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	<title>algérie &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Décryptage &#8211; Le Maroc et l&#8217;Algérie face au miroir du Mondial 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 12:00:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Introduction. L&#8217;entame de la Coupe du Monde 2026 a d&#8217;emblée placé le football maghrébin sous les projecteurs de la critique internationale. Les premiers pas des deux sélections emblématiques de la région — le Maroc et l&#8217;Algérie — ont révélé des trajectoires contrastées, des dynamiques psychologiques opposées et des ambitions qui ne se &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Introduction.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;entame de la Coupe du Monde 2026 a d&#8217;emblée placé le football maghrébin sous les projecteurs de la critique internationale. Les premiers pas des deux sélections emblématiques de la région — le Maroc et l&rsquo;Algérie — ont révélé des trajectoires contrastées, des dynamiques psychologiques opposées et des ambitions qui ne se heurtent pas aux mêmes réalités. Alors que les Lions de l&rsquo;Atlas confirment leur ancrage dans l&rsquo;élite mondiale, les Fennecs mesurent, douze ans après leur dernière apparition, l&rsquo;ampleur du défi qui les attend.</strong></p>
<p><strong>I. Analyse technique des performances</strong></p>
<p><strong>Maroc 1 – 1 Brésil (Groupe C) : La confirmation d&rsquo;un statut.</strong></p>
<p><strong>Le match nul arraché par les Lions de l&rsquo;Atlas face à la Seleção (1-1) ne doit rien au hasard. Il incarne la maturité acquise par une formation qui, sous la houlette de Mohamed Ouahbi, a appris à ne plus craindre les géants du football mondial.</strong></p>
<p><strong>Le tournant du match : L&rsquo;ouverture du score précoce d&rsquo;Ismael Saibari (21e) a démontré une capacité à concrétiser les temps forts, avant que l&rsquo;inévitable Vinícius Júnior ne rétablisse la parité (32e). Au-delà du résultat, c&rsquo;est l&rsquo;attitude des Marocains qui interpelle : une organisation défensive chirurgicale, des transitions rapides et une gestion des émotions digne des plus grandes équipes.</strong></p>
<p><strong>Le regard des observateurs : Malgré la frustration affichée par Ouahbi — « Nous voulions gagner, mais c&rsquo;est le football » — la presse internationale salue unanimement la prestation. Le Maroc ne se contente plus d&rsquo;exister ; il impose son jeu et regarde ses adversaires historiques dans les yeux. Cette performance, face à un Brésil pourtant redoutable, confirme que le parcours de 2022 n&rsquo;était pas une anomalie mais l&rsquo;acte de naissance d&rsquo;une nouvelle puissance.</strong></p>
<p><strong>Argentine 3 – 0 Algérie (Groupe J) : La douloureuse leçon du très haut niveau</strong></p>
<p><strong>Le retour des Fennecs sur la scène mondiale, après douze années d&rsquo;absence, s&rsquo;est heurté à la réalité impitoyable du champion du monde en titre. À Kansas City, l&rsquo;Albiceleste a infligé une correction (3-0) qui, au-delà du score, a exposé les carences structurelles d&rsquo;une équipe encore en rodage.</strong></p>
<p><strong>Le moment clé : Le triplé de Lionel Messi (17e, 60e, 76e) — une démonstration de génie individuel — a brisé les espoirs algériens. Face à un tel talent, la solidité défensive qui faisait la fierté de la sélection a volé en éclats.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;analyse sans concession : L&rsquo;écart de niveau individuel et le réalisme chirurgical de l&rsquo;Argentine ont mis en lumière le chemin qu&rsquo;il reste à parcourir. Si la qualification reste accessible, cette défaite brutale oblige à une remise en question profonde. L&rsquo;Algérie a besoin de temps, de matches et de repères collectifs pour espérer rivaliser à ce niveau d&rsquo;intensité.</strong></p>
<p><strong>II. Répercussions psychologiques et perception du « fossé ».</strong></p>
<p><strong>La comparaison des deux résultats initiaux nourrit inévitablement les discussions autour d&rsquo;un possible basculement du leadership régional. Mais au-delà du simple constat sportif, ce sont deux états d&rsquo;esprit qui s&rsquo;opposent.</strong></p>
<p><strong>Le Maroc : La fierté et l&rsquo;ambition comme moteurs.</strong></p>
<p><strong>Chez les supporters marocains, le sentiment dominant est celui d&rsquo;une fierté légitime teintée d&rsquo;ambition démesurée. Le statut de demi-finaliste du précédent Mondial n&rsquo;est plus un souvenir lointain, mais un standard de performance. La prestation contre le Brésil est perçue comme la preuve que le Maroc appartient durablement à l&rsquo;élite mondiale.</strong></p>
<p><strong>Cette confiance se reflète dans les déclarations du sélectionneur : regretter presque de ne pas avoir battu le Brésil, c&rsquo;est afficher une ambition qui n&rsquo;a plus rien d&rsquo;une posture. Les Lions de l&rsquo;Atlas sont entrés dans une nouvelle dimension, où l&rsquo;exploit devient la norme.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;Algérie : La prise de conscience brutale.</strong></p>
<p><strong>En Algérie, la défaite face à l&rsquo;Argentine provoque un électrochoc salutaire mais douloureux. La frustration qui pointe chez les supporters est d&rsquo;autant plus vive qu&rsquo;ils sont conscients du talent brut de leur sélection. Mais ce constat amer s&rsquo;accompagne d&rsquo;une évidence : l&rsquo;absence prolongée des grandes compétitions a laissé des traces.</strong></p>
<p><strong>Le staff algérien doit désormais reconstruire la confiance collective, rappeler que la qualification reste jouable, et transformer cette humiliation en carburant pour les prochains matches. La marche est haute, mais le football offre toujours des revanches.</strong></p>
<p><strong>III. Perspectives vers le Carré d&rsquo;Or : Les trajectoires se dessinent.</strong></p>
<p><strong>Atteindre les demi-finales d&rsquo;une Coupe du Monde à 48 équipes reste un exploit hors norme. Mais la première journée a déjà esquissé les chemins possibles.</strong></p>
<p><strong>Les chances du Maroc : Une ambition crédible.</strong></p>
<p><strong>Avec ce point précieux arraché face au favori du groupe, le Maroc aborde la suite de son calendrier (Écosse, Haïti) avec des indicateurs très favorables. Une qualification en tête ou parmi les meilleurs deuxièmes semble largement à portée.</strong></p>
<p><strong>Mais c&rsquo;est dans la phase à élimination directe que la véritable force des Lions de l&rsquo;Atlas pourrait s&rsquo;exprimer. Leur vécu collectif, leur assise défensive et leur capacité à gérer les moments clés leur permettent d&rsquo;envisager le carré d&rsquo;or avec une crédibilité que peu d&rsquo;équipes africaines peuvent revendiquer. Le parcours de 2022 n&rsquo;était pas un accident : il a forgé une identité.</strong></p>
<p><strong>Les chances de l&rsquo;Algérie : Un chemin semé d&#8217;embûches.</strong></p>
<p><strong>La situation des Fennecs est bien plus délicate. Avec zéro point et une différence de buts négative (-3), l&rsquo;Algérie n&rsquo;a plus droit à l&rsquo;erreur face à la Jordanie et à l&rsquo;Autriche. Si la qualification pour les seizièmes de finale reste accessible, envisager le carré d&rsquo;or relève à ce stade d&rsquo;un pari audacieux.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;équipe doit d&rsquo;abord stabiliser son bloc défensif, retrouver de l&rsquo;allant offensif et, surtout, regagner la confiance nécessaire pour aborder les matches couperets. Le talent individuel existe, mais il lui manque la cohésion collective et l&rsquo;expérience des grands rendez-vous. Le chemin vers les quarts ou les demi-finales passe d&rsquo;abord par une reconstruction psychologique.</strong></p>
<p><strong>IV. Analyse approfondie : Les clés du basculement régional.</strong></p>
<p><strong>Au-delà des résultats, cette Coupe du Monde agit comme un révélateur de trajectoires. Le « fossé » qui semble se creuser entre les deux voisins maghrébins n&rsquo;est pas le fruit du hasard mais l&rsquo;aboutissement d&rsquo;une régularité méthodologique.</strong></p>
<p><strong>1. La continuité contre l&rsquo;irrégularité.</strong></p>
<p><strong>Le Maroc a bâti sa montée en puissance sur une politique de formation et de continuité. La génération actuelle est le fruit d&rsquo;un travail de longue haleine, où la stabilité des entraîneurs et la confiance dans les jeunes talents ont porté leurs fruits.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;Algérie, en revanche, a connu une disette de douze ans sur la scène mondiale. Malgré des talents individuels remarquables, le manque de compétition au plus haut niveau a laissé des cicatrices. La régularité des performances est le premier rempart contre les désillusions.</strong></p>
<p><strong>2. L&rsquo;expérience comme atout.</strong></p>
<p><strong>Les Lions de l&rsquo;Atlas ont appris à gérer la pression, les moments clés et les adversaires prestigieux. Leurs matches de 2022 leur ont donné une maturité que seules les grandes compétitions peuvent offrir. L&rsquo;Algérie, elle, doit encore acquérir cette expertise, qui ne s&rsquo;achète pas mais se construit dans la douleur.</strong></p>
<p><strong>3. Le leadership régional : Une question de perception.</strong></p>
<p><strong>Si le Maroc semble aujourd&rsquo;hui prendre l&rsquo;ascendant, il serait réducteur d&rsquo;en faire une fatalité pour l&rsquo;Algérie. Le football maghrébin dans son ensemble a progressé. La rivalité entre les deux nations ne s&rsquo;efface pas ; elle se transforme. Le Maroc assume son statut de locomotive du football africain, mais l&rsquo;Algérie possède les ressources humaines et le potentiel pour revenir.</strong></p>
<p><strong>V. Conclusion : Un basculement à confirmer, une rivalité à réinventer.</strong></p>
<p><strong>Cette entame de Coupe du Monde 2026 a mis en lumière deux réalités distinctes mais complémentaires. Le Maroc, en tenant tête au Brésil avec l&rsquo;assurance des grands, prouve que son rang mondial n&rsquo;est plus une exception mais une constante. Les Lions de l&rsquo;Atlas ne cherchent plus à créer la surprise ; ils assument leur statut et regardent vers le carré d&rsquo;or avec la légitimité de leurs ambitions.</strong></p>
<p><strong>Pour l&rsquo;Algérie, la défaite face à l&rsquo;Argentine résonne comme un rappel brutal de l&rsquo;exigence du très haut niveau. Après des années d&rsquo;absence, la reconstruction passe par des matchs comme celui-ci, où la douleur de l&rsquo;échec forge les caractères et affine les stratégies.</strong></p>
<p><strong>Mais le propre du football — ce sport roi qui captive la planète — est son imprévisibilité. Si le leadership régional penche aujourd&rsquo;hui en faveur du Maroc, le tournoi ne fait que commencer. Les Fennecs ont deux matches pour enclencher leur révolte et prouver que le football maghrébin, dans toute sa richesse et sa rivalité, n&rsquo;a pas fini de faire vibrer le monde.</strong></p>
<p><strong>Car au-delà des chiffres et des classements, c&rsquo;est cette passion commune, cette fierté partagée, qui unit les peuples du Maghreb bien au-delà des stades. La véritable victoire, peut-être, réside dans cette capacité à se dépasser, à rêver ensemble et à porter haut les couleurs d&rsquo;une région qui ne cesse d&rsquo;écrire l&rsquo;histoire du football mondial.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>HUMILIATION! MESSI BAT l&#8217;ALGERIE A LUI TOUT SEUL (3-0)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/214179</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 11:11:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Mondial 2026. Dima Maghrib]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;équipe d&#8217;Algérie a concédé sa plus lourde défaite inaugurale en Coupe du monde en s&#8217;inclinant 3 à 0 face à l&#8217;Argentine, championne du monde en titre, lors de la première journée du Groupe J du Mondial 2026 à Kansas City. Lionel Messi, octuple Ballon d&#8217;Or, a battu l&#8217;Algérie à lui tout seul en inscrivant un &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span class="x3jgonx">L&rsquo;équipe d&rsquo;Algérie a concédé sa plus lourde défaite inaugurale en Coupe du monde en s&rsquo;inclinant 3 à 0 face à l&rsquo;Argentine, championne du monde en titre, lors de la première journée du Groupe J du Mondial 2026 à Kansas City.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Lionel Messi, octuple Ballon d&rsquo;Or, a battu l&rsquo;Algérie à lui tout seul en inscrivant un triplé historique. Il aura ainsi « rééduqué » les supporters algériens qui, à la veille du match, le traitaient d' »ennemi d&rsquo;Allah »! </span></strong></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/26a0.png" alt="⚠" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> DERNIÈRE MINUTE <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/26a0.png" alt="⚠" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p>Hier, à Kansas City, avant le match Algérie-Argentine à la Coupe du monde, les supporters algériens ont scandé :</p>
<p>« La ilaha illallah, Muhammad rasulullah, wa Messi aduw Allah (Il n’y a de dieu qu’Allah, Muhammad est son messager, et Messi est l’ennemi… <a href="https://t.co/iKRBoeEcIl">pic.twitter.com/iKRBoeEcIl</a></p>
<p>— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) <a href="https://x.com/JeanMessiha/status/2067179379537453490?ref_src=twsrc%5Etfw">June 17, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong>La cuisante défaite des « Fennecs » confirme la débâcle du football algérien, à l&rsquo;image d&rsquo;un régime qui a toujours invoqué la théorie fumeuse du « complot extérieur » pour masquer son incompétence et ses échecs sur tous les plans. </strong></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f6a8.png" alt="🚨" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f6a8.png" alt="🚨" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />ALERTE !!!</p>
<p>POUR CEUX QUI DORMAIENT, JE VOUS MET LE TRIPLÉ DE MESSI ICI.<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/26bd.png" alt="⚽" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/26bd.png" alt="⚽" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/26bd.png" alt="⚽" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f410.png" alt="🐐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <a href="https://t.co/0xM5Rj4iIV">pic.twitter.com/0xM5Rj4iIV</a></p>
<p>— FAN INTER-MESSI (@FANFOOTMESSI) <a href="https://x.com/FANFOOTMESSI/status/2067131029807100299?ref_src=twsrc%5Etfw">June 17, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Mondial tient déjà sa première bagarre générale! Cherchez l&#8217;Algérie&#8230;</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/214125</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 16:06:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Mondial 2026. Dima Maghrib]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[CdM 2026]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;Algérie fait encore une fois parler d&#8217;elle, en mal, tout naturellement! Si les supporters, toutes nationalités confondues, investissent le mythique Times Square, à New York, pour célébrer leurs équipes ou leurs cultures dans le respect, la fraternité et le fair-play, ceux de l&#8217;Algérie étaient d&#8217;un tout autre avis. A la veille du match Algérie- Argentine, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;Algérie fait encore une fois parler d&rsquo;elle, en mal, tout naturellement! Si les supporters, toutes nationalités confondues, investissent le mythique Times Square, à New York, pour célébrer leurs équipes ou leurs cultures dans le respect, la fraternité et le fair-play, ceux de l&rsquo;Algérie étaient d&rsquo;un tout autre avis. A la veille du match Algérie- Argentine, ils ont transformé le quartier emblématique de New York, en champ de bataille avec les supporters de l&rsquo;Albiceleste, quel exploit!</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="rtl" lang="ar">حادثة ام درمان تتكرر في امريكا الحمرا والبعرا فينما مشاو مشوهين أبناء ام حسن <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f1e9-1f1ff.png" alt="🇩🇿" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> تربية بيوت الرذيلة رونوها مع انصار المنتخب الأرجنتيني <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f1e6-1f1f7.png" alt="🇦🇷" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> بساحة Time Square بمدينة نيويورك الأمريكية <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f1fa-1f1f8.png" alt="🇺🇸" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> .<br />
<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f4f9.png" alt="📹" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />Brut <a href="https://t.co/sY4UpAVbob">pic.twitter.com/sY4UpAVbob</a></p>
<p>— Leɛyun <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f451.png" alt="👑" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/2665.png" alt="♥" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f339.png" alt="🌹" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> (@5ersito_) <a href="https://x.com/5ersito_/status/2066794471052738836?ref_src=twsrc%5Etfw">June 16, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les images de leur bagarre avec leurs homologues argentins sont devenues virales sur la centrifugeuse des réseaux sociaux et font la « Une » des principaux titres de la presse internationale. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="rtl" lang="ar"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f534.png" alt="🔴" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f534.png" alt="🔴" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />|| قرر بعض المشجعين الجزائريين أصحاب تربية « بيوت الرذيلة » أن يحولوا « تايمز سكوير » إلى ساحة معركة هزلية، بعد أن اشتبكوا مع مشجعين أرجنتينيين في عراك ينمُّ عن عقلية متوحشة. فعوض الاستمتاع بأجواء كرة القدم، فضلوا إظهار مهاراتهم في « الفنون القتالية الشعبية »، ليصبحوا حديث الصحف… <a href="https://t.co/sPU75efzAF">pic.twitter.com/sPU75efzAF</a></p>
<p>— Kinan Moutaraji &#8211; (ساخر مغربي) (@kinan_moutaraji) <a href="https://x.com/kinan_moutaraji/status/2066827693241282574?ref_src=twsrc%5Etfw">June 16, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong>Ces tristes images prouvent, à qui doute encore, que la violence est une seconde nature chez des Algériens biberonnés à la haine et au rejet d&rsquo;autrui. </strong></p>
<p><strong>Heureusement que les Robocops de la police new-yorkaise étaient là pour ramener l&rsquo;ordre dans ce « carrefour du monde », sinon l&rsquo;irréparable n&rsquo;était pas loin. </strong></p>
<p><strong>Quel gâchis, cette Algérie ! </strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quand le régime algérien confond arganier et chêne vert&#8230; et se ridiculise</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/213431</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 16:58:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Arganier]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[« La plantation d’arganiers, cet arbre à l’huile d’or, gagne du terrain en Algérie, et suscite des inquiétudes au Maroc », a &#8211; bouchons- nous le nez! &#8211; lâché « TSA » (« Tout sur l&#8217;Algérie »), qu&#8217;on ne vous présente plus tellement il est à la botte du régime des caporaux finissant. La plantation d’arganiers, cet arbre à l’huile d’or, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« La plantation d’arganiers, cet arbre à l’huile d’or, gagne du terrain en Algérie, et suscite des inquiétudes au Maroc », a &#8211; bouchons- nous le nez! &#8211; lâché « TSA » (« Tout sur l&rsquo;Algérie »), qu&rsquo;on ne vous présente plus tellement il est à la botte du régime des caporaux finissant.</strong></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">La plantation d’arganiers, cet arbre à l’huile d’or, gagne du terrain en Algérie, et suscite des inquiétudes au Maroc. <a href="https://t.co/NMnO0CvmYh">https://t.co/NMnO0CvmYh</a> <a href="https://t.co/7tsECyzR7R">pic.twitter.com/7tsECyzR7R</a></p>
<p>— TSA Algérie (@TSAlgerie) <a href="https://x.com/TSAlgerie/status/2062827943403864455?ref_src=twsrc%5Etfw">June 5, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong>On peut défendre son régime et ne pas tomber dans le ridicule. « <a href="https://www.tsa-algerie.dz/algerie-lessor-de-larganier-larbre-a-lhuile-dor-inquiete-au-maroc/">TSA</a>« , ou ce qu&rsquo;il en reste, en a franchi les bornes. Il a péché par une confusion scandaleuse entre l&rsquo;arganier, trésor du sud marocain, inscrit au réseau mondial des Réserves de biosphère de l&rsquo;UNESCO, et le chêne vert (voir la photo avec laquelle il a illustré sa fanfaronnade à deux balles). </strong></p>
<p><strong>Quant aux prétendues « inquiétudes suscitées au Maroc » par la non moins prétendue « plantation d’arganiers (&#8230;) en Algérie », nous invitons notre confrère à revoir ses « connaissances » botaniques avant de se hasarder à des rodomontades stupides et ridicules. </strong></p>
<p><strong>Le gland ne tombe jamais loin du chêne. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La marocophobie d&#8217;Alger : du Sahara au contrat de Roubaix, généalogie d&#8217;une obsession</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212636</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2026 12:28:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[marocophobie]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Allal KHEIREDDINE Quatre jeunes hommes écroués à Paris ce week-end, un tireur recruté pour la modique somme de dix mille euros, une messagerie cryptée, une « adresse » et une « consigne de tuer » : ce n&#8217;est pas le scénario d&#8217;un thriller transposé dans nos banlieues du Nord, mais la chronique judiciaire d&#8217;un &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Allal KHEIREDDINE</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212544" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/kher-780x470-1-768x463-1.jpeg" alt="" width="768" height="463" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/kher-780x470-1-768x463-1.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/kher-780x470-1-768x463-1-300x181.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></p>
<p>Quatre jeunes hommes écroués à Paris ce week-end, un tireur recruté pour la modique somme de dix mille euros, une messagerie cryptée, une « adresse » et une « consigne de tuer » : ce n&rsquo;est pas le scénario d&rsquo;un thriller transposé dans nos banlieues du Nord, mais la <a href="https://www.france24.com/fr/france/20260524-quatre-hommes-mis-en-examen-pour-tentative-de-meurtre-contre-l-opposant-alg%C3%A9rien-hichem-aboud">chronique judiciaire</a> d&rsquo;un échec, celui, en février 2025, d&rsquo;une opération commanditée à mille kilomètres de Roubaix, dans les antichambres d&rsquo;un pouvoir qui croit encore que l&rsquo;on peut, en Europe, faire taire un homme comme on bâillonne un journal.</p>
<p>Hichem Aboud, ancien membre des services de renseignement algériens, est un journaliste et opposant au gouvernement algérien. Réfugié en France, il devait mourir parce qu&rsquo;il parlait. Il n&rsquo;est pas mort parce que les exécutants, pâles épigones des méthodes russes, étaient amateurs, et qu&rsquo;à l&rsquo;amateurisme des bras se devine, presque toujours, l&rsquo;amateurisme des neurones.</p>
<p>Il faut prendre la mesure de ce que ce dérisoire dit du pouvoir qui l&rsquo;a ordonné. Lorsque Moscou frappe (Litvinenko à Londres, Skripal à Salisbury, Khangochvili au Tiergarten) la signature est froide, technique, presque chirurgicale : un polonium rare, un agent novitchok, un tireur du GRU rapatrié dans l&rsquo;heure. La sophistication abjecte n&rsquo;innocente rien, mais elle traduit la confiance d&rsquo;un appareil convaincu, à tort ou à raison, de sa propre maîtrise. Roubaix raconte un fiasco. Roubaix raconte un État qui sous-traite la mort à des bras cassés pommés à peine sortis de l’adolescence, payés au prix d&rsquo;un scooter d&rsquo;occasion, par messagerie cryptée, sans même s&rsquo;assurer que la cible se trouve à l&rsquo;adresse indiquée.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas la cruauté impériale qui parle ici ; c&rsquo;est la panique d&rsquo;une cour qui a perdu confiance dans ses propres relais, et qui confond encore la peur qu&rsquo;elle inspire chez ses sujets avec celle qu&rsquo;elle pourrait inspirer ailleurs. Le tueur à dix mille euros n&rsquo;est pas l&rsquo;envoyé d&rsquo;un État sûr de lui : c&rsquo;est la confession, dans la langue maladroite des intermédiaires, d&rsquo;un appareil qui n&rsquo;a plus les moyens de ses ambitions, ni l&rsquo;intelligence de ses peurs.</p>
<p>Pour Arendt, le totalitarisme se caractérise bien par l&rsquo;anéantissement de l&rsquo;espace public et l&rsquo;interdiction absolue de la moindre spontanéité ou parole libre, perçue comme un danger mortel pour la fiction idéologique du régime. À mesure que leur légitimité s&rsquo;effrite, ils étendent le cercle de leurs ennemis intimes, jusqu&rsquo;à ce que l&rsquo;opposant le plus lointain devienne aussi insupportable que le voisin de palier. C&rsquo;est exactement ce que dit le contrat sur la tête d&rsquo;Aboud : non pas que cet homme menace réellement le régime, un éditorialiste exilé à Roubaix ne renverse aucun appareil sécuritaire, mais qu&rsquo;il existe, et que cette existence en soi est devenue une source permanente d’inconfort intolérable. Là est le glissement proprement narcissique : le pouvoir paranoïaque ne supporte plus son double critique, parce qu&rsquo;il sait, obscurément, que ce double parle vrai.</p>
<p>Kohut nommait rage narcissique cette réaction disproportionnée du sujet blessé dans l&rsquo;image idéalisée qu&rsquo;il se faisait de lui-même. Le régime algérien, héritier d&rsquo;une légitimité révolutionnaire qu&rsquo;il a méthodiquement consumée, ressemble à cette figure clinique : tout ce qui lui renvoie l&rsquo;image d&rsquo;un pouvoir vieillissant, corrompu, déconnecté, devient persécuteur. L&rsquo;opposant cesse d&rsquo;être un adversaire politique avec lequel on négocie ou que l&rsquo;on combat dans le champ des idées ; il devient le miroir qu&rsquo;il faut briser, parce qu&rsquo;on ne supporte plus ce qu&rsquo;il reflète. Et lorsqu&rsquo;on brise le miroir, on ne brise pas seulement le verre, on confesse, dans le même geste, que l&rsquo;image était insoutenable.</p>
<p>C&rsquo;est la grammaire du tyran fébrile : il ne tue pas pour vaincre, il tue pour ne plus voir. Encore faut-il, pour comprendre la singularité de ce contrat, mesurer ce qui transforme un opposant ordinaire en cible existentielle.</p>
<p>Le régime algérien a, depuis des décennies, suspendu son honneur politique et moral à une cause qu&rsquo;il a élevée au rang de dogme : la question du Sahara occidental marocain de plein droit, qu&rsquo;il continue d&rsquo;instrumentaliser comme on agite un drapeau pour ne pas voir le vide qui s&rsquo;étend derrière. Cette obsession-là n&rsquo;est plus une politique étrangère : c&rsquo;est devenue une théologie d&rsquo;État, l&rsquo;unique récit qui maintienne encore l&rsquo;illusion d&rsquo;une légitimité révolutionnaire après que tout le reste se fut effrité, l&rsquo;économie, la promesse sociale, l&rsquo;horizon d&rsquo;une jeunesse, la parole publique.</p>
<p>Or Hichem Aboud, en reconnaissant publiquement la marocanité du Sahara, n&rsquo;a pas seulement contredit la ligne officielle ; il a commis ce que la grammaire psychique du régime tient pour l&rsquo;irréparable, la trahison suprême — celle qui ne se discute pas, ne se débat pas, ne se pardonne pas. Il a signé, par cette parole-là, son arrêt de mort. Car le Maroc, dans l&rsquo;inconscient politique d&rsquo;Alger, n&rsquo;est pas un voisin parmi d&rsquo;autres ; il est le miroir intolérable, l&rsquo;incarnation accumulée de tout ce que le régime n&rsquo;a jamais su être ni avoir : treize siècles d&rsquo;État continu et d&rsquo;institutions transmises, une monarchie enracinée dans l&rsquo;histoire longue de la nation, un développement économique visible jusque dans les ports, les lignes à grande vitesse et les façades reconfigurées de Casablanca, une diplomatie patiente qui collectionne les reconnaissances et les retournements d&rsquo;alliances là où Alger n&rsquo;amasse plus que des ruptures et des ambassadeurs rappelés.</p>
<p>Soutenir la marocanité du Sahara, c&rsquo;est, pour ce régime, infiniment plus qu&rsquo;une dissidence politique : c&rsquo;est ratifier, par la parole publique, l&rsquo;existence même du miroir, et entériner la défaite ontologique qu&rsquo;il refuse d&rsquo;admettre depuis 1975. Aboud n&rsquo;a pas été condamné parce qu&rsquo;il pensait mal ; il a été condamné parce qu&rsquo;il a nommé, depuis l&rsquo;exil, ce que tout le monde voit, et ce que ses commanditaires, précisément, ne supportent plus de voir nommé.</p>
<p>Il y a, dans cette tentation d&rsquo;extension extraterritoriale de la répression, quelque chose qui passe les frontières du politique pour rejoindre celles de la psychopathologie collective. Spinoza, dans le Traité théologico-politique, observait que la pire des servitudes est celle qui se nourrit de la peur des gouvernants, plus encore que de celle des gouvernés. Un pouvoir qui craint à ce point un homme désarmé, à mille kilomètres de ses capitales, est un pouvoir qui a déjà perdu la confiance dans ce qu&rsquo;il est. Et ce que l&rsquo;on cherche à faire taire dans Aboud, ce n&rsquo;est pas Aboud lui-même. Non ! C&rsquo;est la possibilité, intolérable, qu&rsquo;il ait raison. Cette obsession chevauche l’absurde. Une loi a été promulgué : toute personne partageant ou juste « likant » un post de ces opposants, dont Aboud, serait poursuivie pour apologie du terrorisme !</p>
<p>Reste le calcul stratégique, dont l&rsquo;absence laisse pantois. Un opposant tué sur le sol français place mécaniquement le commanditaire dans la position du suspect unique : la grammaire diplomatique des États reconnaît ses propres signatures, et Paris n&rsquo;aurait eu besoin d&rsquo;aucune confession pour nommer la main qui aurait tenu l&rsquo;arme.</p>
<p>Un assassinat réussi à Roubaix aurait été, pour Alger, un désastre politique sans précédent : la confirmation, devant la communauté internationale, du caractère terroriste d&rsquo;un appareil d&rsquo;État qui revendique encore le langage des nations souveraines. Que cette évidence n&rsquo;ait pas pesé dans la décision, qu&rsquo;elle ait été balayée par l&rsquo;urgence de faire taire un homme, dit assez la nature de la fébrilité qui règne en haut lieu : non plus le calcul cynique du tyran lucide, mais la précipitation aveugle du courtisan qui veut plaire au prince et lui ramener une tête. C&rsquo;est ainsi que les régimes finissent par produire eux-mêmes les preuves de leur propre nature, croyant les enterrer dans une cave de Roubaix.</p>
<p>Il faut, par contraste, mesurer ce que cet épisode nous apprend de la santé d&rsquo;une République. C&rsquo;est la justice française, et elle seule, qui a remonté la chaîne, identifié les commanditaires présumés, mis en examen les exécutants. La sophistication ici n&rsquo;est pas celle du tueur, c&rsquo;est celle de l&rsquo;État de droit, qui transforme méthodiquement le crime en procédure, le contrat en dossier, le silence en parole publique. Voilà la véritable asymétrie : d&rsquo;un côté, un régime qui croit pouvoir importer ses méthodes en oubliant qu&rsquo;il entre sur un territoire où la loi commande encore au pouvoir ; de l&rsquo;autre, un État qui, malgré ses fragilités, oppose à la mort commanditée l&rsquo;archive judiciaire et le huis clos du juge. Il y a là une leçon que les commanditaires de Roubaix n&rsquo;ont visiblement pas méditée.</p>
<p>Et nous, Marocains, qui regardons ces nouvelles avec l&rsquo;attention qu&rsquo;on devine, n&rsquo;en tirons aucun triomphalisme. Le voisin malade nous concerne, parce que sa fièvre est aussi celle d&rsquo;un Maghreb que nous voudrions guéri. Mais nous sommes en droit de nommer ce que nous voyons : un régime qui, ne pouvant plus convaincre, choisit d&rsquo;éliminer ; ne pouvant plus dominer par la légitimité, tente de le faire par la peur ; et qui, ce faisant, exporte au-delà de ses frontières les pathologies qu&rsquo;il croyait pouvoir contenir chez lui. Le contrat sur la tête d&rsquo;Hichem Aboud n&rsquo;est pas un acte de force : c&rsquo;est la signature, en lettres tremblées, d&rsquo;un pouvoir qui ne sait plus comment exister autrement que dans la haine de ses miroirs. Une fièvre élevée ne se soigne pas en brisant le thermomètre.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Reconnaissance par le Canada du Plan d’autonomie pour le Sahara marocain: le réveil tardif du ministre algérien de « l&#8217;Ingérence »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/210348</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 20:25:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[CANADA]]></category>
		<category><![CDATA[sahara marocain]]></category>
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					<description><![CDATA[Une intervalle d’une heure entre deux communiqués publiés, ce mardi, par le ministère canadien des Affaires étrangères concernant l’affaire du Sahara marocain. Le premier fait savoir qu’Ottawa reconnaît désormais le plan d’autonomie marocain comme « base pour un règlement mutuellement acceptable” du différend régional créé autour du Sahara marocain. Cette nouvelle position a été exprimée à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Une intervalle d’une heure entre deux communiqués publiés, ce mardi, par le ministère canadien des Affaires étrangères concernant l’affaire du Sahara marocain. Le premier fait savoir qu’Ottawa reconnaît désormais le plan d’autonomie marocain comme « base pour un règlement mutuellement acceptable” du différend régional créé autour du Sahara marocain. Cette nouvelle position a été exprimée à M. Bourita par son homologue canadienne, Anita Indira Ananda, lors d’un entretien téléphonique. </span></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="en">1/2 Minister of Foreign Affairs Anita Anand had a call with Morocco’s Minister of Foreign Affairs Nasser Bourita to discuss Canada’s recognition of Morocco’s autonomy plan for Western Sahara. <a href="https://t.co/k1WzeOexvy">https://t.co/k1WzeOexvy</a></p>
<p>— Foreign Policy CAN (@CanadaFP) <a href="https://twitter.com/CanadaFP/status/2049166939113521254?ref_src=twsrc%5Etfw">April 28, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans le même communiqué, on apprendra que ce changement de pied canadien </span>intervient en amont d’une “<em>visite officielle au Maroc</em>” de la ministre Anand “<em>dans les semaines à venir</em>”, qui sera l’occasion “<em>d’approfondir le dialogue sur les relations entre les deux pays et d’intensifier les discussions sur le Sahara</em>”<span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="en">2/2 Canada recognizes Morocco’s plan as a credible and serious basis for a mutually acceptable solution to the conflict in the region.</p>
<p>— Foreign Policy CAN (@CanadaFP) <a href="https://twitter.com/CanadaFP/status/2049166940975907054?ref_src=twsrc%5Etfw">April 28, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Une heure après, un autre communiqué est publié par le MAE canadien faisant état d’un “entretien” entre Mme Anand et le MAE algérien, Ahmed Attaf. “</span><span style="font-weight: 400;"><em>La ministre Anand a eu un entretien téléphonique avec le ministre des Affaires étrangères de l’Algérie, Ahmed Attaf, pour discuter des relations bilatérales et des questions régionales d’intérêt commun, y compris les opportunités de renforcer la coopération et de faire progresser les priorités partagées</em>”, indique en effet le communiqué canadien. Appréciez l&rsquo;expression: « (<em>y compris) les opportunités de renforcer la coopération et de faire progresser les priorités partagées ». </em></span></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="en">Minister Anand held a call with Algeria’s Minister of Foreign Affairs, Ahmed Attaf, to discuss bilateral ties and regional issues of shared interest, including opportunities to deepen cooperation and advance shared priorities. <a href="https://t.co/5FfPGhuLBT">pic.twitter.com/5FfPGhuLBT</a></p>
<p>— Foreign Policy CAN (@CanadaFP) <a href="https://twitter.com/CanadaFP/status/2049179689999081652?ref_src=twsrc%5Etfw">April 28, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><span style="font-weight: 400;">A l’heure où on met en ligne, on ne sait toujours pas si ce second entretien a eu lieu “<em>à la demande</em>” du ministre algérien de “l’Ingérence” ou à l’initiative de Mme Anita pour lui faire connaître la nouvelle position d’Ottawa. Connaissant la fixation infantile d’Alger sur ce dossier, principal sujet de sa politique étrangère (et étrange!), on pencherait pour la première thèse. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En tout cas, le MAE algérien n’en est pas à un décalage horaire près. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le train de l’autonomie avance à la vitesse grand V. Et Alger, (meuh!), est aujourd&rsquo;hui comme la vache qui regarde le train passer.</span></p>
<p>PS: ce spécial dédicace au régime militaire des Bouffons: «الصدمة كانت قوية», un chef-d&rsquo;œuvre de notre artiste regretté Abdelhadi Belkhayat.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="rtl" lang="ar">مقطع « الصدمة كانت قوية » من أغنية « قطار الحياة » للفنان<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> الرائع عبد الهادي بلخياط أطال الله في عمره</p>
<p>إهداء<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f3b6.png" alt="🎶" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f381.png" alt="🎁" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> الى النظام ودميته البوليساريو</p>
<p>الأغنية كاملة في الرابط:<a href="https://t.co/53beSOifMN">https://t.co/53beSOifMN</a> <a href="https://t.co/EM9Ji4fxkQ">pic.twitter.com/EM9Ji4fxkQ</a></p>
<p>— وليد كبير Oualid KEBIR<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f1e9-1f1ff.png" alt="🇩🇿" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> (@oualido) <a href="https://twitter.com/oualido/status/1454780875867054083?ref_src=twsrc%5Etfw">October 31, 2021</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Saïd Chengriha, l’homme par qui le chaos malien est arrivé</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/210293</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 19:15:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[FLA]]></category>
		<category><![CDATA[JNIM]]></category>
		<category><![CDATA[mali]]></category>
		<category><![CDATA[polisario]]></category>
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					<description><![CDATA[Dès le déclenchement de l’offensive anti-malienne coordonnée entre le JNIM (Groupe de soutien à l&#8217;islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda), et du Front de libération de l’Azawad, samedi 25 avril 2026, les regards se sont tournés immédiatement vers l’Algérie. Non seulement parce que ce pays traîne la réputation avérée de pourvoyeur de terrorisme et de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Dès le déclenchement de l’offensive anti-malienne coordonnée entre le JNIM (Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda), et du Front de libération de l’Azawad, samedi 25 avril 2026, les regards se sont tournés immédiatement vers l’Algérie. Non seulement parce que ce pays traîne la réputation avérée de pourvoyeur de terrorisme et de séparatisme dans la région, des indices matériels venaient aussi corroborer les accusations portées contre ce régime catalyseur de divisions dans son entourage, notamment le Mali avec lequel il est en rupture ban depuis début 2025. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un indice, et non des moindres, est passé à la trappe. Le 8 avril 2026, le chef d’état-major de l’armée algérienne, Saïd Chengriha, se trouvait bel et bien dans le secteur opérationnel d’In Guezzam, le point algérien le plus proche de la frontière malienne. Objectif, croit savoir la presse à coloration vert-kaki, superviser </span><span style="font-weight: 400;">un exercice avec munitions réelles « Cyclone 2026 ». </span></p>
<p><iframe loading="lazy" style="border: none; overflow: hidden;" src="https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fweb.facebook.com%2Ftsalgerie%2Fposts%2Fpfbid0rq2AMLqZPnLLDPf4rRLnDEr3DfswkpyA3PQ7T91VxEQF1JidBFjgpaHrA3YqNJhXl&amp;show_text=true&amp;width=500" width="500" height="665" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Précision géographique en passant: </span><span style="font-weight: 400;">Ti-n-Zaouâtene</span><span style="font-weight: 400;">, épicentre du séparatisme touareg, se trouve à In Guezzam. C&rsquo;est cette</span><span style="font-weight: 400;"> bourgade terne dont la particularité est d&rsquo;être située entre l&rsquo;Algérie et le </span>Mal<span style="font-weight: 400;">i qui cristallise les affrontements entre les Forces armées maliennes (FAMa)<span data-subtree="aimfl,mfl" data-processed="true"> et les rebelles séparatistes du FLA</span>. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le déplacement du patron de l’armée algérienne dans cette région frontalière inflammable avait vraisemblablement un autre objectif que la simple supervision d’un exercice militaire. Cet exercice a servi d’écran de fumée à Chengriha pour planifier de main froide une offensive d’une ampleur inédite contre son voisin malien. Est-ce un hasard si cette offensive d&rsquo;envergure s&rsquo;est enclenchée dix-huit jours après? </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La revanche de l&rsquo;autoproclamé général d&rsquo;armée </span></p>
<p>Le timing choisi pour l&rsquo;exercice « Cyclone 2026 » a été tout sauf une coïncidence. L&rsquo;offensive meurtrière du JNIM, du FLA et du « polisario » n&rsquo;est-elle pas une riposte algérienne au retrait par Bamako de sa reconnaissance à la pseudo-« rads »?</p>
<p>Tout porte à le croire. Et d&rsquo;abord cette participation de miliciens du « polisario », documentée dans une vidéo publiée par TV5, aux côtés des rebelles touaregs et des jihadistes du JNIM. Selon des sources maliennes, « plus de 700 combattants sahraouis » auraient participé à cette offensive inédite.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="en">In this video published by TV5 Monde about the attack against Mali’s authorities by JNIM militia, an Al Qaeda branch in the Sahel, they shouted <a href="https://twitter.com/hashtag/Polisario?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Polisario</a>.<br />
What is Polisario doing there? <a href="https://twitter.com/RepJoeWilson?ref_src=twsrc%5Etfw">@RepJoeWilson</a> <a href="https://twitter.com/US_SrAdvisorAF?ref_src=twsrc%5Etfw">@US_SrAdvisorAF</a> <a href="https://twitter.com/MaliMaeci?ref_src=twsrc%5Etfw">@MaliMaeci</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/PolisarioTerroristGroup?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#PolisarioTerroristGroup</a><br />
Link to the source below <a href="https://t.co/0eOgGtJ1UQ">pic.twitter.com/0eOgGtJ1UQ</a></p>
<p>— Simo Ben (@Simo__Ben) <a href="https://twitter.com/Simo__Ben/status/2048751713046126984?ref_src=twsrc%5Etfw">April 27, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Une vérité que ne saurait escamoter les déclarations tartuffesques du ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf. La duplicité, on le sait, est le sport favori d&rsquo;un régime voyou, biberonné à la haine envers tous ses voisins. Un cancer de la région qu&rsquo;il faut éradiquer complètement.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f1e9-1f1ff.png" alt="🇩🇿" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f1f2-1f1f1.png" alt="🇲🇱" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Situation au Mali : l’Algérie réaffirme son soutien à l’unité du Mali et appelle à renforcer la cohésion nationale comme rempart contre le terrorisme, tout en rejetant fermement toute forme de terrorisme. <a href="https://t.co/QvoOt2GF7K">pic.twitter.com/QvoOt2GF7K</a></p>
<p>— STRATAF (@thinkstrataf) <a href="https://twitter.com/thinkstrataf/status/2048749042520264746?ref_src=twsrc%5Etfw">April 27, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Alger, « FLA », « JNIM »&#8230;. Le triptyque de la terreur au Sahel &#8211; décryptage</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/210173</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 12:06:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[mali]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUCHCHANI &#160; À l&#8217;aube du 25 avril 2026, le Mali s&#8217;est réveillé dans un cauchemar longtemps redouté. Dans l&#8217;une des opérations terroristes les plus complexes et coordonnées de l&#8217;histoire du Sahel, des groupes djihadistes et séparatistes ont lancé une attaque simultanée visant la capitale Bamako et plusieurs villes stratégiques. Ce qui rend l&#8217;événement &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUCHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-207603" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1.jpeg" alt="" width="768" height="432" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1-300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1-390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À l&rsquo;aube du 25 avril 2026, le Mali s&rsquo;est réveillé dans un cauchemar longtemps redouté. Dans l&rsquo;une des opérations terroristes les plus complexes et coordonnées de l&rsquo;histoire du Sahel, des groupes djihadistes et séparatistes ont lancé une attaque simultanée visant la capitale Bamako et plusieurs villes stratégiques. Ce qui rend l&rsquo;événement exceptionnel, ce n&rsquo;est pas seulement son ampleur et son timing, mais l&rsquo;identité de ses acteurs : le Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (GSIM/JNIM), bras officiel d&rsquo;Al-Qaïda au Sahel, et le Front de libération de l&rsquo;Azawad (FLA), coalition séparatiste à dominante touarègue. L&rsquo;attaque n&rsquo;était pas une simple opération militaire, mais un message politique retentissant portant une signature géographique et politique claire, qui a remis sur le devant de la scène les questions sur le rôle réel de l&rsquo;Algérie dans la déstabilisation de son voisin.</p>
<p>Détails de l&rsquo;attaque : une « ingénierie inversée de la terreur ».</p>
<p>Les attaques se sont distinguées par un niveau de coordination sans précédent, ciblant Bamako et Kati (fief du pouvoir militaire), Ségou, Gao (nord du pays) et Kidal (bastion historique des Touaregs). Les objectifs incluaient des sites hautement sensibles, notamment la base militaire de Kati et l&rsquo;aéroport international de Bamako, contraint à une fermeture temporaire. Le Front de libération de l&rsquo;Azawad a revendiqué le contrôle « total » de la ville de Kidal, une évolution qualifiée dans les cercles militaires et sécuritaires de « séisme stratégique ».</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="en">FLA/JNIM have reportedly taken over the Malian army position in Bourem, northern Mali. <a href="https://t.co/I1qVwMeLdZ">pic.twitter.com/I1qVwMeLdZ</a></p>
<p>— Brant (@BrantPhilip_) <a href="https://twitter.com/BrantPhilip_/status/2047983184181100814?ref_src=twsrc%5Etfw">April 25, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Bamako a fait état de 16 blessés parmi civils et militaires, et affirmé avoir « neutralisé » des « centaines » de terroristes, sans que les médias internationaux puissent vérifier ce bilan. Ce qui est certain, c&rsquo;est que les attaques ont révélé une fragilité terrain plus large que ne le laissent entendre les communiqués officiels : les combats ont duré des heures, et des corps ont été vus dans les rues de Kidal et Gao.</p>
<p>L&rsquo;alliance contre-nature : Al-Qaïda et les séparatistes ensemble.</p>
<p>Le Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans a officiellement revendiqué les attaques dans un communiqué relayé par le groupe de surveillance SITE, affirmant les avoir menées « en coordination » avec le Front de libération de l&rsquo;Azawad. L&rsquo;organisation a déclaré que ces « victoires sont le fruit d&rsquo;un travail coordonné » contre l&rsquo;armée malienne et ses alliés russes, exprimant sa volonté d&rsquo;éloigner la Russie du conflit.</p>
<p>Ce rapprochement n&rsquo;est pas nouveau. Le chef du GSIM, Iyad Ag Ghaly, était lui-même un ancien chef séparatiste touareg avant d&#8217;embrasser la mouvance djihadiste et de prêter allégeance à Al-Qaïda. Ag Ghaly, classé terroriste par les États-Unis et l&rsquo;ONU, ancien diplomate malien expulsé d&rsquo;Arabie saoudite pour ses contacts avec des extrémistes, fait toujours l&rsquo;objet d&rsquo;un mandat d&rsquo;arrêt de la Cour pénale internationale émis en 2017.</p>
<p>En résumé : ce qui s&rsquo;est passé est une réédition du scénario de 2013, quand le groupe Ansar Dine, fondé par Ag Ghaly, avait tenté de s&#8217;emparer de Bamako en coordination avec Al-Qaïda au Maghreb islamique.</p>
<p>L&rsquo;énigme géopolitique : pourquoi maintenant ?</p>
<p>La question la plus pressante est : pourquoi cette alliance entre Al-Qaïda et les séparatistes lance-t-elle une attaque aussi sensible à ce moment précis ? La réponse réside dans un contexte géopolitique aigu.</p>
<p>Quinze jours avant les attaques, le 10 avril 2026, le Mali a officiellement annoncé le retrait de sa reconnaissance de la pseudo « rasd » et déclaré son soutien à l&rsquo;initiative marocaine d&rsquo;autonomie comme « seule solution crédible ». La décision intervient après « une analyse approfondie de la question du Sahara et de son impact sur la paix et la sécurité régionales », selon le communiqué du ministère malien des Affaires étrangères.</p>
<p>Ce revirement diplomatique soudain, après des années de reconnaissance malienne de l&rsquo;entité fantoche, n&rsquo;allait pas rester sans réponse. En Algérie, qui considère le dossier du Sahara comme une question existentielle, la décision malienne a été accueillie comme une « punition régionale » utilisant les leviers sécuritaires disponibles. L&rsquo;Algérie, qui avait joué le rôle de médiateur dans l&rsquo;« Accord de paix et de réconciliation » de 2015, avait vu le Conseil militaire malien annoncer début 2024 la « fin » de cet accord « avec effet immédiat ». Ainsi, l&rsquo;Algérie a perdu sa seule carte diplomatique au Mali.</p>
<p>Les accusations maliennes croissantes : le voisin impitoyable.</p>
<p>Quelques jours avant les attaques, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a accusé des pays voisins « d&rsquo;héberger et de soutenir des groupes terroristes, ou d&rsquo;accueillir des forces ennemies menant des opérations contre nous ». Bien qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas nommé l&rsquo;Algérie, le timing et le contexte rendaient l&rsquo;allusion claire. Le Niger s&rsquo;est joint aux mêmes accusations contre des pays voisins, signe d&rsquo;une tendance régionale à faire face au rôle algérien.</p>
<p>Dans un développement parallèle, des législateurs américains ont présenté un projet de loi visant à classer le « Polisario » comme « organisation terroriste », après que des rapports de renseignement ont révélé des relations étroites entre le Polisario et des groupes terroristes opérant dans la région sahélo-saharienne, y compris Al-Qaïda au Maghreb islamique et l&rsquo;« État islamique dans le Grand Sahara », fondé par le « dissident » du Polisario Adnane Abou Walid al-Sahraoui.</p>
<p>L&rsquo;Algérie : de médiateur régional à « soutien au terrorisme » ?</p>
<p>Les accusations contre l&rsquo;Algérie ne sont pas seulement une narration malienne ; elles sont étayées par de multiples rapports sécuritaires et de renseignement. Des analyses de services de renseignement occidentaux indiquent que l&rsquo;Algérie joue un « double jeu » au Sahel : elle prétend lutter contre le terrorisme, tout en permettant aux groupes terroristes de prospérer, voire en les utilisant comme levier de pression politique via ses unités spéciales loyalistes.</p>
<p>De nombreux rapports concordants confirment que le GSIM bénéficie d&rsquo;un soutien direct en provenance de zones situées hors des frontières sahéliennes, notamment de l&rsquo;Algérie, via des réseaux de financement, d&rsquo;armement, de ravitaillement et de déplacement de combattants. De plus, le massif montagneux du Hoggar en Algérie a été pendant des années un lieu de rencontre entre Iyad Ag Ghaly et le défunt Mohamed Abdelaziz, chef du Polisario.</p>
<p>Le refus persistant de l&rsquo;Algérie d&rsquo;une coopération totale dans la lutte antiterroriste a renforcé cette thèse. Malgré les rapports faisant état d&rsquo;une coopération sécuritaire avec le Niger, le déni algérien de tout rôle dans les attaques est resté la position officielle.</p>
<p>Réactions internationales : condamnations officielles et manœuvres diplomatiques.</p>
<p>Les États-Unis ont condamné les attaques, les qualifiant d&rsquo;« acte terroriste », et ont exprimé leur solidarité avec le peuple et le gouvernement maliens. L&rsquo;Union africaine a également condamné les attaques, les décrivant comme « des tentatives délibérées de déstabiliser le pays ». Le secrétaire général de l&rsquo;ONU, António Guterres, a dénoncé ces actes, exprimé sa solidarité avec les Maliens et appelé à un soutien international coordonné face à la menace grandissante. L&rsquo;Organisation de la coopération islamique a également condamné les attaques et réaffirmé son attachement à la sécurité du Mali. Quant à la Russie, elle a qualifié les attaques d&rsquo;« actes criminels visant à saper la sécurité et la stabilité ».</p>
<p>Mais sur le terrain, la Russie semble elle-même peiner à soutenir ses alliés, après avoir réduit l&rsquo;engagement de ses forces du « Corps africain » (successeur de Wagner) dans les opérations de terrain, laissant l&rsquo;armée malienne supporter une charge plus lourde. Parallèlement, l&rsquo;armée malienne a poursuivi ses opérations, affirmant avoir tué des centaines de terroristes et mené des ratissages à grande échelle.</p>
<p>Conclusion : le Sahel entre stabilité et chaos.</p>
<p>Ce qui s&rsquo;est passé le 25 avril 2026 n&rsquo;est pas une simple attaque terroriste, mais un tournant dans le conflit régional. La coordination étroite entre le Front de libération de l&rsquo;Azawad séparatiste et le GSIM djihadiste dirigé par Iyad Ag Ghaly, opérant sous une couverture algérienne, a révélé une nouvelle stratégie visant à créer une réalité de terrain difficile à inverser.</p>
<p>Le timing de l&rsquo;attaque – quelques jours seulement après le revirement malien sur le dossier du Sahara – prouve que le terrorisme n&rsquo;est pas seulement un phénomène sécuritaire, mais un outil géopolitique par excellence. Alors que l&rsquo;Algérie parle de son souci de la stabilité régionale, les faits de terrain dressent un tout autre tableau, qui menace de transformer l&rsquo;ensemble de la région sahélo-saharienne en un vaste champ de règlements de comptes régionaux.</p>
<p>Le Mali se trouve aujourd&rsquo;hui à la croisée des chemins : soit l&rsquo;armée, avec le soutien de ses alliés, remporte une victoire décisive rétablissant la stabilité, soit nous entrons dans une nouvelle phase de déchirure régionale où l&rsquo;Algérie redessine de nouvelles frontières de zones d&rsquo;influence en utilisant les outils du terrorisme. Les jours à venir seront certainement décisifs pour déterminer le visage du Sahel pour les décennies à venir.</p>
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		<item>
		<title>Algérie–Maroc : « Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est le plus riche ? » </title>
		<link>https://lecollimateur.ma/209556</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 18:25:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
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					<description><![CDATA[ Par: Allal KHEIREDDINE Depuis plusieurs années, les autorités de l&#8217;Algérie répètent inlassablement un même refrain : l’Algérie serait une puissance économique régionale, deux fois plus riche que le Maroc, dotée d’un PIB élevé et d’une dette prétendument maîtrisée. Ce récit, abondamment relayé dans les médias publics et sur les réseaux sociaux, repose pourtant moins sur &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span class="YrbPuc"> </span>Par: Allal KHEIREDDINE</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-208596" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/kher.jpeg" alt="" width="957" height="960" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/kher.jpeg 957w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/kher-300x300.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/kher-150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/kher-768x770.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 957px) 100vw, 957px" /></p>
<p>Depuis plusieurs années, les autorités de l&rsquo;Algérie répètent inlassablement un même refrain : l’Algérie serait une puissance économique régionale, deux fois plus riche que le Maroc, dotée d’un PIB élevé et d’une dette prétendument maîtrisée.</p>
<p>Ce récit, abondamment relayé dans les médias publics et sur les réseaux sociaux, repose pourtant moins sur une performance économique réelle que sur une manipulation méthodologique centrale : le taux de change.</p>
<p>Une richesse fabriquée dans les tableaux.</p>
<p>Le PIB algérien est calculé en dinar, puis converti en devises étrangères à partir d’un taux de change officiel administré, largement déconnecté de la réalité. Officiellement, un euro vaudrait environ 150 dinars. Dans la vie économique réelle — importations, épargne, voyages, transferts, marchés — l’euro s’échange autour de 300 dinars.</p>
<p>Cette dualité n’est pas un détail technique : elle double artificiellement la taille de l’économie algérienne exprimée en euros ou en dollars. À production constante, sans création de richesse supplémentaire, le simple choix du taux de conversion permet d’afficher un PIB gonflé, flatteur, politiquement utile.</p>
<p>Prenons un chiffre simple. Converti au taux officiel, le PIB algérien avoisine les 240 milliards d’euros. Converti au taux réel, celui que connaît chaque citoyen, il tombe autour de 120 milliards d’euros. La richesse nationale ne s’est pas évaporée : elle n’a jamais existé sous cette forme.</p>
<p>Le miroir marocain</p>
<p>La comparaison avec le Maroc est éclairante. Le dirham marocain ne connaît ni marché parallèle massif ni écart significatif entre taux officiel et taux réel. Le PIB marocain, exprimé en devises, reflète donc assez fidèlement la réalité économique.</p>
<p>Résultat : lorsque l’on applique aux deux pays le même critère de conversion réaliste, les économies algérienne et marocaine apparaissent de taille comparable. L’écart proclamé, la supériorité revendiquée, la prétendue domination économique régionale disparaissent instantanément.</p>
<p>Une dette “faible” par illusion d’optique</p>
<p>La même mécanique permet d’afficher une dette publique algérienne “modérée”. Rapportée à un PIB artificiellement gonflé, la dette semble soutenable. Rapportée à un PIB corrigé au taux réel, elle rejoint des niveaux comparables à ceux du Maroc. Là encore, ce n’est pas la dette qui est faible, c’est le dénominateur qui est manipulé.</p>
<p>Une mise en scène politique</p>
<p>Pourquoi maintenir cette fiction ? Parce qu’elle sert un objectif clair : produire un récit de puissance. Dans un contexte de stagnation économique, de dépendance aux hydrocarbures et d’érosion du pouvoir d’achat, les chiffres deviennent un instrument de légitimation politique. Ils permettent d’affirmer une réussite abstraite, déconnectée de l’expérience vécue.</p>
<p>Or une économie réellement deux fois plus riche se reconnaît sans tableaux : infrastructures, industries, exportations, monnaie crédible, attractivité. Rien de tout cela ne correspond à l’écart proclamé.</p>
<p>La réalité finit toujours par s’imposer et elle est sans appel: bidouiller les chiffres n&rsquo;ont jamais fait foi d&rsquo;une bonne santé économique.</p>
<p>On ne triche pas indéfiniment avec la monnaie. Le citoyen algérien ne consomme pas au taux officiel, n’importe pas au taux FMI, ne voyage pas au taux administratif. Il vit au taux réel. C’est là que se mesure la richesse véritable.</p>
<p>À force de confondre souveraineté monétaire et déni économique, le pouvoir transforme la statistique en propagande et affaiblit la confiance dans les chiffres eux-mêmes. La comparaison avec le Maroc, loin d’être humiliante, pourrait pourtant être féconde — à condition d’être honnête.</p>
<p>Car la vraie question n’est pas de savoir qui est le plus riche sur le papier, mais pourquoi cette richesse proclamée reste invisible dans la réalité.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Allergie des voisins aux couleurs rouge et vert : chronique d’une “marocophobie chromatique aiguë”</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/209221</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:48:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[marocophobie]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Il y a des allergies saisonnières, bénignes, que l’on traite à coups d’antihistaminiques. Et puis, il y a des allergies chroniques, profondes, presque existentielles. Celles qui ne relèvent ni de la médecine ni de la biologie… mais d’un imaginaire politique en crise. Bienvenue dans ce que l’on pourrait appeler, avec un brin &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-207603" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1.jpeg" alt="" width="768" height="432" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1-300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1-390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></p>
<p>Il y a des allergies saisonnières, bénignes, que l’on traite à coups d’antihistaminiques. Et puis, il y a des allergies chroniques, profondes, presque existentielles. Celles qui ne relèvent ni de la médecine ni de la biologie… mais d’un imaginaire politique en crise. Bienvenue dans ce que l’on pourrait appeler, avec un brin d’ironie, la “<em>marocophobie chromatique aiguë”</em>.</p>
<p>Car oui, selon certains épisodes récents survenus dans des enceintes sportives, il semblerait que le drapeau marocain ne soit plus simplement un symbole national. Non. Il est devenu — tenez-vous bien — un objet hautement inflammable, une sorte de projectile psychologique, capable de déclencher des réactions de panique à la seule vue de ses couleurs.</p>
<p>Au fond, que reproche-t-on vraiment à ce rectangle rouge orné d’une étoile verte ? D’être trop visible ? Trop assumé ? Ou pire encore… trop associé à un pays qui avance ?</p>
<p>Quand un drapeau devient un “acteur politique”.</p>
<p>Dans certaines sphères officielles, le drapeau marocain semble avoir acquis un statut inédit : celui d’« acteur politique non déclaré ». Il ne flotte plus, il dérange. Il ne représente plus, il provoque. On ne le hisse plus… on l’évite soigneusement, comme on contourne un sujet qui fâche.</p>
<p>Lors d’un récent événement sportif en Algérie, des précautions presque chirurgicales auraient été prises pour éviter toute “contamination visuelle”. Une scène surréaliste où l’on se demande si l’on assiste à un match de football… ou à une opération de confinement symbolique.</p>
<p>Car enfin, depuis quand un drapeau constitue-t-il une menace sécuritaire ?</p>
<p>Soyons sérieux deux minutes — ou presque. Si un simple morceau de tissu provoque autant de crispation, c’est qu’il ne s’agit plus vraiment de tissu. C’est autre chose. Une projection. Un miroir, peut-être, dans lequel certains refusent de se regarder.</p>
<p>Le drapeau marocain, dans ce contexte, devient un révélateur. Il ne fait rien, mais il dit tout. Il ne parle pas, mais il dérange. Et surtout, il rappelle — de manière silencieuse mais insistante — qu’un pays peut exister autrement que dans la crispation permanente.</p>
<p>Une bataille perdue d’avance.</p>
<p>Interdire un drapeau, c’est un peu comme vouloir interdire une idée : cela fonctionne… jusqu’au moment où cela ne fonctionne plus du tout.</p>
<p>Car le problème avec les symboles, c’est qu’ils ne vivent pas uniquement sur les mâts. Ils vivent dans les esprits. Et là, aucune réglementation, aucune consigne protocolaire ne peut les atteindre.</p>
<p>À force de vouloir cacher le drapeau marocain, on finit par lui donner une visibilité qu’il n’avait même pas demandée. Une sorte de marketing involontaire, version géopolitique.</p>
<p>Le paradoxe de la peur.</p>
<p>Les États sûrs d’eux ne redoutent pas les symboles des autres. Ils les ignorent, au pire. Ils les respectent, au mieux. Mais ils ne les traquent pas comme des objets subversifs.</p>
<p>Lorsqu’un drapeau devient un problème, ce n’est jamais à cause de lui. C’est parce qu’il renvoie à quelque chose de plus profond : un déficit de confiance, une difficulté à convaincre, une incapacité à rivaliser autrement que par le déni.</p>
<p>En somme, le drapeau marocain ne fait pas peur pour ce qu’il est… mais pour ce qu’il représente.</p>
<p>Rouge comme une évidence, vert comme une persistance.</p>
<p>Le rouge n’est pas qu’une couleur. C’est une continuité. Une mémoire. Une présence historique qui ne s’efface pas sur simple décision administrative.</p>
<p>Quant à l’étoile verte, elle semble avoir un talent particulier : celui de réapparaître là où on ne l’attend pas. Un peu comme une idée tenace, difficile à contenir, encore plus difficile à effacer.</p>
<p>Conclusion : une allergie sans remède ?</p>
<p>La vérité, aussi ironique soit-elle, est simple : on ne guérit pas d’une allergie en supprimant l’objet… mais en traitant la cause.</p>
<p>Et dans ce cas précis, la cause n’est ni rouge, ni verte.</p>
<p>Elle est ailleurs. Profondément ailleurs.</p>
<p>En attendant, le drapeau marocain continue de flotter — parfois dans le vent, parfois dans les esprits — avec une insolente sérénité.</p>
<p>Et c’est peut-être cela, au fond, qui dérange le plus.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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