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	<title>Mohammed El Gahs &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Mohammed El Gahs &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Par Mohamed El GAHS: La Nation sera le genre Humain. Plaidoyer pour un souverainisme de gauche</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/179761</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohammed El Gahs]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2025 22:51:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed El Gahs]]></category>
		<category><![CDATA[souverainisme de gauche]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed El GAHS Elle devait «être heureuse», forcément «heureuse». Petits soldats et grands oracles de l’ultralibéralisme triomphant nous l’ont annoncé sur tous les tons. Dont le moindre ne fut pas, et demeure, celui de l’injonction à la soumission tout aussi heureuse et&#8230; reconnaissante. La mondialisation, ce stade ultime du destin humain et sa conclusion &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv8593680651ydp77fb1445MsoNormal"><strong>Par: Mohamed El GAHS</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-179763" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/el-Gahs.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/el-Gahs.png 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/el-Gahs-150x150.png 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/03/el-Gahs-125x125.png 125w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p class="yiv7588056274ydp77fb1445MsoNormal">Elle devait «être heureuse», forcément «heureuse». Petits soldats et grands oracles de l’ultralibéralisme triomphant nous l’ont annoncé sur tous les tons. Dont le moindre ne fut pas, et demeure, celui de l’injonction à la soumission tout aussi heureuse et&#8230; reconnaissante.</p>
<p class="yiv7588056274ydp77fb1445MsoNormal">La mondialisation, ce stade ultime du destin humain et sa conclusion paradisiaque, ne saurait souffrir le moindre doute, le moindre questionnement. Silence dans les rangs. D’ailleurs, tout a été verrouillé. On connaît la suite. Et surtout le résultat : le désastre d’aujourd’hui, très mondialisé lui aussi.</p>
<p class="yiv7588056274ydp77fb1445MsoNormal">La mondialisation donc. De l’économie, de l’information, de la culture, de la politique, des modes, des comportements. Ce mouvement implacable marchera sans pitié sur tous les repères, toutes les institutions que l‘humanité a patiemment mis en œuvre dans sa longue quête de civilisation. Dans le cadre de lois, de conventions, de contrats, de traditions, de règles&#8230;</p>
<p class="yiv7588056274ydp77fb1445MsoNormal">Dans cette dilution systématique de l’ancien monde, il ne restait plus que la zone grise où chacun s’efforce de confectionner dans son petit coin sa participation à la chute finale. Puisqu’il n’y a plus, ou bientôt plus, de digues, de remparts qu’ils soient institutionnels, moraux ou culturels contre la dictature du vide, l’attrait du néant, la pulsion de mort.</p>
<p class="yiv7588056274ydp77fb1445MsoNormal">Pour aggraver le tout et précipiter le mouvement: les évènements, les modes, les tocades, sont devenus instantanément et terriblement contagieux à l’échelle planétaire. Surtout les pires. La dictature de l’opinion remise la démocratie représentative au rayon des vieilleries. Aucune autorité n’échappe à la contestation, voire au rejet ou au mépris: l’autorité politique, l’autorité académique (école, savoir), l’autorité parentale, l’autorité morale (ou éthique si l’on préfère) &#8230;</p>
<p class="yiv7588056274ydp77fb1445MsoNormal">Pour l’heure, partout dans le monde, dirigeants politiques, enseignants, parents, intellectuels et toutes les instances, jadis de médiation et /ou de décision, ne font qu’accompagner le mouvement. De compromis en capitulation, la démission n’est pas très loin. Le chaos avance sous des apparences fort sympathiques: indignation, démocratie participative, démolition du passé «rance» et du présent invivable. Après on verra. Cette régression se veut «féconde». Las, l’histoire nous enseigne sur la nature de ce dont accouche ce genre de déliquescence: des tyrannies dont on met si longtemps à se relever&#8230; quand on se relève.</p>
<p class="yiv7588056274ydp77fb1445MsoNormal">Voilà pour le côté obscur de l’époque. Mais après la sidération, une alternative unique sauf à qui ose encore prétendre penser, agir, ou aider à agir: l’abdication devant la fatalité ou le sursaut ?</p>
<p class="yiv7588056274ydp77fb1445MsoNormal">Le sursaut bien sûr. Et là, il convient de recenser les leviers à disposition. Dont le plus vital, les plus évident: la Nation.</p>
<p class="yiv7588056274ydp77fb1445MsoNormal">La Nation comme dernier rempart et ultime socle.  Sur lequel et à partir duquel, il faut parer et reconstruire. Or, la Nation se trouve précisément être la première visée par la déferlante ultralibérale et ses multiples dérivés idéologiques (est-ce bien un hasard ?!). Le marché mondialisé, le profit et le cynisme qui leur tient lieu de ressort majeur haïssent l’idée de Nation, d’Etat, de souveraineté, et de la légitimité qu’ils confèrent à une résistance au triomphe de la voracité. Si le monopole économique, l’hégémonie de la sous-culture et toutes les formes de tutelle du colonialisme ne suffisent pas, on recourt allègrement à la déstabilisation, à la partition ou carrément à la destruction des Etats-Nations.</p>
<p class="yiv7588056274ydp77fb1445MsoNormal">Donnée pour morte, depuis des lustres, par moult travaux idéologiques qui se veulent savants, l’idée de Nation résiste encore. Mieux, elle revient en force. Car précisément, nulle démocratie n’a pu exister et ne peut se concevoir en dehors du cadre strictement national. Ensuite, pour être réellement universaliste, ce qui est notre conviction et notre idéal, il convient pour le moins de construire dans le cadre national sa propre contribution politique, économique, culturelle à l’universalisme. De même que c’est exclusivement dans cet espace national que l’apport universel viendra enrichir, ouvrir et augmenter l’épanouissement, le progrès et le bien-être des peuples.</p>
<p class="yiv7588056274ydp77fb1445MsoNormal">C’est pour cette raison fondamentale que repenser la Nation, la réhabiliter dans sa légitimité philosophique et politique pleine et entière, nous semble une tâche prioritaire et cruciale. A partir de là, tous les autres leviers, l’Etat en premier, l’Ecole, la Culture, les services publics en général, la sécurité, la diplomatie, mais aussi l’économie et le modèle social de redistribution et de solidarité, les libertés fondamentales, tout, absolument tout, doit tendre vers la réhabilitation et la réinvention du seul destin commun viable: la souveraineté nationale. Souverainisme ? Oui, absolument. Et de gauche, pour être clair.</p>
<p class="yiv7588056274ydp77fb1445MsoNormal">
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>L’hommage indélébile de Mohamed El GAHS à feu Noureddine SAIL, l’homme de lettres, de la pensée, des idées, du cinéma et de la télévision.</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/94641</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohammed El Gahs]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Sep 2022 11:21:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[HOMMAGE]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed El Gahs]]></category>
		<category><![CDATA[NOUREDDINE SAIL]]></category>
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					<description><![CDATA[Noureddine Sail a reçu hier un hommage posthume à Tanger, à l&#8217;occasion du 22ème Festival du Film national. Un exercice délicat au regard de la stature de l’intellectuel, de l’homme de lettres, du cinéma et de la télévision. Notre confrère Mohamed El Gahs s’était acquitté de ce devoir avec brio, en rendant à son ancien &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>Noureddine Sail a reçu hier un hommage posthume à Tanger, à l&rsquo;occasion du 22ème Festival du Film national. Un exercice délicat au regard de la stature de l’intellectuel, de l’homme de lettres, du cinéma et de la télévision. Notre confrère Mohamed El Gahs s’était acquitté de ce devoir avec brio, en rendant à son ancien compagnon un sublime hommage, au lendemain de son décès il y a environ deux ans (le 15 décembre 2020). </b><a href="http://lecollimateur.ma"><span class="s2"><b>Lecollimateur.ma</b></span></a><b> reproduit in extenso cet hommage indélébile.</b></span></p>
<p><strong>Par Mohamed El Gahs</strong></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>« D’abord un intellectuel, un philosophe forgeant par le savoir sa conception singulière de la vie, des êtres et des choses. Perception dont il a construit sa manière d’être au monde, d’agir, de parler ou de se taire. De vivre, en somme. C’est la définition même, à mon sens, d’un philosophe.</b></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Le moteur de son parcours fut la passion. De la littérature, de la pensée, des idées, de l’Art et bien sûr du cinéma, de la télévision. C’est dans ces deux derniers domaines que son œuvre aura marqué l’époque et l’esprit de ses contemporains.</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Ce fut sa manière de se confronter au réel et de vouloir le transformer vers le meilleur. Il y a imprimé des empreintes indélébiles. Homme cultivé, curieux de tout, exigeant, il aimait débattre, argumenter, inventer, créer, convaincre et rire de l’absurdité du monde.</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Il tenait l’amitié pour une valeur suprême et il la cultivait avec une attention rare. </b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Il aimait passionnément la vie. Et menait sans concession les combats que ses engagements humanistes exigeaient.</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Le Maroc perd un homme brillant qui a apporté sa contribution précieuse à l’édifice au service de la Nation. Humblement, naturellement, généreusement. Dignement.</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Il fut l’ami de générations de Marocains. Il était mon ami. Il va nous manquer dans la douleur et le chagrin. On se souviendra de lui avec respect, tendresse et fierté.</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Ma pensée et mes condoléances vont aux siens, à son épouse, ses enfants et ses amis. </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Repose en paix, mon frère Noureddine ». </b></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Entre le cri et le silence, la promesse de l’Homme. À Noubir Amaoui au nom d’un long compagnonnage, une génération reconnaissante</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/57185</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohammed El Gahs]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Sep 2021 11:46:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[HOMMAGE]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed El Gahs]]></category>
		<category><![CDATA[Noubir Amaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[Mohamed El GAHS rend un dernier hommage touchant au leader syndicaliste et militant socialiste de la première heure Noubir Amaoui, qui nous a douloureusement quittés hier mardi. Un témoignage édifiant sur la stature et le parcours atypique d&#8217;un homme qui a été de tous les combats, écrit avec coeur et authenticité. Le Collimateur reproduit in &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Mohamed El GAHS rend un dernier hommage touchant au leader syndicaliste et militant socialiste de la première heure Noubir Amaoui, qui nous a douloureusement quittés hier mardi. Un témoignage édifiant sur la stature et le parcours atypique d&rsquo;un homme qui a été de tous les combats, écrit avec coeur et authenticité. Le Collimateur reproduit in extenso le témoignage de notre frère de plume M. El Gahs.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">« Engagement. Le mot semble désuet. Mort et enterré sur le front du triomphe bruyant de l’horreur économique, médiatique, mondialiste, individualiste et déshumanisante. Pourtant, certains osent encore brandir ce qui paraît être une lointaine et défunte utopie. Vieillerie des temps jadis où les Hommes prétendaient encore, dans un élan collectif, solidaire et volontaire, changer la vie. Changer le monde. Un instant, un instant seulement, nous submerge une nostalgie. Des mots arrivent même à allumer des rêves de combat, des velléités d’enthousiasme. </span></strong></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">On se remémore des épopées ordinaires de ce qu’était une morale en action. Oh, rien d’héroïque. Juste une manière d’honorer son être d’Homme en remettant en cause l’injustice, l’arbitraire, l’exploitation. L’écrasement du grand nombre par l’arrogance, la cupidité, le mépris et souvent la cruauté d’un monde médiocre et cynique qui ne prévoit pas naturellement la possibilité du bonheur. Cela s’appelait comment déjà&#8230; ce désir de justice et de liberté ? Cette adhésion à quelque chose qui nous dépasse et nous élève: un destin commun à construire ensemble, meilleur pour chacun et pour tous. Un dessein fait de pensée et d’actes. Une manière de vivre dignement et pourquoi pas joyeusement son humanité&#8230; Une vie. </span></strong></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Oui, peut-être cela s’appelait-t-il l’engagement. C’était grand. C’était noble. C’était beau. L’époque ne l’a pas supporté. Il en est mort, nous disent ces éternels contempteurs. Erreur: ce désir d’humanisme, cet élan de grandeur, ces promesses de l’aube ne s’éteignent jamais. Ils ne meurent pas. Ils peuvent accuser les coups, les assauts et les vents contraires des époques, plier pour ne pas rompre, prendre des itinéraires inédits, s’adapter, temporiser, se ressourcer&#8230; mais toujours pour rejaillir.</span></strong></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1"> Cette lueur, des femmes et des hommes l’incarnent, l’entretiennent, en transmettent le rayonnement et la passion dans les cœurs et les esprits. De génération en génération, entre le cri et le silence, se perpétue ce propre de l’Homme: l’espérance. Où le chemin compte autant que la destination. Et ce chemin-là justifie une vie.</span></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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