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	<title>Abdou Chérif &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Abdou CHERIF: hommage à un artiste parti trop tôt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Mar 2024 21:11:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdou Chérif]]></category>
		<category><![CDATA[décès hommage]]></category>
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					<description><![CDATA[La nouvelle du décès est tombée tôt ce vendredi et, moi, éperdu, presque sans voix, je me suspens encore à l’espoir de le voir en vie. « Abdou Cherif est parti », me dit Haj Younes, la voix brisée, à l’autre bout du fil. Parti à 53 ans, trop jeune, beaucoup trop jeune pour partir… Abdou Cherif &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle du décès est tombée tôt ce vendredi et, moi, éperdu, presque sans voix, je me suspens encore à l’espoir de le voir en vie. « Abdou Cherif est parti », me dit Haj Younes, la voix brisée, à l’autre bout du fil.</p>
<p>Parti à 53 ans, trop jeune, beaucoup trop jeune pour partir…</p>
<p>Abdou Cherif était juste rentré de France, son pays d' »exil ». Mais c’est dans son pays qu’il a rendu son dernier souffle, précisément Casablanca, sa ville-berceau et tant chérie. Il n&rsquo;a jamais oublié le pays qui lui a donné naissance&#8230;</p>
<p>Ma première (et dernière !) rencontre avec Abdou Cherif remonte à 1999. Il venait alors de rentrer d’Egypte, après un mémorable concert à l’Opéra du Caire, à l’occasion du 70<sup>ème</sup> anniversaire de la naissance d’Abdelhalim Hafed, son idole.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=4CNgZwa_0Vw"><img decoding="async" src="https://img.youtube.com/vi/4CNgZwa_0Vw/2.jpg" alt="Abdou CHERIF: hommage à un artiste parti trop tôt"></a></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=4CNgZwa_0Vw">Click here to view the video on YouTube</a>.</p>

<p>&nbsp;</p>
<p>Une émotion me vient d’aussi loin qu’il m’en souvienne, celle d’un personnage sorti droit d’un roman. Beau, cultivé, élégant, sémillant… Un vrai gentleman.</p>
<p>Abdou Cherif avait tout pour devenir la plus grande vedette de la chanson arabe. Simplement, il ne put sortir du carcan où il s’était longtemps enfermé, celui d’interprète d’Abdelhalim Hafed. « Il avait un caractère fort et n’avait peut-être pas su épouser les belles opportunités qui s’offraient à lui, notamment de Helmy Bakr », grand compositeur égyptien, confie l’un de ses vieux compagnons de route.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=mRF5-P0_S5Y"><img decoding="async" src="https://img.youtube.com/vi/mRF5-P0_S5Y/2.jpg" alt="Abdou CHERIF: hommage à un artiste parti trop tôt"></a></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=mRF5-P0_S5Y">Click here to view the video on YouTube</a>.</p>

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<p>De ce côté, on lui compte entre autres de belles reprises du répertoire classique, notamment cette immortelle <em>qacida</em> du Melhoun « Ghita » qu’il avait merveilleusement interprétée il y a six ans au Théâtre national Mohammed V, à Rabat.</p>
<p>Voilà, je préfère m’en tenir là. Je ne trouve pas assez de mots pour rendre à l’artiste ce qui lui appartient. Une grande perte pour la scène lyrique nationale et&#8230; arabe.</p>
<p>Qu’Allah apporte la force et la patience à sa famille, ses proches et amis pour surmonter cette épreuve.</p>
<p>Nous sommes à Dieu à Lui nous retournons.</p>
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