<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Législatives 2026. Tous au vote! &#8211; Le collimateur</title>
	<atom:link href="https://lecollimateur.ma/category/legislatives-2026/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lecollimateur.ma</link>
	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
	<lastBuildDate>Tue, 23 Jun 2026 11:02:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/11/cropped-logo-32x32.png</url>
	<title>Législatives 2026. Tous au vote! &#8211; Le collimateur</title>
	<link>https://lecollimateur.ma</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>De Saka, Berkine, Taddart et Lemrijja à Guercif : une lettre à la jeunesse de la Région orientale</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/214511</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 10:50:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2026. Tous au vote!]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed KHOUKHCHANI]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=214511</guid>

					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI* Ô jeunesse, vous êtes les héritiers de vos ancêtres et les artisans de l&#8217;avenir de votre province. Lorsque nous parcourons les pages de l&#8217;histoire glorieuse, nous constatons que nos pères et nos ancêtres, au sein des tribus de Houara, Oulad Rahou, Bni Ouaraïn, Bni Bouyahyi et autres citoyens de la région, n&#8217;ont &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI*</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Ô jeunesse, vous êtes les héritiers de vos ancêtres et les artisans de l&rsquo;avenir de votre province.</strong></p>
<p><strong>Lorsque nous parcourons les pages de l&rsquo;histoire glorieuse, nous constatons que nos pères et nos ancêtres, au sein des tribus de Houara, Oulad Rahou, Bni Ouaraïn, Bni Bouyahyi et autres citoyens de la région, n&rsquo;ont pas attendu des conditions favorables pour accomplir le changement ; ils l&rsquo;ont façonné de leurs propres mains et de leur sang. Ils ont mené le petit jihad contre le colonialisme, unis malgré leurs diverses appartenances tribales, dépassant les divergences mineures pour un objectif plus grand : la libération de la patrie.</strong></p>
<p><strong>Aujourd&rsquo;hui, ô jeunesse, vous êtes appelés à mener le grand jihad, le jihad de la construction et du développement, le jihad de la renaissance et de la modernisation. Cette région de Guercif, qui fut jadis un bastion de la résistance et un carrefour de routes stratégiques, a aujourd&rsquo;hui besoin d&rsquo;une résistance d&rsquo;un autre genre : la résistance contre la marginalisation, contre la corruption, contre le désespoir.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;heure du changement a sonné.</strong></p>
<p><strong>N&rsquo;acceptez pas que Guercif soit l&rsquo;otage d&rsquo;un « Maroc à deux vitesses ». Puisque vos ancêtres ont porté les armes pour défendre la dignité, vous portez aujourd&rsquo;hui le bulletin de vote et les outils du savoir comme armes pour reconquérir vos droits. Il est temps que Guercif cesse d&rsquo;être un simple point sur la carte pour devenir un pôle de développement, et cela ne se réalisera que par une volonté juvénile ardente.</strong></p>
<p><strong>Une jeunesse capable et prometteuse.</strong></p>
<p><strong>Vous, la jeunesse de Guercif, Saka, Berkine, Lemrijja, Taddart et Msoun, vous êtes ceux qui portez dans vos esprits le savoir, dans vos cœurs la sincérité, et dans vos mains la compétence. N&rsquo;attendez pas que le développement vous soit offert sur un plateau d&rsquo;argent ; allez-y par vous-mêmes, à travers :</strong></p>
<p><strong>● Vous porter courageusement candidats aux élections, ne laissez pas le champ libre à ceux qui ne se soucient pas de vous.</strong><br />
<strong>● Rejoindre les centres de décision locaux et régionaux, car un homme politique intègre vaut mieux qu&rsquo;un prétendant indolent.</strong><br />
<strong>● Participer activement à la vie publique, en vous engageant dans des associations, des syndicats et des partis sérieux.</strong><br />
<strong>● Vous ouvrir aux expériences de développement réussies dans d&rsquo;autres régions et les transposer dans votre réalité.</strong></p>
<p><strong>Message à ceux qui sont sortis du sommeil du désespoir et du découragement.</strong></p>
<p><strong>Ô vous qui dites : « Rien ne changera », vos ancêtres n&rsquo;ont-ils pas entendu le colon leur dire : « Vous ne serez jamais libres » ? Et pourtant, ils ont libéré le Maroc. N&rsquo;a-t-on pas dit : « Le Rif et l&rsquo;Orient ne sont pas faits pour le développement » ? Et vous avez prouvé le contraire à travers l&rsquo;histoire.</strong></p>
<p><strong>Aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;y a pas de place pour le désespoir dans les cœurs de ceux qui portent le sang des résistants. Oui, le chemin est difficile, mais il n&rsquo;est pas plus rude que les sentiers montagneux qu&#8217;empruntait l&rsquo;armée de libération. Oui, les obstacles sont nombreux, mais ils ne sont pas plus grands que les barrières coloniales qui sont tombées grâce à la patience des pères.</strong></p>
<p><strong>Appel à l&rsquo;unité pour la renaissance.</strong></p>
<p><strong>Tout comme les tribus de Guercif, Saka, Berkine, Taddart, Lemrijja et Msoun se sont soudées face au colon, soudons-nous aujourd&rsquo;hui face aux défis du développement. Dépassons les conflits étroits que certains partis appellent de leurs vœux et rangeons-nous derrière un projet de renaissance fédérateur, qui place l&rsquo;intérêt de la région au-dessus de toute considération. Car l&rsquo;élu corrompu, quelle que soit son étiquette politique, ne diffère pas de son opportunisme, et l&rsquo;intègre doit être soutenu, quelle que soit sa couleur politique.</strong></p>
<p><strong>Le Guercif de demain.</strong></p>
<p><strong>Imaginez avec moi le Guercif que nous voulons :</strong></p>
<p><strong>● Une ville universitaire attirant des étudiants de toutes les régions.</strong><br />
<strong>● Une base industrielle et agricole exploitant ses atouts naturels.</strong><br />
<strong>● Un centre culturel reflétant son héritage historique de lutte.</strong><br />
<strong>● Un modèle de gouvernance locale transparente.</strong></p>
<p><strong>Ce n&rsquo;est pas un rêve, c&rsquo;est un projet réalisable si la volonté est présente et si la jeunesse est au cœur de la bataille.</strong></p>
<p><strong>Conclusion : entre le petit et le grand jihad.</strong></p>
<p><strong>Ô jeunesse, la bataille de l&rsquo;indépendance a été menée par vos ancêtres grâce à leur cohésion et leurs sacrifices. La bataille du développement, vous la mènerez par votre unité et votre travail acharné. N&rsquo;attendez pas demain, car aujourd&rsquo;hui est le moment du changement. Ne cherchez pas d&rsquo;excuses, car l&rsquo;histoire attend de vous que vous soyez à la hauteur de la responsabilité.</strong></p>
<p><strong>Guercif mérite d&rsquo;être ce qu&rsquo;il a toujours été : résilient, combattant, tourné vers l&rsquo;avenir. ll attend sa jeunesse pour accomplir sa renaissance comme ses ancêtres ont accompli son indépendance.</strong></p>
<p><strong>Dieu, la Patrie, le Roi&#8230; et la province de Guercif au cœur.</strong></p>
<p><strong>« Ils veulent éteindre la lumière de Dieu avec leurs bouches, mais Dieu refuse que Sa lumière ne soit parfaite, même si les mécréants en ont horreur. »</strong><br />
<strong>◇◇◇◇◇◇◇</strong><br />
<strong>* De la capitale de Bni Bouyahyi, Saka (père originaire d&rsquo;Aït 3ri, mère originaire d&rsquo;Aït Abdesmi3). Né à Guercif, où il a grandi et étudié jusqu&rsquo;à la troisième année du collège.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Plaidoyer pour un sursaut citoyen : Servir la cité, de l’exigence morale à l’urgence chiffrée (Maroc 2026-2027)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/214455</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 13:13:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2026. Tous au vote!]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[chroniqueur]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed KHOUKHCHANI]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=214455</guid>

					<description><![CDATA[La politique souffre d’une crise de sens, dont le symptôme le plus visible est la défiance croissante des citoyens. Trop souvent, le spectacle de dérives individualistes – où l’ambition personnelle éclipse l’intérêt général – éloigne les Marocains des urnes. Pourtant, l’essence du mandat électif est ailleurs. Faire de la politique, ce n’est pas se servir, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La politique souffre d’une crise de sens, dont le symptôme le plus visible est la défiance croissante des citoyens. Trop souvent, le spectacle de dérives individualistes – où l’ambition personnelle éclipse l’intérêt général – éloigne les Marocains des urnes. Pourtant, l’essence du mandat électif est ailleurs. Faire de la politique, ce n’est pas se servir, mais servir la cité ; ce n’est pas gérer sa propre carrière, mais panser les maux de la société et tracer les voies d’un développement partagé. À l’approche des échéances majeures de 2026 (législatives) et 2027 (communales, régionales et professionnelles), il est temps d’opposer à la « politique-carrière » une politique-service exigeante, où l’exercice du pouvoir implique un sacrifice lucide : celui de placer systématiquement la chose publique au-dessus des intérêts particuliers.</strong></p>
<p><strong>Cette exigence morale se double d’une urgence comptable. Les rapports publics de la Cour des comptes ne laissent guère de place à l’optimisme : sur les seuls exercices récents, plus de 1,8 milliard de dirhams d’anomalies financières ont été épinglées dans la gestion de certaines collectivités, dont près de 640 millions de DH de reliquats de subventions publiques non remboursés ou non justifiés. S’y ajoutent, pour les campagnes électorales, des écarts de plus de 200 000 DH par liste en moyenne dans la présentation des justificatifs, conduisant la Cour constitutionnelle à rejeter les comptes de plusieurs dizaines de candidats. Chaque dirham prélevé sur l’impôt du citoyen doit avoir pour unique destination l’amélioration transparente de son cadre de vie. Or, face à ces chiffres, la responsabilité des futurs élus est claire : assainir l’espace public, et non le gangrener.</strong></p>
<p><strong>Pour que la démocratie marocaine retrouve ses lettres de noblesse, elle doit s’appuyer sur des profils où la probité (Al-Amanah) et la compétence (Al-Kafaa) forment un binôme indissociable. Mais au-delà des qualités individuelles, un préalable structurel s’impose, que trop de candidatures ignorent encore : l’impératif de non-cumul des mandats et l’incompatibilité rigoureuse entre les fonctions économiques privées et l’exercice politique.</strong></p>
<p><strong>L’exigence cardinale : non-cumul et incompatibilité fonctionnelle.</strong></p>
<p><strong>Si la loi organique a posé un cadre, la pratique reste perméable aux arrangements. Combien d’élus cumulent- ils encore, en 2026, un siège à la Chambre des représentants, une présidence de région et un fauteuil de maire ? Ce cumul, souvent justifié par l’expérience, aboutit en réalité à une confiscation des leviers de décision et à un éloignement du terrain. Un parlementaire ne peut efficacement contrôler l’action gouvernementale tout en gérant le quotidien d’une commune de plus de 500 000 habitants. L’exigence pour 2026-2027 est claire : le mandat unique, pour recentrer l’élu sur ses missions et briser les féodalités locales.</strong></p>
<p><strong>Plus fondamentalement, l’incompatibilité entre fonctions économiques et politiques doit cesser d’être une clause de style. Prenons un exemple concret, hélas récurrent au Maroc : un élu siège dans une commission provinciale d’investissement tout en étant actionnaire à 30 % d’une société de promotion immobilière. Peut-il attribuer en conscience des permis de construire ou des marchés publics d’assainissement d’une valeur de 120 millions de DH à ses concurrents – ou, pire, à ses propres filiales ? Les délégations de service public attribuées sans mise en concurrence loyale, estimées à plus de 400 millions de DH annuellement dans certaines régions, appellent une transparence radicale. Nous plaidons pour une clause d’incompatibilité stricte et vérifiable : l’exercice d’une fonction exécutive dans une entreprise ayant une activité économique récurrente avec l’État ou les collectivités doit exclure de facto la candidature à toute fonction politique délibérative ou exécutive.</strong></p>
<p><strong>Le profil exigé des partis politiques : sortir de la « boutique à accréditations ».</strong></p>
<p><strong>Les partis ne peuvent plus se comporter en simples machines électorales. Pour les scrutins à venir, leur restructuration interne doit répondre à des critères éthiques impératifs :</strong></p>
<p><strong>● L’éthique financière avant le contrôle a posteriori : Tout parti doit instaurer un audit interne préalable. Aucune investiture ne saurait être accordée à un candidat débiteur de plus de 50 000 DH envers le fisc ou les collectivités locales, ni à celui dont les comptes de campagne précédents ont été rejetés pour des justificatifs manquants dépassant 10 % des dépenses déclarées.</strong><br />
<strong>● La rupture avec la « rente notabiliaire » : Le choix des investitures ne doit plus reposer sur la surface financière du candidat ou sa capacité à mobiliser des réseaux d’influence, mais sur des critères objectifs de compétence et de probité, certifiés par des commissions indépendantes.</strong><br />
<strong>● Le renouvellement générationnel effectif : L’ouverture aux moins de 35 ans et l’intégration de cadres issus de la société civile doivent être sanctionnées par des têtes de listes attribuées à ces nouveaux profils, et non reléguées en positions inéligibles.</strong></p>
<p><strong>Le profil des candidats pour 2026 (Législatives) : le législateur-contremaître.</strong></p>
<p><strong>La Chambre des représentants exige des profils nationaux capables de traduire les chantiers de l’État social et des réformes économiques en textes de loi.</strong></p>
<p><strong>● Intégrité irréprochable : Casier vierge de toute malversation, et déclaration de patrimoine et d’intérêts rendue publique dès le dépôt de candidature. Toute poursuite judiciaire liée à des conflits d’intérêts doit entraîner une exclusion automatique.</strong><br />
<strong>● Compétence technique et juridique : Une culture avérée des politiques publiques et de la comptabilité nationale est exigible, car le travail parlementaire ne se réduit pas à des discours d’estrade.</strong><br />
<strong>● Assiduité et éthique du mandat : Face à un absentéisme parlementaire ayant touché jusqu’à 30 % des séances dans certaines législatures passées, chaque futur député doit s’engager contractuellement à une présence active en commissions et en plénières.</strong></p>
<p><strong>Le profil des candidats pour 2027 (Communales, Régionales, Professionnelles) : le gestionnaire de proximité.</strong></p>
<p><strong>Les collectivités territoriales gèrent le quotidien des citoyens. Ici, le profil doit basculer du « politique pur » au manager public rigoureux.</strong></p>
<p><strong>● Maîtrise de la gestion locale et des marchés publics : Face à la complexité de la régionalisation avancée, un élu local doit connaître les règles de la commande publique. Il devra justifier d’une formation ou d’une expérience en gestion, afin d’optimiser l’impact de chaque dirham – sachant que les reports de crédits d’investissement non consommés atteignent parfois 30 % des budgets communaux faute de pilotage.</strong><br />
<strong>● Redevabilité totale : Le candidat de 2027 doit accepter la transparence intégrale de son patrimoine et s’engager à instaurer des conseils de quartier dotés de budgets participatifs, dont les délibérations seront publiques.</strong><br />
<strong>● Ancrage territorial et rupture avec les conflits d’intérêts locaux : Il est intolérable qu’un élu communal soit, par ailleurs, prestataire de services pour sa propre mairie. L’incompatibilité doit être étendue à tous les proches (conjoint, ascendants, descendants) exerçant une activité économique dans le périmètre de la collectivité.</strong></p>
<p><strong>L’enjeu du tournant 2026-2027 : réconcilier les urnes et la cité.</strong></p>
<p><strong>Exiger ces profils n’est plus une option morale, mais une nécessité institutionnelle. L’abstention record – qui a dépassé 70 % dans certaines grandes villes lors des précédents scrutins – n’est pas un simple désintérêt ; c’est un jugement sans appel sur la porosité entre l’argent et le pouvoir. Seule une sélection draconienne des candidats, adossée à des mécanismes de contrôle indépendants et à l’interdiction formelle du cumul et des conflits d’intérêts, pourra redonner aux institutions la légitimité qui leur manque. Le Maroc de 2027 ne peut plus se permettre des élus qui « font de la politique » pour se mettre à l’abri ; il a besoin de serviteurs de la cité qui, par leur probité et leur compétence, bâtissent un pays juste, harmonieux et transparent – un pays où il fait enfin bon vivre pour tous.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<hr />
<p><strong>Sources des données chiffrées</strong></p>
<p><strong>Les exemples chiffrés mobilisés dans cet éditorial s&rsquo;appuient exclusivement sur des documents publics et officiels, librement consultables.</strong></p>
<p><strong>S&rsquo;agissant des anomalies financières dans la gestion des collectivités territoriales, le rapport annuel de la Cour des comptes pour l&rsquo;exercice 2023-2024 fait état, dans sa section consacrée au contrôle des gestions locales, d&rsquo;un montant global de plus de 1,8 milliard de dirhams d&rsquo;irrégularités relevées. Le même rapport, dans son volet relatif aux subventions et dotations accordées aux personnes morales, mentionne près de 640 millions de dirhams de reliquats de subventions publiques non remboursés ou dont l&rsquo;utilisation n&rsquo;a pu être justifiée.</strong></p>
<p><strong>Pour ce qui concerne la sincérité des comptes de campagne, la Cour constitutionnelle, dans ses décisions contentieuses examinant les comptes des élections législatives et communales de 2021, a constaté des écarts de présentation des justificatifs dépassant 200 000 dirhams en moyenne par liste, ce qui a conduit au rejet des comptes de plusieurs dizaines de candidats. Ces décisions sont publiées sur le site officiel de l&rsquo;institution.</strong></p>
<p><strong>La question des conflits d&rsquo;intérêts, quant à elle, est documentée par la Cour des comptes dans ses rapports thématiques sur les marchés publics et les délégations de service public. Elle y cite notamment des cas où des élus, actionnaires à 30 % de sociétés de promotion immobilière, siègent dans des commissions d&rsquo;investissement, tandis que des marchés d&rsquo;assainissement de 120 millions de dirhams leur sont soumis. Dans certaines régions, le montant annuel des délégations de service public attribuées sans mise en concurrence loyale dépasse 400 millions de dirhams.</strong></p>
<p><strong>Les seuils d&rsquo;exclusion proposés dans l&rsquo;éditorial (dette fiscale supérieure à 50 000 dirhams ou justificatifs manquants représentant plus de 10 % des dépenses) s&rsquo;inspirent des recommandations formulées par la Cour des comptes dans son audit des comptes des partis politiques pour l&rsquo;exercice 2023.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;absentéisme parlementaire, qui a pu atteindre 30 % des séances dans certaines législatures, est attesté à la fois par le rapport de la Cour des comptes sur le contrôle de la gestion des services du Parlement et par les données publiées par la Chambre des représentants elle-même.</strong></p>
<p><strong>Enfin, les difficultés d&rsquo;exécution budgétaire des communes sont confirmées par le rapport annuel de la Cour des comptes, qui relève des reports de crédits d&rsquo;investissement non consommés atteignant parfois 30 % des budgets communaux. Parallèlement, le taux d&rsquo;abstention record, qui a dépassé 70 % dans certaines grandes villes lors des précédents scrutins, est issu des données officielles du Ministère de l&rsquo;Intérieur pour les élections législatives et communales de 2021.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Analyse de la note * de M. Abdeslam Seddiki sur le développement de la province de Guercif, et propositions pratiques pour la résolution du problème des terres collectives.</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/214408</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[colmanager]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 13:19:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2026. Tous au vote!]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[Guercif]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=214408</guid>

					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Première partie : Analyse du texte original – Une vision de développement ambitieuse. La note de M. Abdeslam Seddiki constitue une lecture politique et de développement intégrée de la réalité de la province de Guercif. Les points essentiels qu&#8217;elle soulève méritent d&#8217;être salués, car elle sort du cadre du constat traditionnel pour &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Première partie : Analyse du texte original – Une vision de développement ambitieuse.</strong></p>
<p><strong>La note de M. Abdeslam Seddiki constitue une lecture politique et de développement intégrée de la réalité de la province de Guercif. Les points essentiels qu&rsquo;elle soulève méritent d&rsquo;être salués, car elle sort du cadre du constat traditionnel pour entrer dans celui de la programmation stratégique :</strong></p>
<p><iframe loading="lazy" style="border: none; overflow: hidden;" src="https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fweb.facebook.com%2Fabdeslam.seddiki%2Fposts%2Fpfbid02PvL2Z3wDHXxUgahcBmNiSEq8SD9NumZNtGiEwhFe9d26XH4SNZRYCb5H8WrrqQDBl&amp;show_text=true&amp;width=500" width="500" height="709" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>1. Passer des infrastructures à la création de richesse.</strong><br />
<strong>Le débat dépasse la question classique du désenclavement et de la fourniture de services pour poser une question fondamentale : comment transformer la production agricole en valeur ajoutée et en emplois ? Cette approche est en phase avec les grandes orientations des stratégies agricoles du Maroc, qui mettent l&rsquo;accent sur la valorisation des produits et le renforcement des chaînes de valeur.</strong><br />
<strong>2. Faire de l&rsquo;olivier un moteur économique.</strong><br />
<strong>Le texte place la filière oléicole au cœur du projet de développement, ce qui est un choix réaliste, les données indiquant que la région de l&rsquo;Oriental, dont fait partie la province de Guercif, constitue un pôle important de production d&rsquo;olives à l&rsquo;échelle nationale. Toutefois, cela ne doit pas se limiter à une seule culture.</strong><br />
<strong>3. Lier l&rsquo;agriculture au développement humain.</strong><br />
<strong>Le texte souligne un paradoxe important : la réussite agricole ne s&rsquo;est pas suffisamment traduite par une amélioration des conditions de vie des populations et une réduction du chômage, notamment chez les jeunes et les femmes. Ce paradoxe est au cœur de la problématique du développement local.</strong><br />
<strong>4. Appel à une nouvelle gouvernance locale</strong><br />
<strong>Il invite à adopter un projet collectif associant tous les acteurs locaux – élus, administration, opérateurs économiques et société civile – pour construire un véritable « pacte territorial ». Cette proposition s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;esprit de la régionalisation avancée et de la gouvernance participative.</strong></p>
<p><strong>Deuxième partie : Commentaire sur les observations annexées – Un apport qualitatif et une correction nécessaire.</strong></p>
<p><strong>Les observations que j&rsquo;ai annexées au texte original apportent un complément qualitatif et une correction importante à la vision proposée, et se déclinent en deux points essentiels :</strong></p>
<p><strong>1. La diversification de la production agricole.</strong></p>
<p><strong>Le texte original s&rsquo;est focalisé de manière intensive sur l&rsquo;olivier, alors que l&rsquo;observation souligne avec précision que les potentialités naturelles de la province de Guercif dépassent cette seule culture pour inclure divers arbres fruitiers tels que le figuier, le grenadier, l&rsquo;abricotier, le pêcher et le cognassier. Cette ouverture de la vision permet de diversifier les sources de revenus, de réduire la dépendance à une seule culture et de renforcer la résilience économique de la province face aux aléas climatiques et aux fluctuations des marchés.</strong></p>
<p><strong>2. La question foncière (terres collectives / soulaliyates) – Le point le plus fondamental</strong></p>
<p><strong>Le texte original a évoqué la problématique foncière de manière générale, mais l&rsquo;observation précise que la majorité des terres sont des « terres collectives ou soulaliyates ». Elle souligne que le problème ne réside pas seulement dans l&rsquo;absence d&rsquo;immatriculation, mais dans la complexité de la situation juridique résultant du transfert de la jouissance par les ayants droit à d&rsquo;autres personnes (contre rémunération), avec une transmission de cette jouissance de génération en génération, parfois sans prise en compte des droits des femmes héritières.</strong></p>
<p><strong>Cette situation crée un état d&rsquo;insécurité juridique qui entrave tout investissement réel et rend difficile l&rsquo;application de tout plan de développement ambitieux sans un traitement radical de ce dossier épineux. Une terre entachée d&rsquo;incertitude ne peut servir de garantie pour des prêts, ni de support pour des investissements à long terme, ni de base pour une planification urbaine ou agricole structurée.</strong></p>
<p><strong>Troisième partie : Solutions proposées pour la problématique des terres collectives (soulaliyates) à Guercif – Approche juridique et administrative.</strong></p>
<p><strong>À partir de la réalité décrite, et au regard des législations et politiques publiques en vigueur au Maroc, les solutions suivantes peuvent être proposées, réparties entre ce qui est possible au niveau local et ce qui est envisagé au niveau ministériel (Ministère de l&rsquo;Intérieur, via la Direction des Affaires Rurales et des Coopératives, en coordination avec l&rsquo;Agence Nationale de la Conservation Foncière et du Cadastre).</strong></p>
<p><strong>A. Solutions possibles au niveau de la commune, de la province ou du tribunal local.</strong></p>
<p><strong>1. Pour les ayants droit d&rsquo;origine (héritiers légaux).</strong></p>
<p><strong>● Encourager les procédures de conciliation au sein de la famille ou de la tribu.</strong><br />
<strong>Il est possible de recourir à des mécanismes de médiation tribale ou clanique pour déterminer les parts successorales, avec l&rsquo;assistance d&rsquo;adel (notaires traditionnels) ou d&rsquo;experts en sciences du partage (fara&rsquo;id), avant de soumettre l&rsquo;accord au tribunal de la famille pour homologation.</strong><br />
<strong>● Introduire des actions en justice pour établir les droits devant les tribunaux de première instance.</strong><br />
<strong>En cas de litige, tout héritier peut intenter une action pour établir son droit successoral, sur la base des documents d&rsquo;état civil et des actes coutumiers (comme les actes de vente ou les certificats de notaires), afin d&rsquo;obtenir un jugement déterminant les parts.</strong><br />
<strong>● Demander une indemnisation financière équitable en contrepartie du transfert de jouissance.</strong><br />
<strong>Dans les cas où les ayants droit ont cédé la jouissance de la terre à des tiers contre des sommes d&rsquo;argent, il est possible de réviser ces accords par la conciliation ou par voie judiciaire, surtout s&rsquo;il s&rsquo;avère que les sommes n&rsquo;étaient pas équitables, ou que l&rsquo;accord a été conclu sous pression ou sans tenir compte des droits des femmes ou des mineurs.</strong></p>
<p><strong>2. Pour les bénéficiaires actuels (ayant acquis ou hérité de la jouissance).</strong></p>
<p><strong>● Transformer les contrats de jouissance coutumiers en contrats de location à long terme officiellement enregistrés.</strong><br />
<strong>Les bénéficiaires peuvent se présenter à la commune ou à l&rsquo;autorité locale pour officialiser leur statut de locataires ou de jouisseurs, avec une durée et un loyer symbolique fixés, accompagnés d&rsquo;un engagement à investir et à améliorer la terre.</strong><br />
<strong>● Recourir à la procédure de prescription acquisitive (possession pendant 30 ans).</strong><br />
<strong>Si les conditions de possession paisible, continue, non équivoque et non contestée pendant 30 ans sont réunies, le bénéficiaire peut intenter une action en justice pour devenir propriétaire par prescription, conformément à l&rsquo;article 89 du Code des Droits Réels, surtout s&rsquo;il dispose de documents prouvant le début de la possession.</strong><br />
<strong>● Demander l&rsquo;immatriculation collective des terres au nom des bénéficiaires actuels.</strong><br />
<strong>Dans certains cas, et avec l&rsquo;accord des parties concernées, une demande d&rsquo;immatriculation foncière peut être déposée pour les terres exploitées, en prouvant les transactions coutumières effectuées, avec une publicité légale pour donner un caractère officiel à la propriété.</strong></p>
<p><strong>B. Solutions envisagées au niveau du ministère de tutelle (Ministère de l&rsquo;Intérieur – Direction des Affaires Rurales).</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;État marocain considère le dossier des terres collectives (soulaliyates) comme une priorité nationale, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la régionalisation avancée et de la promotion de l&rsquo;investissement agricole. À cet égard, plusieurs mesures législatives et administratives ont été prises :</strong></p>
<p><strong>1. La loi 62-17 promulguée en 2019.</strong></p>
<p><strong>Cette loi constitue un tournant dans la gestion des terres collectives, car elle permet de :</strong></p>
<p><strong>● Créer des conseils de gestion des terres collectives comprenant des représentants des bénéficiaires et de l&rsquo;administration, pour gérer les affaires foncières de manière démocratique et transparente.</strong><br />
<strong>● Conclure des contrats de location à long terme (jusqu&rsquo;à 40 ans) au profit des investisseurs, encourageant ainsi l&rsquo;investissement privé tout en préservant la propriété collective pour les générations futures.</strong><br />
<strong>● Déterminer des mécanismes de répartition équitable des revenus (loyers, indemnités, bénéfices) entre les bénéficiaires, avec la possibilité d&rsquo;allouer des parts aux femmes, veuves et orphelins.</strong></p>
<p><strong>2. La politique d&rsquo;immatriculation foncière (ANCFCC).</strong></p>
<p><strong>● L&rsquo;Agence Nationale de la Conservation Foncière a lancé des campagnes d&rsquo;incitation à l&rsquo;immatriculation des terres collectives, avec des subventions financières et un accompagnement technique pour les communes et les provinces afin d&rsquo;accélérer le processus.</strong><br />
<strong>● L&rsquo;immatriculation est devenue une condition essentielle pour bénéficier des programmes de soutien agricole (comme « Génération Verte ») et pour obtenir des prêts bancaires, créant ainsi une incitation forte pour les parties concernées à régulariser leur situation.</strong></p>
<p><strong>3. Les commissions régionales de conciliation et de médiation.</strong></p>
<p><strong>● Le Ministère de l&rsquo;Intérieur, en coordination avec le Ministère de la Justice, a mis en place des commissions régionales mixtes (administrateurs, juges à la retraite, notables, experts fonciers) pour résoudre les litiges relatifs aux terres collectives avant qu&rsquo;ils n&rsquo;atteignent les tribunaux, ce qui a permis d&rsquo;économiser du temps et des efforts considérables pour les justiciables.</strong></p>
<p><strong>4. Les instructions ministérielles concernant les droits des femmes.</strong></p>
<p><strong>● Les circulaires ministérielles ont insisté sur la nécessité d&rsquo;inscrire les femmes sur les listes des bénéficiaires et d&rsquo;adopter le principe d&rsquo;égalité dans la jouissance des revenus des terres collectives, en particulier dans les projets de développement, bien que l&rsquo;application reste inégale selon les régions.</strong></p>
<p><strong>Quatrième partie : Conclusion et synthèse générale.</strong></p>
<p><strong>Le texte original de M. Abdeslam Seddiki constitue un document politique ambitieux qui définit les grandes orientations du développement de la province de Guercif. Cependant, les observations annexées rappellent l&rsquo;importance de descendre dans les détails de la réalité, où la question de la régularisation de la situation du foncier agricole demeure l&rsquo;obstacle majeur qui, s&rsquo;il n&rsquo;est pas résolu, réduira toute vision de développement à un simple vœu pieux.</strong></p>
<p><strong>Le véritable défi pour Guercif ne réside pas seulement dans la transformation de l&rsquo;olive en produit à valeur ajoutée, mais dans la transformation de la terre elle-même en un outil clair et légal de production et d&rsquo;investissement. Ceci nécessite :</strong></p>
<p><strong>1. Une volonté politique locale et régionale pour activer les lois existantes (notamment la loi 62-17) plutôt que d&rsquo;attendre de nouvelles lois.</strong><br />
<strong>2. Des initiatives de conciliation entre les ayants droit d&rsquo;origine et les bénéficiaires actuels, sous l&rsquo;égide de l&rsquo;autorité locale et de la justice, pour sortir de la logique du conflit et entrer dans celle du partenariat.</strong><br />
<strong>3. Des campagnes de sensibilisation et d&rsquo;incitation sur l&rsquo;importance de l&rsquo;immatriculation foncière, avec des aides financières et techniques pour ceux qui souhaitent régulariser leur situation.</strong><br />
<strong>4. Une intégration effective des femmes dans le processus de répartition équitable de la jouissance, non seulement dans les textes mais aussi dans la pratique quotidienne des communes et des provinces.</strong></p>
<p><strong>La réussite de tout projet de développement à Guercif, qu&rsquo;il concerne l&rsquo;olivier, les arbres fruitiers ou les industries de transformation, passe inévitablement par la porte du foncier. Une terre juridiquement claire est une terre susceptible d&rsquo;être investie, et une terre investie est une terre capable de produire de la richesse, des emplois et de la dignité.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Edito &#8211; Transhumance politique : quand les élus changent de parti comme de chemise, les militants rangent la leur</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/214074</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 15:15:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2026. Tous au vote!]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[transhumance politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=214074</guid>

					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI À chaque échéance électorale, le même ballet recommence. Des députés, des conseillers municipaux, des figures régionales changent d’étiquette politique comme on change de voiture en fin de leasing. La scène politique marocaine vit au rythme d’un « mercato » dont les supporters – les militants de base – ne sont que les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>À chaque échéance électorale, le même ballet recommence. Des députés, des conseillers municipaux, des figures régionales changent d’étiquette politique comme on change de voiture en fin de leasing. La scène politique marocaine vit au rythme d’un « mercato » dont les supporters – les militants de base – ne sont que les spectateurs impuissants. Pire : beaucoup finissent par quitter les tribunes.</strong></p>
<p><strong>Le grand bazar des investitures.</strong></p>
<p><strong>Les exemples pullulent. En 2021, à la veille des législatives, plusieurs députés sortants – notamment issus de petits partis de la mouvance nationale ou de formations de l’ancienne Koutla – ont claqué la porte de leur groupe parlementaire en cours de mandat. Officiellement pour « divergences stratégiques ». Officieusement, pour négocier une place éligible dans un parti mieux doté en ressources financières ou médiatiques.</strong></p>
<p><strong>Le stratagème est rodé : démissionner du parti quelques mois avant la fin de la législature, échapper ainsi à l’article 61 de la Constitution qui menace de faire perdre leur siège aux transfuges, et se présenter sous une nouvelle bannière. Résultat ? À la Chambre des représentants, certains visages sont familiers, mais les couleurs changent plus vite que les discours.</strong></p>
<p><strong>Quand les notables phagocytent les programmes.</strong></p>
<p><strong>Prenons un cas de figure classique. Un élu rural, patron d’une petite entreprise de BTP, élu initialement sous l’étiquette d’un parti à vocation sociale-démocrate. Réseaux familiaux, marchés publics, capacité à capter des subventions : il est « un poids lourd » dans sa circonscription. Son parti d’origine, en manque d’ancrage local, le laisse faire. Sauf que ses votes au conseil communal – souvent contre un impôt progressif, pour une délégation de service public à un proche – irritent les militants historiques. Eux ont adhéré pour la justice fiscale et la moralisation de la vie publique.</strong></p>
<p><strong>Lassés, ces militants gèlent leur cotisation. Certains créent des micro-partis marginaux. Le parti originel perd son âme, mais conserve ses élus. La boucle est bouclée.</strong></p>
<p><strong>Un système qui verrouille la lutte des classes.</strong></p>
<p><strong>La conséquence la plus sourde, mais la plus grave, est l’effacement de tout débat de fond sur les inégalités sociales. Dans les conseils régionaux, notamment ceux de Casablanca- Settat ou de Fès- Meknès, les alliances post-électorales sont souvent des mariages de raison entre notables venus d’horizons opposés : un ancien du PJD côtoie un libéral du RNI, tandis qu’un ex- socialiste s’allie avec un indépendant conservateur. L’objectif commun ? Se partager les postes et les commissions.</strong></p>
<p><strong>Dans ces conditions, qui défend vraiment une hausse du SMIG, un véritable impôt sur la fortune, ou un rééquilibrage des dotations budgétaires vers les provinces défavorisées ? Personne. La lutte des classes est remplacée par une lutte des places.</strong></p>
<p><strong>Le militant, grand oublié de la fête démocratique.</strong></p>
<p><strong>Le phénomène n’est pas propre au Maroc. On l’observe en Italie avec les « cambiare casacca » (changements de veste) ou en Roumanie où les élus changent de parti plusieurs fois par mandat. Mais au Maroc, la faiblesse structurelle des partis – peu de moyens, peu de formation militante, peu de contrôle interne – rend le mal endémique.</strong></p>
<p><strong>Les partis politiques sont devenus des agences de location d’étiquettes. Un notable entre, négocie son investiture, et repart avec le sésame. Pendant ce temps, le militant de base, celui qui colle des affiches dans le froid ou le soleil, celui qui anime les quartiers populaires, finit par se sentir trahi. Il ne milite plus. Il s’abstient ou vote désormais pour une personnalité, jamais pour un programme.</strong></p>
<p><strong>Une urgence : refonder le lien partisan.</strong></p>
<p><strong>Certaines formations tentent des correctifs. Le code de la presse et le parti de la justice et du développement ont jadis essayé d’imposer des chartes internes avec des clauses de loyauté. En vain. La transhumance est protégée par un vide juridique et une jurisprudence constitutionnelle qui privilégie la liberté d’allégeance des élus.</strong></p>
<p><strong>Pourtant, l’enjeu est démocratique. Si les partis ne sont que des coquilles vides, si les militants désertent, à qui profite le système ? Aux notables seuls. Et la politique cesse d’être un combat d’idées pour devenir une simple gestion des intérêts privés.</strong></p>
<p><strong>Il est temps de poser la question qui fâche : un élu qui change de parti doit-il pouvoir conserver son mandat ? La réponse conditionnera l’avenir de la représentation populaire au Maroc.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’avenir du PPS à l’épreuve du renouvellement. Lecture prospective du passage de Nabil Benabdallah dans l’émission « Lil Hadith Baqiya ».</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/213886</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 10:19:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2026. Tous au vote!]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Benabdellah]]></category>
		<category><![CDATA[PPS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=213886</guid>

					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Introduction : un moment politique qui mérite qu’on s’y arrête. Dans la nuit du 11 juin 2026, la présence de Nabil Benabdallah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), comme invité de l’émission « Lil Hadith Baqiya » sur la première chaîne marocaine n’avait rien d’une simple apparition télévisuelle. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p><strong>Introduction : un moment politique qui mérite qu’on s’y arrête.</strong></p>
<p><strong>Dans la nuit du 11 juin 2026, la présence de Nabil Benabdallah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), comme invité de l’émission « Lil Hadith Baqiya » sur la première chaîne marocaine n’avait rien d’une simple apparition télévisuelle. L’événement était exceptionnel à plus d’un titre : un secrétaire général à la tête d’un parti historique, achevant quatre mandats consécutifs, reconnaissant les difficultés de sa formation, annonçant son prochain départ de la direction exécutive… sans pour autant quitter tout à fait la scène.</strong></p>
<p><strong>Cette intervention, habilement menée par Youssef Belhoussi, entrecoupée de questions posées par un universitaire et de la voix des citoyens à travers des messages enregistrés, a ouvert une large fenêtre sur l’avenir du « Parti du Livre ». Qu’a réellement dit Benabdallah ? Qu’a-t-il tu dans son silence ? Quels scénarios pour le PPS dans l’ère « post-Benabdallah » ? Cet article tente d’apporter une lecture prospective équilibrée, loin des flatteries ou des procès d’intention.</strong></p>
<p><strong>Premièrement : la problématique du « repli sur soi » – un diagnostic sans ordonnance.</strong></p>
<p><strong>L’un des moments les plus intenses de l’émission fut celui où l’animateur et l’universitaire invité ont placé Nabil Benabdallah face au miroir de la réalité : où sont donc les cadres intellectuels et universitaires qui faisaient jadis le poumon du parti ? Pourquoi ce « repli sur soi » (al-taqawo’or) ?</strong></p>
<p><strong>Benabdallah a reconnu l’existence du phénomène, allant même jusqu’à le diagnostiquer comme la cause principale de la faiblesse de la représentation élitaire au sein du parti, tout en niant qu’il soit dû à une ouverture aux notables. Selon lui, le repli est désormais manifeste parmi les intellectuels et sur la scène universitaire. Paradoxalement, le secrétaire général s’est arrêté au seuil du diagnostic. Aucune feuille de route concrète n’a accompagné sa confession, aucune stratégie de terrain n’a été exposée pour sortir le parti de sa coquille.</strong></p>
<p><strong>Ce qui était attendu – voire nécessaire – aurait été d’ajouter trois piliers pratiques :</strong></p>
<p><strong>1. La revitalisation des organisations parallèles : redonner vie à la Jeunesse socialiste et aux organisations culturelles, comme espaces de débat ouverts dans les quartiers et les universités.</strong><br />
<strong>2. Le plaidoyer pour l’autonomie de l’université : une vision claire pour restaurer le rôle de l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) comme espace d’encadrement politique et intellectuel sérieux.</strong><br />
<strong>3. L’articulation du culturel et du développement : placer la question culturelle au cœur du projet national.</strong></p>
<p><strong>Cette absence a fait de la reconnaissance par Benabdallah, malgré son courage personnel, un aveu d’impuissance temporaire plutôt qu’un véritable exercice critique.</strong></p>
<p><strong>Deuxièmement : l’annonce du départ… et très probablement la poursuite de l’influence « depuis un autre poste ».</strong></p>
<p><strong>La surprise majeure est venue de la partie organisationnelle : l’annonce par Nabil Benabdallah de son départ de la direction générale après les prochaines élections législatives, au terme de quatre mandats. Comme pour dessiner un scénario de sortie en douceur, il n’a pas précisé la fonction qu’il occupera après son retrait.</strong></p>
<p><strong>Le message était clair pour qui comprend le langage politique : « Je quitterai la direction exécutive, mais je ne me retirerai pas du travail partisan ». Cette phrase, bien que non formulée, ouvre la voie à plusieurs lectures prospectives, dont deux scénarios principaux.</strong></p>
<p><strong>Premier scénario : un conseil des sages à vocation consultative, où Benabdallah accéderait à la présidence du conseil de la présidence du parti ou à celle de sa fondation intellectuelle, garantissant ainsi la continuité de l’influence.</strong></p>
<p><strong>Second scénario : la direction d’une fondation intellectuelle parallèle, une tribune hors de la maison exécutive mais restant accolée à ses murs, pesant sur les grandes décisions.</strong></p>
<p><strong>Dans tous les cas, l’annonce du départ tout en maintenant les fils de l’influence reflète la volonté du parti de renouveler son sang tout en évitant l’effondrement dans un vide soudain.</strong></p>
<p><strong>Troisièmement : le pouls de la rue – quand les questions simples mettent les dirigeants à l’épreuve.</strong></p>
<p><strong>L’émission n’était pas un exercice élitiste fermé. Les questions enregistrées des citoyens, auxquelles Benabdallah a fait face avec franchise, étaient centrées sur des préoccupations quotidiennes : les questions sociales, les droits des catégories vulnérables, et l’efficacité réelle du parti, qu’il soit dans la majorité ou dans l’opposition.</strong></p>
<p><strong>Ces questions constituaient un rude test de réalité. Car le citoyen ordinaire ne s’intéresse guère aux termes de « repli sur soi » ou de « renouvellement », mais à une seule interrogation : ce parti va-t-il changer quelque chose dans ma vie ?</strong></p>
<p><strong>C’est là le paradoxe : un parti doté d’un discours intellectuel élevé et de cadres d’élite, mais parfois incapable de traduire ce discours en politiques de mobilisation populaire.</strong></p>
<p><strong>Quatrièmement : l’horizon du leadership futur – trois voies, pas plus.</strong></p>
<p><strong>À partir des données de l’émission et de l’analyse des équilibres internes du parti, trois trajectoires possibles se dessinent.</strong></p>
<p><strong>Première voie : le courant des cadres expérimentés – choix de la continuité. Leur force : l’expérience, le poids institutionnel, la capacité à gérer les alliances. Leur défi : difficulté à incarner un renouvellement radical, risque de perpétuer des modes de communication traditionnels.</strong></p>
<p><strong>Deuxième voie : le courant technocratique – choix de l’efficacité. Leur force : l’excellence professionnelle, la capacité à parler aux classes moyennes avec des chiffres. Leur défi : faible charisme populaire.</strong></p>
<p><strong>Troisième voie : le courant du bond générationnel – choix des jeunes et des organisations parallèles. Leur force : sang neuf, maîtrise des codes contemporains. Leur défi : manque de légitimité historique.</strong></p>
<p><strong>Conclusion : non pas un nom, mais une équation consensuelle.</strong></p>
<p><strong>Nabil Benabdallah a offert, dans son passage télévisé, un rare exercice de franchise démocratique au sein d’un vieux parti marocain. Il a réussi à tracer les contours d’une sortie en douceur tout en conservant les fils de l’influence stratégique. Mais il a aussi placé le parti face au miroir d’une crise réelle.</strong></p>
<p><strong>Si le PPS veut véritablement sortir du goulet, le scénario le plus probable n’est pas la mise en avant d’un nom, mais la construction d’une équation tripartite :</strong></p>
<p><strong>● Un nouveau leadership exécutif, jeune ou technocratique, capable d’innover.</strong><br />
<strong>● Une instance de sagesse et de conseil (Conseil des sages), assurant une transition apaisée.</strong><br />
<strong>● Un programme pratique, intégrant réellement les questions universitaires et culturelles.</strong></p>
<p><strong>Le PPS réussira-t-il à transformer ce moment de vide à la tête en une véritable chance de renaissance ? Ou l’émission du 11 juin 2026 ne restera-t-elle que le signe d’un déclin progressif ? </strong></p>
<p><strong>Les jours à venir seuls nous le diront.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Représentativité politique des femmes au Maroc : acquis historiques et défis à l’aube des législatives de 2026</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/213872</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 08:59:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2026. Tous au vote!]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[législatives 2026]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=213872</guid>

					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI &#160; L’histoire de la participation politique des femmes au Maroc s’apparente à une longue marche, jalonnée de réformes juridiques, de luttes associatives et d’une quête jamais achevée pour une parité réelle. À l’approche des élections législatives prévues en septembre 2026, la question de la place des femmes dans les instances de décision &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213402" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/khukhus--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L’histoire de la participation politique des femmes au Maroc s’apparente à une longue marche, jalonnée de réformes juridiques, de luttes associatives et d’une quête jamais achevée pour une parité réelle. À l’approche des élections législatives prévues en septembre 2026, la question de la place des femmes dans les instances de décision revient avec insistance au cœur du débat national. Si le cadre légal s’est considérablement enrichi, les réalités du terrain et les pratiques partisanes continuent de susciter de vives interrogations sur la concrétisation des principes constitutionnels.</strong></p>
<p><strong>1. Aperçu historique : de l’absence à la discrimination positive.</strong></p>
<p><strong>Pendant plusieurs décennies après l’indépendance, la présence féminine au Parlement marocain est restée embryonnaire, voire inexistante. Ce n’est qu’en 1993 que les deux premières femmes accèdent à la Chambre des représentants. Face à la lenteur de cette évolution « naturelle », le Maroc amorce un tournant décisif au début des années 2000 en adoptant des mécanismes de discrimination positive.</strong></p>
<p><strong>● 2002 – Instauration de la liste nationale : un accord politique entre les partis réserve 30 sièges aux femmes à la Chambre des représentants, marquant un véritable point de départ vers une représentation plus équitable.</strong><br />
<strong>● 2011 – Le saut constitutionnel : la nouvelle Constitution consacre, en son article 19, l’égalité entre hommes et femmes et engage l’État à œuvrer pour la parité. Le nombre de sièges dédiés aux femmes est alors porté à 60.</strong><br />
<strong>● 2021 – L’évolution vers les listes régionales : le mécanisme de la liste nationale est remplacé par des listes régionales, permettant d’élargir la représentativité territoriale des femmes et d’augmenter leur effectif à 90 sièges à la Chambre des représentants.</strong></p>
<p><strong>Chacune de ces étapes a permis aux Marocaines d’accumuler une expertise précieuse et de prouver leur compétence dans les domaines politique, syndical, associatif et des droits humains. Pourtant, malgré ces avancées législatives, un plafond de verre persiste, tant à l’échelle locale qu’au niveau de la direction des listes électorales.</strong></p>
<p><strong>2. Législatives de 2026 : le constat alarmant de la société civile.</strong></p>
<p><strong>C’est précisément dans ce contexte de transition que la Coalition 190 pour la lutte contre la violence et la Coalition pour la dignité et les droits des femmes ont publié, le 9 juin 2026, un appel pressant. En analysant les premières données relatives aux investitures pour le scrutin de septembre, ces organisations tirent la sonnette d’alarme : les femmes restent marginalisées en tant que têtes de liste, au profit d’une domination masculine flagrante sur ces positions clés.</strong></p>
<p><strong>Cette situation est d’autant plus paradoxale que les têtes de liste bénéficient statistiquement des plus grandes chances de remporter un siège à l’assemblée législative. Reléguer les candidates au second plan pose dès lors une question fondamentale : quel est le degré d’engagement réel des partis politiques envers les principes d’égalité et de parité ?</strong></p>
<p><strong>3. Une dérive démocratique majeure : le contournement familial des quotas.</strong></p>
<p><strong>Au-delà de la simple faiblesse numérique des candidatures féminines, un autre phénomène pernicieux menace ce scrutin, tous partis confondus. Il convient de mettre gravement en garde contre l’instrumentalisation des mécanismes de représentativité par certaines élites partisanes. Profitant des quotas et des listes réservées, plusieurs dirigeants n’hésitent pas à positionner leurs propres épouses ou filles en première ligne.</strong></p>
<p><strong>Cette pratique de favoritisme familial constitue un contournement flagrant de l’esprit des textes juridiques. En transformant des mesures de discrimination positive en privilèges dynastiques, elle vide la réforme de sa substance. Elle prive les militantes de terrain – qui se battent depuis des décennies au sein des structures politiques et associatives – d’un accès légitime à la représentation. Ce népotisme électoral renforce le sentiment de méfiance des citoyens envers les institutions et décrédibilise l’accès des femmes à la politique, réduit à une affaire de cooptation familiale plutôt que de compétence et de mérite.</strong></p>
<p><strong>4. Pour un débat national : au-delà de la simple mobilisation électorale</strong></p>
<p><strong>Face à ces dérives, les coalitions appellent à l’ouverture immédiate d’un débat national responsable et serein, associant les acteurs politiques, les institutions constitutionnelles, les organisations féministes et les médias. Ce débat doit permettre d’interroger les freins culturels et structurels qui limitent encore l’émergence des femmes aux postes de leadership politique.</strong></p>
<p><strong>Les signataires du manifeste proposent plusieurs mesures concrètes pour inverser la tendance :</strong></p>
<p><strong>● Un engagement partisan ferme : les partis politiques doivent respecter l’esprit des lois électorales et veiller à ce que les femmes dirigent au moins un tiers des listes, dans une perspective de parité effective.</strong><br />
<strong>● Des critères de sélection transparents et éthiques : l’octroi des investitures doit impérativement reposer sur la compétence, le mérite et l’engagement militant historique des candidates, excluant toute logique de privilège familial ou de népotisme, afin de garantir une réelle égalité des chances.</strong><br />
<strong>● Un suivi rigoureux par les autorités : les institutions de contrôle et les autorités publiques chargées de superviser le processus électoral doivent veiller à la stricte application des objectifs initiaux de la loi, pour que les mesures de soutien à la représentativité profitent réellement à l’ensemble des citoyennes et non à des cercles familiaux restreints.</strong></p>
<p><strong>Conclusion – Note de réflexion.</strong></p>
<p><strong>Les femmes marocaines ne peuvent plus être réduites à de simples électrices ou à des outils de mobilisation de masse le jour du scrutin. Elles sont des citoyennes à part entière et des partenaires incontournables dans l’élaboration des politiques publiques et la construction de l’avenir du pays. La maturité de la démocratie marocaine se mesurera à sa capacité à transformer la participation politique des femmes – d’une exception ou d’un contournement familial – en une pratique démocratique naturelle, juste, méritocratique et durable.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Législatives 2026: les têtes de liste sont toujours (largement) occupées par des hommes</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/213679</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 22:18:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2026. Tous au vote!]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=213679</guid>

					<description><![CDATA[Dans un communiqué, dont  «lecollimateur.ma » a obtenu copie, la « Coalition 190 contre la violence » et la « Coalition pour la dignité et les droits des femmes » ont dénoncé « la nette domination des hommes dans la composition des listes électorales dans différentes circonscriptions », et ont appelé à un débat national &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span class="x3jgonx">Dans un communiqué, dont  «lecollimateur.ma » a obtenu copie, la « Coalition 190 contre la violence » et la « Coalition pour la dignité et les droits des femmes » ont dénoncé « la nette domination des hommes dans la composition des listes électorales dans différentes circonscriptions », et ont appelé à un débat national sur la représentation des femmes en vue des élections législatives de 2026. Voici le texte du communiqué…</span></strong></p>
<p>&#8212;&#8212;</p>
<p><strong><span class="x3jgonx">La « Coalition 190 contre la violence » et la « Coalition pour la dignité et les droits des femmes » suivent de près les annonces des candidats des partis politiques pour les élections législatives de septembre 2026.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Les premières données disponibles révèlent une faible présence des femmes parmi les candidats, tandis que les hommes dominent nettement les têtes de liste dans plusieurs circonscriptions – des positions qui offrent de meilleures perspectives de représentation au sein de l&rsquo;institution législative.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Cette situation survient alors que les lois électorales adoptées pour ces élections comprennent des dispositions et des mesures visant à encourager la participation politique des femmes et des jeunes, et à renforcer leur accès aux postes de décision et à la représentation politique.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Tout en prenant note de ces indicateurs avec préoccupation, nous estimons que la question ne se résume pas à des chiffres ou des pourcentages, mais soulève des interrogations fondamentales quant à la réalité de la participation politique des femmes et aux progrès accomplis par notre pays en matière d&rsquo;égalité et de parité, telles que stipulées dans la Constitution du Royaume du Maroc.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Au fil des décennies, les Marocaines ont acquis une expérience considérable dans les domaines politique, syndical, des droits humains et de la société civile, contribuant efficacement à diverses initiatives nationales et démontrant leur compétence et leur capacité à assumer des responsabilités électorales, administratives et législatives. Dès lors, leur faible représentation sur les listes électorales nous oblige tous à réfléchir collectivement aux causes profondes de cette situation et aux moyens d&rsquo;y remédier.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Partant de ces constats :</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">– La « Coalition 190 contre la violence » et la « Coalition pour la dignité et les droits des femmes » appellent à un débat national responsable et apaisé sur la représentation des femmes lors des prochaines élections législatives, avec la participation des acteurs politiques, des institutions constitutionnelles, des organisations de défense des droits des femmes et des droits humains, des médias et des chercheurs.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Nous appelons les partis politiques à s&rsquo;engager pleinement à respecter les dispositions de la loi électorale visant à renforcer la participation politique des femmes et à œuvrer pour la nomination de femmes en tête de liste, en veillant à ce qu&rsquo;elles y représentent au moins un tiers des candidats. Il s&rsquo;agit là d&rsquo;une étape fondamentale vers la réalisation de la véritable parité femmes- hommes, telle que stipulée dans la Constitution du Royaume du Maroc.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Nous exigeons l&rsquo;adoption de critères de compétence, de mérite et d&rsquo;engagement militant pour les femmes membres des partis lors des processus de nomination et d&rsquo;investiture, afin de garantir l&rsquo;égalité des chances et un accès équitable aux postes de responsabilité et à la représentation politique.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Nous exhortons les pouvoirs publics et les institutions compétentes chargées du suivi du processus électoral à poursuivre la mise en œuvre des objectifs pour lesquels des mesures législatives ont été adoptées afin de soutenir la participation politique des femmes et des jeunes.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Les élections législatives de 2026 constituent un moment crucial pour évaluer les progrès accomplis en matière de participation politique des femmes et une nouvelle occasion de renforcer leur présence au sein des institutions élues, conformément aux principes constitutionnels et aux engagements nationaux et internationaux du Maroc. Ce contexte actuel soulève de nombreuses questions pour le public, les partis politiques et les institutions concernées:</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">-Pourquoi les femmes sont-elles encore sous-représentées sur les listes électorales pour les élections législatives de 2026 ?</span></strong><br />
<strong><span class="x3jgonx">-Dans quelle mesure les mesures incitatives introduites par la loi électorale en faveur des femmes ont-elles été mises en œuvre ?</span></strong><br />
<strong><span class="x3jgonx">-Les soutiens annoncés reflètent-ils l’engagement des partis politiques envers le principe de parité et d’égalité des chances ?</span></strong><br />
<strong><span class="x3jgonx">-Quelles mesures concrètes peuvent garantir une meilleure représentation des femmes aux postes de décision politique ?</span></strong><br />
<strong><span class="x3jgonx">-Et comment faire de la participation politique des femmes une pratique démocratique normale et durable, et non plus une exception ?</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Ces questions sont soulevées par la « Coalition 190 contre la violence » et la « Coalition pour la dignité et les droits des femmes », qui partent du principe que les femmes ne sont pas de simples électrices dont le rôle est sollicité le jour du scrutin, mais des citoyennes à part entière, jouissant de droits fondamentaux et participant activement à la prise de décision, à l&rsquo;élaboration des politiques publiques et à la construction de l&rsquo;avenir de la nation.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">De plus, une véritable démocratie est incomplète sans la présence des femmes à des postes de responsabilité et de représentation, fondée sur l&rsquo;égalité, l&rsquo;égalité des chances et le mérite.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Par conséquent, la coalition appelle toutes les parties prenantes à cesser de nier aux femmes leur droit à la participation politique et de les exclure des postes de décision au sein des partis politiques et des listes électorales en tête. Les femmes ne sont pas de simples électrices ou des instruments de mobilisation électorale ; elles sont des actrices politiques à part entière, ayant pleinement le droit de se présenter aux élections et d’assumer la responsabilité de représenter les citoyens au sein des institutions élues.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Ouvrir ce débat aujourd’hui contribue à renforcer la démocratie, à développer la participation politique et à consolider l’égalité entre les femmes et les hommes, pilier fondamental de la construction d’une société juste et équitable.</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Au nom de la Coalition 190 contre la violence</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Coalition pour la dignité et les droits des femmes</span></strong></p>
<p><strong><span class="x3jgonx">Rabat, le 9 juin 2026</span></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Elections: La date des législatives officiellement fixée</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/206380</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 15:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2026. Tous au vote!]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[législatives 2026]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=206380</guid>

					<description><![CDATA[La date des élections des membres de la Chambre des représentants a été dévoilée. Le scrutin législatif aura lieu le mercredi 23 septembre 2026, annoncé le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas. Concernant la campagne électorale, elle débutera à 1h00 du matin le jeudi 10 septembre 2026 et se terminera à minuit le mardi 22 septembre &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span class="x3jgonx">La date des élections des membres de la Chambre des représentants a été dévoilée. Le scrutin législatif aura lieu le mercredi 23 septembre 2026, annoncé le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">Concernant la campagne électorale, elle débutera à 1h00 du matin le jeudi 10 septembre 2026 et se terminera à minuit le mardi 22 septembre 2026.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Élections législatives de 2026 : quand le consensus devient une nécessité politique plutôt qu’un choix démocratique</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/202290</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 08:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2026. Tous au vote!]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[élections législatives]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=202290</guid>

					<description><![CDATA[Par: Mohamed Khoukhchani À l’approche des élections législatives de 2026, un scénario encore peu débattu publiquement, mais de plus en plus présent dans les cercles politiques et analytiques, gagne en crédibilité : celui d’un Parlement extrêmement fragmenté, dominé par un parti arrivé en tête sans dépasser le seuil symbolique des quarante sièges, tandis que les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed Khoukhchani</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-200576" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>À l’approche des élections législatives de 2026, un scénario encore peu débattu publiquement, mais de plus en plus présent dans les cercles politiques et analytiques, gagne en crédibilité : celui d’un Parlement extrêmement fragmenté, dominé par un parti arrivé en tête sans dépasser le seuil symbolique des quarante sièges, tandis que les autres formations se partageraient des blocs oscillant entre vingt et trente élus. Une configuration qui remettrait au centre du jeu politique la perspective d’un gouvernement de large consensus, non par conviction idéologique, mais par nécessité institutionnelle.</p>
<p>Si ce scénario venait à se confirmer, il ne consacrerait nullement l’émergence d’un parti vainqueur au sens politique du terme, mais plutôt celle d’un parti simplement arrivé en tête, c’est-à-dire celui qui aurait le moins perdu dans un paysage marqué par la défiance électorale. Une première place sans véritable mandat populaire, sans légitimité politique forte, et surtout sans capacité réelle à conduire une majorité cohérente autour d’un projet gouvernemental structuré.</p>
<p>Cette hypothèse ne révèle ni une crise constitutionnelle ni une faille du système électoral. Elle met en lumière, de manière beaucoup plus préoccupante, une crise profonde de la représentation politique. Érosion de la confiance, affaiblissement du rôle de médiation des partis, appauvrissement du discours politique et déconnexion croissante entre programmes partisans et attentes sociales : autant de facteurs qui ont progressivement vidé l’acte électoral de sa substance politique, le réduisant à un mécanisme procédural de production institutionnelle.</p>
<p>Dans un Parlement éclaté entre six ou sept formations sans pôle dominant, la formation d’un gouvernement devient un exercice complexe, voire impossible, sans recourir à une logique de consensus élargi. La question centrale n’est alors plus de savoir qui gouverne, mais comment garantir un minimum de stabilité et de cohérence au sommet de l’exécutif.</p>
<p>Le retour du consensus, dans ce contexte, ne saurait être interprété comme une résurgence de l’expérience historique de l’alternance consensuelle, fruit d’un moment politique exceptionnel et de rapports de force bien spécifiques. Il s’agirait plutôt d’un consensus de contrainte, imposé par la fragilité des partis, dicté par les impératifs de continuité de l’État et encadré par la monarchie en tant qu’institution garante de la stabilité.</p>
<p>Dans ce scénario, la monarchie ne se substitue pas aux acteurs partisans, mais empêche leur effondrement. Elle encadre, arbitre et hiérarchise les priorités au sein d’un système politique où le gouvernement n’est plus l’unique centre de décision, mais l’un des maillons d’une architecture de gouvernance plus large et plus complexe.</p>
<p>Le véritable risque ne réside toutefois pas dans la formation ponctuelle d’un gouvernement de large consensus, mais dans la banalisation de ce modèle. Car lorsque le consensus devient la règle et non l’exception, la compétition politique perd son sens, et les partis se transforment en simples variables d’ajustement arithmétique, convoquées pour compléter une majorité plutôt que pour porter des choix de société différenciés.</p>
<p>Les législatives de 2026 pourraient ainsi constituer un moment de vérité : soit le point de départ d’une refondation profonde du rôle et de la crédibilité des partis politiques, soit l’installation durable d’un mode de gestion politique « par le haut », où le consensus finit par se substituer à la politique elle-même.</p>
<p>Dans les deux cas, une question demeure centrale et ouverte : les partis sauront-ils regagner la confiance des citoyens avant que le consensus ne devienne le dernier refuge du politique ?</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Législatives 2026: toutes au vote!</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/200955</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 20:04:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Législatives 2026. Tous au vote!]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=200955</guid>

					<description><![CDATA[« Kif Mama Kif Baba », association a-partisane présidée par l&#8217;avocate Ghizlane Mamouni, annonce dans un communiqué parvenu à lecollimateur.ma le lancement de la campagne « sawtha iwsal ou iwassal » (« les voix des femmes résonnent, les voix des femmes portent »). Cette campagne vise à « encourager les femmes à s&#8217;inscrire sur les listes électorales, à voter, et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Kif Mama Kif Baba », association <span class="x3jgonx">a-partisane présidée par l&rsquo;avocate Ghizlane Mamouni, annonce dans un communiqué parvenu à lecollimateur.ma le lancement de </span><span class="x3jgonx">la campagne « sawtha iwsal ou iwassal » (« les voix des femmes résonnent, les voix des femmes </span><span class="x3jgonx">portent »). Cette campagne vise à « encourager les femmes à s&rsquo;inscrire sur les listes électorales, à </span><span class="x3jgonx">voter, et plus généralement, à s&rsquo;engager politiquement ». </span></p>
<p>Voici in extenso le texte du communiqué:</p>
<p><span class="x3jgonx">Les femmes votent, les femmes décident, les femmes transforment.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">Depuis le 1er et jusqu&rsquo;au 31 décembre 2025, les inscriptions sur les listes électorales sont </span><span class="x3jgonx">ouvertes. Il s’agit probablement de la dernière opportunité, pour les non inscrit·e·s, de voter aux </span><span class="x3jgonx">élections législatives de 2026.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">En 2026, nous serons près de 27 millions de Marocain·e·s en âge de voter. Mais seules 34% des </span><span class="x3jgonx">Marocaines en âge de voter sont inscrites sur les listes électorales, dont seulement 46% dans les </span><span class="x3jgonx">zones rurales.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">C’est pourquoi, convaincu·e·s que l&rsquo;engagement féministe doit pleinement investir le champ </span><span class="x3jgonx">électoral, Kif Mama Kif Baba, association a-partisane et indépendante de tout parti politique, lance </span><span class="x3jgonx">la campagne sawtha iwsal ou iwassal (« les voix des femmes résonnent, les voix des femmes </span><span class="x3jgonx">portent »). Cette campagne vise à encourager les femmes à s&rsquo;inscrire sur les listes électorales, à </span><span class="x3jgonx">voter, et plus généralement, à s&rsquo;engager politiquement.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">Au-delà de l’acte d’inscription et du geste de vote, cette campagne appelle les femmes à </span><span class="x3jgonx">reprendre le pouvoir sur leur avenir à travers une participation éclairée, critique et consciente.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">L&rsquo;idée est de valoriser l&rsquo;impact du vote éclairé et de la responsabilité citoyenne : ne pas voter à </span><span class="x3jgonx">l&rsquo;aveugle mais en conscience, pour des partis ou des candidat·e·s indépendant·e·s qui s&rsquo;engagent </span><span class="x3jgonx">clairement, une fois élu·e·s, à garantir et promouvoir les droits et libertés des femmes — égalité, </span><span class="x3jgonx">santé, éducation, protection et dignité.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">La campagne se déploiera principalement sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques, </span><span class="x3jgonx">à travers des contenus à la fois pratiques et pédagogiques : informations techniques sur </span><span class="x3jgonx">l’inscription sur les listes électorales, décryptage des enjeux du vote et mise en lumière de l’impact </span><span class="x3jgonx">concret de la participation politique des femmes.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">D’ici aux élections de 2026, Kif Mama Kif Baba s’engage également à collecter, analyser et </span><span class="x3jgonx">présenter de manière objective les positions et programmes électoraux des principaux partis </span><span class="x3jgonx">politiques et candidat·e·s indépendant·e·s sur l’ensemble des questions touchant aux droits et </span><span class="x3jgonx">libertés des femmes — notamment les réformes du Code de la famille et du Code pénal, ainsi que </span><span class="x3jgonx">les politiques publiques en matière de santé, d’éducation et de justice sociale.</span></p>
<p><span class="x3jgonx">Quand les femmes se lèvent, le pays avance.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
