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	<title>amnesty &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>amnesty &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Amnesty International appelle les autorités algériennes à libérer immédiatement et sans condition les détenus du Hirak</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/86021</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Jul 2022 14:51:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;organisation de défense des droits de l’Homme, Amnesty International, a appelé les autorités algériennes à libérer immédiatement et sans condition au moins 266 militants et manifestants ayant pris part au mouvement de protestation du Hirak. Ces détenus ont critiqué les autorités, dénoncé la corruption d’Etat ou exprimé leur solidarité avec des personnes en détention, a &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;organisation de défense des droits de l’Homme, Amnesty International, a appelé les autorités algériennes à libérer immédiatement et sans condition au moins 266 militants et manifestants ayant pris part au mouvement de protestation du Hirak.</p>
<p>Ces détenus ont critiqué les autorités, dénoncé la corruption d’Etat ou exprimé leur solidarité avec des personnes en détention, a déclaré Amnesty International dans un communiqué.</p>
<p>La même source a rappelé qu’en mai 2022, des observateurs locaux ont signalé qu’au moins 266 militants et manifestants languissent dans les prisons algériennes pour avoir seulement exercé leurs droits à la liberté d’expression et de réunion, soulignant que les autorités algériennes sont appelées à « abandonner sans délai toutes les charges retenues contre ces personnes ».</p>
<p>« L’incarcération injustifiée de militant·e·s et de manifestant·e·s doit cesser », a expliqué la directrice adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International, estimant qu’ »il est honteux que les autorités algériennes continuent à invoquer des lois trop répressives et rédigées en termes vagues afin de poursuivre des personnes au seul motif qu’elles ont exercé de manière pacifique leurs droits à la liberté d’expression et de réunion ».</p>
<p>Elle a fait savoir que de nombreux manifestants sont maintenus en détention provisoire pour des périodes excessivement longues, alors que d’autres personnes ont été condamnées à des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison sur la base de charges trop générales et forgées de toutes pièces comme par exemple « atteinte » à la sécurité de l’Etat, « atteinte à l’unité nationale », « outrage » à un représentant de l’autorité publique, « incitation à attroupement non armé », propagation de fausses informations et terrorisme.</p>
<p>D’après Guellali, « soixante ans après que l’Algérie a acquis son indépendance, des libertés fondamentales et droits humains continuent à être négligés, bafoués ou activement restreints ».</p>
<p>Elle a rappelé la mort en prison, le 24 avril 2022, de Hakim Debbazi, un détenu lié au Hirak, dans des circonstances peu claires, rappelle Amnesty, notant que Debbazi se trouvait en détention provisoire depuis février 2022, après avoir partagé une publication faite sur une autre page Facebook, qui appelait à une manifestation pour marquer le troisième anniversaire du mouvement du Hirak.</p>
<p>Il a été poursuivi pour « incitation à un attroupement non armé », « outrage à des officiers publics » et publication de contenus de nature à « nuire à l’intérêt national », ajoute l’organisation, notant que le tribunal a rejeté une demande de mise en liberté provisoire déposée par ses avocats, mais n’a donné aucune explication pour ce refus.</p>
<p>Parmi toutes les affaires recensées par Amnesty International, au moins quatre détenus ont été visés par des procès supplémentaires alors qu’ils se trouvaient déjà en prison pour des infractions en relation avec des critiques formulées en ligne ou hors ligne sur l’Etat.</p>
<p>Après que le mouvement du Hirak a été interrompu en raison de la pandémie de COVID-19 en 2020, les autorités algériennes ont intensifié leurs sanctions contre l’opposition pacifique, a dénoncé Amnesty international, faisant observer que la répression accrue visant les personnes critiquant l’Etat ne s’est pas limitée aux Algériens à l’intérieur du pays, mais a également pris pour cible plusieurs individus résidant ou cherchant refuge à l’étranger.</p>
<p>Au moins deux demandeurs d’asile ont par ailleurs été expulsés en raison de leurs liens présumés avec des organisations non autorisées, tandis qu’au moins trois personnes ayant la double nationalité et résidant au Canada ont fait l’objet d’une arrestation arbitraire ou d’un interrogatoire à leur arrivée en Algérie, avant d’être empêchées de quitter le pays pendant des semaines, voire des mois, s’indigne la même source.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La politique de répression du régime algérien vise à instaurer un climat de peur à travers le pays (Amnesty)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/73122</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Feb 2022 11:57:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[amnesty]]></category>
		<category><![CDATA[RÉPRESSION]]></category>
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					<description><![CDATA[La secrétaire générale d&#8217;Amnesty international, Agnès Callamard, a dénoncé mardi la politique de répression menée par le régime algérien, qui vise « à intimider et réduire au silence toute dissidence, instaurant ainsi un climat de peur à travers le pays ». Dans un message vidéo publié à l&#8217;occasion de la commémoration du troisième anniversaire du Hirak, Mme &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La secrétaire générale d&rsquo;Amnesty international, Agnès Callamard, a dénoncé mardi la politique de répression menée par le régime algérien, qui vise « à intimider et réduire au silence toute dissidence, instaurant ainsi un climat de peur à travers le pays ».</p>
<p>Dans un message vidéo publié à l&rsquo;occasion de la commémoration du troisième anniversaire du Hirak, Mme Callamard, a fait savoir qu' »entre 250 et 300 détenus d&rsquo;opinion sont toujours en prison ».</p>
<p>« Ils ou elles sont militants, journalistes, avocats ou simples citoyens, et plusieurs dizaines d’entre eux sont en détention provisoire depuis plusieurs mois, dont un certain nombre sont dans un état de santé préoccupant », a-t-elle affirmé.</p>
<p>« Trois ans après le début du Hirak (&#8230;), je lance, au nom d’Amnesty international, un appel au président Abdelmadjid Tebboune, pour libérer tous les détenus d’opinion », a déclaré Mme Callamard.</p>
<p>« Nous attendons des actes forts de la part des autorités », a-t-elle poursuivi, soutenant que ces actes doivent marquer une rupture avec « les pratiques contraires aux droits humains ».</p>
<p>Tout en apportant « toute sa solidarité » aux détenus d’opinion, la secrétaire générale d&rsquo;Amnesty international a rappelé qu&rsquo;ils « n’auraient jamais dû passer une seule nuit en prison pour avoir rêvé d’un avenir meilleur » et « demander un État de droit en Algérie ».</p>
<p>Elle a regretté que face au Hirak « qui a impressionné le monde entier par son pacifisme », les autorités algériennes ont eu recours « à une force excessive et injustifiée pour disperser certaines manifestations ».</p>
<p>« Les autorités ont eu également recours aux intimidations, harcèlements judiciaires, emprisonnements arbitraires de centaines de personnes pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression, leur droit à la liberté de manifester, pourtant garanti par la Constitution algérienne », a-t-elle déploré.</p>
<p>Après avoir rappelé l&rsquo;impératif de permettre aux Algériennes et aux Algériens « d’exercer pleinement et librement leurs droits fondamentaux de liberté et de justice », Mme Callamard a insisté qu&rsquo;il est « important et urgent que les autorités algériennes répondent à ces demandes, non par la répression, mais en leur accordant la liberté de s’exprimer et de manifester, l’État de droit et les garanties constitutionnelles ».</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Algérie: AI condamne « l&#8217;escalade effrayante » de la répression</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/48480</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jun 2021 18:29:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[amnesty]]></category>
		<category><![CDATA[RÉPRESSION]]></category>
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					<description><![CDATA[Amnesty International (AI) a condamné, vendredi, « l&#8217;escalade effrayante » de la répression des droits à la liberté d&#8217;expression en Algérie à l&#8217;approche des élections législatives du 12 juin. Réagissant à l&#8217;arrestation par les autorités des journalistes Khaled Drareni et Ihsane El Kadi ainsi que de l&#8217;emblématique chef de l&#8217;opposition Karim Tabbou, avant le scrutin de samedi, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Amnesty International (AI) a condamné, vendredi, « l&rsquo;escalade effrayante » de la répression des droits à la liberté d&rsquo;expression en Algérie à l&rsquo;approche des élections législatives du 12 juin.</p>
<p>Réagissant à l&rsquo;arrestation par les autorités des journalistes Khaled Drareni et Ihsane El Kadi ainsi que de l&#8217;emblématique chef de l&rsquo;opposition Karim Tabbou, avant le scrutin de samedi, la directrice adjointe d&rsquo;Amnesty International pour le Moyen-Orient et l&rsquo;Afrique du Nord, Amna Guellali a fustigé « l&rsquo;escalade effrayante de la répression des autorités algériennes contre les droits à la liberté d&rsquo;expression et d&rsquo;association ».</p>
<p>« Au lieu de rassembler des journalistes et des opposants politiques dans le but d&rsquo;écraser la dissidence et d&rsquo;intimider les membres du mouvement de protestation Hirak, les autorités algériennes devraient se concentrer sur le respect de leurs obligations en matière de droits humains », a-t-elle déclaré dans un communiqué.</p>
<p>Mme Guellali a estimé « fort probable » que les trois hommes soient ciblés « en représailles à leurs liens avec le Hirak », qui appelle à un changement politique radical en Algérie par des moyens pacifiques.</p>
<p>La détention des dissidents « suit, ces derniers mois, un schéma alarmant d&rsquo;arrestations arbitraires et de poursuites contre des journalistes et des militants appelant à la justice sociale et à des réformes politiques », a-t-elle relevé.</p>
<p>La responsable a enfin appelé à la « libération immédiate » des trois hommes, « à moins que les autorités n&rsquo;aient des motifs clairs pour justifier leur arrestation ».</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Algérie: Amnesty International dénonce l&#8217;utilisation de la législation liée au terrorisme pour réprimer le hirak</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/46643</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 May 2021 12:05:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[amnesty]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<category><![CDATA[RÉPRESSION]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;ONG Amnesty International s&#8217;est insurgée contre l&#8217;utilisation par les autorités algériennes de la législation liée au terrorisme pour réprimer le hirak. « Nous sommes profondément préoccupés par cette affaire contre de courageux défenseurs des droits humains », a déclaré Amna Guellali, directrice adjointe d&#8217;Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord dans un communiqué. Mme Guellali &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;ONG Amnesty International s&rsquo;est insurgée contre l&rsquo;utilisation par les autorités algériennes de la législation liée au terrorisme pour réprimer le hirak.</p>
<p>« Nous sommes profondément préoccupés par cette affaire contre de courageux défenseurs des droits humains », a déclaré Amna Guellali, directrice adjointe d&rsquo;Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord dans un communiqué.</p>
<p>Mme Guellali a estimé qu&rsquo;il s’agit d’une « nouvelle tendance inquiétante des autorités algériennes utilisant la législation liée au terrorisme pour réprimer les droits à la liberté de réunion et d’expression pacifiques avant les élections prévues en juin ».</p>
<p>Selon elle, ces accusations ne sont qu’un écran de fumée pour réduire au silence la voix de ces défenseurs des droits humains et réprimer leur militantisme.</p>
<p>Dans ce sens, elle a exigé des autorités algériennes de « mettre fin à ces procès contre les défenseurs des droits humains, les militants du Hirak et garantir les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique à la veille des élections législatives de juin ».</p>
<p>L’organisation Non Gouvernementale a aussi appelé les autorités algériennes à abandonner incessamment toutes les charges retenus à l’encontre des défenseurs des droits humains, notamment Kaddour Chouicha, Djamila Loukil et Said Boudour, ainsi que 12 autres militants du Hirak qui encourent tous la peine de mort ou de longues peines de prison sur la base de « fausses accusations » de « participation à une organisation terroriste » et « complot contre l’Etat » en lien avec leur participation à des manifestations pacifiques.</p>
<p>D&rsquo;après Amnesty international, les lourdes accusations reposant sur des « allégations » qui lient les trois défenseurs des droits de l’Homme au mouvement politique islamiste illégal de Rachad, qui vise selon l’ONG a « discréditer le Hirak ».</p>
<p>La chambre d’accusation près le tribunal d’Oran décidera ce mardi si les trois mis en cause, qui réfutent toute appartenance à cette organisation, resteront en liberté en attendant la programmation de leur procès, où dans le cas contraire, ils seront placés en détention provisoire, allant jusqu’à 16 mois d’emprisonnement, indique le communiqué.</p>
<p>Par ailleurs, l’ONG dénonce une intensification alarmante des arrestations et répressions envers les militants du Hirak, avec au moins 44 manifestants mis sous mandat de dépôt et poursuivis pour avoir participé à des manifestations pacifiques le 14 mai.</p>
<p>Au total, au moins 124 militants sont actuellement détenus en Algérie en raison de leur participation aux manifestations, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), un observatoire local.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Algérie: Amnesty International dénonce les graves atteintes aux droits humains et aux libertés d’expression</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/43767</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Apr 2021 08:54:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[amnesty]]></category>
		<category><![CDATA[VIOLATIONS]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;ONG de défense des droits humains, Amnesty International, a dressé un tableau noir de la situation des droits humains en Algérie, dénonçant les violations commises durant l’année 2020 par l’Etat algérien. « Cette année encore, les autorités ont arrêté et poursuivi en justice des manifestant·e·s pacifiques, des journalistes, des militant·e·s et des citoyen·ne·s qui n’avaient fait &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;ONG de défense des droits humains, Amnesty International, a dressé un tableau noir de la situation des droits humains en Algérie, dénonçant les violations commises durant l’année 2020 par l’Etat algérien.</p>
<p>« <em>Cette année encore, les autorités ont arrêté et poursuivi en justice des manifestant·e·s pacifiques, des journalistes, des militant·e·s et des citoyen·ne·s qui n’avaient fait qu’exercer pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, dans le cadre du mouvement de protestation de grande ampleur connu sous le nom de Hirak</em>« , a affirmé Amnesty International dans son rapport annuel sur la situation des droits humains dans le monde en 2020/21.</p>
<p>Lors d’une conférence de presse, la directrice d’Amnesty Algérie, Hassina Oussedik a relevé que les mesures anti-Covid prises par les autorités algériennes ont « <em>aggravé</em> » les violations des droits de l’Homme, notamment en ce qui concerne « <em>les atteintes aux libertés fondamentales et les violences à l’encontre des femmes</em>« .</p>
<p>Elle a souligné que toutes les personnes détenues simplement pour avoir exprimé leurs opinions pacifiquement doivent être libérées immédiatement et sans condition.</p>
<p>Les autorités algériennes doivent rompre avec leurs pratiques répressives en matière de libertés fondamentales et réformer la législation nationale afin de garantir une justice indépendante et équitable pour toutes et tous, a insisté Oussedik.</p>
<p>Selon elle, de nouvelles mesures législatives ont encore restreint les droits à la liberté d’expression et d’association, en instaurant de lourdes sanctions pénales pour la diffusion de « fausses nouvelles » et pour le fait de recevoir certains types de financements provenant de l’étranger.</p>
<p>L’ONG internationale a dénoncé les pouvoirs publics algériens pour avoir utilisé la pandémie de COVID-19 comme prétexte pour multiplier les arrestations de militants, de journalistes et de blogueurs et blogueuses qui critiquaient les autorités en ligne, s’appuyant dans la plupart des cas sur des dispositions du Code pénal pour engager des poursuites à leur encontre.</p>
<p>La crise sanitaire liée à la Covid-19 a aggravé les violations aux droits humains, intensifié les atteintes à la liberté d’expression, multiplié la répression contre les manifestants pacifiques et creusé les inégalités sociales en Algérie, a-t-elle dénoncé.</p>
<p>Au volet de l’indépendance de la justice, Amnesty International a affirmé que la nouvelle Constitution ne supprimait pas le contrôle de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire et ne garantissait toujours pas l’indépendance de la justice, citant à cet égard le cas du procureur ayant fait l’objet d’une mutation après avoir plaidé en faveur l’acquittement de seize manifestants pacifiques.</p>
<p>Pour l’ONG internationale, la nouvelle constitution algérienne « <em>ne répond pas aux normes internationales et régionales des droits humains, dont certaines dispositions sont incompatibles avec les obligations internationales qui incombent à l’Algérie aux termes de la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et du pacte international relatif aux droits civils et politiques</em>« .</p>
<p>Si la conférencière a évoqué la libération de plusieurs détenus d’opinion en février dernier, d’autres détenus d’opinion continuent, cependant, de croupir en prison pour avoir exprimé leur opinion, notamment sur les réseaux sociaux.</p>
<p>« <em>Du 19 au 25 février 2021, 59 personnes arrêtées arbitrairement pour avoir exprimé leurs opinions ou manifesté pacifiquement ont été libérées. D’autres sont encore en détention uniquement pour avoir participé au Hirak ou pour des publications sur les réseaux sociaux critiquant les autorités</em>« , a précisé Oussedik.</p>
<p>La directrice d’AI Algérie s’est également attardée sur les allégations de torture et autres mauvais traitements qui ont défrayé la chronique ces dernières semaines non sans provoquer un tollé au sein de l’opinion publique.</p>
<p>L’ONG dit avoir recueilli des informations concernant les cas d’au moins trois militants arrêtés et placés en détention qui « auraient été torturés ou auraient subi de mauvais traitements ».</p>
<p>Sur cette question, Oussedik a appelé les autorités à rendre les conclusions des enquêtes sur ces cas et que soient traduits devant la justice les auteurs présumés.</p>
<p>« <em>Les autorités doivent veiller à ce que des enquêtes impartiales et indépendantes soient menées sur toutes les allégations de torture et d’autres mauvais traitements, que leurs conclusions soient rendues publiques et que les auteurs présumés de ces actes soient traduits en justice</em>« , a-t-elle insisté.</p>
<p>Elle somme, également, les autorités à rendre les conclusions des enquêtes sur les circonstances de la mort de Mohamed Tamalt, de Kamel Eddine Fekhar et de Ramzi Yettou.</p>
<p>« A notre connaissance, à ce jour, aucune conclusion n’a été rendue publique », a regretté Hassina Oussedik.</p>
<p>Au chapitre de la liberté de la presse, le document d’AI a relevé plusieurs atteintes, notamment le blocage de l’accès à plusieurs sites d’information, en 2020, ayant publié des articles sur la pandémie de Covid-19 et les manifestations pacifiques.</p>
<p>« <em>Des journalistes ont également été arrêtés pour avoir couvert des manifestations pacifiques », note le rapport, qui rappelle l’obligation des autorités à « protéger la liberté de la presse et permettre aux journalistes de faire leur travail de façon indépendante, sans aucune entrave ou intimidation</em>« .</p>
<p>Durant l’année 2020, la pandémie de Covid-19 a aggravé les risques déjà importants auxquels se heurtent de nombreuses femmes en Algérie, regrette la directrice d’AI Algérie, en rappelant qu’au moins 54 féminicides ont eu lieu en 2020 et 14 depuis le début de l’année 2021.</p>
<p>« <em>Au moins 6.782 femmes ont été victimes de violences en 2020, selon les chiffres de la Police judiciaire. Les organisations de défense des droits des femmes ont souligné que les statistiques officielles sur les cas de violences contre les femmes étaient largement en dessous de la réalité</em>« , a estimé le rapport, qui a appelé le gouvernement à « <em>agir de toute urgence</em> » pour renforcer les services d’aide aux femmes victimes de violences.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Algérie: Amnesty International dénonce les méthodes répressives qui ciblent les militants du Hirak depuis deux ans</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/40997</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 19:23:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[amnesty]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis deux ans, les militants du Hirak sont en butte à des méthodes répressives, dénonce Amnesty International, à l&#8217;occasion du deuxième anniversaire de ce mouvement de contestation politique et sociale qui secoue l&#8217;Algérie. « Les autorités algériennes se sont attaquées à des dizaines de manifestant(e)s, journalistes et militant(e)s à coups d’arrestations arbitraires et de poursuites judiciaires, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis deux ans, les militants du Hirak sont en butte à des méthodes répressives, dénonce Amnesty International, à l&rsquo;occasion du deuxième anniversaire de ce mouvement de contestation politique et sociale qui secoue l&rsquo;Algérie.</p>
<p>« Les autorités algériennes se sont attaquées à des dizaines de manifestant(e)s, journalistes et militant(e)s à coups d’arrestations arbitraires et de poursuites judiciaires, au motif qu’ils ont manifesté pacifiquement et exprimé des opinions politiques sur les réseaux sociaux », déplore l’Organisation de défense des Droits Humains dans une déclaration.</p>
<p>Dans une investigation menée sur 73 cas de militants du Hirak, de manifestants et de journalistes, Amnesty International affirme avoir « constaté qu’au cours des deux dernières années, les autorités ont eu recours à des arrestations arbitraires, à des poursuites et parfois à des condamnations à de lourdes peines de prison sur la base de dispositions floues du Code pénal »: « atteinte » à la sécurité nationale ou à l’intérêt national, « outrage » envers des fonctionnaires et « incitation » à un attroupement non armé.</p>
<p>Dans ses conclusions suite à cette investigation, Amnesty International épingle « les lois récemment adoptées qui criminalisent la diffusion de fausses informations ou le non-respect des mesures de confinement en cette période d’urgence sanitaire ». Ces lois ont été « invoquées pour intenter des poursuites contre plusieurs militants qui avaient appelé à reprendre la contestation ou avaient critiqué la gestion de la pandémie de COVID-19 par les autorités », dénonce l’ONG.</p>
<p>De même, souligne AI, « dans plusieurs cas, la police a fouillé les téléphones de manifestants et de militants, et d’après l’examen de documents judiciaires, les juges ont parfois retenu à charge des informations récupérées sur des applications de messagerie privée pour étayer les accusations portées contre ces personnes, en plus de les poursuivre pour des commentaires publics sur Facebook ».</p>
<p>« Certains militants et militantes ont vu leurs téléphones fouillés de manière intrusive, d’autres ont été licenciés par leur employeur parce qu’ils avaient été inculpés. Certains ont signalé avoir subi des actes de torture et des mauvais traitements durant leur détention », poursuit l’Organisation internationale.</p>
<p>« Les conclusions d’Amnesty International pointent vers une stratégie délibérée des autorités algériennes visant à écraser la dissidence, stratégie qui vient contredire leurs promesses en matière de respect des droits humains. Ces actions sont celles d’un gouvernement désireux de censurer son peuple parce qu’il manifeste sans violence et exprime des opinions critiques sur les réseaux sociaux. Ces méthodes répressives n’ont pas leur place dans une société respectueuse des droits », a déclaré Amna Guellali, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International.</p>
<p>« De nombreuses personnes graciées par le président Abdelmadjid Tebboune ces derniers jours sont des manifestant(e)s pacifiques qui n’ont fait qu’exercer leurs droits à la liberté d’expression et de réunion et n’auraient donc jamais dû être arrêtées », affirme Amna Guellali.</p>
<p>Le 18 février, dans un discours à la nation, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a annoncé des élections législatives anticipées et déclaré qu’il avait ordonné la libération de dizaines de manifestants détenus ou poursuivis pour avoir participé au mouvement de contestation du Hirak ou pour des publications sur les réseaux sociaux. Au moins 37 ont été libérés les 19 et 20 février, mais 31 restent toujours en prison, selon le Comité national pour la libération des détenus, un groupe d&rsquo;observation local.</p>
<p>« Le gouvernement algérien doit libérer immédiatement et sans condition tous les autres manifestant(e)s pacifiques, militant(e)s et journalistes qui font l’objet de poursuites ou sont incarcérés pour avoir manifesté ou exprimé leurs opinions pacifiquement, et doit abandonner toutes les charges retenues contre eux », affirme la directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International, qui a invité les autorités algériennes à « modifier ou abroger les articles de loi qui piétinent les droits à la liberté d’expression, en ligne comme hors ligne, et de réunion pacifique ».</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hafsa Boutahar, victime présumée de viol de la part de son ex-collègue, Omar Radi: « Amnesty International n’a pas interagi avec mes correspondances »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/26484</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anouar Jihad]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2020 16:31:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[amnesty]]></category>
		<category><![CDATA[Hafsa Boutahar]]></category>
		<category><![CDATA[omar radi]]></category>
		<category><![CDATA[plainte pour viol]]></category>
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					<description><![CDATA[« J&#8217;ai écrit à Amnesty International au sujet de l&#8217;affaire de viol dont j&#8217;ai été victime par mon collègue Omar Radi. Mais cette organisation de défense des droits de l&#8217;homme n&#8217;a pas interagi avec mes correspondances », a déploré Hafsa Boutahar, dans un message posté mercredi sur son compte Twitter. Pour rappel, Hafsa Boutahar, journaliste, avait déposé &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">« J&rsquo;ai écrit à Amnesty International au sujet de l&rsquo;affaire de viol dont j&rsquo;ai été victime par mon collègue Omar Radi. Mais cette organisation de défense des droits de l&rsquo;homme n&rsquo;a pas interagi avec mes correspondances », a déploré Hafsa Boutahar, dans un message posté mercredi sur son compte Twitter. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour rappel, Hafsa Boutahar, journaliste, avait déposé en août 2020 une plainte pour viol à l’encontre de son ex-collègue Omar Radi. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Omar Radi, 33 ans, est sous le coup de deux affaires dont l’enquête est confiée au juge d’instruction près la Cour d’appel de Casablanca. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il est suspecté par le parquet de « réception de financements étrangers » et d’ »atteinte à la sûreté extérieure de l’État, pour avoir entretenu avec les agents d’une autorité étrangère des intelligences ayant pour objet ou ayant eu pour effet de nuire à la situation militaire ou diplomatique du Maroc ».</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il fait également l’objet d’une enquête pour « attentat à la pudeur avec violence » et « viol », à la suite d’une plainte déposée contre lui par Hafsa Boutahar, pour des faits qui auraient eu lieu dans la nuit du 12 au 13 juillet dernier. </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>INGÉRENCE D’AMNESTY INTERNATIONAL DANS L’AFFAIRE OMAR RADI. LA RIPOSTE FERME DU CSPJ</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/26249</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anouar Jihad]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 17:32:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[amnesty]]></category>
		<category><![CDATA[CSPJ]]></category>
		<category><![CDATA[FARES]]></category>
		<category><![CDATA[PRÉSIDENT DÉLÉGUÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) a réagi lundi à la requête envoyée par Amnesty International à l’intention du chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, dans laquelle elle lui demande « la libération immédiate d’Omar Radi ». Dans un communiqué parvenu à lecollimateur.ma, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire a d’abord dénoncé un acte « de mauvaise &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) a réagi lundi à la requête envoyée par Amnesty International à l’intention du chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, dans laquelle elle lui demande « la libération immédiate d’Omar Radi ». </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Dans un communiqué parvenu à <a href="http://lecollimateur.ma"><span class="s2">lecollimateur.ma</span></a>, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire a d’abord dénoncé un acte « de mauvaise foi » visant tendancieusement à écorner la réputation de la justice marocaine, qui est souveraine et indépendante. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En s’adressant au chef de l’Exécutif marocain, l’ONG, basée à Londres, a en effet tenté de mettre en doute le principe de séparation des pouvoirs, consacré par la Constitution de 2011 plébiscitée par le peuple marocain. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Passant en revue les « fausses informations et contradictions qui veulent donner l’impression que la justice est commandée par le gouvernement », le CSPJ a indiqué que le communiqué d’AI « a conféré une dimension démesurée à certaines procédures ordinaires », tout en s’obstinant « à lier les poursuites engagées contre Omar Radi avec sa fonction de journaliste ».</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le Conseil appelle, en outre, les magistrats à rester attachés à leur indépendance et à ne pas céder aux « tentatives d’influence qui pourraient être exercées sur eux par quelque partie que ce soit », tout en veillant à « réaliser la justice, à préserver les droits de tout un chacun et à garantir toutes les conditions d’une justice équitable ».</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Affaire Omar Radi: Amnesty international fait fi du principe de séparation des pouvoirs et demande à El Othmani l’abandon des poursuites judiciaires.</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/26243</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anouar Jihad]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2020 16:52:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[amnesty]]></category>
		<category><![CDATA[omar radi]]></category>
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					<description><![CDATA[« Omar Radi a fait l’objet d’une surveillance numérique par les autorités du Maroc et est actuellement victime de harcèlement judiciaire », croit savoir Amnesty International, dans une nouvelle requête rédigée à l’intention du Chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani. Dans la même requête, l’ONG, basée à Londres, demande au Chef de l’Exécutif marocain d’abandonner les poursuites &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">« Omar Radi a fait l’objet d’une surveillance numérique par les autorités du Maroc et est actuellement victime de harcèlement judiciaire », croit savoir Amnesty International, dans une nouvelle requête rédigée à l’intention du Chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Dans la même requête, l’ONG, basée à Londres, demande au Chef de l’Exécutif marocain d’abandonner les poursuites contre Omar Radi pour « atteinte à la sécurité nationale  » et ordonner sa « libération immédiate ». </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">À travers cette requête, Amnesty International démontre qu&rsquo;elle fait fi du principe de  séparation des pouvoirs, lequel est consacré par le texte constitutionnel plébiscité par le peuple marocain en 2011. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L&rsquo;ONG internationale de défense des droits humains ne saurait ignorer que la justice au Maroc est souveraine et indépendante, et qu&rsquo;aucune forme d&rsquo;interférence n&rsquo;est tolérée.  </span></p>
<p>L&rsquo;instruction de l&rsquo;affaire suit son cours normal, dans le strict respect de la présomption d&rsquo;innocence et à l&rsquo;abri de toute influence, dont celle d&rsquo;Amnesty qui est censée respecter la loi et les droits.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lettre ouverte à Monsieur Mustapha Ramid</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/19713</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AHMED ABDOUNI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2020 10:40:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[amnesty]]></category>
		<category><![CDATA[ramid]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=19713</guid>

					<description><![CDATA[Monsieur le ministre d&#8217;Etat chargé des droits de l’homme et des relations avec le parlement, Tout d&#8217;abord je voudrais vous assurer que je ne suis qu’un simple citoyen marocain. Je ne suis ni affilié, ni sympathisant d&#8217;aucun parti politique. Je ne fais, non plus, partie d&#8217;aucune association quelque soit son but. En outre je n&#8217;ai &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur le ministre d&rsquo;Etat chargé des droits de l’homme et des relations avec le parlement,</p>
<p>Tout d&rsquo;abord je voudrais vous assurer que je ne suis qu’un simple citoyen marocain. Je ne suis ni affilié, ni sympathisant d&rsquo;aucun parti politique. Je ne fais, non plus, partie d&rsquo;aucune association quelque soit son but. En outre je n&rsquo;ai pas l&rsquo;habitude de m&rsquo;occuper plus que n&rsquo;importe quel citoyen lambda de politique intérieure ou extérieure. Ma seule préoccupation dévorante est de voir notre pays géré par des dirigeants réellement démocratiques. Autrement dit, dont la pratique s&rsquo;harmonise et s&rsquo;accorde à la la parole et aux exigences de la fonction qu&rsquo;il occupe.</p>
<p>Je voudrais aussi vous assurer que je n&rsquo;ai rien contre votre personne, ni contre votre parti politique. Mieux, je me dois de vous avouer que j&rsquo;étais très content que votre majorité ait le rôle de chef d&rsquo;orchestre dans la gestion du pays. Vous représentiez pour moi l’espoir d’un changement qui mènerait vers la démocratie et le respect des droits intrinsèques de tout marocain. Je reconnais tout aussi honnêtement, que cela n&rsquo;a pas duré au-delà des quelques premières années. Néanmoins, à mon avis par rapport à tous les gouvernements précédents votre gouvernement mérite la mention de « celui qui a le mieux fait. »</p>
<p><strong>Monsieur Ramid,</strong></p>
<p>Je me suis, en tant que simple marocain croyant aux principes démocratiques dont vous vous réclamez, déjà prononcé sur l&rsquo;affaire dont vous étiez le protagoniste et qui consistait en la violation des droits sociaux de la défunte secrétaire de votre cabinet d&rsquo;avocats. J&rsquo;attendais, vainement, que vous nous donniez la preuve de votre innocence dans cette affaire ou que vous démissionniez pour faire acte de résipiscence. Vous savez mieux que moi que dans les pays où les ministres respectent leurs concitoyens et leur engagement politique démissionnent pour beaucoup moins que la fourberie qu’on vous reproche. Vous n’avez rien fait. Vous avez préféré vous terrer dans le silence. On s&rsquo;y est accommodé parce qu&rsquo;au Maroc on s&rsquo;adapte à tout et même qu&rsquo;on avale délicieusement des couleuvres. Mais quand vous poussez l&rsquo;effronterie jusqu&rsquo;à vous positionnez avantageusement en défenseur acharné de la morale et de la vérité, je ne peux m’empêcher de vous dire qu&rsquo;à mon avis les marocains s&rsquo;en désolent affreusement.</p>
<p>Le 15 juillet 2020 vous avez déclaré à propos de l&rsquo;accusation portée par Amnesty internationale contre le Maroc : «  L&rsquo;organisation devra soit présenter des preuves matérielles, soit retirer ses accusations infondées si elle s&rsquo;attache à sa noble mission de défense des droits humains et aux principes de crédibilité, de neutralité et d&rsquo;objectivité. » (cf. Le collimateur, édition du 16 juillet 2020). Je vous avoue sincèrement que je suis choqué que vous osiez tenir, vous personnellement, ces propos et ce ton. Je vous souligne avec force insistance que je ne vous reproche pas d&rsquo;avoir défendu notre pays et sommé Amnesty International de se conformer à la vérité et aux principes dont elle se réclame. Ce que je trouve choquant c&rsquo;est que ce soit vous en personne, en chair et en os qui le fassiez. C&rsquo;est parce que je conçois mal que quelqu&rsquo;un qui prend allègrement ses aises avec la vérité puisse se prévaloir du droit moral d&rsquo;exiger d&rsquo;un autre avec qui il partage ce défaut de se conformer au devoir de vérité. Chacun d’eux sait à quoi s&rsquo;en tenir à propos de l&rsquo;autre. Comment Amnesty International va-t-elle prendre au sérieux vos propos quand elle sait que vous même ne vous conformez pas au devoir de vérité à l’égard de vos concitoyens et que vous vous en moquer comme d&rsquo;une guigne ? Comment espériez vous que cette association dont la tutelle est diffuse sorte de son silence quand vous-même vous vous êtes muré dans un mutisme dédaigneux à propos de l&rsquo;affaire de la déclaration aux organismes sociaux de la défunte secrétaire de votre cabinet d&rsquo;avocats.</p>
<p>Personnellement j&rsquo;aurais voulu que vous vous absteniez de faire cette démarche et laisser le soin de formuler cette exigence à une autre personnalité du gouvernement ou même un haut cadre de votre ministère. Ainsi vous auriez évité à notre pays le risque de s’exposer à la risée des pays démocratiques dont il aspire être un émule en politique. Vous auriez de même permis à chaque marocain, quand il discuterait de la démocratie dans son pays avec des étrangers de ne pas être acculé à baisser sa tête de honte ou éluder la question par des faux fuyants pour ne pas subir l&rsquo;affront, quand on l&rsquo;interpelle à propos de votre comportement en tant que dirigeant de notre pays.</p>
<p>Veuillez excuser ma franchise et vous prie de croire en mes sincères sentiments d&rsquo;amour à l’égard de notre pays.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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