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	<title>ahmed faras &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>ahmed faras &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Les dimanches d&#8217;Aziz Daouda. Hommage au légendaire footballeur marocain Ahmed Faras</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 09:12:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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		<category><![CDATA[légende du football marocain]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Aziz Daouda J’ai eu la chance de connaître Ahmed Faras. Il m’est insupportable d’en parler au passé, lui qui en a fait partie depuis fort longtemps. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas touché un ballon. Peu sont encore vivants, ceux qui l’ont vu jouer, ceux qui, des rencontres durant, attendaient son dribble, son débordement, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Aziz Daouda</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-189681" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/azizdaouda.png" alt="" width="200" height="200" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/azizdaouda.png 200w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/azizdaouda-150x150.png 150w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p><span class="uk-text-lead blu-article-lead">J’ai eu la chance de connaître Ahmed Faras</span>. Il m’est insupportable d’en parler au passé, lui qui en a fait partie depuis fort longtemps. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas touché un ballon. Peu sont encore vivants, ceux qui l’ont vu jouer, ceux qui, des rencontres durant, attendaient son dribble, son débordement, son tir, son but.</p>
<p>Faras, ce fut un homme hors pair, d’une timidité et d’une retenue invraisemblables. Même présent quelque part, il était toujours à l’écart : discret, courtois, gentil, d’une sensibilité, d’une affectivité et d’une grande susceptibilité.</p>
<p>Mais Faras fera toujours partie du présent. C’est une véritable légende du football marocain et africain ; les légendes ne meurent pas.</p>
<p>Fedala l’a vu naître en plein froid de décembre 1947. Mohammédia sera sa ville et le Chabab son club éternel. À l’époque, point de mercato, point de transhumance, point de mercenariat footballistique. On naissait dans un club, on y apprenait à jouer et on y restait. Son tempérament n’était pas celui d’un attaquant : point d’agressivité, point de ruse. Il compensait par son génie et n’avait point besoin de simulation, de roulades par terre pour amadouer un arbitre et créer la confusion. Son génie lui épargnait tout cela. Il fut un attaquant exceptionnel qui a marqué l’histoire du football national et continental. La pelouse du terrain El Bachir va l’aider. C’était la meilleure du Maroc à cette époque.</p>
<p>Ahmed Faras est le fruit d’une génération formée dans le contexte structurant des écoles de sport du Ministère de la Jeunesse et des Sports. Un concept que les soi-disant réformes administratives et politiques ont tué, et pourtant c’est là que se formaient les champions du Maroc, tous sports confondus. Sa trajectoire débutante est marquée par l’encadrement de formateurs réputés comme Lakhmiri, qui a contribué à façonner de nombreux talents marocains. Ce socle solide lui a permis de développer très tôt des qualités techniques et un sens du collectif qui deviendront la marque de son jeu.</p>
<p>Ahmed Faras a joué toute sa carrière au sein du club Chabab Mohammédia, de 1965 à 1982, sans jamais avoir eu un contrat professionnel. Cela n’existait pas encore au Maroc. Pas besoin de vous parler de ses primes à la signature, ni celles des résultats, même en équipe nationale. Sa fidélité au Chabab est remarquable. Il en fera un club champion du Maroc, et en sera le meilleur buteur. Il entraînera dans son sillage vers les sommets ses copains de jeu, Acila, Glaoua, Haddadi et j’en passe.</p>
<p>Faras fut un pilier de l’équipe du Maroc. Avec 36 buts en 94 sélections, quel buteur historique des Lions de l’Atlas ! Il fut capitaine de l’équipe nationale pendant huit années et participa à la Coupe du Monde 1970 au Mexique ainsi qu’aux Jeux Olympiques de Munich en 1972.</p>
<p>En 1975, Ahmed Faras entra dans la légende en devenant le premier Marocain à recevoir le Ballon d’Or africain, une récompense qui soulignait la qualité et la constance de son jeu. Cette distinction le plaça parmi les plus grands joueurs du continent, en pleine compétition avec des stars africaines de haut niveau. On parla de transfert au Real&#8230;mais à l&rsquo;époque il était interdit à un jeune joueur du championnat marocain de quitte le pays pour jouer à l&rsquo;étranger sous peine de ne plus être sélectionné en équipe nationale. On pensait ainsi consolider le football national&#8230;</p>
<p>Le point d’orgue de sa carrière fut sans doute la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 1976, remportée par le Maroc en Éthiopie. Faras fut le leader sur le terrain, le meilleur buteur du tournoi, et son influence fut déterminante pour ce triomphe historique, le seul titre africain majeur du Maroc à ce jour. Il marqua des buts cruciaux contre le Nigeria et l’Égypte dans cette compétition, incarnant le rôle de meneur d’hommes et de stratège sur le terrain. Il est aujourd’hui encore le seul capitaine marocain à avoir soulevé le trophée africain tant convoité.</p>
<p>J’ai été quelques fois sur ce terrain d’Addis-Abeba où il avait soulevé le trophée, et à chaque fois, son image s’impose à moi. Un noir et blanc indélébile, mais gravé à jamais dans l’histoire du Royaume et dans la mémoire des Marocains de l’époque qui avait suivi le match par la voix d&rsquo;un certain Ahmed Elgharbi&#8230;point de direct à l&rsquo;époque.</p>
<p>Il fut un capitaine respecté et écouté, avec de grands entraîneurs, Abdelkader Lakhmiri, Blagoe Vidinic, Abdellah Settati, Jabrane et notamment Gheorghe Mardarescu durant cette épopée dans le pays de l&rsquo;Empereur Haile Selassié . Son charisme et sa vision du jeu furent primordiaux pour fédérer l’équipe et la conduire au sommet du continent africain. Faras incarna l’esprit de conquête et la fierté nationale tout au long de la compétition. L’équipe était sélectionnée et conduite par un dirigeant hors pair également, le Colonel Mehdi Belmejdoub.</p>
<p>Son nom reste attaché à cette conquête légendaire, symbole du potentiel du football marocain lorsqu’il est mené par un leadership exemplaire, des dirigeants connaisseurs et dévoués, et des joueurs véritables combattants pour les couleurs d’un maillot.</p>
<p>Ahmed Faras n’était pas seulement un joueur de talent. Après sa retraite, il a continué à transmettre sa passion en s’impliquant dans la formation des jeunes, partageant son savoir et son amour du football avec la nouvelle génération. Il a été une source d’inspiration pour tant de générations de joueurs.</p>
<p>Côtoyer Lhaj Ahmed Faras, c’est côtoyer un symbole de loyauté, de talent et de leadership unique dans le paysage sportif marocain. Son nom reste gravé dans la mémoire collective comme celui d’un géant du football, dont l’héritage dépasse les frontières du sport pour inspirer des générations entières.</p>
<p>Repose en paix mon ami. Un jour, un grand stade de football du pays portera ton nom, et il le portera bien si les joueurs observaient ton exemple, en suivant ta trajectoire, en respectant ta carrière et si le public se montre à la hauteur, en déférence à ton grand nom.</p>
<p>Si Lhaj Ahmed Faras, si jamais tu rencontres Acila là-haut, dis-lui de te faire encore une petite passe, et dis à Glaoua de bien défendre&#8230;</p>
<p>Saches que ton étoile brille et brillera toujours au dessus de no tête dans le ciel du beau pays que tu as tant chéri.</p>
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		<title>Ahmed Faras, la légende du football marocain, est mort</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/189397</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 18:20:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[ahmed faras]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
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					<description><![CDATA[Ahmed Faras, l’un des grands noms du football marocain, est décédé ce mercredi 16 juillet 2025, a annoncé la Fédération royale marocaine de football (FRMF) sur son site officiel. Feu Ahmed Faras, qui a marqué de son empreinte l’histoire du football national, a porté le maillot de l’Equipe Nationale « A » à plusieurs reprises &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ahmed Faras, l’un des grands noms du football marocain, est décédé ce mercredi 16 juillet 2025, a annoncé la Fédération royale marocaine de football (FRMF) sur son <a href="https://frmf.ma/fr/%d8%aa%d8%b9%d8%b2%d9%8a%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d9%88%d9%81%d8%a7%d8%a9-%d8%a7%d9%84%d9%85%d8%b1%d8%ad%d9%88%d9%85-%d8%a3%d8%ad%d9%85%d8%af-%d9%81%d8%b1%d8%b3/">site</a> officiel.</p>
<p>Feu Ahmed Faras, qui a marqué de son empreinte l’histoire du football national, a porté le maillot de l’Equipe Nationale « A » à plusieurs reprises et a été l’un des artisans de la consécration des Lions de l’Atlas à la CAN Ethiopie-1976.</p>
<p>Feu Faras avait également remporté le ballon d’Or Africain en 1976 et a été l’un des joueurs emblématiques du Sporting Club Chabab Mohammedia (SCCM).</p>
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		<title>TOUT LE MONDE ADORE AHMED FARAS, VOICI POURQUOI</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/8437</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ahmed Hamdaoui]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2020 14:59:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[ahmed faras]]></category>
		<category><![CDATA[foot]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; Ahmed Faras, le premier ballon d’or africain du Maroc (1975), n’a pas d’égal non seulement dans son extraordinaire talent de footballeur mais aussi en tant que joueur discipliné. Le jeune homme qui avait commencé sa carrière avec le Chabab de Mohammedia n’a pas changé d’un iota quand il est devenu un attaquant redoutable à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Ahmed Faras, le premier ballon d’or africain du Maroc (1975), n’a pas d’égal non seulement dans son extraordinaire talent de footballeur mais aussi en tant que joueur discipliné. Le jeune homme qui avait commencé sa carrière avec le Chabab de Mohammedia n’a pas changé d’un iota quand il est devenu un attaquant redoutable à l’échelle nationale et africaine.</p>
<p>Il aurait pu devenir une star au niveau international s’il avait accepté une offre du Real Madrid et d’autres clubs européens. Mais Ssi Ahmed comme l’aime à l’appeler les Fédaliens, est un casanier dont la discrétion frise la timidité. A Mohammedia, il rasait les murs en marchant au pas cadencé pour ne pas être gêné par les sollicitations de ces multiples fans. Même en devenant capitaine de l’équipe nationale, il parlait peu et accordait peu d’interviews à la presse nationale. Toute sa vie était consacrée au Chabab avec lequel il avait remporté plusieurs titres dont la coupe du Trône et le championnat du Maroc. A part le Chabab, toute sa passion était dirigée vers la sélection nationale qu’il avait menée à son premier et dernier sacre de la coupe d’Afrique des Nations en 1976 à Addis-Abeba.</p>
<p>Assurément Faras demeure le meilleur joueur que le football national ait donné après l’indépendance. Buteur inné mais aussi et surtout un joueur complet doté d’une puissante frappe de balle et tout aussi efficace avec son jeu de tête. Son agilité et sa subtilité, il les a sûrement acquises en jouant au hand et au basket au sein du collège Ibn Yassine (devenu lycée) dans le début des années soixante. Il se distinguait aussi par son jeu sans ballon, ses dribbles et ses placements déroutants ainsi que ses passes décisives millimétrées.</p>
<p>Pendant la trêve de l’été, il caressait toujours le ballon sur la plage du centre-ville de Mohammedia en organisant des matchs avec ses copains. Pendant ses temps de loisir, il aimait jouer au billard et quand il était en concentration avec l’équipe nationale, il jouait aux cartes avec son ami, le talentueux et inoubliable Petchou.</p>
<p>Feu Larbi Benbarek disait de lui : «Faras, c’est le grand monsieur du football national». Un avis partagé par un autre grand professionnel des années 50 et 60 en l’occurrence Hassan Akesbi :«Il est de la lignée des joueurs qui ont fait le renom du football marocain».</p>
<p>Mais comme il est de coutume chez nous, on achève bien les joueurs de pur sang car à part un modeste emploi à la Samir et puis au CIH, Ahmed Faras n’a pas eu ce qu’il mérite et avait vécu des moments difficiles.</p>
<p>Digne et très réservé, il ne s’en est jamais plaint à part à ses plus proches amis qui le poussaient à frapper à la bonne porte mais il n’a jamais osé faire ce pas.</p>
<p>Sacré homme et sacré joueur !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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