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	<title>POLITOSCOPE &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>POLITOSCOPE &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Freetown, ou le coup de grâce à l&#8217;illusion d&#8217;Alger</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 12:46:04 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: ALLAL KH</strong><strong>EIREDDINE</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-216119" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/kheira-780x470-1.jpeg" alt="" width="780" height="470" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/kheira-780x470-1.jpeg 780w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/kheira-780x470-1-300x181.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/kheira-780x470-1-768x463.jpeg 768w" sizes="(max-width: 780px) 100vw, 780px" /></p>
<p><strong>Il est des signatures qui valent des traités de géopolitique entiers. Celle apposée le 19 juillet 2026 à Freetown par les chefs d&rsquo;État de la CEDEAO, entérinant l&rsquo;Accord intergouvernemental du Gazoduc Africain Atlantique Nigeria-Maroc, est de celles-là. Près de 6 800 kilomètres d&rsquo;acier le long de la façade atlantique, treize pays traversés, trente milliards de mètres cubes de gaz par an, une société de projet à Casablanca, une autorité de gouvernance à Abuja : ce qui n&rsquo;était en 2016 qu&rsquo;une vision partagée entre le Roi Mohammed VI et le président Buhari devient aujourd&rsquo;hui un projet panafricain, porté collectivement par toute l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Et ce gazoduc, faut-il le rappeler, longera les provinces du Sud du Royaume — ce Sahara marocain dont certains, à Alger, avaient fait le tombeau de leurs ambitions et qui devient, ironie de l&rsquo;Histoire, le corridor énergétique de tout un continent.</strong></p>
<p><strong>Pour mesurer la portée de Freetown, il faut revenir cinq ans en arrière. Le 31 octobre 2021, le pouvoir algérien décidait de ne pas renouveler le contrat du Gazoduc Maghreb-Europe, qui acheminait depuis 1996 le gaz algérien vers l&rsquo;Espagne à travers le territoire marocain. Le calcul était limpide : priver le Royaume de ses redevances de transit et de son approvisionnement, l&rsquo;asphyxier, le contraindre. On espérait, à Alger, mettre le Maroc à genoux. C&rsquo;était méconnaître une constante de l&rsquo;histoire marocaine : chaque tentative d&rsquo;étranglement y a toujours produit un sursaut. Cinq ans plus tard, le bilan est sans appel. Le GME, inversé, alimente désormais le Maroc en gaz depuis l&rsquo;Espagne ; et c&rsquo;est vers ce même GME que convergera demain le gaz nigérian, transformant le Royaume en plaque tournante énergétique entre l&rsquo;Afrique atlantique et l&rsquo;Europe. L&rsquo;arme que l&rsquo;on croyait braquée sur Rabat s&rsquo;est retournée contre son auteur.</strong></p>
<p><strong>Comment un État doté de telles ressources en est-il arrivé à cette succession d&rsquo;impasses ? La science politique offre ici une clé de lecture que la psychanalyse a léguée aux relations internationales : celle de la blessure narcissique. Elle remonte à octobre 1963, à cette guerre des Sables où la jeune armée algérienne, auréolée du prestige de la guerre de libération, se heurta aux Forces armées royales. De cette confrontation fondatrice, le régime algérien a tiré non pas une leçon, mais un traumatisme : la hantise d&rsquo;un voisin qui refuse de s&rsquo;effacer. Les spécialistes du Maghreb l&rsquo;ont abondamment documenté : la rivalité avec le Maroc n&rsquo;est pas, pour le système algérien, une politique étrangère parmi d&rsquo;autres ; elle est un principe de légitimation interne, un ciment idéologique qui soude un appareil militaro-politique en mal de projet. D&rsquo;où cette fuite en avant permanente : puisque l&rsquo;on ne peut égaler, on entrave ; puisque l&rsquo;on ne peut construire, on brûle.</strong></p>
<p><strong>Car c&rsquo;est bien une politique de la terre brûlée qui s&rsquo;est déployée depuis 2021, avec une constance qui confine à la méthode. Rupture unilatérale des relations diplomatiques en août 2021. Fermeture de l&rsquo;espace aérien aux appareils marocains. Sabordage du GME. Paralysie définitive de l&rsquo;Union du Maghreb Arabe, dont le coût pour les peuples de la région se chiffre en points de croissance perdus chaque année. Financement ininterrompu d&rsquo;un séparatisme que la communauté internationale abandonne résolution après résolution. Et, pour couronner l&rsquo;ensemble, la relance précipitée d&rsquo;un gazoduc transsaharien concurrent, censé relier le Nigeria à l&rsquo;Algérie à travers un Sahel dont Alger s&rsquo;est aliéné les capitales une à une ; projet dont chacun constate qu&rsquo;il demeure, des années après ses annonces tonitruantes, à l&rsquo;état de communiqué.</strong></p>
<p><strong>Pendant ce temps, la diplomatie marocaine engrangeait. Reconnaissance américaine de la souveraineté sur le Sahara en 2020, ralliement espagnol en 2022, français en 2024, britannique ensuite, jusqu&rsquo;à cette résolution du Conseil de sécurité consacrant le plan d&rsquo;autonomie comme base des négociations. L&rsquo;Initiative Royale Atlantique offrait aux États du Sahel un accès à l&rsquo;océan que leur voisin du nord leur avait toujours refusé en actes. Et voici que quinze chefs d&rsquo;État ouest-africains, réunis à Freetown, apposent leur signature au bas d&rsquo;un projet dont le tracé même — atlantique, marocain, sahraoui — constitue un verdict géopolitique. On n&rsquo;a pas seulement contourné l&rsquo;Algérie : on a cessé de la penser comme incontournable. C&rsquo;est là, sans doute, la blessure la plus profonde.</strong></p>
<p><strong>Que reste-t-il alors à ce pouvoir ? La question mérite d&rsquo;être posée avec gravité, et sans triomphalisme aucun, car elle engage la stabilité de toute une région. Un régime qui a fait de l&rsquo;hostilité au Maroc sa raison d&rsquo;être ne dispose plus, après tant d&rsquo;échecs, que de deux issues : la révision ou la surenchère. Et c&rsquo;est ici que l&rsquo;inquiétude doit tempérer la satisfaction. L&rsquo;Histoire enseigne que les systèmes acculés à des désillusions répétées ne se réforment pas toujours ; ils se radicalisent parfois, et les logiques de fuite en avant, poussées à leur terme, peuvent conduire à l&rsquo;irréparable. Une provocation de trop, un incident frontalier instrumentalisé, un geste désespéré pour ressouder l&rsquo;intérieur autour d&rsquo;un ennemi extérieur : voilà le scénario que nul, au Maroc comme ailleurs, ne souhaite voir advenir.</strong></p>
<p><strong>C&rsquo;est pourquoi il faut le dire clairement : le peuple algérien n&rsquo;est pas notre adversaire, il est la première victime de cette obsession. Ce grand peuple, frère par la langue, la foi, l&rsquo;histoire et le sang mêlé des frontières, mérite mieux que de voir sa rente gazière dilapidée en rivalités stériles pendant que sa jeunesse prend la mer. N&rsquo;existe-t-il pas, au sein des élites algériennes ; dans l&rsquo;université, l&rsquo;entreprise, la diplomatie, voire dans les rangs mêmes de l&rsquo;institution militaire — des personnalités lucides et pragmatiques, capables de mesurer le coût exorbitant de cette hémorragie morale et géopolitique ? Des voix qui oseraient dire que la grandeur de l&rsquo;Algérie ne se construira jamais contre le Maroc, mais avec lui ; que le Maghreb des peuples attend depuis un demi-siècle que ses dirigeants soient à sa hauteur ?</strong></p>
<p><strong>La main marocaine, elle, demeure tendue, les discours royaux l&rsquo;ont répété avec une constance que nul ne peut contester. Freetown n&rsquo;est pas une revanche : c&rsquo;est une démonstration. Celle qu&rsquo;il existe deux manières d&rsquo;habiter l&rsquo;Histoire : la construire ou la subir. Le gazoduc atlantique avancera, avec ou sans le consentement d&rsquo;Alger. La seule question qui vaille désormais est de savoir si l&rsquo;Algérie choisira, enfin, de monter dans le train du siècle, ou de rester sur le quai à maudire la locomotive.</strong></p>
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		<title>Rompre, encore : Alger et la diplomatie du geste unique</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/216118</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jul 2026 19:04:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Par: ALLAL KHEIREDDINE La nouvelle circule depuis ce dimanche dans la presse algérienne la plus proche des cercles de décision : Alger s&#8217;apprêterait à rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Le quotidien El-Khabar, porte-parole officieux du pouvoir, invoque une campagne de désinformation que mèneraient les Émirats autour des incendies de forêt de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: ALLAL KH</strong><strong>EIREDDINE</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-216119" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/kheira-780x470-1.jpeg" alt="" width="780" height="470" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/kheira-780x470-1.jpeg 780w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/kheira-780x470-1-300x181.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/kheira-780x470-1-768x463.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 780px) 100vw, 780px" /></p>
<p><strong>La nouvelle circule depuis ce dimanche dans la presse algérienne la plus proche des cercles de décision : Alger s&rsquo;apprêterait à rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Le quotidien El-Khabar, porte-parole officieux du pouvoir, invoque une campagne de désinformation que mèneraient les Émirats autour des incendies de forêt de cet été et du drame de Mohammadia. Certes rien n&rsquo;est confirmé à cette heure, mais l&rsquo;essentiel n&rsquo;est pas dans la confirmation. Il est dans le fait que personne, à Alger comme ailleurs, ne serait surpris.</strong></p>
<p><strong>Car la trajectoire est écrite depuis des mois. En février dernier, le président Tebboune, dans une entrevue télévisée, désignait sans le nommer un « mini-État qui gesticule », l&rsquo;accusant de s&rsquo;être immiscé « dans la première puis la deuxième élection » et de brandir la menace de l&rsquo;arbitrage international. Le même jour, l&rsquo;Algérie dénonçait l&rsquo;accord aérien bilatéral de 2013, geste sans portée militaire mais à forte charge symbolique : on commence par couper les lignes avant de couper les ponts. En mai, le retrait émirati de l&rsquo;OPEP était balayé d&rsquo;un « non-événement » présidentiel, assorti d&rsquo;un définitif « le livre est fermé ». Entre-temps, la presse d&rsquo;État et ses satellites avaient installé un lexique , « entités vassales », « ingérence », « déstabilisation » , qui ne relève plus de la diplomatie mais de la préparation d&rsquo;artillerie. Quand un chef d&rsquo;État qualifie publiquement un partenaire de « mini-État », le contentieux a déjà quitté le terrain des bons usages diplomatiques pour celui de l&rsquo;affect et de la sensiblerie. C&rsquo;est rarement le signe d&rsquo;une position de force.</strong></p>
<p><strong>Les griefs d&rsquo;Alger, eux, méritent d&rsquo;être pris au sérieux, précisément parce qu&rsquo;ils dessinent en creux la carte des échecs algériens. Le premier est marocain. Les Émirats ont été, en novembre 2020, le premier pays arabe à ouvrir un consulat général à Laâyoune ; et à Dakhla, financent des projets structurants dans les provinces du Sud et se classent parmi les tout premiers investisseurs étrangers au Maroc. Pour une diplomatie algérienne dont le Sahara demeure l&rsquo;obsession organisatrice, chaque grue émiratie à Dakhla est vécue comme un affront. Or ce que sanctionne Alger n&rsquo;est pas une anomalie : c&rsquo;est un mouvement de fond du monde arabe et, désormais, du Conseil de sécurité lui-même, qui a consacré le plan d&rsquo;autonomie comme cadre de solution. Rompre avec Abou Dhabi ne changera rien à cette dynamique ; cela reviendrait à excommunier le thermomètre.</strong></p>
<p><strong>Le second grief est sahélien et libyen. L&rsquo;Algérie voit l&rsquo;influence émiratie s&rsquo;étendre dans des espaces — Mali, Libye, et au-delà le Soudan — où elle revendiquait un magistère d&rsquo;arbitre hérité des années 1990. Mais là encore, le reproche adressé aux Émirats masque un constat plus douloureux : ce magistère s&rsquo;est effondré de lui-même. Bamako, Niamey et Ouagadougou ont tourné le dos à Alger en 2025, après l&rsquo;affaire du drone malien abattu et une série de crises où l&rsquo;Algérie a traité ses voisins du Sud avec la même hauteur que ses interlocuteurs européens. Les Émirats n&rsquo;ont pas chassé l&rsquo;Algérie du Sahel ; ils occupent un vide qu&rsquo;elle a créé. Quant au soutien présumé d&rsquo;Abou Dhabi au MAK, régulièrement avancé sans que des éléments vérifiables soient versés au débat public, il s&rsquo;inscrit dans une grammaire connue : celle qui requalifie toute contrariété extérieure en complot et toute dissidence intérieure en terrorisme.</strong></p>
<p><strong>C&rsquo;est ici que l&rsquo;épisode émirati cesse d&rsquo;être une crise bilatérale pour devenir un symptôme. Depuis cinq ans, la politique étrangère algérienne ne connaît qu&rsquo;un registre. Rupture unilatérale avec le Maroc en août 2021, sur un réquisitoire que même les alliés d&rsquo;Alger ont peiné à endosser. Gel brutal du traité d&rsquo;amitié avec l&rsquo;Espagne en 2022, pour punir Madrid d&rsquo;avoir soutenu le plan d&rsquo;autonomie (gel levé ensuite sans qu&rsquo;aucune des exigences algériennes ait été satisfaite, ce qui est la définition même d&rsquo;une défaite diplomatique.) Avec la France, un mouvement de yoyo permanent : ambassadeur rappelé en juillet 2024 après la reconnaissance par Paris de la souveraineté marocaine sur le Sahara, crises mémorielles, expulsions croisées, détention d&rsquo;un écrivain octogénaire devenue affaire d&rsquo;État. Avec les capitales sahéliennes, la même séquence, accélérée. À chaque fois, le scénario est identique : un partenaire prend une décision qui déplaît, Alger n&rsquo;a ni levier pour l&rsquo;en dissuader ni contre-proposition à formuler, et il ne reste que le geste — rappeler, geler, rompre. Une exception ! Les États-Unis. Les premiers à ouvrir ce prestigieux bal de reconnaissances. Alger n&rsquo;a pas bougé. Pétrifié et tétanisé. On ne rigole pas avec Trump. القوة الضاربة، ضربها حمار الليل. Intraduisible!</strong></p>
<p><strong>La rupture n&rsquo;est pas l&rsquo;instrument ultime d&rsquo;une diplomatie ; elle est devenue son unique vocabulaire.</strong></p>
<p><strong>Ce réflexe a une fonction, et elle est d&rsquo;abord intérieure. Chaque crise externe offre au pouvoir algérien un ennemi commode, un récit d&rsquo;encerclement qui soude l&rsquo;appareil et disqualifie toute critique. Mais le coût s&rsquo;accumule. Une diplomatie qui rompt avec le Maroc, se brouille avec l&rsquo;Espagne, s&rsquo;épuise contre la France, s&rsquo;aliène le Sahel et s&rsquo;apprête à claquer la porte du Golfe finit par ne plus avoir de porte à claquer. On mesure le paradoxe : le pays qui se rêvait médiateur régional, fort de sa doctrine de non-ingérence et de son passé de capitale des causes justes, n&rsquo;a plus aujourd&rsquo;hui un seul dossier régional où sa médiation soit sollicitée. L&rsquo;influence ne se décrète pas ; elle se construit par la constance, la prévisibilité et la capacité à offrir quelque chose. C&rsquo;est très exactement ce que fait Abou Dhabi — et, sur son propre théâtre, Rabat.</strong></p>
<p><strong>Si la rupture est consommée dans les jours qui viennent, elle sera présentée à Alger comme un acte de souveraineté. Elle se lira partout ailleurs comme un aveu : celui d&rsquo;un État qui, faute de pouvoir peser sur le cours des choses, ne sait plus que s&rsquo;en retirer. Et à force d&rsquo;en user et abuser, nul ne s&rsquo;en apercevrait.</strong></p>
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		<title>Les dimanches d&#8217;Aziz DAOUDA. Pegasus, l&#8217;éternel recyclage médiatique</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/216107</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jul 2026 11:01:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
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					<description><![CDATA[Par : Aziz DAOUDA La visite officielle du premier ministre français Sébastien Lecornu à Rabat s&#8217;inscrit dans une dynamique de rapprochement particulièrement forte entre le Royaume du Maroc et la République de France. Après plusieurs années de crispations diplomatiques, les deux capitales semblent avoir choisi de tourner la page pour reconstruire un partenariat fondé sur &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="blu-article-first-paragraph"><strong><span class="blu-article-lead">Par : Aziz DAOUDA</span></strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-215268" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/daoudos-1.jpg" alt="" width="660" height="330" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/daoudos-1.jpg 660w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/daoudos-1-300x150.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px" /></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>La visite officielle du premier ministre français Sébastien Lecornu à Rabat s&rsquo;inscrit dans une dynamique de rapprochement particulièrement forte entre le Royaume du Maroc et la République de France. Après plusieurs années de crispations diplomatiques, les deux capitales semblent avoir choisi de tourner la page pour reconstruire un partenariat fondé sur des intérêts stratégiques communs : sécurité, économie, investissements, énergie et coopération régionale.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Cette nouvelle donne ne fait cependant pas que des heureux ; les malheureux et mécontents étant toujours les mêmes. Cela va de soi.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Depuis plusieurs mois, une partie de la gauche radicale française, épaulée par certains médias qui lui sont proches, semble incapable d&rsquo;accepter cette normalisation des relations entre Paris et Rabat. À chaque avancée diplomatique majeure, les mêmes accusations reviennent, les mêmes sujets sont ressortis des archives, avec un calendrier qui interroge.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Cette fois encore, le scénario paraît identique.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>En concomitance avec la visite de Sébastien Lecornu à Rabat, sa première visite à l&rsquo;étranger depuis sa nomination, faut-il le rappeler, voilà que ressurgit l&rsquo;affaire Pegasus. Une affaire pourtant abondamment commentée depuis plusieurs années et qui, malgré son immense retentissement médiatique initial, n&rsquo;a jamais permis d&rsquo;établir judiciairement les accusations les plus spectaculaires portées contre le Maroc.</strong><br />
<strong>Le procédé est désormais connu : annoncer de « nouvelles révélations », promettre des informations explosives, susciter le buzz médiatique&#8230; avant que le lecteur ne découvre finalement de longues pages reprenant essentiellement des éléments déjà publiés, sans véritable fait nouveau susceptible de modifier le dossier.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>L&rsquo;effet d&rsquo;annonce prend alors le pas sur l&rsquo;information.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Cette stratégie intervient dans un contexte où le régime algérien traverse une période diplomatique particulièrement délicate. Les tensions avec plusieurs partenaires occidentaux se multiplient, tandis que certaines affaires judiciaires embarrassantes viennent ternir davantage son image.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Parmi elles figure notamment l&rsquo;arrestation en France de plusieurs ressortissants algériens, dont des fonctionnaires, soupçonnés dans une affaire de tentative d&rsquo;assassinat visant un influenceur algérien réfugié sur le territoire français. Une affaire qui a suscité un profond malaise et alimenté les interrogations sur certaines pratiques des services algériens.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Cette indignation sélective apparaît d&rsquo;autant plus frappante lorsqu&rsquo;on la compare aussi au silence observé autour de l&#8217;emprisonnement du journaliste sportif français Christophe Gleizes en Algérie. Alors que cette affaire soulève des interrogations sur la liberté de la presse et les conditions d&rsquo;exercice du métier de journaliste, elle n&rsquo;a pas suscité la même mobilisation de certains milieux politiques et médiatiques pourtant si prompts à dénoncer d&rsquo;autres États. Ce contraste alimente le sentiment d&rsquo;une indignation à géométrie variable, où les principes invoqués semblent parfois dépendre davantage de la cible désignée que de la défense constante des libertés fondamentales.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Dans ce contexte difficile pour Alger, chaque épisode susceptible d&rsquo;affaiblir le Maroc devient immédiatement un sujet de mobilisation pour les réseaux qui défendent les positions du régime algérien.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Mais cette fois encore, le calendrier médiatique semble avoir produit l&rsquo;effet inverse de celui recherché.</strong><br />
<strong>Au même moment, le gouvernement français annonçait sa volonté de délivrer jusqu&rsquo;à 250 000 visas aux ressortissants algériens. Cette décision a immédiatement provoqué de nombreuses réactions en France, où une partie importante de l&rsquo;opinion publique considère qu&rsquo;un tel geste est difficilement justifiable au regard des tensions diplomatiques récentes entre Paris et Alger ainsi que des difficultés rencontrées sur les questions migratoires.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Le débat public s&rsquo;est alors rapidement déplacé.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Au lieu de se focaliser sur une énième résurgence de Pegasus, de nombreux Français ont davantage exprimé leurs interrogations sur cette politique de visas et sur les concessions accordées à Alger.</strong><br />
<strong>Résultat : la tentative de replacer Pegasus au centre de l&rsquo;actualité est largement passée au second plan.</strong><br />
<strong>Comme lors des précédentes vagues médiatiques, l&rsquo;affaire a suscité quelques gros titres avant de s&rsquo;essouffler rapidement, faute d&rsquo;éléments réellement nouveaux.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>En communication politique, on appelle cela un soufflé qui retombe. Ou, pour reprendre une expression désormais célèbre du regretté Jacques Chirac : cela a fait « pschitt ».</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Les relations entre le Royaume du Maroc et la République Française semblent aujourd&rsquo;hui répondre à une logique géostratégique beaucoup plus profonde que les polémiques médiatiques cycliques. Les intérêts communs entre Rabat et Paris dépassent largement les campagnes de communication ponctuelles. Elles transcendent les caprices de telle ou telle capitale qui n&rsquo;arrive pas à se libérer des complexes de l&rsquo;histoire.</strong><br />
<strong>À force de recycler les mêmes accusations sans apporter de preuves nouvelles, ceux qui espèrent fragiliser ce rapprochement prennent le risque de banaliser leur propre discours. Car une polémique répétée sans faits nouveaux finit inévitablement par perdre de sa force.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Et cette nouvelle tentative autour de Pegasus semble, une fois encore, illustrer cette réalité.</strong><br />
<strong>N&rsquo;en déplaise à certains, un Royaume et une République peuvent très bien avoir d&rsquo;excellentes relations pourvu que soient respectés les fondements mêmes d’une relation saine entre deux Etats, à savoir : le respect réciproque, la confiance mutuelle et la reconnaissance des intérêts de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre.</strong><br />
<strong>Et c&rsquo;est bien ici le cas.</strong></p>
<p class="blu-article-paragraph"><strong>Au fait, on s’attend bien à ce qu&rsquo;à la veille de la visite d&rsquo;Etat que Sa Majesté le Roi va effectuer bientôt en République Française, une ou d&rsquo;autres affaires de même acabit soient recyclées, par la même presse, pour parasiter et minimiser la portée de ce qui va alors être conclu : Un traité qui ne sera pas de nature à plaire à tout le monde.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Congrès américain: deux nouveaux ralliements à l&#8217;initiative législative visant à blacklister le “polisario” organisation terroriste </title>
		<link>https://lecollimateur.ma/216026</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 13:03:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[(Polisario Front Terrorist Designation Act]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès américain]]></category>
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					<description><![CDATA[L’étau se resserre davantage autour du “polisario”, visé par un projet de loi bipartisan (Polisario Front Terrorist Designation Act) qui pourrait conduire à la désignation de la milice à la solde d&#8217;Alger comme organisation terroriste. En effet, deux nouveaux Représentants républicains ont rallié la liste des signataires de cette initiative législative. Il s’agit de Scott &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’étau se resserre davantage autour du “polisario”, visé par un <a href="https://www.congress.gov/bill/119th-congress/house-bill/4119/all-info">projet de loi bipartisan</a> (Polisario Front Terrorist Designation Act) qui pourrait conduire à la désignation de la milice à la solde d&rsquo;Alger comme organisation terroriste. En effet, deux nouveaux Représentants républicains ont rallié la liste des signataires de cette initiative législative. Il s’agit de Scott Eugene DesJarlais et de Matthew Robert Van Epps, représentant respectivement le 4è et 7è districts du Tennessee (leurs photos ci-dessous).</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-216031" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/Scott_DesJarlais_Official_Portrait_112th_Congress.jpg" alt="" width="250" height="376" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/Scott_DesJarlais_Official_Portrait_112th_Congress.jpg 250w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/Scott_DesJarlais_Official_Portrait_112th_Congress-199x300.jpg 199w" sizes="auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-216033" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/MATT66.jpeg" alt="" width="399" height="501" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/MATT66.jpeg 399w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/MATT66-239x300.jpeg 239w" sizes="auto, (max-width: 399px) 100vw, 399px" /></p>
<p><strong>Introduit à la Chambre des représentants par l&rsquo;élu républicain Joe Wilson et soutenu par le démocrate Jimmy Panetta, le texte rassemble désormais 15 signataires (co-parrains) issus des deux partis politiques américains. </strong></p>
<p><strong>Les Sénateurs sur les pas des Représentants&#8230; </strong></p>
<p><strong>Après les Représentants (chambre basse du Congrès fédéral), les sénateurs (chambre haute) sont entrés dans la bataille avec un projet de loi susceptible de transformer radicalement les termes du conflit. Ils ont lancé à leur tour une</strong><strong><a href="https://www.cruz.senate.gov/newsroom/press-releases/sens-cruz-cotton-scott-introduce-bill-targeting-iranian-regimes-polisario-front"> procédure</a> visant à désigner le Front Polisario comme organisation terroriste étrangère (OTE) et organisation terroriste mondiale spécialement désignée (OTMD) s&rsquo;il est établi que ce groupe coopère militairement et terroriste avec des groupes terroristes affiliés à l&rsquo;Iran. Plus précisément, cette procédure exige un rapport du secrétaire d&rsquo;État sur la coopération entre le « Polisario » et ces groupes, portant notamment sur : </strong></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><strong>Participation armée aux opérations militaires ;</strong></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><strong>Systèmes d&rsquo;armes, y compris les armes à feu portables à usage individuel ;</strong></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><strong>Véhicules aériens sans pilote, y compris les pièces détachées disponibles dans le commerce ;</strong></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><strong>Systèmes ou composants conçus pour détecter, suivre, engager ou détruire des cibles aériennes ; et</strong></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><strong>Soutien en matière de renseignement militaire, y compris les données de surveillance, les informations de ciblage, les signaux ou le renseignement humain, et les analyses connexes sous forme brute ou traitée.</strong></li>
</ul>
<p><strong>Le texte est porté par trois sénateurs républicains influents : Ted Cruz (R-Texas), Tom Cotton (R-Arkansas) et Rick Scott (R-Florida). </strong></p>
<p><strong> Financé, armé et soutenu idéologiquement par l&rsquo;Iran, le « polisario » fait partie intégrante de la stratégie régionale d&rsquo;Alger et de Téhéran. </strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les habitants d&#8217;Essaouira et des Chiadma entre la démagogie populiste de Benkirane et la « taqiya » de Benabdallah</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215765</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 16:34:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelilah Benkirane]]></category>
		<category><![CDATA[NABIL BENABDALLAH]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI &#160; À travers une lecture analytique et minutieuse du texte publié par le journal « Anfas », et en le confrontant aux réalités historiques et politiques de la période ayant réuni Abdelilah Benkirane (secrétaire général du Parti de la justice et du développement) et Mohamed Nabil Benabdallah (secrétaire général du Parti du &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>À travers une lecture analytique et minutieuse du texte publié par le journal « Anfas », et en le confrontant aux réalités historiques et politiques de la période ayant réuni Abdelilah Benkirane (secrétaire général du Parti de la justice et du développement) et Mohamed Nabil Benabdallah (secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme), il est possible de formuler une lecture approfondie et convaincante qui répond aux interrogations soulevées concernant la situation des habitants d&rsquo;Essaouira et des tribus des Chiadma lors de cette double rencontre politique, aussi inattendue que non coordonnée.</strong></p>
<p><strong>Cette analyse se concentre sur le décryptage de cette relation binaire et l&rsquo;impact de ses prolongements géographiques et identitaires sur la région, à travers une approche objective qui éclaire la réalité de la population locale et les polarisations politiques actuelles. Elle procède également à un réexamen critique de l&rsquo;héritage gouvernemental de ces deux partis, à travers les axes suivants :</strong></p>
<p><strong>I. La polarisation géographique et sociale à Essaouira (la ville et le monde rural).</strong></p>
<p><strong>La scène politique révèle un paradoxe saisissant dans la manière dont les deux leaders communiquent avec la population locale de la région – un paradoxe qui contredit totalement l&rsquo;idéologie officiellement affichée par chacun d&rsquo;eux :</strong></p>
<p><strong>● Abdelilah Benkirane (leader du parti à référence islamiste) : a choisi de rencontrer ses partisans dans un espace « moderne » et au sein d&rsquo;un « hôtel contemporain » en plein cœur de la ville d&rsquo;Essaouira. Malgré ce cadre élitiste, la participation était « peu nombreuse », et son discours a manqué de profondeur politique pour se muer en un débat populiste et en attaques personnelles.</strong><br />
<strong>● Nabil Benabdallah (leader du parti à référence socialiste / de gauche) : a préféré – ou a été contraint de – rencontrer ses partisans dans la région nord des Chiadma, au cœur des zones rurales d&rsquo;Essaouira, dans une atmosphère à dominante rurale. Le paradoxe ici est que la participation était « nombreuse » et dépassait les prévisions, mais elle était motivée par le désir de « spectacle populaire, artistique et patrimonial » (la présence du groupe du chanteur « Ahouzar ») plutôt que par une adhésion aux principes de l&rsquo;ancien Parti communiste ou à son programme politique.</strong></p>
<p><strong>II. « Benkirane » et « Benabdallah » : La symbolique du nom et les manifestations de la condescendance envers la profondeur amazighe.</strong></p>
<p><strong>Il est impossible pour l&rsquo;observateur de négliger la remarque formelle que les deux leaders partagent, à savoir les lettres « B » et « N » au début de leurs patronymes (Benkirane et Benabdallah). Cette similitude phonétique pourrait paraître comme une simple coïncidence linguistique, mais dans le contexte de cette double visite en terre des Chiadma amazighes, elle se transforme en un symbole révélateur d&rsquo;un certain mode de pensée politique teinté de condescendance.</strong></p>
<p><strong>En effet, le préfixe « Ben » dans la culture arabe renvoie à la filiation et à la tribu, ce qui porte, dans le discours des deux leaders, une connotation implicite d&rsquo;appartenance à une « élite lignagère » ou à une « arabité » qui se pose – sciemment ou non – au-dessus de la population amazighe autochtone, dont les noms ne portent pas la même symbolique. Cette similarité dans la structure patronymique, qui réunit deux hommes d&rsquo;origines urbaines et arabes (ou arabisées), crée une sorte de « solidarité symbolique » implicite, qui se manifeste dans la manière dont ils traitent la composante amazighe de la région.</strong></p>
<p><strong>Benkirane a traité les habitants d&rsquo;Essaouira comme de simples « récepteurs » de son discours populiste, ignorant leur profondeur historique et leur civilisation ancestrale. Quant à Benabdallah, il a traité les tribus des Chiadma comme un « objet » d&rsquo;exploitation électorale, utilisant leur art populaire comme instrument de promotion, pour ensuite le rejeter dans le même discours, le qualifiant de « faute » à éviter. Cette double posture, adoptée par deux hommes partageant la même structure onomastique, reflète un problème plus profond lié à l&rsquo;absence de représentation authentique de l&rsquo;identité amazighe dans le discours des élites politiques, qui perçoivent les Amazighs comme des « porteurs de voix » et non comme des « partenaires dans l&rsquo;identité ». C&rsquo;est une condescendance structurelle qui se manifeste jusque dans les détails du nom, où la région amazighe devient un théâtre pour un discours qui ne reconnaît pas la centralité de sa culture et de son histoire, mais la considère comme une périphérie à conquérir, et non comme une profondeur à célébrer.</strong></p>
<p><strong>III. La situation des habitants d&rsquo;Essaouira et des Chiadma entre « l&rsquo;hallucination politique » et le reniement culturel.</strong></p>
<p><strong>La scène s&rsquo;est avérée affligeante pour la population de la région (les habitants urbains d&rsquo;Essaouira et les tribus amazighes des Chiadma), qui s&rsquo;est retrouvée prise entre le marteau de l&rsquo;ignorance des spécificités locales et l&rsquo;enclume de l&rsquo;exploitation électorale :</strong></p>
<p><strong>1. Les habitants de la ville d&rsquo;Essaouira (la capitale) : victimes de l&rsquo;attaque contre l&rsquo;identité et l&rsquo;histoire.</strong></p>
<p><strong>Les habitants d&rsquo;Essaouira ont été confrontés au discours de Benkirane, caractérisé par la virulence et les attaques contre les symboles de la ville et son histoire pluraliste. Il a attaqué les conseillers du Roi, ciblant notamment André Azoulay en raison de son appartenance essaouirienne ou « souirie » et de sa position, ainsi que Fouad Ali El Himma pour des raisons que lui seul connaît, utilisant des termes empruntés au lexique de la tension politique et du langage des « zones », tels que « El Qandouh ». Le discours s&rsquo;est également distingué par la falsification de l&rsquo;histoire visuelle de la ville, en liant la couleur bleue et blanche des portes et des murs d&rsquo;Essaouira à des interprétations hallucinées relevant d&rsquo;une actualité politique contemporaine, ignorant que ce patrimoine visuel est une partie authentique et historique de l&rsquo;identité de la ville et de son héritage archéologique et maritime. Ajoutons à cela son déni de l&rsquo;histoire de la coexistence et de la pluralité hébraïque, oubliant que la composante judéo-juive est un afflux constitutionnel de l&rsquo;identité marocaine, et qu&rsquo;Essaouira a été historiquement un modèle mondial de coexistence entre musulmans et juifs.</strong></p>
<p><strong>2. Les habitants des Chiadma (le monde rural et l&rsquo;extension amazighe) : victimes de l&rsquo;exploitation électorale et de la condescendance culturelle.</strong></p>
<p><strong>Quant aux tribus amazighes des Chiadma, elles ont vécu une expérience qui a combiné l&rsquo;exploitation tribale et la condescendance intellectuelle de la part des camarades de Benabdallah. Les habitants des Chiadma ont été mobilisés en exploitant leur amour pour l&rsquo;art populaire amazigh (le groupe du chanteur « Ahouzar ») pour meubler une campagne électorale prématurée, pour ensuite être surpris par le reniement de Benabdallah dans ses déclarations de cette composante culturelle patrimoniale et sa promesse de ne pas renouveler de tels spectacles à l&rsquo;avenir, les qualifiant indirectement de ce qui s&rsquo;apparente à une « faute » partisane à éviter. Face à ce fossé idéologique, le « manifeste » politique des camarades de Benabdallah est apparu étranger et totalement déconnecté de la réalité sociologique et quotidienne des tribus des Chiadma, qui étaient venues pour le divertissement et le spectacle, et non pour des idéologies qui ne convainquent même plus leurs propres partisans.</strong></p>
<p><strong>IV. Retour sur la phase « d&rsquo;harmonie totale » et dénonciation des contradictions dans la défense des démunis.</strong></p>
<p><strong>Pour comprendre cette rencontre et décrypter ses arrière-plans, il est indispensable de revenir sur les détails de l&rsquo;expérience gouvernementale commune qui a réuni les deux hommes. L&rsquo;alliance gouvernementale entre le Parti de la justice et du développement et le Parti du progrès et du socialisme a constitué la surprise majeure du paysage politique marocain, s&rsquo;étendant sur presque huit années complètes (de 2012 à 2017).</strong></p>
<p><strong>Cette période a été marquée par une harmonie personnelle et intellectuelle profonde entre les deux leaders, au point que Benabdallah est devenu le défenseur farouche des choix du gouvernement Benkirane, peut-être plus encore que certains cadres du Parti de la justice et du développement eux-mêmes. Cependant, cette harmonie n&rsquo;a pas été sans prix ; elle s&rsquo;est faite au détriment de l&rsquo;intérêt général des couches sociales vulnérables et défavorisées que le « Parti socialiste » prétend défendre historiquement et théoriquement. Le camarade Nabil Benabdallah et son parti ont oublié, ou ont délibérément ignoré, qu&rsquo;ils ont soutenu et approuvé avec force un ensemble de décisions gouvernementales draconiennes qui ont anéanti les acquis de la classe ouvrière et des franges vulnérables, parmi lesquelles :</strong></p>
<p><strong>● La libéralisation des prix des carburants et la réforme du fonds de compensation : le parti a contribué, par l&rsquo;intermédiaire de ses ministres, au vote et à la promotion de la suppression progressive du soutien du fonds de compensation aux produits de base. Cette décision a profondément frappé le pouvoir d&rsquo;achat des citoyens modestes et a provoqué la hausse des prix de la plupart des biens de consommation, des services et des transports dans les villages et les douars, comme les Chiadma, où il se rend aujourd&rsquo;hui dans le cadre d&rsquo;une campagne électorale anticipée.</strong><br />
<strong>● La réforme des régimes de retraite : l&rsquo;approbation et le soutien parlementaire et gouvernemental de ce qui a été appelé la « trinité maudite » de la réforme des retraites (augmentation des cotisations, relèvement de l&rsquo;âge de la retraite, réduction du montant des pensions), ce qui a constitué un coup porté à l&rsquo;ensemble des fonctionnaires et des petits salariés que le Parti du progrès et du socialisme est censé protéger.</strong><br />
<strong>● La légalisation du recours au contrat dans le secteur de l&rsquo;éducation : l&rsquo;adoption du décret sur le recrutement par contrat, qui a porté atteinte à la stabilité professionnelle et sociale de milliers de jeunes Marocains, et a engendré une crise structurelle persistante dans l&rsquo;école publique, qui constitue le refuge des enfants des démunis dans les zones rurales des Chiadma et d&rsquo;Essaouira.</strong></p>
<p><strong>Conclusion : La terre de la coexistence, théâtre d&rsquo;un double discours qui ne sert pas la conscience de la population.</strong></p>
<p><strong>Aujourd&rsquo;hui, cet héritage gouvernemental lourd pèse sur le discours des deux hommes dans l&rsquo;opposition. La récente rencontre à Essaouira et ses environs témoigne de la poursuite de la même approche, mais sous une forme négative. Les camarades de Benabdallah pratiquent la « taqiya » politique et la fuite en avant à travers des campagnes électorales prématurées qui ne respectent pas la conscience de la population, tentant de se laver les mains du sang des décisions sociales impopulaires de leur ère gouvernementale. Pendant ce temps, Benkirane continue d&#8217;employer son discours populiste visant le divertissement et le conflit, au lieu de pratiquer une politique authentique fondée sur des règles et une éthique.</strong></p>
<p><strong>Les habitants d&rsquo;Essaouira et les tribus des Chiadma ont ainsi servi, lors de cette double rencontre, de décor à un règlement de comptes politique et à la diffusion de discours populistes dénués de sérieux. Les citadins d&rsquo;Essaouira ont subi le langage de la tension et les attaques contre leur histoire de coexistence, tandis que les habitants des Chiadma ont subi une condescendance culturelle et une exploitation électorale de leur attachement à l&rsquo;art populaire amazigh. Les deux leaders, dont les patronymes partagent une structure similaire aux connotations lignagères, sont tous deux tombés dans le « piège de l&rsquo;ignorance » des spécificités historiques et géographiques de la région où ils se sont rendus pour récolter les voix de ses habitants. Ils ont oublié que cette terre n&rsquo;est pas une simple plateforme pour projeter leurs contradictions, mais un modèle vivant de pluralité et de diversité, le berceau d&rsquo;un peuple amazigh authentique qui mérite un discours politique qui reconnaît sa centralité, et non des instruments électoraux qui se posent au-dessus de sa profondeur culturelle et civilisationnelle.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Iyad Ag Ghali, le djihadiste le plus recherché du Mali, aurait été évacué pour soins en Algérie</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215678</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 14:59:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[chef du Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM)]]></category>
		<category><![CDATA[Iyad Ag Ghali]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Abdelhakim YAMANI* Entre le 4 et le 9 juillet 2026, les Forces armées maliennes (FAMa) et l’Africa Corps russe ont mené plusieurs jours d’opérations contre une coalition JNIM-FLA dans la région d’Anéfis, dans le nord du Mali, avec un affrontement majeur le 9 juillet lors de l’attaque d’un convoi allié. Selon un communiqué d’Africa &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Abdelhakim YAMANI*</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-215684" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/yamaniaa.jpeg" alt="" width="225" height="225" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/yamaniaa.jpeg 225w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/yamaniaa-150x150.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></p>
<p><strong>Entre le 4 et le 9 juillet 2026, les Forces armées maliennes (FAMa) et l’Africa Corps russe ont mené plusieurs jours d’opérations contre une coalition JNIM-FLA dans la région d’Anéfis, dans le nord du Mali, avec un affrontement majeur le 9 juillet lors de l’attaque d’un convoi allié. Selon un communiqué d’Africa Corps diffusé le même jour, Iyad Ag Ghali, chef du Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), aurait été blessé au cours de ces combats — une revendication reprise par de nombreux relais médiatiques sans preuve indépendante jointe.</strong></p>
<p><strong>Plusieurs sources non officielles affirment désormais qu’il aurait été atteint au dos puis évacué vers le sud de l’Algérie afin d’y recevoir des soins, certaines évoquant un hôpital de Tamanrasset. À ce stade, cette dernière information n’est corroborée par aucune source indépendante clairement identifiable ; elle circule principalement au sein d’un même écosystème de relais, sans lien vérifiable vers une publication officielle ou institutionnelle.</strong></p>
<p><strong>Cette dépêche distingue les faits établis des hypothèses en circulation, évalue la fiabilité de chaque niveau d’information et analyse les implications opérationnelles, politiques et diplomatiques si l’hypothèse d’une évacuation en Algérie venait à se confirmer.</strong></p>
<h2><strong>I. Situation opérationnelle</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fait — Le 4 juillet 2026, vers 5h30, une coalition rassemblant le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA), sous la direction conjointe revendiquée d’Iyad Ag Ghali et d’Alghabass Ag Intalla, a lancé une offensive de grande ampleur contre la localité d’Anéfis et la base conjointe FAMa-Africa Corps. Selon le communiqué d’Africa Corps, la coalition adverse aurait engagé jusqu’à 5 000 combattants et plus de 1 000 véhicules. Des tentatives parallèles contre Gao, Aguelhok et Sévaré ont été repoussées.</strong></p>
<p><strong>Le point culminant des affrontements survient le 9 juillet. À 8h25, un convoi allié progressant vers Anéfis par une zone désertique à l’est de Tabrichat est attaqué par des éléments de la coalition, renforcés après leurs pertes initiales. Le communiqué d’Africa Corps affirme avec certitude qu’Ag Ghali et Alghabass Ag Intalla dirigeaient personnellement les combats à ce stade — une affirmation qui, comme l’ensemble du bilan opérationnel, provient exclusivement de la partie alliée et n’a pas fait l’objet de recoupement indépendant. La riposte mobilise drones d’attaque, drones FPV, blindés BMP-3 et BTR-82A, systèmes antiaériens et frappes aériennes ; les combats se prolongent jusqu’à 17 heures, avant le repli de la coalition adverse.</strong></p>
<p><strong>Revendiqué — Selon le bilan communiqué par Africa Corps — non vérifié de manière indépendante — plus de 2 000 combattants auraient été neutralisés et près de 300 véhicules détruits. Plusieurs cadres de la coalition auraient été tués ou blessés : Mbarek Ag Akli (numéro deux du FLA), Abderrahmane Zaza (présenté comme le « bras droit » d’Ag Ghali), Intaria Ag Babo et Intari Ag Azarin (proches de Bilal Ag Asherif), ainsi qu’Albacher Gatta, secrétaire d’Alghabass Ag Intalla, porté disparu. C’est dans ce même communiqué qu’apparaît, pour la première fois, la mention d’une blessure d’Iyad Ag Ghali. Cette origine unique du bilan — une partie prenante directe au conflit revendiquant à la fois une victoire tactique majeure et la mise hors de combat du chef adverse — constitue le point de départ obligé de toute évaluation de crédibilité.</strong></p>
<h2><strong>II. Évaluation de la crédibilité</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La méthodologie IGH distingue quatre niveaux — confirmé, probable, possible, non confirmé — croisés avec la grille de fiabilité des sources (A-D) et de crédibilité de l’information (N1-N4).</strong></p>
<p><strong>Confirmé (N1) — Le déroulement des combats à Anéfis sur la période du 4 au 9 juillet, ainsi que la reprise de la localité par les forces alliées, sont corroborés par plusieurs médias indépendants du conflit, au-delà du seul communiqué Africa Corps.</strong></p>
<p><strong>Probable (N2, source C) — La blessure initiale d’Iyad Ag Ghali repose sur une source unique et partie prenante — Africa Corps — mais a été largement reprise, y compris par des médias maliens établis, sans qu’aucun n’ait produit d’élément de vérification indépendant (image géolocalisée, témoignage médical, déclaration adverse).</strong></p>
<p><strong>Possible (N3, source D) — L’aggravation progressive du récit — blessure à l’épaule, puis au dos, puis éclats multiples à la poitrine et au pied — repose sur des « images ayant fuité » dont IGH n’a trouvé aucune trace publiée ou vérifiable. Cette escalade descriptive, sans support probatoire nouveau, est un indicateur classique d’amplification narrative plutôt que d’information additionnelle.</strong></p>
<p><strong>Non confirmé (N4, source D) — L’évacuation vers le sud de l’Algérie, avec mention d’un hôpital à Tamanrasset puis d’un hôpital militaire à Alger, ainsi qu’une allégation ultérieure de décès diffusée le 11 juillet, ne reposent sur aucune source primaire identifiable. Les attributions à des médias tiers n’ont pu être authentifiées par IGH.</strong></p>
<p><strong>Signal complémentaire : aucune déclaration, communiqué ou preuve de vie n’a été émis par le JNIM ou le FLA en réaction à ces informations, dans un sens comme dans l’autre. Ce silence ne constitue ni une confirmation ni un démenti.</strong></p>
<h2><strong>III. Analyse stratégique</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Analyse — Si la blessure d’Ag Ghali venait à être confirmée sans neutralisation durable, l’impact sur la chaîne de commandement JNIM-FLA resterait probablement limité à court terme : Alghabass Ag Intalla demeure, selon les mêmes sources, opérationnel, et la structure de commandement de la coalition repose sur plusieurs figures. Une neutralisation confirmée et durable, en revanche, priverait le JNIM de la figure qui a assuré depuis 2017 la cohésion entre les réseaux liés à AQIM et les katibas d’ancrage touareg — une rupture dont la gestion de succession resterait, à ce stade, spéculative.</strong></p>
<p><strong>Analyse — L’hypothèse d’une évacuation médicale en territoire algérien s’inscrit dans un contexte diplomatique particulièrement sensible. Le 10 juillet 2026, l’Algérie et le Mali ont annoncé le rétablissement de leurs relations diplomatiques après quinze mois de rupture, avec retour réciproque des ambassadeurs et réouverture de leurs espaces aériens respectifs. Toute confirmation — ou même toute persistance non démentie — d’un rôle sanitaire algérien vis-à-vis du chef du JNIM entrerait en tension directe avec cette normalisation, et pourrait être instrumentalisée par des acteurs hostiles au rapprochement.</strong></p>
<p><strong>Analyse — Il existe un précédent documenté : selon une enquête du <em>Monde</em>, Iyad Ag Ghali aurait été hospitalisé de manière incognito en Algérie en 2016 — non pour une blessure de guerre mais pour une pathologie chronique (diabète ou hépatite selon les versions) —, une tentative occidentale de le neutraliser sur place ayant, selon la même source, échoué de peu. Des analystes du jihadisme sahélien y sont cités estimant que la survie prolongée d’Ag Ghali tiendrait en partie à des facilités dont il disposerait en territoire algérien. Ce précédent établit que l’hypothèse d’un accueil médical algérien n’est pas structurellement improbable — il explique la viralité du récit actuel, mais ne constitue en aucun cas une confirmation des faits de juillet 2026. Un scénario documenté par le passé est, à ce titre, un matériau d’autant plus efficace pour une opération d’influence qu’il « sonne juste » sans avoir à être vérifié.</strong></p>
<p><strong>Prospective — À l’échelle régionale, cet épisode s’inscrit dans une recomposition sécuritaire plus large : le 10 juillet, les ministres de la Défense du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont validé, à Ouagadougou, le statut juridique de la Force unifiée de l’AES. La confirmation ou l’infirmation du sort d’Ag Ghali dans les prochaines semaines pèsera sur la lecture, par les états-majors de la région, de la solidité opérationnelle du dispositif FAMa-Africa Corps face au JNIM-FLA.</strong></p>
<h2><strong>IV. Ce que l’on ignore encore</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>La gravité réelle d’une éventuelle blessure</strong></li>
<li><strong>La localisation actuelle d’Iyad Ag Ghali</strong></li>
<li><strong>La réalité, les modalités et le lieu exact d’une éventuelle évacuation médicale</strong></li>
<li><strong>L’origine vérifiable de l’allégation de décès du 11 juillet</strong></li>
<li><strong>La position officielle des autorités algériennes, qui n’ont fait à ce jour aucune déclaration publique sur ce dossier</strong></li>
<li><strong>L’existence d’une preuve de vie ou d’un communiqué à venir du JNIM ou du FLA</strong></li>
</ul>
<h2><strong>V. Évaluation</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>En l’état des informations disponibles, la blessure d’Iyad Ag Ghali lors des combats d’Anéfis apparaît plausible mais repose sur une source unique et partie prenante au conflit. L’hypothèse de son évacuation vers le sud de l’Algérie demeure une allégation insuffisamment documentée, dont la vraisemblance est renforcée par un précédent réel de 2016 sans que celui-ci ne constitue une preuve pour les faits de 2026. L’allégation de décès formulée le 11 juillet n’est adossée à aucune source primaire vérifiable et doit être traitée avec la plus grande réserve.</strong></p>
<p><strong>IGH recommande de suivre, comme indicateurs de confirmation ou d’infirmation, une éventuelle prise de parole du JNIM ou du FLA, toute réaction officielle des autorités algériennes, ainsi que l’apparition d’éléments visuels géolocalisables. En l’absence de tels éléments, l’hypothèse d’une évacuation en Algérie doit continuer d’être présentée comme non confirmée.</strong></p>
<p>*<strong> Président fondateur de l’Institut Géopolitique Horizons</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Graves dérives algériennes à Aubervilliers: l&#8217;ambassade du Maroc en France saisit la justice (communiqué)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215340</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 16:54:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[marocophobie]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un communiqué publié ce lundi, l&#8217;ambassade du Royaume du Maroc en France a annoncé avoir déposé une plainte après qu&#8217;un drapeau marocain a été « arraché, brûlé et déchiré publiquement », dans la soirée du 4 juillet 2026 à Aubervilliers, en région parisienne, par « des individus d&#8217;origine algérienne ». #CDM2026 Outrage au drapeau et incitation &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un communiqué publié ce lundi, l&rsquo;ambassade du Royaume du Maroc en France a annoncé avoir déposé une plainte après qu&rsquo;un drapeau marocain a été « arraché, brûlé et déchiré publiquement », dans la soirée du 4 juillet 2026 à Aubervilliers, en région parisienne, par « des individus d&rsquo;origine algérienne ».</strong></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr"><a href="https://x.com/hashtag/CDM2026?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#CDM2026</a><br />
Outrage au drapeau et incitation à la haine:<br />
L&rsquo;Ambassade du Maroc porte plainte (Communiqué) et condamne avec la plus grande fermeté les incidents graves et indignes survenus dans la soirée du 4 juillet 2026 dans le quartier des Quatre-Chemins, à Aubervilliers -93-… <a href="https://t.co/kAUDLfRtX1">pic.twitter.com/kAUDLfRtX1</a></p>
<p>— Ambassade du Royaume du Maroc en France <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> (@AmbaMarocFrance) <a href="https://x.com/AmbaMarocFrance/status/2074150697294008686?ref_src=twsrc%5Etfw">July 6, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong>La représentation diplomatique marocaine a qualifié de « graves » et « indignes » ces incidents survenus dans le quartier des Quatre-Chemins (Seine-Saint-Denis). « <i>Plusieurs éléments, documentés et authentifiés, montrent le drapeau du Royaume du Maroc arraché, brûlé et déchiré publiquement par des individus scandant des slogans indiquant leur origine algérienne</i>», a-t-elle pointé. </strong></p>
<p><strong>Le communiqué fait également état d&rsquo;autres vidéos montrant que des femmes portant le maillot de l&rsquo;équipe nationale marocaine de football, accompagnées d&rsquo;enfants en bas âge, auraient été victimes d&rsquo;agressions verbales et de tentatives d&rsquo;intimidation.</strong></p>
<p><strong>Pour rappel, ce grave <a href="https://lecollimateur.ma/215336">dérapage</a> a été commis dans la foulée de la victoire du Maroc contre le Canada (3-0) en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. </strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Marocophobie, l’immonde dérapage algérien en France </title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215336</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 16:09:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Mondial 2026. Dima Maghrib]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[outrage au Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[Suite à la victoire des Lions de l’Atlas contre le Canada (3-0), en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, un incident grave a secoué les rues d’Aubervilliers, en France. Des nervis algériens, par frustration et jalousie manifeste, ont déchiré et brûlé le drapeau national sous l’œil des caméras tout en prenant violemment &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Suite à la victoire des Lions de l’Atlas contre le Canada (3-0), en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, un incident grave a secoué les rues d’Aubervilliers, en France. Des nervis algériens, par frustration et jalousie manifeste, ont déchiré et brûlé le drapeau national sous l’œil des caméras tout en prenant violemment à partie une famille marocaine dont le “délit”, paraît-il, était de sortir célébrer, comme tant d&rsquo;autres compatriotes fiers et dignes, la qualification de leur sélection nationale pour les quarts de finale de la coupe reine du football mondial. “Donnez-lui des bananes, le Marocain est un animal”, ont-ils aboyé, sans peut-être mesurer les conséquences dangereuses que pourrait engendrer cette provocation, lâche et ignoble, envers la communauté marocaine en France, et le peuple marocain tout entier. </strong></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f534.png" alt="🔴" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />​L&rsquo;acte ignoble de l&rsquo;autodafé du drapeau national <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />: le reflet d&rsquo;une haine aveugle<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f534.png" alt="🔴" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p>​Suite à la victoire historique et à la qualification brillante de l&rsquo;équipe nationale marocaine lors de la Coupe du monde, un incident inadmissible a secoué les rues d&rsquo;Aubervilliers, en… <a href="https://t.co/BCUd6KS4Vw">pic.twitter.com/BCUd6KS4Vw</a></p>
<p>— Mohamed Larbi (@Mohamedlarbi123) <a href="https://x.com/Mohamedlarbi123/status/2073722973563842976?ref_src=twsrc%5Etfw">July 5, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong>Malgré la gravité de ce dérapage, nos compatriotes de France n’ont pas cédé à cette provocation gratuite, de surcroît pathétique, de cette bande de vermines. Elle reflète plutôt les bas instincts d&rsquo;un régime qui ne craint plus le ridicule. </strong></p>
<p><strong>Il n’empêche que le comportement des “deschiens” appelle une réponse judiciaire ferme. La France n’est pas une « Zriba », c&rsquo;est le jour et la nuit. Une enquête judiciaire s&rsquo;impose pour faire la lumière sur cette infamie qui ne saurait rester impunie. </strong></p>
<p><strong>On n&rsquo;offense pas les sentiments du peuple marocain impunément. </strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>De Gaza à Ramallah en passant par Al-Qods.. le Maroc redessine la joie sur le visage des Palestiniens</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215286</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2026 14:44:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Mondial 2026. Dima Maghrib]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[PalSport, le premier site web sportif palestinien, a publié un article remarquable relatant l&#8217;immense joie qui a envahi Al-Qods, Ramallah, Al-Khalil, Gaza et plusieurs autres villes palestiniennes après la victoire méritée du Maroc (3-0) face au Canada samedi, et sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde. Compte tenu de l&#8217;importance &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span class="x3jgonx">PalSport, le premier site web sportif palestinien, a publié un article remarquable relatant l&rsquo;immense joie qui a envahi Al-Qods, Ramallah, Al-Khalil, Gaza et plusieurs autres villes palestiniennes après la victoire méritée du Maroc (3-0) face au Canada samedi, et sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde. Compte tenu de l&rsquo;importance de cet article pour documenter ce moment historique, nous le republions intégralement.</span></strong></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Les drapeaux marocains ornent les rues de Jérusalem, Ramallah, Al-Khalil et Gaza</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Jérusalem (Agence Pal Sport) – Pour les Palestiniens, le match entre l&rsquo;équipe nationale marocaine et so homologue canadienne lors de la Coupe du Monde de la FIFA était bien plus qu&rsquo;une simple rencontre sportive ; il s&rsquo;est transformé en un événement national, incarnant l&rsquo;amour et la loyauté envers le Royaume du Maroc et son peuple.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Quelques heures avant le coup d&rsquo;envoi du match de football opposant les équipes nationales marocaine et canadienne, l&rsquo;un des trois pays hôtes de la Coupe du monde, les cafés et les places d&rsquo;Al-Qods, Ramallah, Al-Khalil, Gaza et de plusieurs autres villes palestiniennes étaient bondés de familles et de jeunes. Des drapeaux marocains flottaient aux côtés de drapeaux palestiniens, tandis que des chants en soutien aux « Lions de l&rsquo;Atlas » s&rsquo;élevaient à chaque attaque et occasion de but, dans une scène qui reflétait la profondeur des liens unissant les deux peuples frères.</span></strong></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f5-1f1f8.png" alt="🇵🇸" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> | Toute la campagne de propagande algérienne <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1e9-1f1ff.png" alt="🇩🇿" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> de canniveau visant à vouloir faire passer le Maroc <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> comme hostile à la Palestine <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f5-1f1f8.png" alt="🇵🇸" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> vole en éclats : à Gaza, Ramallah ou ailleurs, les Palestiniens vibrent pour les Lions de l&rsquo;Atlas <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />.</p>
<p>Depuis les Accords Tripartites <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f2.png" alt="🇲" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1e6-1f1fa.png" alt="🇦🇺" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f8.png" alt="🇸" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1ee-1f1f1.png" alt="🇮🇱" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />… <a href="https://t.co/YQFZEL4ZHO">https://t.co/YQFZEL4ZHO</a> <a href="https://t.co/NYMH0bdmrR">pic.twitter.com/NYMH0bdmrR</a></p>
<p>— Morocco Intel (@MoroccoIntel) <a href="https://x.com/MoroccoIntel/status/2073547687475958140?ref_src=twsrc%5Etfw">July 4, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">À Ramallah, une atmosphère d&rsquo;excitation et d&rsquo;impatience régnait sur l&rsquo;une des places publiques de la ville, où des milliers de citoyens suivaient le match sur un écran géant. Parmi les personnes présentes se trouvaient le président de la Fédération palestinienne de football, le lieutenant-général Jibril Rajoub, et des membres de l&rsquo;ambassade du Maroc en Palestine.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Au fil du match, l&rsquo;enthousiasme de la foule grandissait, des chants louant le Maroc et exprimant la force des relations fraternelles entre les deux pays s&rsquo;élevaient. Cette manifestation de soutien reflétait la gratitude des Palestiniens envers le Maroc pour son soutien indéfectible à la cause palestinienne et envers les supporters marocains qui, lors de divers événements sportifs, brandissent régulièrement le drapeau palestinien et scandent des slogans en faveur de la Palestine.</span></strong></p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-media-max-width="560">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f5-1f1f8.png" alt="🇵🇸" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> | Toute la campagne de propagande algérienne <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1e9-1f1ff.png" alt="🇩🇿" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> de canniveau visant à vouloir faire passer le Maroc <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> comme hostile à la Palestine <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f5-1f1f8.png" alt="🇵🇸" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> vole en éclats : à Gaza, Ramallah ou ailleurs, les Palestiniens vibrent pour les Lions de l&rsquo;Atlas <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />.</p>
<p>Depuis les Accords Tripartites <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f2.png" alt="🇲" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1e6-1f1fa.png" alt="🇦🇺" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f8.png" alt="🇸" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1ee-1f1f1.png" alt="🇮🇱" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />… <a href="https://t.co/YQFZEL4ZHO">https://t.co/YQFZEL4ZHO</a> <a href="https://t.co/NYMH0bdmrR">pic.twitter.com/NYMH0bdmrR</a></p>
<p>— Morocco Intel (@MoroccoIntel) <a href="https://x.com/MoroccoIntel/status/2073547687475958140?ref_src=twsrc%5Etfw">July 4, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Le président de la Fédération palestinienne de football, le lieutenant-général Jibril Rajoub, a déclaré que la victoire de l&rsquo;équipe nationale marocaine était une victoire pour tous les Arabes. Il a félicité le Royaume du Maroc, ses dirigeants et son peuple, soulignant que les Palestiniens partageaient la joie de leurs frères marocains face à cet exploit et attendaient avec impatience de voir les Lions de l&rsquo;Atlas poursuivre leur parcours vers le titre.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Il a ajouté que l&rsquo;équipe marocaine avait surmonté avec succès de nombreux obstacles et prouvé sa capacité à rivaliser au plus haut niveau, considérant cette performance comme une manifestation de la volonté arabe et de l&rsquo;ambition légitime d&rsquo;accéder au podium.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Rajoub a souligné que les Palestiniens, partout dans le monde, y compris ceux de la bande de Gaza malgré les difficultés, ont suivi le match avec un vif intérêt et ont participé aux célébrations de la victoire, animés par les liens arabo-islamiques et humanitaires profonds qui unissent les deux peuples.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">De son côté, le maire d&rsquo;Al-Bireh (Cisjordanie), l&rsquo;ingénieur Munif Treish, a considéré que cette victoire était une source de fierté pour tous les Arabes et qu&rsquo;elle honorait la nation. Il a exprimé l&rsquo;espoir que l&rsquo;équipe nationale marocaine poursuive son parcours jusqu&rsquo;à remporter le titre de champion du monde.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Treish a salué l&rsquo;ambiance exceptionnelle qui régnait à Al-Bireh pendant le match. Il a déclaré n&rsquo;avoir jamais vu autant de monde rassemblé pour un match de football, ni une telle joie dans toute la ville. Il a félicité l&rsquo;équipe nationale marocaine pour sa victoire, qui a comblé de bonheur Palestiniens et Arabes.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">À Jérusalem, la communauté marocaine a organisé une soirée au Club Hilal al-Quds pour suivre le match et soutenir l&rsquo;équipe nationale marocaine. Des personnalités officielles et publiques, ainsi que des représentants d&rsquo;institutions jérusalémites, ont participé à l&rsquo;événement.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">À cette occasion, le ministre des Affaires d&rsquo;Al-Qods, Ashraf Al-Awar, a déclaré que la victoire bien méritée de l&rsquo;équipe nationale marocaine avait empli de joie le cœur des Maqdessis. Il a souligné que Jérusalem avait l&rsquo;habitude de célébrer les succès marocains et a adressé ses félicitations à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, au Prince héritier et au peuple marocain, exprimant l&rsquo;espoir que l&rsquo;équipe marocaine poursuivrait son beau parcours dans le tournoi.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">De son côté, le président de l&rsquo;Association de la communauté africaine d&rsquo;Al-Qods, Nasser Qaws, a affirmé que cette victoire était une source de fierté pour les peuples marocain et palestinien. Il a noté que ce rassemblement témoigne des liens fraternels profonds qui unissent Jérusalem au Royaume du Maroc et a salué les efforts de l&rsquo;Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, du Club Hilal al-Quds et de l&rsquo;Association marocaine pour l&rsquo;organisation de cet événement.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Pour sa part, Jamal al-Maghribi, administrateur du Waqf marocain à Jérusalem, a déclaré que la victoire de l&rsquo;équipe nationale marocaine était une immense joie pour la communauté marocaine et pour les habitants de Jérusalem. Il a souligné que les Marocains de Jérusalem perpétuent leur rôle historique en maintenant leurs liens avec la Ville sainte et en œuvrant au renforcement de la présence et du rayonnement du Maroc.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Parallèlement, Diaa Shweiki, président du club Hilal al-Quds, a affirmé que le succès marocain avait illuminé le visage des Palestiniens, et plus particulièrement celui des habitants d-Al-Qods, qui entretiennent des liens historiques profonds avec le Maroc. Il a noté que cette atmosphère festive avait permis d&rsquo;apaiser les difficultés rencontrées par les Maqdessis et a adressé ses félicitations à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, au gouvernement marocain et au peuple marocain, souhaitant à l&rsquo;équipe nationale marocaine de poursuivre sa brillante carrière dans ce tournoi.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Après le coup de sifflet final, des centaines de citoyens ont envahi les rues, brandissant des drapeaux palestiniens et marocains, klaxonnant et défilant dans la ville dans une ambiance de liesse qui reflétait l&rsquo;immense joie des Palestiniens face à la performance du Maroc, comme si cette victoire avait été remportée au nom des deux nations sœurs.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Le supporter Laith al-Barghouthi a déclaré que la qualification de l&rsquo;équipe marocaine avait procuré aux Palestiniens de rares moments de joie, soulignant que les Palestiniens sont solidaires des équipes arabes et que la performance des Lions de l&rsquo;Atlas est une victoire pour tous les Arabes. Il a souhaité au Maroc beaucoup de succès dans sa quête du titre de champion du monde.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Mohammed Al-Tamimi, un autre supporter de l&rsquo;équipe nationale marocaine, a affirmé que la performance de l&rsquo;équipe marocaine était de classe mondiale et méritait tous les éloges. Il a exprimé son espoir de les voir couronnés champions du monde et a transmis un message d&rsquo;amour du peuple palestinien au peuple marocain.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Hisham Al-Ajouli, quant à lui, a déclaré que la joie des Palestiniens face à la victoire marocaine était aussi grande que celle des Marocains eux-mêmes. Il a considéré cet exploit comme une source de fierté pour la nation arabe et a souhaité à l&rsquo;équipe marocaine de continuer sur sa lancée.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Sima, de son côté, a exprimé sa joie face à l&rsquo;atmosphère festive qui régnait à Ramallah, espérant que l&rsquo;équipe marocaine poursuivrait sa série de victoires et remporterait finalement la Coupe du monde.</span></strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-215277" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI1.jpeg" alt="" width="1600" height="1069" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI1.jpeg 1600w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI1-300x200.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI1-1024x684.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI1-768x513.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI1-1536x1026.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-215279" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI2.jpeg" alt="" width="1600" height="1066" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI2.jpeg 1600w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI2-300x200.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI2-1024x682.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI2-768x512.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI2-1536x1023.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-215281" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI3.jpeg" alt="" width="1600" height="1066" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI3.jpeg 1600w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI3-300x200.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI3-1024x682.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI3-768x512.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/PALESTI3-1536x1023.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></p>
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		<title>Washington porte le coup de grâce au « polisario »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215101</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 18:21:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Mike Waltz]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement sahraoui pour la Paix]]></category>
		<category><![CDATA[polisario]]></category>
		<category><![CDATA[sahara marocain]]></category>
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					<description><![CDATA[La photo est loin d’être anodine. On y voit l’ambassadeur américain à l’ONU tout sourire aux côtés de membres dirigeants du Mouvement sahraoui pour la Paix (MsP). “Ravi de rencontrer aujourd’hui le Mouvement sahraoui pour la Paix”, a salué mardi Mike Waltz via son compte “X”.  Great to meet the Sahrawi Movement for Peace today. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La photo est loin d’être anodine. On y voit l’ambassadeur américain à l’ONU tout sourire aux côtés de membres dirigeants du Mouvement sahraoui pour la Paix (MsP). “Ravi de rencontrer aujourd’hui le Mouvement sahraoui pour la Paix”, a salué mardi Mike Waltz via son compte “X”. </strong></p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="en">Great to meet the Sahrawi Movement for Peace today.</p>
<p>These are Sahrawi voices committed to peace, compromise, and a durable solution.</p>
<p>The world should hear them. <a href="https://t.co/gRlB3lJI87">pic.twitter.com/gRlB3lJI87</a></p>
<p>— Ambassador Mike Waltz (@USAmbUN) <a href="https://x.com/USAmbUN/status/2072059505869836788?ref_src=twsrc%5Etfw">June 30, 2026</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.x.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p><strong>C’est la première fois que le MsP, mouvement né sur les cendres du “polisario” et surtout ouvertement favorable à une large autonomie sous souveraineté marocaine, est accueilli officiellement à Washington. Une première qui enterre définitivement une longue et néanmoins infructueuse supercherie algéro-séparatiste, faisant passer le “polisario”, parti unique et surtout inique, comme étant “le représentant exclusif des sahraouis”! Par ricochet, elle positionne le MsP désormais comme une alternative crédible et sérieuse à une milice qui a plutôt servi de paravent à l’agenda algérien hostile dans la région. </strong></p>
<p><strong>“Ce sont des voix sahraouies engagées pour la paix, le compromis et une solution durable. Le monde devrait les écouter”. C’est en ces termes que l’ambassadeur des Etats-Unis d&rsquo;Amérique, porte-plume des résolutions de l’ONU sur la question du Sahara marocain, a qualifié le MsP, fondé à Madrid le 22 avril 2020 par un ancien cadre du “polisario”, Hach Ahmed. </strong></p>
<p><strong>L’envers des mots? A l’opposé du MsP (sic) “engagé pour la paix, le compromis et une solution durable”, le “polisario”, ou plutôt le donneur d’ordre algérien, opte pour le <a href="https://lecollimateur.ma/27112">statu quo mortifère</a>. Une option que Washington, consciente des manœuvres dilatoires d&rsquo;un régime algérien sournois et malveillant, n’accepte plus, pas plus d’ailleurs que les autres membres du Conseil de sécurité qui s&rsquo;apprêtent à plier définitivement cette question à l&rsquo;échéance de fin octobre 2026. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
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