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	<title>2025 &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Maroc 2025–2026 : bilans partisans et scénarios post-électoraux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 13:55:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[2025]]></category>
		<category><![CDATA[bilans partisans]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI À l’approche des élections législatives de 2026, la scène politique marocaine entre dans une phase décisive. Si la tradition veut que l’on dresse surtout le bilan du gouvernement, les partis politiques, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, restent peu enclins à une reddition de comptes annuelle. Pourtant, l’année 2025 offre un &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-200576" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-390x220.jpg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>À l’approche des élections législatives de 2026, la scène politique marocaine entre dans une phase décisive. Si la tradition veut que l’on dresse surtout le bilan du gouvernement, les partis politiques, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, restent peu enclins à une reddition de comptes annuelle. Pourtant, l’année 2025 offre un matériau suffisant pour évaluer les trajectoires des principaux partis et esquisser les scénarios possibles de l’après-2026.</p>
<p>I. Les partis de la majorité : domination institutionnelle, fragilité politique.</p>
<p>1. RNI : la force centrale, mais contestée</p>
<p>Le Rassemblement National des Indépendants (RNI) demeure, en 2025, la force dominante de l’exécutif. Son principal atout réside dans sa maîtrise de l’appareil gouvernemental et son implantation territoriale. Toutefois, cette position de force s’accompagne d’un coût politique : usure du pouvoir, critiques sociales persistantes et distance croissante avec une partie de l’opinion publique, notamment les jeunes et les classes moyennes fragilisées.</p>
<p>2. PAM : partenaire solide, identité floue</p>
<p>Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) conserve un rôle central au sein de la majorité. Stable, discipliné et bien implanté localement, il souffre cependant d’un déficit d’identité politique claire. Son positionnement apparaît souvent comme fonctionnel plutôt que programmatique.</p>
<p>3. Istiqlal : héritage et pragmatisme</p>
<p>L’Istiqlal reste un acteur incontournable grâce à son capital historique et son pragmatisme. Il participe activement à la majorité tout en essayant de préserver une marge de discours social. Son défi majeur demeure le renouvellement générationnel et idéologique.</p>
<p>Ensemble, ces trois partis abordent 2026 avec un avantage structurel évident, mais sans véritable enthousiasme populaire.</p>
<p>II. L’USFP : une opposition institutionnelle en quête de souffle.</p>
<p>L’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) reste, en 2025, la principale force de l’opposition parlementaire de gauche.</p>
<p>Bilan politique:</p>
<p>● Présence régulière dans le débat parlementaire.</p>
<p>● Critique structurée du projet de loi de finances et des politiques sociales.</p>
<p>● Leadership stable sous Driss Lachgar.</p>
<p>Limites:</p>
<p>● Difficulté à transformer la critique en mobilisation électorale.</p>
<p>● Ambiguïté stratégique entre opposition ferme et tentation de retour au gouvernement.</p>
<p>● Incapacité persistante à fédérer durablement la gauche.</p>
<p>L’USFP incarne davantage une mémoire politique qu’une dynamique populaire, ce qui limite ses chances de percée majeure en 2026.</p>
<p>III. Le PPS : cohérence idéologique, faiblesse électorale.</p>
<p>Le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) se distingue en 2025 par un discours cohérent, réformiste et critique.<br />
Bilan politique:</p>
<p>● Propositions structurées sur la réforme électorale.</p>
<p>● Discours clair sur la participation citoyenne et la justice sociale.</p>
<p>● Positionnement patriotique assumé sur les grandes causes nationales.</p>
<p>Limites:</p>
<p>● Faible base électorale.</p>
<p>● Impact médiatique supérieur à son poids parlementaire.</p>
<p>● Difficultés à transformer les idées en dynamique populaire.</p>
<p>Le PPS apparaît comme une force d’idées plus qu’une force de conquête, indispensable au débat démocratique, mais marginal dans l’arithmétique électorale.</p>
<p>IV. Scénarios post-électoraux pour 2026.</p>
<p>1. Reconduction de la majorité actuelle. C&rsquo;est le scénario le plus probable. Les trois partis constitutifs de l&rsquo;actuelle majirité, le RNI, le PAM et l&rsquo;Istiqlal conserveraient le pouvoir, avec des ajustements internes.</p>
<p>2. Recomposition centriste.<br />
Entrée possible de l’USFP dans une majorité élargie, au prix d’un affaiblissement idéologique.</p>
<p>3. Opposition structurée USFP–PPS</p>
<p>Scénario politiquement souhaitable mais fragile, faute de confiance et de stratégie commune.</p>
<p>4. Percée relative de la gauche</p>
<p>Amélioration des scores sans accès au pouvoir, ouvrant un cycle de recomposition à long terme.</p>
<p>Conclusion :</p>
<p>Les élections de 2026 ne consacreront probablement pas une alternance, mais elles diront beaucoup sur l’état réel du pluralisme politique au Maroc.</p>
<p>● La majorité part favorite, mais fragilisée.</p>
<p>● L’USFP joue sa crédibilité historique.</p>
<p>● Le PPS confirme sa cohérence, sans encore convaincre électoralement.</p>
<p>La véritable bataille ne sera pas celle des sièges, mais celle du sens politique, dans un pays où l’abstention demeure le premier « parti ».</p>
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		<item>
		<title>Un monde en recomposition : la multipolarité chaotique de 2025 et l’avenir des pays indépendants</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/199018</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 13:10:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[2025]]></category>
		<category><![CDATA[multipolarité chaotique]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI &#160; &#160; Introduction : 2025, l’année des certitudes brisées Le monde de 2025 n’a plus rien à voir avec celui que l’humanité avait connu durant la seconde moitié du XXᵉ siècle. La fin de la guerre froide avait laissé croire à un ordre international stable, dominé par un seul pôle : les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-197870" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Introduction : 2025, l’année des certitudes brisées</strong></p>
<p>Le monde de 2025 n’a plus rien à voir avec celui que l’humanité avait connu durant la seconde moitié du XXᵉ siècle. La fin de la guerre froide avait laissé croire à un ordre international stable, dominé par un seul pôle : les États-Unis. Mais trois décennies plus tard, le paysage géopolitique se fragmente, se complexifie, et surtout, se dérègle.</p>
<p>La question s’impose désormais : où va le monde, et que deviendront les États jaloux de leur indépendance ?</p>
<p><strong>1. Héritage du XXᵉ siècle : de la bipolarité à l’unipolarité</strong></p>
<p>Pendant près d’un demi-siècle, la planète vivait à l’heure de la bipolarité.<br />
Deux superpuissances organisaient le monde :</p>
<p>● L’Est, sous la direction de l’Union soviétique,</p>
<p>● L’Ouest, mené par les États-Unis.</p>
<p>Tout était pensé, mesuré, négocié sous l’ombre pesante de la confrontation nucléaire. Le modèle était conflictuel, mais paradoxalement prévisible : chacun connaissait sa zone d’influence et ses limites.</p>
<p>1991 : rupture d’équilibre.</p>
<p>La chute de l’URSS, l’indépendance des républiques soviétiques et la révocation du pacte de Varsovie laissent les États-Unis seuls maîtres du jeu international.</p>
<p>Pendant près de vingt ans, Washington impose :</p>
<p>● son économie,</p>
<p>● sa culture,</p>
<p>● ses normes politiques,</p>
<p>● ses guerres préventives,</p>
<p>● son dollar comme monnaie universelle,</p>
<p>● et l’OTAN comme garante de sa stratégie militaire.</p>
<p>Nombre d’États, parfois malgré eux, s’occidentalisent, happés par la logique de la mondialisation.</p>
<p><strong>2. L’émergence d’un contre-monde : BRICS, Chine, Russie, Inde</strong></p>
<p>Au début du XXIᵉ siècle, plusieurs puissances émergentes refusent la logique du monde unipolaire. Elles forment alors un groupement devenu aujourd’hui central : les BRICS.</p>
<p>Des motivations claires.</p>
<p>● la Chine veut un monde où l’économie ne dépend pas du dollar ;</p>
<p>● la Russie veut briser l’encerclement occidental ;</p>
<p>● l’Inde refuse un ordre où elle n’a pas voix au chapitre ;</p>
<p>● le Brésil et l’Afrique du Sud réclament un rééquilibrage global.</p>
<p>Depuis 2023, le groupe accueille de nouveaux membres :<br />
l’Arabie Saoudite, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, les Émirats arabes unis…<br />
Chaque adhésion change les équilibres géoéconomiques.</p>
<p>Mais des contradictions internes:</p>
<p>Les BRICS ne sont pas un bloc soudé.<br />
Ils sont unis dans la contestation de l’hégémonie américaine…<br />
… mais profondément divisés dans leurs visions stratégiques.</p>
<p>La Chine et l’Inde se méfient l’une de l’autre ;<br />
Iran et Arabie Saoudite demeurent rivaux idéologiques ;<br />
Russie et Chine poursuivent des objectifs parfois divergents.</p>
<p><strong>3. 2025 : la multipolarité chaotique</strong></p>
<p>Nous ne sommes ni dans un monde bipolaire, ni dans un monde unipolaire.<br />
Nous vivons une multipolarité désordonnée, parfois violente.</p>
<p>Ses caractéristiques majeures :</p>
<p>● Prolifération des conflits régionaux<br />
Ukraine, Gaza, Sahel, mer de Chine.</p>
<p>● Fragmentation économique<br />
Chaines d’approvisionnement remodelées, sanctions, dédollarisation relative.</p>
<p>● Compétition technologique extrême<br />
Intelligence artificielle, semi-conducteurs, cybersécurité, 5G.</p>
<p>● Montée des puissances intermédiaires telles que la Turquie, l&rsquo;Arabie Saoudite, le Brésil, l&rsquo;Indonésie, le Maroc, l&rsquo;Éthiopie.</p>
<p>● Affaiblissement des institutions internationales: l&rsquo;ONU paralysée, l&rsquo;OMS contestée, l&rsquo;OMC impuissante.</p>
<p>Le monde n’est plus structuré par deux blocs. Il est plutôt traversé par plusieurs centres de puissance. Aucun ne parvient à dominer complètement.</p>
<p><strong>4. Les États non-alignés : entre autonomie et vulnérabilité</strong></p>
<p>De nombreux pays refusent aujourd’hui de s’aligner aveuglément sur Washington ou sur le bloc sino-russe.<br />
Ils revendiquent une neutralité active.</p>
<p>Parmi eux :<br />
le Maroc, l’Algérie, l’Égypte, l’Arabie Saoudite, les Émirats, le Qatar, le Brésil, le Mexique, l’Indonésie, l’Afrique du Sud…</p>
<p>Leur défi ? Trouver leur place dans un monde divisé.</p>
<p>Quatre conditions détermineront leur destin :</p>
<p>1) Diversifier les partenariats.</p>
<p>Plus aucun pays ne veut dépendre :</p>
<p>● d’une seule puissance militaire,</p>
<p>● d’un seul fournisseur d’armes,</p>
<p>● d’un seul marché d’exportation,</p>
<p>● ni d’un seul fournisseur numérique.</p>
<p>2) Devenir technologiquement souverains.</p>
<p>L’indépendance du XXIᵉ siècle repose sur :</p>
<p>● les données,</p>
<p>● l’intelligence artificielle,</p>
<p>● l’énergie,</p>
<p>● l’eau,</p>
<p>● les chaînes de production.</p>
<p>Sans cela, aucun pays n’est réellement indépendant.</p>
<p><strong>3) Garantir la stabilité interne</strong></p>
<p>Dans un monde chaotique, ce sont les nations les plus cohésives — politiquement, socialement, institutionnellement — qui résistent.</p>
<p>4) Affirmer une diplomatie équilibrée.</p>
<p>● Refuser le suivisme.<br />
● Refuser les bras de fer inutiles.<br />
● S’imposer comme un intermédiaire plutôt que comme un pion.</p>
<p>5. Où va le monde ?</p>
<p>Vers un système fragmenté où aucune puissance n’est hégémonique.<br />
Vers un monde où :</p>
<p>● les alliances ne sont plus fixes ;</p>
<p>● les conflits peuvent naître sauvagement ;</p>
<p>● l’économie n’est plus globalisée mais régionale ;</p>
<p>● la recherche d’autonomie devient un impératif vital.</p>
<p>Dans ce contexte, les nations jalouses de leur souveraineté peuvent devenir des pivots essentiels, des équilibristes capables de dialoguer avec tous sans se soumettre à personne.</p>
<p>Conclusion : l’avenir appartient aux États intelligents.</p>
<p>Ceux qui sauront :</p>
<p>● diversifier leurs alliances,</p>
<p>● maîtriser leurs technologies,</p>
<p>● stabiliser leurs sociétés,</p>
<p>● et pratiquer une diplomatie polyvalente,</p>
<p>seront les gagnants de l’ère multipolaire.</p>
<p>Le monde de 2026 ne sera ni américain, ni chinois, ni russe.<br />
Il sera polycentrique, instable, et dominé par les pays capables de naviguer entre plusieurs centres de pouvoir.</p>
<p>Les autres seront emportés par la tempête.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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