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	<title>artiste-peintre &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>artiste-peintre &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>UN ARTISTE. UNE ŒUVRE. JILALI GHARBAOUI : PEINDRE « JUSQU&#8217;A L&#8217;OS »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 19:08:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[artiste-peintre]]></category>
		<category><![CDATA[Jilali Gharbaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[Par : Majdouline WAHIB* Il y a des artistes que l’on découvre tardivement, puis dont l’absence dans notre parcours devient presque incompréhensible. Jilali Gharbaoui est de ceux-là. Né à Jorf El Melha en 1930, il meurt à Paris le 8 avril 1971, à seulement quarante et un ans. Derrière lui, il laisse une œuvre dense, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par : Majdouline WAHIB*</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212046" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/wajiha-.jpeg" alt="" width="1080" height="606" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/wajiha-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/wajiha--300x168.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/wajiha--1024x575.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/wajiha--768x431.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/wajiha--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></strong></p>
<p><strong>Il y a des artistes que l’on découvre tardivement, puis dont l’absence dans notre parcours devient presque incompréhensible. Jilali Gharbaoui est de ceux-là. Né à Jorf El Melha en 1930, il meurt à Paris le 8 avril 1971, à seulement quarante et un ans. Derrière lui, il laisse une œuvre dense, habitée, traversée par une tension qui continue encore aujourd’hui de saisir ceux qui la rencontrent.</strong></p>
<p><strong>Chez Gharbaoui, la peinture ne cherche jamais à séduire facilement. Elle surgit avec une force brute, comme une nécessité intérieure. Chaque toile semble porter la trace d’un combat intime, d’une urgence impossible à contenir. C’est sans doute ce qui donne à son œuvre une telle intensité.</strong></p>
<p><strong>Il y a dans sa trajectoire quelque chose qui rappelle Van Gogh dans son acharnement à peindre malgré tout, ou Basquiat dans cette façon de transformer une douleur intime en langage universel. Gharbaoui n’a pas peint pour plaire. Il a peint parce qu’il ne pouvait pas faire autrement.</strong></p>
<p><strong>Un enfant de nulle part devenu peintre de partout</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212814" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/gharbaoui1.jpeg" alt="" width="270" height="187" /></strong></p>
<p><strong>Très tôt confronté à la perte de ses parents, Jilali Gharbaoui grandit dans un orphelinat avant de poursuivre ses études secondaires à Fès. Pendant un temps, il travaille comme marchand de journaux tout en suivant des cours de dessin et de peinture à l’Académie des arts de la ville. C’est durant cette période que se développe progressivement son intérêt pour la création picturale.</strong></p>
<p><strong>Au début des années 1950, le destin de Jilali Gharbaoui prend un tournant décisif grâce au soutien de l’écrivain Ahmed Sefrioui. Celui-ci l’aide à obtenir une bourse qui lui ouvre les portes de Paris, où il poursuit sa formation à l’École des Beaux-Arts avant de fréquenter l’Académie Julian. Il découvre alors les grands mouvements artistiques européens de son époque, l’abstraction lyrique, l’expressionnisme, les recherches autour du geste et de la matière, mais sans jamais se fondre totalement dans un courant précis.</strong></p>
<p><strong>Car chez Gharbaoui, il ne s’agit pas d’imiter ou d’appartenir. Il s’agit avant tout de traduire une émotion, une tension intérieure, quelque chose qui échappe aux mots.</strong></p>
<p><strong>Une peinture qui dit l’indicible</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212816" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/gharbaoui2.jpeg" alt="" width="677" height="512" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/gharbaoui2.jpeg 677w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/gharbaoui2-300x227.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 677px) 100vw, 677px" /></strong></p>
<p><strong>Ce qui frappe immédiatement dans les œuvres de Gharbaoui, c’est leur puissance physique. Ses toiles ne se contemplent pas passivement ; elles imposent une présence. La matière semble vibrer, les formes apparaissent puis disparaissent, les couleurs se heurtent ou se dissolvent dans des mouvements presque fiévreux.</strong></p>
<p><strong>Sa peinture s’éloigne volontairement des constructions géométriques traditionnelles pour privilégier le geste, le rythme et la lumière. Son abstraction reste profondément habitée : derrière les traces du pinceau, on croit parfois deviner des silhouettes, des paysages ou des fragments de visages, comme des souvenirs en train de s’effacer.</strong><br />
<strong>Aujourd’hui, Gharbaoui est considéré comme l’un des pionniers de l’art moderne marocain, aux côtés d’Ahmed Cherkaoui. Son œuvre a ouvert un espace nouveau dans la peinture marocaine, en dialoguant avec les courants internationaux tout en conservant une voix profondément singulière.</strong></p>
<p><strong>Une vie consumée, une reconnaissance tardive</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212818" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/gharbaoui3.jpeg" alt="" width="280" height="180" /></strong></p>
<p><strong>La vie de Gharbaoui reste marquée par une grande fragilité. Entre le Maroc, Paris et la Sicile, il traverse des périodes d’errance et d’instabilité qui nourrissent aussi l’intensité de son travail. Cette tension permanente semble traverser chacune de ses toiles.</strong></p>
<p><strong>La reconnaissance financière est venue, comme souvent, après. Bien après. En 2015, une huile sur toile de 1959 atteint 7,4 millions de dirhams lors d’une vente à Paris. Un chiffre qui dit quelque chose sur la valeur de l’œuvre. Et sur l’ingratitude des époques.</strong></p>
<p><strong>Aujourd’hui, ses œuvres figurent dans plusieurs collections prestigieuses, notamment au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain à Rabat ainsi qu’au Mathaf: Arab Museum of Modern Art à Doha</strong><br />
<strong>Mais derrière cette reconnaissance institutionnelle et les records du marché de l’art demeure surtout l’image d’un homme qui a peint avec une sincérité absolue, sans stratégie ni calcul, simplement parce qu’il ne pouvait pas faire autrement.</strong></p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p><strong>Regarder une toile de Jilali Gharbaoui, c’est accepter d’être déplacé. Son œuvre ne rassure pas, elle questionne, dérange parfois, mais reste profondément vivante. C’est peut-être là que réside sa force : dans cette capacité à continuer de toucher quelque chose d’essentiel, longtemps après la disparition de l’artiste.</strong></p>
<p><strong>Bio express</strong></p>
<p><strong>Jilali Gharbaoui (1930-1971) est un peintre marocain originaire de Jorf El Melha, dans la région de Rabat-Salé-Kénitra. Figure majeure de l’art moderne au Maroc, il étudie à Paris avant de développer une œuvre abstraite marquée par le geste, la matière et l’expression d’une profonde tension intérieure. Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans plusieurs collections et institutions muséales au Maroc et à l’international.</strong></p>
<p><strong>Références bibliographiques</strong></p>
<p><strong>Tnifass, A. (2007). Jilali Gharbaoui : Voyage au bout du rêve, 1930-1971. Marsam.</strong><br />
<strong>Zahi, F. (Éd.). (2012). Regards sur l’œuvre de Gharbaoui. Bank Al-Maghrib..</strong><br />
<strong>Serghini, L. (2019). Jilali Gharbaoui : L.e messager de l’exil. Studiolo.</strong></p>
<p><strong>* Majdouline WAHIB, Doctorante-chercheuse en sciences de l’éducation, Université Ibn Tofail, Kénitra</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les jeudis de Mohammed El Qandil. Les Miroirs de Bentajar</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/179455</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 13:13:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[artiste-peintre]]></category>
		<category><![CDATA[Khadija BENTAJAR]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohammed El Qandil  *  Khadija BENTAJAR est une artiste peintre marocaine, d’Essaouira exactement. Autant dire qu’elle appartient à une ville dont l’Histoire, la culture et les valeurs ont marqué la vie, le comportement voire l’imaginaire des gens. Autant affirmer qu’elle se reconnait, sans conteste, dans cette grande lignée de plasticiens qui ont constitué une &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohammed El Qandil <em> * </em></strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-176940" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/02/qandilus--300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/02/qandilus--300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/02/qandilus--150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/02/qandilus--125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Khadija BENTAJAR est une artiste peintre marocaine, d’Essaouira exactement. Autant dire qu’elle appartient à une ville dont l’Histoire, la culture et les valeurs ont marqué la vie, le comportement voire l’imaginaire des gens. Autant affirmer qu’elle se reconnait, sans conteste, dans cette grande lignée de plasticiens qui ont constitué une école à part, et par suite ouvert les portes de la création à des échelles remarquables : Mohammed TABAL, Abdellah EL ATRACH, Fatima TALBI, Boujemaâ LAKHDAR…</p>
<p>Ex-professeure d’art plastiques, Khadija est une artiste modeste, ne fait pas dans les grandes pompes. Son travail, assez discret, tend vers la figuration libre, une espèce de représentation qui ne copie le réel que pour l’inscrire dans un monde idéal, utopique parce que devenu rare de nos jours. Ce monde, Khadija, ne cesse de le convoquer, de le questionner, de l’embellir… Elle le rend à portée de regard.</p>
<p>&nbsp;</p>

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<a href='https://lecollimateur.ma/ben-6-2'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/ben-1-4-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/ben-1-4-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/ben-1-4-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/ben-1-4-125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
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<a href='https://lecollimateur.ma/ben-3'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/ben--150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/ben--150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/ben--300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/ben--125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>

<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quatre miroirs, à notre avis, en rendent la succulence :</strong></p>
<p><strong>Miroir 1 :</strong></p>
<p>Les acryliques sur toile ou sur papier de l’artiste invitent à VOIR. L’invitation dont il est question est implication envoûtante, voyage dans les formes et les couleurs, déplacement dans les espaces et les temps. Carrés, triangles, rondeurs, arcades, lignes rectilignes ou obliques… créent une dynamique où les mouvements des personnages, leurs gestes ou danses, prennent de l’ampleur grâce à des plans nivelés des fois, contrastés d’autres fois. La composition qui en résulte est de l’ordre de l’euphorie contagieuse. Les tons chromatiques, souvent ocres clairs ou foncés, agencés de manière habile et heureuse, renfoncent ces contrastes et renvoient à l’idée d’un espace fécond et généreux, sujet à tous les mystères.</p>
<p><strong>Miroir 2 :</strong></p>
<p>Rien ne vient troubler cet espace onirique à force d’être réel. Pas d’intrus, d’élément qui divisent l’œil ou dérange la réception. L’artiste s’accapare notre attention d’une façon telle que nous devenons ses otages.<br />
Espace intime, savamment organisé, orchestré par des chants, des festivités, des échanges, voici que des femmes- rien qu’elles les hommes étant rares &#8211; en tiennent les rênes et mesurent ses distances. Le rire qui s’en dégage, les youyous qui remplissent l’atmosphère, les verres de thé qui ponctuent les dialogues, les plats de Couscous ou Tagines qui parfument les airs… élisent un espace féminisé par excellence, dont la douceur excède les corps et les sens. Le monde d’antan surgit comme un bloc de mémoire, se saisit des lieux, comme si une incantation allait coloniser les recoins fuligineux du moment présent.</p>
<p><strong>Miroir 3 :</strong></p>
<p>A travers ce monde stylisé, ludique, innocent à plus d’égards – la présence presque constante des enfants en témoigne – BENTAJAR réveille en nous tout un cortège de sensations et d’émotions nostalgiques. C’est que pour le peintre l’esthétique est d’abord un déplacement dans la mémoire, un voyage dans l’amnésie du temps. Dès lors, prennent les devants certaines traditions et coutumes qui faisaient le bonheur des marocains : portes ouvertes, garantissant une libre circulation de la vie commune, des soirées spirituelles de Gnaouas, les après-midi de femmes devisant sur les secrets des ménages, l’entraide des voisins, la tolérance entre familles de confessions différentes, partage des moments de joie et de féeries clandestines…Il en ressort toute une anthologie culturelle constituant presque un musée de symboles forts et significatifs.</p>
<p><strong>Miroir 4 :</strong></p>
<p>Derrière ce musée dont BENTAJAR fait l’apologie, l’invisible par ricochet finit par apparaitre : le monde moderne, tel que nous le vivons, ne fait pas le poids, encore moins son morcellement, son égoïsme, sa dispersion des familles et des communautés, son abandon des valeurs qui faisaient notre identité et réclamaient notre droit aux honneurs de l’humain.</p>
<p>L’artiste – via son monde jubilant – s’élève contre toute forme d’égocentrisme, celui-là même qui vide la vie de tout sens, la rend fade voire impitoyable. Une leçon d’esthétique à cultiver !</p>
<p><strong><em>* </em>Poète, chercheur en littérature et arts plastiques/</strong><br />
<strong>Inspecteur pédagogique</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>La vocation cachée de l&#8217;acteur Aziz Mesnaoui</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/119125</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 May 2023 14:58:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[artiste-peintre]]></category>
		<category><![CDATA[Aziz Mesnaoui]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec le soutien du Ministère de la jeunesse de la culture et de la communication, l’artiste peintre Aziz Mesnaoui expose à la Galerie Bab El Kébir aux Oudayas à Rabat du 17 au 31 Mai 2003. Le vernissage et la cérémonie de l’ouverture aura lieu le 17 mai à 18H30. L&#8217;exposition intitulée « Inspiration » présentera une &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Avec le soutien du Ministère de la jeunesse de la culture et de la communication, l’artiste peintre Aziz Mesnaoui expose à la Galerie Bab El Kébir aux Oudayas à Rabat du 17 au 31 Mai 2003. Le vernissage et la cérémonie de l’ouverture aura lieu le 17 mai à 18H30.</p>
<p class="p1">L&rsquo;exposition intitulée « Inspiration » présentera une série de peintures récentes de Aziz Mesnaoui sur des thèmes inspirés de la calligraphie arabe et marocaine selon une vision personnelle en utilisant différentes formes de la culture marocaine.</p>
<p class="p1">Né en 1953 à Casablanca, Aziz Mesnaoui est un artiste émergent de la scène artistique marocaine, il s’est spécialisé lors de ses débuts au théâtre en tant qu’acteur puis en tant que décorateur en dessinant des toiles qui servaient aux décors des pièces de théâtre dans lesquelles il jouait. Cela lui a permis de réaliser des décors qui expriment sa vision de son héritage et de sa culture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>

<a href='https://lecollimateur.ma/119125/mesnaoui'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/05/mesnaoui--150x150.jpeg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/05/mesnaoui--150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/05/mesnaoui--300x300.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/05/mesnaoui--125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/119125/mesnaoui-2'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/05/mesnaoui-2-150x150.jpeg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/05/mesnaoui-2-150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/05/mesnaoui-2-300x300.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2023/05/mesnaoui-2-125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>

<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">Aziz Mesnaoui est « <i>Un artiste d’un tout autre genre, il pratique son art en toute conscience du sens de la créativité en tant que concept philosophique et esthétique. Il ne s’écarte pas des différents styles et expressions de la culture marocaine, notamment « la culture populaire ». Sa touche personnelle se reflète dans ses tableaux à travers des écritures arabes et marocaines. Ce qui nous pousse à se demander quel genre est-il cette écriture ? Dans quel style peut-on la cadrer ? Et comment a-t-il pu combiner entre la calligraphie et la peinture dans une œuvre plastique pour lui donner une référence culturelle qui exprime sa personnalité en tant que peintre et un homme de théâtre marocain ? »<span class="Apple-converted-space">  </span></i>Extrait du livre « Esthétique du pratique et la problématique de la documentation, Khira JALIL, Critique d’Art ».<i> </i></p>
<p class="p1">Cette exposition est une occasion unique de découvrir son travail et de rencontrer l&rsquo;artiste en personne. Elle sera ouverte au public tous les jours du 17 au 31 mai 2023 de 10H à 18H00 (fermée le dimanche et le lundi).</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Décès de Gérard Fromanger, peintre engagé et représentant majeur de la Figuration narrative</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/49350</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jun 2021 10:48:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[artiste-peintre]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Fromanger]]></category>
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					<description><![CDATA[Le peintre français Gérard Fromanger, artiste engagé et représentant majeur de la Figuration narrative, est décédé à l&#8217;âge de 81 ans, a annoncé vendredi l&#8217;Académie des Beaux-Arts à Paris. « C&#8217;est avec émotion que l&#8217;Académie des Beaux-arts a appris le décès du peintre Gérard Fromanger », a indiqué sur Twitter l&#8217;institution, qui avait fait dialoguer ses œuvres &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le peintre français Gérard Fromanger, artiste engagé et représentant majeur de la Figuration narrative, est décédé à l&rsquo;âge de 81 ans, a annoncé vendredi l&rsquo;Académie des Beaux-Arts à Paris.</p>
<p>« C&rsquo;est avec émotion que l&rsquo;Académie des Beaux-arts a appris le décès du peintre Gérard Fromanger », a indiqué sur Twitter l&rsquo;institution, qui avait fait dialoguer ses œuvres avec celles d&rsquo;impressionnistes dans une exposition montée en 2019 au Musée Marmottan Monet à Paris.</p>
<p>« Gérard Fromanger était un ami, un camarade, un compagnon de route, un visionnaire. Un artiste engagé dans la défense de toutes les libertés, un poète à la palette enjouée et multicolore », a réagi l&rsquo;ancien ministre de la Culture de François Mitterrand, Jack Lang.</p>
<p>Descendant d&rsquo;une longue lignée de peintres, il faisait partie d&rsquo;un groupe d&rsquo;artistes qui ont formé dans les années 1960 le courant de la Figuration narrative (ou « nouvelle figuration »), consistant à créer des récits et des histoires avec des figures, en contraste avec l&rsquo;art abstrait.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DISPARITION TRAGIQUE DE KARIM ATTAR. UN ARTISTE DE GRAND TALENT NOUS QUITTE.</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/45966</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azdine Hachimi Idrissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 May 2021 00:46:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[artiste-peintre]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[Karim Attar]]></category>
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					<description><![CDATA[La communauté des artistes est bouleversée par la nouvelle du décès de l’artiste peintre Karim Attar des suites d’un accident sur l’autoroute alors qu’il se dirigeait vers Meknès sa ville natale.  Il était accompagné de sa sœur, qui est hospitalisée, et de sa petite nièce qui a perdu la vie. Né en 1977, Karim Attar &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4065238196MsoNormal">La communauté des artistes est bouleversée par la nouvelle du décès de l’artiste peintre Karim Attar des suites d’un accident sur l’autoroute alors qu’il se dirigeait vers Meknès sa ville natale.  Il était accompagné de sa sœur, qui est hospitalisée, et de sa petite nièce qui a perdu la vie.</p>
<p class="yiv4065238196MsoNormal">Né en 1977, Karim Attar était éclectique et s’était intéressé à plusieurs domaines de l’art: peinture, dessin, sculpture, théâtre, photographie, chorégraphie. Il était aussi passionné de belles lettres et notamment la littérature arabe classique.</p>
<p class="yiv4065238196MsoNormal">Son œuvre, très singulière, est identifiable par un univers où le corps humain, désarticulé, démembré, est souvent inscrit dans une énigmatique hybridité entre humain et animal.</p>
<p class="yiv4065238196MsoNormal">Un univers tourmenté jusqu’à en devenir beau et fascinant par l’esthétisation maîtrisée de cette déstructuration morphologique.</p>
<p class="yiv4065238196MsoNormal">Une inquiétude, perceptible, que Karim Attar sublimait par son talent et son art… qui, chez lui, avait une fonction thérapeutique… plus que chez d’autres artistes. Et dans cette mesure, son œuvre nous interpelle tous… car comme il le disait,  il était à  « la recherche de notre humanité dont le chemin semble parfois perdu ».</p>
<p class="yiv4065238196MsoNormal">Ses œuvres figurent dans  de nombreuses collections prestigieuses  et il était destiné à une lumineuse carrière.</p>
<p class="yiv4065238196MsoNormal">Le Collimateur présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses amis.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>UNE ARTISTE. UNE ŒUVRE. LES SYMBOLIQUES CROISÉES D’ILHAM LARAKI OMARI   </title>
		<link>https://lecollimateur.ma/43571</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azdine Hachimi Idrissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2021 10:07:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[artiste-peintre]]></category>
		<category><![CDATA[Ilham Laraki]]></category>
		<category><![CDATA[Une artiste]]></category>
		<category><![CDATA[Une oeuvre]]></category>
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					<description><![CDATA[***Une exploration plastique composite L’univers de l’artiste peintre Ilham Laraki Omari est imprégné de notions porteuses de fortes  symboliques: le cercle, la spirale, la sphère, le temps, le  mouvement, l’énergie, la lumière… témoignant d’un imaginaire tendu vers une quête spirituelle. Ces notions et leurs symboliques sont présentes tant au niveau de ses compositions peintes… que &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2432321120MsoNormal"><b>***Une exploration plastique composite</b></p>
<p>L’univers de l’artiste peintre Ilham Laraki Omari est imprégné de notions porteuses de fortes  symboliques: le cercle, la spirale, la sphère, le temps, le  mouvement, l’énergie, la lumière… témoignant d’un imaginaire tendu vers une quête spirituelle.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Ces notions et leurs symboliques sont présentes tant au niveau de ses compositions peintes… que de ses œuvres contemporaines. Sa dernière grande exposition personnelle a  constitué un tournant majeur dans sa recherche. Sous le thème « Souffle », l&rsquo;exposition a été déclinée en trois volets: « Incandescence »… « Tasbih »…  « Le temps »…</p>
<p>Des compositions abstraites en peinture à huile sur toile, les plus nombreuses… côtoient  des sculptures mobiles (installations) avec différents matériaux: bois, métal, plexiglas, fil tissé sur bois, bois peint fixé sur toile peinte…<b></b></p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">L’artiste est ainsi dans une exploration composite, cultivant la perméabilité entre genres esthétiques. Cette démarche mixte qui va au-delà des cloisonnements peut être  illustrée par une de ses formules: « Mon abstrait est le figuratif de mon profond ressenti »… !</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Ilham Laraki Omari ne veut pas être confinée dans un seul champ d’expression.  Comme plusieurs artistes de sa génération, elle tient à prospecter simultanément l’art moderne et l’art contemporain. Les sonder à travers des prismes créatifs constamment réinventés.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
Mais l’esprit et la vision qui ont animé l’exposition « Souffle » se poursuivent et continuent à nourrir sa recherche et ses récentes créations.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Nous examinerons tous ces éléments illustrant une quête spirituelle, nourrie d&rsquo;émotion…</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
<b>***Les figures du cercle et de la spiralité</b></p>
<p>Tant dans ses œuvres peintes que ses  installations, l’artiste joue sur les désinences de la figure du cercle et celle de la spiralité. Elles sont omniprésentes. Des formes prises dans un mouvement giratoire autour d’un point nodal…</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal"> La symbolique de la spiralité a toujours interpelé les cultures humaines. Une formidable intuition que la science a confirmé en considérant la forme spirale comme: « structure de base de la vie » et ancrée dans la matière vivante.</p>
<p>La forme hélicoïdale de l’ADN reste l’image la plus fascinante dans la grammaire  de perpétuation de la vie.</p>
<p>La spirale c’est également le chemin sinueux afin de percer un secret ou un mystère.</p>
<p>La spirale c’est aussi l’allégorie d’une âme à la recherche de la vie éternelle.</p>
<p>On pense aussi à la symbolique du « Mandala ». Terme sanskrit signifiant le cercle et symbolisant la quête vers l’absolu.</p>
<p>L’écoulement de la durée est aussi lié à cette « spirale du temps » qui hante les imaginaires.</p>
<p>Et aussi ces spirales géantes des galaxies et des nébuleuses, symbole de l’énergie cosmique et des mouvements stellaires.</p>
<p>Et aussi la spirale de la fascination de l’hypnose.</p>
<p>Avec ces images et  formes présentes dans l’univers d’Ilham Laraki Omari, on identifie  inéluctablement  des questions se rapportant à  la genèse de la vie, le mystère de l’univers, la quête des origines, le temps, la matière, l’esprit,…</p>
<p><b></b></p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal"><b>***La fascination du temps</b></p>
<p>La notion du temps fascine Ilham Laraki Omari et revient souvent dans ses propos.  Fascination transformée en une féconde source de créativité.</p>
<p>« Le temps, je ne saurai en parler… qu’à travers mes œuvres… au moment où il faut placer des mots pour le cerner, il n’y est plus », dit-elle !</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
Une de ses installations, qui résume tout sur cette fascination, est intitulée: « Le Sablier »…</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Mais il faut comprendre: « Ceci n’est pas un sablier « … à l’instar d’un célèbre titre de Magritte.</p>
<p>L’objet présenté  n’est pas resserré en son milieu pour laisser le sable s’égrener  en un temps convenu. C’est un objet cylindrique !</p>
<p>Un mécanisme de rotation est prévu… Le sable ne s&rsquo;écoule pas. Il se déverse, en un bruit lourd et s&rsquo;étale dans le fond du sablier-cylindre.   Ce « sablier » est dépourvu de finalité, sa fonction est minée ! La mesure du temps n’est guère possible. Elle n’a plus de sens !</p>
<p>Dans ses œuvres récentes… où elle mixe de plus en plus moderne et contemporain… l’artiste a interrogé à l’extrême la question du temps.</p>
<p>Elle intègre dans des toiles des systèmes de montre, dépourvus de chiffres, avec cadran et aiguilles mobiles… après en avoir modifié le fonctionnement mécanique.<br />
Les aiguilles tournent dans le sens inverse… de droite à gauche… ! Là non plus la mesure du temps n’est guère possible ! Ceci n’est pas une montre… !</p>
<p>Un temps  insaisissable… qui échappe… qui nargue … ou qui défie…</p>
<p>Le seul moment où l’artiste semble évoquer d’une manière apaisée et sereine « le temps » c’est lorsque, dit-elle,  elle est en admiration face à la  création divine.  Il devient alors un « temps en suspension » source de paix et de quiétude.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
<p class="yiv2432321120MsoNormal">« Ces moments où je sens le temps en suspension… car submergée par une profonde admiration et gratitude de l’infini des créations divines ».</p>
<p>Bouthaina Azami, écrivaine et critique d’art qui a analysé l’œuvre d’Ilham laraki Omari, parle d’une « véritable dramaturgie » du temps qui « se met en scène » dans les œuvres de l’artiste.  Ce temps, écrit-elle,  « Qui nous condamne. Qui nous échappe. Se joue de nous »  et dont il faut « relativiser » l’emprise !</p>
<p><b>***Energie et mouvement</b></p>
<p>On  ne peut  parler du travail d’Ilham Laraki Omari sans évoquer la notion du mouvement.  « Mon travail est celui de saisir le mouvement (…) Je cherche à attraper l&rsquo;énergie dans sa genèse », affirme l’artiste.</p>
<p>En plus de ses œuvres contemporaines  où le mouvement fonctionne, dans son sens premier, à travers des mécanismes à actionner…  c’est dans ses peintures que  les notions  du mouvement et d’énergie prennent toute leur signification esthétique.</p>
<p>Elle est une des rares plasticiennes à intégrer une illusion optique de mouvement  dans ses toiles. L’illusion  de l’animation est quasi perceptible dans ses œuvres montrant  une activité giratoire.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
On s’arrêtera sur une de ses toiles les plus connues « A l’infini » qui montre une spirale cosmique  composée de carreaux de zellige, incrustés, un par un, d’un même énoncé calligraphique à référentiel spirituel.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
La rigidité du carrelage semble abolie et assouplie par le souffle du verbe écrit. Les formes et les lignes devenues ondoyantes et mouvantes sont emportées vers le cœur lumineux.  Une lente, inexorable et fascinante chorégraphie stellaire. Tout se dirige vers ce centre d’énergie et de lumière qui appelle et assimile le Tout.  L’allégorie d’un vertige soufi !</p>
<p>Dans ce même tableau, les couleurs du flamboiement et de l’incandescence … laissent aussi percevoir des « images sonores » dans l’imaginaire du spectateur.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
<p class="yiv2432321120MsoNormal">On a l’impression de crépitement de flammes, de grondements lointains  et profonds des plaques tectoniques de l’asthénosphère ou du manteau supérieur terrestre… le vrombissement sourd et d&rsquo;une coulée de lave… ou tout simplement le ressenti du « silence sidéral » face aux spirales galactiques.</p>
<p><b>***Les teintes de la  terre et les couleurs du feu…</b></p>
<p>Chromatisme de la terre, du feu, du magma, du minéral. Des déclinaisons infinies des nuances du marron, du brun, du jaune, de l&rsquo;orange, du rouge, du cuivré, de l’ocre…Couleurs de l’incandescence induisant  l’atmosphère d’un univers en gestation.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Un choix sobre car l’art d’Ilham Laraki Omari ne vise pas l’objet esthétique gratuit. La  palette est  donc ramassée, autour de couleurs essentielles, mais les nuances de chaque teinte  sont richement démultipliées et amplifiées.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
<p class="yiv2432321120MsoNormal">« Feu, lumière, cela se joue à une voyelle près dans la langue arabe : « Nour » et « Nar », deux éléments qui se rejoignent… », dit l’artiste.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Soulignons également que les titres des œuvres ne sont ni arbitraires, ni gratuits:</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Souffle… Incandescence… Perles de lumière… Luminescence… Déferlement… Matrice… Epicentre… ADN… Echo d’ADN… Temps… Tasbih… A l’Infini… Sablier… Roue… Tissage du temps… Empreinte du temps… Tempo spirituel…</p>
<p>Ces titres constituent eux-même un « texte » ou un « récit » racontant une histoire et complétant  le sens de l’œuvre.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Participant à l’équation du sens, un système graphique à référent spirituel  est souvent présent.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Parfois c’est tout un « texte » déployé en petites lettres  et qui occupe la moitié de la toile…où la couleur brune de l’écriture fusionne  avec les riches nuances de couleurs terreuses.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Sans que cela soit de la calligraphie, selon des règles académiques, cette écriture  reprend des formules sacrées…</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
<p class="yiv2432321120MsoNormal">L’artiste est dans le partage de son émerveillement, sa fascination et ses questions  face à  l’univers. A travers son art et à sa manière,  elle essaie de  répondre aux questions du mystère de la vie, du temps,  la quête de la lumière, du Nour et de l’Absolu. Elle s’adresse  aussi à un  socle commun de spiritualité pouvant être partagé par toutes les cultures et les croyances.</p>
<p>En plus d’être imprégné d’une nécessité intérieure, le travail d’Ilham Laraki Omari s’inscrit dans une postmodernité évidente.  Il parvient à  agencer des  questions profondes et éternelles avec un traitement esthétique, issu d’une fraîcheur du regard d’une artiste nourrie des références de son  temps.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>TANGER. EXPOSITION HOMMAGE EN MÉMOIRE DE L’ARTISTE PEINTRE FEU AHMED AL BARRAK (1952-2020)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/37339</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azdine Hachimi Idrissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jan 2021 16:15:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al Barrak]]></category>
		<category><![CDATA[artiste-peintre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=37339</guid>

					<description><![CDATA[À l’occasion du premier anniversaire du décès d’Ahmed Al Barrak, une exposition hommage sera organisée du 10 janvier au 10 février 2021 à la Medina Art Gallery à Tanger. Homme humble , Ahmed El Barrak, né en 1952 à Tétouan, a toujours été passionné par la peinture, les lettres et les arts en général. Il &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À l’occasion du premier anniversaire du décès d’Ahmed Al Barrak, une exposition hommage sera organisée du 10 janvier au 10 février 2021 à la Medina Art Gallery à Tanger.</p>
<p>Homme humble , Ahmed El Barrak, né en 1952 à Tétouan, a toujours été passionné par la peinture, les lettres et les arts en général. Il a suivi une formation en Arts Appliqués à Casablanca et se consacra à l’enseignement.</p>
<p>Durant 45 ans, il a mené une vie dédiée à la création artistique et à la formation de nouvelles générations de créatrices et créateurs. Il mena aussi une intense action culturelle.</p>
<p>Plasticien aux multiples talents, artiste peintre, photographe, blogueur… Ahmed Al Barrak a laissé une œuvre profonde et riche. À coup de traits, maîtrisés ou gestuels… de tons, tantôt sombres, tantôt chatoyants… son œuvre est hantée par la quête de la mémoire, d’empreintes, de signes, de traces… et du temps qui passe.</p>
<p>Cette exposition rétrospective montrera les diverses facettes de son travail et sera accompagnée d’un beau livre avec des textes, entre autres, de Khalil M’Rabet, Omar Salhi, Hafida Aouchar et Mohamed Ameskane.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>UN ARTISTE. UNE ŒUVRE. LES ENVOLÉES JUBILATOIRES D’ABDELKADER LAARAJ</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/27449</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azdine Hachimi Idrissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2020 13:18:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkader Laaraj]]></category>
		<category><![CDATA[analyse]]></category>
		<category><![CDATA[artiste-peintre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=27449</guid>

					<description><![CDATA[La plupart des lectures de l’œuvre d’Abdelkader Laaraj évoquent l’imaginaire d’un artiste obnubilé par la thématique du vol, de l’élévation et de l’altitude. « L’évolution dans les airs » semble être une aspiration nodale qui structure son imaginaire. Certains ont perçu une logique onirique ou un désir de grands espaces. D’autres évoquent le feu d’artifice et la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La plupart des lectures de l’œuvre d’Abdelkader Laaraj évoquent l’imaginaire d’un artiste obnubilé par la thématique du vol, de l’élévation et de l’altitude. « L’évolution dans les airs » semble être une aspiration nodale qui structure son imaginaire.</p>
<p>Certains ont perçu une logique onirique ou un désir de grands espaces. D’autres évoquent le feu d’artifice et la notion de fête, associée à des farandoles aériennes. Quelques-uns n’ont vu qu’un monde grouillant de « personnages minuscules colorés » !!</p>
<p>En tout cas, l’œuvre de Laaraj est profonde même si elle offre à voir un « monde jubilatoire », similaire à celui de l’enfance, cherchant à se jouer des lois de la physique et défiant la pesanteur.</p>
<p>* Les humanoïdes volants</p>
<p>Dans cet imaginaire, ce ne sont pas des oiseaux ou des objets qui volent. Ce sont des « êtres »- plus précisément des « humanoïdes » &#8211; à qui Laaraj confère la fabuleuse faculté de flotter dans les airs. Tout en répondant au critère morphologique de la « bipédie », ils ne représentent pas véritablement l’anatomie humaine.</p>
<p>L’artiste les représente par un point noir (tête), deux rectangles articulés (thorax et hanches) et les complète par quatre triangles effilés parfois filiformes (2 pour les bras et 2 pour les jambes).</p>
<p>Mêlées à d’autres formes colorées, ces « entités » apparaissent souvent agglutinées au bas de la toile… Puis elles semblent s’en détacher, par essaim ou grappes, pour prendre avec vigueur leur envol… en exécutant de savantes chorégraphies aériennes, ou parfois de simples acrobaties ludiques.</p>
<p>Les couleurs de Laaraj font écho à la voluptueuse sensation du vol. Le fond de la toile est saturé de couleurs éclatantes prenant parfois la forme de pulvérisations ou atomisations de couleurs… assimilables à des tornades en altitude.</p>
<p>Aux touches rapides, fragmentées et hachurées du pinceau répondent les pirouettes saccadées des humanoïdes de Laaraj. Comme si la main et le pinceau de l’artiste étaient pris, eux-mêmes, par les voltiges qu’ils impulsent aux « entité volantes ».</p>
<p>Pour parachever l’illusion optique, on a l’impression que ces personnages maîtrisent les vents d’altitude. Comme ces oiseaux planeurs qui se laissent porter par les courants aériens, qui tournoient, plongent, montent en chandelle… et ajustent leur vol selon les flux.</p>
<p>Le champ lexical lié aux courants aériens est incontournable pour s’imprégner de l‘imaginaire d’Abdelkader Laaraj.</p>
<p><strong>* Ni Freud, ni Young</strong></p>
<p>Depuis le mythe d’Icare, « voler » a toujours été une forte quête de l’humain. Il faut en questionner certaines de ses significations contemporaines.</p>
<p>A notre avis, il faut écarter, dans l&rsquo;œuvre de Laaraj, la lecture freudienne qui associe le « rêve de voler » à la notion de « culpabilité ». Echapper aux regards et fuir le monde. L’imaginaire d’Abdelkader Laaraj ne confirme pas cette approche.</p>
<p>On le verra, la personne d’Abdelkader Laaraj… connu par sa jovialité, sa sociabilité, sa joie de vivre, sa passion des voyages… est aux antipodes de ce type de lecture… Il y a chez lui surtout une atmosphère de réjouissance et de plaisir liée aux envolées.</p>
<p>La profusion de couleurs luxuriantes et enluminées est le symbole d’une vitalité épicurienne. Les registres esthétiques sombres de la « culpabilité » sont inexistants.</p>
<p>L’autre approche jungienne, qui interprète le rêve du vol comme une aspiration à « quitter le corps » encombrant pour s’agréger avec l’éther, est certainement plus opérationnelle…mais elle reste réductrice.</p>
<p><strong>* La poésie du vol</strong></p>
<p>Il faudrait plutôt chercher du côté de la poésie et de la condition du poète pour explorer et saisir le sens profond de cette œuvre.</p>
<p>L’artiste peintre et le poète sont du même monde. Ils évoluent dans la même sphère mentale… déployant un même désir, une même aspiration esthétique. L’imaginaire d’Abdelkader Laaraj est « questionnable » à la lumière de l’œuvre poétique universelle de Charles Baudelaire. Le premier poème qui vient à l’esprit est l’Albatros représentant l’allégorie « poète/oiseau ».</p>
<p>Dans « L’Albatros » et « Élévation », Baudelaire a imagé le poète à travers ces oiseaux seigneurs des airs, évoluant dans des « champs lumineux et sereins ».</p>
<p>Or, s’ils sont majestueux et apaisés dans les « hauteurs », ils sont maladroits sur terre. Le dilemme déchirant, chez tout créateur, entre l’idéal d’élévation lié à sa recherche &#8211; y compris dans sa dimension spirituelle &#8211; et les contraintes d’un environnement perçu comme hostile.</p>
<p>Le poète se complait dans sa singularité. Heureux dans le ciel, mais inadapté sur le sol. S’il était adapté… il ne serait ni poète ni artiste. Deux extraits.</p>
<p><strong>« L’Albatros »</strong><br />
Le Poète est semblable au prince des nuées<br />
Qui hante la tempête et se rit de l&rsquo;archer;<br />
Exilé sur le sol au milieu des huées,<br />
Ses ailes de géant l&#8217;empêchent de marcher.</p>
<p><strong>« Élévation »</strong><br />
Heureux celui qui peut d&rsquo;une aile vigoureuse<br />
S&rsquo;élancer vers les champs lumineux et sereins;<br />
Celui dont les pensers, comme des alouettes,<br />
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,<br />
Qui plane sur la vie, et comprend sans effort<br />
Le langage des fleurs et des choses muettes!</p>
<p>Ces poèmes peuvent illustrer l’expérience esthétique d’Abdelkader Laaraj. Son imaginaire ne retient que la séquence où l’Albatros plane majestueusement dans les airs.</p>
<p>L’artiste explore « exclusivement » ce moment éthéré. Il ne met jamais ses « humanoïdes » dans une situation autre que celle de voler ou de planer. Les humanoïdes de Laaraj ne marchent pas et ne sont jamais assis ou immobiles. Ils ne savent que voler. Laaraj ne donne à voir que le « meilleur » de l’Albatros</p>
<p><strong>* L’artiste volant et l’allégresse de la peinture</strong></p>
<p>Laaraj, comme ses personnages, est lui-même un « être » volant. Il prend son envol face à la toile. Un processus de dépassement jubilatoire par l’art d’une « cause originelle » qui aurait poussé vers ce désir de voler et de peinture</p>
<p>Dans ses conversations il ne cesse d’exprimer spontanément son bonheur de peindre. Défilant les images de ses œuvres dans la galerie de son téléphone, il partage son propre émerveillement comme s’il était lui-même « spectateur » et non créateur.</p>
<p>De jolies formules. « Regarde cette belle toile. Il y a du travail. N’est-ce pas ?<br />
« !كين الخدمة !كين العمل », dit-il, jovial.</p>
<p>« Je peins chaque jour ! Je prends mon temps pour chaque tableau ! Le plaisir est démultiplié quand il s’agit pour moi de trouver une solution à une question de composition, d’harmonie, d’équilibre ou d’apporter des modifications ! C’est là où je me régale le plus… كان نتبرع « .</p>
<p>Surmonter la difficulté lui procure une grande allégresse. L’expression d’une sereine transe. Un authentique artiste.</p>
<p><strong>* Autodidacte « fils de ses œuvres », passionné de voyage</strong></p>
<p>Autre volet qui interpelle dans son parcours. Il est autodidacte dans le sens le plus noble du terme. Il est « fils de ses œuvres »… il est celui qui a « appris sans maître ».</p>
<p>Depuis les années 60, il a connu et côtoyé toute l’élite intellectuelle et artistique. Il a fréquenté tous les acteurs culturels majeurs de sa génération. Romanciers, poètes, plasticiens, hommes de théâtre, cinéastes, musiciens, …</p>
<p>Malgré les différences de parcours, Laaraj faisait partie intégrante de leur monde. Ils étaient tous attachés à sa bonhomie et sa jovialité. Lui-même, dit-il, appréciait leur côté bohémien et décalé. Le même type de lien s’opère entre Laaraj et les artistes des nouvelles générations.</p>
<p>Tous ces créateurs qu’il a côtoyés ont été fortement interpelés par son imaginaire qui les renvoie à leur propre condition. Ils ne peuvent s’empêcher de s’identifier à ses humanoïdes volants. Ils se retrouvent tous dans cette représentation.</p>
<p>Ils sont eux-mêmes des Albatros « Maitre des cieux et des airs » à travers leurs créations et leur idéal. Mais sur terre, ils sont parfois perdus, inadaptés et souvent incompris.</p>
<p>Le voyage est aussi l’autre passion de Laaraj : « L’art et la création ce n’est pas seulement dans l’atelier », dit-il. Un véritable globe-trotter. Il a sillonné le monde. Il ne cesse de parler des couleurs d’Afrique, celles de Madagascar ou de Côte d’Ivoire… Il admire les plasticiens africains parce que, dit-il, ils ont su garder spontanéité et fraîcheur, reflet de leur âme authentique.</p>
<p>Il estime que les artistes marocains sont parfois trop englués dans la conceptualisation et l’abstraction occidentale.</p>
<p>Abdelkader Laaraj, en plus d’être un grand témoin de son temps, a eu l’intuition d’une œuvre singulière et profonde qui condense également les fondamentaux de la condition humaine.</p>
<p>L’ « humanoïde volant » est en chacun de nous&#8230;!!</p>
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		<title>UNE ŒUVRE, UN ARTISTE. AZIZ SAYED. L&#8217;APPEL DE L&#8217;ORIENT ET DE L&#8217;ASIE!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/11540</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azdine Hachimi Idrissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2020 13:10:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[artiste-peintre]]></category>
		<category><![CDATA[aziz sayed]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;œuvre d’Aziz Sayed a fait l&#8217; objet de nombreuses analyses qui en ont montré l’originalité et la profondeur. Mais, il y a un aspect, quelque peu énigmatique, qui n’a pas été assez éclairé … ou tout juste effleuré. Une étrange poésie exotique sublime cette œuvre et lui donne aussi une dimension interculturelle incontestable. Les figures &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;œuvre d’Aziz Sayed a fait l&rsquo; objet de nombreuses analyses qui en ont montré l’originalité et la profondeur. Mais, il y a un aspect, quelque peu énigmatique, qui n’a pas été assez éclairé … ou tout juste effleuré. Une étrange poésie exotique sublime cette œuvre et lui donne aussi une dimension interculturelle incontestable.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-11544 aligncenter" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/05/WhatsApp-Image-2020-05-09-at-14.52.46-300x300.jpeg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/05/WhatsApp-Image-2020-05-09-at-14.52.46-300x300.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/05/WhatsApp-Image-2020-05-09-at-14.52.46-150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/05/WhatsApp-Image-2020-05-09-at-14.52.46-125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Les figures féminines, représentées par Aziz Sayed, possèdent toutes des traits et attributs de l’Extrême Orient. Y compris ces représentations de tissus soyeux marqueurs de l’Asie&#8230; des coiffes et des étoffes somptueuses, embellies d’entrelacs, de broderies, de festons aux teintes pastels, etc.</p>
<p>L&rsquo; œuvre est porteuse d’un référentiel asiatique évident. Certaines lectures y ont vu, à juste titre, des «miniatures Mogholes» (Mahi Binebine) ou « l’ombre sibylline de Shahrazade » ou « Shahrazade revisitée » (Abderrahmane Tenkoul).</p>
<p>Cette empreinte qui a constitué une rupture avec son ancien style s&rsquo;est manifestée en 2011, lors de son exposition à la Galerie Bab Rouah.</p>
<p>Mais sa genèse est restée énigmatique. D&rsquo;où vient tout cela? Quelles sont les sources de cette imprégnation asiatique? Aziz Sayed lui-même a apporté la réponse&#8230; d&rsquo;une manière incidente mais passionnante.</p>
<p><strong>S/t. La fascination de la figure du père</strong></p>
<p>Il y a près de 3 ans lors d&rsquo;un retour de Casablanca&#8230; (en compagnie de l&rsquo; artiste-peintre Mansouri Idrissi, du chercheur en esthétique Mohamed Chiguer et de Aziz Sayed )&#8230; au fil des discussions&#8230; Aziz a commencé à évoquer le fabuleux parcours de son père Feu Haj Larbi Ben Brahim Sayed&#8230; Durant 45 ans, son père a fait du voyage et de la découverte du monde une philosophie de vie !!</p>
<p>A notre étonnement et suscitant notre curiosité, Aziz a également évoqué, avec tendresse, le destin de ses demi frères et sœurs, issus des mariages de son père avec une «birmane» et une «indienne» (!!)</p>
<p>Il en parlait sur le ton plaisant de l’anecdote&#8230; mais il était clair que le lien devait être établi entre ce passionnant volet familial et sa créativité. C&rsquo;est de là, probablement, que viennent les « miniatures mogholes » et « l&rsquo;ombre sibylline de Shahrazade » !!</p>
<p>Toujours sur le trajet, une longue discussion entre nous a porté sur cette antienne d&rsquo;expliquer ou non une oeuvre par des éléments de biographie&#8230; Ou se suffire exclusivement de la forme, du fondement esthétique de l&rsquo;œuvre « débarrassée » du « moi social » et de sa « petite histoire »!!</p>
<p>De mon point de vue, il semble difficile d&rsquo;exclure ce lien car un artiste peintre « est » dans sa toile&#8230; comme un écrivain ou un poète « sont » dans leur « texte »&#8230;</p>
<p>D&rsquo; autres pensent que « l&rsquo; observation scientifique » ou « l&rsquo;analyse rigoureuse » risquent d&rsquo;en être altérées&#8230; Comme si on était dans les sciences exactes ! Le débat reste ouvert !</p>
<p><strong>St. L&rsquo;exceptionnel destin de Haj Larbi Ben Brahim Sayed</strong></p>
<p>Suite à de passionnantes discussions avec Aziz, un « merveilleux puzzle » a été reconstruit. Son père était un grand voyageur. A la fin du 19 ème siècle (1891), il a fait le voyage de la Mecque à pied&#8230;</p>
<p>Après son pèlerinage, il a poursuivi son périple et a séjourné dans un grand nombre de pays dont le Pakistan, la Chine, la Birmanie, l’Inde, le Japon, Macao, Hong Kong …</p>
<p>En 1936, il est revenu au Maroc et s&rsquo;est remarié. Aziz Sayed, issu de cette union, avait tout juste quatre ans quand son père mourut. Des nombreux mariages de son père, il avait un demi-frère (Abdeljabbar) dont la mère était indienne… et un autre demi-frère (Kacem) et une demi-sœur (Rabiaa) dont la mère était birmane.</p>
<p><strong>St. Le récit « non écrit » par le père&#8230; mais  » peint » par le fils</strong></p>
<p>L’image du père « globe-trotter » qui a sillonné le monde est incontestablement un élément constitutif de l&rsquo;imaginaire de Aziz. Une oeuvre « identitaire » symbolisant la recherche d’une part de lui-même. Une quête du père, des frères et des sœurs qui ont manqué.</p>
<p>La figure féminine, omniprésente, c’est aussi l’image de l’Asie… Un «continent/femme» où le père a « refait » sa vie plusieurs fois.</p>
<p>Dernièrement, Aziz Sayed s’est déplacé à Ain Bni Mathar, région d’Oujda, pour retrouver et se recueillir auprès de la tombe de son père, mort en 1950. Il a pris une photo de la stèle portant cette épitaphe :</p>
<p>«Ici repose après un long périple de 45 ans au Hijaz, en Irak, au Bilad Cham, en Inde, en Chine, au Japon, Feu Haj Larbi Ben Brahim Sayed décédé le 22 décembre 1950 à Ain Bni Mathar».</p>
<p>Haj Larbi Ben Brahim Sayed &#8211; à l&rsquo;exceptionnel destin &#8211; continue à rayonner à travers l’œuvre de son fils.</p>
<p>Aziz est lauréat (1968) de l&rsquo; Académie des Beaux-Arts de Cracovie (Pologne) et il expose depuis 1969. Son oeuvre, adossée à des techniques picturales riches et complexes, fait de lui un des peintres les plus en vue de la scène plastique marocaine aujourd&rsquo;hui.</p>
<p>&nbsp;</p>
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