend réellement des élèves ? Ce choix entre dissertation et commentaire est-il vraiment émancipateur, ou ne dissimule-t-il pas plutôt une conception étroite de la philosophie – réduite à des formats standardisés dont la maîtrise importe davantage que la pensée authentique ? À partir des sujets réels des séries générales, technologiques et des centres étrangers, nous proposons une critique en trois mouvements : d’abord, une analyse du corpus de sujets pour en dégager les silences significatifs ; ensuite, une réflexion sur les présupposés méthodologiques des deux exercices ; enfin, une interrogation sur la finalité même de cette épreuve.</strong></p>
<p><strong>I. Analyse critique du corpus 2026 : ce qui est interrogé, et ce qui ne l’est pas</strong></p>
<p><strong>Examinons d’abord les sujets dans leur matérialité, sans a priori.</strong></p>
<p><strong>1. Voie générale : le langage, le bonheur et la méthode scientifique.</strong></p>
<p><strong>Les candidats de terminale générale avaient le choix entre deux dissertations et un commentaire de Nietzsche :</strong></p>
<p><strong>● Dissertation 1 : « Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? »</strong><br />
<strong>● Dissertation 2 : « Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ? »</strong><br />
<strong>● Commentaire : un extrait de Humain, trop humain (1878), où Nietzsche défend que les méthodes scientifiques sont « une conquête de la recherche pour le moins aussi considérable que n’importe quel autre résultat » et que « l’esprit scientifique » consiste en une « défiance instinctive contre les écarts de la pensée ».</strong></p>
<p><strong>Qu’observe-t-on ? D’abord, un certain classicisme thématique. Le langage, le bonheur – ces notions sont au cœur du programme, et l’on ne saurait leur reprocher leur légitimité. Toutefois, on peut s’étonner de l’absence quasi totale de certains registres philosophiques. Où sont les sujets sur la justice, la liberté, la technique, l’art, la religion ? Le programme officiel en compte dix-sept en voie générale, mais seules deux d’entre elles figurent au choix. Ce resserrement n’est pas anodin : il signifie qu’un élève peut valider l’épreuve sans jamais avoir à se confronter aux questions politiques et sociales (la justice, l’État, la société), ni aux interrogations métaphysiques ou religieuses.</strong></p>
<p><strong>Ensuite, la formulation des dissertations mérite examen. « Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? » : cette question interroge le rapport du sujet à son propre langage, mais elle reste dans l’ordre de la maîtrise individuelle, sans vraiment toucher à la dimension politique ou intersubjective du langage. Aucune question sur le mensonge, la propagande, le discours médiatique, la rhétorique au sens antique – pourtant si actuelle. Quant à la seconde dissertation, « Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ? », elle repose sur une hypothèse implicite qu’il faudrait interroger : celle d’une possibilité du bonheur individuel dissocié de celui d’autrui. Or, c’est précisément cette dissociation que des philosophies comme l’utilitarisme ou la pensée du care contestent radicalement. Le sujet ne permet guère aux candidats de contester sa prémisse même – une réelle entrave à la pensée critique.</strong></p>
<p><strong>2. Voie technologique : débat, technique et justice</strong></p>
<p><strong>Les élèves des séries technologiques (STMG, STI2D, ST2S, STL, STD2A, STHR) plancheront sur :</strong></p>
<p><strong>● Dissertation 1 : « Débattre, est-ce chercher la vérité ? »</strong><br />
<strong>● Dissertation 2 : « La technique peut-elle être mauvaise ? »</strong><br />
<strong>● Commentaire : un extrait du Juste (1995) de Paul Ricœur, portant sur le rôle de la justice pour empêcher les cycles de vengeance.</strong></p>
<p><strong>Ces sujets sont, à certains égards, plus audacieux que ceux de la voie générale. « Débattre, est-ce chercher la vérité ? » engage une réflexion sur la démocratie, l’opinion, la rhétorique et la vérité – questions brûlantes à l’heure des réseaux sociaux et des fake news. « La technique peut-elle être mauvaise ? » porte un regard critique sur notre monde technicisé. Le commentaire sur Ricœur, enfin, propose une réflexion sur la justice comme alternative à la vengeance, ce qui touche au politique de manière très concrète.</strong></p>
<p><strong>Pourtant, un détail interroge : les sujets des centres étrangers Afrique pour les mêmes séries technologiques sont différents. L’annale de juin 2026 propose : « Contre quoi faut-il défendre la vérité ? », « La technique change-t-elle ce que nous sommes ? », et un commentaire de David Hume sur l’art et le goût. Pourquoi cette variation ? Sans doute les académies étrangères planchent parfois à des dates différentes. Mais une question plus embarrassante se pose : la diversité des sujets selon les centres d’examen est-elle compatible avec l’exigence d’égalité devant l’examen ?</strong></p>
<p><strong>Au total, le corpus 2026 dessine un portrait décevant de ce qu’est la philosophie : un exercice solitaire, coupé des grands enjeux contemporains (l’écologie, l’intelligence artificielle, la post-vérité) et confiné dans des formats rhétoriques rigides. Mais les sujets ne sont qu’un indicateur ; il faut maintenant examiner les formats eux-mêmes.</strong></p>
<p><strong>II. Dissertation ou commentaire : deux formats qui formattent la pensée</strong></p>
<p><strong>1. La dissertation : un exercice abstrait, parfois déconnecté de l’expérience.</strong></p>
<p><strong>La dissertation de philosophie dans le système français obéit à des règles strictes : problématisation, plan dialectique (thèse, antithèse, synthèse), mobilisation de références philosophiques, style soutenu. Le sujet 2026 « Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? » appelle une telle construction.</strong></p>
<p><strong>Mais que mesure réellement cet exercice ? Il mesure moins la capacité à penser qu’à organiser des arguments selon un format prédéfini. Les correcteurs, pressés par le nombre, attendent un schéma reconnaissable plutôt qu’une pensée véritablement originale. La dissertation devient alors un exercice rhétorique, au sens péjoratif du terme : on apprend à faire « comme si » on pensait, en reproduisant les gestes attendus. La part de l’invention personnelle est souvent étouffée par la nécessité de citer les « grands auteurs » – Platon, Descartes, Kant – dans des rôles figés (Descartes le rationaliste, Kant le moraliste, etc.). Or la philosophie vivante ne se réduit pas à ces récitations. Comme l’écrit Nietzsche dans l’extrait proposé aux élèves, « les gens cultivés ont beau apprendre autant qu’ils veulent des résultats de la science, on s’aperçoit toujours à leur conversation, et particulièrement aux hypothèses qu’ils y proposent, que l’esprit scientifique leur fait défaut ». L’esprit philosophique, pourrait-on ajouter, exige plus que la simple restitution scolaire – même sophistiquée.</strong></p>
<p><strong>2. Le commentaire : une fausse alternative ?</strong></p>
<p><strong>Au premier abord, le commentaire semble plus concret : l’élève n’a pas à inventer un plan, mais à suivre la logique d’un texte. Pour 2026, les extraits choisis – Nietzsche sur la science, Ricœur sur la justice, Hume sur l’art – sont d’excellente qualité.</strong></p>
<p><strong>Mais l’apparente liberté cache ses propres contraintes. La méthode française du commentaire composé impose de dégager la « thèse » du texte, ses articulations, ses présupposés. L’élève doit certes montrer qu’il a compris. Mais a-t-on vraiment besoin de quatre heures pour expliquer un texte ? Le format écrase souvent la lecture singulière sous le rouleau compresseur de la méthode standardisée. Et surtout, le commentaire interdit presque totalement la critique de l’auteur : on explique, on n’objecte pas. Un élève qui estimerait que Nietzsche fait fausse route quant au fanatisme politique des non-scientifiques n’aurait qu’une marge de manœuvre très étroite pour le dire. L’explication devient alors un exercice d’obéissance intellectuelle : comprendre, sans jamais contester.</strong></p>
<p><strong>3. Le faux-semblant du choix.</strong></p>
<p><strong>L’épreuve laisse aux candidats le choix entre dissertation et commentaire, ce qui est souvent présenté comme un gage d’équité. Mais est-ce vraiment un choix libre, ou bien un choix induit par le système de préparation ?</strong></p>
<p><strong>En réalité, rares sont les élèves qui maîtrisent également les deux formats. La plupart se spécialisent – dans l’un ou l’autre – en fonction de leurs professeurs, de leurs entraînements, de leurs inclinations. Mais cette spécialisation est en tension avec l’épreuve réelle de la philosophie, qui ne permet pas d’élire un format à l’avance. De plus, les coefficients diffèrent selon la série choisie, mais pas selon l’option dissertation/commentaire. Cette neutralité affichée masque le fait que certains sujets sont plus « durs » que d’autres, et que l’équivalence des formats n’est pas garantie – une dissertation bien notée pouvant exiger des compétences fort différentes d’un commentaire bien noté.</strong></p>
<p><strong>Sur le fond, le choix entre les deux formats ne résout pas le problème principal : l’un et l’autre sont également formatés. Le véritable choix serait de laisser aux candidats la liberté d’inventer leur propre forme d’écriture philosophique – essai, dialogue, analyse conceptuelle – comme le font les philosophes eux-mêmes. Mais l’institution n’est pas prête à un tel pari.</strong></p>
<p><strong>III. La philosophie comme discipline scolaire : une contradiction persistante</strong></p>
<p><strong>1. Une épreuve déconnectée des enjeux contemporains.</strong></p>
<p><strong>La critique la plus sévère que l’on puisse adresser à l’épreuve de philosophie du bac 2026 est son absence quasi complète de prise sur les problèmes brûlants de notre temps.</strong></p>
<p><strong>Où sont les questions sur la transition écologique ? Sur l’intelligence artificielle et la singularité humaine ? Sur le populisme et la démocratie à l’ère numérique ? Sur les biotechnologies et la redéfinition de la vie humaine ? Sur le genre et l’identité ? Sur le post-colonialisme et la justice historique ?</strong></p>
<p><strong>Ces thèmes ne sont pas étrangers à la philosophie – au contraire, ils mobilisent des notions au programme (la nature, la technique, la liberté, la justice). Mais les sujets 2026 restent résolument tournés vers des problématiques du XIXᵉ siècle ou du milieu du XXᵉ. Ce conservatisme thématique n’est pas neutre : il envoie aux élèves le message que la philosophie ne concerne pas vraiment le monde contemporain, mais seulement un corpus de textes canoniques discutant de « l’homme », du « langage » ou du « bonheur » dans l’abstrait. C’est une manière de désarmer la philosophie – de la vider de sa puissance subversive, de sa capacité à interroger l’ordre établi.</strong></p>
<p><strong>2. Un apprentissage de la soumission, ou comment l’école échoue à émanciper.</strong></p>
<p><strong>Si la philosophie fut inventée comme un exercice de liberté radicale – celui de n’admettre aucune vérité sans l’avoir examinée par soi-même –, son enseignement scolaire en France tend trop souvent à l’inverse : un dressage à la reproduction d’un certain habitus intellectuel. On y apprend moins à penser par soi-même qu’à penser comme il faut – selon les codes académiques, avec les références autorisées, dans les formats imposés.</strong></p>
<p><strong>Les sujets 2026 en portent la marque. Ils ne demandent guère aux élèves de prendre position sur des controverses actuelles, d’affronter des textes philosophiques difficiles (le texte de Nietzsche sur la méthode scientifique est bien choisi, mais il reste accessible), ou de confronter des auteurs opposés. L’épreuve est conçue pour être gérable dans le temps scolaire, correctible par milliers, prévisible dans ses attendus. Or une philosophie qui se prémunit contre la difficulté, la controverse et l’imprévu n’est plus une philosophie – c’est une doxa scolaire qui a oublié son propre questionnement.</strong></p>
<p><strong>Cette critique doit être nuancée à un égard : elle part d’un idéal très exigeant, celui d’une philosophie authentique, sauvage, hors cadre. Mais l’école a sa propre logique – elle forme des cohortes entières, note, évalue, certifie. On ne saurait lui reprocher son existence même. La question n’est donc pas : faut-il supprimer l’épreuve de philosophie ? La question est plutôt : comment pourrait-elle mieux accomplir sa mission sans trahir l’esprit philosophique ?</strong></p>
<p><strong>IV. Ouverture : vers d’autres formes d’évaluation ?</strong></p>
<p><strong>Le bac 2026 n’innove pas. Il reconduit un modèle éprouvé – les deux dissertations, le commentaire – dont l’inertie institutionnelle explique la longévité. Mais si l’on voulait vraiment évaluer la capacité à philosopher des élèves, il faudrait envisager d’autres formes :</strong></p>
<p><strong>● L’oral dialogique : une conversation avec deux professeurs, durant laquelle l’élève défend une thèse, répond à des objections, explore des chemins de pensée imprévus. C’est la forme la plus proche de la pratique philosophique authentique (Platon, Socrate). Mais elle est coûteuse en temps – ce qui explique peut-être qu’on la réserve au Grand Oral.</strong><br />
<strong>● L’essai libre : un texte continu, sans plan imposé, mais avec consigne explicite de problématiser, argumenter, convoquer des références. Pourquoi faudrait-il toujours un plan ternaire ? Pourquoi pas un essai en trois idées, sans hiérarchie prédéfinie ?</strong><br />
<strong>● L’épreuve sur dossier : à partir d’un corpus de textes contemporains (article journalistique, discours politique, manifeste artistique), l’élève dégage une question philosophique et y répond. Lien direct entre le questionnement philosophique et la réalité sociale.</strong><br />
<strong>● La dissertation critique de texte : une forme qui combine commentaire et dissertation – analyse fidèle d’un texte et critique argumentée de sa thèse.</strong></p>
<p><strong>Ces propositions ne sont pas utopiques. Elles existent déjà dans les universités internationales ou dans les classes préparatoires scientifiques – l’épreuve de français-philosophie pour les concours d’ingénieurs suppose un essai libre, non un format rigide. L’absence de telles innovations dans le baccalauréat général révèle une peur : celle de l’imprévisible, celle de l’élève qui penserait vraiment par lui-même plutôt que de restituer sa leçon.</strong></p>
<p><strong>Conclusion.</strong></p>
<p><strong>L’épreuve de philosophie du baccalauréat 2026, pour respectable qu’elle soit, porte en elle les stigmates d’un conservatisme scolaire. Les sujets, bien choisis sur le fond, évitent soigneusement les controverses contemporaines. Les formats canoniques – dissertation et commentaire – formatent la pensée et réduisent la philosophie à une rhétorique de la maîtrise, plutôt qu’à une aventure de l’esprit.</strong></p>
<p><strong>Pourtant, il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Que des centaines de milliers d’élèves passent quatre heures à écrire sur « Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? » est une expérience formatrice, à condition qu’elle ne soit pas la seule. La question politique n’est pas de supprimer l’épreuve, mais de la dynamiter de l’intérieur : élargir les thématiques aux enjeux contemporains, diversifier les formats d’écriture, introduire une place pour la critique des textes, et cesser de reproduire le dogme d’un plan ternaire calqué sur la rhétorique antique.</strong></p>
<p><strong>La philosophie commence là où l’on cesse de réciter. Or, l’épreuve du bac 2026, par ses formats figés, enseigne surtout la récitation – une récitation brillante, mais une récitation tout de même. Il est temps que l’institution prenne au sérieux sa propre mission : non pas seulement former des candidats à la dissertation, mais émanciper des êtres pensants.</strong></p>
<p><strong>Le choix, pour les élèves de 2026, était entre dissertation et commentaire. Le choix, pour nous qui analysons ce système, est plus large : continuer à reproduire une tradition éducative ou l’interroger pour la faire évoluer. Le propre de la philosophie n’est-il pas justement de ne jamais se reposer dans aucune tradition, même la plus consacrée ?</strong></p>
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		<title>Les dimanches d&#8217;Aziz DAOUDA. Baccalauréat: le révélateur brutal de nos fragilités collectives</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/213459</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jun 2026 09:51:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Par: Aziz DAOUDA Chaque session du baccalauréat nous renvoie à la face ce que nous sommes réellement. Les 500 000 candidats qui se sont présentés cette année n’ont pas dérogé à une règle devenue presque une constante nationale: le bac n’est plus uniquement un examen scolaire, il est devenu un révélateur social, civique et moral. Comme &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Aziz DAOUDA</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213464" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/daoudos-1.jpg" alt="" width="660" height="330" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/daoudos-1.jpg 660w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/daoudos-1-300x150.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px" /></strong></p>
<p class="blu-article-first-paragraph"><strong><span class="blu-article-lead">Chaque session du baccalauréat nous renvoie à la face ce que nous sommes réellement.</span> Les 500 000 candidats qui se sont présentés cette année n’ont pas dérogé à une règle devenue presque une constante nationale: le bac n’est plus uniquement un examen scolaire, il est devenu un révélateur social, civique et moral.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Comme chaque année, les autorités ont mobilisé des moyens considérables pour sécuriser les épreuves : brouillage des communications, surveillance renforcée, contrôles numériques, sanctions exemplaires, campagnes de sensibilisation. L’arsenal est impressionnant. Pourtant, malgré tout cela, la fraude persiste. Elle change de forme, s’adapte, contourne les dispositifs et finit toujours par réapparaître. Une démonstration grandeur nature du gendarme qui accuse souvent, voire toujours, un certain retard sur le voleur.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Cette réalité pose une question fondamentale: le problème est-il réellement technique ou profondément sociétal ?</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>La fraude massive, car c’est bien de cela qu’il s’agit, n’est jamais un simple acte individuel. Elle traduit une culture: une manière de considérer la réussite non comme le fruit d’un effort, mais comme un résultat à obtenir par n’importe quel moyen, fût‑il malhonnête. Elle révèle une relation abîmée au mérite, au travail, à l’éthique et à la responsabilité.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Plus grave encore, les déclarations de nombreux candidats à la sortie des examens interpellent: difficultés majeures de compréhension, pauvreté de l’expression, faiblesse du raisonnement, incapacité parfois à maîtriser des notions élémentaires après douze années de scolarité, sujets pauvrement ou simplement mal formulés. Le constat devient douloureux. Quel gâchis.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Il ne s’agit pas ici de stigmatiser une jeunesse qui, au fond, est la première victime du système. Ces jeunes ne sont pas nés avec des carences intellectuelles; ils sont le produit d’un environnement éducatif, culturel et social qui les a progressivement fragilisés. Le problème dépasse largement la seule école.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Le bac révèle d’abord les fractures profondes de notre système éducatif: une école publique souvent épuisée, des programmes souvent déconnectés des réalités contemporaines, une pédagogie encore trop fondée sur la mémorisation mécanique plutôt que sur l’esprit critique, des enseignants sous pression ou parfois incompétents, des inégalités territoriales criantes entre villes et campagnes, entre établissements d’élite et écoles abandonnées. Le bac dévoile aussi quelque chose de plus profond: l’effondrement progressif de certains repères civiques et partant de certaines valeurs morales.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Comment demander à un élève de respecter les règles de l’examen lorsqu’il grandit dans un environnement où il observe quotidiennement le contournement des règles dans tant de domaines ? Individus et collectivité ont un rapport ambigu avec la loi et les règles. Ils craignent la loi sans nécessairement la respecter. Comment inculquer la culture du mérite dans une société où beaucoup pensent que les réseaux, les passe-droits ou la ruse comptent davantage que l’effort ? Autrefois, les enfants travaillaient l’été: une éducation à l’effort et au mérite encouragée par les parents ; aujourd’hui, cette pratique a largement disparu. Comment convaincre un adolescent que la triche est immorale lorsque l’espace public banalise parfois la fraude, l’incivilité ou l’absence de responsabilité collective ? L’école ne peut, à elle seule, réparer ce que la société produit.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Il existe également un malaise plus silencieux: notre rapport à la réussite scolaire. Le baccalauréat est devenu une obsession nationale. Une pression gigantesque repose sur des adolescents de dix‑sept ou dix‑huit ans. Pour beaucoup de familles, le bac représente bien plus qu’un diplôme. Il devient une question d’honneur social, de survie économique ou de reconnaissance familiale. Dans un tel contexte, certains finissent par considérer que le résultat importe davantage que le chemin emprunté pour y parvenir.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Le phénomène n’est évidemment pas exclusivement marocain. La fraude scolaire existe partout dans le monde. Mais les grandes nations éducatives ont compris une chose essentielle: la qualité d’un système ne se mesure pas seulement au taux de réussite, mais à la valeur réelle des compétences acquises. Or c’est précisément là que réside notre inquiétude.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Derrière les statistiques officielles se cache une interrogation plus grave. Formons‑ nous réellement des citoyens capables de réfléchir, d’innover, de produire, de débattre, de créer et de porter le développement du pays ? Ou sommes‑nous en train de fabriquer des générations anxieuses, fragilisées, exigeantes sans contrepartie et souvent déconnectées des exigences du monde moderne ?</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Le véritable défi marocain n’est donc pas uniquement d’empêcher les téléphones d’entrer dans les salles d’examen. Le défi est de reconstruire une culture du savoir, de l’effort et de la responsabilité. Cela suppose plusieurs ruptures majeures.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>D’abord, revaloriser l’enseignant. Aucun système éducatif au monde ne réussit lorsque ceux qui transmettent le savoir perdent leur prestige social, leur autorité morale ou des conditions de travail dignes.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Ensuite, réformer profondément les méthodes pédagogiques. Le monde a changé: les élèves ont désormais accès à l’information partout et immédiatement. L’école ne peut plus être un simple lieu de récitation ; elle doit devenir un espace d’intelligence, de créativité, de débat et de construction du raisonnement.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Il faut également réhabiliter l’éducation civique, non comme une matière secondaire apprise mécaniquement, mais comme une culture quotidienne du respect des règles, du bien commun et de la responsabilité individuelle.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Enfin, il faut avoir le courage d’affirmer que le baccalauréat ne peut pas être l’unique horizon de la réussite. Une nation moderne valorise aussi la formation professionnelle, les métiers techniques, les compétences pratiques et l’intelligence manuelle. Tous les jeunes ne sont pas destinés au même parcours académique, et il n’y a aucune honte à cela.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Le plus inquiétant serait enfin de considérer ces scènes annuelles comme normales : de s’habituer à la fraude, aux insuffisances et aux mêmes débats répétitifs chaque année. Une société qui banalise ses échecs finit par perdre sa capacité à se réformer.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Le baccalauréat marocain reste cependant une formidable opportunité : celle de regarder la réalité en face, sans complaisance mais sans fatalisme. Les solutions existent. Elles demandent du courage politique, de la cohérence éducative et surtout une volonté collective de remettre le mérite, le savoir et la citoyenneté au centre du projet national. Voilà un vaste programme pour le prochain exécutif mais nos partis sont ils capables d&rsquo;en débattre courageusement?</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Sinon, l’année prochaine, nous assisterons exactement au même spectacle : mêmes indignations, mêmes fraudes, mêmes faiblesses… les mêmes parents et élèves qui se plaignent, les mêmes sujets parfois ridicules et les mêmes regrets.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>[Vidéo] Bac 2025: Lancement des épreuves « dans le calme et la sérénité »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/185536</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Siham Naciri]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 May 2025 11:52:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[BACCALAURÉAT]]></category>
		<category><![CDATA[épreuves]]></category>
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					<description><![CDATA[Les épreuves du baccalauréat pour l&#8217;année académique en cours ont débuté ce jeudi matin à travers le Royaume, dans un esprit de discipline et d&#8217;organisation. Selon les données officielles du ministère de l&#8217;Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, le taux de candidats privés parmi ce nombre a atteint environ 22%, soit plus de 108 &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les épreuves du baccalauréat pour l&rsquo;année académique en cours ont débuté ce jeudi matin à travers le Royaume, dans un esprit de discipline et d&rsquo;organisation.</p>
<p>Selon les données officielles du ministère de l&rsquo;Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, le taux de candidats privés parmi ce nombre a atteint environ 22%, soit plus de 108 000 candidats privés. Dans le même temps, les candidates représentaient 52% du total, ce qui reflète la présence croissante des filles dans les différentes filières éducatives.</p>
<p>&nbsp;</p>

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<p>&nbsp;</p>
<p>Le Ministère a mobilisé tous les moyens humains et logistiques pour assurer le bon déroulement de ces examens, tant au niveau de la sécurisation des sujets que du respect des procédures réglementaires établies, notamment celles relatives à l’intégrité et à la lutte contre la tricherie. Cet objectif est atteint grâce à l’utilisation de mécanismes de surveillance modernes et à l’application du principe de l’égalité des chances.</p>
<p>Depuis les premières heures de ce matin, les étudiants arrivent dans les centres d&rsquo;examen, accompagnés de leurs familles. Le personnel pédagogique et administratif était présent pour organiser les inscriptions et assurer le début des examens à l&rsquo;heure.</p>
<p>La session ordinaire des examens du baccalauréat 2025 devrait se poursuivre sur plusieurs jours, selon les spécialisations et les parcours académiques.</p>
<p>Le baccalauréat, souvent décrit comme le « passeport pour l&rsquo;enseignement supérieur », est une étape cruciale dans la vie des étudiants, leur permettant de passer de l&rsquo;école secondaire à de nouveaux horizons dans les universités et les instituts supérieurs. Cela rend ces examens d’une grande importance tant au niveau individuel que sociétal.</p>
<p>En attendant les résultats, l’espoir demeure que cette session se déroulera dans une atmosphère de sérieux et de transparence, et que les efforts des candidats et des éducateurs seront couronnés de succès.</p>
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		<item>
		<title>Baccalauréat 2023: un taux de réussite de 59,74%</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/123024</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 13:57:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[BACCALAURÉAT]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>
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					<description><![CDATA[Au total 245.109 candidats scolarisés de l’enseignement public et privé ont passé avec succès la session normale de l’examen national normalisé du baccalauréat 2023, enregistrant un taux de réussite de 59,74%, soit au même niveau des taux enregistrés avant la session de 2019, indique lundi le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au total 245.109 candidats scolarisés de l’enseignement public et privé ont passé avec succès la session normale de l’examen national normalisé du baccalauréat 2023, enregistrant un taux de réussite de 59,74%, soit au même niveau des taux enregistrés avant la session de 2019, indique lundi le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports.</p>
<p>Dans un communiqué, le ministère fait savoir que, sur les 245.109 candidats ayant passé avec succès les examens de la session normale, 142.051 sont des filles.</p>
<p>Le nombre global des candidats qui ont obtenu le baccalauréat a augmenté de 14.000, soit 6% par rapport à la même session de 2022, alors que le nombre des candidats ayant passé l’examen a augmenté de 18% cette année en comparaison avec la session de l’année dernière, explique la même source.</p>
<p>Le taux de réussite de cette session est de 59,74%, soit au même niveau des taux enregistrés avant la session de 2019, alors que le taux de réussite a atteint 63,83% chez les filles et 54,89% pour les garçons.</p>
<p>Le nombre des candidats ayant obtenu une mention, parmi les scolarisés et les libres, a atteint 127.338, soit un taux de 48%, poursuit le communiqué, ajoutant que le taux de réussite pour les filières internationales du baccalauréat marocain a atteint 64,94%, contre 45,48% pour les filières du baccalauréat professionnel.</p>
<p>Au total, 410.276 candidats scolarisés ont passé les examens de cette session, avec un taux de présence de 96,31%, contre 348.931 candidats qui se sont présentés pour la session de l’année dernière, soit un pourcentage de 97,01%.</p>
<p>Le nombre des candidats libres ayant passé cet examen s’élève à 80.615, soit un taux de présence de 61,25%. Le nombre des candidats libres ayant réussi l’examen est de 21.289, avec un taux de réussite de 26,41%.</p>
<p>Un total de 838 candidats en situation de handicap ont réussi cet examen, soit un taux de réussite de 73%, sachant que ces candidats ont bénéficié des épreuves et/ou des conditions adaptées durant toutes les phases de ces épreuves.</p>
<p>Selon le ministère, cette session se caractérise par l’adoption du modèle phygital du diplôme du baccalauréat et des relevés de notes, permettant ainsi de renforcer leur protection et de réduire les délais de délivrance des diplômes et des relevés des notes aux bacheliers.</p>
<p>Par ailleurs, 189.234 candidats, dont 145.479 scolarisés et 43.755 libres passeront la session de rattrapage, qui aura lieu les 05, 06, 07 et 08 juillet, alors que les résultats de cette session seront affichés le 13 du même mois.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Baccalauréat: Ambiance studieuse au premier jour de l&#8217;examen (reportage vidéo)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/121818</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Siham Naciri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 10:04:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[BACCALAURÉAT]]></category>
		<category><![CDATA[examens]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est parti pour le Bac 2023. Le nombre total des candidats devant passer les examens s’élève à 426.000, soit une hausse de 18% par rapport à l&#8217;année précédente. &#160; [c5ab_video c5_helper_title= » » c5_title= » » url= »https://youtu.be/HHMhx1gdsEs » width= »800&#8243; height= »450&#8243; ] &#160; Lecollimateur.ma, a fait une  apnée au coeur du Lycée Lissane Eddine Ibn ALkhatib, Hay Karima, Salé, pour vous &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">C’est parti pour le Bac 2023. Le nombre total des candidats devant passer les examens s’élève à 426.000, soit une hausse de 18% par rapport à l&rsquo;année précédente.</p>
<p>&nbsp;</p>
[c5ab_video c5_helper_title= » » c5_title= » » url= »https://youtu.be/HHMhx1gdsEs » width= »800&Prime; height= »450&Prime; ]
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><span class="s1"><a href="http://lecollimateur.ma">Lecollimateur.ma</a></span>, a fait une  apnée au coeur du Lycée Lissane Eddine Ibn ALkhatib, Hay Karima, Salé, pour vous restituer l&rsquo;ambiance du premier jour des examens (reportage).</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bac 2022: la meilleure moyenne nationale, 19,44 par Zaid Lahroussi, enregistrée à la direction provinciale de Ain Chock</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/85977</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Jul 2022 06:49:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[BACCALAURÉAT]]></category>
		<category><![CDATA[résultats]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec une note de 19,44 sur 20, l&#8217;élève Zaid Lahroussi qui poursuit ses études dans un lycée de la direction provinciale d&#8217;Ain Chock à Casablanca, a décroché la meilleure moyenne générale au baccalauréat au titre de l&#8217;année 2022 à l&#8217;échelle nationale, a annoncé, vendredi, l&#8217;Académie régionale de l&#8217;éducation et de la formation (AREF) de Casablanca-Settat. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec une note de 19,44 sur 20, l&rsquo;élève Zaid Lahroussi qui poursuit ses études dans un lycée de la direction provinciale d&rsquo;Ain Chock à Casablanca, a décroché la meilleure moyenne générale au baccalauréat au titre de l&rsquo;année 2022 à l&rsquo;échelle nationale, a annoncé, vendredi, l&rsquo;Académie régionale de l&rsquo;éducation et de la formation (AREF) de Casablanca-Settat.</p>
<p>Lors de la session ordinaire du baccalauréat au titre de l&rsquo;année 2022, l&rsquo;Académie a enregistré un ensemble de chiffres et indicateurs de qualité, s&rsquo;est-elle réjouie dans un communiqué, notamment que l&rsquo;élève Zaid Lahroussi est inscrit dans la branche des sciences physiques, section française.</p>
<p>Il s&rsquo;agit également, ajoute la même source, du nombre d&rsquo;admis qui a atteint 52.674 candidates, soit un taux de réussite de 60,26% parmi les candidats scolarisés ayant passé cet examen national.</p>
<p>Les résultats enregistrés à l&rsquo;Académie de Casablanca-Settat ont également été marqués par un taux de 52,46% d&rsquo;obtention du baccalauréat avec mention, outre un taux de réussite chez les filles s&rsquo;élevant à 65,71% du total des admis.</p>
<p>D&rsquo;autre part, l&rsquo;AREF fait savoir que le nombre total des candidats scolarisés devant passer la session de rattrapage est de 39.252 élèves, contre 11.490 pour les candidats libres.</p>
<p>La session de rattrapage se déroulera les 15-16-18-19 juillet 2022, et les résultats y afférents seront annoncés le 22 juillet.</p>
<p>L&rsquo;Académie a, par ailleurs, tenu à féliciter l&rsquo;ensemble des candidats admis, tout en leur souhaitant la réussite dans leur parcours éducatif et de formation.</p>
<p>Elle a également salué les efforts de tous les acteurs et parties prenantes, cadres administratifs et éducatifs, ainsi que les autorités locales et sécuritaires, qui ont contribué à la tenue de ces examens dans les meilleures conditions.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Baccalauréat-2021: Un taux de réussite de 68,43% (ministère)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/49482</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jun 2021 16:35:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[BACCALAURÉAT]]></category>
		<category><![CDATA[taux de réussite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=49482</guid>

					<description><![CDATA[Un total de 221.031 candidats scolarisés de l&#8217;enseignement public et privé ont passé avec succès la session normale de juin de l&#8217;examen national normalisé du baccalauréat, soit un taux de réussite de 68,43%, a annoncé dimanche le ministère de l&#8217;Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Les filles &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un total de 221.031 candidats scolarisés de l&rsquo;enseignement public et privé ont passé avec succès la session normale de juin de l&rsquo;examen national normalisé du baccalauréat, soit un taux de réussite de 68,43%, a annoncé dimanche le ministère de l&rsquo;Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.</p>
<p>Les filles représentent 55,54% du total des candidats ayant passé avec succès cette session, indique le ministère dans un communiqué, précisant que 116.518 candidats scolarisés ont obtenu leur bac avec mention, soit 52,72 % de l’ensemble des bacheliers.</p>
<p>La meilleure moyenne au niveau national, soit 19,53/20, a été obtenue au niveau de l’Académie régionale d&rsquo;éducation et de formation de Marrakech-Safi, dans la branche des sciences physiques, section française.</p>
<p>Le taux de réussite chez les candidats des branches scientifiques et techniques s&rsquo;est situé à 66,55% sur l&rsquo;ensemble des candidats qui se sont présentés aux examens, tandis que pour les filières littéraires et de l’enseignement originel, ce taux est de 73,29%.</p>
<p>Le même taux s&rsquo;élève à 78,35% pour le baccalauréat international et à 59,52% pour le bac professionnel.</p>
<p>S&rsquo;agissant des candidats en situation de handicap qui ont bénéficié de l&rsquo;adaptation des examens et des conditions de correction, le taux de réussite est de 67,63%. Pour les candidats libres, ce taux avoisine les 41,93%, sachant que le taux de présence de ces derniers a atteint 60,61 %.</p>
<p>Le nombre total des candidats scolarisés devant passer la session de rattrapage est de 92.581 élèves, contre 56.813 pour les candidats libres. Cette session se déroulera du 05 au 08 juillet et les résultats seront annoncés le 11 du même mois.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Baccalauréat 2021: Les préparatifs battent leur plein à la veille du jour J</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/48106</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jun 2021 21:52:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[BACCALAURÉAT]]></category>
		<category><![CDATA[PRÉPARATIFS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=48106</guid>

					<description><![CDATA[Les préparatifs de la session normale de l&#8217;examen national normalisé du baccalauréat 2020-2021, qui se dérouleront du 8 au 12 juin, battent leur plein à la veille du jour J, avec la remise, lundi, des sujets des épreuves aux directeurs provinciaux du ministère de l&#8217;Éducation nationale. Ainsi, au niveau de l’Académie régionale de l’éducation et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les préparatifs de la session normale de l&rsquo;examen national normalisé du baccalauréat 2020-2021, qui se dérouleront du 8 au 12 juin, battent leur plein à la veille du jour J, avec la remise, lundi, des sujets des épreuves aux directeurs provinciaux du ministère de l&rsquo;Éducation nationale.</p>
<p>Ainsi, au niveau de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) de Rabat-Salé-Kénitra, cette opération vitale pour l&rsquo;organisation de cette échéance nationale importante a été entourée de toutes les conditions assurant la crédibilité du baccalauréat au Maroc.</p>
<p>Au centre régional des examens de Rabat, le staff administratif de l’AREF Rabat-Salé-Kénitra s&rsquo;active, depuis dimanche, pour assurer le bon déroulement de ces échéances nationales et la bonne organisation des épreuves. Les sujets sont, ainsi, classifiés puis distribués avec la plus grande précision aux directeurs provinciaux en personne.</p>
<p>Triés selon les branches, matières et établissements d&rsquo;enseignement, ces épreuves furent imprimées dans un lieu clos et dans le plus grand secret.</p>
<p>Dans une déclaration à M24, la chaîne d’information en continu de l’agence marocaine de presse (MAP), Ikram Bouayad, responsable de la division des affaires pédagogiques à l’AREF de Rabat-Salé-Kénitra, a relevé que le bon déroulement des épreuves du baccalauréat est tributaire de l’opération de distribution des épreuves au directeurs provinciaux.</p>
<p>Cette échéance nationale, poursuit-elle, se déroule dans une conjoncture exceptionnelle liée à la propagation de la Covid-19, à l’instar de l’année dernière, indiquant qu&rsquo;un protocole sanitaire a été mis en place pour définir les mesures de précaution à suivre de la part de tous les intervenants.</p>
<p>Il s&rsquo;agit, explique la responsable, de l&rsquo;utilisation d&rsquo;espace vastes et aérés, tels que les salles de sport, les stades et les amphithéâtre, la réduction à 10 du nombre de candidats dans les salles et la réalisation de tests de dépistage pour l&rsquo;équipe chargée de la gestion des examens aux niveaux régional et provincial.</p>
<p>Les mesures prévoient, également, de permettre aux candidats d&rsquo;imprimer leurs convocations via une plateforme dédiée, en plus de la désinfection deux fois par jours de l’ensemble des espaces d&rsquo;examen et de correction, le respect des règles de distanciation et la fourniture de quantités suffisantes de produits désinfectants et de masques de protection, a ajouté Mme Bouayad.</p>
<p>Pour sa part, le directeur provincial de Sidi Slimane, Mustapha Ouchrif a affirmé que cette opération vise à distribuer les épreuves du baccalauréat aux différentes provinces de la région, précisant qu’elle a débuté dimanche et ne prendra fin que lundi soir.</p>
<p>Ces sujets sont transportés sous la surveillance de la Gendarmerie Royale et distribués au fur et à mesure du déroulement des épreuves aux différents centres d’examens, a-t-il expliqué.</p>
<p>Un total de 73.490 candidats passeront les épreuves de la session normale de l&rsquo;examen national normalisé du baccalauréat 2021 dans la région de Rabat-Salé-Kénitra, soit une évolution de 18% par rapport à l&rsquo;année dernière, avait annoncé dernièrement l&rsquo;AREF de Rabat-Salé-Kénitra.</p>
<p>De même, plus de 25.000 cadres et intervenants seront déployés pour assurer le bon déroulement de cette échéance et quelque 5.000 enseignants seront mobilisés pour la correction dans 45 centres répartis sur les 7 directions provinciales de la région, avec la possibilité accordée aux correcteurs qui le souhaitent de participer à cette opération en dehors de leur direction d&rsquo;affectation.</p>
<p>L&rsquo;Académie indique, d&rsquo;autre part, que 259 candidats en situation de handicap bénéficieront de conditions adaptées pour passer les examens, tandis que 155 candidats sont inscrits au niveau des établissements pénitentiaires.</p>
<p>La répartition géographique des candidats par directions provinciales fait ressortir que 17.711 se trouvent à Salé (24%), 13.543 à Kénitra (18%), 10.800 à Skhirat-Témara (15%), 10.230 à Rabat (soit 14%), 9.034 à Khémisset (12%), 8.232 à Sidi Kacem (11%) et 3.940 à Sidi Slimane (5%).</p>
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		<title>BAC-2020/Fraude: les candidats exemptés de la légalisation de la déclaration sur l&#8217;honneur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2020 10:49:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[BACCALAURÉAT]]></category>
		<category><![CDATA[déclaration sur l'honneur]]></category>
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					<description><![CDATA[Il n&#8217;y aura aucun recours à la légalisation par le candidat de la déclaration sur l&#8217;honneur attestant de la prise de connaissance des dispositions de la loi contre la fraude lors de l&#8217;examen national unifié du baccalauréat, session 2020, et ce à titre exceptionnel, a annoncé le ministère de l&#8217;Éducation nationale, de la formation professionnelle, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il n&rsquo;y aura aucun recours à la légalisation par le candidat de la déclaration sur l&rsquo;honneur attestant de la prise de connaissance des dispositions de la loi contre la fraude lors de l&rsquo;examen national unifié du baccalauréat, session 2020, et ce à titre exceptionnel, a annoncé le ministère de l&rsquo;Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l&rsquo;enseignement supérieur et de la recherche scientifique.</p>
<p>Dans un communiqué, le ministère informe tous les candidats qui passeront l&rsquo;examen national, qu' »il suffira de présenter cette année la déclaration sur l&rsquo;honneur signée par le candidat, attestant de la prise de connaissance des dispositions de la loi contre la fraude lors de l&rsquo;examen unifié du baccalauréat, sans avoir recours à sa légalisation auprès de l&rsquo;autorité locale compétente ».</p>
<p>Les mesures liées à la répression de la fraude aux examens requièrent la présentation d&rsquo;une déclaration sur l&rsquo;honneur du candidat attestant être au fait de la réglementation en vigueur, ajoute le département de l’Éducation nationale. Parmi ces mesures figurent notamment l&rsquo;interdiction des téléphones portables ou n&rsquo;importe quel support électronique au sein des espaces dédiés à l&rsquo;examen, précise le communiqué, notant que la simple possession de tels supports est considérée comme un cas de fraude punissable.</p>
<p>Le ministère a également souligné que chaque candidat est appelé à présenter la déclaration sur l&rsquo;honneur signée par lui-même ou par son tuteur, pour les élèves âgés de moins de 18 ans, et ce au plus tard le premier jour de l&rsquo;examen. Cette mesure prend en considération l&rsquo;état d&rsquo;urgence sanitaire en cours au Maroc en vue d&rsquo;endiguer la propagation du coronavirus (Covid-19).</p>
<p>Ainsi, une copie de la loi 02.13 relatif à la répression de la fraude aux examens scolaires a été transmise à tous les candidats via leur adresse e-mail « CodeMassar@taalim.ma ».</p>
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