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	<title>Mustapha Elouizi &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Mustapha Elouizi &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Le projet de loi 22-20 provoque une nouvelle crise au sommet de l’USFP</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/11714</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mustapha Elouizi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2020 19:35:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[lachgar]]></category>
		<category><![CDATA[nejmi]]></category>
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					<description><![CDATA[La mouture du projet de loi 22-20 sur l&#8217;utilisation des réseaux sociaux ne cesse de susciter des remous, la dernière en date est la sortie d’un membre du bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), renvoyant dos à dos le premier secrétaire, Driss Lachgar, et le ministre de la Justice, Mohamed Benabdelkader. Selon &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La mouture du projet de loi 22-20 sur l&rsquo;utilisation des réseaux sociaux ne cesse de susciter des remous, la dernière en date est la sortie d’un membre du bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), renvoyant dos à dos le premier secrétaire, Driss Lachgar, et le ministre de la Justice, Mohamed Benabdelkader.</p>
<p>Selon Hassan Nejmi, puisque c’est de lui qu’il s’agit, Driss Lachgar refuse toujours d’appeler à une réunion du parti de la rose, en dépit d’une demande faite par onze membres du bureau politique, soit le tiers des membres de cette instance exécutive. Dans un post publié ce dimanche sur sa page facebook, le poète et ancien président de l’Union des écrivains du Maroc a indiqué que suite à un débat sur la liste des membres du BP sur whatsapp, et l’appel de plusieurs membres à la tenue d’une réunion, pour pousser le ministre Mohamed Benbdelkader à la démission de ses fonctions, Lachgar n’a répondu que par une seule phrase orpheline, qui rejette leur demande.</p>
<p>«Nous ne sommes pas tous au sein du BP d’accord avec Lachgar et Benabdelkader, et la mouture précitée n’a aucun rapport avec l’USFP, ses principes, ses valeurs et son référentiel», écrit Hassan Nejmi, avant d’ajouter que «la responsabilité de ces dérives devrait être assumée par Lachgar et Benabdelkader » et que « le fait de ne pas répondre au tiers du BP du parti constitue une humiliation pour nous et un comportement contre l’éthique et le sens des responsabilités». Et Hassan Nejmi d’inviter Abdelouahed Radi, membre du comité des sages et de l’éthique du parti, à intervenir pour trancher dans cette situation inadmissible et étrange qu’il a qualifiée d&rsquo;«abus de confiance».</p>
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		<title>Et si c&#8217;était à refaire?</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/11659</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mustapha Elouizi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2020 13:38:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[CHRONIQUE LOUIZI]]></category>
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					<description><![CDATA[Les confinés du monde moderne continuent, autant que faire se peut, à gérer une situation à laquelle ils ne sont aucunement habitués, ni bien préparés. Un bon exercice dirait l’autre ! Ils attendent de nouvelles consignes de la part des responsables et suivent le décompte des morts et des contaminés de leur pays et du &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les confinés du monde moderne continuent, autant que faire se peut, à gérer une situation à laquelle ils ne sont aucunement habitués, ni bien préparés. Un bon exercice dirait l’autre ! Ils attendent de nouvelles consignes de la part des responsables et suivent le décompte des morts et des contaminés de leur pays et du monde. Les déconfinés, eux, n’en peuvent plus tout simplement. Les causes sont multiples: psychologiques, sociales, économiques ou encore éducatives.</p>
<p>La grande panique n’a pas encore cessé d’attraper le monde, les gens essayent de la contourner en recréant de nouveaux espaces, qui respectent le principe de distanciation sociale: les réunions vidéos sur net et les concerts des balcons comme ce fut le cas en Italie, puis en Espagne et en France… beaucoup de pays suivent, chacun conformément à sa culture et la dimension sociale des agglomérations. Les psychologues, sur les plateaux de radios et de télévision, invitent les gens à saisir l’occasion pour redécouvrir d’autres méthodes de vivre et d’assurer la jouissance personnelle et collective. L’on se rappelle soudain que la vie peut également être simple et modeste sans exagérations luxueuses et ostentatoires.</p>
<p>Le retour à soi, à la famille, à la lecture et à toutes ces bonnes habitudes du chez-soi fait oublier, le temps du Corona, les rencontres physiques, les gaspillages inutiles dans les grandes surfaces et le temps dilapidé à ne rien faire du tout … une autre vie est possible. L’après-Corona ne serait pas comme avant, l’histoire nous avait toujours appris que les choses changeaient après les grandes crises, sinon totalement, du moins partiellement. Le changement toucherait les habitudes et certaines traditions régissant la vie des gens dans les détails de leur vie quotidienne, à l’instar des modes de salutations et même des échanges communicationnels plutôt sereins. La vie tourne au rythme du ralenti et de l’accalmie. Jean de La Fontaine avait raison : Rien ne sert de courir, il faut partir à point !</p>
<p>En tant que redécouverte de soi, le confinement pourrait entraîner un retour vers un équilibre entre l’homme et son entourage aussi bien social que naturel. La machine qui provoque tout ce désordre dans la vie des gens et cause souvent des fissures et des ruptures dans l’évolution historique des structures sociales de pays, n’entend naturellement pas abandonner son avancée ni ses désastres. Elle entend bien achever ce qui semble être son message essentiel: Produire plus, dénaturer plus et détruire plus.</p>
<p>Certes, les antagonismes ne sont pas à enterrer, constituant une loi durable régissant l’évolution. Les projets de vie continueront à se disputer l’espace public, sous ses différentes facettes, politique, culture, idéologies, économie et mode de vie social. Mais, une chose est sûre, le Covid-19 est une opportunité inespérée pour ne plus s’enfermer dans les choix vendus à longueur de plateaux télévisuels par l’armada intellectuelle de l’establishment. Il est donc possible d’être novateur et de penser à de nouveaux sentiers à emprunter. Des sentiers jusqu’ici inexplorés.</p>
<p>Si ce n’en est le résultat, le Coronavirus intervient alors que le monde vit au rythme d’une concurrence effrénée, en vue de s’assurer la domination. La crise actuelle n’irait certainement pas jusqu’à faire changer d’avis aux décideurs, et ne les pousserait pas à remettre en question le mode de production suivi actuellement, puisqu’à la faveur de la communication médiatisée, ils sont en train de préparer leur survie à la crise et leur consécration en tant qu’héros de la crise… Bien plus, le capitalisme, comme mode de production ayant pu contourner d’autres crises dans le passé, se penche sur les moyens grâce auxquels il compte s’adapter à cette nouvelle situation. En tout état de cause, il a pris l’habitude de bien revenir en arrière, pour ensuite, prendre l’élan et mieux sauter, sévir et dévorer, et personne ne peut prédire pour l’instant jusqu’à quand il peut réussir encore.</p>
<p>Mais, rien n’empêche de juger la vulnérabilité de ce mode d’organisation social global. La crème du monde occidental en souffre devant un virus invisible, mais pas inouï, ni imprévisible comme on ne cesse de le faire comprendre dans les plateaux de télévision chaque soir. Si l’humanité a pu assister au Sida, au Sras 1 et à Ebola… qu’est-ce qui a fait que les maîtres du monde n’ont pas bougé pour préparer un remède à leur peuple… à l’humanité.</p>
<p>En effet, il serait difficile d’aborder toute cette catastrophe mondiale, sans passer en revue les choix politiques, économiques et sociaux ; car, si pour l’instant, le monde admet une pandémie hors de causalité humaine, l’on ne peut que rappeler que l’ampleur de cette dernière n’est pas sans lien avec les dispositions médicales et sociales de chaque pays à part, mais aussi avec les relations internationales souvent ankylosées, sans coopération ni coordination aucune. Elle n’est pas non plus sans lien avec le rapport science/politique/éthique.</p>
<p>Si l’on garde que l’image de deux professeurs médecins français s’exprimant sur les antennes de la chaîne de télévision française TF1, et appelant à prendre les citoyens africains comme cobayes, pour l’essai d’un traitement contre le Covid-19, c’est déjà significatif, mais aussi révélateur de ce qu’on aurait fait, dans le passé, contre les gens et les richesses de ce continent.</p>
<p>Ces mêmes choix politiques et économiques avaient aussi rendu beaucoup de pays vulnérables, à cause d’une adoption de politiques dictées par les grandes institutions financières internationales, telles que le FMI et la banque mondiale. Ces politiques accordent une grande priorité aux secteurs macro-économiques et remettent au second, sinon au dernier plan, les secteurs sociaux, relevant des structures microéconomiques. Si l’on focalise sur les cas du Maroc et de l’Argentine, à titre d’exemple, l’on reviendrait au début des années 80 du siècle passé, lorsque les institutions financières internationales avaient recommandé à Rabat et à Buenos Aires d’adopter un Programme d’Ajustement Structurel, supposé être une démarche de sortie de crise, et qui stipule la réduction des dépenses sociales et le déclenchement d’un processus de libéralisation et de privatisation, l’objectif étant de pouvoir s’acquitter de leurs dettes. Aujourd’hui, les conséquences sociales fâcheuses de ce processus sont remarquables sur le plan de la santé publique, dont on a le plus besoin en ces moments de pandémie.</p>
<p>D’ailleurs, au fur et à mesure que le Covid-19 sévit, il dévoile aussi la nature de ses victimes, qui sont généralement des pauvres citoyens, sans protection sociale solide, mais aussi qui habitent des quartiers populaires urbains, souvent sous-médicalisés. Ainsi, à New York, comme dans plusieurs villes américaines et européennes, le mode d’habitat, la couverture sociale, la stabilité du revenu, ainsi que la nature du système éducatif ont été des facteurs capitaux qui décident de ces profils qui ont même une marque spéciale aux Etats-Unis, à savoir leur couleur noire !</p>
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		<title>HACHEM BASTAOUI, UN ACTEUR TOUT SIMPLEMENT</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/11313</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mustapha Elouizi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2020 15:08:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MÉDIAS]]></category>
		<category><![CDATA[bastaoui hachem]]></category>
		<category><![CDATA[télé]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que les critiques flambent de partout à l’égard des travaux artistiques ramadanesques, les passages du comédien Hachem Bestaoui dans le feuilleton «Salamat Abou Lbanat» diffusé quotidiennement sur la chaîne MBC 5 a attiré toutes les attentions et toutes les admirations, étant donné la qualité de sa prestation. Interprétant le personnage de Soufiane, jeune pêcheur &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que les critiques flambent de partout à l’égard des travaux artistiques ramadanesques, les passages du comédien Hachem Bestaoui dans le feuilleton «Salamat Abou Lbanat» diffusé quotidiennement sur la chaîne MBC 5 a attiré toutes les attentions et toutes les admirations, étant donné la qualité de sa prestation.</p>
<p>Interprétant le personnage de Soufiane, jeune pêcheur amoureux de l’une des filles de Salamat, Hachem Bestaoui a pu propulser ce rôle en force, avec un art qui semble être naturel, et d’une vraisemblance remarquable.</p>
<p>Gestes, regards, répliques, verbe et même les traits de visage, et un jeu corporel très juste, le jeune comédien n’a pas manqué donc de rappeler au public, les débuts d’un autre comédien qui n’est autre que Mohamed Bestaoui, son père à Hachem.</p>
<p>Commentant cette parution jugée « petite » dans ce feuilleton, l’acteur Mohamed Choubi a écrit sur sa page facebook : « Tu n’es pas tombé de nulle part, tu as pu téter cela depuis ton bas âge de tes parents, ta formation est différente de celle des autres, c’est pourquoi tu cherches à camper les rôles difficiles, tout en les soumettant à ta volonté et à la rendre plutôt facile ».</p>
<p>Des propos que corrobore la comédienne Houda Rihani, lorsqu’elle écrit : « Hachem est grand depuis qu’il était déjà petit, je suis fan de lui ».</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Entre Trump et la Chine ?</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/10366</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mustapha Elouizi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2020 11:47:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[CHRONIQUE LOUIZI]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[La campagne de Donald Trump bat son plein ! Au summum de la crise, une seule pensée le hante. Comment prolonger son séjour à la Maison Blanche ? Il ne rate, pour ce, aucune occasion pour critiquer ses adversaires et vanter ses performances économiques. Mais vint le Covid-19 pour balayer d’un coup de revers ses &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La campagne de Donald Trump bat son plein ! Au summum de la crise, une seule pensée le hante. Comment prolonger son séjour à la Maison Blanche ? Il ne rate, pour ce, aucune occasion pour critiquer ses adversaires et vanter ses performances économiques. Mais vint le Covid-19 pour balayer d’un coup de revers ses espoirs en une reconduction&#8230; dans la poche.</p>
<p>Pour badiner avec les Américains, la Chine semble être sa tasse de café quotidienne. Des invectives itératives qui exportent en quelque sorte la crise interne. Alors que le pays ne comptait aucun cas déclaré, il parlait, non sans arrogance, du virus chinois. Depuis, il a su que le virus n’a pas de patrie. Car avec le temps, il évoque plutôt la responsabilité de la Chine quant à la diffusion de la pandémie. Il entend tirer profit d’une opinion bien partagée entre une grande part d’Américains, prétendant que la Chine est l’ennemi juré des States.</p>
<p>Tout le monde sait qu’au sein des Etats-Unis, toutes tendances confondues, il prévaut un malaise d’une avancée chinoise dans les marchés traditionnels américains. D’autant plus que depuis quelques années, Pékin commence à se manifester même sur les plans militaires et géostratégiques. L’on ressent bien sa présence un peu partout dans le monde. Ceci inquiète certes, mais les démarches de Trump ne sont certainement pas appropriées. Du coup, dans chacune de ses sorties médiatiques, il revisitait le pays de Mao, source de tous les maux. Entre temps, il rappelait aux Américains qu’il existerait toujours un pays qui s’appelle l’Iran. Le premier reste à recadrer. Le second doit tout simplement disparaître.</p>
<p>Il fait diversion, répliquent ses détracteurs, puisqu’il cherche midi à quatorze heures. Les observateurs savent que la Chine et l’Iran sont des sujets qui anticipent la vague de colère qui l’attend aux urnes. Ils sont le cheval de Troie qui lui permettrait d’envahir de nouveau le portail de la Maison Blanche.</p>
<p>Ce n’est absolument plus aussi facile qu’il en rêvait. Les 51 Etats du pays de l’oncle Sam sont gagnés de panique, de peur et d’angoisse. Pour eux, Trump aurait failli à un acte éthique essentiel: faire très tôt, faire bien. On lui reproche de communiquer plus et d’agir moins.</p>
<p>Faute de quoi, il s’évertue, dans trop de hâte d’ailleurs, à changer la donne par ses gesticulations communicationnelles. Il épouse même une stratégie de brouillage et de confusion. En effet, et en plein confinement, il ose même soutenir les quelques manifs orchestrées par ceux qui veulent revenir très tôt à la vie normale, avec des illustrations évangélistes prétendant que le seul guérisseur est Dieu ! Le New York Times insinue même que Trump est derrière toutes ces manigances.</p>
<p>Partant, plusieurs gouverneurs ne voulaient plus le suivre dans ses manœuvres quotidiennes. Surtout, lorsqu’il voulait convaincre les Américains de sortir travailler, alors que le compteur de l’université John-Hopkins continuait à battre tous les records. La hausse des indicateurs économiques auraient, selon lui, un impact sur l’électeur américain. Sauf que le nombre des morts est par dizaine de milliers, et au 29 avril, l’on est à environ 57 mille morts. Seule la guerre du Vietnam avait pu tuer autant d’Américains ! Celui des contaminés a atteint le chiffre record d’Un million, et l’état des hôpitaux ainsi que le profil d’une grande partie des victimes, font beaucoup jaser sur la dimension sociale dans ses programmes.</p>
<p>Un tableau terne qui donne une image de ce que Trump n’avait pas pu faire. De ce qu’il n’avait pas voulu faire, dit l’autre. Plusieurs voix s’élèvent déjà pour accuser le président américain de n’avoir pas pris au sérieux les alertes de pandémie. L’OMS a lancé sa tonitruante alerte en fin janvier, alors qu’il était encore en train de «narguer» le virus devant toutes les caméras du monde. A deux reprises, son conseiller en commerce lui avait fait part, fin janvier et le 21 mars dernier, des risques que le pays allait courir au cas où les mesures nécessaires ne sont pas prises à temps.</p>
<p>Face à tout ceci, Trump vivait à l’ombre de ses faux-fuyants. Il n’avait que faire, son esprit était ailleurs. Chaque jour, davantage de communication. Chaque jour, davantage de crocs.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Média culpa</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/9807</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mustapha Elouizi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2020 16:26:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MÉDIAS]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[louizi]]></category>
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					<description><![CDATA[Les médias reviennent des plus belles à la place publique, virus oblige. La demande sur l’info est subitement croissante. Leurs actes médiatiques sont très suivis, mais aussi sévèrement jugés en fonction d’un ensemble de valeurs morales collectives. Ils sont accusés de tous les maux. Leur reconstruction de la réalité sociale est dite biaisée. L’idée que &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les médias reviennent des plus belles à la place publique, virus oblige. La demande sur l’info est subitement croissante. Leurs actes médiatiques sont très suivis, mais aussi sévèrement jugés en fonction d’un ensemble de valeurs morales collectives. Ils sont accusés de tous les maux. Leur reconstruction de la réalité sociale est dite biaisée. L’idée que les journalistes s’éloignent de plus en plus de leur mandat moral: rapporter la vérité, est largement répandue. Et les nouveaux «Chiens de garde» sont dits, désintéressés envers la mission de protéger la démocratie, raison d’être majeure de leurs pionniers. Bien plus, leur servitude par l’establishment décrédibilise leurs efforts d’informer et de cultiver. Ils ne font désormais que relayer des faits divers qui font diversion, comme aimerait bien les piquer Pierre Bourdieu. Et les complexes politico-financier de marteler: A quoi servirait d’acheter un journal quand nous pourrions acheter un journaliste ?</p>
<p><em>Médias-culpa…</em>, de surcroît lors des grandes crises, où ils se trouvent sous les feux de la critique. Le contexte appelle à plus de retenue, de pondération, voire d’engagement, il ne faut pas, non plus, oblitérer le sens de la critique et de l’orientation. Si les médias publics ont choisi leur camp, c’est-à-dire celui de la communication publique, les autres devraient plutôt faire dans l’équilibre. Oublier le scoop et épouser plutôt l’exactitude. Eviter la confusion et prôner la clarté du discours. Sauf que l’on vit plutôt l’ère de la communication publique. Et en l’absence d’espaces médiatiques aux infos qui dérangent, celles-ci cherchent à souffler ailleurs. Le verbe informer se trouve synonyme d’un casier verbal rimant avec désinformer, complaire, amplifier, occulter, comploter, conniver, provoquer, créer, dénigrer, enjoliver… La vérité est submergée, le «client» est manipulé et le contrat moral est éraflé. Longtemps remise aux calendes grecques, le sens de l’éthique en journalisme fit profil bas. Les jugements ne proviennent pas uniquement des critiques et académiques, mais cette fois-ci, du grand peuple.</p>
<p>Qu’elles soient légales ou déontologiques, les règles n’ont jamais pu arrêter les déviations professionnelles. Des simples fautes aux défauts, aux erreurs et aux bourdes inexcusables, le public commence à jaser d’un métier sans règles ni scrupules. Tantôt ce sont des actes volontaires comme ceux des «embedded» en Irak, de Judith Miller sur les armes chimiques d’Irak ou encore de ce journaliste marocain osant signer un communiqué de l’intérieur, au sujet de l’affaire Ali Lamrabet. Tantôt ce sont des actes involontaires d’inattention, qui tombent du coup sur le compte de la bonne foi. Souvent, le problème relève d’institutions journalistiques spécialistes dans la communication publique ou encore celles détenues par des financiers et des affairistes dont l’information juste et éthique est le dernier de leurs soucis.</p>
<p>Bien évidemment, la profession préfère souvent s’en tenir à l’écart des débats sur ce genre de problèmes, et oppose, parfois non sans raison, les conditions de travail et de production de l’information. Et quand on en parle, c’est pour régler des comptes intra-corporation. La bavure commise par un éditorialiste de la place, ayant plagié des extraits d’un article de Jacques Attali, est un cas d’école. Le journaliste n’a jamais avoué sa gaffe, et ses détracteurs ont publié à la fois son texte et celui d’Attali en langue française. Ne parlons pas d’autres méthodes de pression sur des «ordonnateurs» publics ou privés, en laissant leurs images liées à un scandale, jusqu’à ce qu’ils cèdent, jusqu’à ce qu’ils comprennent … et hop, ils disparaitront subitement des parages.</p>
<p>Bref, beaucoup sont convaincus aujourd’hui que le mandat moral initial s’est métamorphosé et réclament par là une approche hétéro-régulation, à la place d’une autorégulation, tant prônée par les journalistes, mais souffrant d’une quasi impossibilité d’application. En tout cas, au fil des ans, le journaliste s’esseule dans son itératif plaidoyer <em>pro domo. </em></p>
<p>C’est dire qu’aujourd’hui, la profession reste mal bien famée. Son aspect éthique, signe de contrat moral, de dire la vérité et rien d’autre que la vérité, trébuche à prévaloir dans la scène publique. Et alors qu’ils sont censés contrôler l’acte politique, ils se trouvent soudain méticuleusement contrôlés par leurs prétendus «clients». La sanction est sévère. Le public se doute de tout. Un doute qui remet en question le rôle des médias dans la mise en place d’un espace public.</p>
<p>Ainsi conçu et aménagé, le système médiatique donne l’image d’un corps guère soucié des questions de déontologie. Sa guerre est ailleurs, dirait l’autre. Du coup, une seule image règne dans l’agora. Une seule voix résonne au ciel de la vérité, et un seul verbe marque le temps. A bas la pluralité ! Où sont les autres voix ? Où sont les autres images ? Où sont les autres verbes ? Y en a-t-il vraiment d’autres ? … Oui, ils existent. Ils sont rares certes. Mais, ils résistent quand même.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Com de crise … !</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/9175</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mustapha Elouizi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 10:31:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[com' de crise]]></category>
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					<description><![CDATA[Comment communique-t-on en temps de CORONA ? Alors que le virus COVID-19 envahit tous les coins du monde à une vitesse effrénée, l’humanité ressent subitement un besoin vital d’être informé. Certes, l’accès à l’information et la facilité à la diffuser à grande échelle, à l’ère des nouvelles technologies, est question assurée, le problème est que &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comment communique-t-on en temps de CORONA ? Alors que le virus COVID-19 envahit tous les coins du monde à une vitesse effrénée, l’humanité ressent subitement un besoin vital d’être informé. Certes, l’accès à l’information et la facilité à la diffuser à grande échelle, à l’ère des nouvelles technologies, est question assurée, le problème est que l’on réalise, au fur et à mesure, que les conditions de réception sont très complexes. Dans ce jeu communicationnel, l’information est un enjeu capital, voire vital, il s’agit, en fait, de la vie d’êtres humains… Toute communication ne porte malheureusement pas une information …</p>
<p>La communication bat son plein et là où nous avons simplement quelques mots à dire, on en fait tout un discours, pour enfin ne rien dire. L’information en temps de crise est comme de la confiture, moins on en a plus on en étale. Nous connaissons peu de choses sur le virus, et pourtant on en parle à longueur de journée ! Régis Debray s’en plaint à sa manière, jusqu’à le regretter en des termes dénonciateurs : <em>«L’inflation de la communication, c’est peut-être un progrès… mais cela perturbe les certitudes… C’est l’inconvénient du numérique». </em>A la place d’une communication proportionnelle et appropriée, qui suivrait la formule ontologique de Julio César: <em>Veni Vidi Vici,</em> l’on recourt à de la communication à outrance à la faveur d’une hyper-sphère meurtrière.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Trop de com, tue la com ! </strong></p>
<p>L’expression est souvent réitérée face à un monde, très voire trop connecté, branché et numérisé. Elle justifie aussi cet effet jogging du besoin en informations qu’expriment souvent les communs des mortels, qui se trouvent déjà engloutis dans une masse interminable et croissante de communication, à même de tuer l’information. Se trouver, subitement en récepteur d’un flot d’informations sur le même sujet, le même Covid-19, n’est absolument pas une aubaine. L’acte est certes un devoir et une contrainte, mais pourrait facilement glisser en une banalisation de l’info, voire une marchandisation de vérités sociales.</p>
<p>Trop de communication nuit visiblement à l’information de base, la brouille et l’étrangle, l’étouffe et lui faire dire ce qu’elle ne porte pas, tellement il n’y a pas de réponse ni de vision. Nuire est le verbe d’action qui nécessite un agent manipulateur qui dénature, camoufle, intoxique… L’Homme politique, et à défaut de décision et de réponses, court après le verbe fugitif, le ton morose et le style embrouillé… Nos politiques n’ont plus le temps pour écouter la voix de François de La Rochefaucould et sa célèbre maxime incitant à l’ <em>«imperatoria brivitas»</em> : <em>«La véritable éloquence consiste à dire tout ce qu’il faut, et à ne dire que ce qu’il faut»</em>… Cela se traduit chez les journalistes, une partie d’entre eux en tout cas, par un passage de l’info à l’infox, ou du moins par faire la part des choses entre rapidité et exactitude !</p>
<p>Alors que les esprits souffrent de panique et de peur, il est préférable de communiquer en un temps réel, de manière continue et itérative, mais surtout précise, exacte. Car, le plus intéressant c’est quoi dire et comment le dire ? La gravité des situations et les enjeux en face dictent plutôt un autre mode de communication, qui assure la fluidité des informations nécessaires dans le style le plus clair, le plus concis et le plus accessible à tous. L’injonction reste de juguler la crise, sinon d’y faire face avec plus de lucidité, de courage et de pondération. Ce n’est plus l’heure des différends, ni des polémiques, la crise impose de changer de viseur, peut-être même de vision.</p>
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