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	<title>Tariq Akdim &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Tariq Akdim &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>L’autre temps du changement. Que peut-on espérer de cette rentrée ?</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/55912</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tariq Akdim]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 17:11:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[ÉLECTIONS 2021]]></category>
		<category><![CDATA[enjeux]]></category>
		<category><![CDATA[Rentrée politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est temps de repenser nos échelles d’action: Que devenons-nous deux ans depuis le début de la pandémie ? Que peut-on tirer de leçons de cette pandémie qui a ravagé le monde ? A l’heure de la campagne de vaccination, quels défis pour le Maroc qui se cherche des voix pour reconstruire son modèle de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p3"><span class="s1">Il est temps de repenser nos échelles d’action: Que devenons-nous deux ans depuis le début de la pandémie ? Que peut-on tirer de leçons de cette pandémie qui a ravagé le monde ? A l’heure de la campagne de vaccination, quels défis pour le Maroc qui se cherche des voix pour reconstruire son modèle de développement et sa charte pour le développement ? Quelle est la place des prochaines élections sur le « New Normal » et les modèles de vie pendant cette crise ? </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Beaucoup de questions qui interpellent autant l’opinion publique que les acteurs et intellectuels de ce pays. Ce que Abdelmalek ALAOUI appelle dans ce nouvel ouvrage « le temps du Maroc » laisse désirer des voix de changement à travers la même conviction: créer des ruptures. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1"><b>Des ruptures qui façonnent les futurs acteurs de la « vie politique » </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">C’est peut-être un exercice complexe pour toutes les forces vives de la société de par le contexte très particulier que traverse le Maroc d’aujourd’hui: un nouveau modèle de développement sur la table, une campagne de vaccination en marche et de nouvelles élections à la porte d’une espérance au-delà des paradoxes que presque tout le monde connaît. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il y a quelque chose qui fait que, au-delà des bonnes volontés, la fascination du pouvoir se propage du haut en bas, ce qui par ricochet peut expliquer en partie le besoin de participer à l’espoir du gain ou de survie, même au-delà de l’effondrement promis pour la majorité.<span class="Apple-converted-space">  </span>Mais de quoi a-t-on besoin pour recréer du sens au politique et chercher des élites qui ne condamnent pas le politique dans des idéologies d’apparentes opportunistes. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une autre chose qui n’honore pas le Maroc est ces ruptures dans les composantes gouvernementales depuis au moins l’avènement du gouvernement de Benkiran en 2011. Ces ruptures dans l’harmonisation de l’appareil gouvernemental créent un vrai problème de conscience politique. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1"><b>De la conscience politique </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il nous faut alors une charte de conscience politique, compte tenu de ce retour en force d’une jeunesse ayant soif d’un nouveau souffle démocratique. Il est tout à fait vrai de dire que la conscience est une affaire collective nécessitant une véritable connaissance des fondamentaux de la démocratie, de la construction d’une masse capable d’évaluer les programmes, de les initier, les remettre sur la table, les discuter et les analyser. Nos partis politiques manquent de vrais débats sur ce qu’est avoir la conscience politique. Ils sont alors responsables de cette rente et de ce nomadisme qu’on est en train de voir, et bien d’autres maux que ne nous connaissons pas.<span class="Apple-converted-space">   </span></span></p>
<p class="p4"><span class="s1"><b>Une « démocratie » des passions</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Devant l’inconscience, une démocratie est un processus long et rigoureux qui nécessite des institutions et des acteurs politiques capables de relever les vrais dysfonctionnements dans le pays et qui ne pointent pas seulement du doigt les problèmes, mais se mettent ensemble à les résoudre, à dépasser les clivages ethniques ou linguistiques, et qui voient cette démocratie comme passion de rendre à César ce qui est à César, de répondre aux besoins des populations, d’écouter et de transformer les problèmes en opportunités. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La fonction de l’élu dépasse largement celle de l’écoute, il doit absolument répondre dans sa mission aux attentes de son concitoyen, lui fournir la donnée, le servir par les actes, qui le rend prospère dans son territoire du vécu. Il doit également créer des plateformes de débat pour proposer des projets et lui permettre de partager sa passion de cette vocation. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1"><b>Dedans et dehors des politiques à l’œuvre<span class="Apple-converted-space">   </span></b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Sa mission ne s’arrête pas là, il doit à la fois s’inscrire dans une vision d’ensemble afin de transformer les doléances des citoyens qui représentent en idées et projets innovants. Dans cette agitation, son devoir est de proposer des programmes et projets à l’amont de ces politiques et d’orienter les objectifs et les outputs de ces visions à l’aval des politiques à l’œuvre. <span class="Apple-converted-space">   </span></span></p>
<p class="p4"><span class="s1"><b>Des jeunes aux élections de 2021, un renouveau de l’espoir </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Force est de constater ces dernières semaines l’implication forte des jeunes pour ces nouveaux mandats, des jeunes compétents et capables de créer un changement, un autre temps du changement. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il est vrai que la bataille est longue et nécessite une vraie volonté de créer une nouvelle classe politique déterminée, propre et convaincante devant ces paradoxes de méfiance/confiance, optimisme de passion et pessimisme de raison. Devant la médiocratie et la méritocratie, la droite et la gauche et de ce qui n&rsquo;est ni droite ni gauche, devant l’élite et la masse mais aussi devant l’intérêt général et l’intérêt particulier, nous avons une autre chance de devenir autres dans cet autre temps du changement ! </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A l’ère des temps qui coulent…</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/43642</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tariq Akdim]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 08:42:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[covid]]></category>
		<category><![CDATA[problématique]]></category>
		<category><![CDATA[Tarik Akdim]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a un an déjà je pensais que le virus comme pathologie pouvait provoquer des ruptures dans les champs politiques, économiques et sociaux un peu partout dans le monde. En vérité, il est difficile de porter un regard critique sans situer son action dans un horizon temporel rappelant l’historicité des faits marquant l’histoire des &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Il y a un an déjà je pensais que le virus comme pathologie pouvait provoquer des ruptures dans les champs politiques, économiques et sociaux un peu partout dans le monde. En vérité, il est difficile de porter un regard critique sans situer son action dans un horizon temporel rappelant l’historicité des faits marquant l’histoire des pandémies et leurs effets sur les structures humaines. Mais au-delà de ces considérations de l’ordre à objectiver les réalités du jadis, il me semble qu’il est intéressant de revenir à ce qui ne pourrait plus revenir comme avant, à cette dialectique entre le réel et le virtuel, entre ce qui est dynamique et statique, entre l’incertitude et le doute d’un temps qui coule et qui nous interpelle au devenir de nos relations humaines. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Partant de ces constats, il est donc utile d’interroger nos possibilités d’être, ce qui nous donne du sens à la vie. A vrai dire, devant une telle crise des systèmes, il est encore complexe de tout comprendre et de donner des réponses &#8211; prêtes à porter- à des modèles humains qui tendent à changer de couleurs, de voies et surtout de paradigmes. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Une vie de l’entre-deux</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour paraphraser Brugère Fabienne, philosophe et professeur des universités, qui fait appel à cette expression pour rappeler notre incapacité à vivre ni dedans, ni dehors. Nous menons une vie doublement malheureuse, une double conquête de sens de ce qu’on appelle désormais « l’hybride », la formule que nous avons découverte dans le monde des automobiles, avant qu’elle se trouve une place dans nos vies séparées entre le monde réel et le monde virtuel. Peut-être aussi partagées entre travailler dedans et travailler dehors, faire ses courses ou se faire livrer, aller à l’école ou suivre en ligne. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cette double forme de vie que nous menons interroge nos sens, nos capabilités pour reprendre l’expression des communs. Ce qui fait de nous des êtres invisibles mais aussi indivisibles. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>De l’invisible à l’indivisible </b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il est encore difficile de me prononcer sur ces termes qui ne passent pas partout, mais qui trouvent du sens dans ce que nous faisons quotidiennement pour ne citer que l’exemple des masques. A un moment donné, il ne serait plus facile de se reconnaitre. Nous passons alors à un mode des invisibles. Invisible à l’autre, au temps qui coule et invisible au droit de respirer, de se sentir vrai, non dans une peau cachée, réellement soi-même. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il est donc plus à l’aise de dire que cet effacement de soi dans un espace public remet en cause le double sens collectif/individu, ce qui par ricochet remet en question les possibilités de se réapproprier les espaces de dialogue et de partager dans le public cache également un redoutable sentiment de doute. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Un doute performant </b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Depuis un certain temps et avec l’avènement du Ramadan tradition religieuse mêlée d’un esprit d’appropriation des lieux de culte, le doute de toutes les couches sociales devient une réalité dure à dépasser. Une citoyenneté telle que les activistes des droits humains la souhaite pose un vrai problème ; celui d’accès à l’information et dans le temps souhaité. L’Etat-providence revient en force et caractérise le besoin de laisser le doute comme indicateur d’une possible détermination d’une décision commune qui nécessite une performance donnée. Or, en réalité les indicateurs pandémiques changent et les déplacements deviennent de plus en plus difficiles à maîtriser. Il nous faut, même dans ces temps d’incertitude, réinventer le sens des communs et d’affronter le réel par des mesures anticipatives pour éviter un burn-out généralisé de par les épreuves de ce temps qui coule. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Repenser les échelles du temps qui coule.. <span class="Apple-converted-space">   </span></b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Dans une chronique antérieure, la question du temps est revenue à maintes reprises, de par l’échelle du dialogue qui rappelle la nécessaire régularité de l’information entre les gouvernés et les gouvernants dont j’appelle les forces vives à un nouveau dialogue citoyen, de par l’échelle de l’investissement dans une communication de crise comme celle que nous traversons. Il nous faut du sens dans ce temps qui coule, il faut connaître qui prend la décision de ce qui partage l’information et de quel objectif laissons-nous les concitoyens dans un suspense qui craque les esprits et fatigue l’échelle de conscience de tout un chacun. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il est inadmissible de continuer dans ces logiques de faire, il faut trouver les bonnes manières d’agir, nous avons des compétences et des méthodes pour apaiser les esprits et préparer le citoyen aux incertitudes des temps qui coulent au lieu de le stresser, de le fatiguer et de le faire attendre pour pas grand-chose. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il y a encore de beaux jours à venir… </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><span class="Apple-converted-space">      </span></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>2020-2030: Penser les ruptures dans les prospectives de la société (1)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/36764</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tariq Akdim]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Jan 2021 08:39:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Tarik Akdim]]></category>
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					<description><![CDATA[« Tout a déjà été pensé, disait Goethe, l’important c’est d’y penser à nouveau » Si nous pouvons consacrer un moment pour ce que nous vivons aujourd’hui, on peut tout simplement le résumer en un mot: Ruptures. Dans les faits, on associe la question des ruptures au capitalisme, comme à la fois prétendant créateur des inégalités dans &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Tout a déjà été pensé, disait Goethe, l’important c’est d’y penser à nouveau »</em></p>
<p>Si nous pouvons consacrer un moment pour ce que nous vivons aujourd’hui, on peut tout simplement le résumer en un mot: Ruptures.</p>
<p>Dans les faits, on associe la question des ruptures au capitalisme, comme à la fois prétendant créateur des inégalités dans le monde, et paradigme qui change de visage voire de couleur en fonction de ce qui porte comme objectif.</p>
<p>En effet, faut-il le rappeler, cette chronique est une invitation à repenser le sens de ces ruptures et les différents temps qu’il peut porter en rappelant toutefois la complexité d’une telle approche.</p>
<p>Décrire ces réalités revient à dire qu’elles sont faites de mutations et de bouleversements auxquelles toute l’humanité fait face et dont elle est en grande partie responsable. Il va sans dire que ces réalités sont caractérisées par leurs foisonnements et paradoxalement vont dans le même sens de ce qu’on appelle crise systémique.</p>
<p>De ce fait, il est plus simple de se prononcer sur ces questions que de les penser dans une approche nouvelle qui appelle à une prise de conscience collective du sens de la résilience de nos territoires du vécu à ce genre de crise. Mais, avant tout un nécessaire retour aux signes marquants des ruptures actuelles, et qui ont vraisemblablement touché plusieurs domaines: économique, social, culturel, etc.</p>
<p>Ceci étant dit, il faut rappeler que les ruptures ne sont pas le fait d’une année, mais d’un cumul de plusieurs décennies.</p>
<p><strong>Des dualités qui percent </strong></p>
<p>D’abord, en temps social. Celui-ci a nettement changé durant cette année marquée par la prolifération de la pandémie du Covid-19. Veut-on une image ?</p>
<p>Tout voudrait que ça change, mais peu actionnent les leviers d’un changement possible. Pendant la pandémie, beaucoup ont cru au changement, de par la nature des discours des institutions officielles, mais aussi de la perception des citoyens envers ce probable retour d’un État qui protège, ou du moins un État qui régule, de ce que les économistes appellent un État-Providence.</p>
<p>Dans les faits, de nouveaux chantiers appelés à protéger les citoyens, à garantir l’accès à une sécurité sociale à tous est primordiale pour un pays qui se modernise par de grands projets structurant certains territoires compétitifs. La vision royale a pour objectif de préparer un citoyen capable d’affronter les incertitudes et les ambivalences des systèmes administratifs archaïques qui n’arrivent pas ou qui ne veulent pas changer et aider pour le changement vers une administration jeune, dynamique et numérique.</p>
<p><strong>Jeunesse et vision numérique </strong></p>
<p>Cette rupture est indispensable pour vivre et confronter les challenges à venir. Les pays qui se modernisent sont appelés plus que jamais à réfléchir structurellement aux potentialités accrues des jeunes d’aujourd’hui en matière de digitalisation et d’accès à des bases numériques permettant d’améliorer l’offre des administrations et des entreprises en matière d’efficacité et de performance demandées.</p>
<p>Cette idée de ruptures est liée à celle du renouveau des systèmes d’éducation et de formation. L’école dans cette nouvelle décennie ne doit plus se pencher sur les savoirs propres à une discipline, elle doit apprendre aux jeunes générations le savoir-être et le savoir-vivre qui deviennent en temps de post-modernisme les clés pour réussir leurs vies. Certes, la question est complexe et nécessite une prise en compte d’autres dimensions telles que les politiques publiques axées sur les jeunes. Beaucoup répliquent le discours sur les politiques des jeunes. Or, en réalité, ces politiques ne sont pas efficaces et manquent d’une vraie gouvernance par les projets.</p>
<p><strong>Culture et Diversité ou la diversité culturelle </strong></p>
<p>C’est un autre aspect qui doit être pris au sérieux dans les visions politiques de l’État en rappelant qu’il touche tous les autres dossiers stratégiques de l’Etat. Il faut là aussi une véritable rupture avec le modèle actuel. La diversité culturelle telle qu’elle est exercée par un certain nombre d’acteurs pionniers en la matière mérite un grand appui de l’État, puisque tout simplement il transcende tous les autres domaines du politique au social.</p>
<p>Les jeunes peuvent vraisemblablement porter cette valeur de diversité en temps de rupture, elle est garante d’un mieux vivre-ensemble, pas dans les théories, mais réellement dans toutes les pratiques à émerger dans la décennie à venir.</p>
<p><strong>La société postmoderne et le devenir du politique </strong></p>
<p>A quelques mois des élections électorales au Maroc, le débat sur la place du politique dans la résilience des sociétés postmodernismes semble, jusqu’à l’heure très fermé sur certaines élites et ne trouve pas de place dans les débats publics. C’est vrai que l’opinion publique et les acteurs de l’Etat sont tournés actuellement sur la question du vaccin contre la Covid-19, mais ne faut-il pas continuer à réfléchir sur ces questions de nature à créer des plateformes de réflexions numériques sur le devenir du politique ?</p>
<p>Faut-il le rappeler, l’indice de confiance entre les citoyens marocains et les institutions de l’État ne semble pas connaître une évolution constante. Il agit en fonction des périodes et les mécanismes du Marché, pour reprendre l’expression « en dent-de-scie » effet de structure au sens plus large. Les perceptions changent vite et ne permettent pas de dessiner une rupture au sens d’une évolution de la confiance chez les citoyens.</p>
<p>Une confiance qui a été mesurée positivement pendant le confinement mais qui tend à s’émousser au fil de l’année que nous venons de quitter, notamment avec la parution du vaccin.</p>
<p>Il nous faut un nouveau contrat politique où les jeunes sont appelés à créer des changements dans la perception et la conception des projets de société. Sans eux, toute politique à venir ne saura répondre aux enjeux de la décennie à venir.</p>
<p>Actuellement, les Marocains aspirent dans cette quête d’un nouveau modèle de développement à un véritable processus de développement où on n’exclut personne, où la vision politique se conjugue avec la capacité de nos acteurs du territoire, mais aussi avec les acteurs de la culture et les politiques des jeunes pour, non pas seulement dépasser la crise et reprendre, mais que la rupture soit un véritable aspect de négociation et de dévouement de la part de ces acteurs à faire de ce Maroc, un pays où son modèle repose sur ce que nous sommes et sur ce que nous voudrions être.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>POUR UN NOUVEAU DIALOGUE CITOYEN</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/31136</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tariq Akdim]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Nov 2020 12:21:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Pour un nouveau dialogue citoyen Tarik Akdim]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’image de tout ce que nous vivons aujourd’hui, nous avons besoin encore une fois d’une dose de logos dans notre perception des choses d’un coté et de sa conception d’une autre. A présent, notre devenir rime avec les mots tels qu’incertitudes, peurs, échecs, dépressions, stress, contaminations, et j’en passe. Que faire alors pour vaincre &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À l’image de tout ce que nous vivons aujourd’hui, nous avons besoin encore une fois d’une dose de <em>logos</em> dans notre perception des choses d’un coté et de sa conception d’une autre. A présent, notre devenir rime avec les mots tels qu’incertitudes, peurs, échecs, dépressions, stress, contaminations, et j’en passe. Que faire alors pour vaincre ces visions à tendance pessimistes, comment répondre à cette crainte de l’inconnu, à la montée de la violence et la crainte d’un monde de citoyens de plus en plus mal éduqués et mal traités.</p>
<p>Il est donc temps de prendre notre destin en main, de répondre aux fragilités de nos territoires du vécu à travers l’écoute, le dialogue et la réflexion qui mènent à construire des actions durables à impact défini, voici donc quelques moments de réflexion que je vous propose en partage.</p>
<p><strong>Des citoyens qui pensent </strong></p>
<p>C’est une condition <em>sin qua non</em> pour réussir le passage d’une société de médiocratie à une société de méritocratie. Quand on arrive à préparer toute une génération de citoyens capables de penser aux questions de société avant de les juger, de convaincre par le dialogue, l’échange et par la raison. Quand on lutte pour que citoyenneté formalise cette capacité des acteurs citoyens à actionner les leviers d’une société accès sur le mérite.</p>
<p>De ce fait, la question du mérite est un produit d’une citoyenneté active, qui ne se lasse pas, qui cherche à faire advenir des normes de mérite, et qui ne se réduit pas à des formes d’élitisme, elle puise son sens dans l’appropriation de cette norme quel que soit l’ascenseur social, et de là nait une forme indispensable du changement par la pensée ; si on arrive à décortiquer les éléments qui composent cette apologie de citoyens qui pensent, nous pourrions déconstruire les faits et reconstruire nos liens dans nos espaces.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Réinventer les espaces publics </strong></p>
<p>Pour répondre à cette apologie du penser toujours, ou de penser citoyenneté, et puis des citoyens qui pensent, nous avons besoin de réinventer nos espaces publics, de permettre des services culturels qui absorbent le chômage de pensée chez le citoyen. Il faut que l’Etat double son effort pour que ces espaces culturels se multiplient, se diversifient et se donnent à l’art, la lecture, à l’écriture, au théâtre, à la musique et à toute forme culturelle et les pousser dans tous nos territoires.</p>
<p>En effet, ces espaces existent, il faut les réinventer, les financer, soutenir les initiatives qui permettent d’inculquer à toutes les générations et à tous les âges que le changement est possible, et que ca vient de la culture.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Des réseaux (sociaux) qui influencent </strong></p>
<p>De <em>l’Homo Copiens. Essai sur « le nouveau » jeune et le savoir</em> dont parlait l’écrivain et penseur Abderahim KAMAL à la<em> Netoyenneté</em> dont évoquait à plusieurs reprises le sociolinguiste quand il a parlé de la citoyenneté positive à l’occasion de l’Agora au café de Renaissance avec le club de pensée LOGOS. Tout change autour de nous et vite, le lien Virtuel/Réel se métamorphosent et donnant lieu à de nouvelles formes d’appropriation du sens du commun. Nous avons tendance à trouver dans nos espaces publics comme exactement dans le privé des espèces de bipèdes courbés sur leurs téléphones, connectés avec le reste du monde. Ceci nous a donné une forme de citoyens qui ne pense pas, consomme le prêt à porter du web, complètement déboussolée, perdue et sans aucun projet de vie.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pour des résiliences culturelles </strong></p>
<p>Devant ces réalités qui nous invitent à un désir de sens et pour paraphraser <em>SPINOZA</em>, « le désir est l’essence de l’Homme », il y a besoin plus que jamais de vivre ces crises, ces bouleversements où le non-sens contribue lourdement à les garnir par des formes de violence sectaires qui contribuent à freiner le développement culturel. Pour dépasser ces formes qui conduisent à la peur, à l’inquiétude et à l’incertitude, il faut créer des résiliences culturelles. Mais, elles doivent absolument être portées par les pairs, par celles et ceux qui peuvent actionner les leviers de résiliences territoriales par la culture. Au Maroc, elle n’est pas une, elle est plurielle, nous parlons des cultures. C’est sans doute aucun que les citoyens sont aussi responsables de ce que peuvent devenir leur société. Au Sud comme au Nord, cette forme de résilience est appelée à changer les paradigmes notamment par le dialogue.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le dialogue pour dépasser la crise </strong></p>
<p>Nombreux sont ceux qui tendent à dire que le temps accuse le dialogue de n’aboutir à aucun résultat. Cette idée est vraie quand on inscrit ces questions dans le temps court du dialogue. Or, la pertinence veut qu’on interroge le temps long qui permettra sans aucun doute de lire la problématique du dialogue en fonction de l’espace et sur la base d’un retour d’expérience qui favorise la mise en scène des cas permettant de se rendre compte de la complexité de la crise à laquelle fait face une société.</p>
<p>Longtemps, nous avons considéré la crise des valeurs comme une des crises qui nous conduira au chaos. Nous y sommes mais le dialogue ne suffit pas à lui seul à nous permettre de dessiner des horizons nouveaux de changement. Il faut trouver ce qui présente un output du dialogue ; user d’une intelligence collective parsemée d’une action organisée, pérenne, prometteuse, libératrice de formes nouvelles d’innovation et de leadership. Nous sommes à la croisée des chemins, à la fois pour nourrir cette crise à dimension humaine par d’autres formes d’actions afin que nous puissions nous en sortir !</p>
<p><strong>Tarik Akdim, président du LOGOS et Directeur de Rédaction de la Revue Adrar Voice</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Au temps des ruptures, quels sens pour nos territoires?</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/27917</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tariq Akdim]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2020 18:41:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[covid]]></category>
		<category><![CDATA[Tariq Akdim]]></category>
		<category><![CDATA[territoires]]></category>
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					<description><![CDATA[Si nous considérons la crise actuelle comme la manifestation d’un temps de ruptures en termes de discours et dans la pratique de l’action territoriale, il faut donc préparer nos espaces de vie à ce genre de rupture. Autrement dit, il faut donner du sens à nos territoires. En réalité, la rupture se manifeste de différentes &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si nous considérons la crise actuelle comme la manifestation d’un temps de ruptures en termes de discours et dans la pratique de l’action territoriale, il faut donc préparer nos espaces de vie à ce genre de rupture. Autrement dit, il faut donner du sens à nos territoires.</p>
<p>En réalité, la rupture se manifeste de différentes manières dans différents territoires, notamment en matière de gestion des affaires des collectivités territoriales, ce qui implique à la fois le public et le privé, le traditionnel et le moderne, le conjoncturel et le structurel, l’instant et le futur. Tout se mêle dans ces espaces et nous invitent à repenser le sens de ces questions.</p>
<ul>
<li><strong>Un pas pour soi, deux pas pour les autres </strong></li>
</ul>
<p>Dans cette conquête du sens, il y a le retour vers soi en prenant en compte les ambivalences, les exigences et les attentes de l’autre dans ces espaces de vie que nous partageons ensemble. Dans un contexte épidémique, la question suscite une double réflexion à la fois sur le sens de nos responsabilités individuelles envers les autres, et en même temps de notre destin collectif. D’où l’intérêt de penser à l’autre deux fois avant soi, et c’est une condition profonde pour dépasser la crise.</p>
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<li><strong>Dépasser la crise, réapprendre à marcher</strong></li>
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<p>Dépasser veut dire autre chose dans le contexte de crise, c’est être capable d’anticiper les perturbations, d’en minimiser les effets et de se relever et de rebondir grâce à l’apprentissage, l’adaptation et l’innovation, je parle ici de la question de la résilience territoriale, qui ne doit plus être un effet de mode, mais un vrai outil pour la veille territoriale, et c’est de l’intelligence des acteurs qu’il faut pour construire des régions où on peut produire de la valeur sociale. Permettre également de développer des « capabilités » du territoire à travers un système de digitalisation à effets multiples sur l’activité économique en termes de création d’emploi et de productivité des entreprises.</p>
<p>Aujourd’hui, il y a matière à repenser l’approche de l’aménagement du territoire surtout dans la conception future des Orientations de la politique publique de l’Aménagement du Territoire en prenant en compte les dimensions de résilience et la vulnérabilité pour une prospective territoriale au service de la population.</p>
<p>L’enjeu peut paraitre fatal au regard de la faille qui existe entre ce qui se fait dans le terrain et ce qui s’explique dans le papier, mais il est toujours temps de réinventer nos modes d’action, de réadapter en fonction des vocations de chaque territoire, de faire de l’écoute un nouveau mode d’apprentissage et de valorisation des savoir-faire de l’administration territoriale. Autrement dit, de créer du sens avec les autres acteurs, de chercher les communs et de faire du dialogue un véritable outil de conception des projets qui ont du sens pour la population surtout celle de la marge.</p>
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<li><strong>Pour une culture de la marge </strong></li>
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<p>Depuis quelques années, nous chantons tous les termes d’égalité, d’équité spatiale et territoriale. Aujourd’hui, la crise nous a révélé que la marge doit prendre un autre élan ; au-delà des discours, il faut plus que jamais passer à l’action.</p>
<p>L’action ne peut se faire en détriment des acteurs concernés par la marge. Longtemps, nous considérons les terroirs éloignés comme la manifestation d’un Maroc inutile. Même si ce terme est dépassé, aujourd’hui, il est fortement utilisé dans l’opinion publique. Il nous faut là aussi donner du sens à la marge. Le modèle de développement doit interpeller les acteurs de la marge, mais au-delà, s’approprier les conditions, les vocations, les limites, les potentialités en termes de différenciations, d’appropriation. Bref, il ne faut pas nous contenter d’en prendre conscience, il faut agir, et c’est cela le sens qu’il faut donner à la marge. L’action réside dans la nécessité de démarrer les projets structurants, de leurs donner du sens avec ceux de l’économie solidaire. Il faut croire à la marge !</p>
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<li><strong>Crise du sens ou sens de la crise ? </strong></li>
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<p>Depuis le début de cette chronique, il était question de crise à plusieurs reprises. La crise, ici, se manifeste comme le temps long de la réflexion à laquelle nous songeons ensemble. Le sens qu’elle porte est exactement le fruit d’un débat ouvert avec les différents acteurs, mais dans ce récit, elle ne saura réduite à la question d’une perturbation sociale ou économique, éthique ou sanitaire., mais bien plus que cela, elle est globale, systémique et rappelle le sens de notre destin collectif.</p>
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<li><strong>Le « New normal », ou quand le normal devient une question nouvelle </strong></li>
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<p>Tout ce que nous avons l’habitude faire, qui relève de l’ordre de l’évidence devient aujourd’hui chose nouvelle, ce qui interpelle le citoyen du devenir de son espace qu’il considère auparavant libre, ouvert et sans mesure.</p>
<p>Aujourd’hui, et devant ce contexte nouveau, tout le monde se donne du temps à repenser sa santé, son déplacement, à bien choisir le moment de faire ses courses, d’aller à son travail, d’étudier, de voyager. Ne plus saluer, ni embrasser, maintenir la distance est devenue une question de vitalité. Tout est bouleversé. Le changement des comportements humains quotidiens interpelle le sens à donner au normal, d’où le terme de la <em>nouvelle normalité</em>, caractérisé par le changement radical de l’appropriation de nos territoires du vécu, ce qui implique de nouvelles valeurs, de nouvelles visions du <em>sensus</em>.</p>
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